Publié le : 19-11-2019 à 14:23:58 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

SOCIAL/ PAUVRETE ET BANDITISME : attention, peuple pauvre confronté au grand banditisme



« Les homicides tuent beaucoup plus de personnes que les conflits armés, souligne une nouvelle étude de l'ONU : Près de 464 000 personnes dans le monde ont été victimes de violences meurtrières en 2017, soit plus de cinq fois le nombre de personnes tuées dans des conflits armés au cours de la même période, ont déclaré lundi des chercheurs des Nations unies. Une étude de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) indique que l’Amérique centrale est la région la plus dangereuse à vivre, avec un nombre d'homicides - ou d'homicides illégaux – qui a augmenté dans certains « points chauds », pour atteindre 62,1 pour 100.000 personnes.

Les endroits les plus sûrs se trouvent en Asie, en Europe et en Océanie (Australasie, Mélanésie, Micronésie et Polynésie), où les taux d'homicides sont respectivement de 2,3, 3,0 et 2,8 - bien en dessous de la moyenne mondiale de 6,1, selon l'Étude mondiale sur les homicides 2019 de l'ONU. »

 

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1 - La pauvreté à l’origine de la criminalité ?

 

La récession de 2008-2009 a réfuté l’une des théories sociales les plus destructrices qui soit sortie des années 1960 : l’idée que les causes profondes (« root cause ») de la criminalité résident dans l’inégalité des revenus et dans l’injustice sociale. L’économie ayant entrainé une suppression massive d’emplois en 2008, des criminologues et experts ont prédit que le crime exploserait, car la pauvreté serait, selon cette théorie, la cause profonde de l’augmentation des criminels. Pourtant, c’est le contraire qui s’est passé. Après sept millions d’emplois perdus, la criminalité a chuté à son plus bas niveau depuis le début des années 1960. Les conséquences de cette baisse sur la façon dont nous comprenons l’ordre social sont importantes.

 

L’idée que la criminalité serait une réaction compréhensible à la pauvreté et au racisme s’est développée dans les années 1960. Les sociologues Richard Cloward et Lloyd Ohlin ont défendu l’idée que la délinquance juvénile serait essentiellement une forme de critique sociale. Une jeunesse pauvre et minoritaire aurait compris que la promesse américaine d’ascension sociale était une imposture. Ces adolescents désillusionnés se seraient alors tournés vers des actes criminels par dépit [1].


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Les théories avancées par Cloward, qui a passé sa carrière à la Columbia University, et Ohlin, qui a servi les présidents Kennedy, Johnson et Carter, ont fourni une base intellectuelle pour un grand nombre de programmes sociaux de l’époque. Depuis la Mobilization for Youth dans le Lower East Side de Manhattan en 1963 par le Federal Office of Economic Opportunity en passant par une foule de projets d’assistance au travail, leurs idées ont été transformées en politique.

 

Si la criminalité est une réponse à l’inégalité des revenus, l’idée s’est imposée que le gouvernement pourrait mieux la combattre au moyen des services sociaux et de la redistribution des richesses, et non par des arrestations et des incarcérations. Même les forces de l’ordre en sont venues à embrasser la théorie des « causes profondes », les dispensant de remédier à l’anarchie croissante. A la fin des années 1980, le rapport annuel du FBI sur la criminalité nationale comprenait cet avertissement que « l’homicide criminel est essentiellement un problème de société sur lequel la police n’a aucun contrôle. » On a dit que la police ne pouvait réagir à la criminalité qu’après les faits ; la prévention relavant exclusivement du domaine des programmes gouvernementaux d’aide sociale.

 

Les années 1960 ont été par elles-mêmes un défi à la thèse du crime causé par la pauvreté. Les homicides ont augmenté de 43%, malgré une économie en expansion et une intensification des emplois gouvernementaux en faveur des résidents de quartiers défavorisés. La Grande Crise a également contredit l’idée selon laquelle les minorités auraient besoin de prédation, car les taux de criminalité ont chuté au cours de cette crise prolongée.

 

La défense « académique » de la thèse des « causes profondes » a cependant persistée. Andrew Karmen du New York’s John Jay College of Criminal Justice fait écho à Cloward et Ohlin en 2000 dans son livre New York Murder Mystery. Le crime, écrit-il, est « une forme déviante de protestation sociale. » Et comme la récession actuelle pourrait bien se prolonger, les médias progressistes (« liberal media ») ont appelé l’Etat fédéral à créer davantage de programmes sociaux pour lutter contre la vague de criminalité à venir.

 

À la fin de 2008, le New York Times a exhorté le président Barack Obama, à augmenter les dépenses fédérales consacrées aux programmes après l’école, aux travailleurs sociaux et aux emplois d’été. « La crise économique », écrit l’éditorialiste du journal, « a clairement créé les conditions d’une explosion de la criminalité et des gangs parmi les désespérés, les jeunes hommes sans emploi dans les centres-villes. »


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Pourtant le paysage du crime a défié tous les pronostics.

Fin 2009, la prétendue connexion entre les difficultés économiques et la criminalité ne tenait plus. Selon le FBI’s Uniform Crime Reports, l’homicide a chuté de 10% au niveau national dans les six premiers mois de 2009, la criminalité violente a diminué de 4,4% et les crimes contre les biens ont diminué de 6,1%. Les vols de voitures sont en baisse de près de 19%. La chute de la criminalité est plus forte dans de nombreuses régions qui ont été les plus durement touchés par l’effondrement du logement. Le chômage en Californie est de 12,3%, mais les homicides à Los Angeles, ont reculé de 25% au cours de 2009. Les vols de voitures y sont en baisse de près de 20%.

 

La chute libre de la criminalité en période de récession prolonge une tendance à la baisse du taux national de criminalité, constatée depuis les années 1990, qui connaissaient pourtant une économie très différente. Les causes de cette chute à long terme sont très controversées, mais une augmentation du nombre de personnes incarcérées a eu un effet important sur la criminalité dans la dernière décennie et continue d’affecter les taux de criminalité aujourd’hui, bien que beaucoup de militants de la lutte contre l’incarcération le nient [2]. Le nombre d’Etats et de prisonniers fédéraux a quintuplé entre 1977 et 2008, passant de 300.000 à 1,6 million.

 

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La diffusion des données statistiques de la police a également contribué à la baisse de la criminalité des années 2000. Au début de la récession, deux chefs de police ont annoncé en toute confiance, que les taux de criminalité de leur ville ne seraient pas affectés par la récession : le chef de la police de Los Angeles William Bratton, et le commissaire de police Ray Kelly à New York. En tant que commissaire de police de New York dans le milieu des années 1990, M. Bratton fut un pionnier de l’utilisation intensive des données sur la criminalité afin de déterminer les stratégies policières et de responsabiliser les officiers, un procédé connu sous le nom Compstat [3].

 

Le commissaire Kelly a poursuivi la politique révolutionnaire de M. Bratton, faisant chuter de 77% la criminalité à New York en 16 ans. Les deux chefs de la police ont été fidèles à leur parole. En 2009, la ville de Los Angeles a connu une baisse de 17% dans les homicides, soit une baisse de 8% dans les crimes contre les biens, et une baisse de 10% des crimes violents. À New York, les homicides ont diminués de 19%, pour atteindre leur plus bas niveau depuis les premiers enregistrements fiables en 1963.


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L’esprit Compstat est à l’opposé d’une culture de l’excuse par les causes profondes (« root cause excuse-making »). Selon cet esprit, la police peut et doit contrôler la criminalité dans un souci de croissance économique des villes. De plus en plus, les chefs de la police ont adopté cette philosophie Compstat de lutte contre la criminalité fondée sur des données informatisées. Leur succès pour diminuer la criminalité montre que le gouvernement peut contrôler les comportements antisociaux, garantir la sécurité publique et faire appliquer la loi. En outre, l’État a le droit moral et l’obligation de le faire, indépendamment des conditions économiques ou de l’inégalité des revenus.

 

Toutefois, la récession pourrait affecter les taux de criminalité si les villes réduisent leurs forces de police et si les États pratiquent la libération anticipée des prisonniers précocement. Ces deux formes de réduction des coûts seraient contre-productives. La sécurité publique est la condition préalable au développement économique des villes. Dans les années 1990 à New York, la criminalité n’a pas diminué parce que l’économie s’est améliorée, mais c’est plutôt l’économie de la ville qui a repris parce que la criminalité a diminué de moitié. Le maintien des taux de criminalité au plus bas comme aujourd’hui, permet de garantir que les villes à travers le pays seront en mesure de profiter de la reprise économique inévitable quand elle viendra.

 

Par Heather MacDonald/ Article publié dans le Wall Street Journal du 4 janvier 2010, traduction Damien Theillier

 

https://www.contrepoints.org/2011/09/07/44484-la-pauvrete-a-lorigine-de-la-criminalite/

 

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2 - AFRIQUE/ NIGERIA : à Lagos, « c’est un crime d’être pauvre ! »

 

Fractures nigérianes (1/3). Dans la mégapole, les gratte-ciel côtoient des bidonvilles menacés de destruction. Un symbole des inégalités qui déchirent le pays. Fractures nigérianes (1/3). A Makoko, l’eau est noire, redoutable. Il faut emprunter de petits ponts confectionnés avec des planches de bois pour éviter tout contact avec elle. Parfois les pieds s’enfoncent dans des amas de déchets, c’est désagréable, mais toujours mieux que de les plonger dans cette eau charriant les détritus et les rejets d’égouts de Lagos. Au sein de la mégapole nigériane, construite sur des marais inondables, plus de 300 000 âmes hantées par la montée des eaux survivent dans ce quartier devenu le plus grand bidonville flottant du monde.


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Makoko, c’est une Venise version postapocalyptique. Les habitants s’y déplacent dans des barques de fortune. Les baraques en bois et en tôle tiennent vaguement sur des pilotis. Pas d’eau potable ni d’électricité. Ici, les toilettes sèches ont fini englouties sous les tonnes d’ordures qui s’amoncellent jour après jour, tantôt brûlées, tantôt rejetées à la mer. Un lieu où les enfants, beaucoup d’enfants, jouent pieds nus. Il est loin, le Lagos clinquant des golden boys nigérians, la vitrine éclatante du pays, ses milliardaires, ses 4 × 4 de luxe et ses panneaux publicitaires géants. Dans cette ville de 20 millions d’habitants – peut-être plus, peut-être moins, les statistiques fiables sont rares au Nigeria –, les gratte-ciel font de l’ombre aux bidonvilles.


Les îles artificielles sur le lagon concentrent les quartiers riches, où des villas s’arrachent pour des dizaines de millions de dollars. Et les pauvres s’entassent dans les bidonvilles qui tapissent le littoral continental. « A Lagos, c’est marche ou crève », lance un jeune entrepreneur bouillonnant. « C’est un crime d’être pauvre !, rétorque John, originaire de Makoko. Si l’on veut survivre ici, il ne faut surtout pas le montrer. »

 

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_ « Toujours plus de place aux riches »

Mais on ne peut pas les effacer, ces millions de démunis de Lagos. Ils sont même assez emblématiques d’une situation de plus en plus critique au Nigeria, champion des inégalités. Dans le premier pays producteur de pétrole d’Afrique, en pleine explosion démographique, plus de 112 millions d’habitants (sur environ 190 millions) sont en situation de pauvreté, selon Oxfam. « La richesse cumulée des cinq plus grandes fortunes du pays – 29,9 milliards de dollars [soit plus de 26 milliards d’euros] – pourrait mettre fin à la pauvreté à l’échelle nationale ; or 5 millions de personnes souffrent de la famine », rappelle l’ONG.

 

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Le géant d’Afrique de l’Ouest se remet difficilement de la récession provoquée par la chute des cours de l’or noir, ainsi que des politiques économiques contestées du président sortant, Muhammadu Buhari, candidat à sa réélection – initialement prévu le 16 février, le crutin a été reporté in extremis au samedi 23 février. L’inflation, estimée à 11,5 %, touche avant tout les populations les plus défavorisées. Comme si cette situation n’était pas assez difficile, des bidonvilles sont aujourd’hui menacés de destruction. 


« Le gouvernement nous a abandonnés, il veut se débarrasser de nous pour donner toujours plus de place aux riches », murmure Samuel Akinrolabu, en hochant la tête. Ce coordinateur de la Fédération nigériane des bidonvilles et de l’habitat informel se bat pour arrêter la démolition de baraques installées sur des terrains appartenant à l’Etat, comme Makoko. Il profite de la période électorale pour essayer de réunir 2 000 signatures en bas d’une pétition.

 

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_ « Le Dubaï de l’Afrique »

La plupart des quartiers menacés sont d’anciens villages de pêcheurs, installés au bord de la lagune depuis des générations et aujourd’hui dévorés par l’urbanisation effrénée. « L’Etat de Lagos réalise son rêve : faire de cette cité une ville-monde en exterminant tous ceux qui n’ont pas les moyens d’en faire partie », déplore M. Akinrolabu. Avec des centaines de nouveaux arrivants chaque jour – « 21 par heure » selon l’architecte Rem Koolhaas –, la métropole explose. On construit à tour de bras : toujours plus de bicoques dans les bidonvilles, quitte à les poser sur l’eau, toujours plus de tours aux loyers hors de prix.

 

En 2007, le Chagoury Group, piloté par une riche famille d’origine libanaise, s’est même lancé dans un projet fou : construire une ville privée dans la ville, « le Dubaï de l’Afrique ». Avec le soutien du gouvernement local, la société veut créer une île artificielle à l’aide de millions de mètres cubes de sable ponctionné dans l’océan. Un gigantesque projet immobilier comprenant des logements pour 250 000 Lagotiens fortunés, et des bureaux à même d’accueillir 150 000 personnes. Onze ans plus tard, Eko Atlantic est toujours en chantier, retardé par la crise. Mais d’ici peu, le quartier sera doté de centres commerciaux, d’une marina de luxe, d’écoles privées, de cliniques, d’immeubles flambant neufs qui gratteront le ciel et même de verdure, loin du chaos de Lagos.

 

Avant Eko Atlantic, des gens vivaient là, dans quelques centaines de bicoques installées au bord de la mer. Abigail en était. « Les autorités sont venues, elles ont tout brûlé », raconte la vieille dame, la voix tremblante. Les habitants n’ont pas été relogés. Les pêcheurs n’ont pas tous retrouvé du travail. « C’est vrai, la terre ne nous appartenait pas mais on y vivait depuis si longtemps ! Le gouvernement n’a rien fait pour nous, on a dû se débrouiller. » Abigail s’est séparée de ses enfants, placés à droite à gauche chez des cousins et des tantes. Elle a longtemps dormi dans la rue, traumatisée, comme beaucoup. « De toute façon, on ne fait pas partie du programme des élections, et encore moins de l’APC [le parti au pouvoir]. Les politiciens, tout ce qu’ils veulent, c’est gagner toujours plus d’argent », tranche la femme.


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_ Epée de Damoclès

Si Makoko a échappé à ce destin, c’est uniquement à cause d’un drame. En juillet 2012, les autorités ont commencé à évacuer cet ancien village de pêcheurs, construit à la fin du XIXe siècle et qui accueille aujourd’hui des membres des communautés egun ainsi que des migrants venus du Bénin, du Togo ou du Ghana. Les habitants s’y sont opposés et des affrontements ont éclaté. Quand un homme est mort, la police est repartie. Près de sept ans plus tard, l’épée de Damoclès est toujours là.

 

A l’approche de l’élection, les habitants de Makoko espèrent pourtant un nouveau sursis. Frère et assistant du baleh (le chef coutumier du quartier), Ayande Joseph, alias « 77 », est membre de l’APC de Buhari. S’il dit « ne pas [croire] une seule seconde à la politique », ce costaud trentenaire, tête de mort dessinée sur son tee-shirt et tatouages sur le corps, sait qu’il doit garder un pied dedans. La semaine dernière, le gouverneur local a accepté de le recevoir. « C’est le seul moment où on a accès à lui car il ne veut pas risquer de perdre des voix. Le seul moment où on a de la valeur, c’est pendant les élections, parce qu’on est nombreux, ils nous utilisent. Une fois qu’ils sont élus, il n’y a plus personne. » Les chefs coutumiers des bidonvilles de Lagos ont envoyé une lettre commune aux dirigeants de l’APC. « Ça se résumait à : “on vote pour vous mais vous ne nous délogez pas” », lâche « 77 ».


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Le regard tourné vers les montagnes de déchets qui encerclent les baraques sur pilotis de Makoko, Samuel Akinrolabu ne désespère pourtant pas. « Le gouvernement se défend toujours en disant qu’on est sales et qu’on répand le paludisme dans le pays, mais qu’il nous fournisse des services publics et il verra tout ce qu’on peut faire. On pourrait transformer ce tas de merde en or ! Il faut juste nous fournir les moyens et les infrastructures nécessaires pour recycler. » En attendant, les habitants ont trouvé un autre moyen de dissimuler leurs ordures. Faute de sable, faute de place, ils les utilisent comme matériau pour étendre leurs constructions sur la lagune. Comme Eko Atlantic, Makoko essaie de gagner de l’espace sur la mer.

 

Ghalia Kadiri (envoyée spéciale à Lagos, Nigeria)/ Par Ghalia Kadiri / Publié le 12 février 2019/ Mis à jour le 16 février 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/12/nigeria-a-lagos-c-est-un-crime-d-etre-pauvre_5422629_3212.html/

 

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3 - Les homicides tuent beaucoup plus de personnes que les conflits armés, souligne une nouvelle étude de l'ONU

 

À Mexico, une installation artistique composée d’un certain nombre de signes de Vénus, représentant des femmes, souligne l’ampleur du fémicide, ou violence mortelle contre les femmes. Près de 464 000 personnes dans le monde ont été victimes de violences meurtrières en 2017, soit plus de cinq fois le nombre de personnes tuées dans des conflits armés au cours de la même période, ont déclaré lundi des chercheurs des Nations unies. Une étude de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) indique que l’Amérique centrale est la région la plus dangereuse à vivre, avec un nombre d'homicides - ou d'homicides illégaux – qui a augmenté dans certains « points chauds », pour atteindre 62,1 pour 100.000 personnes.

 

Les endroits les plus sûrs se trouvent en Asie, en Europe et en Océanie (Australasie, Mélanésie, Micronésie et Polynésie), où les taux d'homicides sont respectivement de 2,3, 3,0 et 2,8 - bien en dessous de la moyenne mondiale de 6,1, selon l'Étude mondiale sur les homicides 2019 de l'ONU. 13,0, le taux d'homicides en Afrique était inférieur à celui des Amériques (17,2), qui avait le pourcentage le plus élevé en 2017 depuis le début de la collecte de données fiables en 1990, a indiqué l'ONUDC, tout en signalant d'importantes lacunes pour certains pays africains.

 

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_ Le crime organisé représente près d'un meurtre sur cinq

Une constante constante depuis le début du siècle est le lien entre le crime organisé et les morts violentes, selon le rapport. Le crime à lui seul était responsable de 19 pour cent de tous les homicides en 2017 et a causé « beaucoup plus de morts dans le monde que les conflits armés et le terrorisme réunis», a déclaré Yury Fedotov, Directeur exécutif de l'ONUDC. Comme les conflits violents, la criminalité organisée « déstabilise les pays, sape le développement socioéconomique et érode l'état de droit », selon l'ONUDC, tandis que M. Fedotov a insisté sur le fait que si la communauté internationale ne prend pas de mesures décisives, « les objectifs de l'objectif 16 du développement durable, à savoir réduire sensiblement d'ici 2030 toutes les formes de violence et le taux de mortalité y afférent ne pourront être atteints».

 

D'un point de vue sexospécifique, le rapport de l'ONUDC constate également que si les filles et les garçons âgés de neuf ans et moins sont à peu près également représentés en termes de nombre de victimes, dans tous les autres groupes d'âge, les hommes représentent plus de 50 % du bilan, selon des données provenant de 41 pays. Dans toutes les régions, la probabilité que les garçons deviennent victimes d'homicide augmente avec l'âge, tandis que ceux qui ont entre 15 et 29 ans sont les plus exposés au risque d'homicide dans le monde.

 

Dans les Amériques, par exemple, le taux de victimes parmi les jeunes de 18 à 19 ans est estimé à 46 pour 100 000 - bien plus élevé que dans les autres régions, tandis que les armes à feu sont également impliquées "beaucoup plus souvent" dans les homicides dans les Amériques qu'ailleurs, selon le rapport des Nations Unies. « Des niveaux élevés de violence sont fortement associés aux jeunes hommes, à la fois en tant qu'auteurs et en tant que victimes», dit le rapport, «les programmes de prévention de la violence devraient donc se concentrer sur le soutien aux jeunes hommes pour les empêcher d'être attirés dans une sous-culture de... gangs, trafic de drogue ».

 

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_ Le féminicide « trop souvent ignoré »

Bien que les femmes et les filles représentent une part beaucoup plus faible des victimes que les hommes, elles continuent d'assumer « de loin le fardeau le plus lourd » des homicides commis par un partenaire intime ou dans la famille, selon le rapport, qui ajoute que plus de neuf suspects sur dix dans les affaires d'homicide sont des hommes. « Les meurtres commis par des partenaires intimes sont rarement spontanés ou aléatoires », a déclaré M. Fedotov, notant également que le phénomène est souvent sous-estimé et " trop souvent ignoré ".

 

Afin d'aider les gouvernements à lutter contre l'homicide, le rapport de l'ONUDC identifie plusieurs facteurs du problème, outre la criminalité organisée. Il s'agit notamment des armes à feu, des drogues et de l'alcool, des inégalités, du chômage, de l'instabilité politique et des stéréotypes sexistes. L'étude souligne également l'importance de s'attaquer à la corruption, de renforcer l'État de droit et d'investir dans les services publics - en particulier l'éducation - qui sont "critiques" pour réduire la criminalité violente, insiste-t-elle.

 

Soulignant le large champ d'application du rapport - qui couvre tout, de la violence meurtrière des gangs impliquant des armes à feu aux liens avec l'inégalité et les meurtres liés au genre - M. Fedotov a affirmé qu'il est « possible » de s'attaquer à la menace des réseaux criminels par des politiques « ciblées ». Il s'agit notamment de l'engagement communautaire et des patrouilles de police, ainsi que de la réforme des services de police, dont l'objectif est de renforcer la confiance de la population locale dans les policiers.


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Pour ces jeunes hommes déjà pris dans des bandes criminelles, ils ont besoin d'aide "pour s'en sortir" par le biais d'un travail social, de programmes de réhabilitation et de sensibilisation aux alternatives non-violentes. Ces efforts pourraient être plus efficaces s'ils avaient lieu dans « certains pays d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, d'Afrique et d'Asie » et «même dans les pays où le taux national d'homicide est élevé», insiste le rapport. «Les meurtres sont souvent concentrés dans des États, des provinces et des villes spécifiques». Pour faire baisser le taux global d'homicides, il faut en fin de compte s'attaquer à la violence meurtrière dans ces « points chauds ».

 

Bien que l'étude de l'ONUDC montre que le nombre d'homicides est passé de près de 400 000 en 1992 à plus de 460 000 en 2017, elle explique que le taux mondial réel d'homicides a diminué (de 7,2 en 1992 à 6,1 en 2017) en raison de la croissance démographique. Une étude de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) indique que l’Amérique centrale est la région la plus dangereuse à vivre, avec un nombre d'homicides - ou d'homicides illégaux – qui a augmenté dans certains « points chauds », pour atteindre 62,1 pour 100.000 personnes.

 

Les endroits les plus sûrs se trouvent en Asie, en Europe et en Océanie (Australasie, Mélanésie, Micronésie et Polynésie), où les taux d'homicides sont respectivement de 2,3, 3,0 et 2,8 - bien en dessous de la moyenne mondiale de 6,1, selon l'Étude mondiale sur les homicides 2019 de l'ONU. 13,0, le taux d'homicides en Afrique était inférieur à celui des Amériques (17,2), qui avait le pourcentage le plus élevé en 2017 depuis le début de la collecte de données fiables en 1990, a indiqué l'ONUDC, tout en signalant d'importantes lacunes pour certains pays africains.

 

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_ Le crime organisé représente près d'un meurtre sur cinq

Une constante constante depuis le début du siècle est le lien entre le crime organisé et les morts violentes, selon le rapport. Le crime à lui seul était responsable de 19% de tous les homicides en 2017 et a causé « beaucoup plus de morts dans le monde que les conflits armés et le terrorisme réunis», a déclaré Yury Fedotov, Directeur exécutif de l'ONUDC. Comme les conflits violents, la criminalité organisée « déstabilise les pays, sape le développement socioéconomique et érode l'état de droit », selon l'ONUDC, tandis que M. Fedotov a insisté sur le fait que si la communauté internationale ne prend pas de mesures décisives, « les objectifs de l'objectif 16 du développement durable, à savoir réduire sensiblement d'ici 2030 toutes les formes de violence et le taux de mortalité y afférent ne pourront être atteints».

 

D'un point de vue sexospécifique, le rapport de l'ONUDC constate également que si les filles et les garçons âgés de neuf ans et moins sont à peu près également représentés en termes de nombre de victimes, dans tous les autres groupes d'âge, les hommes représentent plus de 50 % du bilan, selon des données provenant de 41 pays. Les programmes de prévention de la violence devraient donc se concentrer sur le soutien aux jeunes hommes pour les empêcher d'être attirés dans une sous-culture de... gangs, trafic de drogue - Rapport de l'ONUDC sur les homicides

 

Dans toutes les régions, la probabilité que les garçons deviennent victimes d'homicide augmente avec l'âge, tandis que ceux qui ont entre 15 et 29 ans sont les plus exposés au risque d'homicide dans le monde. Dans les Amériques, par exemple, le taux de victimes parmi les jeunes de 18 à 19 ans est estimé à 46 pour 100 000 - bien plus élevé que dans les autres régions, tandis que les armes à feu sont également impliquées "beaucoup plus souvent" dans les homicides dans les Amériques qu'ailleurs, selon le rapport des Nations Unies.

« Des niveaux élevés de violence sont fortement associés aux jeunes hommes, à la fois en tant qu'auteurs et en tant que victimes», dit le rapport, «les programmes de prévention de la violence devraient donc se concentrer sur le soutien aux jeunes hommes pour les empêcher d'être attirés dans une sous-culture de... gangs, trafic de drogue ».

 

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_ Le féminicide « trop souvent ignoré »

Bien que les femmes et les filles représentent une part beaucoup plus faible des victimes que les hommes, elles continuent d'assumer « de loin le fardeau le plus lourd » des homicides commis par un partenaire intime ou dans la famille, selon le rapport, qui ajoute que plus de neuf suspects sur dix dans les affaires d'homicide sont des hommes. « Les meurtres commis par des partenaires intimes sont rarement spontanés ou aléatoires », a déclaré M. Fedotov, notant également que le phénomène est souvent sous-estimé et " trop souvent ignoré ".

 

Afin d'aider les gouvernements à lutter contre l'homicide, le rapport de l'ONUDC identifie plusieurs facteurs du problème, outre la criminalité organisée. Il s'agit notamment des armes à feu, des drogues et de l'alcool, des inégalités, du chômage, de l'instabilité politique et des stéréotypes sexistes. L'étude souligne également l'importance de s'attaquer à la corruption, de renforcer l'État de droit et d'investir dans les services publics - en particulier l'éducation - qui sont "critiques" pour réduire la criminalité violente, insiste-t-elle.

 

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Soulignant le large champ d'application du rapport - qui couvre tout, de la violence meurtrière des gangs impliquant des armes à feu aux liens avec l'inégalité et les meurtres liés au genre - M. Fedotov a affirmé qu'il est « possible » de s'attaquer à la menace des réseaux criminels par des politiques « ciblées ». Il s'agit notamment de l'engagement communautaire et des patrouilles de police, ainsi que de la réforme des services de police, dont l'objectif est de renforcer la confiance de la population locale dans les policiers. Pour ces jeunes hommes déjà pris dans des bandes criminelles, ils ont besoin d'aide "pour s'en sortir" par le biais d'un travail social, de programmes de réhabilitation et de sensibilisation aux alternatives non-violentes.

 

Ces efforts pourraient être plus efficaces s'ils avaient lieu dans « certains pays d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale, d'Afrique et d'Asie » et «même dans les pays où le taux national d'homicide est élevé», insiste le rapport. «Les meurtres sont souvent concentrés dans des États, des provinces et des villes spécifiques». Pour faire baisser le taux global d'homicides, il faut en fin de compte s'attaquer à la violence meurtrière dans ces « points chauds ». Bien que l'étude de l'ONUDC montre que le nombre d'homicides est passé de près de 400 000 en 1992 à plus de 460 000 en 2017, elle explique que le taux mondial réel d'homicides a diminué (de 7,2 en 1992 à 6,1 en 2017) en raison de la croissance démographique.

 

news.un.org/ Novembre 2019/

 

https://news.un.org/fr/story/2019/07/1047041/

 

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4 – Afrique du Sud/ Violences politiques : Les violences xénophobes en Afrique du Sud inquiètent le continent africain

 

La montée des violences xénophobes en Afrique su Sud a suscité colère et inquiétude dans plusieurs pays du continent. Au Nigeria, les violences contre des enseignes sud-africaines se multiplient, tandis que des étudiants ont manifesté en Zambie. L'Afrique du Sud a renforcé la sécurité, mercredi 4 septembre, après des attaques xénophobes qui ont fait sept morts dans la région de Johannesburg et déclenché des représailles contre des commerces sud-africains dans les villes nigérianes.

 

La situation s'est progressivement normalisée, mercredi, à Johannesburg, principale ville sud-africaine, sous haute surveillance policière après trois jours d'émeutes. Des commerces ont timidement rouvert. Depuis le début des violences dirigées contre les étrangers, au moins sept personnes ont été tuées et près de 300 arrêtées. Des dizaines de magasins ont été détruits et des camions soupçonnés d'être conduits par des étrangers ont également été brûlés.


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_ Inquiétude et colère eu Nigeria

Cette flambée de violences suscite inquiétude et colère dans plusieurs pays africains qui comptent de nombreux ressortissants en Afrique du Sud. Au Nigeria, des appels au boycott et à la violence contre des enseignes sud-africaines se sont multipliés. Le géant sud-africain MTN, leader des télécommunications en Afrique, a annoncé la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" de toutes ses agences au Nigeria, son plus grand marché avec 190 millions d'habitants, après une série d'attaques de ses magasins. D'importantes échauffourées ont éclaté mercredi matin à Abuja, autour d'une enseigne sud-africaine de supermarché, malgré un renforcement du dispositif sécuritaire à travers le Nigeria. "Nous devons venger la mort de nos concitoyens en Afrique du Sud", a expliqué un manifestant, Joseph Tasha.

 

L'Afrique du Sud a également "fermé temporairement" ses missions diplomatiques au Nigeria, à la suite de "menaces". "Après avoir reçu des informations et des menaces de la part de Nigérians, nous avons décidé de fermer temporairement" l'ambassade sud-africaine à Abuja et le consulat à Lagos, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lunga Ngqengelele. Les missions diplomatiques ont été fermées mercredi et le resteront encore au moins jeudi, a-t-il précisé. "On nous a dit qu'un groupe d'individus se dirigeaient" vers le consulat à Lagos, a-t-il ajouté. "C'est à partir de cette information que nous avons estimé que nous devions protéger les employés et nous avons fermé nos portes".

 

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_ Boycott du Forum économique mondial sur l'Afrique

Pour protester contre les attaques xénophobes en Afrique du Sud, le Nigeria a décidé de son côté de boycotter le Forum économique mondial sur l'Afrique qui s'est ouvert mercredi au Cap, la capitale parlementaire sud-africaine. En Zambie, un millier d'étudiants ont manifesté leur colère devant l'ambassade sud-africaine de Lusaka en brandissant des affiches "Non à la xénophobie" et en mettant le feu au panneau de la mission diplomatique. Dans des termes très forts, le président zambien Edgar Lungu a appelé Pretoria à "mettre fin au carnage" avant que "cette xénophobie ne dégénère en un génocide à grande échelle".

Son homologue du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a "condamné" "toute forme de violence alimentée par la haine", saluant cependant "la réponse rapide des autorités sud-africaines" pour tenter de ramener le calme. Et le Botswana, aussi frontalier de l'Afrique du Sud, a appelé ses concitoyens sur place à faire preuve de "la plus grande prudence".

 

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_ "Tout le monde est bienvenu en Afrique du Sud"

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a de nouveau condamné les violences xénophobes, qui ont éclaté dimanche à Johannesburg avant de se propager à la capitale politique Pretoria et dans la province du KwaZulu-Natal. "S'en prendre à des étrangers n'est pas la bonne attitude", a-t-il répété. "Tout le monde est bienvenu en Afrique du Sud", a assuré le président de la "nation arc-en-ciel" rêvée par son mentor, Nelson Mandela.

Dans le township sud-africain d'Alexandra mercredi, des commerçants étrangers faisaient le triste bilan des destructions. "J'ai tout perdu", a témoigné Ashi Ashfaq, un Pakistanais dont trois des six magasins ont été brûlés. "C'est la première fois que cela se produit. Avant, ils ne brûlaient pas les magasins. Ils volaient juste. Quand ils brûlent les magasins, vous perdez tout."

 

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_ Des "années d'impunité"

L'Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29 %) et la pauvreté. En 2015, sept personnes avaient été tuées au cours de pillages visant des commerces tenus par des étrangers à Johannesburg et à Durban. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait 62 morts dans le pays. Selon Amnesty International, cette nouvelle vague de violences est le résultat "d'années d'impunité pour les crimes xénophobes" perpétrés ces dernières années dans le pays.

 

Avec AFP/ Publié le : 05/09/2019/ Modifié le : 05/09/2019

 

https://www.france24.com/fr/20190905-afrique-sud-johannesburg-violences-xenophobie-nigeria-zambie-boycott/

 

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5 - La crise ivoirienne, la pauvreté et la recrudescence du grand banditisme

 

Le grand banditisme connaît actuellement une recrudescence en Côte d’Ivoire. Abidjan, la capitale économique ivoirienne, dont la population avoisine les 20 millions d’habitants, est en proie à une insécurité grandissante qui inquiète plus d’un. Maintenant, on ne prête plus attention à Abidjan, aux jeunes gens qui se contentaient par le passé, de mettre les deux doigts à la poche du passant pour en extraire des billets de banque, ou de prendre de force les sacs à main et bijoux au coup et au bras d’une passante.

 

De nos jours, les populations ont plutôt affaire à des bandits de grand chemin, qui écument les concessions, les grandes surfaces, les banques, les petits commerces, et arrachent les véhiculent à leurs propriétaires. Mais le comble, c’est qu’ils tuent très souvent leurs victimes. Hormis les petits bandits et escrocs de mauvais acabit, qui préoccupent moins, celle des grands bandits surarmés, inquiètent toute la population. « Quand on n’a rien comme richesses, on en souffre. Quand on a quelques piécettes, ça devient grave. Je dirai même encore plus. Puisque là, on va jusqu’à risquer sa mort », se plaignait un homme.

 

Mais il n’y a pas qu’Abidjan. Ans les villes et villages de l’intérieur du pays, l’insécurité prend également des proportions inquiétantes. La récolte et le vente des produits d’exportation tels le café, le cacao, le coton, l’hévéa, l’ananas… suscitent des envies. Le constat général qui se dégage, c’est que le phénomène du grand banditisme touche toute la Côte d’Ivoire.

  

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_ Plusieurs raisons expliquent cette recrudescence de la criminalité

La pauvreté sévit, on le sait, en Côte d’Ivoire depuis la crise déclenchée en Septembre 2002. Beaucoup d’activités ont cessé, appauvrissant les ménages. Quand on sait qu’en Afrique, un travailleur qui reçoit un salaire, a derrière lui, une dizaine, voire une quinzaine de bouches à nourrir, il y a de quoi imaginer les souffrances au niveau humain, des populations. Dans cette souffrance, certains se laissent aller à des pratiques peu recommandables et peu saines. Des pratiques, disons, faciles. C’est-à-dire, des pratiques qui ne nécessitent pas grands efforts. Ainsi, ils se servent d’armes blanches quelques rares fois, mais surtout d’armes à feu pour intimider leurs victimes et leur prendre de force les biens. Mais des fois, la menace tourne au pire, puisque les victimes sont tuées sans sommation.

 

La criminalité, elle, existait déjà depuis quelques années. Toutefois, elle s’est accrue avec la crise militaro-politique qui a consacré la partition du pays et la formation d’une rébellion armée. Toujours liée à cette crise, la prolifération des armes est également à la base du grand banditisme. La moitié nord du pays, tenue par l’ex-rébellion depuis environ sept ans, est restée perméable. Une zone où est entrée à satiété des armes lourdes et légères.

 

A la recherche d’éléments pour combattre le régime en place, la rébellion ouvrait ainsi la porte aux abus. N’importe qui, se réclamant de l’ex-rébellion, pouvait détenir une arme à feu. Ce qui a fini par exacerber les agressions physiques, malgré l’accalmie dans le pays. Et depuis, les coupeurs de route font rage sur les routes du nord. Au sud, la création des milices, venant en soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) a également milité en faveur de la prolifération des armes légères. Toute chose qui multiplie les actes de violence sur les populations.


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D’aucuns accusent même certains éléments des Forces loyalistes du sud (Forces gouvernementales), de mettre leurs armes à la disposition des bandits, pour leurs opérations lugubres. Plusieurs fois, des journaux ivoiriens ont présenté des agents des Forces loyalistes, comme des complices dans des opérations de vols à mains armées. Souvent, leurs armes se retrouvent en possession d’agresseurs. L’implication de certains agents des FDS dans ces coups tordus, répond à un objectif précis. Le partage du butin après les opérations de vols perpétrées.

 

Mais il faut avouer que la propension de certaines personnes à refouler les efforts de la vie, conduit à la recherche du gain facile. D’où, l’usage des armes à feu, pour l’acquisition d’une certaine aisance matérielle. Ils sont nombreux, ces bandits qui abattent, mais qui sont souvent abattus à leur tour par les Forces de sécurité. Samedi, trois malfrats qui avait braqué un élément de la police judiciaire, arrachant son véhicule, ont été rattrapés en début d’après-midi dans un autre quartier d’Abidjan, et froidement abattus. Des scènes de ce genre, on en vit tous les jours ici à Abidjan. Au total, la crise ivoirienne est liée à la pauvreté qui sévit de plus en plus. Elle aussi, a forcément des répercussions sur la société, au point d’exacerber le banditisme ou la criminalité.

 

Publié dans société/ Publié le 29 avril 2009 par Denis-Zodo/ Novembre 2019

 

http://denis-zodo.over-blog.com/article-30820226.html/

 

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6 – REPORTAGE : Le Mozambique, entre gaz et djihad

_ Non loin des installations des géants pétroliers, dans la région de Cabo Delgado, a surgi une mystérieuse insurrection djihadiste.

 

L’histoire retiendra peut-être que la guerre éclata au paradis le jeudi 5 octobre 2017. Avec ses eaux turquoise, ses baleines qui croisent à quelques mètres des plages de sable fin et son chapelet d’îles où Vasco de Gama aurait fait escale, la province de Cabo Delgado, dans l’extrême nord du Mozambique, a tout de l’éden touristique. Depuis la découverte, en 2010, de gigantesques réserves gazières, elle est aussi un eldorado pour les grands noms du pétrole et du gaz.

 

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C’est ici que se jouent l’avenir de ce pays d’Afrique australe, potentiel quatrième exportateur mondial de gaz, et son entrée dans une nouvelle ère économique. Les deux principaux projets, Mozambique LNG, piloté par Total, et Rovuma LNG, par Exxon Mobil et ENI, devraient générer respectivement 25 et 30 milliards de dollars (environ 22,6 et 27,1 milliards d’euros) d’investissements. Les caisses de l’Etat, vidées par une longue guerre civile (1976-1992) ­suivie d’une gestion très hasardeuse, promettent de se garnir pour les vingt-cinq prochaines années par le plus grand programme industriel jamais engagé sur le continent.

 

Par Cyril Bensimon/ Publié le 15 novembre 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/15/le-mozambique-entre-gaz-et-djihad_6019330_3212.html/

 

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7 - Pauvreté et criminalité : le cocktail explosif de Caracas

 

Caracas, la capitale du Venezuela, est considérée comme la ville la plus violente du monde (1). Néanmoins, elle n'a pas l'apanage de la criminalité et de l'agitation dans un pays où l'heure est à la violence généralisée. En effet, en 2017, sur une moyenne de 100 000 Vénézuéliens, 89 étaient victimes d'un homicide (2). Cela ne bénéficie évidemment pas à la sureté d'un pays qui compte déjà huit de ses villes dans le classement des 50 plus meurtrières du monde (3).


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_ Caracas : première ville « cimetière » d'Amérique latine
À Caracas, et particulièrement dans certains de ses quartiers, se balader dans les rues passé une certaine heure demeure une aventure risquée qui demande certaines précautions. En ce sens, Sofia Margarita explique dans son blog de voyage que la vie à Caracas nécessite de nombreux ajustements, comme de ne pas se déplacer en taxi la nuit tombée ou de ne pas porter de bijoux (5). Ainsi, la ville prendrait, le soir, des allures de “ville morte (4)”. La ville de Caracas est-elle véritablement, comme son surnom l'indique, la plus dangereuse du monde ? En tous cas, il est certain qu'en matière de criminalité, elle reste inégalée en Amérique latine. En 2015, elle enregistrait plus de 119 homicides pour 100 000 habitants, contre 171 en 2014 (6).

 

Le Conseil pour la sécurité publique et la justice pénale considère également cette ville comme la plus dangereuse du monde. Selon lui, en 2016, 130 homicides pour 100 000 habitants ont été recensés à Caracas, contre 113 pour Acapulco (Mexique) la même année (7). Néanmoins, la situation semble s'être améliorée en 2017. En effet, une étude réalisée par la même institution classe désormais Caracas en deuxième position avec 111,19 homicides, après Los Cabos au Mexique (111,33) (8). En outre, les vols à main armée, les enlèvements et les problèmes de trafic de stupéfiants sont également à relever.

Cependant, les données officielles concernant le crime n'étant pas monnaie courante dans le pays, il convient de relativiser ces chiffres. Cette rareté de l'information va même jusqu'à pousser certains journalistes à attendre au petit matin devant la morgue afin de recueillir des données précises (9).

 

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_ Des causes aux conséquences : Plusieurs facteurs font de Caracas un terrain fertile à l'essor du crime.

Premièrement, l'instabilité économique de Caracas la rend en proie à la délinquance. Pour Olivier Compagnon, chercheur à l'université Paris III, celle-ci est notamment due à la redistribution inéquitable des richesses générées par le pétrole, faisant de cet or noir « l'une des causes de cette violence endémique ». Il ajoute que « l'inégalité dans la répartition des richesses » a tout de même diminué en passant « de 49,8 en 1999, à 39,4 en 2010 (contre 52 au Chili) » selon l'indice de Gini, tout en ajoutant que « cela n'a pas suffi à éradiquer la violence (10)».

 

En outre, les richesses provenant du pétrole produisent non seulement des inégalités, mais également de la corruption. Celle-ci se retrouve dans toutes les couches de la société et notamment dans les forces de l'ordre. En effet, une partie des homicides commis incomberait aux forces de sécurité vénézuéliennes et à d'autres groupes armés pro-gouvernementaux, particulièrement durant les manifestations d'opposition au pouvoir en place. La corruption semble faire grandir un sentiment d'impunité, voire d'injustice sociale, qui pousserait la population à se faire justice elle-même (11).

 

L'explosion démographique qu'a connue Caracas a également entrainé une paupérisation de la ville ayant pour conséquence une expansion des quartiers pauvres en périphérie. En ce sens, Jessica Brandler-Weinreb expliquait au magazine L'Express qu'« Aujourd'hui, les 4/5e de la population du Venezuela vit autour de Caracas (12)». Ces quartiers sont généralement sous le contrôle des gangs où règne la loi du plus fort. La pauvreté entraine indubitablement la violence. L'insatisfaction des besoins matériels et la non intervention de l'État pousse les habitants au vol, notamment à main armée. Les armes à feu sont un véritable fléau dans la gestion de la violence banalisée. Effectivement, en aout 2011, l'International Crisis Group s'inquiétait de « la distribution d'armes par les autorités à des dizaines de milliers de civils afin de "défendre la révolution chaviste (13) ”».

 

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_ De Chavez à Maduro : un renforcement de la politique anti-criminalité

En juin 2012, après 12 ans de présidence, Hugo Chavez décidait de mettre en place un plan de réduction de la violence nommé « A toda vida Venezuela ». Ce plan visait à « renforcer les politiques préventives et les instruments de répression, tout en améliorant l'attention portée aux victimes (14)». Lors du discours de lancement, et avant de détailler les six lignes de son plan d'action, il rappelait que celui-ci nécessiterait la collaboration de l'État au complet et de tous les citoyens du pays. Ce plan inclurait la combinaison de six types d'actions comprenant, entre autres, de la prévention, le renforcement des effectifs de sécurité et la transformation du système judiciaire et pénal. En ce sens, la Ministre de l'Intérieur et de la Justice, Tareck El Aissami, expliquait que cette mission visait surtout à comprendre les causes qui conduisent à la criminalité (15).

 

En 2013, Nicolas Maduro succède à Chavez et s'inscrit dans la continuité de celui-ci concernant la mise en avant de la sécurité dans le pays. Lors de sa campagne électorale, il expliquait qu'une fois président, le 15 avril, il prendrait « la responsabilité de ce sujet, de la vie, du combat contre la criminalité (16) » pour qu'il devienne un « thème central » de sa politique. La corrélation n'est pas vérifiée, mais les mesures prises successivement par Chavez et Maduro auraient conduit à une baisse des homicides à Caracas entre 2016 et 2017 (17).

Finalement, à Caracas comme dans beaucoup de villes d'Amérique latine, la délinquance et le crime sont en grande partie le résultat de l'insatisfaction des besoins matériels. Aussi, en renforçant les effectifs miliaires, le gouvernement ne propose-t-il pas une réponse conjoncturelle à un problème structurel ?

 

30 octobre 2018/ Emma Vacquier

 

Source : http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=2068/

 

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8 - Société : La pauvreté et les inégalités de niveau de vie en hausse en 2018

 

Selon l'INSEE, 9.3 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France en 2018. Un chiffre en augmentation de 0,6 point. Le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 points en 2018 par rapport à 2017. Le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 points en 2018 par rapport à 2017. Au total, ce sont 9.3 millions de personnes qui vivaient sous le seuil de pauvreté en 2018, selon des données provisoires publiées mercredi par l'Insee. Soit 14,7% de la population française. Un chiffre en augmentation de 0,6 points par rapport à 2017. 

Les chiffres de l'institut statistique, qui ont été obtenus grâce à l'analyse d'un échantillon représentatif des ménages, montrent également une progression des inégalités de niveau de vie.


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En 2017, le taux de pauvreté était stable, précédé d'un recul de 0,2 point du taux de pauvreté en 2016, après deux années de hausse en 2015 et 2014. Cette hausse de la part des personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté - fixé par convention à 60% du revenu médian - s'explique "notamment par la baisse des allocations logement dans le parc HLM", précise l'Insee. Mais l'institut ne tient pas compte de la baisse équivalente des loyers. En l'incluant, la hausse du taux de pauvreté "serait plus modérée", autour de 0,2 point, calcule-t-il.

 

En outre, en 2018, l'Insee met en lumière des "indicateurs d'inégalités" de niveau de vie en augmentation, "principalement en lien avec une hausse des revenus financiers" des capitaux mobiliers, désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique, ou "flat tax", abaissant la fiscalité dans ce domaine.


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_ La hausse de ces revenus financiers concerne davantage les ménages les plus aisés

"Ces revenus sont très concentrés en haut de l'échelle des niveaux de vie. La hausse de ces revenus financiers concerne donc davantage les ménages les plus aisés que les autres", explique l'Insee auprès de l'AFP. Les inégalités de niveau de vie connaissent leur "plus forte hausse depuis 2010" mais restent toutefois "en dessous du pic atteint en 2011", estime l'institut.

 

https://www.rtl.fr/actu/conso/la-pauvrete-et-les-inegalites-de-niveau-de-vie-en-hausse-en-2018-7799269993/

 

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9 - AMÉRIQUES : Le Honduras, un pays « pris en étau entre pauvreté extrême et ultraviolence »

 

Depuis la fin des années 1990, le pays est gangrené par des gangs devenus « entrepreneurs du crime », qui poussent les habitants à l’exil.  « Ils ne courent pas après le rêve américain, ils fuient le cauchemar hondurien. » C’est par ces mots que le politicien d’opposition hondurien Jari Dixon a commenté le périple de 7 000 de ses compatriotes, partis à pied de San Pedro Sula la semaine passée pour gagner les Etats-Unis. Lancée suite à un appel sur les réseaux sociaux, le cortège de migrants a d’abord franchi la frontière guatémaltèque avant de gagner le Mexique, vendredi 19 octobre.


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Ce n’est pas la première fois qu’un tel mouvement de foule se produit. En mai, déjà, plusieurs centaines de Honduriens avaient tenté de rejoindre les Etats-Unis en convoi. Une poignée seulement avait pu gagner le sol américain et déposer une demande d’asile. « Ces migrations groupées ont pour but de sensibiliser l’opinion publique sur une situation sociale dramatique », analyse Christophe Ventura, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

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_ Taux de pauvreté de 64,3 %

Malgré une croissance de près de 5 % l’an passé, le Honduras figure en vingt-septième position des pays les plus pauvres de la planète. En Amérique centrale, c’est le deuxième pays le plus en difficulté économique, derrière le Nicaragua. Gangrené par le chômage, ce pays de 9,1 millions d’habitants affiche un taux de pauvreté de 64,3 %. Sur la même période, dans les zones rurales du pays, près d’un habitant sur cinq vivait même en situation d’extrême pauvreté – soit moins de 1,90 dollar par jour (1,66 euro).

 

Surtout, ce pays bordé par la mer des Caraïbes pâtit d’un taux d’homicide parmi les plus forts au monde – hors conflit militarisé. Les Nations unies établissaient ainsi en 2015 un taux de 63,8 homicides pour 100 000 habitants. Ce chiffre avait même culminé à 93,2 en 2011. Entretien avec Jorge Martinez Pizarro, géographe et démographe chilien : « Désigner les migrants comme une menace est irresponsable »

Comment s’explique cette ultraviolence ? D’abord parce que le pays, indépendant depuis 1821, a vu son histoire émaillée de multiples coups d’Etat – dont le dernier en 2009 –, une guerre civile et des conflits récurrents avec ses voisins – le Guatemala en 1880 et le Salvador lors de la brève « guerre du foot » en 1969.

 

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_ « Exportation de la délinquance »

Mais le grand basculement dans la violence du Honduras s’opère à la fin des années 1990. Les Etats-Unis procèdent alors à de grandes vagues de « déportations », renvoyant dans leur pays d’origine des délinquants arrêtés sur leur territoire. « Cette exportation de la délinquance américanisée a bouleversé le fragile équilibre social du pays, favorisant l’émergence de gangs ultraviolents », note Christophe Ventura, de l’IRIS. Un mouvement qui s’accompagne d’« une extension à toute l’Amérique latine du narcotrafic, suite à l’échec de la militarisation de la lutte contre les trafics de drogue, imposée par les Etats-Unis ».

 

Résultat : avec le Guatemala et le Salvador, le Honduras fait désormais partie du Triangle du nord d’Amérique centrale. Point de fixation du narcotrafic continental, cette zone est devenue le lieu par lequel transite la drogue conduite de Colombie vers les Etats-Unis. « La société hondurienne est minée par l’ultraviolence des gangs, notamment les organisations mafieuses du MS13 et du Barrio 18 », souligne Christophe Ventura. Ces maras « sont devenues des entrepreneurs du crime et pratiquent l’extorsion et toutes formes de barbarie sur toutes les strates de la population », rappelle le chercheur. Selon le média Radio Progreso, cité par un rapport de la Commission de l’immigration du Canada, « un contrat peut être exécuté pour aussi peu que 200 HNL » (7,23 euros).


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_Purges dans la police

Ce contexte de violence extrême engendre, en outre, un système politique corrompu. En 2017, de nombreux Honduriens étaient d’ailleurs descendus dans les rues de Tegucigalpa pour protester contre les résultats de l’élection présidentielle du 26 novembre, qu’ils estimaient truqués. Selon Amnesty International, au moins 31 personnes ont été tuées par la police et l’armée.

 

Le gouvernement a bien tenté quelques réformes pour lutter contre la corruption de ses agents – le pays était classé 123e sur 176 par l’ONG Transparency International en 2016. Le président, Juan Orlando Hernandez, a annoncé la création d’un ministère des droits humains et de la justice, qui doit être opérationnel en 2018. En avril 2016, une commission spéciale pour la purge et le processus de transformation de la police nationale avait été mise en place pour mener une enquête parmi les forces policières. Selon Migdonia Ayestas, coordinatrice de l’Observatoire de la violence au Honduras, plus de 5 000 des 17 000 policiers du pays ont été renvoyés à cette occasion.

 

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_ Menaces américaines

« Pris en étau entre pauvreté extrême et ultraviolence, de plus en plus de Honduriens choisissent de fuir leur pays, poussés par le désespoir le plus extrême », résume Christophe Ventura, de l’IRIS. En 2014, pour la première fois dans l’histoire de l’immigration d’Amérique latine, le nombre de migrants venus du Triangle du nord a dépassé ceux du Mexique à la frontière avec les Etats-Unis.

 

Une situation qui déplaît fortement à Donald Trump. Le président américain a annoncé, lundi 22 octobre, que les Etats-Unis allaient réduire l’aide allouée au Guatemala, au Honduras et au Salvador, déplorant que ces Etats n’aient pas été capables « d’empêcher les gens de quitter leur pays pour entrer illégalement aux Etats-Unis ». « Nous allons commencer à couper, ou réduire de façon significative, l’énorme aide internationale que nous leur accordons », a indiqué M. Trump dans un Tweet.

 

La décision aura de lourdes conséquences pour le Honduras. « Le pays, qui exporte très peu, ne sera pas en mesure de défendre sa souveraineté politique et économique », souligne Christophe Ventura, qui parle de « cercle vicieux » : « La ligne défendue par Donald Trump est de continuer à sous-traiter la gestion des migrations aux pays d’origine, sans aider à résorber les problèmes sociaux qui engendrent ces situations de détresse et poussent les gens à l’exil. »

 

Par Charlotte Chabas/ Publié le 22 octobre 2018/ Mis à jour le 23 octobre 2018/

 

https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/10/22/le-honduras-un-pays-pris-en-etau-entre-pauvrete-extreme-et-ultraviolence_5373056_3222.html/

 

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