Publié le : 02-06-2020 à 10:56:52 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ TERRORISME/ VIOLENCES : persistance des violences politiques, terroristes et criminelles

 

« Mozambique/ 7 morts dans une attaque revendiquée par l’État islamique : Sept personnes, dont un policier, ont été tuées dans le nord du Mozambique lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste État islamique, a-t-on appris le 6 juillet de sources locales. Depuis octobre 2017, les militants islamistes ont pris pour cible les communautés isolées de la province de Cabo Delgado, une province riche en gaz et majoritairement musulmane, tuant plus de 250 personnes et forçant des milliers d’autres à quitter leur foyer malgré une forte présence policière et militaire dans cette région qui borde la Tanzanie.

Selon le SITE Intelligence, qui surveille les activités jihadistes, le groupe État islamique a publié une déclaration vendredi soir, affirmant sa participation à l’attaque du mercredi. C’est la deuxième fois qu’il revendique une attaque dans le nord du Mozambique. »

 

Global Terrorism: in continuous downfall - Impakter


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Terrorist attack' on northern Mali military post kills more than ...


1 - En Afrique, le terrorisme et l'extrémisme violent continuent de croître (ONU)

 

La question du terrorisme et de l’extrémisme violent en Afrique a été au centre des discussions du Conseil de sécurité des Nations Unies ce mercredi. Dans une intervention devant le Conseil, la cheffe des affaires politiques de l’ONU Rosemary DiCarlo a déclaré que le terrorisme et l'extrémisme violent continuent de croître dans différentes parties du continent, malgré les efforts déployés pour les prévenir et les contrer à tous les niveaux.


Trends in Terrorism: What's On the Horizon in 2020 - Foreign ...


« Al-Shabaab continue de représenter la menace la plus persistante pour la sécurité en Somalie et en Afrique de l'Est malgré l'intensification des opérations militaires contre eux ces dernières années », a dit la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix. « L'EIIL (Daech) et les affiliés d'Al-Qaida collaborent entre eux pour entreprendre des attaques de plus en plus sophistiquées en Afrique de l'Ouest, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger », a-t-elle ajouté, précisant que Daech continue également d'opérer en Libye malgré les récents revers, et restructure ses groupes affiliés en Afrique de l'Est, en Afrique australe et en Afrique centrale.


Unprecedented terrorist violence' in West Africa, Sahel region ...


« Au Sahel et dans le bassin du lac Tchad, l'État islamique du Grand Sahara, Boko Haram et sa faction dissidente islamique dite Etat islamique dans la province de l'Afrique de l'Ouest continuent de terroriser les populations locales et d’attaquer les forces de sécurité », a rappelé Mme DiCarlo. Selon l’ONU, le terrorisme en Afrique a fait des dizaines de milliers de victimes. Devant le Conseil, la Secrétaire générale adjointe a rappelé l’importance du soutien à la Force conjointe du G5 Sahel « qui peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme, notamment dans les trois zones frontalières du Mali, du Niger et du Burkina Faso ».

 

Pour Mme DiCarlo, le sommet organisé à Pau (France) en janvier par le Président français, Emmanuel Macron, a proposé une stratégie améliorée et ciblée qui pourrait réduire la menace terroriste. « Je réitère l'appel du Secrétaire général à la communauté internationale à soutenir fermement les efforts du G5 Sahel », a-t-elle dit en référence au groupe réunissant cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).


Burkina Faso: Twin ′terrorist attacks′ leave dozens dead | News ...


_ Trois régions vulnérables : Sahel, bassin du lac Tchad et Corne de l'Afrique

Dans une déclaration présidentielle, les membres du Conseil de sécurité ont partagé les préoccupations de l’ONU concernant le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique. L’organe des Nations Unies en charge des questions de paix et de sécurité internationales a exprimé sa vive inquiétude face aux répercussions néfastes de ces fléaux pour l’Afrique et le reste du monde.

 

« Le terrorisme et l’extrémisme violent peuvent exacerber les conflits en Afrique et contribuer à affaiblir les Etats touchés sur les plans de la sécurité, de la stabilité, de la gouvernance et du développement économique et social », ont alerté les membres du Conseil, soulignant, à cet égard, la vulnérabilité de trois régions du continent : le Sahel, le bassin du lac Tchad et la Corne de l’Afrique.


Uyinene Mrwetyana: South Africa's post office murderer and rapist ...


Le Conseil s’est déclaré vivement préoccupé par les actes de violence sexuelle et de violence de genre et par le recrutement et l’utilisation d’enfants, dont il sait qu’ils font partie des objectifs stratégiques et de l’idéologie de certains groupes terroristes. Autre source de préoccupation : la menace que font peser les combattants terroristes étrangers qui reviennent, en particulier des zones de conflit, vers leur pays d’origine ou de nationalité, ou se réinstallent dans des pays tiers, notamment en Afrique.

 

Les membres du Conseil ont salué les efforts déployés par les pays africains, l’Union africaine et d’autres organisations régionales dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Ils ont également souligné la nécessité de continuer à fournir un appui renforcé a ces pays ainsi que l’importance d’une approche globale et de la coopération pour lutter contre ces fléaux.

 

Source : //news.un.org/ 11 mars 2020/ Paix et sécurité

 

https://news.un.org/fr/story/2020/03/1063771/

 

Global Terrorism: in continuous downfall - Impakter


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Africa and the World in the face of COVID-19: The Perspective of ...


2 - AFRIQUE : Des pays menacés par le terrorisme malgré le coronavirus

 

Des Etats africains, déjà affaiblis par le terrorisme, pourraient l’être encore plus avec le nouveau coronavirus. Les groupes djihadistes pourraient alors profiter de cette faiblesse pour conduire de nouvelles offensives. Le nombre de personnes infectées au coronavirus en Afrique est faible comparativement aux autres continents mais des dizaines de nouveaux cas sont dénombrés quotidiennement.


Les dangereuses dépendances africaines du groupe Etat islamique


La plupart des pays touchés par l’insécurité en Afrique, font face à l'épidémie de coronavirus. Or, leurs systèmes politiques et sociaux sont déjà affaiblis par les attaques terroristes. Avec l’aggravation de l’épidémie, ces systèmes pourraient s’effondrer.

 

DEVELOPPEMENTETPAIX.NET AFRIQUE/ SANTE : Ces maladies qui ...


_ Faiblesse des systèmes sanitaires

Le risque est donc élevé que la pandémie "aggrave les crises et les conflits déjà existants", prévient Elissa Jobson, directrice Afrique de l'International Crisis Group. C’est ce qu’estime aussi Ousmane Kornio, spécialiste des questions sécuritaires au Mali : "Dans la mesure où le gouvernement a d’autres préoccupations en ce moment que la lutte contre le terrorisme, on peut dire que c’est une période très propice pour les terroristes pour se préparer à contrattaquer."

 

Ce que craint Ousmane Kornio, tout comme la directrice Afrique de l'ICG, c'est l’effet domino : c’est-à-dire l'effondrement des systèmes de santé qui pourrait provoquer des troubles et des émeutes. Ce qui entrainerait la répression des forces de sécurité. Le manque de confiance des populations en leurs dirigeants et des besoins existentiels inassouvis ou la faim à cause du confinement et des couvre-feux pourraient encore envenimer la crise.


COVID-19 compounds security threats in West and Central Africa ...


_ Coronavirus, une aubaine pour les djihadistes

Une aubaine pour les djihadistes ou d'autres groupes armés qui pourraient en profiter pour développer leurs activités. L'armée et la police deviendraient alors plus vulnérables. Pour Jean-Paul Rouiller, chercheur au Centre de politique de sécurité de Genève, les groupes terroristes profitent toujours des faiblesses de l'Etat : "Une fois l’épidémie enraillée, avec toutes les conséquences qui vont suivre, imaginer les djihadistes qui se décident à se présenter comme la solution pour ramener l’ordre, après justement le déclenchement d’éventuelles émeutes."

 

Le chercheur Jean-Paul Rouiller du GCSP estime que : "la possibilité qu’ils essaient de tirer profit de la faiblesse de l’Etat malien (par exemple) pour se positionner, est quelque chose qu’on doit envisager pour l’après coronavirus."

Déjà, la terreur se poursuit malgré l’épidémie de coronavirus. Il y a une semaine, des attaques de bases militaires au Tchad par des djihadistes appartenant au groupe Boko Haram ont fait une centaine de morts au sein de l’armée tchadienne.

 

Source : www.dw.com/fr/ Date 01.04.2020/ Auteur Kossivi Tiassou

 

https://www.dw.com/fr/des-pays-menac%C3%A9s-par-le-terrorisme-malgr%C3%A9-le-coronavirus/a-52986071/

 

Mapping COVID-19 Risk Factors – Africa Center for Strategic Studies


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Les manifestants au Togo continuent d'exiger l'application des ...


3 – Afrique : Guerres et violations des droits de l’Homme se poursuivent en Afrique, mais les peuples se lèvent…

 

Amnesty International a publié, le 8 avril 2020, son rapport annuel sur les droits humains en Afrique. Bilan : le continent "est loin d’en avoir fini avec le cycle infernal des conflits armés et de la violence".


En Algérie, l'armée valide la transition de 90 jours et met en ...


A première vue, la situation des droits de l’Homme sur le continent n’est guère brillante... En 2019, "des conflits armés insolubles se poursuivaient et de nouvelles formes de violence commises par des acteurs non étatiques ont engendré des tueries, des actes de torture, des enlèvements, des violences sexuelles et des déplacements massifs, y compris des crimes de droit international, dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne", écrit l’ONG Amnesty International (AI) dans son rapport intitulé Les droits humains en Afrique, rétrospective 2019. Pourtant, au milieu de ce sombre tableau, apparaissent quelques (rares et timides) lueurs d’espoir...

 

La procureure de la CPI met en garde contre l'escalade de la violence


_ Les civils, premiers touchés par les violences

Comme toujours, les civils sont les premiers touchés. En RDC, les violences ont ainsi fait plus de 2 000 morts civils et entraîné le déplacement forcé d’au moins un million de personnes en 2019, rapporte Amnesty. Une centaine de groupes armés sont actifs dans l’est du pays. Cette même année, au Sahel, les violences jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts (chiffre ONU) au Mali, au Niger et au Burkina Faso, rappelle franceinfo Afrique. Dans des pays comme le Cameroun, la Centrafrique, le Burkina Faso, des groupes armés s’en sont pris aux populations que les autorités n'ont pas protégées, affirme l’ONG.

 

En Somalie, où les habitants continuent à subir les attaques des groupes shebabs et qui est devenue "apparemment la tête de pont de la présence américaine sur le continent", le pouvoir et ses alliés étrangers ne prennent "pas de précautions suffisantes". Il semblerait ainsi que des tirs de drones américains continuent de tuer des personnes qui n’ont rien à voir avec les violences.

 

Mozambique: dix morts dans une attaque attribuée à des islamistes ...


Au Mozambique, "les attaques, attribuées à un mystérieux groupe islamiste, se sont intensifiées depuis le début de l’année" 2020 dans la région à majorité musulmane du Cabo Delgado (nord), observe Ouest-France"Ils nous tuent mais nous ne savons pas ce qu’ils veulent", explique un habitant cité par le quotidien français. Depuis le début des violences en 2017, quelque 700 personnes auraient été tuées dans cette région potentiellement riche en gaz mais largement oubliée par le développement économique des années 2000.

 

Dans certains cas, comme au Mali , les violences contre les civils peuvent être l’œuvre de soi-disant "groupes d’autodéfense", apparemment créés par des communautés locales. En 2019, plusieurs centaines de personnes ont été tuées lors de massacres intercommunautaires"Dans le centre du Mali, (ces violences) se multiplient (…) entre Peuls, traditionnellement éleveurs (...), et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture", rappelait franceinfo Afrique en août 2018. Les forces de sécurité maliennes sont accusées d’avoir riposté en commettant de multiples violations des droits de l’Homme, notamment des actes de torture.

 

Au Darfour, des milices, accusées d’être alliées au pouvoir soudanais, "se sont livrées à des homicides illégaux, des violences sexuelles, un pillage systématique et des déplacements forcés", rappelle l’ONG.

 

South Africa Protests: State Violence Must End! | War on Want


_ La répression exercée par les Etats

Le cycle infernal violences-répression sévit dans de nombreux Etats. En Ethiopie, l'armée est accusée d'abus dans la répression des manifestations dans la région d'Oromia (ouest et sud). Manifestations qui ont fait des dizaines de morts depuis 2019. Dans les régions anglophones du Cameroun, des groupes séparatistes armés continuent à commettre des atrocités : homicides, mutilations, enlèvements… Ils ont également détruit plusieurs centres de santé, signale AI. L’armée a riposté par des exécutions extrajudiciaires et des incendies de logements. Des villages entiers auraient été brûlés par les forces de sécurité.

 

Mais les pouvoirs ne se contentent pas de sévir contre les groupes armés. Amnesty a ainsi observé "une répression généralisée de la dissidence, qui s’est notamment traduite par la dispersion dans la violence de manifestations pacifiques et par des attaques contre les médias", les militants des droits de l’Homme et des opposants politiques. Ainsi, "dans plus de 20 pays, des personnes ont été privées du droit de manifester pacifiquement (…). Dans les deux tiers des pays étudiés, les gouvernements ont fortement restreint la liberté d’expression, certains d’entre eux s’en prenant tout particulièrement aux journalistes, aux personnes tenant un blog, aux organisations de la société civile et à l’opposition politique, notamment dans un contexte électoral."

 

Au Zimbabwe, au moins 22 militants et opposants ont été inculpés pour leur rôle présumé dans l’organisation de manifestations contre la hausse du prix des carburants décidée en janvier 2019. Les forces de sécurité s’étaient alors livré à une violente répression. Laquelle a fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés.

 

Tous les moyens sont bons. En Ouganda, les autorités ont recours à une loi sur l’utilisation abusive de l’informatique pour harceler, intimider et réprimer certains opposants. Une universitaire féministe a ainsi été emprisonnée pour cyberharcèlement après avoir critiqué le président sur Facebook. A Kampala, on est aussi très actif pour empêcher les relations entre personnes du même sexe. En octobre 2019, les autorités entendaient renforcer les mesures, déjà très répressives, contre les relations homosexuelles jugées "contre-nature". Nom du projet de loi : "Kill the gays""Tuer les homosexuels"

 

Au Maroc, des milliers de manifestants réclament la libération des ...


_ "L’incroyable pouvoir du peuple"

Au milieu de cet océan de violences et d’intolérances, émergent ça et là quelques lumières. Au Ghana, par exemple, le Parlement a adopté une loi permettant aux habitants d’obtenir des informations auprès de toutes les institutions publiques et de certains organismes privés. Au Soudan, le gouvernement de transition a mis en place en octobre 2019 une commission chargée d’enquêter sur les violations les plus graves commises à Khartoum le 3 juin lors de la répression d’une manifestation. Laquelle avait fait 120 morts.


En Guinée, « le problème dépasse la personne du président Alpha ...


Au-delà, AI note que dans toute l’Afrique subsaharienne, des manifestants ont bravé les tirs et les coups pour défendre leurs droits face aux conflits et à la répression qui perdurent. "En 2019, nous avons vu l’incroyable pouvoir du peuple s’exprimer lors de manifestations de grande ampleur organisées dans toute l’Afrique subsaharienne. Du Soudan au Zimbabwe", de la RDC "à la Guinée, des personnes ont bravé une répression brutale pour défendre leurs droits"commente le directeur du programme Afrique de l’Est et Afrique australe à Amnesty International, Deprose Muchena.

 

Par ailleurs, l’attitude des autorités peut varier considérablement d’un pays voisin à l’autre. Ce qui peut laisser espérer une évolution là où des droits sont bafoués... "Etre homosexuel au Nigeria, c’est s’exposer à la peine de mort, tandis que dans le Niger voisin, les personnes de même sexe peuvent vivre en paix au regard de la loi", constate le site de France Inter. Afrique, terre de contrastes...

 

Source : www.francetvinfo.fr/ Laurent Ribadeau Dumas/ Rédaction Afrique/ France Télévisions/ Mis à jour le 09/04/2020 / Publié le 09/04/2020/

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/guerres-et-violations-des-droits-de-lhomme-se-poursuivent-en-afrique-mais-les-peuples-se-levent_3905503.html/

 

Global Conflict and Disorder Patterns: 2020 | ACLED


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 Coronavírus: Moçambique em alerta depois de primeiro caso no país ...


4 - Mozambique : sept morts dans une attaque revendiquée par l’État islamique

 

Sept personnes, dont un policier, ont été tuées dans le nord du Mozambique lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste État islamique, a-t-on appris le 6 juillet de sources locales. Un policier et six civils, dont deux enfants, ont été tués dans cette attaque, menée mercredi soir dans le village de Lidjungo, dans le district de Nangade, a indiqué un responsable local basé dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, sans donner de détail sur le mode opératoire des assaillants.

 

Depuis octobre 2017, les militants islamistes ont pris pour cible les communautés isolées de la province de Cabo Delgado, une province riche en gaz et majoritairement musulmane, tuant plus de 250 personnes et forçant des milliers d’autres à quitter leur foyer malgré une forte présence policière et militaire dans cette région qui borde la Tanzanie.

 

Selon le SITE Intelligence, qui surveille les activités jihadistes, le groupe État islamique a publié une déclaration vendredi soir, affirmant sa participation à l’attaque du mercredi. C’est la deuxième fois qu’il revendique une attaque dans le nord du Mozambique.

 

Insurgents hit second Mozambique town as Islamic State claims ...


_ Doutes sur les revendications de l’EI

L’EI avait déjà revendiqué son implication dans une attaque dans le nord du Mozambique le 3 juin, dans le village de Metubi, à 150 km à l’est de Nangade. « Les soldats du califat ont attaqué les casernes de l’armée mozambicaine, dans la région de Nangade, dans le nord du Mozambique, il y a deux jours », selon une traduction du SITE. Le groupe a prétendu s’être heurté aux militaires « tuant et blessant un certain nombre d’entre eux et contraignant les autres à fuir ».

 

La police et les autorités ont pour règle de ne pas commenter les activités des insurgés, même si les attaques sont confirmées par la population locale. L’identité des militants islamistes actifs dans le nord du Mozambique reste incertaine et leurs motifs inconnus. Plusieurs analystes ont exprimé des doutes sur les revendications de l’EI, suggérant qu’il est peu probable que le groupe ait des contacts directs avec des combattants au Mozambique.

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 06 juillet 2019/ Par Jeune Afrique avec AFP/ Mis à jour le 06 juillet 2019 /

 

https://www.jeuneafrique.com/799894/politique/mozambique-sept-morts-dans-une-attaque-revendiquee-par-letat-islamique/

 

Islamic State claims first attack in Cabo Delgado Province on June ...


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Witnessing the bloody unspoken in KwaZulu-Natal : New Frame


5 - En Afrique du Sud, la violence politique embrase à nouveau le KwaZulu-Natal

 

Dans la province sud-africaine du KwaZulu-Natal (est), la politique est un jeu dangereux. Depuis l'an dernier, plus de 40 militants y ont été abattus, victimes d'une guerre sans merci pour le contrôle de la branche locale du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.


KwaZulu Natal Hybrid Physical / Political Map


En bordure de la ville côtière de Durban, voici le tristement célèbre quartier de Glebelands. Derrière les murs de briques de ce complexe de 71 foyers à l'origine destiné aux travailleurs migrants s'entassent dans le plus complet dénuement jusqu'à 20.000 personnes. Parmi eux se recrutent la plupart des acteurs des règlements de comptes politico-criminels qui embrasent la région.

 

"C'est ici que les hommes politiques viennent chercher leurs tueurs à gage", confie un résident de Glebelands qui refuse de décliner son identité par peur de représailles. Dans un abri criblé d'impacts de balles, ce père de famille de 48 ans est le témoin quotidien et impuissant de ces sanglants jeux de pouvoir. "C'est comme si le gouvernement n'existait plus", lâche-t-il, "il nous a totalement abandonnés". A la tête d'une association d'aide aux résidents, Vanessa Burger tient un journal détaillé de tous les meurtres imputés aux "porte-flingues" recrutés à Glebelands. Son bilan a recensé 93 morts depuis 2014, la plupart victimes de représailles politiques. 

 

Two dead in new ANC KwaZulu-Natal killings - The Mail & Guardian


- 'Tueurs à gages' - 

Seule une infime part de ces meurtres a été sanctionnée par des condamnations. Une quasi impunité qui nourrit l'idée qu'ils sont commandités par les factions qui se disputent le contrôle de la branche provinciale du l'ANC, sous l'oeil complice de la police. "Ce recours à des tueurs issus des quartiers pour éliminer des rivaux (...) est forcément le fait de politiques", juge Mme Burger, "sinon, ces tueurs auraient été éliminés depuis longtemps".

 

Le KwaZulu-Natal est l'un des bastions politiques de l'ANC. Le contrôle de ses instances provinciales s'avère donc vital pour l'issue de la bataille qui s'est engagée pour la succession du président Jacob Zuma à la tête du parti. Dans la dernière ligne droite qui sépare le parti de sa conférence élective de décembre, les meurtres se sont accélérés. Plus une semaine ne passe sans qu'un ou plusieurs délégués de l'ANC ne tombent sous les balles d'un tueur.

 

Lorsque le secrétaire général de la branche provinciale de la Ligue des jeunes de l'ANC, Sindiso Magaqa, a été abattu de quinze balles dans une embuscade en juillet, sa famille a rapidement pointer du doigt les responsables. "Tout est lié à (la conférence de) décembre", a déclaré un oncle de la victime. "Nous aimons l'ANC mais lorsqu'il se livre à ça, nous avons très peur..." 


 Elections 2019: The hotly contested province of KwaZulu-Natal


- Lutte de pouvoir - 

La culture de la violence ne se cache plus. Le mois dernier, une vidéo de deux gardes du corps d'un responsable régional de l'ANC a fait frissonner les réseaux sociaux. "Ce chien va mourir aujourd'hui", y lâchait l'un d'eux à l'encontre d'un rival, fusil d'assaut et pistolet automatique brandis en évidence. Ce climat de guerre n'est pas une nouveauté au KwaZulu-Natal. Au début des années 1990, au crépuscule de l'apartheid, la province fut déjà le théâtre sanglant des règlements de comptes entre l'ANC et le parti rival zoulou Inkatha. Vingt-trois ans après la fin officielle du régime raciste blanc, c'est au tour des factions de l'ANC de s'y entretuer.

 

Comme au niveau national, la branche province de l'ANC est écartelée entre les deux principaux candidats à la succession de Jacob Zuma: son vice-président Cyril Ramaphosa et son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma. En cas de victoire de l'ANC aux élections générales de 2019, l'heureux élu deviendrait chef de l'Etat. La compétition est d'autant plus vive dans le KwaZulu-Natal que M. Zuma et son ancienne femme en sont originaires et y disposent toujours de nombreux soutiens. 

 

La violence politique embrase à nouveau le KwaZulu-Natal en ...


- 'Escalade' - 

En tournée dans la province, Mme Dlamini-Zuma a exigé l'arrêt des violences. "On ne peut pas laisser cette culture se perpétuer", a-t-elle jugé, "tuer est un crime". Les autorités ont mis en place il y a un an une commission d'enquête confiée à un célèbre avocat, Marumo Moerane, pour élucider les ressorts des violences et, si possible, les enrayer. Les témoins s'y succèdent mais jusque-là sans effet.

 

"Dans cette partie du pays, les menaces de mort sont un mécanisme normal de contrôle du pouvoir", déplore le professeur Richard Pithouse, de l'université du Witwatersrand à Johannesburg. "Tous ceux qui sont arrivés au sommet ont baigné dans cette culture de violence politique." Devant la presse, tous les responsables de l'ANC plaident pour un retour au calme. "Nous devons régler tout ça rapidement avant une nouvelle escalade", insiste son chef provincial, Sihle Zikalala.

 

Mais les plus pessimistes doutent de l'efficacité de ces appels à la raison. Et anticipent déjà un embrasement généralisé de la province avant les élections générales de 2019. "Il ne fait aucun doute que la violence va continuer", prédit le militant associatif Sbu Zikode, "2019 s'annonce comme un moment très inquiétant pour ce pays".

 

Source //www.rti.ci/ AFP/ Publié en Mai 2020

 

https://www.rti.ci/info/4/Afrique/20060/en-afrique-du-sud-la-violence-politique-embrase-a-nouveau-le-kwazulu-natal/

 

Des violences xénophobes font sept morts en Afrique du Sud


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INTERPOL-wanted suspects located during East African operation ...


6 - INTERPOL aide les polices d’Afrique de l’Est à lutter contre une criminalité transfrontalière en augmentation

 

INTERPOL aide les polices d’Afrique de l’Est à lutter contre une criminalité transfrontalière en augmentation. Prenant la parole devant l’Assemblée générale de l’OCCPAE, le Secrétaire Général Jürgen Stock met en exergue les activités visant à combattre la criminalité organisée et le terrorisme dans la région.

 

Les alliances régionales sont essentielles pour combattre efficacement une criminalité transfrontalière en augmentation, a déclaré le Secrétaire Jürgen Stock dans son discours devant l’Assemblée générale de l’Organisation de coopération des chefs de police d'Afrique de l’Est (OCCPAE). Le chef d’INTERPOL a souligné l’importance du travail de l’Organisation avec l’OCCPAE afin de mieux cerner et satisfaire les besoins régionaux en matière de police, et de favoriser la mise en œuvre du programme régional en matière de sécurité.


INTERPOL-wanted suspects located during East African operation ...


Il a mis en avant le travail accompli par le Bureau régional d’INTERPOL de Nairobi pour réunir 17 pays africains en vue de négocier un accord entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale afin de faire face à l’augmentation de la criminalité transfrontalière. L’accord crée les conditions nécessaires pour développer et faciliter le travail de police dans les deux régions grâce à un échange d’informations et une collaboration accrus, favorisés par des projets INTERPOL tels que I-One, I-Core et Enact qui permettent d’obtenir de meilleurs résultats opérationnels.

 

Le Secrétaire Général Stock a cité plusieurs initiatives transrégionales réussies, telles que les opérations Usalama. Menées avec le concours de l’OCCPAE et de la SARPCCO, des actions ciblant des activités criminelles transnationales, parmi lesquelles la traite d’êtres humains, le commerce illicite des drogues et des armes, le trafic de migrants, le vol de voitures et les atteintes à l’environnement, ont abouti à l’arrestation de plus de 900 suspects.


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En mars, lors de l’opération Simba – qui avait pour but de renforcer les contrôles aux frontières en particulier au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda – en tout juste 10 jours, il a été procédé à quelque quatre millions de vérifications dans les bases de données, ayant abouti à plus de 800 signalements positifs. Ces signalements portaient sur des individus recherchés pour terrorisme, génocide, escroquerie et trafic.

 

Au lendemain de l’attentat terroriste qui a frappé Nairobi en janvier, à la demande des autorités kényanes, INTERPOL a déployé une cellule en 24 heures afin d’apporter son assistance en matière d’identification des victimes de catastrophe, d’analyse des données criminelles, d’informatique légale et d’expertise des armes et des explosifs. Les données ont été exploitées et des pistes d’enquête ont été mises en évidence, avec des ramifications bien au-delà des frontières du Kenya.

 

INTERPOL-wanted suspects located during East African operation ...


INTERPOL a également coordonné une cellule internationale pour aider les autorités éthiopiennes à identifier les victimes de l’accident du vol Ethiopian Airlines ET302 en mars 2019. Plus de 8 000 échantillons d’ADN ont été collectés, ce qui a permis d’identifier avec succès toutes les victimes de la catastrophe. Le Secrétaire Général Stock a déclaré à l’Assemblée générale de l’OCCPAE que ces quelques exemples témoignaient de l’utilité de l’échange d’informations et de la coopération policière aux niveaux national, régional et international.

 

Source et informations complémentaires : www.interpol.int/ ARUSHA (Tanzanie)/ 20 septembre 2019

 

https://www.interpol.int/fr/Actualites-et-evenements/Actualites/2019/INTERPOL-aide-les-polices-d-Afrique-de-l-Est-a-lutter-contre-une-criminalite-transfrontaliere-en-augmentation/

 

INTERPOL aide les polices d'Afrique de l'Est à lutter contre une ...


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RDC : en Ituri, Félix Tshisekedi dénonce « une tentative de ...


7 - AFRIQUE/ RD Congo : politique, sécurité, les défis d'un géant africain (RDC: au moins 38 civils massacrés en cinq jours dans l'Est)

 

Au moins 38 civils ont été massacrés au cours d'une series de tueries depuis vendredi dernier par le groupe armé des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi une source onusienne à l'AFP. Des sources locales avancent un bilan encore plus lourd avec une quarantaine de civils tués rien qu'entre lundi et mardi aux confins des provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.


mediacongo.net - Actualités - Après la Magistrature, bruits de ...


Lundi et mardi, au moins 22 personnes ont été tuées dans deux attaques dans le sud de l'Ituri à la limite du Nord-Kivu, selon la source onusienne, qui parle de "chiffres probablement provisoires". L'ONG locale Cepadho a évoqué "au moins 40 civils massacrés dans les attaques des ADF en territoire d'Irumu" dans le sud de l'Ituri en ce début de semaine. "C'est à partir de 4h00 du matin le mardi 26 mai que les terroristes ADF ont perpétré ce carnage, faisant suite à une série des massacres qu'ils venaient de commettre la veille", a affirmé Cepadho dans un communiqué.

 

Des massacres dimanche et vendredi avaient déjà fait au moins 16 morts d'après la source onusienne. "17 corps de civils ont été retrouvés à Makutano (territoire d'Irumu, Ituri)" entre lundi et mardi, ont pour leur part avancé sur Twitter les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais) qui s'appuient sur une série de sources locales.


Tueries, déplacés, colère: une journée de violence ordinaire dans ...

 

"Depuis le 7 mai, le KST a enregistré la mort de 50 civils lors de massacres attribués aux ADF dans le seul territoire de Beni (Nord-Kivu). En avril, le KST avait enregistré la mort de 30 civils attribués aux ADF", selon le Baromètre sécuritaire du Kivu. D'après le KST, les ADF ont tué au moins 427 civils dans la seule province du Nord-Kivu depuis novembre et le lancement d'une offensive de l'armée congolaise contre leurs bases dans la forêt et la jungle autour de Beni près de la frontière ougandaise.


Tueries à la machette, viols : enquête sur les massacres oubliés ...


Les ADF s'en prennent aux civils en représailles des opérations militaires, d'après les experts et observateurs. Depuis quelques semaines, les ADF se sont déplacés plus au nord, avec des incursions meurtrières en Ituri. Avant novembre, les ADF étaient déjà accusés d'avoir massacré plus de 1.000 civils depuis octobre 2014, visant souvent en zones rurales des paysans rentrant des champs ou dans leur village, la nuit.


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A l'origine des rebelles musulmans ougandais, les ADF se sont installés au milieu des années 90 dans l'Est de la RDC où ils ont fait souche, vivant de trafics. Les ADF n'ont pas attaqué l'Ouganda depuis des années. Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques ont été revendiquées par le groupe Etat islamique. En décembre, un groupe d'experts des Nations unies a affirmé dans un rapport n'avoir "pas pu établir l’existence de liens directs" entre les ADF et EI, "en dépit des affirmations de ce dernier".

 

Source : information.tv5monde.com/ AFP/ © 2020 AFP/ Mise à jour 27.05.2020/ 27 MAI 2020/ Mise à jour 27.05.2020 / AFP / © 2020 AFP

 

https://information.tv5monde.com/afrique/rdc-au-moins-38-civils-massacres-en-cinq-jours-dans-l-est-360838/

 


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8 – AFRIQUE/ Burkina Faso : une bavure policière pourrait avoir causé la mort de 12 prisonniers

 

Que s'est-il passé dans la nuit du 11 au 12 mai dans la prison de Tanwalbougou, lorsque 12 présumés terroristes, apparemment des Peuls, ont trouvé la mort dans leur cellule ?


 Les espoirs déçus du Burkina Faso | Afrique | DW | 30.10.2019


C'est par la voix du procureur de Fada N'Gourma, capitale de la région de l'est du Burkina Faso, que l'information est officiellement tombée ce mercredi 13 mai : "Vingt-cinq personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou pour suspicion de faits de terrorisme. Malheureusement, douze d'entre elles ont trouvé la mort au cours de la même nuit dans les cellules où elles étaient détenues", peut-on lire dans le communiqué.

 

Comme le précise notre correspondant à Ouagadougou, "cette partie du pays connait un regain d’attaques perpétrées par des groupes armés. En réponse, l’opération militaire baptisée Otanpuanu, pluie de feu ou foudre, a causé d’importantes pertes parmi les djihadistes." Les personnes interpelées dans la nuit du 11 au 12 mai devaient être transférées du poste de gendarmerie de Tanwalbougou vers un tribunal de Fada N'Gourma pour y être auditionnées.

 

Une enquête a été ouverte et des médecins légistes se sont rendus sur place. Selon nos informations, tous les agents de police en service le jour de la mort des douze détenus à Tanwalbougou ont été démis de leur fonction.

 

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_ "Asphyxie sévère"

Concernant les circonstances de ce drame, ce sont des informations anonymes de personnes proches du dossier qui fournissent les premières hypothèses. Des sources indépendantes ont assuré à l'agence de presse AFP qu'une bavure policière n'était pas à exclure. De plus, des sources sécuritaires cette fois affirment qu'une "asphyxie sévère pourrait expliquer le décès de ces détenus".

 

L'affaire est suivie avec d'autant plus d'attention qu'elle pourrait continuer à exacerber des tensions interethniques déjà fortes dans le pays, alimentées par des exactions régulièrement commises par la police ou l'armée contre les Peuls. Ainsi, selon ces mêmes sources, la majorité des détenus appartenaient à l'ethnie peule, souvent victime de préjugés. Des Peuls sont en effet accusés de complicité avec les djihadistes présents dans la région et dont les attaques sanglantes ont fait plus de 850 morts depuis 2015 au Burkina Faso.

 

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_ Les faits semblent se répéter

Par ailleurs, l'affaire de Tanwalbougou n'est pas un cas isolé. Dans les locaux de l'unité anti-drogue de la police nationale l'été dernier, onze personnes soupçonnées de trafic de drogue avaient elles aussi été retrouvées sans vie dans leur cellule. Des agents de police avaient été relevés de leur fonction.


Burkina Faso : les détenus retrouvés morts avaient été exécutés


Plus récemment, fin avril, un enseignant accusé d'avoir des liens avec des groupes terroristes avait été interpellé et retrouvé mort dans une gendarmerie de Ouagadougou. D'après le Mouvement burkinabè des droits de l'homme et du peuple (MBDHP), au moins quatre personnes appartenant à l'ethnie peule ont été "victimes de disparitions forcées" à Ouagadougou durant les mois de décembre et janvier dernier.

 

Source : www.dw.com/fr/ Date 14.05.2020/ Auteur Marco Wolter, Richard Tiéné, Avec agences/ AFP/ © 2020 AFP/ Mise à jour 27.05.2020

 

https://www.dw.com/fr/burkina-une-bavure-polici%C3%A8re-pourrait-avoir-caus%C3%A9-la-mort-de-12-prisonniers/a-53441567/

 

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