Publié le : 15-08-2020 à 18:38:26 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ CORONAVIRUS/ SOCIAL/ ECONOMIE : l’impact économique et social de la Covid-19 en Afrique


« ENTREPRISES & MARCHÉS/ Coronavirus/ quel impact sur les entreprises ouest-africaines ?

Baisse du chiffre d’affaires, suppressions d’emplois, arrêt des investissements… La chambre consulaire de l’UEMOA s’inquiète des conséquences de la pandémie sur les entreprises de la région. Baisses de chiffre d’affaires allant de 25 % à 100 % selon les secteurs d’activité, réduction des effectifs de 25 % en moyenne, reports voire annulations de projets d’investissement… Même si la propagation de l’épidémie de coronavirus reste relativement contenue en Afrique de l’Ouest, les entreprises de l’UEMOA paient cher les retombées économiques de cette crise sanitaire. 

C’est ce que démontre le rapport « Impact de la pandémie du Covid 19 sur le secteur privé de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) », réalisé par la chambre consulaire régionale. »

 

En Afrique, face au coronavirus, « on constate des augmentations ...


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South Africa:


1 - Coronavirus : l'Afrique du Sud annonce un "plan de soutien" économique et social

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé mardi un "énorme plan de soutien" économique et social d'un montant de 24,4 milliards d'euros pour soutenir les entreprises et les personnes les plus vulnérables confrontées à la pandémie Covid-19.


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 "Nous annonçons ce soir un énorme plan de soutien économique et d'aide sociale sociale de 500 milliards de rands (24,4 milliards d'euros, 26,5 milliards de dollars), ce qui représente environ 10%" du produit intérieur brut de l'Afrique du Sud, a déclaré M. Ramaphosa lors d'une intervention télévisée.


Coronavirus in Africa: an opportunity for innovative investment


"L'impact du coronavirus nécessite un budget coronavirus extraordinaire", a-t-il estimé, soulignant que "l'ampleur de ce programme d'urgence (était) historique" pour la première puissance industrielle du continent africain. Parmi les 500 milliards de rands alloués au plan de reprise, 130 milliards sont issus du budget actuel, pour lequel les priorités ont été revues, a précisé le chef de l'Etat. Les 370 milliards de rands restants proviendront notamment "des partenaires internationaux et des institutions financières internationales".


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Pour le volet social, un total de 50 milliards de rands sera alloué aux plus vulnérables, qui vont recevoir une augmentation de leurs allocations sociales pendant six mois. Cette enveloppe doit permettre de venir en aide à des "millions de Sud-Africains dans l'économie informelle" et les chômeurs qui "se battent pour survivre", alors que "la pauvreté et l'insécurité alimentaire se sont aggravées de façon spectaculaire au cours des dernières semaines", a souligné M. Ramaphosa.


SLOCAT Partnership (@SLoCaTOfficial) | Twitter


Pour le volet économique, le gouvernement va proposer notamment 200 milliards de rands de garanties de prêts aux entreprises pour couvrir "leurs coûts opérationnels, comme les salaires, les loyers et le paiement des fournisseurs". Ce plan doit permettre d'aider "plus de 700.000 entreprises et plus de 3 millions d'employés" dans cette période difficile qui intervient après l'entrée en récession, au début de l'année, de l'Afrique du Sud.


Pandémie de Covid-19 en Afrique du Sud — Wikipédia


Entrée en récession fin 2019 avant le début de la pandémie, l'Afrique du Sud tourne au ralenti depuis son entrée en confinement national le 27 mars dernier. Cette mesure a été prolongée jusqu'au 30 avril au moins. Seuls les services jugés "essentiels" ont été autorisés à continuer leurs activités. Selon une enquête de l'Institut national de la statistique (StatsSA) publié mardi, plus de 40% des entreprises sud-africaines redoutent de ne pas survivre à la pandémie de coronavirus et au confinement total. Le pays est le plus touché en Afrique subsaharienne par la pandémie mondiale de Covid-19, avec 3.465 cas confirmés, dont 58 morts.

 

Source : www.rti.ci/ AFP/ Publié Juillet 2020

 

https://www.rti.ci/info/afrique/26866/coronavirus-lafrique-du-sud-annonce-un-plan-de-soutien-economique-et-social/

 

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Coronavirus : Ouverture du centre d'accueil et de dépistage de Marcory


2 - ENTREPRISES & MARCHÉS/ Coronavirus : quel impact sur les entreprises ouest-africaines ?

 

Baisse du chiffre d’affaires, suppressions d’emplois, arrêt des investissements… La chambre consulaire de l’UEMOA s’inquiète des conséquences de la pandémie sur les entreprises de la région. Baisses de chiffre d’affaires allant de 25 % à 100 % selon les secteurs d’activité, réduction des effectifs de 25 % en moyenne, reports voire annulations de projets d’investissement… Même si la propagation de l’épidémie de coronavirus reste relativement contenue en Afrique de l’Ouest, les entreprises de l’UEMOA paient cher les retombées économiques de cette crise sanitaire.


Covid-19 à Air Sénégal : Les autorités disent maîtriser la situation


C’est ce que démontre le rapport « Impact de la pandémie du Covid 19 sur le secteur privé de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) », réalisé par la chambre consulaire régionale, et que Jeune Afrique a pu consulter en exclusivité. Ce rapport se base sur les données recueillies tout au long du mois d’avril auprès des 56 organisations d’entreprises membres de la chambre régionale (chambres consulaires, associations d’importateurs/exportateurs, organisations patronales…).

 

Ce rapport analyse sur 58 pages les répercussions sur les principaux secteurs d’activités de la mise à l’arrêt de l’économie du confinement généralisé adopté par les États pour freiner la circulation du virus. « Les entreprises de l’espace UEMOA ont vu leurs préoccupations économiques, sociales et sécuritaires amplifiées », explique le président de la CCR, Abdoulaye Kouafilann Sory, tout en soulignant la forte implication des organisations du secteur privé auprès des gouvernants dans les actions de lutte pour contrer la propagation du coronavirus.


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_ Le secteur des services, victime principale de la crise

Principale victime des mesures restrictives prises par les gouvernements, le secteur des services, dont le chiffre d’affaires « devrait connaître une baisse de plus de 50 % si la pandémie perdurerait jusqu’en fin juin 2020 », avertissent les rédacteurs, qui relèvent « l’arrêt quasi-total des activités de tourisme (100 %), d’hôtellerie (95 %), de restauration (95 %) et d’agence de voyage (95 %) ». Les auteurs du rapport appellent en conséquence à la mise en place d’un fonds de relance régional.

 

Si le fret a été épargné par la fermeture des frontières, le secteur des transports de personnes (aérien, routier et ferroviaire) est très impacté. Quant à l’enseignement privé, ses promoteurs se voient eux aussi confrontés à des charges imprévus, tandis que les acteurs de la finance sont confrontés aux difficultés de remboursement de leurs clients à la baisse des demandes de crédit. Estimée à plus 50 % pour les services, la baisse de chiffre d’affaires est évaluée à 25 % pour le commerce et l’industrie. Ce qui induit des difficultés considérables de trésorerie pour les acteurs concernés.


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_ Des décisions d’investissements annulées ou différées

« 32 % des importateurs et 40% des exportateurs ont connu une baisse de trésorerie de l’ordre de 25 % », note le document, selon lequel la proportion s’accentue tout au long de la chaîne de vente d’un produit : ainsi 63 % des acteurs du commerce de gros estiment avoir perdu plus 25 % de chiffre d’affaires, quand 72 % des acteurs du commerce de détail font le même constat. Quant aux commerçants du secteur informel, ils sont 81 % à relayer une telle perte. Une situation qui ne pourra, selon les auteurs du rapport, qu’impacter l’investissement. De fait, seuls 23 % des acteurs de l’industrie, 20 % des acteurs de l’hôtellerie et 30 % des opérateurs du tourisme se disent prêts à maintenir leurs projets d’investissements.


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_ Une industrie au ralenti

« Le chiffre d’affaires est en baisse de l’ordre de 25 % dans tous les segments du secteur industriel notamment dans l’agro-industrie, les mines et l’industrie du pétrole », note le rapport, selon lequel « la baisse des cours des matières n’est pas de nature à favoriser le niveau du chiffre d’affaires » dans le secteur.


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_ Emploi : une baisse de 25 %

Quant à l’emploi, il subit une baisse d’ensemble de l’ordre de 25 %, selon les organisations professionnelles d’entreprises. « Cette baisse, si elle semble faible dans l’ensemble par rapport aux effets attendus du Covid-19, s’expliquerait par les contraintes en matière de licenciement, le sentiment de confiance des entreprises dans une reprise prochaine rapide des activités, le choix d’éviter les coûts de rotation et ceux liés à d’éventuels nouveaux recrutements », relativise toutefois l’étude.


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_ L’agriculture relativement épargnée

« Le secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche semble dans un premier temps le moins impacté par la crise du Covid-19, avec une baisse de moins de 25 %. Le niveau de la trésorerie est resté stable ainsi que le niveau de l’emploi », indique le rapport, qui relève toutefois que « les mesures de fermetures de frontières, de marchés, de confinements ont eu des effets sur les produits frais et sur la logistique en matière d’exportation ».

 

Source : www.jeuneafrique.com/ 04 juin 2020/ Par Nadoun Coulibaly/ Ouagadougou

 

https://www.jeuneafrique.com/994408/economie/coronavirus-quel-impact-sur-les-entreprises-ouest-africaines/

 

Abidjan compte plus de 90% des cas confirmés de coronavirus


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Djibouti inaugure la future plus grande zone franche d'Afrique

La Croix/ Djibouti inaugure la future plus grande zone franche d'Afrique


3 – AFRIQUE/ Covid-19 : plus de 50 millions d'Africains menacés d'extrême pauvreté

 

Une étude prévoit que la pandémie pourrait déclencher une crise de la dette sur le continent, impactant la croissance et la vie de millions d’Africains. "Le plus grand défi est fondamentalement la croissance", insiste Jakkie Cilliers, le fondateur et ancien directeur exécutif de l’Institut d’études de sécurité en Afrique (ISS). L’ISS a mené une étude, avec le Gordon Institute of business science (Gibs business school) et le Frederick S Pardee center for international futures.


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Selon cette étude intitulée "Décès, dette et opportunité – le coût de la Covid-19 en Afrique", les coûts de remboursement de la dette et des taux d’intérêt ont augmenté jusqu’à 40 milliards de dollars américains, en raison de la dépréciation des devises africaines.

 

Africa next: In best-case scenario, it could see 300,000 COVID-19 ...


_ L’Afrique à la traîne

Les pays africains pourraient perdre 45 milliards de dollars américains de recettes à cause de la pandémie mais aussi de la chute des prix du pétrole. Selon l’étude, bien qu’il ait été prévu que l’économie du continent croisse de plus de 130%, l’Afrique est maintenant encore à la traîne, avec une croissance économique moyenne prévue de seulement 4,3 % entre 2020 et 2040. Dans certains pays, le confinement n’a pas été bien respecté.

 

"Ce que la Covid-19 fera, c’est d’augmenter le nombre de pauvres extrêmes en Afrique autour de 53 et de 61 millions de personnes", prédit M. Cilliers à la DW. Il ajoute que le virus aura "un impact énorme sur la croissance en Afrique et si nous devons faire face à l'impact sur la santé et la mortalité à court terme, cela accentue l'importance de la restructuration des économies africaines pour une croissance beaucoup plus rapide. C'est la seule chose qui va nous permettre de nous remettre à terme de la Covid-19".


L'arrivée du COVID-19 en Afrique subsaharienne, quels scénarios ...


_ Une étude au bon moment ?

Le virus a touché l’Afrique après tous les autres continents. Selon les derniers chiffres du centre de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine (CDC), le continent enregistre plus de 326.000 cas positifs à la Covid-19, dont plus de 8.600 décès. Mais les pays africains ont commencé le déconfinement depuis plusieurs semaines alors que l’on ignore si le pic est atteint. "L’étude arrive à un moment très important et constitue la première prévision complète à long terme de l'impact sanitaire et économique de la pandémie sur l'Afrique jusqu'en 2030", estime Markus Ferber, eurodéputé et président de la fondation allemande Hanns Seidel, qui a co-fiancé l’étude.

 

L’étude prévoit que 570 millions d’Africains pourraient vivre dans l’extrême pauvreté d’ici 2030. Mais la Covid-19 pourrait même pousser ce chiffre à 631 millions de personnes.


Le Président Issoufou Mahamadou a présidé mardi une réunion sur la ...

_ Issoufou : "L’annulation de la dette ne suffira pas"/ Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao)

Les auteurs de l’étude exhortent les prêteurs et les investisseurs à suspendre ou à annuler les dettes du continent africain. Ceci permettra d’aider l’Afrique à se remettre des conséquences du nouveau coronavirus.

 

Mardi (09.06.20), le président nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), a fait savoir qu’une annulation de la dette "des pays les plus fragiles" ne suffira pas à compenser les conséquences de la Covid-19 en Afrique. Selon le chef de l’Etat nigérien, il faut "un soutien financier qui va au-delà d’un simple moratoire. (…) Meme l’annulation de la dette ne suffira pas".  

 

Source : www.dw.com/fr/ Date 24.06.2020/ Auteur La rédaction francophone

 

https://www.dw.com/fr/covid-19-plus-de-50-millions-dafricains-menac%C3%A9s-dextr%C3%AAme-pauvret%C3%A9/a-53932400/

 

Pretoria Travel Guide: Take A Tour Through City's Magic


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Africa next: In best-case scenario, it could see 300,000 COVID-19 ...

 

4 – SANTÉ/ Coronavirus : l’Afrique passe le cap du million de cas

 

Les pays les plus touchés sont l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria, mais la situation est également critique en Algérie, en Ethiopie et au Zimbabwe.

 

COVID-19 : L'Afrique l'impossible pronostic | Atalayar - Las ...


_ Plus d’options

Le cap du million de cas de coronavirus a été franchi en Afrique, continent qui reste cependant le moins touché dans le monde et où la répartition des cas est très inégale. Selon les chiffres compilés par l’AFP jeudi 6 août, quelque 1 000 054 cas ont été enregistrés sur l’ensemble du continent, avec au moins 21 724 décès, ce qui représente environ 5 % des cas dans le monde. Cinq des 54 pays d’Afrique regroupent 75 % des cas, selon le Centre de contrôle des maladies du continent.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a noté jeudi que plusieurs pays africains avaient enregistré ces derniers jours une baisse d’environ 20 % des cas quotidiens. « Nous devons observer encore un peu avant de pouvoir dire avec certitude que c’est une tendance » qui va durer, a estimé Matshidiso Moeti, directeur Afrique de l’OMS. Les cas augmentent encore dans une dizaine de pays, mais cette hausse « n’est pas exponentielle », selon l’OMS, qui souligne néanmoins que le bas niveau du nombre de tests et le manque de matériel pour les faire restent « un défi constant ».

 

Parmi les pays qui rapportent un nombre de cas élevé pour 1 million d’habitants figurent l’Afrique du Sud, Djibouti, le Gabon et le Cap-Vert.

 

Le ministre zimbabwéen de l'Agriculture est mort du coronavirus

 

Voici le point sur la situation dans des pays clés d’Afrique :

 

Afrique du Sud

Le pays le plus industrialisé d’Afrique compte plus de la moitié des cas confirmés du continent, avec 538 184 infections. Il est le cinquième pays le plus touché au monde, derrière les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde et la Russie. Les cas recensés quotidiennement décroissent légèrement, descendant sous la barre des 10 000 contre une moyenne de 12 000 en juillet. Plus de 9 000 personnes ont péri.

 

Cuban doctors arrive in South Africa to help Covid-19 response

RFI/ Cuban doctors arrive in South Africa to help Covid-19 response


« Nous n’en avons pas encore fini » avec la pandémie, a reconnu mardi le ministre de la santé, Zweli Mkwize. Il a indiqué que son pays pourrait « avoir atteint le pic [de la pandémie] d’ici fin août », mettant cependant en garde contre le risque d’une seconde vague en cas d’abandon trop rapide des mesures prises pour contenir l’expansion du virus. L’Afrique du Sud a imposé fin mars l’un des confinements les plus stricts au monde, avant de l’assouplir. Devant l’explosion des contaminations, les écoles viennent de nouveau d’être fermées pour un mois et un couvre-feu nocturne a été rétabli.

 

Quelque 24 000 membres du personnel de santé en Afrique du Sud ont été infectés par le coronavirus depuis le début de la pandémie, en mars, et 181 en sont morts – un chiffre plus élevé que dans la plupart des autres pays africains. L’Afrique du Sud a les meilleurs hôpitaux et centres de santé du continent, mais l’OMS y a quand même envoyé cette semaine 43 experts pour « renforcer » la réponse du pays à la pandémie de Covid-19.

 

Egypt reopens 21 coronavirus quarantine hospitals - Egypt Independent


Egypte

L’Egypte a été le premier pays africain à rapporter un cas de Covid-19, le 14 février. A ce jour, elle a officiellement déclaré 95 000 cas, dont 4 630 mortels, ce qui la place à la deuxième place derrière l’Afrique du Sud. Le nombre de cas quotidiens est passé de 1 500 environ en juillet à moins de 200 cette semaine. Le 18 juillet, Jihane al-Assal, qui dirige le comité scientifique contre le coronavirus, a affirmé que son pays avait « passé le pic de la pandémie ». Elle a annoncé le week-end dernier la fermeture graduelle des hôpitaux où les malades du Covid-19 étaient placés à l’isolement, ajoutant cependant que le gouvernement se « préparait » à une éventuelle deuxième vague de la pandémie.

Le système de santé a été fortement mis sous pression, au point d’être au bord de « l’effondrement », selon le syndicat des médecins, qui a recensé au moins 134 morts dans ses rangs. Un couvre-feu imposé en mars a été levé en juin et les vols réguliers intérieurs et internationaux ont repris le 1er juillet. Le tourisme, secteur clé pour l’Egypte, reprend très lentement.

 

Nigéria | CICR


Nigeria

Près de 45 000 cas ont été recensés dans le pays le plus peuplé d’Afrique (200 millions d’habitants), dont 927 mortels, plaçant le Nigeria en troisième position. Les cas quotidiens, qui étaient de 500 à 800 le mois dernier, sont tombés à 300 ou 400. Mais les autorités craignent une deuxième vague plus grave encore. « Une nouvelle hausse des cas est attendue » avec l’assouplissement des mesures de restrictions pour tenter d’enrayer la pandémie, a estimé Boss Mustapha, qui dirige la lutte anti-coronavirus à la présidence. A Lagos, mégapole de 20 millions d’habitants et épicentre de l’épidémie, ces mesures sont progressivement levées, comme en témoigne la réouverture vendredi des églises et des mosquées.

Seulement 3 000 tests sont effectués chaque jour au Nigeria, soit un dixième de ceux faits en Afrique du Sud, qui a une population de seulement 58 millions d’habitants.

 

The Future of the Algerian Hirak Following the COVID-19 Pandemic ...


Algérie

Depuis plusieurs semaines, l’Algérie fait face à une recrudescence de la pandémie : 1 273 décès et plus de 33 626 cas ont été enregistrés, avec un record de 675 cas le 24 juillet. Après les premières mesures de déconfinement partiel, début juin, le pays a enregistré une recrudescence des cas. Le 29 juin, le gouvernement a opté pour un « confinement ciblé » des localités et quartiers en proie à des foyers d’infection de Covid-19. Il a également décidé de garder ses frontières fermées. Les Algériens ont passé une fête de l’Aïd el-Adha morose sous confinement. Les autorités ont appelé à éviter les visites familiales et il est interdit de quitter ou de se rendre vers 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays.

La propagation de la pandémie a occasionné un grand préjudice à l’économie algérienne, confrontée également à l’effondrement des cours du pétrole. De nombreux commerçants, notamment les restaurateurs, les cafetiers ou les propriétaires d’agences de voyage, risquent de faire faillite.

 

Ethiopie

En moins de trois semaines en juillet, le nombre de cas a considérablement augmenté en Ethiopie. Et jeudi, ce pays de quelque 110 millions d’habitants enregistrait plus de 20 000 cas et plus de 365 morts. Environ les trois quarts des cas se trouvent dans la capitale, Addis-Abeba. Si ces chiffres restent faibles au regard du nombre d’habitants, l’OMS craint que les récentes émeutes et manifestations liées au meurtre d’un chanteur populaire appartenant à l’ethnie majoritaire oromo n’accélèrent la transmission du virus, les strictes mesures pour la contrer n’étant plus aussi bien appliquées qu’auparavant.

 

No nurses to care for the sick as Zimbabwe Covid-19 cases surge


Zimbabwe

C’est l’un des pays d’Afrique où les infections quotidiennes grimpent le plus : le nombre de cas recensés a doublé en dix jours le mois dernier et est maintenant de 4 200, dont 81 mortels. Avec un système de santé qui périclite et se bat contre le manque de médicaments et d’équipements, un personnel sous-payé et débordé de travail, la situation au Zimbabwe est particulièrement précaire. Les infirmières, qui observent une grève perlée depuis des mois pour réclamer de meilleurs salaires et être mieux protégées contre le virus, ont été rejointes par les médecins.

 

A l’enterrement de l’un de ses ministres mort du Covid-19, le président Emmerson Mnangagwa a demandé au personnel de santé d’agir avec responsabilité, promettant qu’il répondrait à ses demandes, mais pas « au prix de la perte de vies ». « Quand la pandémie s’étend et que le bilan des morts augmente, il n’y a pas de gagnant, aucun. Nous mourons tous », a-t-il dit.

 

Source : www.lemonde.fr/ Le Monde avec AFP / Publié juillet 2020

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/07/coronavirus-l-afrique-passe-le-cap-du-million-de-cas_6048366_3212.html/

 

How Badly Will the Coronavirus Impact Africa's Economies? – BRINK ...


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South Africa grapples with COVID-19 infections


5 - Afrique du Sud : le personnel de santé dévasté par le Covid-19

 

SITUATION. Ils sont 24 000 membres du corps médical à avoir été contaminés par le nouveau coronavirus, 181 en sont morts.

 

Pour comprendre l'ampleur de la catastrophe, il faut savoir que les quelque 24 000 membres du personnel de santé infectés par le nouveau coronavirus depuis le début de la pandémie en mars représentent environ 5 % du nombre total de cas de Covid-19 en Afrique du Sud. C'est le ministre sud-africain de la Santé en personne, Zweli Mkwize, qui l'a annoncé lors d'une conférence de presse, ajoutant que 181 d'entre eux avaient perdu la vie. D'ailleurs, depuis le début de la pandémie, les syndicats ont mis en garde sur la sécurité du personnel dans les hôpitaux sud-africains soignant des malades du Covid, ainsi que sur le nombre et la qualité des équipements de protection.


 Inside a South African field hospital coping with Covid-19 - CNN Video


_ Un constat à l'image de la situation sanitaire générale du pays

Avec 521 318 cas confirmés, dont plus de 8 000 morts, l'Afrique du Sud est le pays le plus touché du continent africain. À elle seule, elle a enregistré plus de la moitié des cas de nouveau coronavirus en Afrique. C'est aussi le cinquième pays au monde le plus touché par la pandémie en termes de cas confirmés, mais le nombre officiel de décès est largement sous-estimé, ont prévenu des experts.

 

Coronavirus in South Africa: The lull before the surge? - BBC News


Entre 40 000 et 50 000 personnes pourraient mourir du Covid-19 d'ici la fin de l'année dans le pays, selon des projections officielles. « Nous n'en avons pas encore fini » avec la pandémie, a reconnu Zweli Mkwize, affirmant cependant « que jusqu'à maintenant nous nous sommes bien battus » contre elle. « Nous n'avons pas atteint le stade où il n'y a pas de place pour les malades (du Covid) dans les hôpitaux », a-t-il dit. Il a indiqué que son pays pourrait « avoir atteint le pic (de la pandémie) d'ici fin août », mettant cependant en garde contre le risque d'une seconde vague en cas d'abandon trop rapide des mesures prises pour contenir l'expansion du virus.

 

L'Afrique du Sud a imposé fin mars l'un des confinements les plus stricts au monde, avant de l'assouplir. Devant l'explosion des contaminations, les écoles viennent de nouveau d'être fermées pour un mois et un couvre-feu nocturne a été rétabli.

 

Source : www.lepoint.fr/ Par Le Point Afrique (avec AFP)/ Publié le 06/08/2020/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-du-sud-le-personnel-de-sante-devaste-par-le-covid-19--06-08-2020-2386951_3826.php/

 

COVID-19 pandemic in South Africa - Wikipedia


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10,893 Mauritania Photos and Premium High Res Pictures - Getty Images


6 - Covid-19 : l'Afrique doit tripler le nombre de ses tests

 

Le directeur du Centre de prévention et de contrôle des maladies en a fait son cheval de bataille alors que les pays commencent à rouvrir leur économie. L'Afrique en fait-elle assez pour tester les populations au Covid-19 ? La réponse n'est pas si évidente. À la date du 5 juin, le continent aurait conduit 3,4 millions de tests. Un nombre que le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l'Union africaine, le docteur John Nkengasong, voudrait voir tripler dans les mois à venir. Objectif : « avoir une longueur d'avance » sur le virus, a-t-il plaidé, jeudi, lors d'une conférence de presse à Addis-Abeba.


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Son but est d'atteindre 10 millions de tests dans deux mois, voire trois. Pour l'épidémiologiste camerounais, les pays qui apparaissent comme les plus touchés, à savoir l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Algérie, et le Maroc, ne se démarquent qu'en raison de leur meilleure capacité de détection du coronavirus. Pour affiner les statistiques des autres pays, il faudrait donc accélérer le rythme des tests de dépistage. L'enjeu semble plus pressant aujourd'hui alors que la plupart des pays du continent commencent à assouplir les mesures prises au mois de mars.

 

Lutte contre le Covid-19 : ouverture officielle du centre de ...


_ Il faudrait dix fois plus de tests

Pour se faire une idée plus précise, les données actuelles indiquent un taux de 1 700 tests pour un million de personnes sur le continent, bien loin derrière les 30 000 tests pour un million d'habitants au Royaume-Uni ou les 37 000 pour un million en Italie, a précisé le directeur du CDC. Jeudi matin, l'Afrique avait enregistré un total de 162 000 cas et 4 600 décès depuis le début de l'épidémie de nouveau coronavirus, avec une moyenne de 5 400 nouveaux cas par jour sur les sept jours écoulés. 


Ces chiffres pourraient augmenter de façon significative à mesure que des pays assouplissent les mesures de restriction prises pour enrayer l'épidémie. « Notre situation va sûrement empirer avant de s'améliorer », prédit John Nkengasong. « Tandis que nous commençons à relâcher les mesures de confinement, ce qui fait partie de l'équilibre à trouver entre sauver des vies et sauver l'économie, nous nous attendons à voir ces statistiques augmenter », a-t-il ajouté.

 

Kenya Researchers Explore Herbal COVID-19 Cure | Voice of America ...


_ Une augmentation rapide des cas

C'est le cas notamment, en Côte d'Ivoire. Depuis la détection du premier cas le 11 mars, c'est la première fois que le nombre quotidien de cas confirmés franchit la barre des 150. Pour le représentant de l'OMS à Abidjan, Jean-Marie Vianni Yaméogo, ce chiffre élevé s'explique par « l'augmentation de l'assiette de dépistage » et l'existence d'une dizaine de laboratoires à Abidjan et à l'intérieur du pays pour les tests. Le gouvernement ivoirien a déjà ouvert 11 centres de dépistage du coronavirus sur 13 prévus à Abidjan et sa banlieue, l'épicentre de la maladie en Côte d'Ivoire.

 

Mais ce n'est pas la seule raison, le nombre croissant de cas peut traduire par ailleurs un « relâchement » dans le respect des mesures barrières et des restrictions imposées pour freiner la propagation du virus, avance également Jean-Marie Vianni Yaméogo. Finalement, le 8 mai, le gouvernement ivoirien a entamé un assouplissement progressif des mesures de restriction imposées sur l'ensemble du territoire avec, notamment, la fin du couvre-feu, la réouverture des établissements scolaires, des restaurants et autres lieux informels de restauration et de débit de boisson. Depuis, d'autres pays lui ont emboîté le pas parfois sous la pression de la rue.

 

Continuing essential medical services during COVID-19 - World ...


_ Manque de matériels

Par ailleurs, l'agence continentale de contrôle et de prévention des maladies a révélé avoir déjà distribué 2,5 millions de tests aux membres de l'Union africaine. Mais certains pays connaissent des pénuries. L'Afrique du Sud a ainsi rapporté la semaine dernière que 96 000 prélèvements attendaient d'être testés, faute de matériel. « Le monde entier se débat pour obtenir les kits, les kits de laboratoire, et c'est dans cette impasse que nous nous trouvons en ce moment », a déclaré la ministre de la Santé Zweli Mkhize. 


Le même jour, l'Afrique du Sud enregistrait en l'espace de 24 heures 3 267 nouveaux cas de Covid-19, la plus forte augmentation depuis le début de la pandémie dans le pays. La première puissance industrielle du continent comptabilise désormais un total de 40 792 cas, a précisé le ministère dans un communiqué. Le nombre de décès a, lui, augmenté de 56, pour atteindre un total de 848. Plus de la moitié de l'ensemble des patients sont concentrés dans la province du Cap-Occidental (Sud-Ouest), où les services de santé se retrouvent sous pression.

 

There are coronavirus solutions for resource-poor countries, too ...


Une plateforme mise en place pour aider le continent africain à lutter contre le Covid-19 a permis de sécuriser 15 millions de tests par mois pour les six prochains mois, a toutefois indiqué le directeur du CDC. Est-ce que ce sera suffisant ?

En plus de cette stratégie, la formation d'un million d'agents de santé communautaires capables de tracer les personnes contaminées et leurs contacts ainsi que la création d'une plateforme commune d'achat des médicaments sont les deux autres objectifs que se sont fixés les gouvernements africains dans leur plan d'action coordonnée. « Autant que possible, nous voulons chercher où le virus se cache dans nos communautés », fait savoir l'épidémiologiste camerounais.

 

Source : www.lepoint.fr/ Par Le Point Afrique/ Publié le 05/06/2020/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-l-afrique-doit-tripler-le-nombre-de-ses-tests-05-06-2020-2378554_3826.php/

 

Dr Lugaliki, who died of Covid-19, laid to rest amid tears


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How to spend a weekend in Windhoek, Namibia (With images ...  


7 - Santé/ Covid-19 : l'OMS alerte sur « l'accélération » de l'épidémie en Afrique

 

L'Afrique est le deuxième continent le moins touché par la pandémie, mais la situation s'aggrave rapidement, selon l'agence, qui appelle à la « solidarité ». L'Organisation mondiale de la santé (OMS) tente d'alerter la communauté internationale sur la propagation de l'épidémie de coronavirus en AfriqueL'agence des Nations unies s'est déclarée « préoccupée », lundi 20 juillet, par l'« accélération » de l'épidémie de Covid-19 sur le continent africain, qui avait jusqu'à présent été relativement épargné. « Je suis très préoccupé par le fait que nous commençons à voir une accélération de la maladie en Afrique, et nous devons tous prendre cela très au sérieux et faire preuve de solidarité » envers les pays concernés, a déclaré le directeur des situations d'urgence sanitaire à l'OMS, Michael Ryan, en conférence de presse à Genève.


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L'Afrique est le deuxième continent le moins touché, avec plus de 15 160 décès, devant l'Océanie, selon les données collectées par l'Agence France-Presse auprès de sources officielles lundi. Mais l'Afrique du Sud, pays le plus touché par la pandémie sur le continent, a passé la barre des 5 000 morts dimanche. « L'Afrique du Sud risque d'être un précurseur de ce qui va se passer dans le reste de l'Afrique », a averti Michael Ryan en faisant valoir que le pays avait enregistré « ses premiers cas assez tôt ».

 

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_  « L'Afrique du Sud vit un événement très, très grave »

Il a expliqué que la maladie s'était d'abord propagée dans les régions les plus riches d'Afrique du Sud, avant d'être désormais largement répandue « dans les régions les plus pauvres, les townships et les zones rurales ». Si l'épidémie s'accélère en Afrique du Sud, avec une progression de 30 % au cours de la semaine dernière, elle ne le fait « pas plus vite » que dans beaucoup d'autres pays du continent, a relevé le responsable de l'OMS. Au même moment, a-t-il cité, la progression atteignait 31 % au Kenya, 26 % en Éthiopie, 50 % à Madagascar, 57 % en Zambie, 69 % en Namibie et 66 % au Botswana.


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Même si le nombre total des cas dans ces pays reste plus faible pour l'instant, « je pense que nous commençons à voir une accélération continue de la transmission dans un certain nombre de pays d'Afrique subsaharienne », a-t-il souligné. « Alors que l'Afrique du Sud vit un événement très, très grave, je pense que c'est vraiment un signe de ce à quoi le continent pourrait être confronté si des mesures urgentes ne sont pas prises », a-t-il conclu.

 

Source : www.lepoint.fr/ Source AFP/ Publié le 20/07/2020 / Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/sante/covid-19-l-oms-alerte-sur-l-acceleration-de-l-epidemie-en-afrique-20-07-2020-2384963_40.php

 

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8 – Angola/Coronavirus : le coup de grâce avec la crise du Covid-19 ?

 

CONJONCTURE. La baisse des cours du pétrole avait déjà mis l'Angola en grande difficulté. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Covid-19 n'a rien arrangé. Le Covid-19 fait bouger les lignes en Afrique. Depuis quelques semaines, l'Angola n'est plus la troisième puissance économique africaine. D'après les dernières estimations du Fonds monétaire international (FMI), le PIB du pays va en effet se contracter cette année de 1,4 %.


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Au contraire de celui du Kenya, son remplaçant sur le podium des économies du continent, qui devrait augmenter, lui, de 1 %. En cause ? Une interruption quasi totale de l'exploitation de pétrole. Le ralentissement de l'économie mondiale, et de celui de la Chine, premier client de l'Angola, a mis les forages des grandes sociétés internationales pétrolières opérant dans le pays – ExxonMobil, Chevron, Eni, Total et BP – à l'arrêt. Et les dépenses prévues dans le secteur par celles-ci ont été largement revues à la baisse, de l'ordre de plusieurs milliards de dollars.

 

_ Le Covid-19 est venu aggraver une situation déjà préoccupante

Si la pandémie de coronavirus a bien porté un coup aux activités du pays, la crise économique que traverse actuellement l'Angola est en réalité bien plus profonde. « Le Covid-19 a effectivement aggravé quelques problèmes. Mais à l'échelle de ces cinq dernières années, ces trois mois sont anecdotiques », affirme Jon Schubert, professeur à l'université Brunel de Londres.

 

Pour lui, « la crise de 2014 avait déjà relevé les failles systémiques du pays ». À l'origine de la crise pour les autorités : la fluctuation des prix du pétrole dont l'État tire un tiers de ses revenus. Mais pour ce spécialiste de l'Angola, l'explication est ailleurs. « La volatilité des prix de l'or noir n'est que le déclencheur. C'est la gestion des revenus pétroliers qui est à l'origine de la récession que traverse le pays depuis maintenant quatre ans. »

 

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Deuxième plus grand producteur de pétrole en Afrique subsaharienne et membre de l'Opep avec environ 1,37 million de barils de pétrole par jour, le potentiel de l'Angola est immense. Mais la corruption pratiquée au sommet de l'État pendant les quatre décennies de l'ère Dos Santos a annihilé tout développement à grande échelle. Le monopole et la gestion de la puissante entreprise d'État chargée de l'exploitation et de la production de pétrole et de gaz naturel Sonangol, dénoncée en janvier dans les Luanda Leaks, n'ont pas permis aux 32 millions d'habitants de récolter les fruits des réserves angolaises.

 

« La faim et la misère font partie aujourd'hui du quotidien de beaucoup d'Angolais, déplore Manuel Alves da Rocha, professeur d'économie à l'université catholique de Luanda. Dans les périphéries des grandes villes et de la capitale, l'aide humanitaire ne faiblit pas. Beaucoup n'ont pas accès à l'eau, à l'électricité et aux soins de santé de base. »

 

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_ Joao Lourenço, un espoir et puis rien

L'arrivée au pouvoir du nouveau président Joao Lourenço en septembre 2017 avait pourtant suscité beaucoup d'espoir. Dès les premiers mois de son mandat, l'ancien secrétaire général du parti-État MPLAse lance dans une vaste campagne anticorruption. Objectif ? Assainir l'économie, et attirer les investisseurs étrangers. Deux mois après sa prise de pouvoir, il limoge Isabel Dos Santos, la fille de l'ex-président et présidente de Sonangol, puis son demi-frère José Filomeno Dos Santos, dirigeant du Fonds souverain angolais en janvier 2018. Quelques mois plus tard, le chef des services de renseignement (SINSE) est remplacé, ainsi que le chef d'état-major de l'armée, après son inculpation dans une affaire de corruption portant sur 50 milliards de dollars.

 

Parallèlement à cette « chasse aux sorcières », Joao Lourenço s'engage dans un vaste programme de réformes économiques. Le plan national de développement 2018-2022 promeut le développement humain, la réforme du secteur public, la croissance inclusive et la diversification de l'économie. Selon le ministre de l'Énergie João Baptista Borges, l'État prévoit la construction d'infrastructures d'une capacité d'environ 600 MW d'énergie solaire dans le pays d'ici à 2022, avec l'installation d'environ 30 000 systèmes individuels de production d'énergie photovoltaïque. La privatisation des actifs énergétiques de l'État, mais aussi des banques, des ports et des sociétés de télécommunications est également lancée.

 

« L'action de Joao Lourenço et le lancement de réformes économiques ont suscité beaucoup d'euphorie dans la population, surtout les premières de son mandat, explique Jon Schubert. Mais aujourd'hui, la déception prend le dessus. Les Angolais ont du mal à voir les effets concrets de sa politique, car leur quotidien, lui, n'a pas beaucoup changé. Cela fait quinze ans qu'ils entendent parler de diversification économique, dans l'agriculture notamment, pour au final peu de résultats et pas vraiment d'impact. »

 

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_ Le même MPLA est au pouvoir

Un constat partagé par Manuel Alves da Rocha, qui « personnellement [...] ne s'est jamais laissé entraîner par la vague d'optimisme des premiers mois ».

 En effet, pour l'économiste, « lorsqu'une économie stagne, lorsque les indicateurs du climat des affaires restent très problématiques, lorsque le capital humain ne correspond pas aux exigences posées par les transformations structurelles des tissus économiques, lorsque les institutions n'existent pas, lorsque l'instabilité institutionnelle est élevée, et lorsque le gouvernement continue de prendre des décisions inappropriées dans la réalité actuelle – l'acquisition de 200 véhicules haut de gamme destinés aux ministres, secrétaires d'État et autres membres de la nomenclature, l'investissement de 42 millions de dollars pour construire le siège de la Commission électorale nationale – il ne peut y avoir d'investissements privés, en particulier en provenance de l'étranger ».

 

Malgré « les réformes », « les efforts de transparence » et « les investissements obtenus », « le MPLA gouverne encore, l'ADN est toujours le même », regrette-t-il. L'accord de facilité de crédit obtenu en décembre 2018 auprès du FMI, d'une durée de trois ans et d'un montant significatif de 3,7 milliards de dollars, ne convainc pas plus. « L'intervention du FMI reste très controversée, car elle se concentre exclusivement sur les aspects de la stabilisation des finances publiques et des taux de change, laissant les questions sociales, la reprise de la croissance et l'emploi en arrière-plan », soutient-il.

 

Près de trois ans après l'accès à la présidence de Joao Lourenço, le constat est amer. L'Angola peine à se dépêtrer du marasme économique dans lequel il s'est enfoncé sous José Eduardo Dos Santos. Pour Jon Schubert, « même si sa démarche est sincère, la tâche de Joao Lourenço reste immense. Il faut une mutation en profondeur, des mesures très radicales. Mais le gouvernement n'a pas l'argent pour les mettre en place », affirme l'enseignant-chercheur. De quoi mesurer l'immensité de sa tâche.

 

Source : www.lepoint.fr/ Par Marlène Panara/ Publié le 15/07/2020/ Le Point.fr

 

https://www.lepoint.fr/afrique/angola-le-coup-de-grace-avec-la-crise-du-covid-19--15-07-2020-2384422_3826.php/

 

Diana Paola Angola who recovered of the novel coronavirus, COVID ...


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La gestion des priorités sanitaires et économiques dans le ...  


9 – Afrique/Coronavirus : Plus de 10.000 travailleurs de la santé en Afrique infectés par la Covid-19 (OMS)

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre la menace que représente la Covid-19 pour les professionnels de la santé en Afrique. Plus de 10.000 travailleurs de la santé dans les 40 pays qui ont signalé de telles infections ont été infectés par le virus jusqu'à présent. Un chiffre qui illustre les défis auxquels le personnel médical de première ligne est confronté.


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La mise en garde de l'OMS survient au moment où les cas de Covid-19 en Afrique semblent s'accélérer. Il y a maintenant plus de 750.000 cas de Covid-19, dont plus de 15 000 décès, sur le continent africain. Certains pays frôlent un nombre critique d'infections qui peuvent mettre à rude épreuve leurs systèmes de santé. L'Afrique du Sud est aujourd'hui l'un des pays les plus touchés au monde. 

 

 « L'augmentation du nombre de cas de Covid-19 en Afrique exerce une pression de plus en plus forte sur les services de santé de tout le continent », a déclaré jeudi la  Dr. Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, lors d'une conférence de presse virtuelle. « Cela a des conséquences très réelles pour les personnes qui y travaillent, et il n'y a pas d'illustration plus frappante de ce phénomène que le nombre croissant d'infections chez les travailleurs de la santé ».

 

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_ Portail sur le coronavirus et mises à jour

Les lecteurs peuvent trouver des informations et des conseils sur le nouveau coronavirus (2019-nCoV) fournis par l'Organisation mondiale de la santé et les agences des Nations Unies ici. Pour les nouvelles quotidiennes d'ONU Info, cliquez ici.

Jusqu'à présent, environ 10% de tous les cas dans le monde concernent des travailleurs de la santé, bien qu'il y ait une grande différence entre les différents pays. En Afrique, les informations sur les infections des travailleurs de la santé sont encore limitées, mais les données préliminaires montrent que ces infections représentent plus de 5 % des cas dans 14 pays d'Afrique subsaharienne seulement, et dans quatre de ces pays, les travailleurs de la santé représentent plus de 10 % de toutes les infections.

 

L'accès insuffisant aux équipements de protection individuelle ou la faiblesse des mesures de prévention et de contrôle des infections augmentent le risque d'infection des travailleurs de la santé. L'augmentation de la demande mondiale d'équipements de protection ainsi que les restrictions mondiales sur les voyages ont provoqué des pénuries d'approvisionnement.

 

Les travailleurs de la santé peuvent également être exposés à des patients qui ne présentent pas de signes de la maladie et qui se trouvent dans les structures de santé pour d'autres services. Des risques peuvent également survenir lorsque le personnel de santé est réaffecté à la réponse à la Covid-19 sans avoir reçu un briefing adéquat, ou en raison d'une lourde charge de travail qui entraîne de la fatigue, de l'épuisement professionnel et peut-être une application insuffisante des procédures opérationnelles standard.

 

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_ « Une infection parmi les travailleurs de la santé est une infection de trop »

Dans de nombreux pays africains, les mesures de prévention et de contrôle des infections visant à prévenir les infections dans les structures de santé ne sont pas encore pleinement mises en œuvre. Lorsque l'OMS a évalué les cliniques et les hôpitaux du continent africain pour ces mesures, seuls 16 % des quelque 30 000 établissements étudiés ont obtenu un score d'évaluation supérieur à 75 %.

 

Il a été constaté que de nombreux établissements de santé ne disposaient pas de l'infrastructure nécessaire pour mettre en œuvre les principales mesures de prévention des infections ou pour éviter la surpopulation. Seuls 7,8% (2.213 établissements) disposaient de capacités d'isolement et seulement un tiers avait la capacité de trier les patients.


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« Une infection parmi les travailleurs de la santé est une infection de trop », a déclaré la Dr. Moeti. « Les médecins, le personnel infirmier et les autres professionnels de la santé sont nos mères, nos frères et nos sœurs. Ils concourent à sauver des vies mises en danger par la Covid-19. Nous devons nous assurer qu'ils disposent du matériel, des compétences et des informations dont ils ont besoin pour assurer leur propre sécurité, celle de leurs patients et de leurs collègues »

 

Depuis le début de l'épidémie, l'OMS travaille en étroite collaboration avec les ministères de la santé pour réduire les infections des travailleurs de la santé. L'agence onusienne a formé plus de 50.000 professionnels de la santé en Afrique à la prévention et au contrôle des infections, et prévoit d'en former plus de 200.000 autres. Elle fournit également des documents d'orientation et des lignes directrices sur les meilleures pratiques de soins et les schémas de traitement les plus récents.


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L'OMS contribue également à pallier les insuffisances dans la fourniture d'équipements de protection individuelle. Présentement, 41 millions d'équipements de protection individuelle sont prêts à être expédiés de Chine pour couvrir les besoins de 47 pays africains. Les expéditions pour une première vague de 23 pays africains devraient commencer ce week-end.

 

Grâce aux efforts concertés de l'OMS et de ses partenaires, certains pays africains ont réussi à réduire considérablement les infections parmi le personnel de santé. Par exemple, il y a deux mois, plus de 16 % des infections par Covid-19 en Sierra Leone concernaient des travailleurs de la santé. Ce chiffre est aujourd'hui tombé à 9 %. La Côte d'Ivoire a réduit la proportion d'infections parmi les travailleurs de la santé de 6,1 % à 1,4 %. L'intensification des mesures de prévention et de contrôle des infections peut encore réduire les infections au sein du personnel de santé, souligne l'OMS.

 

Source : //news.un.org/fr/ 24 juillet 2020

 

https://news.un.org/fr/story/2020/07/1073721/

 

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