Publié le : 01-12-2014 à 10:06:50 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MONDE/ FRANCOPHONIE/ OIF/ GOUVERNANCE : Nouveau secrétaire général et nouvelle gouvernance ( ?)


« Le nouveau secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est enfin connu. La candidate canadienne Michaëlle Jean (55 ans) a été désignée après un conclave des chefs d’Etats des candidats. Le choix du nouveau successeur du Sénégalais Abou Diouf a frôlé l’étape du vote au bulletin secret, ce qui serait une première dans l’histoire de l’organisation. La Canadienne est la première femme à occuper ce poste à l’OIF. Ex-gouverneure générale du Canada, chancelière de l’université d’Ottawa, active dans la coopération éducative avec l’Afrique et envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti, Michaëlle Jean a bénéficié du soutien sans faille de son pays. »



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1 - Michaëlle Jean : à la tête de l’OIF

 

C’est fait ! Le nouveau secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie est enfin connu. La candidate canadienne Michaëlle Jean (55 ans) a été désignée après un conclave des chefs d’Etats des candidats. Le choix du nouveau successeur du Sénégalais Abou Diouf a frôlé l’étape du vote au bulletin secret, ce qui serait une première dans l’histoire de l’organisation. La Canadienne est la première femme à occuper ce poste à l’OIF.

 

Ex-gouverneure générale du Canada, chancelière de l’université d’Ottawa, active dans la coopération éducative avec l’Afrique et envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti, Michaëlle Jean a bénéficié du soutien sans faille de son pays. Comme Africa Top success vous le rapportait, le deuxième poids lourd de l’OIF (21 millions d’euros en 2014), mène une diplomatie offensive pour mieux se positionner au sein de l’institution.

 

La nouvelle secret aire générale de l’OIF promet travailler avec tous. « L’important est d’être à l’écoute de ce que les pays veulent accomplir de leur vision du rôle de l’Organisation de la Francophonie. Je suis une femme d’action du Nord et du Sud qui travaille sur une diplomatie active et de proximité et qui tient à ce que la voix des pays africain », a-t-il indiqué lors de sa rencontre avec le président togolais Faure Gnassingbe à Washington.

 

Rédigé par Roger ADZAFO

 

http://www.africatopsuccess.com/2014/11/30/michaelle-jean-a-la-tete-de-loif/


http://www.jeuneafrique.com/photos/112014/024112014143430000000JA2811p064.jpg media


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2 - La Canadienne Michaëlle Jean élue à la tête de la Francophonie

 

La Canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean est la première femme et la première personnalité non africaine à être nommée au poste de secrétaire générale de l'OIF.

 

Au bout du suspense et dans la douleur. Au terme d'un long week-end de tractations, de conciliabules et de réunions à huis clos, les 57 pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie, réunis en sommet à Dakar, ont trouvé un successeur à l'emblématique Abdou Diouf. Dimanche, c'est finalement la Canadienne Michaëlle Jean qui a été nommée secrétaire générale de l'organisation.

 

Une double révolution pour l'OIF. D'abord parce qu'il s'agit d'une femme, ensuite parce qu'elle n'est pas originaire d'Afrique ou d'un pays du sud comme le voulait jusqu'alors une tradition non écrite. La nouvelle secrétaire générale a en tout cas provoqué un moment de flottement après sa nomination en répondant, lors d'une conférence de presse, à une question en français… puis en anglais. Une obligation constitutionnelle canadienne mais qui dénote tout de même venant de la nouvelle patronne de la Francophonie. Haïtienne descendante d'esclaves, elle émigre au Canada, y devient journaliste vedette à la télévision puis, plus tard, gouverneure générale du pays. Pour obtenir ce dernier poste, elle renonce en 2005 à la nationalité française.

 


Le poids de la France

Sa victoire tient beaucoup aux divisions des pays africains, incapables de s'entendre sur un candidat commun. Officiellement, la France ne soutenait personne et privilégiait une solution de consensus entre les pays africains. «La France n'a pas de candidat», a répété à de nombreuses reprises François Hollande ce week-end. Voulant rompre avec la «Françafrique» du passé, il s'est également beaucoup félicité que ce ne soit pas Paris «qui désigne le secrétaire général de la Francophonie». Ce qui ne l'a tout de même pas empêché de peser.