Publié le : 05-02-2018 à 10:44:26 By: David N’DJA Boka

  

M. Laurent Gbagbo : un nationaliste africain diabolisé par un système inconnu (enfin un homme libre...) 

 

_ Ces bons exutoires, par qui vivent, des criminels machiavéliques au déçu de tout soupçon

 

Faut-il le rappeler ? La Côte d’Ivoire est un pays particulier. Rappelons-nous ceci. Le Président français, M. Emmanuel Macron, était en visite récemment au Ghana. Il y a vu, un pays nationaliste africain assez bien géré : bonnes perspectives économiques ; nationaux ghanéens fortement impliqués dans l’économie ; alternance démocratique fonctionnelle ; pays ayant une faible proportion d’étrangers ; pays politiquement stable ; criminalité contenue (1) ; monnaie nationale bien gérée, etc.


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Logiquement, la France, émerveillée par ce pays anglophone, envisage d’y nouer de juteux contrats pour ses multinationales, dans divers domaines économiques et technologiques : pétrole, BTP, aéronautique, transport, NTIC, voire espace… 

  

Dans sa volonté d’établir des relations de développement avec des pays sérieux dirigés par des Africains, M. Emmanuel Macron a également séjourné récemment au Nigeria. 


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Il a encore découvert, émerveillé, une Afrique qui se réveille, s’enrichie, se construit et s’émancipe. Toutes choses qui expliquent peut-être ses pas de danse. Une Afrique qui ne pleurniche pas, mais qui se développe et avec qui la France peut contracter, d’égal à égal, et dans divers domaines économiques, commerciaux et stratégiques. M. Macron sait et n’ignore pas que le Nigeria est un pays fédéral et une grande puissance économique régionale. Un pays qui dispose, en son sein, d’Etats fédérés, qui dépassent en puissance « ses » grands Etats francophones africains, qui sont en réalité des coquilles vides économiques. Ces pays qui innovent difficilement aux plans politique, économique et scientifique, et qui se déconstruisent, avec des dirigeants qui ne songent qu’à s'enrichir et à confisquer le pouvoir par tous les moyens au profit de clans.

  

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A côté du Ghana, il y a la Côte d’Ivoire, pays sortant de guerre, avec une bonne motivation d’émergence et des atouts solides, promus par un bon Président à l’écoute de son peuple.

Mais les passifs à solder sont nombreux : régions et groupes ethniques marqués par des atrocités de guerre ; impunité relative concernant certains criminels de guerre ; pays non totalement stabilisé avec des attaques armées ; rébellions et manifestations violentes fréquentes des populations du nord contre leurs frères au pouvoir ; nationaux faiblement impliqués dans l’économie et le commerce ; criminalité galopante ; chômage important des jeunes diplômés (2) ; taux important d’étrangers au regard de la population nationale ; monnaie encore administrée par la France ; crises et violences au niveau du système éducatif avec des arrêts des cours, etc.

 

Relativement à ces préoccupations, une semble non négociable, les tueries de masse, lâches et barbares, d’origine politique, ethnique et religieuse, contre une bonne partie des populations ivoiriennes. La guerre est le prétexte tout trouvé pour justifier ces atrocités et tenter d'exonérer ces criminels de guerre de leurs forfaits. Mais la guerre a des règles et elle n'autorise pas l'assassinat de civils désarmés et le viol de femmes apeurées et en pleurs. Les Ivoiriens attendent fermement que la justice nationale ou internationale fasse son travail...  


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Mais au-delà de ces soubresauts, ce que les populations ivoiriennes n’ignorent pas est que dans leur pays, les leaders aux prétentions nationalistes sont politiquement achevés, d’une façon ou d’une autre. C’est une constante machiavélique. C’est le cas de M. Henri Konan Bédié. 

(Concernant M. Bédié, comment ne pas reconnaître le mérite politique de cet homme extraordinaire que des opportunistes cherchent à effacer, par peur de voir consolidée et raffermie, l’œuvre politique générale du père fondateur de la nation ivoirienne, (en corrigeant quelques aspects problématiques et controversés de sa gouvernance) ? Car ce qui est désormais en cause, c’est la cohésion même de cette jeune nation et la place des Ivoiriennes et des Ivoiriens.



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Il a tout accepté pour son pays, sans toutefois se fermer aux perspectives nouvelles : coup d’Etat (et refus de répondre par la violence), alliance politique hétéroclite (pour sortir son pays de la guerre et des violences), mise en veilleuse de la force politique de son parti pour permettre une nouvelle et mitigée gouvernance (force assise sur la plus forte population ivoirienne, les Akan), gestion courageuse et digne des efforts de sabordement de sa formation politique par ses anciens alliés ingrats, nouvelle plate-forme politique avec les Ivoiriennes et les Ivoiriens épris de paix, engagement pour le retour du PDCI-RDA au pouvoir aux élections générales de l’année 2020, etc.)

C’est le cas de M. Laurent Gbagbo, aujourd’hui diabolisé, sans que la justice internationale n’arrive à apporter les preuves de ses crimes… 

 

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Il est également temps que la communauté internationale (et des pays tels que la Russie, les Etats-Unis d’Amérique, la Chine, l'Union Européenne, la France et la Grande Bretagne) s’intéressent sérieusement au vrai sort de ce peuple et à l'Etat de Côte d’Ivoire (en tant qu'entité souveraine). Des choses terribles politiques, économiques, sociales et criminelles s’y passent. Des manipulations politiques, des mensonges, des exécutions criminelles sommaires, des enfants enlevés du voisinage immédiat et sommairement assassinés, des morts suspectes et bizarres d'origine politique ou non..., sont des drames quotidiens de plus en plus visibles. Intimidations ? 

Ici, des démiurges politiques, économiques et sociaux, des sangsues, s’arrogent tout et s’approprient tout, y comprises des forêts classées (qui deviennent de nouvelles terres agricoles), et sans que le gouvernement n’arrive à maîtriser tous ces phénomènes piteux, incroyables et inacceptables…  


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La Côte d’Ivoire et son peuple ont besoin de paix et de tranquillité, dans les foyers familiaux et les lieux de travail, dans l'animation et la vie des partis politiques, dans les villages et les communautés urbaines. Et les populations ivoiriennes ont (tout de même) dans leur propre pays et sur leurs terres, le droit d’avoir des hommes politiques intègres, nationalistes et bienveillants pour défendre leurs réels et vrais intérêts bafoués par des opportunistes et les libérer d’une forme d’asservissement. Néocolonialisme ? 


Les Ivoiriennes et les Ivoiriens, épris de paix, de justice et de fraternité, ne sont plus dupes. Ils savent désormais que tous ces drames qui se nouent et se dénouent ici ont pour finalité parlante, la souveraineté de leur pays et ses droits inaliénables (cette terre d'Eburnie, si hospitalière et si fraternelle), le pouvoir, l'argent facile et les rattrapages, les postes administratifs, la perpétuation de privilèges souvent mal acquis. Expropriation ?


Le combat pour un monde fraternel de justice et de paix, débarrassé du mal et du diable, sera sans doute difficile, vu les armes utilisées ici et là. Mais le bien triomphe toujours du mal, simplement parce que les hommes bienveillants sont plus nombreux que les personnes malfaisantes et machiavéliques...  


Bonne et heureuse année 2019.


                              La rédaction/ www.paixetdeveloppement.com/ (Site internet panafricaniste créé par David N’DJA Boka)

 

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(M. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé, enfin libérés par la CPI) 

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(1) - Criminalité contenue : le Président du Ghana, M. Nana Akufo-Addo, a admis récemment dans son discours à la nation, la nécessité de renforcer les mesures sécuritaires, pour faire face aux nouveaux défis liés à l’insécurité et aux crimes. Il s’agit d’aller un peu plus loin dans le renforcement du système sécuritaire du pays.

  

(2) - Chômage important des jeunes diplômés : divers pays africains (Nigeria, Algérie...) ont mis en place des programmes de recrutements massifs de jeunes diplômés, dans l'objectif de résorber le chômage. L'administration centrale, les collectivités locales et les entreprises publiques, sont bénéficiaires de ces programmes. Le Président Houphouët-Boigny avait également mis en œuvre un programme de recrutement comparable, en encadrant toutefois les salaires, en vue de réduire la charge salariale globale...   

 

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 Mise à jour : 09 février 2019/