Publié le : 30-08-2019 à 13:04:24 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

INFORMATIQUE/ ELECTRONIQUE : ces nouvelles frontières technologiques qui doivent intéresser l’Afrique

                     

« Santé/ Médecine et intelligence artificielle : Les promesses de l’intelligence artificielle en médecine sont gigantesques. Les dernières avancées ont permis de faire des bonds en matière de diagnostic de maladies. Ainsi, le Professeur Chrétien expliquait le 21 novembre 2018 au CHRU de Nancy concernant un groupe de tumeurs rares de l’enfant : “Aujourd’hui un réseau classique de neurones[…]en libre accès sur internet fait aussi bien, si on le nourrit d’énormément de données, que l’anatomopathologiste expert local”. De nombreuses études attestent de l’efficacité de l’intelligence artificielle pour diagnostiquer certaines maladies. Notamment des cancers. Le fait qu’une intelligence artificielle puisse se nourrir de millions de cas lui permet d’accumuler des connaissances. »


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1 - Intelligence artificielle : les risques d'une utilisation malveillante

 

26 experts spécialisés en intelligence artificielle, cybersécurité et robotique ont rédigé un rapport alarmiste sur les dangers d'un dévoiement de ces technologies. Ils passent en revue divers scénarios inquiétants qui vont jusqu'à des attaques terroristes et des manipulations politiques à l'aide de fausses vidéos indétectables. Des experts internationaux sonnent l'alarme sur les risques d'une utilisation malveillante de l'intelligence artificielle (IA) par « des États voyous, des criminels, des terroristes », dans un rapport publié mercredi. Selon eux, dans les dix prochaines années, l'efficacité croissante de l'IA risque de renforcer la cybercriminalité mais aussi de conduire à des utilisations de drones ou de robots à des fins terroristes. Celle-ci est aussi susceptible de faciliter la manipulation d'élections via les réseaux sociaux grâce à des comptes automatisés (bots).

 

Ce rapport de 100 pages intitulé The Malicious Use of Artificial Intelligence a été rédigé par 26 experts spécialistes en intelligence artificielle, cybersécurité et robotique. Ceux-ci travaillent pour des universités (Cambridge, Oxford, Yale, Stanford) et des organisations non gouvernementales (OpenAI, Center for a New American Security, Electronic Frontier Foundation). Ces experts appellent les gouvernements et les différents acteurs concernés à mettre en place des parades pour limiter les menaces potentielles liées à l'intelligence artificielle.


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_ La cybercriminalité à grande échelle

« Nous pensons que les attaques qui seront permises par l'utilisation croissante de l'IA seront particulièrement efficaces, finement ciblées et difficiles à attribuer », souligne le rapport. Pour illustrer leurs craintes, ces spécialistes évoquent plusieurs « scénarios hypothétiques » d'utilisation mal intentionnée de l'IA. Ils soulignent que des terroristes pourraient modifier des systèmes d'IA disponibles dans le commerce (drones, véhicules autonomes) pour provoquer des crashs, des collisions ou des explosions.

 

Les auteurs imaginent ainsi le cas d'un robot nettoyeur trafiqué qui se glisserait subrepticement parmi d'autres robots chargés de faire le ménage dans un ministère berlinois. Un jour, l'intrus passerait à l'attaque après avoir reconnu visuellement le ministre des Finances. Il se rapprocherait de lui et exploserait de façon autonome, tuant sa cible. Par ailleurs, « la cybercriminalité, déjà fortement en hausse, risque de se renforcer avec les outils procurés par l'IA », déclare à l'AFP Seán Ó hÉigeartaigh, directeur du Centre for the Study of Existential Risk de l'université de Cambridge, un des auteurs du rapport. Les attaques par hameçonnage ciblé (spear phishing) pourraient ainsi devenir beaucoup plus aisées à mener à une large échelle.

 

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_ Un risque politique

Mais, pour lui, « le risque le plus sérieux, même s'il est moins probable, est le risque politiqueNous avons déjà vu comment des gens se servaient de la technologie pour essayer d'interférer dans les élections et la démocratieSi l'IA permet à ces menaces de devenir plus fortes, plus difficiles à repérer et à attribuer, cela pourrait poser de gros problèmes de stabilité politique et contribuer peut-être à déclencher des guerres », estime Seán Ó hÉigeartaigh.

 

Avec l'IA, il devrait être possible de réaliser des fausses vidéos très réalistes et cela pourrait être utilisé pour discréditer des responsables politiques, avertit le rapport. Les États autoritaires vont aussi pouvoir s'appuyer sur l'IA pour renforcer la surveillance de leurs citoyens, ajoute-t-il. Ce n'est pas la première fois que des inquiétudes s'expriment concernant l'IA. Dès 2014, l'astrophysicien Stephen Hawking lançait une mise en garde sur les risques qu'elle pourrait faire courir à l'humanité, en dépassant l'intelligence humaine. L'entrepreneur Elon Musk et d'autres ont aussi tiré la sonnette d'alarme. Des rapports spécifiques sur l'utilisation de drones tueurs ou sur la façon dont l'IA pourrait affecter la sécurité des États-Unis ont également été publiés. Ce nouveau rapport apporte « une vue d'ensemble sur la façon dont l'IA crée de nouvelles menaces ou change la nature des menaces existantes dans les domaines de la sécurité numériquephysique et politique », explique Seán Ó hÉigeartaigh.


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_ Appel à l'action

Apparue dès les années 1950, l'intelligence artificielle correspond à des algorithmes sophistiqués qui permettent de résoudre des problèmes pour lesquels les humains utilisent leurs capacités cognitives. Ces dernières années, elle a fait des progrès substantiels notamment dans les domaines liés à la perception, comme la reconnaissance vocale et l'analyse d'images. « Actuellement, il y a encore un écart important entre les avancées de la recherche et sesapplications possibles. Il est temps d'agir », déclare à l'AFP Miles Brundage, chargé de recherche au Future of Humanity Institute de l'université d'Oxford. Cet expert a animé en février 2017 à Oxford un atelier sur les risques d'un usage malveillant de l'IA, qui a donné naissance à ce rapport. 

« Les chercheurs en IA, les concepteurs de robots, les compagnies, les régulateurs, les politiques doivent à présent collaborer pour tenter de prévenir [ces risques] », conclut Seán Ó hÉigeartaigh. 

 

Futura avec l'AFP-Relaxnews/ Publié le 21/02/2018

 

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/intelligence-artificielle-intelligence-artificielle-risques-utilisation-malveillante-70247/

 

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2 - Economie/ Risques et bénéfices de l’intelligence artificielle : le rapport d’Allianz

 

Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) et des nouvelles technologies, certaines entreprises se développent à travers différents domaines tels que l’économie, la politique, l’environnement, la mobilité, la santé ou encore la défense. Cependant, des risques existent à cette démocratisation. The Rise of Artificial Intelligence, le rapport rédigé par Future Outlook and Emerging Risks, et Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), met en avant les opportunités et les risques de l’intelligence artificielle dans ce nouvel environnement.

 

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_ Les opportunités de l’intelligence artificielle

Grâce aux nouvelles technologies, différentes opportunités s’offrent aux entreprises. Les intelligences artificielles sont des technologies capables de percevoir, comprendre, agir, et même apprendre. Elles sont utilisées dans différents secteurs d’activités et sous différentes formes (voitures autonomes, chatbot). Cette technologie a donc beaucoup d’avantages. En effet, elle permet aux entreprises d’être plus productives, de réaliser moins de tâches par le biais d’humains, mais également de rendre meilleure l’expérience client.

 

Avec des avancées technologiques continuelles, l’intelligence artificielle se développe et devient donc un outil incontournable pour les entreprises. Pour le moment, les intelligences artificielles sont dites élémentaires ou “faibles”, et ne permettent de réaliser que des actions spécifiques. Cependant, avec les avancées réalisées, nous verrons dans le futur, qu’elles pourront effectuer des applications dites “fortes”. Selon Accenture, l’intelligence artificielle pourrait accroître de près de 38 % la rentabilité des entreprises d’ici 2035.

 

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_ Les risques de l’intelligence artificielle

Selon Michael Bruch, directeur des tendances émergentes de l’AGCS, “L’IA engendre des bénéfices et des risques dans de nombreux domaines : économie, politique, mobilité, santé, défense et environnement. Des stratégies de gestion active du risque seront nécessaires pour optimiser les bénéfices nets de l’introduction à grande échelle des applications IA avancées dans la société.” En effet, des risques sont à prévoir, et ce pour différentes raisons. Parmi ces raisons, les cyber-attaques et les défaillances techniques. Ces risques pourraient entraîner de grandes perturbations et les bénéfices engendrés par l’intelligence artificielle serait à hauteur de la gravité des risques. En effet, les forts sinistres financiers vont augmenter en fonction de l’inter connectivité des entreprises.

 

Selon l’AGCS, les éventuels risques sont liés à l’accessibilité, la sécurité, la reddition de comptes, la responsabilité et l’éthique. Comme évoqué précédemment, l’intelligence artificielle est utilisée dans beaucoup de secteurs comme la santé ou encore les voitures connectées. Les risques peuvent donc être grave si ces secteurs sont touchés par le piratage ou une défaillance. Pour pallier à ces risques, les entreprises prévoient de créer de nouveaux logiciels intelligents permettant la détection d’intrusions dans leurs systèmes. Cependant, cette solution pourrait tout aussi bien accentuer le risque dans le cas où des hackers en prenaient le contrôle.


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Aujourd’hui, si une cyberattaque mondiale survient, les pertes causées seraient estimées à plus de 50 millions de dollars. Si un prestataire de service de cloud (serveur de stockage de données en ligne) stop son activité pendant une demi-journée, les pertes seraient d’environ 850 millions de dollars. Les entreprises sont aujourd’hui extrêmement dépendantes de l’informatique dans leurs activités, ce qui engendre pour elles de grands bénéfices, mais aussi de grands risques.

 

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_ L’intelligence artificielle et les assurances

Les métiers de l’assurance sont donc amenés à évoluer. En effet, la responsabilité va très certainement changer. Il s’agit maintenant de mettre, à travers de nouveaux contrats, la responsabilité sur le fabricant, autrement dit le concepteur du produit, et non plus sur l’utilisateur. Selon Michael Bruch, la mise en place d’autorité et d’organes spécialisés pourrait être une solution pour “définir un cadre de responsabilité dans lequel les concepteurs, les fabricants ou les revendeurs de produits d’intelligence artificielle seraient soumis à une responsabilité civile limitée.”


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Les assurances doivent aujourd’hui recenser les nombreux risques liés à l’intelligence artificielle, afin de formuler des contrats d’assurance civile adaptés aux nouveaux enjeux liés à ces technologies. Cependant, les assureurs devront eux aussi se protéger contre ces nouveaux risques. Le monde de l’assurance est un des précurseurs en matière de nouvelles technologies grâce aux AssurTech. En effet, les nombreuses évolutions technologiques ont fait prendre conscience aux assureurs qu’il fallait avancer dans ce sens. 


De nombreuses start-ups permettent aujourd’hui aux assureurs de bénéficier de prestations pour faciliter la mise en place de contrats, la recherche de solutions, ou même encore la recherche de fraudes à l’assurance. Ces nouvelles technologies permettront aussi de faciliter la relation client avec des services 24h/24, grâce à des chatbots par exemple. Le parcours client facilité permettra de meilleures relations avec la compagnie. Mais l’interaction humaine pourrait-elle être remplacée ?

 

Rédigé par Ambre/ 06/04/2018/ Sources et références : http://www.agcs.allianz.com/global-offices/france/news-press-france/ia-report/

 

https://bonne-assurance.com/actualites/2018/04/06/risques-et-benefices-de-lintelligence-artificielle-le-rapport-dallianz/

 

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3 - En Chine, Sogou crée des voix plus naturelles pour les livres audio grâce à l'intelligence artificielle

 

Après les présentateurs télé et même un juge virtuel, le moteur de recherche chinois Sogou va proposer des avatars d’auteurs de romans pour les livres audio, en partenariat avec Zhangyue Technology. Le marché des livres audio est en plein boom en Chine. Pour répondre à la demande de façon qualitative, le moteur de recherche chinois Sogou (filiale de Tencent) veut y appliquer des techniques d'intelligence artificielle. Il a annoncé le 9 août, lors de la conférence China Online Literature (COL+), le projet d'avatar professionnel intelligent Yanny. Ce dernier combine des technologies de synthèse vocale, de reconnaissance d'image et de capacités de prédiction qui lui permettent de créer des avatars réalistes.

 

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_ DES VOIX SYNTHÉTIQUES PLUS NATURELLES

Preuve de son efficacité : la keynote de la conférence COL+ a elle-même été présentée par un avatar utilisant Yanny. L'intérêt d'appliquer l'intelligence artificielle au monde du livre audio est d'améliorer la qualité de la lecture. En effet, la plupart des liseuses proposent déjà une option de synthèse vocale pour n'importe quel ouvrage, mais la qualité laisse à désirer. Les clients préfèrent écouter les voix d’auteurs, d'acteurs ou d’autres personnalités lorsqu’ils "consomment" un livre.

 

Mais créer des livres audio lus par des professionnels, voire par les auteurs eux-même, est long et coûteux. La synthétisation de leur voix est une solution beaucoup plus économe et qui peut être appliquée à grande échelle. Pour mettre cette technologie en application, Sogou a également annoncé un partenariat avec Zhangyue Technology, qui commercialise la liseuse électronique iReader. Dans un premier temps, ce sont deux auteurs chinois, Yue Guan et Bu Xin Tian Shang Diao Xian Bing, qui seront représentés par des sosies numériques. La date de disponibilité de ce service n'a pas été précisée.


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_ DE NOMBREUX PROJETS D'AVATARS RÉALISTES

Ce n'est pas le premier projet de ce type mené par Sogou. L'entreprise avait déjà introduit en 2018, aux côté de l’agence de presse gouvernementale Xinhua, deux présentateurs télé virtuels dotés de voix et d'expressions proches de celles d’êtres humains, et qui officient encore régulièrement sur le site Internet de Xinhua.  L’entreprise, qui affirme être le deuxième moteur de recherches sur mobile en Chine, a également profité de COL+ pour annoncer la participation d’une animatrice virtuelle, Xin Xiaomeng, aux célébrations du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, en octobre prochain. Et en juin, la société avait créé le premier juge virtuel au monde, qui permet de résoudre des litiges en ligne en temps réel.

 

Enfin, elle a noué un partenariat avec Abu Dhabi Media pour lancer le premier présentateur virtuel parlant l'arabe. "Nous sommes convaincus que nos avatars professionnels permettront des interactions plus naturelles entre l'homme et la machine, précise-t-elle. Nous continuerons à nous concentrer sur l’intelligence artificielle appliquée au langage".

 

AUDE CHARDENON/ PUBLIÉ LE 14 AOÛT 2019/

 

https://www.usine-digitale.fr/article/en-chine-sogou-cree-des-voix-plus-naturelles-pour-les-livres-audio-grace-a-l-intelligence-artificielle.N874960/


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4 - INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : Le futur, c'est maintenant (ces robots qui servent dans l'armée russe)

 

Les robots et les armes intellectuelles qui remplaceront dans un avenir prévisible les hommes sur le champ de bataille sont l’une des principales tendances du développement militaire en ce début de XXIe siècle. Les armées les plus puissantes du monde ont d’ores et déjà reçu leurs premières machines, qui constituent les germes des futurs Terminators et Robocops. L'armée russe a ses propres réalisations dans ce domaine.

 

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_ Modules de combat

Les premiers « robots » de l'armée russe (outre les petits robots-démineurs contrôlés par un opérateur avec une manette de commande à la main comme dans un jeu vidéo) sont installés à la place des tourelles de mitrailleuse dans les véhicules blindés légers et lourds. L'un d'entre eux est produit par Kalachnikov Concern. C'est une sorte de tourelle télécommandée avec deux mitrailleuses de calibres 12,7 et 7,62 mm, que vous pouvez découvrir en détail dans notre article. Le second est un type similaire de « tourelle » placée sur un véhicule blindé léger de type Tiger. Son unité de combat équipée d'un canon de 30 mm et de mitrailleuses de 12,7 mm et de 7,62 mm peut surveiller le champ de bataille et ouvrir le feu de manière indépendante sur les cibles spécifiées dans son programme.

 

En même temps, une base de données sur les cibles - leur apparence, leurs mouvements, leur rayonnement thermique, etc. - est initialement chargée dans l'intelligence artificielle du robot (« cerveau » de la machine, ou simplement ordinateur). La base est constamment mise à jour, complétée et étendue par des algorithmes d'autoapprentissage. Et les ingénieurs peuvent déjà ajouter des méthodes de détection supplémentaires à l’intérieur de la machine - en fonction de la température, de la luminosité dans le spectre infrarouge, etc.


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Cependant, au stade scientifique et technique actuel, seule un humain peut décider d'ouvrir le feu sur un objectif particulier. La machine, bien sûr, peut le faire seule, mais les généraux ne sont pas encore prêts à le permettre. Dans le même temps, une telle « tourelle » constitue une arme efficace contre les petits drones munis de bombes artisanales, qui pullulent lors de toutes les hostilités impliquant des terroristes au Moyen-Orient. Parallèlement à cela, les ingénieurs déclarent que le « cerveau » de ces machines évolue dans le temps : il étudie l'environnement de manière indépendante et complète sa base de données avec telle ou telle information sur l'ennemi et sur l'ensemble de son environnement.

 

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_ Missiles intelligents

Souvent, les chefs d'État parlent de « missiles intelligents » en service de leurs armées. De tels missiles existent bel et bien. Dans les têtes à visée automatique des missiles de croisière Kalibr et Tomahawk, ou encore dans les modules de combat des missiles Iskander-M, on a ajouté des images ou des photographies et des données informatiques sur les cibles avec une liste complète d'informations. En fait, c’est l’une des raisons pour lesquelles les missiles de croisière peuvent voler jusqu’à une cible, contourner le relief, effectuer des manœuvres sur le parcours, varier en altitude, et frapper précisément la cible assignée. Parallèlement à cela, les missiles peuvent éviter toutes les fausses cibles sur leur chemin et frapper exactement l’endroit fixé.


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Il convient de souligner que toutes ces technologies atteindront dans les prochaines décennies des niveaux complètement différents. Et le jour n'est pas loin où l’homme sera remplacé par des machines sur le champ de bataille sur la terre, dans l'eau et dans les airs. Les premiers « pistolets intelligents » sont d’ailleurs déjà en service dans les rangs des armées russe et américaine.

 

SCIENCES & TECH/ 24 OCT 2018/ NIKOLAÏ LITOVKINE

 

https://fr.rbth.com/tech/81740-russie-robots-armee/


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5 - Informatique : 93 millions de milliards d'opérations par seconde !

 

La puissance informatique maximale disponible sur terre a été multipliée par près de 100 millions de milliards en quatre-vingts ans. Nous devons user avec sagesse de notre pouvoir démiurgique: et, pour cela, la philosophie des sciences doit être apprise dès l'école. Demain sera vertigineux par Laurent Alexandre. En 1938, l'ordinateur le plus puissant sur terre, le Z1, inventé par l'ingénieur allemand Konrad Zuse, réalise une opération par seconde. 2017 : le TaihuLight Sunway chinois atteint 93 millions de milliards d'opérations par seconde. La puissance informatique maximale disponible sur terre a été multipliée par près de 100 millions de milliards en quatre-vingts ans. Les machines réalisant 1 milliard de milliards d'opérations par seconde sont attendues pour 2020. Certains envisagent que des ordinateurs effectuant 1 milliard de milliards de milliards d'opérations par seconde seront entre nos mains vers 2050. 

 

La loi de Moore, théorisée par le cofondateur d'Intel, avait anticipé une croissance exponentielle de la puissance des circuits intégrés. En 1951, un transistor faisait 10 millimètres de large; en 1971, 10 microns, soit le centième d'un millimètre; en 2017, les fabricants sortent les premiers microprocesseurs gravés en transistors de 10 nanomètres; donc 100000 fois plus fins que 1 millimètre. 10000 transistors tiendraient dans la largeur d'un cheveu. 


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_ Des exploits inconcevables hier

Cette explosion de la puissance se heurte désormais à des limites physiques: la consommation énergétique devient problématique et les transistors ne font plus que 50 atomes de large. Mais, grâce à de nouvelles techniques de gravure des transistors, grâce à l'envol de l'intelligence artificielle et, à partir de 2050, à l'ordinateur quantique, la puissance de calcul va continuer à grimper pendant encore longtemps. Il faut préciser que la loi de Moore n'était pas en elle-même une loi "physique", mais bien plutôt une prophétie autoréalisatrice : les industriels ont mobilisé d'immenses ressources pour suivre les prédictions de cette loi. 

 

Cette puissance informatique rend possibles des exploits impensables il y a seulement vingt ans: la lecture de notre ADN, dont le coût a été divisé par 3 millions en dix ans; le séquençage des chromosomes des fossiles des espèces disparues; l'analyse de la trajectoire et de la composition des exoplanètes; la compréhension de l'origine de notre univers, les voitures autonomes... Ces progrès n'ont pas été anticipés: la plupart des spécialistes des années 1960 étaient sceptiques vis-à-vis des projections de Gordon Moore et, en 1990, la grande majorité des généticiens pensait que le séquençage intégral de nos chromosomes était impossible. Ce qui était inconcevable hier devient réalisable aujourd'hui et sera trivial demain.


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_ Gare aux fantasmes de toute-puissance

La folle accélération technologique donne des perspectives enthousiasmantes à l'aventure humaine, et fait émerger le concept d'Homo deus: l'homme dieu. Un homme doté demain de pouvoirs quasi infinis grâce aux nanotechnologies, aux biotechnologies, à l'informatique et aux sciences cognitives (NBIC), toutes enfantées par l'incroyable progression de la puissance de calcul prédite par la loi de Moore. L'homme devrait pouvoir réaliser ce que seuls les dieux étaient supposés pouvoir faire : créer la vie, modifier notre génome, reprogrammer notre cerveau et euthanasier la mort. Mais notre évolution ne peut pas être pilotée par la loi de Moore. Au contraire, nous devons user avec sagesse de notre pouvoir démiurgique: et, pour cela, la philosophie des sciences doit être apprise dès l'école pour éviter que nous soyons emportés par nos fantasmes de toute-puissance!

 

Par Laurent Alexandre/ Publié le 07/04/2017

 

https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/informatique-93-millions-de-milliards-d-operations-par-seconde_1895989.html/

 

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6 - Santé - médecine et intelligence artificielle

 

Les promesses de l’intelligence artificielle en médecine sont gigantesques. Les dernières avancées ont permis de faire des bonds en matière de diagnostic de maladies. Ainsi, le Professeur Chrétien expliquait le 21 novembre 2018 au CHRU de Nancy concernant un groupe de tumeurs rares de l’enfant : “Aujourd’hui un réseau classique de neurones[…]en libre accès sur internet fait aussi bien, si on le nourrit d’énormément de données, que l’anatomopathologiste expert local”.


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De nombreuses études attestent de l’efficacité de l’intelligence artificielle pour diagnostiquer certaines maladies. Notamment des cancers. Le fait qu’une intelligence artificielle puisse se nourrir de millions de cas lui permet d’accumuler des connaissances. Notamment dans le cas de maladies rares. Et ainsi, avoir une expertise qu’un médecin généraliste ne pourra jamais se forger tout au long de sa carrière. L’idée n’est bien sûr pas de supprimer les médecins mais de les équiper d’outils d’aide au diagnostic. Au delà du diagnostic, l’intelligence artificielle peut aider à concevoir et doser des traitements personnalisés, adaptés aux besoins de chaque patient.

 

Articles décrivant l'impact de l'intelligence artificielle dans le secteur santé - médecine. Assurez une veille sectorielle et suivez en temps réel l'avancement de l'intelligence artificielle. Ces articles vous permettent de suivre les progrès et nouvelles applications de l'IA dans le secteur santé - médecine.

 

Lire la suite sur: https://www.actuia.com/domaine/sante-medecine/

 

Source : www.actuia.com/ août 2019/

 

https://www.actuia.com/domaine/sante-medecine/


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7 - Intelligence artificielle et médecine : des promesses et beaucoup de questions

 

Ces nouveaux outils doivent encore faire la preuve de leur intérêt, et soulèvent des questions éthiques et pratiques, à la fois pour le pratiquant et le patient. A Montpellier, le mardi 14 mai 2019, les Rencontres économiques et sociétales d’Occitanie (RESO) exploreront le futur de l’emploi à l’heure de la transformation numérique. « Le développement de l’IA est appelé à transformer en profondeur les pratiques des professionnels de santé : aide au diagnostic, appui à la construction d’une thérapie, suivi évolutif du patient… », affirment les auteurs du rapport Villani, Donner un sens à l’intelligence artificielle (mars 2018). Mais à quelle échéance ?

 

Pour l’heure, seuls les algorithmes développés au service de l’imagerie médicale devraient s’imposer rapidement. L’agence américaine du médicament, la FDA, a ainsi donné son feu vert, en avril 2018, à la mise sur le marché d’un premier logiciel capable de diagnostiquer, à partir d’une photo (le fond d’œil du patient), une déficience visuelle liée au diabète, la rétinopathie diabétique. Pour la première fois au monde, une IA était autorisée (aux Etats-Unis) à poser un diagnostic sans qu’un médecin intervienne.

 

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_ Les concepteurs de ces outils devront aussi convaincre les médecins de les adopter – et l’Assurance-maladie de les financer

Mais ces outils doivent encore faire la preuve de leur robustesse et de leur intérêt. « On manque d’études prospectives pour évaluer leur bénéfice net, s’il existe, dans la pratique clinique », admettent les auteurs d’un éditorial publié dans la revue Nature Medicine, le 7 janvier. « Le développement de ces nouveaux outils est plus complexe que prévu, confirme Francis Besse, radiologue au centre cardiologique du Nord à Saint-Denis. Mais les barrières tombent très vite. » On reproche ainsi un manque de transparence à ces algorithmes. « Mais les spécialistes du traitement du signal, comme le mathématicien Stéphane Mallat, du Collège de France, commencent à comprendre cette boîte noire.»

Les concepteurs de ces outils devront aussi convaincre les médecins de les adopter – et l’Assurance-maladie de les financer. « Pour que ces algorithmes soient mieux acceptés des médecins, ils devront intégrer les règles et les contraintes de leur métier », souligne Nikos Paragios, professeur de mathématique à CentraleSupélec.

 

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_ Le problème de l’accès aux données

Autre obstacle : les barrières réglementaires. « On ignore quelles seront les procédures d’homologation de ces logiciels », indique Alain Livartowski, directeur des data de l’Institut Curie (Paris). Un algorithme validé sur des populations américaines, par exemple, sera-t-il valable sur des populations européennes, asiatiques ou africaines ? Sans compter que, pour entraîner ces algorithmes à reconnaître des images médicales, il faut une masse considérable de données de santé. « Le principal problème des sociétés qui développent ces outils, c’est l’accès à ces données, témoigne Francis Besse, soulevant une vague de questions morales, éthiques et juridiques. Qui est propriétaire de ces données : le malade ? le médecin ? l’hôpital ? le data center ? les financeurs du système de santé ? Comment faire pour que la protection de l’individu ne s’oppose pas à l’intérêt collectif, en freinant l’avancée de la recherche ? »

 

De fait, l’accès à ces données présente une vertigineuse asymétrie, de part et d’autre de l’Atlantique. En France et en Europe, ces données doivent être compatibles avec les règles posées par la CNIL et le RGPD, alors que, aux Etats-Unis, les Gafam en collectent à foison et sans états d’âme. Dernier casse-tête, et non des moindres, celui de la responsabilité. Si un logiciel d’IA fait une erreur, et si le médecin suit son « avis », qui sera responsable ? « Il est probable que le médecin ne sera pas dégagé de sa responsabilité, ce qui est une bonne chose », estime Alain Livartowski.

 

Fl. R./ Par Florence Rosier  Publié le 07 mai 2019/

 

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/05/07/intelligence-artificielle-et-medecine-des-promesses-et-beaucoup-de-questions_5459390_1650684.html/

 

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