Publié le : 21-03-2016 à 17:19:57 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ BENIN/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Patrice Talon est élu Président du Bénin avec 65,39% des voix (Commission électorale)


0.1 – « Patrice Talon remporte la Présidentielle au Bénin : L'homme d'affaires Patrice Talon a remporté l'élection présidentielle au Bénin avec 65,39% des voix contre 34,61% pour son adversaire Lionel Zinsou, selon les résultats communiqués lundi par le président de la Commission électorale, Emmanuel Tiando.  Ces résultats du scrutin de dimanche, considérés comme de "grandes tendances", doivent être confirmés dans les prochains jours par la Cour Constitutionnelle, qui proclamera officiellement le vainqueur, a précisé Emmanuel Tiando. »


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0.2 – « Bénin 2016/ Un budget de transition conforme aux priorités gouvernementales : Au Bénin, le budget de 2016 a été adopté avec 75 voix pour et 8 voix contre à hauteur de 1 552 milliards de FCFA. Il se distingue par les points suivants : Le budget sera exécuté par un nouveau gouvernement à l’issue des élections présidentielles du 28 février 2016 ; Les réformes en matière de gestion des finances publiques s’articulent autour de l’amélioration de la qualité de la dépense, l’amélioration de la gouvernance des sociétés et offices d’Etat et l’augmentation des transferts au profit des communes ; L’orientation économique stratégique définie pour la période 2012-2016 vise le développement de l’entreprise et l’initiative privée, notamment : les infrastructures (énergie, transport, NTIC), la productivité du secteur agricole,  le renforcement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé de qualité, et le développement local. Le Bénin a connu une croissance stabilisée autour de 5,5% au cours des 3 dernières années. Cette croissance fut notamment stimulée par la production cotonnière, le secteur des BTP et le trafic portuaire. »

  

Afficher l'image d'origine Bénin: Tout député qui démissionne de son parti perd son siège


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1 - Présidentielle au Bénin : Lionel Zinsou reconnaît sa défaite face à Patrice Talon

 

Les résultats officiels n’ont pas encore été publié, mais Lionel Zinsou, l’actuel premier ministre béninois, a reconnu sa défaite. C’est son adversaire, l’homme d’affaires Patrice Talon, qui l’a emporté au second tour de l’élection présidentielle dimanche 20 mars au Bénin. « Les résultats provisoires font apparaître une victoire très nette de Patrice Talon », a déclaré Lionel Zinsou à l’Agence France-Presse. « Je l’ai appelé ce soir pour le féliciter de sa victoire, lui souhaiter bonne chance et me mettre à sa disposition pour la préparation des dossiers de transition. J’ai eu une conversation cordiale avec lui », a ajouté le premier ministre, qui a publié un message similaire sur son profil Facebook. Lionel Zinsou n’a pas souhaité communiquer de chiffres concernant le scrutin, mais la commission électorale pourrait annoncer des résultats provisoires « probablement dans la journée de lundi », a-t-il précisé.

 

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_ Chômage des jeunes, corruption et santé

Près de 4,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche dans les 7 908 bureaux de vote de ce pays ouest-africain pour élire le successeur du président sortant, Thomas Boni Yayi. Celui-ci, au pouvoir depuis 2006, s’est retiré au terme de deux mandats, conformément à la Constitution. Le banquier d’affaires franco-béninois Lionel Zinsou était arrivé en tête lors du premier tour, le 6 mars, suivi de près par le « Roi du coton », Patrice Talon (27,11 % contre 23,52 %). Ancienne plume du premier ministre socialiste français Laurent Fabius dans les années 1980, il avait quitté son poste à la tête de PAI Partners, un des plus gros fonds d’investissement européens, pour devenir premier ministre du Bénin en juin 2015.

 

Patrice Talon, « self-made-man » de 57 ans, est pour sa part un entrepreneur incontournable au Bénin. Il contrôle le secteur-clé du coton et la gestion du port de Cotonou. Outre le chômage – notamment des jeunes –, la corruption, la santé et l’éducation sont les principaux défis que devra relever le successeur du président Boni Yayi. Peu diversifiée, l’économie de ce pays de 10,6 millions d’habitants s’appuie essentiellement sur l’agriculture et le commerce de transit et de réexportation vers son grand voisin et principal partenaire, le Nigeria.

 

Le Monde.fr avec AFP Le 21.03.2016 à 05h03 • Mis à jour le 21.03.2016 à 10h31

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/03/21/presidentielle-au-benin-le-premier-ministre-lionel-zinsou-reconnait-sa-defaite-face-a-patrice-talon_4886721_3212.html


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2 - Patrice Talon remporte la Présidentielle au Bénin

 

L'homme d'affaires Patrice Talon a remporté l'élection présidentielle au Bénin avec 65,39% des voix contre 34,61% pour son adversaire Lionel Zinsou, selon les résultats communiqués lundi par le président de la Commission électorale, Emmanuel Tiando. Ces résultats du scrutin de dimanche, considérés comme de "grandes tendances", doivent être confirmés dans les prochains jours par la Cour Constitutionnelle, qui proclamera officiellement le vainqueur, a précisé Emmanuel Tiando.

 

Par A.-F. L. avec AFP/ Mis à jour le 21/03/2016 /

 

http://www.bfmtv.com/international/presidentielle-au-benin-victoire-de-patrice-talon-avec-6539percent-des-voix-960843.html


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3 - Présidentielle au Bénin: le «roi du coton» bat l’ex-banquier

 

L’homme d’affaires Patrice Talon, surnommé le «roi du coton», a remporté l’élection présidentielle au Bénin avec 65,39% des voix contre 34,61% pour l’ex-banquier d’affaires Lionel Zinsou, selon les résultats communiqués lundi par le président de la Commission électorale, Emmanuel Tiando. Patrice Talon, 57 ans, personnage incontournable du monde des affaires béninois, était soutenu par 24 candidats du premier tour réunis au sein de la «coalition de la rupture».  Face à lui, le franco-béninois Lionel Zinsou, 61 ans, actuel Premier ministre, était le candidat du camp du président sortant Thomas Boni Yayi, qui se retirait au terme de deux mandats, conformément à la Constitution.

 

M. Zinsou, plume du Premier ministre français Laurent Fabius dans les années 80, avait quitté son poste à la tête de PAI Partners, un des plus gros fonds d’investissement européens, pour devenir Premier ministre du Bénin en juin 2015. Tout au long de la campagne, il a été traité de «yovo» («Blanc») par ses détracteurs, qui lui ont reproché d’être «parachuté» par la France, l’ancienne puissance coloniale, pour raviver les réseaux de la «Françafrique». Sur les 4,7 millions d’électeurs béninois, 3.082.998 ont voté, soit un taux de participation de 65,57%, a précisé M. Tiando.

 

La réussite sociale de Patrice Talon, un «self-made man» à la réputation sulfureuse, et son goût pour le luxe font rêver une partie de la jeunesse béninoise, qui voit en lui celui qui saura créer des emplois et de la richesse à l’échelle du pays. Peu diversifiée, l’économie du Bénin, un pays de 10,6 millions d’habitants, s’appuie essentiellement sur l’agriculture et le commerce de transit et de réexportation vers son grand voisin et principal partenaire, le Nigeria.

 

Le prochain président béninois, qui doit être investi le 6 avril, «peut être une chance pour le Bénin s’il met en oeuvre son programme notamment en matière de réformes institutionnelles» en faveur d’une meilleure répartition des pouvoirs, estime le chercheur Gilles Yabi, fondateur du cercle de réflexion ouest-africain Wathi, basé à Dakar. Mais «on peut avoir un certain nombre de réserves quant à la personnalité» de ce personnage controversé, ajoute M. Yabi. Les résultats du scrutin de dimanche doivent être confirmés dans les prochains jours par la Cour constitutionnelle, qui proclamera officiellement le vainqueur.

 

Par AFP/ 21 mars 2016 /

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/21/presidentielle-au-benin-le-roi-du-coton-bat-l-ex-banquier_1440924


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4 - Le Fmi certifie les indicateurs macroéconomiques du Bénin

 

A travers une lettre d’évaluation de la situation macroéconomique du Bénin adressée à la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (Fmi) est satisfait des performances du Gouvernement du Président Boni Yayi. Dans un communiqué de presse, le ministre de l’Economie et des finances, Komi Koutché se réjouit de la reconnaissance du mérite du Bénin en plan économique par les institutions internationales. La lettre d’évaluation du Fonds monétaire international (Fmi), élaborée à la demande de la Banque Mondiale, atteste de la stabilité du cadre macroéconomique du fait des importantes réformes entreprises et soutenues ces derniers mois par le Gouvernement et le peuple Béninois.

 

Elle met en évidence les performances récentes enregistrées qui font notamment apparaître la reprise de l’activité économique, de la maîtrise de l’inflation, de la relance de la production cotonnière, de la gestion prudente des finances publiques et de la soutenabilité de la dette publique. Au titre des perspectives, l’évaluation du Fmi souligne la nécessité de prendre en charge le déficit infrastructurel et de poursuivre les progrès au niveau du climat des affaires, en vue d’atteindre les objectifs de croissance économique forte et soutenue retenus par le Gouvernement pour une réduction significative de la pauvreté.

 

A cet égard, le ministre de l’Economie et des finances a indiqué que le Gouvernement a organisé une table ronde des partenaires pour le financement du développement du Bénin en juin 2014 à Paris et a mis en œuvre d’importantes réformes qui ont permis de passer de la 167ème à la 151ème place dans le dernier classement du Rapport Doing Business de la Banque Mondiale.

 

Ledit classement, selon l’argentier national, place le Bénin au deuxième rang du Top Ten, c’est-à-dire le deuxième des dix (10) pays au monde à avoir opéré les réformes les plus pertinentes et orientées vers l’amélioration du climat des affaires et la transformation structurelle de l’économie. Enfin, il faut souligner que ladite lettre d’évaluation indique que le budget 2015 adopté par l’Assemblée nationale confirme l’engagement du Gouvernement à trouver des solutions au déficit infrastructurel, afin d’accélérer

 

Paul Tonon / 2 février 2015 par Dg24h/ www.24haubenin.info ; L'information en temps réel

http://24haubenin.info/?Le-Fmi-certifie-les-indicateurs


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Description de cette image, également commentée ci-après

  

5 - Bénin : Le budget de l’Etat exercice 2016 voté par les députés

 

Boni Yayi, le chef de l’Etat béninois, ne sera pas contraint de prendre une ordonnance pour l’exécution du budget de l’Etat exercice 2016. Le projet de budget de l’Etat déposé sur la table des représentants du peuple à l’Assemblée nationale à Porto-Novo a en effet été voté ce mardi 22 décembre 2015. Comme l’année écoulée, les députés, après les études en commission, ont majoritairement voté oui pour le budget à eux soumis. Sur les 83 représentants du peuple au palais des gouverneurs dans la capitale politique, seuls 8 députés se sont opposés à l’exécution du budget. Les 75 autres élus du peuples ont donné leur quitus au gouvernement du président Boni Yayi pour mettre en œuvre le budget proposé.  

 

Le budget adopté par la représentation nationale pour le compte de l’année 2016 s’élève à 1553 milliards FCFA et est équilibré en recettes et dépenses. Le budget exercice 2016, faut-il également le préciser, sera mis en œuvre par deux différents gouvernements à savoir le gouvernement du président Boni Yayi et celui du prochain président de la république. L’actuel chef de l’Etat exécutera le budget jusqu’au soir du 5 avril prochain et son successeur poursuivra l’exécution à partir du 6 avril 2016, date constitutionnellement retenue pour la passation du Dr Thomas Boni Yayi et son successeur.

 

Par Yao Hervé Kingbêwé / 23 Déc 2015  

 

http://www.lanouvelletribune.info/benin/politique/26903-benin-le-budget-de-l-etat-exercice-2016-vote-par-les-deputes


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6 - Bénin 2016 : Un budget de transition conforme aux priorités gouvernementales ?

 

Comme à l’accoutumée, le mois de décembre symbolise la période pendant laquelle les gouvernements des pays de la CEDEAO défendent les projets de loi de finances pour le prochain exercice devant les représentants du peuple. Au Bénin, le budget de 2016 a été adopté avec 75 voix pour et 8 voix contre à hauteur de 1 552 milliards de FCFA.

 

Il se distingue par les points suivants :

. Le budget sera exécuté par un nouveau gouvernement à l’issue des élections présidentielles du 28 février 2016.

. Les réformes en matière de gestion des finances publiques s’articulent autour de l’amélioration de la qualité de la dépense, l’amélioration de la gouvernance des sociétés et offices d’Etat et l’augmentation des transferts au profit des communes.

. L’orientation économique stratégique définie pour la période 2012-2016 vise le développement de l’entreprise et l’initiative privée, notamment : les infrastructures (énergie, transport, NTIC), la productivité du secteur agricole,  le renforcement de l’accès à l’éducation et aux soins de santé de qualité, et le développement local.

Le Bénin a connu une croissance stabilisée autour de 5,5% au cours des 3 dernières années. Cette croissance fut notamment stimulée par la production cotonnière, le secteur des BTP et le trafic portuaire.

 

Les visions de « refondation » et de « changement » du gouvernement ont entraîné des réformes ambitieuses dans de nombreux secteurs. Au regard des ressources conséquentes qui y ont été investies, le présent article s’interroge sur la cohérence du budget 2016 tant au niveau des hypothèses qui le sous-tendent que des priorités d’allocations comparativement aux objectifs à moyen terme.

 

 

_ Les hypothèses du budget

Le budget 2016 est un budget de transition étant donné qu’il est voté à la veille d’une élection présidentielle qui entrainera une alternance à la tête de l’Etat. L’arrivée d’un nouveau gouvernement au pouvoir pourrait remettre en cause certains postes budgétaires, de manière drastique ou pas. Il faudrait s’attendre à de nouvelles orientations qui rendraient d’autres secteurs prioritaires. Aussi, la mise en œuvre de nouvelles politiques publiques prend du temps et a des effets perceptibles à moyen voire long terme. La performance du budget 2016 pourrait être mitigée.

L’économie béninoise est vulnérable à divers chocs et externalités. Les pays partenaires voisins ou occidentaux connaissent également des changements tels qu’une alternance   ou une récession qui pourraient freiner les perspectives de croissance. La baisse du pouvoir d’achat du citoyen béninois continue également d’avoir des effets sur les flux commerciaux et la productivité.

 

Enfin, les leviers de croissance sur lesquels reposent le budget, à savoir l’agriculture (le coton), les infrastructures (notamment les NTIC), et le trafic portuaire sont des secteurs sous-performant au regard des investissements qui leur sont consentis. Ils ne stimuleront réellement la croissance que si les dirigeants entreprennent d’importantes réformes institutionnelles et en matière de gouvernance (dont la lutte contre la corruption).

 

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_ Les principes de la gestion des finances publiques

. L’amélioration de la qualité des dépenses : les indicateurs de performance de la gestion des finances publiques en 2014 (cf. rapport PEFA) sur les volets A. Résultats du système de gestion des finances publiques (crédibilité du budget) et C2. Prévisibilité et contrôle de l’exécution du budget montrent que la crédibilité du budget se détériore tandis que  le Bénin stagne au niveau des multiples indicateurs de prévisibilité et de contrôle. L’Etat ne peut pas aspirer à une bonne gouvernance financière sans veiller à la traçabilité, la maîtrise et la transparence dans les dépenses.

 

. L’amélioration de la gouvernance des sociétés et offices d’Etat : les contributions de l’Etat versées aux 189 entreprises publiques et offices d’Etat recensées ont quasiment doublé depuis 2013, passant de 22,9 à 46,9 milliards FCFA. En revanche, les impôts/taxes payés et les dividendes versés par ces entreprises à l’Etat suivent la tendance inverse 9,6 à 8,37 milliards FCFA. Il semble exister une incitation perverse qui compromet la gouvernance et l’efficacité des entités publiques. Bien que ces subventions bénéficient pour la plupart aux secteurs productifs et sociaux, il s’avère que les retours sur investissement sont moindres.

 

. L’augmentation des transferts au niveau des communes : les collectivités locales disposent de recettes propres et de transferts réalisés par l’Etat cental. Ces transferts sont en hausse de 32.8% en 2012 et 2013 (de 21,5 à 35,1 milliards FCFA) avec les allocations dédiées principalement à la décentralisation et à l’éducation ; les secteurs de la santé, l’énergie/eau et l’agriculture/élevage/pêche ont des dotations plutôt insignifiantes. Cependant, en l’espace de ces deux années, on note que la hausse dans les transferts a induit une légère baisse en recettes propres (de 25,4 à 23,9 milliards FCFA).

 

L’augmentation des transferts vise à permettre aux élus locaux de faire face aux besoins des communes, il est important que, parallèlement, les communes œuvrent à une plus grande indépendance financière.

 

 

_ Les allocations budgétaires 2016 cadrent-elles avec la programmation stratégique pluriannuelle ?

Le gouvernement béninois a défini une orientation économique quinquennale couvrant la période 2012-2016 et axée sur « le développement de l’entreprise et de l’initiative privée ». Le document de programmation budgétaire pluriannuelle 2016-2018 présenté au parlement définit 4 points d’applications stratégiques pour l’exercice 2016. Il s’agit de :

1.    Renforcer les infrastructures dans le domaine de l’énergie, du transport et des TIC ;

2.    Améliorer la productivité agricole et favoriser le développement de l’agro-industrie ;

3.    Améliorer l’accès à l’éducation et à la santé ;

4.    Promouvoir le développement local.

 

Pour apprécier la façon dont ces points d’applications stratégiques se traduisent dans le budget, nous avons comparé l’évolution des dotations budgétaires aux ministères en charge de ces programmes entre 2015 et 2016.

 

Ainsi observe-t-on que dans les ministères liés au point stratégique Infrastructures (Energie/Transports/TIC), les dotations budgétaires seront plutôt en baisse en 2016. En effet, les ministères de l’énergie et de l’eau sont les seuls dont les budgets cumulés connaissent une légère progression par rapport à leur niveau de 2015 (+ 381 millions FCFA). Les dotations budgétaires du ministère des travaux publics et des transports baissent de 12% (-11.2 milliards FCFA) tandis que le budget du ministère en charge des TIC baisse de 5% (-1.13 milliards FCFA).

 

by Mays Mouissi / 4 janvier 2016

 

http://www.mays-mouissi.com/2016/01/04/benin-2016-un-budget-de-transition-conforme-aux-priorites-gouvernementales/


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7 - Perspectives économiques au Bénin

 

_ La croissance, estimée à 5.5 % en 2014, a été tirée par le secteur agricole, les services et le dynamisme du bâtiment et travaux publics.

_ Elle est projetée à 5.6 % en 2015 et 6 % en 2016, grâce à la mise en oeuvre du Programme d’investissements structurants. Mais l’évolution de l’environnement politique et social sera déterminante pour réaliser ces performances.

_ Une politique d’inclusion spatiale devra être mise en oeuvre, avec la promotion de pôles d’activités régionaux, afin de réduire des disparités régionales qui restent un défi pour le Bénin.

 

La croissance économique est estimée en 2014 à 5.5 %, contre 5.6 % en 2013). Elle a été tirée par la production agricole et les services, deux secteurs qui pèsent plus de 85 % du PIB. La branche bâtiment et travaux publics (BTP) a été stimulée en 2014 par les investissements dans le transport et le tourisme. L’inflation a été négative en 2014 en raison, notamment, de la hausse de la production vivrière de la campagne 2013/14 et de la baisse des cours du pétrole depuis juin 2014. L’impact de la croissance sur la réduction de la pauvreté et des inégalités reste insuffisant, face à une forte croissance démographique. 



Francoise


Les perspectives économiques pour 2015 et 2016 s’inscrivent dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la mise en oeuvre du Programme d’investissements structurants (PIS). La croissance est projetée à 5.6 % en 2015 et à 6 % en 2016. Elle dépend de l’accélération des réformes visant à améliorer le climat des affaires et la chaîne de la dépense publique, notamment le système de passation des marchés publics.

 

Ces réformes visent à mobiliser les ressources annoncées lors de la table ronde qui s’est tenue en juin 2014 à Paris pour présenter le PIS, et ensuite exécuter les projets d’investissement. L’évolution politique et sociale sera aussi déterminante, compte tenu des échéances électorales de 2015 et 2016. À cet égard, il est important que le dialogue entre les acteurs politiques soit renforcé, pour parvenir à un consensus et à une organisation des élections respectant les dispositions de la Constitution.

La réduction des disparités régionales représente un défi pour le Bénin. Le développement équilibré et durable de l’espace national constitue l’un des cinq axes prioritaires de la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté (SCRP) en cours. La réduction de l’enclavement des zones de production, notamment agricoles, constitue un objectif important du PIS. Les autorités, pour achever leur politique d’inclusion spatiale, doivent promouvoir davantage les pôles d’activités régionaux et l’emploi dans les zones rurales, améliorer la gestion du rythme de l’urbanisation et travailler à la maîtrise de la croissance démographique.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2015

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/benin/benin-economic-outlook/


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8 - Bénin : Economie, perspectives politiques et sociales

 

_ Population 10,6 millions,

_ PIB par habitant 820 $US.

 

 

_ Principaux Indicateurs économiques

 

2013

2014

 2015 (p)

2016 (p)

Croissance PIB (%)

6,9

6,5

 5,2

5,5

Inflation (moyenne annuelle)

0,9

-1,0

0,5

2,3

Solde budgétaire / PIB (%)

 -2,0

-2,5

 -2,6

-3,5

Solde courant / PIB (%)

 --9,5

 -9,3

-11,0

-11,4

Dette publique / PIB (%)

25,4

30,9

35,1

37,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions

 

_ POINTS FORTS

. Une des démocraties les plus stables d’Afrique

. Important soutien financier des bailleurs (APD, PPTE, IADM)

. Position stratégique (sert d’accès à la mer pour les pays de l’hinterland)

 

_ POINTS FAIBLES

. Base d’exportation étroite (dépendance aux fluctuations du cours du coton)

. Fourniture en électricité erratique

. Lacunes en matière de gouvernance (corruption endémique)

. Impact sur l’activité et les recettes fiscales des décisions de politiques économiques internes prises par le Nigéria (33 fois le PIB du Bénin)

. Menace terroriste (Boko Haram) provenant du Nigéria voisin 

 

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_ Appréciation du risque

 

_ Une croissance tributaire de la production agricole et des investissements publics

Après le léger tassement observé en 2015, la croissance devrait repartir modérément en 2016. Le secteur primaire (plus de 36 % du PIB), dominé par la production de coton, continuera à soutenir l’activité et devrait bénéficier de la politique de diversification et de modernisation mise en œuvre dans le cadre du plan stratégique de relance du secteur. La production de coton devrait progresser grâce à la poursuite des incitations accordées aux producteurs sous forme de subventions et de prix favorables de coton graine et d’intrants, ainsi que de la mise à disposition d’intrants de qualité supérieure et de l’amélioration des conditions de stockage. L’industrie manufacturière devrait également progresser en phase avec la production agricole et l’entrée en activité de nouvelles usines de transformation de produits vivriers. Le secteur tertiaire devrait lui profiter des investissements visant la modernisation du port de Cotonou, stimulant les activités portuaires et commerciales. 

 

Les projets d’investissement public dans le cadre du Programme d’investissements structurants (PIS) devraient se poursuivre jusqu’en 2018 et favoriser l’implication du secteur privé grâce à des partenariats public-privé. L’objectif est d’enrayer la pauvreté, notamment à travers 5 projets phares dans les transports, l’énergie, les aménagements hydroagricoles et touristiques et la santé. Dans le but de rendre la croissance plus inclusive, le PIS prévoit un volet infrastructures, visant le désenclavement des régions les plus reculées notamment grâce à la réalisation d’un chemin de fer reliant le nord du pays à la côte.


Par ailleurs, la consommation devrait demeurer soutenue et serait stimulée par l’augmentation des revenus des ménages. L’inflation devrait augmenter sous les effets combinés de la hausse des prix des produits alimentaires domestiques, due à une mauvaise récolte, de la dépréciation du franc CFA face au dollar et du rebond de la demande domestique.

 

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_ Les déficits jumeaux ne devraient pas se résorber

Le déficit budgétaire devrait être en augmentation en 2016, reflétant la hausse programmée des dépenses d‘investissement, d’équipement et de construction liée au PIS. Ces investissements, ainsi que la hausse des salaires dans le secteur public ne pourront être que partiellement compensés par les recettes fiscales car celles-ci devraient continuer de pâtir de l’entrée en vigueur en 2015 du Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO pénalisant les recettes liées au commerce de réexportation vers les pays de la zone.


Malgré la modération des prix du coton, l’augmentation des volumes exportés devrait soutenir la hausse des exportations, tout comme les réexportations vers le Nigéria. Cette activité de transit contribuera en parallèle à la hausse des importations, déjà alimentée par le besoin de capital engendré par l’augmentation continue des investissements publics. Le déficit de la balance des services continuera à peser sur le déficit courant. Le déficit est principalement financé par des emprunts concessionnels et l’afflux d’IDE, qui devraient doubler, grâce aux dépenses d’infrastructures.

 

 

_ Montée des tensions sociales à l’approche des élections présidentielles

À l’approche de la fin de son second mandat de cinq ans, le président Boni Yayi fait face à la montée des tensions politiques et sociales. Les grèves fréquentes du secteur public, le mécontentement social face à la lenteur des réformes, la corruption ou l’intervention du pouvoir politique dans le secteur judiciaire s’ajoutent au scandale relatif au détournement de fonds prévus dans le cadre du Programme pluriannuel d’appui néerlandais au secteur eau et assainissement (PPEA-II).

 

Les mouvements de contestation ont amené le gouvernement à organiser des élections législatives différées en avril 2015. Le scrutin a connu un taux élevé de participation et a privé le président et son parti de la majorité absolue à dix mois des élections présidentielles. Le président sortant a renoncé à son projet d’amendement de la Constitution (qui devait lui permettre de se représenter en 2016) en désignant le premier ministre Lionel Zinsou, candidat du parti au pouvoir pour l’élection présidentielle de février 2016. 

 

L’environnement des affaires est marqué par la corruption, le clientélisme, les pesanteurs administratives et la faiblesse de la réglementation. Malgré les quelques avancées en matière de commerce transfrontalier, le rapport Doing Business classe le pays en 158ème position sur 189 pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Benin


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