Publié le : 24-05-2016 à 10:13:45 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AUTRICHE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Van der Bellen élu président de l'Autriche, l'extrême droite s'incline

 

0.1 – « L'ancien dirigeant écologiste Alexander Van der Bellen deviendra vraisemblablement le prochain président de l'Autriche. Il a remporté 53,4 % des voix, selon les projections et les premiers résultats diffusés dimanche par la télévision publique ÖRF après la fermeture des bureaux de vote. Le candidat du FPÖ (extrême droite), Norbert Hofer, obtiendrait 46,6 % et n'accéderait pas au Hofburg, le siège de la présidence, selon les projections. La marge d'erreur est de 1,2 point. L'écart creusé par M. Van der Bellen fait mentir les sondages, qui prédisaient une ">lutte au coude-à-coude entre les deux aspirants à la présidence. »

 

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0.2 – « Autriche/ économie, gouvernance et perspectives socioéconomiques : POINTS FORTS : Position centrale en Europe et qualité de vie attractive ; Diversification industrielle et tertiaire ; Compétitivité hors-prix grâce aux entreprises familiales et aux produits de niche ; Faible endettement des ménages et des entreprises ; Taux d’emploi élevé et faible chômage des jeunes (rôle de l’apprentissage et de la flexisécurité) ; 30% de l’énergie consommée d’origine renouvelable ; Atouts touristiques./ POINTS FAIBLES : Dépendance à la conjoncture allemande et centre/est-européenne ; Secteur bancaire très exposé aux pays d’Europe centrale, orientale et du Sud-est ; Manque de capital-risque et insuffisance de la R&D ; Multiplication des niveaux de pouvoir et d’administration (fédération, Länder, communes) ; Faible taux d’emploi des seniors avec âge de la retraite effectif inférieur à 60 ans ; Démographie peu dynamique avec une natalité insuffisante. »


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0 - Van der Bellen élu président de l'Autriche, l'extrême droite s'incline

 

L'ancien dirigeant écologiste Alexander Van der Bellen deviendra vraisemblablement le prochain président de l'Autriche. Il a remporté 53,4 % des voix, selon les projections et les premiers résultats diffusés dimanche par la télévision publique ÖRF après la fermeture des bureaux de vote. Le candidat du FPÖ (extrême droite), Norbert Hofer, obtiendrait 46,6 % et n'accéderait pas au Hofburg, le siège de la présidence, selon les projections. La marge d'erreur est de 1,2 point. L'écart creusé par M. Van der Bellen fait mentir les sondages, qui prédisaient une lutte au coude-à-coude entre les deux aspirants à la présidence.

Les 50 000 votes par procuration doivent toujours être dépouillés, alors que le décompte final ne devrait être terminé que lundi. Les autorités ont toutefois indiqué que l'issue de l'élection ne devrait pas changer mise à part une variation dans le pourcentage.


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_ Une victoire bien accueillie

Réagissant aux résultats officiels presque finaux du scrutin qui lui confèrent une avance insurmontable sur M. Hofer, le politicien de centre gauche a dit qu'il s'affairerait à unifier le pays profondément divisé par les élections. Les Autrichiens ont été partagés entre les idées libérales modérées qu'il a promues et le discours anti-immigration et eurosceptique tenu par le candidat défait du FPÖ, a-t-il déclaré. Le chancelier autrichien Christian Kern a par ailleurs félicité M. Van der Bellen pour sa victoire. Il est convaincu que celui-ci parviendrait à « représenter l'Autriche à l'intérieur et à l'extérieur du pays de façon excellente ».

 

Le chancelier faisait ainsi allusion aux craintes qu'une victoire de M. Hofer eût mis à mal l'image de l'Autriche à l'échelle internationale, étant donné les commentaires très critiques qu'il tient à l'égard de l'UE. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, s'est d'ailleurs réjoui du choix des Autrichiens, qui témoigne selon lui d'« une défaite cuisante du nationalisme, [des mouvements] antieuropéens et du populisme rétrograde ».

 

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_ L'extrême droite s'avoue vaincue

Le directeur de campagne de Norbert Hofer, cité par la télévision publique, a reconnu la victoire du candidat indépendant. « Dans le cas présent, l'establishment – qui s'est ligué une fois de plus pour empêcher tout renouveau – l'a emporté », a dit Herbert Kickl. Nobert Hofer a également concédé la victoire à son rival dans une publication sur sa page Facebook.

 


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_ Des résultats légèrement différents de l'élection annulée

Norbert Hofer, 45 ans, avait été battu de justesse le 22 mai dernier par Alexander Van der Bellen, 72 ans, qui l'avait emporté avec 50,3 % des suffrages, mais le résultat du scrutin avait été annulé par la Cour constitutionnelle en raison d'irrégularités dans le dépouillement des votes par correspondance. L'avance de Van der Bellen, si elle se confirme au fil du dépouillement, est sensiblement plus importante qu'en mai dernier. Alexander Van der Bellen avait placé l'exemple du Brexit au coeur de sa campagne, en accusant son adversaire de vouloir faire subir à l'Autriche un « Öxit » qui serait périlleux pour son économie et pour l'emploi. Cette élection visait à trouver un successeur au social-démocrate Heinz Fischer, président depuis 2004 et qui ne pouvait briguer un troisième mandat.

 

TOPSHOT-AUSTRIA-POLITICS-VOTE


_ L'importance de cette élection

Le chef de l'État en Autriche, pays de près de 9 millions d'habitants, joue traditionnellement un rôle protocolaire, mais il dispose de certains pouvoirs, comme celui de nommer le chancelier et de révoquer le gouvernement, et il est le chef des armées. L'élection de dimanche est par ailleurs vue comme un baromètre pour juger de la popularité des mouvements populistes en Europe. Les prochaines élections législatives sont prévues pour 2018.

 

Publié le dimanche 4 décembre 2016/ Mis à jour le 4 décembre 2016/ Radio-Canada avec Reuters et Associated Press/

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1003829/election-presidentielle-autriche-alexander-van-der-bellen


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President of the Austrian Constitutional Court (VFGH) Gerhart Holzinger (5-L), Vice President Brigitte Bierlein (4-L) and Court members arrive ahead of the announcement of the verdict on result of Austrian Presidential election (EPA Photo)


1 - Autriche : l'élection présidentielle invalidée pour irrégularités

 

La Cour constitutionnelle autrichienne a invalidé pour irrégularités le résultat du second tour de l'élection présidentielle, disputé le 22 mai, qui a vu le candidat du FPÖ (extrême droite) Norbert Hofer échouer de très peu face à l'écologiste Alexander Van der Bellen.Les Autrichiens devront retourner aux urnes. Le second tour de l'élection présidentielle du 22 mai, qui a vu l'écologiste Alexander Van der Bellen battre de peu le candidat d'extrême droite Norbert Hofer, a été invalidé vendredi par la Cour constitutionnelle. La plus haute juridiction d'Autriche a relevé plusieurs irrégularités, notamment lors du dépouillement d'une partie des votes par correspondance. «Cette décision est destinée à renforcer la confiance dans notre État de droit et dans la démocratie», a indiqué le juge Gerhart Holzinger, président de la Cour, expliquant que cette annulation ne faisait «ni gagnant, ni perdant». Elle ouvre la voie à un nouveau scrutin, sans doute à l'automne, alors que le président élu ne sera finalement pas investi le 8 juillet, comme cela était prévu. Le deuxième tour de l'élection «doit être de nouveau organisé dans toute l'Autriche», a annoncé Gerhart Holzinger.

Avec 50.3 % des suffrages et 30.863 voix d'avance, Alexander Van der Bellen, soutenu par les écologistes, avait battu de justesse Nobert Hofer, son adversaire du Parti de la liberté d'Autriche (Freiheitliche Partei Österreichs, FPÖ), représentant la droite populiste. Les deux candidats avaient été départagés par les votes par correspondance, dépouillés le 23 mai, soit le lendemain du scrutin. Ces votes représentaient près de 17 % des suffrages exprimés.

 

Le candidat écologiste indépendant Alexander Van der Bellen et son adversaire d'extrême-droite Nobert Hofer se faisant face à la télévision autrichienne, le 22 mai.


_ Une victoire pour le FPÖ

L'enquête et les auditions de la Cour ont permis de confirmer que plusieurs dizaines de milliers de bulletins provenant du vote par correspondance avaient été dépouillés de façon irrégulière, soit en dehors des heures légales, soit par des personnes non habilitées, une pratique jusque-là largement tolérée. Le dépouillement de ces votes n'était autorisé qu'à partir de 9 heures le lundi 23 mai, mais certains bureaux avaient notamment débuté plus tôt. Accusant le scrutin d'être entaché d'irrégularités, le FPÖ avait saisi la Cour constitutionnelle début juin. Cette décision de la Cour constitutionnnelle est donc une victoire pour le parti. Son dirigeant Heinz-Christian Strache s'est empressé de diffuser la vidéo de l'audience des juges, sur Facebook et Twitter.

 

Par Pierre Jova , AFP agence / Mis à jour le 01/07/2016/ Publié le 01/07/2016

 

http://www.lefigaro.fr/international/2016/07/01/01003-20160701ARTFIG00166-autriche-l-election-presidentielle-invalidee-pour-irregularites.php


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2 - Autriche : l'écologiste Van der Bellen élu président, l'extrême droite battue

 

Sur le fil, l'extrême droite autrichienne a échoué. Et c'est une première en Autriche, le futur président est un écologiste. Alexander Van der Bellen, 72 ans, prendra ses fonctions le 8 juillet. Le vote par correspondance a été favorable à l'ancien professeur d'université de sensibilité libérale et centriste. Son adversaire d'extrême droite Norbert Hofer a reconnu sa défaite sur Facebook, avant que le  ministère de l'Intérieur n'annonce les résultats officiels à savoir 50,3% des voix pour Van der Bellen contre 49,7% pour son adversaire. Seules 31.026 voix séparent les deux candidats.


Dimanche soir, au terme du comptage des bulletins déposés dans les urnes, c'est Norbert Hofer, 45 ans, candidat de la droite radicale du Parti de la Liberté FPÖ  qui devançait son rival, l'écologiste Alexander Van der Bellen, de 3,8 points, avec des scores respectifs de 51,9% et 48,1%. Les deux adversaires étaient alors séparés par 144.006 voix. Le dépouillement des votes postaux, qui avaient été utilisés par quelque 900.000 électeurs, soit 14% de l'électorat, un record, a inversé le résultat final. «Je vous remercie pour votre soutien. Bien sûr, je suis triste aujourd'hui», a indiqué Norbert Hofer sur sa page Facebook. «Les efforts déployés pour cette campagne ne sont pas perdus, mais sont un investissement pour l'avenir», a-t-il ajouté. 


Quelque 6,4 millions d'électeurs étaient appelés à désigner un successeur au social-démocrate Heinz Fischer. Au premier tour, Norbert Hofer était arrivé largement en tête avec 35% des suffrages, meilleur score à un scrutin national de son parti, le FPÖ. Alexander Van der Bellen avait recueilli 21,3% des voix. Le candidat d'extrême-droite a recueilli majoritairement les suffrages des électeurs masculins (54%), sans diplôme du second degré (58%), ainsi que des zones rurales. Le vote ouvrier est aussi très majoritairement allé vers le candidat d'extrême-droite (71%). Alexandre Van der Bellen est parvenu à séduire l'électorat jeune (56%) et les plus de 50 ans (51%). Toutefois, pour les autres catégories, «on ne peut pas parler de fossé sociologique, les votes sont nuancés», relève Florian Oberhuber, de l'institut SORA, pour l'AFP.

 

 

_ Van der Bellen avait senti un «élan» au second tour
«Le principal fossé est d'ordre politique, autour de questions comme l'Union européenne, les réfugiés, la confiance dans le système», estime le politologue Thomas Hofer. La crise des migrants qui a vu 90.000 personnes demander l'asile en Autriche en 2015, soit plus de 1% de sa population, a joué un rôle important dans la campagne. Député affable, Nobert Hofer s'est gardé des dérapages ouvertement xénophobes qui avaient fait la marque de son parti par le passé. «Ça vaut le coup de ne pas abandonner», avait lancé de son côté à ses supporters Alenxander Van der Bellen, qui n'était pas favori de cette élection, mais a dit avoir senti «un élan» entre les deux tours. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exprimé sa crainte de voir la droite pure et dure et l'extrême droite» l'emporter dimanche en Autriche, une perspective applaudie en revanche par le Front national (FN) français.

Les partis social-démocrate (SPÖ) et conservateur (ÖVP), au pouvoir depuis la Seconde Guerre mondiale, ont subi une déroute historique au premier tour. Le chancelier Werner Faymann (SPÖ) a démissionné entre les deux tours et a été remplacé par le patron de la compagnie nationale des chemins de fer, Christian Kern.

 

23 Mai 2016/ MAJ : 23 Mai 2016/

 

http://www.leparisien.fr/international/autriche-l-ecologiste-alexander-van-der-bellen-elu-president-23-05-2016-5822011.php


Le nouveau président autrichien, Alexander Van der Bellen, 23 mai 2016.


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Alexander Van der Bellen Sieg in Österreich

   

3 - Autriche : le candidat écologiste Alexander Van der Bellen élu président

 

Alexander Van der Bellen, candidat indépendant soutenu par les écologistes, a été élu président de l'Autriche avec 50,3% des voix. L'Autriche a un nouveau président. Alexander Van der Bellen, candidat indépendant de 72 ans soutenu par les écologistes, a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle lundi, après le dépouillement des votes par correspondance au second tour, a confirmé le ministère de l'Intérieur autrichien. Alexander Van der Bellen l'emporte au terme d'un scrutin très serré : il a été élu avec 50,3% des voix, totalisant 31.026 votes d'avance sur son concurrent. Dimanche soir, il était au coude à coude avec son adversaire, le candidat d'extrême droite Norbert Hofer. Ils bénéficiaient alors chacun de 50% des voix, après le dépouillement de 90% des bulletins de votes.


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_ Reports de voix des partis traditionnels. Mais les votes par correspondance - de quelque 900.000 personnes - ont finalement fait pencher la balance en faveur de l'écologiste. Alexander Van der Bellen a bénéficié d'une participation électorale en hausse et d'importants reports de voix notamment des partis traditionnels, en s'imposant comme le rempart de l'extrême droite. Il est appelé à devenir le premier candidat issu du camp écologiste à être élu à la tête de l'Etat autrichien, et le seul en Europe actuellement. Le nouveau président prendra ses fonctions le 8 juillet. 

 

 

_ Le candidat d'extrême droite favori au premier tour. Norbert Hofer, candidat du Parti de la liberté (FPÖ), islamophobe et eurosceptique, a pour sa part reconnu sa défaite : "Chers amis ! Je vous remercie pour votre soutien. Bien sûr, je suis triste aujourd'hui", a-t-il écrit dans un message sur son compte Facebook lundi. Au premier tour, le 24 avril, Norbert Hofer était arrivé largement en tête avec 35% des voix contre 21% pour Alexander Van der Bellen tandis que les candidats du SPÖ (social-démocrate) et de l'ÖVP (conservateurs chrétiens), qui dominaient la vie politique autrichienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avaient été éliminés. 

 

 

_ Le FPÖ gagne du terrain. Avec cette courte défaite, le FPÖ réalise toutefois son meilleur score à un scrutin national, surfant sur la vague des migrants qui a vu 90.000 personnes demander l'asile dans le pays en 2015, soit plus de 1% de la population. Norbert Hofer, un député affable et policé qui s'est gardé des dérapages ouvertement xénophobes qui avaient fait la marque de son parti par le passé, axant son discours sur le pouvoir d'achat, a ainsi recueilli les suffrages de quasiment un électeur sur deux et s'est imposé dans la majorité des zones rurales. Il avait promis dimanche de se "représenter dans six ans" s'il n'était pas élu.

Par Rédaction Europe1.fr avec agences/ 23 mai 2016/ Modifié le 23 mai 2016 /

http://www.europe1.fr/international/autriche-le-candidat-ecologiste-alexander-van-der-bellen-elu-president-2752546


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4 - Autriche : économie, gouvernance, politique, social et perspectives

 

_ Population 8,5 millions

_ PIB par habitant 51433 $US

 

_ Principaux Indicateurs économiques

 

2013

2014

2015 (p)

 2016(p)

Croissance PIB (%)

0,3

0,5

0,7

1,6

Inflation (moyenne annuelle)

2,1

1,5

0,9

1,5

Solde budgétaire / PIB (%)

-1,3

-2,7

-1,8

-1,8

Solde courant / PIB (%)

2,0

2,0

2,4

2,6

Dette publique / PIB (%)

80,8

84,2

86,0

85,0

(p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Position centrale en Europe et qualité de vie attractive

. Diversification industrielle et tertiaire

. Compétitivité hors-prix grâce aux entreprises familiales et aux produits de niche

. Faible endettement des ménages et des entreprises

. Taux d’emploi élevé et faible chômage des jeunes (rôle de l’apprentissage et de la flexisécurité)

. 30% de l’énergie consommée d’origine renouvelable

. Atouts touristiques


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_ POINTS FAIBLES

. Dépendance à la conjoncture allemande et centre/est-européenne

. Secteur bancaire très exposé aux pays d’Europe centrale, orientale et du Sud-est

. Manque de capital-risque et insuffisance de la R&D

. Multiplication des niveaux de pouvoir et d’administration (fédération, Länder, communes)

. Faible taux d’emploi des seniors avec âge de la retraite effectif inférieur à 60 ans

. Démographie peu dynamique avec une natalité insuffisante

 

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_ Appréciation du risque

_ Confirmation de la reprise en 2016

Si la croissance devrait être modeste, elle doublerait par rapport à 2015. Son vecteur sera la demande intérieure. La consommation des ménages sera soutenue par la progression de l’emploi et des revenus. La réforme de l’impôt sur le revenu procurera une augmentation du revenu disponible réel qui ne devrait pas être épargnée en totalité compte tenu du fait que la diminution d’imposition concernera les bas et moyens revenus. La majoration d’autres taxes destinée à financer cette réforme devrait avoir un faible effet récessif. De plus, la raréfaction de la main d’œuvre disponible favorisera la hausse des salaires. Par ailleurs, la dépense publique devrait légèrement accélérer du fait de la présence des réfugiés et de la poursuite d’importants travaux ferroviaires.

 

L’investissement des entreprises se renforcera, alors que la construction devrait cesser de reculer. Les exportations d’équipements industriels, d’engins de construction, de pièces et véhicules automobiles (40% du total à elles trois), de produits chimiques et de produits agroalimentaires, mais aussi le tourisme et les services informatiques et financiers devraient profiter d’une demande mieux orientée sur les marchés européens et de la faiblesse de l’euro qui compensera l’atonie des marchés émergents lointains. Cependant, comme les importations progresseront dans le sillage de la demande intérieure, la contribution des échanges à la croissance devrait être nulle.  

 

 

_ Consolidation budgétaire en attente

La politique budgétaire sera neutre en 2016. La réforme de l’impôt sur le revenu avec la création de trois nouvelles tranches d’imposition et l’abaissement du taux pour les faibles revenus coûtera l’équivalent d’un peu plus de 1% du PIB. Les réfugiés entraîneront un surcroît de dépenses estimé entre 0,1 et 0,2%. Cela devrait être contrebalancé par la lutte contre l’évasion fiscale, l’augmentation du taux intermédiaire de la TVA de 10 à 13% sur les spectacles, l’hôtellerie…et une majoration de l’imposition des revenus du capital de 25 à 27,5%.

 

L’objectif d’équilibre budgétaire structurel (c.à.d. hors effets conjoncturels) dès 2016 contenu dans le paquet fiscal de 2012 est compromis, puisque le déficit attendu atteindrait 1%. Cependant, à partir de 2017, le pays sera obligé par ses engagements européens de fournir un effort représentant chaque année 1,25% du PIB, afin de faire revenir sa dette au seuil de 60% sur vingt ans. Les économies en matière de retraite et d’assurance–maladie (recul progressif de l’âge effectif de départ à la retraite, durcissement de l’attribution des pensions d’invalidité) seront limitées. L’implication des Länder et des nombreuses communes (1/3 de la dépense publique) pourrait décevoir compte tenu du fait qu’ils tirent l’essentiel de leurs ressources de l’imposition fédérale.

 

Toutefois, les subventions, notamment aux transports, qui représentent 4% du PIB sont une source potentielle d’économie. La consolidation est un enjeu majeur pour la grande coalition des socio-démocrates du SPÖ et des conservateurs du ÖVP jusqu’aux prochaines élections de 2018. Le problème est que les deux partis ne sont pas d’accord sur la manière de procéder : les premiers veulent favoriser la hausse des prélèvements, les seconds la diminution des dépenses.

 

L’assainissement est conditionné par l’hypothèse que l’épisode de sauvetage des banques, à l’origine du quart de la dette, touche à sa fin. La situation des banques, dont les actifs en Europe centrale et orientale représentent 33% du PIB, s’est beaucoup améliorée. Sur fond d’embellie conjoncturelle, leur activité en Europe centrale et orientale est de nouveau globalement bénéficiaire. 90% de l’encours de leur crédit y est couvert par des dépôts locaux. Toutefois, 37% de leurs actifs régionaux se situent dans des pays classés dans la catégorie spéculative. De plus, si leur situation est très favorable en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne, elle demeure médiocre en Hongrie, en Roumanie, en Croatie et mauvaise en Russie où leurs actifs sont importants et les créances douteuses élevées.

 

 

_ Solide excédent des échanges de services et fragile excédent des échanges de biens

Le modeste excédent courant recouvre un solide et significatif excédent pour les services (3% du PIB) et un frêle et, probablement, passager excédent pour les biens. Ces dernières années, les entreprises ont été confrontées à une érosion de leur productivité, alors que leurs coûts salariaux progressaient. De plus, elles sont confrontées à des services rendus relativement onéreux par le manque de main d’œuvre disponible et de concurrence. Cela est susceptible d’affecter leur compétitivité-prix et de conduire certains de leurs nombreux donneurs d’ordre allemands, notamment dans l’automobile, à délocaliser leur approvisionnement dans les pays d’Europe centrale et orientale.

 

Pour le moment, leur avance technologique, la  proximité avec l’Allemagne, le faible coût de l’énergie et du crédit ainsi que la dépréciation de l’euro les protègent. Cela se traduit par un recul des défaillances en 2015, tendance qui devrait se poursuivre en 2016 avec l’embellie conjoncturelle.

         

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Autriche


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