Publié le : 12-05-2017 à 11:19:16 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MONDE/ COREE DU SUD/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Moon Jae-In, nouveau président élu, pour renouer le dialogue avec la Corée du Nord



0.1 – « Corée du Sud/ Moon Jae-in, l'«incorruptible» président : Cet ancien avocat spécialiste des droits de l'homme a officiellement pris ses fonctions mercredi à la tête du pays. Il doit permettre à la Corée du sud de tourner la page du retentissant scandale de corruption qui a fait tomber sa prédécesseure. Élu mardi, investi dès le lendemain, à la tête d'un pays pressé de tourner la page de mois de scandale. Le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in a prêté serment ce mercredi lors d'une cérémonie sans fioritures à l'Assemblée nationale. Se présentant comme «incorruptible», cet ancien avocat spécialiste de la défense des droits de l'homme a envoyé un message d'unité au pays, et a promis de mettre fin aux relations troubles entre le monde des affaires et la classe politique. «Je prends mes fonctions les mains vides et je les quitterai les mains vides», a-t-il affirmé. Moon Jae-in, candidat de centre gauche, a remporté 41,1% des suffrages, contre 24% à son rival conservateur Hong Joon-pyo. Le taux de participation, de 77,2%, est le plus élevé. »

 

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0.2 – « Corée du Sud/ Economie, perspectives politiques et sociales :

_ POINTS FORTS : Population : 50,617 millions ; PIB par habitant : 27221 $US ; base industrielle diversifiée ; leader sur l’électronique de qualité ; système éducatif performant ; dépenses publiques élevées en R&D ; augmentation des investissements coréens vers la Chine, le Vietnam et l’Inde ; finances publiques saines.

_ POINTS FAIBLES : paix impossible avec la Corée du Nord et blocage de la réunification des Corées ; sidérurgie, textile et industrie navale affectés par la concurrence chinoise ; poids des importations de matières premières ; endettement élevé des ménages et des petites entreprises ; vieillissement de la population ; imprévisibilité du régime de la Corée du Nord. »


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1 - Le nouveau président de la Corée du Sud Moon Jae-In se dit prêt à aller à Pyongyang, une première depuis 2007

 

Le nouveau chef d'État arrive au pouvoir alors que les tensions se sont exacerbées sur la péninsule, notamment depuis l'arrivée de Donald Trump. Le plus dur commence pour Moon Jae-In. Le nouveau président sud-coréen a prêté serment mercredi 10 mai, dans un contexte de crispation avec la Corée du Nord et alors que son pays est particulièrement divisé depuis le limogeage de sa précédesseuse Park Geun-HyeLe nouveau chef d'État de 64 ans, plutôt de gauche, est un ancien avocat spécialiste de la défense des droits de l'Homme. Lui qui avait été une des chevilles ouvrières du second sommet intercoréen de 2007, le dernier qui ait rassemblé les dirigeants des deux frères ennemis, se dit favorable à une forme de dialogue avec Pyongyang, ce qui tranche singulièrement avec la rhétorique menaçante employée ces derniers temps à l'endroit de la Corée du Nord par l'administration Trump. "Si besoin, je partirais tout de suite à Washington", a déclaré à le nouveau président issu du Parti démocratique, juste après sa prestation de serment devant les députés. "Je me rendrai également à Pékin et Tokyo, et même à Pyongyang si les conditions sont réunies".

 

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_ "Je serai un président à portée du peuple"

Moon Jae-In affronte une tâche diplomatique délicate face à une Corée du Nord qui rêve de mettre au point un missile capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain, et qui a mis Séoul à portée de ses vastes forces d'artillerie. Sur le plan intérieur, il fait face à de multiples défis, au premier rang desquels les conséquences du retentissant scandale de corruption qui a valu à sa précédesseuse conservatrice Park Geun-Hye d'être destituée. S'il a remporté l'élection présidentielle anticipée dans un fauteuil, le pays est profondément divisé. "Je serai le président de tous les Sud-Coréens", a-t-il déclaré, promettant de "servir y compris ceux qui ne me soutiennent pas". "Je serai un président à portée du peuple".

 

Après une campagne dominée par les thèmes du chômage et du ralentissement de la croissance, Moon Jae-In a remporté 41,1% des suffrages, soit 13,4 millions de voix, loin devant le conservateur Hong Joon-Pyo, issu du parti de la présidente déchue (24,03%) et du centriste Ahn Cheol-Soo (21,4%). Peu avant cette cérémonie d'investiture sans fioritures, Moon Jae-In a rencontré les députés du parti conservateur Liberté Corée, partisans de la ligne dure avec Pyongyang et qui l'ont accusé à de multiples reprises de vouloir "livrer le pays tout entier à la Corée du Nord une fois élu". "Je voudrais montrer à notre peuple que nous avançons tous ensemble", leur a dit le nouveau président, expliquant qu'il leur demanderait leur avis sur les sujets de sécurité nationale. "Je vous supplie de coopérer".

 

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_ Les craintes d'une escalade ravivées par Trump

Les tensions ont rarement été aussi fortes sur la péninsule, la Corée du Nord ayant mené depuis début 2016 deux essais nucléaires et de multiples tests de missiles. L'administration du président américain Donald Trump a répété ces derniers mois que l'option militaire était sur la table, alimentant les craintes d'escalade. Cependant le chef de la Maison Blanche a changé de ton la semaine dernière, déclarant qu'il serait "honoré" de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un. Moon Jae-In devrait avoir sa première conversation téléphonique avec Donald Trump dès mercredi, d'après l'agence sud-coréenne Yonhap. Il devrait aussi selon son entourage nommer dans la journée son Premier ministre, son chef du renseignement et son directeur de cabinet.


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_ Des relations tendues avec la Chine

Le président chinois Xi Jinping l'a félicité pour sa victoire, se déclarant prêt à travailler avec lui sur la base "de l'entente mutuelle et du respect mutuel", selon l'agence officielle Chine Nouvelle. La Chine ne décolère pas depuis le déploiement en Corée du Sud du bouclier antimissiles américain Thaad, destiné à contrecarrer les menaces venues du Nord. Pékin le considère comme une menace contre ses propres capacités de dissuasion et pour la sécurité régionale. La Chine, le plus important partenaire commercial de la Corée du Sud, a adopté une série de mesures contre les entreprises sud-coréennes vues à Séoul comme des représailles économiques et les relations entre les deux pays se sont tendues. Moon Jae-In a expliqué qu'il mènerait des "négociations sérieuses" avec les États-Unis et la Chine au sujet du déploiement en Corée du Sud du bouclier antimissile américain Thaad.

 

10/05/2017/ Actualisé/ AFP

 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/10/le-nouveau-president-de-la-coree-du-sud-moon-jae-in-se-dit-pret-a-aller-a-pyongyang_a_22078917/ 


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2 - Corée du Sud : Moon Jae-in, l'«incorruptible» président

 

Cet ancien avocat spécialiste des droits de l'homme a officiellement pris ses fonctions mercredi à la tête du pays. Il doit permettre à la Corée du sud de tourner la page du retentissant scandale de corruption qui a fait tomber sa prédécesseure. Élu mardi, investi dès le lendemain, à la tête d'un pays pressé de tourner la page de mois de scandale. Le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in a prêté serment ce mercredi lors d'une cérémonie sans fioritures à l'Assemblée nationale. Le candidat du parti démocrate (centre gauche) a ainsi rapidement mis fin au vide du pouvoir consécutif à la destitution en mars dernier de la présidente Park Geun-hye, impliquée dans une affaire de corruption et d'abus de pouvoir qui a ébranlé le pays. Se présentant comme «incorruptible», cet ancien avocat spécialiste de la défense des droits de l'homme a envoyé un message d'unité au pays, et a promis de mettre fin aux relations troubles entre le monde des affaires et la classe politique. «Je prends mes fonctions les mains vides et je les quitterai les mains vides», a-t-il affirmé. Moon Jae-in, candidat de centre gauche, a remporté 41,1% des suffrages, contre 24% à son rival conservateur Hong Joon-pyo. Le taux de participation, de 77,2%, est le plus élevé depuis vingt ans.

 

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_ «S'il le faut, j'irai à Pyongyang»

Son élection pourrait bien marquer un tournant dans la diplomatie régionale, à l'heure où les tensions sont fortes dans la péninsule, la Corée du Nord ayant mené depuis début 2016 deux essais nucléaires et de multiples tests de missiles. Le nouveau chef de l'État, né en 1953 en pleine guerre de Corée (1950-1953), est fils de réfugiés: ses parents ont vécu au nord de l'actuelle zone démilitarisée (DMZ) mais ont fui vers le sud pendant la guerre. «Lorsqu'adviendra une réunification pacifique, la première chose que je veux faire est d'emmener ma mère de 90 ans dans sa ville natale», écrivait-il dans un livre publié en janvier. Ce proche du défunt président Roh Moo-Hyun (2003-2008) - qui avait poursuivi dans les années 2000 la politique de rapprochement avec le Nord «du rayon de soleil» - prône l'apaisement avec Pyongyang. Il a annoncé dans son premier discours qu'il s'emploierait sans attendre à désamorcer les tensions. «S'il le faut, je m'envolerai directement pour Washington. J'irai à Pékin et à Tokyo et, si les conditions sont réunies, à Pyongyang aussi», a-t-il déclaré. Il a d'ailleurs confié la direction des services du renseignement (NIS) à Suh Hoon, qui a passé 28 ans dans les services et a contribué à l'organisation de deux sommets entre les deux Corées en 2000 et 2007. «Il est prématuré de parler de nouveau sommet intercoréen», a déclaré Suh Hoon après sa nomination. «Mais on en a besoin».

 

Le nouveau président aura également pour mission de rassurer la Chine, irritée par le déploiement sur le sol sud-coréen du système antimissile américain THAAD, destiné à protéger le pays de son voisin nord-coréen mais considéré par Pékin comme une menace pour sa sécurité. Moon avait d'ailleurs réclamé le report de ce déploiement. Il écrivait récemment que Séoul devait apprendre à dire «non» à Washington, plaidant pour des relations «plus justes et plus équilibrées» avec les États-Unis. Sa première conversation téléphonique avec le président américain Donald Trump a eu lieu ce mercredi: les deux dirigeants «ont convenu de coopérer étroitement pour résoudre les problèmes liés à la sécurité sur la péninsule coréenne, y compris les ambitions nucléaires nord-coréennes», a expliqué la présidence sud-coréenne dans un communiqué.

 

Par Anne-Laure Frémont , AFP, Reuters Agences / Mis à jour le 10/05/2017 / Publié le 10/05/2017/

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/05/10/01003-20170510ARTFIG00185-coree-du-sud-moon-jae-in-l-incorruptible-president.php


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3 -  Corée du Nord : 4 choses à savoir sur l'arme nucléaire détenue par le régime de Kim Jong-un

 

EXPLICATIONS - La Corée du Nord est soupçonnée de vouloir procéder à son sixième essai nucléaire dans les jours qui viennent, peut-être dès samedi. Quelle est la nature de la bombe nord-coréenne ? Et quelle est sa puissance ? Réponses.

 

_ Une puissance légèrement inférieure à Hiroshima

Le 9 septembre 2016, la Corée du Nord réalisait son cinquième essai portant sur une ogive nucléaire miniaturisée susceptible, selon Pyongyang, d'équiper un missile. Il s'agissait de l'essai "le plus puissant" mené alors par Pyongyang, d'après les autorités sud-coréennes. Avec une puissance de 10 kilotonnes, soit l'équivalent de 10.000 tonnes de TNT,  cet essai nucléaire est "légèrement moins puissant que le bombardement d'Hiroshima au Japon en août 1945", selon un responsable de l'agence météorologique sud-coréenne, ajoutant qu'elle "avait été mesurée à 15 kilotonnes environ". La deuxième bombe atomique contre le Japon, également tirée en août 1945 sur Nagasaki, avait une puissance de 17 kilotonnes. Elle avait fait 70.000 morts contre 140.000 morts pour Hiroshima.


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_ La miniaturisation, étape essentielle

La technique de la miniaturisation est une étape décisive car elle permet de monter l'arme nucléaire sur des ogives de missiles. D'après les médias officiels nord-coréens, le cinquième test a permis à Pyongyang  d'atteindre son but, à savoir la capacité de miniaturiser une ogive nucléaire. En mars 2016, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait affirmé que son pays avait réussi à miniaturiser une tête thermonucléaire pouvant équiper un missile balistique, ce qui avait été mis en doute par plusieurs experts.

 

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_ Bombe H ou Bombe A

Le 6 janvier 2016, Pyongyang avait annoncé son premier essai réussi de bombe H. Ce qu'avaient mis en doute là encore les spécialistes, qui avaient jugé que l'énergie dégagée était trop faible. La bombe H, "bombe à hydrogène" ou encore "thermonucléaire", est basée sur le principe de la fusion nucléaire et libère une énergie supérieure aux  températures et aux pressions en oeuvre au coeur du soleil. Quand une bombe H éclate, des explosions chimique, nucléaire et thermonucléaire se succèdent en un laps de temps infinitésimal. Une première bombe à fission entraîne une très forte augmentation de la température qui déclenche la fusion. Le 1er novembre 1952, les Etats-Unis faisaient exploser secrètement ce nouveau type d'engin dans les îles Marshall, en plein océan Pacifique. Un an plus tard, l'URSS annonçait à son tour un tir thermonucléaire. 

 

La plus puissante bombe H à avoir jamais explosé est celle de l'essai soviétique "Tsar Bomba",  le 30 octobre 1961 au-dessus de l'Arctique. Sa puissance était de 57 mégatonnes, soit théoriquement près de 4000 fois supérieure à la bombe sur Hiroshima. Aucune bombe H n'a à ce jour été utilisée en dehors de tirs d'essai. Les bombes A, communément appelées "bombes atomiques", telles celles larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, utilisent le principe de la fission de noyaux atomiques. Deux filières ont été développées d'entrée, l'une à l'uranium enrichi, l'autre au plutonium.

 

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_ Le club nucléaire

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU sont considérés comme puissances nucléaires officielles, à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine. Tous possèdent la bombe H, selon les experts. L'Inde (1974) et le Pakistan (1998) ont rejoint le club des puissances nucléaires, de même qu'Israël, qui ne l'a toutefois jamais reconnu. Ces trois  pays ne posséderaient "que" la bombe A, toujours selon divers experts. La Corée du Nord a effectué son premier test nucléaire en 2006. Suivirent plusieurs essais en 2009, 2013 et deux en 2016. Enfin, l'Iran a conclu avec les grandes puissances en juillet 2015 un accord nucléaire qui garantit le caractère civil de son programme en échange d'une levée sur dix ans des sanctions internationales.

 

Mélanie Faure/ Mis à jour :

 

14 avr 2017 / Mélanie Faure

 

http://www.lci.fr/international/coree-du-nord-4-choses-a-savoir-sur-l-arme-nucleaire-detenue-par-le-regime-de-kim-jong-un-2045023.html


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4 - Corée du Sud : Economie, perspectives politiques et sociales

 

_ Population : 50,617 millions

_ PIB par habitant : 27221 $US

 

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_ Principaux Indicateurs économiques

 

 2014

2015 (p)

2016 (p)

2017 (p)

Croissance PIB (%)

3,3

2,6

2,8

2,5

Inflation (moyenne annuelle)

1,3

0,7

1,0

1,9

Solde budgétaire / PIB (%)

0,4

0,3

0,8

1,1

Solde courant / PIB (%)

6,0

7,7

7,5

6,5

Dette publique / PIB (%)

35,9

37,9

38,9

39,2

 

(p) prévisions (e) estimation

 

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_ POINTS FORTS

. base industrielle diversifiée

. leader sur l’électronique de qualité

. système éducatif performant

. dépenses publiques élevées en R&D

. augmentation des investissements coréens vers la Chine, le Vietnam et l’Inde

. finances publiques saines

 

 

_ POINTS FAIBLES

. sidérurgie, textile et industrie navale affectés par la concurrence chinoise

. poids des importations de matières premières

. endettement élevé des ménages et des petites entreprises

. vieillissement de la population

. imprévisibilité du régime de la Corée du Nord

 

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_ Appréciation du risque

 

_ L’activité devrait ralentir en 2017

En 2016, la croissance a légèrement augmenté. En 2017, l’activité devrait ralentir, elle resterait pénalisée par l’atonie de la demande externe et les fragilités structurelles du pays (vieillissement de la population et inefficience du secteur des PME). Néanmoins, la consommation des ménages devrait rebondir grâce aux mesures de relances mise en place par le gouvernement telles que des incitations fiscales à l’acquisition d’une voiture et ce malgré la hausse de l’inflation. L’endettement des ménages reste élevé (163 % du revenu disponible en 2015) et continuerait à peser sur l’activité. Enfin, on pourrait observer une progression du chômage en lien avec les restructurations de l’industrie navale malgré la mise en place d’un fonds de soutien.


L’investissement devrait également profiter des plans de relance initiés pour soutenir l’activité et notamment des constructions de logements. Cependant, les restructurations annoncées en juin 2016 dans les secteurs de la construction navale et du transport maritime affecteraient l’investissement (les capacités vont être réduites de 20 % à l’horizon 2018). Néanmoins, ces restructurations sont accompagnées d’un plan de relance budgétaire et la banque centrale coréenne a également abaissé son taux directeur de 25 points de base en juin 2016 pour amortir les effets de ces plans. Enfin, les PME devraient continuer à bénéficier d’aides.


L’économie coréenne, fortement exportatrice, resterait contrainte en 2017 par l’atonie de la demande mondiale et le ralentissement de l’économie chinoise, l’empire du Milieu étant récipiendaire d’un quart des exportations coréennes. En dépit des mesures annoncées par le gouvernement, l’économie sera toujours affectée par les faiblesses des PME (manque de compétitivité notamment) et le vieillissement de la population. De plus, elle restera à deux vitesses avec des conglomérats industriels dynamiques – les chaebols – mais un secteur des services à faible productivité. La transparence des chaebols, caractérisés par le contrôle familial et la succession héréditaire, reste limitée.

 

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_ La situation financière reste maîtrisée

La mise en place de différents plans de relance ne s’est pas traduite par une dégradation des finances publiques. En effet, la majeure partie du budget supplémentaire est allouée aux priorités nationales : croissance de la population active, relance de l’économie et sécurité. La progression des dépenses est compensée par une hausse des taxes telle que celle sur les cigarettes. De plus, le gouvernement entend élargir l’assiette fiscale en taxant le secteur informel qui représenterait un quart de l’économie formelle. Ainsi, l’excédent budgétaire devrait continuer à progresser. La dette publique restera soutenable et inférieure aux niveaux observés dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Néanmoins, les engagements contingents et la dette des entreprises publiques représentent respectivement 10 et 30 % du PIB. Le solde courant devrait se réduire légèrement mais il restera très largement excédentaire en 2017. La valeur des importations de pétrole devrait progresser en lien avec la hausse des prix du baril et les exportations de biens et services devraient continuer à se dégrader en raison de la baisse de la demande chinoise.

 

Dans ce contexte, les réserves resteront à un niveau satisfaisant. Le won reste, cependant, dépendant des flux de capitaux et pourrait se déprécier face au dollar avec le resserrement de la politique monétaire américaine. Néanmoins, la solidité de l’excédent courant et la faible corrélation du marché obligataire coréen à l’aversion global au risque devraient permettre de limiter les mouvements de la devise. Enfin, le niveau élevé de l’endettement des ménages constitue un risque pour le secteur bancaire.

 

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_ Destitution de la Présidente Park

Alors que les élections présidentielles sont prévues en décembre 2017 et que la Constitution interdit à Park Geun-hue de briguer un second mandat, l’Assemblée Nationale a adopté, le 9 décembre 2016, une motion de censure visant à destituer Mme Park accusée de corruption, d’abus de pouvoir et d’infractions à ses obligations constitutionnelles. Elle avait également été vivement critiquée pour sa gestion du naufrage du Sewol et de l’épidémie de Coronavirus. La Cour constitutionnelle dispose désormais de 6 mois pour confirmer la conformité de la motion. Dans l’intervalle, le pouvoir a été confié au premier ministre. Si la Cour confirme la destitution, un scrutin présidentiel serait organisé dans les 60 jours.


Par ailleurs, les risques de tensions avec la Corée du Nord persistent. Malgré, la volonté de dialogue de la présidente Park Geun-hye et l’adoption d’un accord dit « en 6 points » en août 2015, les relations entre les deux pays se sont dégradées début 2016. La Corée du Nord a réalisé un essai nucléaire en janvier et un tir balistique en février. Depuis lors, sa rhétorique est très agressive. Les menaces récurrentes proférées par ce pays illustrent l’instabilité des relations entre les deux économies. L’ONU a ainsi adopté de nouvelles sanctions en février 2016.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Coree-du-Sud


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