Publié le : 02-04-2018 à 14:44:01 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ PERSPECTIVES : nouvelles gouvernances et attentes (ces pays qui ignorent la confiscation du pouvoir au profit d’un clan)



« Le Botswana, "miracle africain", change de président : Le Botswana investit dimanche son nouveau président, Mokgweetsi Masisi, après la démission de Ian Khama. Une transition exemplaire, dans ce pays souvent présenté comme "l’exception du continent". Alors qu’en Égypte, le maréchal Sissi est réélu avec un score soviétique, qu’Idriss Déby s’enracine encore plus au Tchad et que le dialogue avec l’opposition au Togo est au point mort, un discret pays d’Afrique entame une transition politique exemplaire. » 


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1 - L'île Maurice caracole en tête du classement de la bonne gouvernance en Afrique

 

L'île Maurice caracole en tête de l'Afrique en termes de bonne gouvernance pour la huitième année consécutive, selon le dernier classement de l'édition 2014 de la fondation Mo Ibrahim et qui évalue 52 pays africains.  

Quatre critères sont pris en compte dans ce classement : la sécurité et l’état de droit, la participation citoyenne et des droits de l’Homme, le développement économique durable ainsi que le développement humain. En décrochant la note de 81,7 points sur 100, l'île Maurice devance ainsi le Cap-Vert, le Botswana et l'Afrique du Sud, comme le rapporte le journal Le Défi Quotidien. Sur le continent africain, la moyenne des évaluations s'établit à 51,5 points.

 

https://www.indian-ocean-times.com/L-ile-Maurice-caracole-en-tete-du-classement-de-la-bonne-gouvernance-en-Afrique_a4545.html


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2 - Le Botswana, "miracle africain", change de président

 

Le Botswana investit dimanche son nouveau président, Mokgweetsi Masisi, après la démission de Ian Khama. Une transition exemplaire, dans ce pays souvent présenté comme "l’exception du continent". Alors qu’en Égypte, le maréchal Sissi est réélu avec un score soviétique, qu’Idriss Déby s’enracine encore plus au Tchad et que le dialogue avec l’opposition au Togo est au point mort, un discret pays d’Afrique entame une transition politique exemplaire. 


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Le Botswana, frontalier de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe, perpétue dimanche 1er avril sa tradition de stabilité démocratique. L’actuel vice-président, Mokgweetsi Masisi, s'apprête à être investi à la tête du pays qu’il dirigera jusqu’aux élections générales de 2019. Jusqu’à aujourd’hui, il était à la tête du Parti démocratique du Botswana, au pouvoir depuis l'indépendance. Le président Ian Khama, au pouvoir depuis 2008, a démissionné samedi, dix-huit mois avant la fin de son mandat, comme le dicte la Constitution qui limite la durée du pouvoir présidentiel à deux mandats de cinq ans.

 

Le président âgé de 65 ans a conclu mardi 27 mars à Serowe (est) sa tournée d’adieux dans la totalité des 57 circonscriptions du pays. Dans la ville natale de l'artisan de l’indépendance, son père Seretse Khama, il a annoncé qu’il quittait la vie publique. "J’étais un soldat, je n’avais aucun intérêt à entrer en politique", a-t-il déclaré aux milliers de personnes de la cour traditionnelle massées devant lui. Cet ancien pilote de l’armée de l’air a affirmé que son prédécesseur Festus Mogae avait dû le persuader de le remplacer en 2008. La république d’Afrique australe, grande comme la France mais 30 fois moins peuplée (2,2 millions d’habitants), jouit d’une bonne gouvernance depuis son indépendance du Royaume-Uni, en 1966. Festus Mogae avait lui aussi démissionné en 2008, après 10 ans de règne, comme son prédécesseur avant lui, jusqu’à Seretse Khama, décédé en 1980.

 

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_ Troisième producteur mondial de diamants

Pays le moins corrompu du continent, devant l’Espagne et l’Italie, avec l’une des économies les plus prospères, le Botswana est souvent présenté comme un "miracle africain". La richesse de son sol, qui fait de lui le troisième producteur mondial de diamants, lui a permis d’avoir une croissance annuelle moyenne de 9 % entre 1970 et 2000 et de sortir en 1994 du groupe des pays les moins avancés (PMA). Contrairement au Nigeria, l’Angola ou la République démocratique du Congo, le "pays des Tswanas" n’a pas succombé à la "malédiction des matières premières" qui a déstabilisé tant de pays africains. Conscient que les diamants ne sont pas éternels, le Botswana a créé en 1994 un fonds souverain, le Pula fund, qui investit les revenus de l’industrie diamantifère pour les générations futures. Le pays tente aussi de diversifier son économie, notamment à travers l’exportation de viande bovine et le tourisme de luxe. Cette dernière activité, qui doit s’élargir à une clientèle de classe moyenne, emploie plus de 200 000 personnes.

 

Sous la présidence d’Ian Khama, le Botswana s’est illustré comme modèle africain de la protection de l’environnement, salué par les ONG. Le pays, particulièrement riche en faune sauvage, applique une "tolérance zéro" pour les crimes contre l’environnement et est le seul véritable sanctuaire du continent pour les éléphants. "Si nous ne prenons pas soin de l’espèce, qui va le faire ? Nous sommes leur voix", affirmait en 2015 le ministre de l’Environnement et du Tourisme Tshekedi Khama II, frère du président démissionnaire. Le 16 mars, Ian Khama avait aussi fustigé la décision des États-Unis d’autoriser l’importation de trophées de chasse. "Je pense que cette administration sape nos efforts et encourage aussi le braconnage, car elle sait que nos lois interdisent la chasse au Botswana [depuis 2014]", avait-il lancé.

 

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_ Président moralisateur

Le franc-parler d’Ian Khama n'a pas épargné ses homologues africains dont le Congolais Joseph Kabila,qui refuse de quitter le pouvoir alors que son mandat a expiré en décembre 2016. "Nous continuons d'assister à une crise humanitaire qui empire dans ce pays principalement parce que son dirigeant a sans cesse repoussé la tenue d'élections", alertait un communiqué officiel de Gaborone le 26 février 2018.

Le président sortant avait aussi réclamé en novembre 2017 le départ du Zimbabwéen Robert Mugabe, au pouvoir depuis 29 ans, affirmant que "personne ne devrait rester président pendant une si longue période. (…) Nous sommes des présidents, nous ne sommes pas des monarques. C’est simplement du bons sens". "Sur le plan international, il se présente volontiers en leader moral de la région, en exemple de président qui respecte les lois et les coutumes en démissionnant et se permet d'inviter les présidents Kabila et Mugabe à respecter la démocratie et l'État de droit", note l'analyste Matteo Vidiri, du cabinet BMI Research, à l’AFP.

 

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_ Fortes inégalités

Stable, riche et modèle de réussite en matière de développement, le Botswana fait néanmoins face ces dernières années à la baisse des cours mondiaux du diamant dont il est encore trop dépendant. Officiellement, 17,8 % de la population est au chômage, malgré des dépenses en faveur de l’éducation parmi les plus élevées de la planète. La rente diamantaire ne profite pas à tout le monde : en 2010, 19 % des Botswanais vivaient encore sous le seuil de pauvreté et 30 % à peine au-dessus.

 

En conséquence, selon un rapport de la Banque mondiale d’octobre 2017, "l'inégalité des revenus au Botswana est l'une des plus élevées au monde". "Le modèle économique actuel a généré une forte dépendance envers l’État (en tant que principal investisseur et employeur), et a peu investi dans l’industrie manufacturière ou les services à valeur ajoutée. Surtout, il n’a pas facilité la création d’emplois par le secteur privé, ce qui a exacerbé les inégalités."

 

Ses adversaires politiques vont jusqu'à reprocher à Ian Khama d'avoir favorisé une société de "mendiants". "Il a tué l'esprit d'autonomie en créant une dépendance à l'aumône", regrette Kesitegile Gobotswang, le vice-président du Parti du Congrès du Botswana (BCP), rappelant que "l'économie a perdu des emplois sous son règne". Par ailleurs, le pays souffre depuis longtemps de l’épidémie de sida, qui touche un habitant sur cinq et réduit significativement l’espérance de vie. "Le ralentissement de l'économie et la grogne croissante de sa population écornent la belle image du ‘président spécial’", ajoute Matteo Vidiri. Jeudi à Serowe, la cour traditionnelle a pourtant couvert de cadeaux le président sortant, qui est à présent propriétaire de 143 vaches, de centaines de poulets, d'un 4*4 et d'une caravane.

 

Première publication : 30/03/2018/ Texte par Rémi CARLIER / Dernière modification : 01/04/2018

 

http://www.france24.com/fr/20180330-botswana-miracle-africain-ian-khama-demission-president-constitution-masisi-diamant


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3 - Botswana : le nouveau président promet de s’attaquer au chômage des jeunes

 

Le nouveau président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, a promis de s'attaquer au chômage des jeunes dans un discours prononcé à l'occasion de son investiture comme chef de l'un des États les plus stables d'Afrique, dimanche à Gaborone. En tant que vice-président, Mokgweetsi Masisi, 55 ans, a automatiquement succédé au président Ian Khama, 65 ans, qui a démissionné après dix ans à la tête de l’État, la durée maximale autorisée par la Constitution.

« L’une de mes principales priorités en tant que président de ce pays sera de traiter le problème du chômage, en particulier des jeunes », a déclaré le nouveau président au cours de la cérémonie d’investiture qui s’est tenue au Parlement. M. Masisi, qui est un proche de M. Khama et un vétéran du parti au pouvoir, le Parti démocratique du Botswana (BDP), a aussi promis d’améliorer le traitement et la prévention du virus du sida (VIH).

 

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_ Bonne gouvernance

Le Botswana est considéré comme le pays le moins corrompu d’Afrique par Transparency International mais est confronté à un taux de chômage croissant, qui atteint désormais 18 %, et à une épidémie de VIH qui touche 22 % des adultes. M. Masisi prend les rênes d’un pays qui se targue de pratiquer une bonne gouvernance et jouit d’importants revenus des secteurs du diamant, de la viande bovine et du tourisme.

 

 « C’est grâce à la paix et à la tranquillité que nos dirigeants ont maintenues si longtemps que (le peuple du) Botswana a continué à jouir d’une relative prospérité », a déclaré le nouveau président après avoir prêté serment. « En dépit de sa petite taille, le Botswana continue à jouer un rôle important dans la promotion de sujets mondiaux comme le respect des droits humains, la démocratie, la bonne gouvernance (et) et le respect de la loi », a-t-il ajouté.

 

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_ Le BDP, au pouvoir depuis l’Indépendance

Ancien enseignant formé aux États-Unis, Mokgweetsi Masisi a travaillé pour l’Unicef et été ministre de l’Éducation. Son père avait également été membre du gouvernement. Cette passation de pouvoir en douceur est intervenue dix-huit mois avant des élections législatives prévues en 2019. Quatre partis de l’opposition ont annoncé qu’ils pourraient s’unir afin d’essayer de déloger le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir depuis l’accession du Botswana à indépendance en 1966. Ian Khama vient d’achever une tournée d’adieux aux 2,2 millions d’habitants du pays et a officiellement quitté ses fonctions samedi.

 

01 avril 2018/ Mis à jour le 01 avril 2018/ Par AFP

 

http://www.jeuneafrique.com/depeches/547541/politique/botswana-le-nouveau-president-promet-de-sattaquer-au-chomage-des-jeunes/


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4 - BOTSWANA : Economie, perspectives économique et sociopolitique

 

_ POPULATION : 2,2 MILLIONS

 

_ PIB PAR HABITANT : 7227 $US


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_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2015

2016

2017(p)

2018(p)

Croissance PIB (%)

-1,7

4,3

3,3

4,5

Inflation (moyenne annuelle, %)

3,1

2,8

3,4

3,9

Solde public / PIB (%)*

-4,7

-0,7

-3,6

-4,1

Solde courant / PIB (%)

8,3

11,7

4,5

4,1

Dette publique / PIB (%)

16,4

15,5

15,5

15,0

*dernière année fiscale d’avril 2018 à mars 2019 (p) : prévision

 

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(Botswana innovation hub/)


_ POINTS FORTS

. Ressources naturelles abondantes (diamant en particulier)

. Dettes publique et extérieure soutenables

. Réserves de change substantielles

. Stabilité politique et niveau de gouvernance plaçant le pays dans le peloton de tête des pays d’Afrique subsaharienne dans les classements internationaux en matière d’environnement des affaires.

. Membre de la SACU (Union douanière d’Afrique australe ou, en anglais, Southern Africa Custom Union).

 

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_ POINTS FAIBLES

. Dépendance envers le secteur du diamant (plus de 80 % des exportations)

. Insuffisance des infrastructures (production et distribution d’eau et d’électricité)

. Inégalités et chômage élevés.

. Stagnation de la pauvreté à un niveau relativement élevé.

 

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_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ CONSOLIDATION DE LA CROISSANCE GRÂCE AUX DIAMANTS

Contrainte en 2017 par la cessation de l’activité à la mine de cuivre et de nickel (BCL) et à celle de diamants de Lerala, la croissance devrait repartir de l’avant en 2018. L’accélération du rythme de la croissance sera soutenue par le secteur des industries extractives (20 % du PIB). En effet, la demande de diamants, qui s’était effondrée en 2015, devrait confirmer une reprise graduelle et, ainsi, soutenir les exportations botswanaises. Ces dernières bénéficieront également de la première année pleine de production de la mine de cuivre de Mowana, réouverte mi-2017. L’investissement public, réalisé dans le cadre du programme de relance économique (adopté en 2015) et du 11e plan de développement national, appuiera également l’activité, notamment dans le secteur des services.

 

En particulier, ce sont le tourisme, les services financiers, d’éducation et de santé qui sont visés, afin de promouvoir une diversification économique, longtemps promise, mais qui tarde à se matérialiser. Le secteur de la construction devrait bénéficier de l’investissement dans les infrastructures. En revanche, à court-terme, le programme ne devrait apporter qu’un soutien modeste à la consommation des ménages en raison des taux de pauvreté et de chômage toujours élevés. Les industries continueront à souffrir du manque de fiabilité de l’approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que d’une main d’œuvre pas suffisamment qualifiée. Malgré une légère hausse, l’inflation devrait rester contenue, reflétant une demande domestique modérée.


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_ LES COMPTES PUBLICS ET EXTÉRIEURS GREVÉS PAR LA BAISSE DES RECETTES DE LA SACU

L’orientation expansionniste du budget 2018/2019 visant à soutenir la croissance devrait continuer de creuser le déficit. Les dépenses d’investissement en capital, plus particulièrement dans les infrastructures en eau et de transport, devraient ainsi particulièrement peser sur le budget. Les dépenses militaires et de défense, définies comme l’une des priorités du gouvernement pour l’année fiscale débutant le 1er avril 2018, devraient également participer au creusement du déficit. A l’approche des élections 2019, les indemnités et subventions en direction des sociétés publiques ont également été revues à la hausse. Des incitations fiscales pour les entreprises s’installant dans la région de Selebi Phikwe, durement touchée par la fermeture de la mine de BCL qu’elle abritait, sont notamment prévues.

 

Les progrès dans la mobilisation des revenus domestiques et une probable hausse des revenus miniers compenseront seulement partiellement le déclin des recettes douanières versées par la SACU. L’excédent de la balance courante devrait continuer à diminuer dans le sillage d’une dégradation de la balance des transferts. Ce sont les transferts en provenance de la SACU qui seraient les principaux responsables de cette dégradation. Une augmentation du prix du carat de diamant devrait soutenir les revenus issus de l’exportation et de la réexportation de diamants. Proches du néant après la fermeture de la mine de BCL sur la première moitié de l’année 2017, les exportations de cuivre et de nickel, soutenues par la meilleure tenue des cours de ces métaux de base, permettraient de maintenir l’excédent commercial. Celui de la balance des services devraient bénéficier d’une reprise du tourisme.

 

Compte tenu de la situation des comptes extérieurs, le Botswana dispose de réserves de change confortables, (plus de 10 mois d’importations de biens et de services). Le surplus de réserves restant après une évaluation de la Banque Centrale est transféré dans un fonds souverain (créé en 1994), le Pula Fund. Ce dernier permet de financer une grande partie du déficit budgétaire. Aussi, le recours à l’endettement domestique et extérieur demeurera limité : la dette devrait donc rester faible.


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_ IAN KHAMA PASSE LE RELAI

Conformément à la tradition politique botswanaise, Ian Khama, président réélu pour un second mandat en 2014, devrait démissionner en mars 2018 pour laisser la main à son vice-président, Mokgweetsi Masisi. Après avoir remporté la course à la présidence du Parti démocratique du Botswana (BDP) en juillet 2017, ce dernier assumera ainsi la responsabilité de Président jusqu’aux élections générales de 2019 où il représentera vraisemblablement son parti. Au pouvoir depuis l’indépendance du Botswana (1966), le soutien pour le BDP semble s’être effrité ses dernières années comme en attestent, malgré l’obtention des deux tiers des sièges, les 47 % du vote populaire enregistré en 2014 par le parti, le plus faible de son histoire et pour la première fois en-deçà de la barre symbolique des 50 %.

  

Compte tenu des progrès insuffisants en matière de diversification économique susceptibles de réduire le chômage, la pauvreté et les inégalités au cours du mandat de M. Khama, l’érosion du soutien pour le BDP pourrait, de nouveau, se vérifier en 2019, Toutefois, les divisions de la coalition de l’opposition, le Collectif pour le changement démocratique (UDC), symbolisées par la scission du Mouvement Botswanais pour la démocratie (BMD) et la formation de l’Alliance des Progressistes (AP) en septembre 2017, pourraient favoriser le BDP. Régulièrement en bonne position parmi ses pairs d’Afrique subsaharienne dans les classements internationaux, le Botswana a, toutefois, encore des progrès à réaliser pour améliorer son environnement des affaires et soutenir le développement du secteur privé.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018/ Source : coface.com/fr

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Botswana


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5 - Ethiopie: le nouveau Premier ministre investi par le Parlement

 

Le nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed a été investi lundi par le Parlement devant lequel il a prononcé un discours au ton conciliant envers l'opposition et le voisin érythréen, a constaté un journaliste de l'AFP. M. Abiy, 42 ans et issu de l'ethnie oromo à l'origine d'un mouvement de contestation antigouvernementale sans précédent depuis la prise du pouvoir par l'actuel régime en 1991, a été désigné fin mars par la coalition au pouvoir pour prendre la tête de l'exécutif éthiopien.

 

Lundi, sans surprise, il a été officiellement investi par le Parlement, totalement contrôlé par le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), et son prédécesseur démissionnaire, Hailemariam Desalegn lui a symboliquement remis le drapeau national et la constitution du pays, sous les applaudissements des députés. "Aux Ethiopiens qui vivent à l'étranger et aux Ethiopiens qui vivent ici, nous devons nous pardonner les uns les autres du fond du coeur", a-t-il déclaré dans son premier discours devant le Parlement.

 

M. Hailemariam avait créé la surprise dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique en démissionnant le 15 février et en évoquant alors la nécessité de réformes face au mouvement de protestation débuté fin 2015, dont la répression par les forces de sécurité a fait au moins 940 morts. Le pouvoir avait dès le lendemain de la démission de M. Hailemariam réinstauré l'état d'urgence, pendant lequel plus de 1.100 personnes ont été arrêtées, y compris des membres de l'opposition libérés quelques mois plus tôt à la faveur d'une amnistie de masse.

 

Désormais, "nous ne vous considèrerons plus comme des ennemis, nous vous verrons comme des frères", a déclaré M Abiy à l'adresse de ces opposants. Le nouveau Premier ministre n'a toutefois pas indiqué lundi s'il comptait lever l'état d'urgence, une mesure qui, pour beaucoup de dissidents, traduirait dans les faits ses déclarations d'apaisement. M. Abiy a également tendu la main au voisin et ennemi juré érythréen. "Pour le bien commun de nos deux pays, pas seulement pour notre avantage mais pour celui des deux nations liées par le sang, nous sommes prêts à résoudre nos divergences par la discussion", a appelé le Premier ministre. "Nous invitons le gouvernement érythréen à montrer les mêmes sentiments", a-t-il ajouté. Un conflit armé meurtrier, portant notamment sur la délimitation de la frontière commune, a opposé les deux pays entre 1998 et 2000, faisant 80.000 morts. Indépendante de fait depuis 1991, l'Erythrée avait proclamé son indépendance de l'Ethiopie en 1993.

 

02 AVR 2018/ Mise à jour 02.04.2018/ AFP / © 2018 AFP

 

https://information.tv5monde.com/afrique/ethiopie-le-nouveau-premier-ministre-investi-par-le-parlement-229420

 

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6 - ETHIOPIE : Economie, perspectives économique et sociopolitique

 

 _ POPULATION : 91,2 MILLION

 

_ PIB PAR HABITANT : 795 US$


 

_ PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

 

2015*

2016*

2017*(p)

2018*(p)

Croissance PIB (%)

10,4

7,6

9,3

8,2

Inflation (moyenne annuelle, %)**

10,1

7,3

10,2

14,4

Solde public / PIB (%)

-2,0

-2,4

-2,5

-2,6

Solde courant / PIB (%)

-11,6

-9,9

-8,3

-7,4

Dette publique / PIB (%)

60,0

57,9

59,8

59,0

* Dernière année fiscale du 8 juillet 2017 au 7 juillet 2018 ** Année calendaire

 

 

_ POINTS FORTS

. Antécédents remarquables en matière de croissance et de réduction de la pauvreté

. Investissements publics dans les infrastructures

. Effort de diversification de l’économie

. Fort potentiel hydroélectrique.

 

 

_ POINTS FAIBLES

. Vulnérabilité aux aléas climatiques et à l’évolution des cours mondiaux des produits de base

. Enclavement du pays

. Niveau de réserves de change insuffisant

. Handicaps persistants sur le plan de l’environnement des affaires et de la gouvernance

. Environnement régional instable

. Tensions ethniques exacerbées.

 

 

_ APPRÉCIATION DU RISQUE

 

_ UNE CROISSANCE RAPIDE MALGRÉ L’INFLATION ET LE RISQUE POLITIQUE

Malgré les entraves à la croissance (sécheresse, tensions ethno-politiques), la croissance s’est maintenue à un niveau très élevé et a même rebondi en 2016/17. En 2017/18, l’activité devrait rester robuste mais, néanmoins, marquer le pas, contrainte par l’inflation et le risque politique. L’augmentation des prix consécutive à la dévaluation de 15 % de la devise nationale (le birr) devrait mettre sous pression la consommation des ménages et peser sur la croissance. Cette dévaluation devrait néanmoins permettre d’améliorer la compétitivité des exportations qui étaient en berne. Aussi, elles devraient rebondir grâce à une meilleure production agricole, de café et fruits oléagineux (sésame) notamment, après avoir été touchée par des conditions de sécheresse en 2016 et 2017. De plus, l’inauguration de plusieurs parcs industriels, dont ceux de Hawala et de Mekelle, devrait permettre au pays d’augmenter ses exportations de cuirs, chaussures et textiles et, ainsi, commencer à réaliser l’ambition du pays de se positionner en grand centre manufacturier.

 

Dans le cadre du second Plan pour la croissance et la transformation de l’Éthiopie, les investissements publics demeureront également vigoureux, particulièrement dans le secteur des transports, des télécommunications ou de l’énergie avec le projet de « barrage de la Renaissance » d’une capacité de production électrique de 6 000 mégawatts. Un effort sera également consenti dans les infrastructures sociales (hôpitaux et écoles). En revanche, la croissance de l’investissement privé resterait entravée par la persistance de tensions ethno-politiques.

 

 

_ UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE SOUTENABLE MAIS DES DÉSÉQUILIBRES EXTÉRIEURS PERSISTANTS

Le déficit budgétaire devrait rester relativement faible. Le budget 2017/18 est en augmentation de près de 10 % par rapport à l’année fiscale précédente. Cette augmentation est principalement dirigée vers les dépenses d’investissements en capital dans les projets d’infrastructures. Les recettes devraient augmenter en ligne avec la croissance du PIB et, ainsi, permettre au déficit budgétaire de rester relativement stable. Toutefois, la hausse des revenus restera contrainte par la collecte de l’impôt domestique, encore sous-optimale ; les revenus fiscaux représentent moins de 14 % du PIB, contre une moyenne, elle-même relativement basse, d’environ 20 % en Afrique subsaharienne.

 

Ce point a donc été érigé en priorité par les autorités éthiopiennes dans le budget 2017/18. Le déficit est financé par les prêts et dons étrangers (environ 18 % du budget). Le déficit courant resterait élevé en 2017/18, mais la dévaluation du birr devrait permettre de réduire la pression sur les comptes extérieurs. En effet, la devise plus faible devrait contraindre la croissance des importations et soutenir la compétitivité des exportations, notamment des biens manufacturés et des denrées alimentaires. Les transferts des travailleurs expatriés demeureront une contribution positive importante dans le solde courant.

 

La conjoncture économique favorable en Europe et aux États-Unis pourrait avoir un effet bénéfique sur les flux de ces transferts. Les flux d’investissements directs étrangers, notamment dans les infrastructures et les industries, devraient permettre de financer le déficit de la balance courante. Le renforcement de la position extérieure de l’Éthiopie pourrait permettre de reconstituer quelques réserves de change, qui restent à un niveau faible (environ 2,5 mois de couverture d’importations).

 

L’endettement est encore relativement élevé, mais, compte tenu de la part encore importante de prêts à caractère concessionnel (environ 60 % du stock de dette extérieure), le risque qui y est associé demeure modéré.

 

 

_ LA LEVÉE DE L’ÉTAT D’URGENCE NE SOULAGE PAS LES TENSIONS INTÉRIEURES

La coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens, menée par le Premier ministre Hailemariam Desalegn et dominée par l’ethnie minoritaire des Tigréens, reste confrontée à d’importantes tensions ethno-politiques. Ces dernières ont connu une résurgence depuis novembre 2015 et des manifestations de l’ethnie majoritaire des Oromos. En octobre 2016, celles des Amharas demandant plus de représentations et de libertés politiques ont fait au moins 600 morts, notamment suite à une bousculade meurtrière déclenchée par les forces sécurité. Par la suite, le gouvernement a décrété un état d’urgence qui ne sera levé qu’en août 2017. Les mesures de sécurité ont conduit à l’arrestation, dans des conditions contestées par les associations des Droits de l’Homme, de 29 000 individus, permettant une accalmie, toute relative, des troubles politiques dans les zones dissidentes de la région d’Oromia.

 

Toutefois, des affrontements à la frontière entre les régions d’Oromia et de Somali éclatent ponctuellement et continuent de menacer la stabilité du pays. La persistance de ses troubles ethniques pourrait éventuellement conduire à une détérioration des relations avec ses partenaires internationaux. Comptant parmi l’un des deux seuls invités d’Afrique subsaharienne au Forum One Belt, One Road (avec le Kenya), l’Éthiopie entretient des liens de plus en plus étroits avec la Chine.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018/ Source : coface.com/fr

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Ethiopie/

 

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7 - Maurice : la présidente Ameenah Gurib-Fakim démissionne

 

Alors qu’il y a trois jours la présidente de l'île Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, comptait encore se maintenir au pouvoir, elle annonce ce samedi sa démission. L'étau s'était vraisemblablement resserré autour d'Amdeenah Gurib-Fakim et sa résistance n'aura duré que peu de temps. Jusque-là présidente d'Ile Maurice, elle a finalement présenté sa démission ce samedi 17 mars, laquelle prendra effet le vendredi 23 mars prochain, a annoncé son avocat, Me Yousouf Mohamed, selon l'AFP.

 

En renonçant à ses fonctions, Gurib-Fakim dit vouloir préserver «l'intérêt national». Elle met ainsi un terme à une grosse polémique qui dure depuis plus de deux semaines. Au cœur d'un scandale financier, la présidente d'Ile Maurice était accusée d'avoir fait des achats personnels d'un montant de 27 000 dollars avec une carte bancaire fournie par Planet Earth Institute. Cette ONG dédiée à la promotion de la science, la technologie et l'innovation en Afrique est cependant très controversée, car financée par l'homme d'affaires angolais Alvaro Sobrinho, impliqué dans divers scandales sur le continent et en Europe.

 

 

_ Symbole brisé

Alors que la démission de la présidente annoncée par le Premier ministre la semaine dernière était attendue après la commémoration, le 12 mars prochain, des 50 ans d'indépendance du pays, Gurib-Fakim surprenait ce mercredi. Reconnaissant l'usage par «inadvertance» de ladite carte bancaire, elle disait n'avoir «rien à se reprocher », rejetant «toute perspective de démission». Au pouvoir depuis le 5 juin 2015, Ameenah Gurib-Fakim est la première femme à accéder à la présidence de la République de la première économie d'Afrique et depuis le départ d'Ellen Johnson Sirleaf du Liberia, la seule femme à la tête d'un Etat du Continent. Son départ dans de telles circonstances brise donc tout le symbole dont elle était porteuse.

 

Par Ristel Tchounand/ 17/03/2018/

 

https://afrique.latribune.fr/politique/2018-03-17/maurice-la-presidente-ameenah-gurib-fakim-demissionne-772200.html

 

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8 - Île Maurice : la croissance économique devrait atteindre 4% en 2018

 

L'institut mauricien des statistiques vient d'annoncer, dans ses derniers comptes nationaux, que le taux prévisionnel de croissance devrait atteindre 4% l'année prochaine. Cette progression sera portée par divers secteurs notamment le tourisme et l'industrie manufacturière. L'Etat mauricien vient d'annoncer ces prévisions pour l'année prochaine. Selon le Statistics Mauritius (SBM), qui a rendu publics ses derniers comptes nationaux, la croissance économique de l'île devrait se situer à 4% en 2018. Une tendance haussière qui devrait enregistrer une croissance de 3,9% cette année. L'institut mauricien des statistiques a expliqué que cette prévision se base sur des progressions attendues dans plusieurs secteurs d'activités.

 

En effet, le secteur des infrastructures devrait maintenir son rythme de croissance avec une hausse de presque 10% de ses activités en 2018, contre 7,5% pour l'année 2017, à condition que les projets majeurs annoncés dans le budget 2017-2018 soient mis en exécution. Aussi, le rapport du SBM soutient que l'introduction du salaire minimum mensuel (250 dollars), voté début décembre par les parlementaires mauriciens, et la taxe négative pour les revenus modestes contribueront à renforcer le pouvoir d'achat avec une augmentation des dépenses des Mauriciens.

 

Dans le secteur du tourisme, Maurice s'attend à une arrivée record de 1,43 million de touristes contre 1,36 million cette année. La même tendance est affichée le secteur du commerce et de la vente de voiture avec une progression de 3,6% en 2018 contre 3,1% en 2017, alors que le secteur manufacturier affichera une augmentation de 0,1 point de pourcentage par rapport à 2017 en enregistrant un taux de 1,3% l'année prochaine, note le rapport du SBM.

 

 

_ Jusqu'à 4,1% de croissance en 2019, selon le FMI

Les prévisions du SMB s'accordent avec celles du Fonds monétaire international (FMI). Mais l'institution de Bretton Woods va plus loin dans ses prévisions, annonçant que le taux de croissance de l'économie mauricienne passerait à 4% en 2018 et à 4,1% en 2019 pour se stabiliser à ce niveau en 2020. D'après la presse locale, rapporte l'investissement total dans le pays en pourcentage du PIB se situerait à 20,5% cette année et grimperait à 20,6% en 2018, 20,7% en 2019 et 20,9% en 2020. Une tendance non suivie par l'épargne brute nationale en pourcentage du PIB qui reculera de 13,7% en 2017 à 13,3% en 2018, puis à 11,3% en 2019 avant de remonter à 13,7% en 2020.

 

Cependant, le taux d'inflation ne devrait pas chuter. Oscillant cette année entre 6,5% et 5%, celui-ci pourrait grimper encore l'année prochaine avant de se replier en 2019, selon le FMI. En août dernier, l'institution financière internationale recommande par ailleurs aux autorités mauriciennes de «s'attaquer aux pressions inflationnistes en renforçant la politique monétaire, tout en modernisant son cadre pour apporter les réponses idoines aux chocs».

 

Par Sylvain Vidzraku/ 25/12/2017/

 

https://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2017-12-25/ile-maurice-la-croissance-economique-devrait-atteindre-4-en-2018-762850.html

 

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9 - L’économie de l’île Maurice est sans doute la plus performante d’Afrique

 

Maurice doit consolider sa croissance en mettant en place des réformes de fond favorable à une croissance plus équilibrée et inclusive. Avec une croissance du PIB réel d’environ 3,8%, l’économie mauricienne continue de croître à un taux élevé par rapport au reste du monde. C’est sans doute l’économie la plus performante d’Afrique. Cependant, les chiffres masquent un peu la réalité de terrain. On évoque en effet le taux annuel de croissance du PIB mais pas la qualité de cette croissance. Par exemple, à court terme, un PIB peut être amélioré par des dépenses publiques mais le coût se répercutera inéluctablement sur les impôts futurs. Peut-on qualifier cette croissance de solide ? 

La croissance économique peut aussi être soutenue par la croissance démographique, avec des conséquences négatives sur l’environnement, les infrastructures et la qualité de vie.

 

 

_ LES INFRASTRUCTURES ET L’IMMOBILIER

La croissance de certains secteurs peut aussi être de courte durée et ne pas conduire à la création d’emplois durables, comme la construction des infrastructures et l’immobilier. La consommation peut être encouragée par la faiblesse des taux d’intérêt en échange d’une aggravation des dettes qui devront être remboursées plus tard. Un autre chiffre : 16 000 USD de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat fait de l’île Maurice un pays à revenu intermédiaire. Encore une fois, le chiffre ne donne pas une image complète. Un pays avec une grande classe moyenne peut être considéré comme un pays à revenu intermédiaire. Un pays avec quelques super riches et une grande population dans la pauvreté peut également être un pays à revenu intermédiaire et pourtant…

 

 

_ SUR LES INÉGALITÉS SOCIALES

Maurice n’est pas le seul pays à avoir des disparités de richesse et de revenus. Il s’agit d’un phénomène mondial qui a été aggravé par l’inflation des prix des actifs en raison des taux d’intérêt historiquement bas et de l’assouplissement monétaire. Par exemple, la hausse des prix immobiliers profite aux propriétaires existants et aux investisseurs immobiliers. Toutefois, à mesure que les prix des propriétés augmentent, les locataires font face à des loyers plus élevés. Les premiers acheteurs éventuels sont exclus du marché et sont forcés de devenir locataires.

 

 

_ LE RÔLE DES PRIX IMMOBILIERS

Les prix élevés des biens immobiliers se répercutent sur les prix des biens et des services. Ils réduisent le revenu disponible, car plus d’argent va vers le loyer ou les remboursements d’emprunts. Les travailleurs exigent des salaires plus élevés pour compenser le coût élevé de la vie, ce qui à son tour affecte négativement la compétitivité du pays face à la concurrence internationale. Les prix immobiliers élevés augmentent également le coût des affaires dans le pays et ont un effet d’éviction sur d’autres secteurs. En réponse à une enquête du Parlement australien sur l’accession à la propriété (2015), j’ai mis en garde sur le fait que la bulle immobilière a tendance à créer une société à deux vitesses aggravant le nombre de sans-abris dans les grandes villes.

 

 

_ RARETÉ DU FONCIER À L’ÎLE MAURICE

J’ai alors recommandé que les facteurs artificiels de la demande tels que les achats des étrangers et les incitations fiscales aux investisseurs immobiliers soient supprimés ou limités. Soulignons que le foncier est encore plus rare à Maurice. Si les facteurs artificiels de la demande ne sont pas contenus, les prix des terrains et des biens peuvent facilement monter au point de sérieusement affecter l’économie et polariser davantage la société. En outre, la croissance démographique (y compris l’afflux de résidents étrangers) exerce une pression sur les infrastructures, notamment les routes et l’approvisionnement en eau. Elle contribue également à la dégradation de l’environnement et de la qualité de vie.

 

 

_ LA QUESTION DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

À mesure que davantage de terres arables sont défrichées pour l’aménagement immobilier, la question de la sécurité alimentaire émerge. Étant donné que l’île Maurice devient de plus en plus dépendante des importations d’alimentation, elle est plus vulnérable aux événements extérieurs qui peuvent affecter l’offre de produits alimentaires. Systématiquement le modèle capitaliste est pointé du doigt comme étant le responsable de tous les maux. Cependant, le capitalisme en tant que système n’est pas en échec. Je suis un fervent partisan de la libre entreprise comme moteur de création de richesse. Cependant, le capitalisme peut être entravé, ce qui en exacerbe les effets indésirables. Le capitalisme libéral vise à encourager les plus riches à créer de nouvelles entreprises ou à développer des entreprises et ainsi créer des emplois pour le reste de la population.

 

 

_ LES ENTRAVES DU CAPITALISME

Toutefois, indépendamment des avantages fiscaux, les riches ne vont pas investir si les conditions ne sont pas bonnes, c’est-à-dire si la demande globale reste faible ou si le cadre réglementaire est hostile. Ainsi, au lieu d’entrer dans l’économie réelle (production de biens et de services), ils préfèrent placer leur argent dans des investissements spéculatifs. Un autre biais du capitalisme est le capitalisme de copinage. Dans un tel contexte, les marchés sont partagés entre amis du secteur privé et du gouvernement sans aucune transparence. Les entreprises privées ou les personnes riches financent les campagnes des politiques, et en retour les élus leurs accordent des faveurs spéciales. Celles-ci peuvent inclure l’abaissement de certains impôts, la suppression de certaines règlementations, la création de barrières à l’entrée pour des concurrents, l’octroi de permis et de concessions.

 

 

_ L’ARGENT ET LA POLITIQUE

Le capitalisme peut être aussi détourné de manière à compromettre l’intérêt général. Quand l’argent est mêlé à la politique, la démocratie est minée. Malgré des processus démocratiques apparemment normaux (élections, alternance), de nombreux pays dérivent vers une certaine forme de ploutocratie. Ainsi, Maurice doit consolider sa croissance en mettant en place des réformes de fond favorable à une croissance plus équilibrée et inclusive. La croissance à tout prix risquerait de conduire à une forte augmentation de l’immobilier, terreau de l’exclusion des plus pauvres. Une croissance reposant sur un petit groupe de riches amis du pouvoir ne ferait que conforter les inégalités.

 

Par Siow Ming Li Ting Tung./ Un article de Libre Afrique/ 7 AVRIL 2017

 

https://www.contrepoints.org/2017/04/07/286346-leconomie-de-lile-maurice-doute-plus-performante-dafrique

 

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 10 - Ghana : le Président Akufo-Addo en conclave avec Rawlings, Kufuor et John Mahama

 

Le Président du Ghana, Nana Akufo-Addo était en conclave avec ses prédécesseurs, les ex-présidents ghanéens Jerry Rawlings, John Kufuor et John Dramani Mahama. Pour réussir sa mission à la tête du Ghana, le Président Nana Akufo-Addo a organisé un conclave avec les anciens présidents, à savoir Jerry Rawlings, John Kufuor et John Mahama Dramani.


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Comme il le dit en entame, réunir autour d'une même table ses prédécesseurs, est pour lui une chance de tirer profit de la sagesse des uns et des autres qui ont déjà commandé le pays avec succès: « Je suis dans la position de pouvoir tirer profit de la sagesse et de l'expérience de trois anciens Présidents de la République, leurs Excellences Jerry John Rawlings, John Agyekum Kufuor et John Dramani Mahama. Ils représentent la continuité des institutions de notre République, pour lesquelles nous remercions Dieu », a t-il dit après un huis clos très ferme.

 

Jamais le Ghana n'avait eu part à une telle rencontre qui fait histoire depuis hier mardi 18 avril 2017. Au Palais Flagstaff House, tous ces présidents ont discuté de questions très sensibles de la politique interne du Ghana en ce moment. C'est un bel exemple de démocratie qu'initie le Ghana et qui doit faire école, surtout en Afrique où l'alternance politique est synonyme de guerre et de guéguerre. Vu que des décisions importantes seront prises par l'Administration du Président Akufo-Addo en ce moment au pouvoir, ce dernier a jugé opportun de consulter ses devanciers à la tête du Ghana, pour éviter des crises d'incompréhension ou de frustrations inutiles.

 

Actualités >Faits Divers >/ Auteur : Gary SLM / Publié le : 19 avril 2017

 

https://www.afrique-sur7.fr/374318-ghana-president-akufo-addo-conclave-rawlings-kufuor-john-mahama


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