Publié le : 18-05-2019 à 14:05:22 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

DEMOCRATIE/ PROCESSUS ELECTORAL : entre consolidation démocratique (nouvel exécutif, élections apaisées) et mauvaise gouvernance (réformes mitigées, contestations et sortie de l’arène démocratique)

 

« BENIN/ Démocratie/ Au Bénin, la démocratie en question après la victoire d'un parlement totalement acquis au pouvoir : les élections législatives du 28 avril, dont était exclue l'opposition, se sont soldées par des violences post-électorales inédites dans ce pays pourtant réputé être un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest. Le 2 mai tard dans la nuit, la Cour constitutionnelle béninoise a validé les résultats des élections législatives controversées du fait de l’exclusion des partis politiques de l’opposition.

L’enjeu principal en était le taux de participation. Celui-ci a été de 27,12 %, un taux historiquement bas. Frustrés de n’avoir pas eu le choix entre des candidats de différentes sensibilités, les électeurs ont préféré rester chez eux.

Crise post-électorale sans précédent : En dépit des rencontres successives avec la classe politique dans son ensemble, les chefs traditionnels, et même les représentants de la Cédéao, de l’Union africaine et de l’ONU, le pouvoir n’avait pas voulu surseoir au processus électoral au profit d’élections inclusives réclamées par l’opposition.»

 

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1 - Ukraine : le comédien Volodymyr Zelensky largement élu président

 

Le comédien novice en politique Volodymyr Zelensky a remporté dimanche une victoire écrasante à la présidentielle en Ukraine avec 73 % des voix. Le président sortant Petro Porochenko a "félicité" son adversaire. L'acteur et humoriste de 41 ans a obtenu 73 % des suffrages au second tour de la présidentielle contre 24 % pour son rival Petro Porochenko, de 53 ans, selon la Commission électorale après dépouillement de 85% des bulletins. Ce résultat reflète l'ampleur de la défiance des électeurs à l'égard du pouvoir en place.

 

À l'issue de quatre mois de campagne hors normes menée essentiellement sur les réseaux sociaux, ce résultat reflète l'ampleur de la défiance des électeurs à l'égard du pouvoir en place et ouvre une page riche en incertitudes pour ce pays en guerre, tiraillé entre la Russie et l’Union européenne. Des résultats officiels partiels doivent être publiés au fil de la nuit par la Commission électorale, qui a estimé la participation à 15h (heure locale, 12h GMT) à plus de 45%.

 

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_ M. Porochenko a reconnu sa défaite et a "félicité" son adversaire

Encore dans l’attente des résultats officiels, le chef de l’Etat sortant Petro Porochenko a toutefois reconnu sa défaite. Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, qui lui donnent seulement 25% des voix, "sont évidents et me donnent toutes les raisons pour appeler mon adversaire et le féliciter", a déclaré M. Porochenko devant ses partisans. "J'accepte cette décision. Je quitte mes fonctions mais je veux souligner avec fermeté: je ne quitte pas la politique", a-t-il ajouté alors que des législatives sont prévues fin octobre.

 

"Je ne vous laisserai jamais tomber", a promis M. Zelensky aux Ukrainiens depuis son quartier de campagne, où il est aussitôt sorti remercier ses partisans, avant de s'adresser à "tous les pays de l'espace post-soviétique": "Regardez-nous ! Tout est possible !". "Tout est possible", lance M. Zelensky après l'annonce de sa victoire à la présidentielle ukrainienne. Rares sont ceux qui ont pris au sérieux Volodymyr Zelensky, acteur et humoriste de 41 ans, lorsqu'il a annoncé sa candidature en plein réveillon du 31 décembre.

 

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_ "Casser le système" en restant pro-occidental

Cinq ans après la révolution pro-occidentale du Maïdan, réprimée dans le sang, les Ukrainiens ont toutefois décidé de renverser la table à nouveau. Cette fois-ci, par une élection qui n'a pas manqué de coups bas mais s'est déroulée dans l'ensemble dans le calme et dans le respect des normes démocratiques. Le raz-de-marée remporté par Volodymyr Zelensky, qui a promis de "casser le système" sans dévier du cap pro-occidental, donne la mesure de la défiance des Ukrainiens envers leur classe politique dont Petro Porochenko est un vétéran. A 53 ans, ce dernier paie les scandales de corruption incessants depuis l'indépendance en 1991, les difficultés économiques de l'un des pays les plus pauvres d'Europe, et son incapacité à mettre fin au conflit qui endeuille son pays.

 

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_ M. Zelensky, un président sans majorité parlementaire

La politique que compte mener Volodymyr Zelensky reste très floue. Président, il va se retrouver chef des armées et responsable de nominations clés. Mais sa marge de manœuvre pour prendre des mesures concrètes sera très limitée faute de majorité parlementaire, alors que les législatives ne sont prévues pour l'instant que le 27 octobre. Les défis sont immenses dans cette ex-république soviétique, confrontée à une crise inédite depuis son indépendance en 1991. L'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en 2014 a été suivie de l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée et d'une guerre dans l'est qui a fait près de 13 000 morts en cinq ans.

Cette crise a largement contribué aux graves tensions actuelles entre la Russie et les Occidentaux, qui ont décrété des sanctions réciproques. Si elle se confirme, l'élection d'un nouveau président inexpérimenté sera suivie de très près par les chancelleries. "Il est rare dans une ancienne république soviétique qu’un président sortant reconnaisse sa défaite"

 

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_ Scrutin suivi par toutes les capitales occidentales

Le scrutin a été suivi de près par les chancelleries occidentales, qui ont pris fait et cause pour l'Ukraine dans son conflit avec Moscou. L'hypothèse d'un retour dans le giron russe semble écartée mais, ignorant tout de Zelensky, elles redoutent d'avoir affaire à une personnalité imprévisible. Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé les deux candidats, qui avaient été reçus à Paris mi-avril par le président français Emmanuel Macron.

 

Selon Moscou, la large victoire de M. Zelensky montre que "les citoyens ukrainiens ont voté pour le changement", a réagi dimanche le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, à l'agence de presse russe Ria Novosti. "Le nouveau gouvernement du pays doit comprendre et réaliser les espors des électeurs", a-t-il ajouté. Quelques heures avant la fin du vote dimanche, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait indiqué espérer que Kiev resterait fidèle aux accords de paix de Minsk de 2015 après l'élection. Ces derniers avaient permis de réduire considérablement le niveau de violences dans la zone de conflit.


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Si Petro Porochenko est crédité par ses supporteurs d'avoir rapproché l'Ukraine des Occidentaux, redressé l'armée et évité une faillite de son pays, aucun haut responsable n'a été condamné pour corruption et le processus de paix semble dans l'impasse. Très en retard au premier tour, il a tenté de mettre en avance son expérience politique, diplomatique et militaire accumulée en cinq ans, mettant en garde sur les risques pesant sur l'Ukraine et se posant en rempart face à Vladimir Poutine. Il n'est jamais parvenu à reprendre l'avantage sur son adversaire, qui l'a attaqué sur la corruption de son entourage et s'est posé en "type simple" antisystème à l'image du professeur d'histoire sympa élu président qu'il incarne dans une série télévisée.

Car Volodymyr Zelensky doit une bonne part de sa popularité à la série télévisée à succès "Serviteur du peuple", dans laquelle il incarne un professeur d'histoire devenu chef de l'Etat qui se joue des bassesses de politiciens corrompus et d'hommes d'affaires véreux.

 

Avec AFP et Reuters/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 21/04/2019/ Dernière modification : 22/04/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190421-ukraine-presidentielle-comedien-volodymyr-zelensky-donne-vainqueur-porochenko-russie-crimee-donbass/


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2 - En Espagne, les socialistes remportent les élections législatives

 

Le PSOE du premier ministre, Pedro Sanchez, est arrivé nettement en tête du scrutin sans toutefois disposer d’une majorité à lui seul. La formation d’extrême droite Vox entre au Parlement. Favori des sondages, Pedro Sanchez a transformé l’essai dans les urnes. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du chef du gouvernement arrive largement en tête des élections législatives qui se tenaient dimanche 28 avril. Selon les résultats quasi définitifs publiés par le ministère de l’intérieur, il réunit ainsi près de 29 % des voix.

 

Un score qui lui permet d’obtenir autour de 123 députés, ce qui est insuffisant pour gouverner seul : la Chambre espagnole compte 350 sièges, ce qui place la barre pour obtenir la majorité absolue à 176 élus. Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir en juin 2018 en renversant le conservateur Mariano Rajoy dans une motion de censure, sera donc obligé de bâtir une coalition pour continuer à gouverner. « Le futur a gagné et le passé a perdu », a lancé le premier ministre en proclamant sa victoire devant les militants au siège de son parti à Madrid. « La démocratie sociale a un grand avenir devant elle, grâce à son exceptionnel présent, et l’Espagne en est le reflet. Nous allons former un gouvernement pro-européen qui va renforcer et non pas affaiblir l’Europe », a ajouté le président du gouvernement sortant.


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_ Un accord avec Podemos ?

Avant même la fin du dépouillement, le parti radical de gauche Podemos qui a récolté 42 sièges et 14 % des voix s’est dit prêt à discuter d’une coalition gouvernementale de gauche avec le PSOE de M. Sanchez. « Je lui ai fait part (…) de notre volonté de travailler à la formation d’une coalition gouvernementale », a déclaré le chef de file du parti d’extrême gauche, Pablo Iglesias, devant ses partisans rassemblés à Madrid, précisant que de telles négociations prendraient toutefois du temps.

 

A l’arrivée, le bloc de gauche constitué des socialistes et de Podemos totaliserait 165 députés, contre 147 pour le bloc de droite qui regroupe les libéraux de Ciudadanos, le Parti populaire (PP, conservateur) et la formation d’extrême droite Vox. Cela veut dire que la gauche devra trouver des alliés supplémentaires pour atteindre la barre des 176 élus. Les six sièges du Parti nationaliste basque (PNV) ne suffisant pas, elle devra aussi entamer des discussions avec d’autres formations. Par exemple, les indépendantistes catalans, que Pedro Sanchez ne jugeait « pas fiables » à l’approche du scrutin.


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_ Cinq prisonniers catalans élus

Cinq séparatistes catalans, détenus et jugés actuellement à Madrid pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, ont d’ailleurs été élus députés dimanche. Parmi eux figure l’ancien vice-président de cette région du Nord-Est, Oriol Junqueras, principal accusé du procès qui a débuté le 12 février et contre lequel le parquet a requis vingt-cinq ans de prison. Derrière les socialistes, le PP est en net recul : la formation de droite recueille moins de 17 % des votes pour 66 députés, soit deux fois moins qu’en 2016 (137 sièges). La liste de Ciudadanos arrive juste derrière avec près de 16 % des voix et autour de 57 sièges.

 S’il reste devancé par les quatre principales formations politiques, le parti d’extrême droite Vox effectue comme annoncé une percée historique. Alors qu’elle ne comptait aucun député jusqu’ici, la formation menée par Santiago Abascal recueille 10 % des votes et décroche 24 sièges. Elle n’avait obtenu que 0,2 % des suffrages en 2016.


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_ « La fête est finie »

Vox, pratiquement inconnu jusqu’à son irruption en Andalousie, a fait ressurgir l’extrême droite dans un pays où elle était insignifiante depuis la mort de Franco en 1975. « La gauche sait que la fête est finie », a lancé le numéro deux du parti, Javier Ortega Smith. Son chef, Santiago Abascal, a lui annoncé le début de « la reconquête » de l’Espagne déclarant : « Vox est venu pour rester. » Ce parti a massivement fait campagne sur les réseaux sociaux comme le président américain Donald Trump, en 2016, ou le brésilien Jair Bolsonaro en 2018. Cette formation est soutenue notamment par le Rassemblement national en France et par la Ligue, au pouvoir en Italie. Adoptant un virulent discours antiféministe et contre l’immigration, il a prospéré en particulier en prônant la manière forte en Catalogne. Ce scrutin a été également marqué par une participation élevée avec presque 76 % de suffrages exprimés, contre 66 % en 2016.

 

Publié le 28 avril 2019/ Mis à jour le 29 avril 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/28/le-parti-socialiste-largement-en-tete-des-elections-legislatives-en-espagne_5456030_3210.html/


Madrid


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3 - En Afrique du Sud, l'ANC conserve la majorité absolue à l'Assemblée nationale

 

Le Congrès national africain (ANC) conserve sa majorité absolue après les législatives de mercredi en Afrique du Sud, selon des résultats communiqués samedi, montrant néanmoins un net recul du parti du président Cyril Ramaphosa. Une victoire sans panache pour le Congrès national africain (ANC). Selon les résultats définitifs annoncés samedi 11 mai, le parti au pouvoir en Afrique du Sud conserve sa majorité absolue au Parlement mais passe sous la barre des 60 % pour la première fois depuis un quart de siècle.

 

Au terme d'une deuxième longue nuit de dépouillement, l'ANC a recueilli 57,5 % des suffrages dans l'ensemble des 22 925 bureaux de vote du pays. Il est donc en recul de 4,6 points par rapport à 2014. Ce résultat constitue la plus mauvaise performance du parti de feu Nelson Mandela à des élections législatives. Vainqueur de tous les scrutins post-apartheid, l'ANC a vu sa popularité plonger sous le règne émaillé de scandales de Jacob Zuma (2009-2018). Il a devancé l'Alliance démocratique (DA, centre) de Mmusi Maimane, qui cède du terrain avec 20,7 % des suffrages et 84 députés (22,2 % et 89 députés en 2014).

 

Sur la troisième marche du podium, les Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale) de Julius Malema réalisent une forte progression avec 10,7 % des voix et 44 députés (6,3 % et 25 députés en 2014). Cyril Ramaphosa, s'exprimant en tant que chef de l'État, a salué une "victoire de la démocratie". "Notre peuple s'est prononcé clairement et fermement. Il s'est prononcé pour une Afrique du Sud unie, pour une société plus équitable", a-t-il ajouté.

 

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_ Désir de changement

Le bilan d'un quart de siècle de gouvernement ANC laisse sérieusement à désirer. Le chômage a atteint des proportions endémiques (27 %), la corruption a gagné le plus haut sommet de l'État et les inégalités sociales se creusent. Avant le scrutin, l'opposition a lourdement insisté sur ces échecs et appelé le pays à sanctionner l'ANC. "L'ANC a cru que nous ne le lâcherions pas, une certaine forme d'arrogance les a gagnés", a critiqué Mandla Booi, un ouvrier de 45 ans de Port-Elizabeth (sud), ancien électeur du parti. "Moi, j'ai préféré partir et j'ai pris ma carte de membre des EFF."

Cyril Ramaphosa, devrait être réélu par les députés et être investi pour un nouveau mandat de cinq ans dès le 25 mai. Avec une performance électorale médiocre, la plupart des observateurs lui prédisent touitefois des difficultés à faire passer ses réformes, les partisans de l'ex-président Zuma disposant toujours d'une forte capacité de nuisance au sein de l'ANC.

 

Avec AFP et Reuters/ Texte par : FRANCE 24/ Première publication : 10/05/2019/ Dernière modification : 12/05/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190510-afrique-sud-elections-legislatives-anc-victoire-malgre-net-recul/


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4 - En Indonésie, Joko Widodo élu président pour un second mandat

 

Le président sortant a recueilli 55,5 % des voix, contre 44,5 % pour son adversaire Prabowo Subianto, selon la commission électorale. Alors que la publication officielle des résultats de la présidentielle indonésienne était initialement attendue mercredi, la commission les a finalement annoncés en pleine nuit. Le président sortant Joko Widodo a été élu pour un second mandat à la tête de l’Indonésie avec 55,5 % des voix, contre 44,5 % pour son adversaire Prabowo Subianto, a annoncé la commission électorale mardi 21 mai. « Cette décision a été annoncée le 21 mai (…) et sera effective immédiatement », a précisé le chef de la commission, Arief Budiman, au cours d’une conférence diffusée en direct par les médias locaux.


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_ Un décompte contesté par Prabowo Subianto

Quelque 32 000 membres des forces de l’ordre ont été déployés dans Jakarta en prévision de l’annonce des résultats et le bâtiment de la commission électorale a été barricadé et protégé par des rouleaux de fil de fer barbelé pour empêcher toute intrusion. Depuis le scrutin du 17 avril, auquel plus de 190 millions d’Indonésiens étaient appelés à voter, le candidat d’opposition Prabowo Subianto conteste le décompte partiel des voix qui donnait une avance au président sortant et il a déclaré avoir remporté l’élection en citant des sondages alternatifs. Il a dénoncé des fraudes au cours de l’élection et a appelé ses partisans à manifester.

Les autorités ont appelé les partisans de Prabowo Subianto, un ex-général, à ne pas descendre dans la rue, mettant en avant un risque d’attentats terroristes. Prabowo Subianto avait déjà été battu par Joko Widodo en 2014 et avait concédé la défaite après qu’un recours a été rejeté par la justice.

 

Le Monde avec AFP / Publié 21/05/2019

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/21/en-indonesie-joko-widodo-elu-president-pour-un-second-mandat_5464749_3210.html/


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Indonésie : Joko Widodo affiche un bilan économique mitigé

 

Il n'y pas eu de déroute économique, mais il n'y a pas eu non plus d'élan Jokowi. Le président sortant paie certainement un excès de promesses faites en 2014 qu'il n'a pas pu tenir. Pour autant, son premier mandat a été marqué par diverses avancées comme la réforme agraire. Ni déroute, ni effet Jokowi. Le président sortant n'a pas démérité au cours des cinq ans de son mandat. Simplement, il paie un excès de promesses lancées en 2014 qui s'affranchissaient sans doute un peu trop des inerties indonésiennes.  Des catastrophes naturelles, à raison de une par an , sont également venues peser sur l'activité  et contribuer au résultat relativement mitigé de ce mandat. 


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_ Accent sur les infrastructures  

On se souvient que Jokowi avait été élu sur la promesse d'une redynamisation de l'économie avec le lancement d'un vaste plan de modernisation des infrastructures . Las, ce dernier a mis beaucoup de temps à démarrer et n'a pas produit immédiatement les effets escomptés.   La  croissance au lieu de flirter avec 7 % en moyenne n'a progressé que de 5 %. Et en 2019, sauf revirement, elle devrait rester à ce niveau tirée essentiellement par la consommation privée (56 % du PIB) d'une classe moyenne émergente. Désormais, près de 55 % de la population vit en ville. 

 L'inauguration, fin mars du métro de Jakarta ainsi que l'extension d'un réseau de bus circulant en site propre ont considérablement désengorgé la circulation dans la capitale. Ces chantiers ont permis aux Indonésiens de prendre conscience de l'importance des infrastructures. Parallèlement, le président a fait porter ses efforts en faveur des PME. Non seulement, elles ancrent l'activité au niveau local et créent des emplois, mais en plus elles constituent «un vecteur de développement nationaliste » a expliqué Sophie Boisseau du Rocher, chercheur, lors d'une réunion organisée à l'Institut français des relations internationales. 

 

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(Indonesia : Bantaeng Industrial Park)

_ Réforme agraire

La réforme agraire, menée à bien en 2017, permet aux paysans de devenir propriétaires de leurs terres et constitue une autre avancée. De la même manière, et peut-être de façon moins spectaculaire, Jokowi qui avait fait du recul de la pauvreté l'un des pivots de son programme de 2014,  a vu son taux passer de 11%  sous la barre des 10 % en mars 2018 (9,82  %). Plus généralement, il a avancé dans les programmes sociaux  touchant à la famille et à l'éducation. 

A son passif, il laisse un pays avec une dette publique équivalent à 30% du PIB (27,9 % en 2015) et un déficit élevé de la balance courante (-2,3% en 2018 après -1,7% en 2017). Surtout, dans un archipel où les courants nationalistes restent forts, il n'a pas réussi à faire en sorte que les ressources naturelles ne soient plus contrôlées par des groupes étrangers.

 

Asie & Pacifique/ Par Michel De GRANDI/ Publié le 17/04/ 2019 - Mis à jour le 17/04/2019

 

https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/joko-widodo-affiche-un-bilan-economique-mitige-1012055/


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(Jakarta port Tanjung Priok Terminal in Jakarta, Indonesia)/

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5 - Législatives en Australie : victoire inattendue des conservateurs au pouvoir

 

Le chef de l’opposition travailliste, donné favori, a reconnu samedi sa défaite et annoncé qu’il démissionnerait de son poste de chef du parti. C’est une surprise, au point que le vainqueur lui-même a évoqué un « miracle ». Depuis 2016 et jusqu’aux derniers jours avant le vote, sondages et analystes anticipaient pour les élections australiennes une victoire des travaillistes, jusqu’alors dans l’opposition. C’est au contraire le Parti libéral du premier ministre sortant, Scott Morrison, qui l’a emporté samedi 18 mai. « J’ai toujours cru aux miracles, a lancé le chef de gouvernement, comparant ce résultat à la naissance de ses deux filles, conçues naturellement après quatorze années à tenter des fécondations in vitro. Nous sommes une nation formidable et un peuple formidable ! Que Dieu bénisse l’Australie ! »

Dix-sept millions d’Australiens étaient appelés aux urnes, dans ce pays où le vote est obligatoire. Le décompte des voix devait se poursuivre dimanche mais il est probable que le Parti libéral n’obtiendra pas la majorité de 76 sièges sur les 151 que compte le Parlement, de sorte qu’il devra certainement composer avec des députés indépendants ou d’autres formations pour former son nouveau cabinet.

 

 _ L’enjeu du réchauffement climatique

Parmi les sujets débattus au début de la campagne qui s’est étalée sur cinq semaines, l’enjeu du réchauffement climatique figurait en bonne place, alors que l’île est en proie aux évènements climatiques extrêmes, sécheresses notamment. Or la coalition conservatrice sortante était largement en retrait sur ce thème, au point que les émissions de gaz à effet de serre de l’Australie sont reparties à la hausse depuis quatre ans. Scott Morrison lui-même est connu pour sa proximité avec l’industrie minière, alors que l’Australie est le premier exportateur mondial de charbon. Face à lui, le travailliste Bill Shorten ambitionnait de faire de l’île une « superpuissance des énergies renouvelables ».

 

Surtout, M. Shorten promettait « la fin du chaos » gouvernemental, référence aux querelles intestines et manœuvres qui ont entaché six années de pouvoir libéral et mené à trois changements de premier ministre, dont la nomination de M. Morrison il y a neuf mois. Malgré ce passif, les Australiens ont préféré la garantie de stabilité économique qu’incarne le camp conservateur. Scott Morrison avait mis en garde contre une gestion des finances nationales hasardeuse et « 387 milliards de dollars d’impôts supplémentaires » si les travaillistes devaient monter au pouvoir. « Parce qu’ils ne savent pas gérer leur argent, ils vont venir chercher le vôtre », ont scandé les spots publicitaires du Parti libéral.

 

 

_ Rôle croissant des populistes

Cet argumentaire a placé les travaillistes sur la défensive en fin de campagne. « Ce gouvernement vous ment à propos des impôts. Il n’a d’yeux que pour les nantis », a dû rétorquer le parti de centre gauche dans ses clips de campagne. Avec des sondages si serrés (l’institut Ipsos prédisait une victoire travailliste à 51 % la veille du scrutin), Shorten et Morrison ont dû multiplier les déplacements dans toutes les régions qui pouvaient leur apporter des voix précieuses : la Tasmanie, l’Australie de l’Ouest ou le Queensland. « Il y a un côté “on prend les mêmes et on recommence”, mais cette fois Scott Morrison peut se prévaloir d’une authentique victoire électorale et non d’une révolution de palais. Ce qui lui donne de la légitimité, de la prestance », analyse Peter Chen, chercheur en sciences politiques à l’université de Sydney. Toutefois, avec une victoire aussi courte et de probables alliances, « le public l’aura à l’œil et Morrison n’aura pas les mains complètement libres », remarque M. Chen.

 

Les résultats montrent par ailleurs le rôle croissant que jouent les figures populistes en Australie. Notamment l’homme d’affaires Clive Palmer, chef du parti Australie unie, souvent comparé à Donald Trump et qui a dépensé l’équivalent de 36 millions d’euros en spots télévisés et pleines pages de journaux durant la campagne et a dit qu’il était favorable à la victoire de M. Morrison, même si ce dernier a garanti qu’il ne gouvernerait pas avec lui.

 

 

_ « Campagne toxique »

Les travaillistes n’ont par ailleurs pas profité d’un « effet Bob Hawke ». Immensément populaire jusqu’à mort deux jours avant le vote, cet ancien premier ministre travailliste était resté à la tête du gouvernement près de neuf ans, de 1983 à 1991. Sa disparition a rappelé sa préférence pour le consensus plutôt que la confrontation, et ses réformes économiques qui ont permis à l’Australie de connaître une période de croissance ininterrompue depuis, malgré le ralentissement actuel. Bill Shorten a revendiqué le parrainage de M. Hawke mais Scott Morrison s’est attelé vendredi à présenter le défunt comme une figure appartenant à l’héritage national plus qu’à un camp. « Il était au-delà de la politique. Tous les Australiens pouvaient se sentir connectés à Bob Hawke », a-t-il soutenu.

 

Le peu charismatique M. Shorten n’a pu que concéder sa défaite samedi soir : « Cette campagne a été très dure. Parfois toxique. Mais maintenant qu’elle est finie, nous devons tous en respecter le résultat. Cette tâche, cependant, incombera au prochain leader du Parti travailliste parce que je ne serai pas candidat pour en reprendre la tête. » Le premier grand moment du mandat de trois ans qu’entame M. Morrison sera l’hommage national rendu la semaine prochaine à M. Hawke, moment solennel pour lequel M. Shorten aurait particulièrement souhaité pouvoir officier.

 

Publié le 18 mai 2019/ Mis à jour le 19 mai 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/18/legislatives-en-australie-victoire-inattendue-des-conservateurs-au-pouvoir_5463940_3210.html/

 

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6 - Au Bénin, la démocratie en question après la victoire d’un parlement totalement acquis au pouvoir

_ Elections législatives jetant l’opprobre sur la démocratie béninoise

 

Au Bénin, les élections législatives du 28 avril, dont était exclue l'opposition, se sont soldées par des violences post-électorales inédites dans ce pays pourtant réputé être un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest. Le 2 mai tard dans la nuit, la Cour constitutionnelle béninoise a validé les résultats des élections législatives controversées du fait de l’exclusion des partis politiques de l’opposition. L’enjeu principal en était le taux de participation. Celui-ci a été de 27,12 %, un taux historiquement bas depuis les premières élections du pays en 1991 qui consacrèrent le renouveau démocratique et le multipartisme.

 

Frustrés de n’avoir pas eu le choix entre des candidats de différentes sensibilités, les électeurs ont préféré rester chez eux. “Les élections au Bénin ont toujours été une fête malgré les divergences des partis politiques. Le taux de participation n’a jamais été en-dessous de 50 %” s'insurge Brice, jeune électeur contacté par France 24. “Nous aurons une Assemblée nationale monocolore. C’est un retour au parti unique”. Pour Gilles Yabi, fondateur du Think Tank pour l’Afrique de l’Ouest Wathi basé au  Sénégal, “les Béninois ont manifesté leur refus de la fermeture de l’espace politique en boudant largement les urnes”.

 

 

_ Crise post-électorale sans précédent

En dépit des rencontres successives avec la classe politique dans son ensemble, les chefs traditionnels, et même les représentants de la Cédéao, de l’Union africaine et de l’ONU, le pouvoir n’avait pas voulu surseoir au processus électoral au profit d’élections inclusives réclamées par l’opposition. Au risque de voir le pays sombrer dans une crise post-électorale sans précédent. Donc seules deux coalitions proches du pouvoir, l’Union progressiste et le Bloc républicain, pourront siéger au Parlement à partir du 15 mai.

 

Lors d'un entretien avant le scrutin, diffusé sur la chaîne publique béninoise ORTB, le président Patrice Talon avait admis que l’exclusion des partis politiques de l’opposition n’honorait pas “l’image du Bénin” mais que cela ne constituait pas pour autant “un blocage du fonctionnement démocratique du pays”. Au lendemain du vote du 28 avril, des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté tout autour de la résidence de l’ancien chef de l’État Thomas Boni Yayi, figure de l’opposition qui avait appelé au boycott, tout comme Sébastien Ajavon en exil en France. Deux morts ont été enregistrés après des tirs à balles réelles de l’armée sur la population.

 “C’est quelque chose de tout à fait exceptionnel. C’est clairement l’impossibilité pour les partis de l’oppositon de proposer des candidats qui est à l’origine de la crise politique aujourd’hui” affirme Gilles Yabi contacté par France 24.

 

Ce n’est pas le point de vue du ministre des Affaires étrangères, Aurelien Agbénonci, qui a estimé, le 2 mai, lors d’une conférence de presse avec le corps diplomatique étranger, que le Bénin n’était pas “en crise”. “Nous avons organisé les élections, c’est vrai. Il y a eu des problèmes, c’est vrai. Mais nous essayons  de les régler” a-t-il défendu. “Lorsqu’après des législatives on assiste à des situations de violences et qu’on voit l’armée intervenir. Évidemment on est en crise”, reprend Gilles Yabi. 

  

_ Lois liberticides

Pourtant Patrice Talon avait accédé pacifiquement au pouvoir, en 2016, sur “le thème de la rupture”. Avec une volonté affichée de réformer en profondeur l’économie béninoise, il a entrepris des réformes libérales : licenciements massifs et liquidation de sociétés étatiques dans des secteurs clés pour réduire les dépenses publiques ; réduction du nombre de jours de débrayage pour les travailleurs ; retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de la santé et aux policiers. Si ces mesures ont eu un effet positif sur la croissance économique – elle est passée de 2,5 % en 2015 à près de 7 % en 2018 selon le FMI, elles ont été jugées liberticides et antisociales par les syndicats et la société civile.

 

Mais c’est sur le plan politique que les divergences se sont le plus accrues. Fin 2018, les réformes ont abouti au vote par la majorité parlementaire d”un nouveau code électoral et d’une nouvelle charte des partis politiques beaucoup plus contraignants. Certaines mesures, comme la valeur exorbitante de la caution électorale de 200 millions de francs CFA (300 000 euros), obligent les formations (plus de 200 partis politiques) à se constituer en grands blocs politiques. Pour le chef de l’État béninois, “les forces politiques présentes au Parlement sont en permanence dans des relations incestueuses, perverses avec l’exécutif. Le peuple ne mesure pas ce que c’est comme perversion et combien ça handicape la bonne gouvernance et la gestion convenable du pays”. Il veut donc y remédier.

 

Gilles Yabi partage cette analyse. Pour lui, le Bénin paie le prix d’une démocratie qui a certes donné lieu à plusieurs alternances pacifiques, mais est “improductive et corrompue”. Cependant nuance l’analyste, “on ne bouleverse pas un système politique en quelques mois. Cela se fait avec beaucoup de temps et avec de l’attention”. “La conception du pouvoir politique par Patrice Talon est qu’il faut une modernisation, qu’il faut réformer le pays profondément. Sauf qu’on ne perçoit pas une volonté de faire adhérer les populations à sa vision. On voit plutôt un modèle directif, donc autoritaire de gestion du pouvoir”.

 

 

_ Scrutin légal mais pas légitime

Quelle légitimité alors pour un nouveau parlement où siègeront désormais 83 députés totalement acquis à Patrice Talon ? Les partisans du pouvoir ne semblent pas s’en émouvoir. Sur RFI, le directeur de la communication de la présidence, Wilfried Léandre Houngbédji, a estimé que "le processus électoral qui a conduit aux législatives du dimanche 28 avril s'est déroulé conformément aux lois de la république. N'en déplaise à ceux qui soutiennent le contraire, à ceux qui ont vendu la peur, la psychose à nos concitoyens pour les intimider et empêcher certains d'entre eux d'aller aux urnes...”. Sur France 24, Séraphin Noudjenoumé, partisan du chef de l’État, estime qu'“il n’y a pas plus démocrate que Patrice Talon. Au sein des deux partis proches du pouvoir, il y en a déjà qui se positionnent en opposants.”

 

“Le scrutin ne peut pas être contesté sur le plan légal. Après, sur le terrain de la légitimité politique c’est assez différent. Le pouvoir semble avoir choisi l’option d’aller jusqu’au bout. Je pense qu’on saura assez vite si cette Assemblée nationale peut s’installer à Porto-Novo dans des conditions de sérénité”, conclut Gilles Yabi. L’opposition n’en démord pas. Les deux anciens chefs de l’État Thomas Boni Yayi et Nicephore Soglo ont donné au lendemain du vote un ultimatum de 48 heures au pouvoir pour annuler ces législatives qui jettent l’opprobre sur la démocratie béninoise. Mais il a expiré depuis. À défaut, ils appellent le peuple à prendre ses responsabilités.

 

Texte par : Hermann BOKO / Première publication : 03/05/2019/ Dernière modification : 03/05/2019/

 

https://www.france24.com/fr/20190503-benin-democratie-parlement-legislatives-crise-postelectorale-talon-yayi/

 

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7 - Nigeria/ Politique : Au Nigeria, Muhammadu Buhari réélu président au terme d’un long processus électoral

 

Après avoir été reportée et marquée par des problèmes logistiques, l’élection du pays le plus peuplé d’Afrique s’est terminée dans la nuit. Jusqu’au bout, le suspense est demeuré. Après quatre jours d’attente, la Commission électorale nationale indépendante du Nigeria a annoncé, dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 février, le nom du vainqueur. Le chef de l’Etat sortant, Muhammadu Buhari, du Congrès des progressistes (APC), a été réélu pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête du pays le plus peuplé d’Afrique.

 

A 76 ans, ce général à la retraite, qui a participé à un des nombreux coups d’Etat qu’a connus le Nigeria jusque dans les années 1990, a récolté 56 % des voix, contre 41 % pour son principal adversaire, Atiku Abubakar. Ce candidat du Parti populaire démocratique, ancien vice-président de 72 ans et homme d’affaires influent était, lui, réputé corrompu. Cette nette victoire, qui correspond à une avance de près de 4 millions de voix, constitue une surprise, alors que les experts anticipaient un duel très serré avec le candidat de l’opposition, qui a déclaré se pourvoir en justice.

 

Le vote a été marqué par un faible taux de participation (d’environ 40 %), en baisse par rapport au scrutin présidentiel de 2015. La démobilisation est notamment due au report d’une semaine de l’élection qui a découragé plusieurs millions d’électeurs ayant parcouru en vain des centaines de kilomètres pour voter dans leur localité d’origine le 16 février et qui se sont abstenus de refaire le chemin pour le 23. Mais la défection est aussi due à un scrutin peu enthousiasmant : la sphère politique peu renouvelée ne séduit plus un électorat de plus en plus jeune, avide de changement.


_ « Victoire de la démocratie »

A l’annonce des résultats, quelques centaines de personnes se sont rassemblées au quartier général de l’APC, à Abuja, la capitale fédérale, pour écouter le vainqueur. « Le nouveau gouvernement va intensifier ses efforts dans la sécurité, la restructuration de l’économie et le combat contre la corruption », a promis M. Buhari en célébrant « une autre victoire de la démocratie nigériane ». En raison de l’heure tardive de l’annonce de résultats, il y a eu peu de ferveur ou de célébration populaire à travers le pays. Pas même à Kano, dans le nord, un des fiefs du gagnant, où ses partisans étaient sortis en masse en 2015 pour célébrer sa première victoire.

 

L’opposition, qui dénonçait dès lundi une « manipulation » et des fraudes massives du parti au pouvoir, a demandé dans la soirée de mardi l’interruption de la proclamation des résultats. Les violences liées à ce scrutin ont causé la mort de 47 personnes depuis le matin du vote et de 230 au total depuis le début du process, selon le cabinet de surveillance SBM Intelligence.  Contrairement à l’élection présidentielle de 2015, qui marquait alors la première transition démocratique de cette ancienne dictature militaire, le vote ne s’est pas joué sur des critères purement religieux, puisque les deux principaux candidats sont des musulmans issus du nord. Dans ce pays où le vote reste ethnique et religieux, la victoire du sortant, un ex-général à la santé fragile, s’est beaucoup jouée dans le nord, la région la plus peuplée du Nigeria. Dans l’Etat de Kano, son bastion, fort de 5,5 millions d’électeurs, l’APC de Buhari a ainsi engrangé près de 1,5 million de voix.

 

« Le nord est une zone sahélienne pauvre et rurale, où le niveau d’éducation est beaucoup plus faible et où le taux de natalité explose. Avec un système d’organisation traditionnelle très ancré, le phénomène d’embrigadement y est plus facile. Les gens votent pour l’homme fort, peu importe le bilan, et dans cette région, c’est Muhammadu Buhari. Atiku Abubakar a beau être musulman, les élites du nord restent attachées à leur candidat », analyse le chercheur Benjamin Augé, de l’Institut français des relations internationales.

 

Celui que l’on surnommait affectueusement « Baba », puis « Baba go slow » pour son immobilisme et sa lenteur à réagir aux crises qui ont secoué le pays a déçu ses électeurs avec son premier mandat. L’euphorie suscitée par son élection en 2015, alors que le Nigeria venait de passer première puissance économique du continent, est peu à peu retombée. Après deux ans de récession, laminée par les retombées de la chute du baril et la dévaluation du naira, la croissance s’est finalement stabilisée à 1,9 % en 2018. Le bilan sécuritaire est tout aussi décevant. M. Buhari avait fait campagne sur la sécurité du pays et promettait de rétablir l’ordre dans un nord dévasté, mais la secte djihadiste Boko Haram, bien qu’affaiblie, tue toujours dans le nord-est du Nigeria, et le reste du pays est encore miné, lui, par les conflits interethniques.

 

Même si la corruption, la sécurité et les réformes économiques promises n’ont pas abouti, M. Buhari bénéficie toujours, dans ses bastions, d’une image d’homme intègre. Il l’a construite sur son passé de dictateur militaire attaché à la discipline, qui se dit aujourd’hui « converti à la démocratie », alors que de nombreux responsables politiques sont accusés de s’enrichir sans construire un véritable Etat. Mais tout n’est pas gagné pour lui. Car même dans l’immense ville de Kano, d’où il tient en partie son pouvoir, le président musulman a perdu des centaines de milliers de partisans qu’il devra reconquérir par ses actes.

 

Par Ghalia Kadiri Publié le 27 février 2019/ Mis à jour le 27 février 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/27/nigeria-apres-des-heures-d-attente-buhari-proclame-vainqueur-de-la-presidentielle_5428663_3212.html/

 

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8 - RDC: nouvelle victoire électorale pour le parti de Kabila après les gouvernorales

 

Les pro-Kabila ont encore remporté une victoire aux élections des gouverneurs et vice-gouverneurs qui ont eu lieu mercredi 10 avril dans 22 des 26 provinces de la République démocratique du Congo (RDC). L'UDPS a un seul gouverneur dans le Kasaï-Oriental, de même que la coalition Lamuka. Dans quatre provinces (Haut-Lomami, Kasaï-Central, Nord-Ubangui et Tshopo), un second tout sera nécessaire samedi.

 

À chaque nouveau scrutin, l’étau se resserre un peu plus sur le président congolais. Déjà minoritaire à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, Félix Tshisekedi va également devoir composer avec une large majorité de gouverneurs acquis à son prédécesseur. Parmi les élus figure même le propre frère de l’ancien président, Zoé Kabila, désormais gouverneur du Tanganyika. Et même lorsque ce n’est pas le candidat officiel du Front commun pour le Congo (FCC) qui a été élu, c’est le plus souvent un fidèle de l’équipe sortante. Exemple : Christophe Nangaa, frère du président de la Commission électorale, élu dans le Haut-Uélé face au candidat FCC.

 

Lors de ces élections indirectes, ce sont les députés des assemblées provinciales qui votaient. Une assemblée où l'ex-président est largement majoritaire. « Ce n’est pas une surprise, mais c’est une belle razzia », résume un observateur. D’autant plus belle qu’en RDC, les gouverneurs ont d’importants pouvoirs, notamment sur les forces de police locales. Le pouvoir d’autoriser ou non des manifestations, par exemple. « Ils peuvent être des relais précieux au moment de faire passer des réformes », souligne une source au FCC. Sans oublier, précise un conseiller, qu’en l’absence d’un système efficient de financement des partis politiques, les élus de premier plan jouent un rôle stratégique dans la captation des flux financiers. Or, le parti de Félix Tshisekedi en compte bien peu dans la nouvelle configuration.

 

Mercredi, au sein de l’UDPS, certains ne cachaient pas leur colère de voir leur président ainsi encerclé par le FCC et s’interrogeaient sur la nature réelle de la coalition de partage du pouvoir nouée entre Cach et le FCC, au sein de laquelle le Front commun ne semble vouloir faire que très peu de concessions.

Dans un communiqué publié mercredi soir, le FCC s’est, lui, félicité « des victoires obtenues une fois de plus dans la majorité des provinces » et félicite les députés provinciaux pour leur « sens de la discipline et de l'engagement en faveur de la cause défendue » par l'autorité morale du FCC, l'ex-président Kabila. La coalition demande aux nouveaux gouverneurs de « se mettre au service de la population, en parfaite harmonie » avec le nouveau président et le gouvernement dont on attend toujours la nomination.

  

_ Pas d'élections dans quatre provinces

Quatre provinces n’ont pas participé à l’élection des gouverneurs des provinces organisées mercredi. Elles doivent se tenir ce samedi 13 avril dans le Sud-Ubangui et le Sankuru où elles ont été reportées, officiellement pour des raisons administratives et techniques. Mais, en réalité, selon plusieurs sources, la Céni a reporté ces scrutins surtout pour des raisons de sécurité. Dans la province du Sankuru, par exemple, dans sa décision rendue publique mardi, le Conseil d’État avait demandé à la Céni de suspendre l’organisation de cette élection jusqu’à l’épuisement du litige qui oppose deux candidats, l’ancien ministre de la Communication, Lambert Mende, et Stéphane Mukumadi, écarté de la course et accusé de détenir également une autre nationalité que la nationalité congolaise.

 

Finalement, la Céni décide de passer outre la position du Conseil d’État et annonce qu’elle va organiser ce scrutin ce samedi avec un seul candidat qui est Lambert Mende. Même chose pour la province du Sud-Ubangi où la Commission électorale maintient les cinq candidats qui figurent sur sa liste définitive. Par ailleurs, pour les provinces du Nord-Kivu et de Maï-Ndombe, ces élections sont prévues le 30 mai étant donné qu’elles dépendent de l’issue des élections législatives provinciales dont les résultats provisoires n’étaient publiés que ce mardi.

 

Par RFI / Publié le 11-04-2019 / Modifié le 11-04-2019/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20190411-rdc-nouvelle-victoire-electorale-parti-kabila-gouvernorales/

 

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9 - En Algérie, l’élection présidentielle fixée au 4 juillet

 

Dix jours après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, à la suite de plus d’un mois de mobilisation des Algériens, le chef d’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, a fixé mercredi la date de la prochaine élection.

 

Après l’énorme mobilisation dans les rues depuis la fin février qui a permis de tourner la page Bouteflika, les Algériens sont appelés aux urnes le 4 juillet pour élire leur nouveau président. La date a été fixée par Abdelkader Bensalah, qui a été désigné mardi comme chef d’Etat par intérim et a procédé le même jour « à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral à l’élection présidentielle fixée au 4 juillet 2019 », a fait savoir la présidence dans un communiqué. Mais la nomination de M. Bensalah a été fortement critiquée par les manifestants algériens qui poursuivent leur mobilisation.

 

Dans la matinée mercredi, des milliers de manifestants, enseignants, étudiants, médecins, gardés par un important dispositif policier, se sont à nouveau rassemblés près de la Grande Poste à Alger, cœur de la contestation qui ébranle le pays depuis sept semaines. Un appel à la grève nationale a ainsi été lancé. Tous rejettent M. Bensalah, qui a été un partisan d’un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika et qui est pour les manifestants une incarnation du régime en place.

 

 

_ « Slogans irréalistes »

Le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a mis en garde les protestataires mercredi contre « un vide constitutionnel » en Algérie, jugeant « irraisonnable » toute idée de « gérer la période de transition » en dehors des institutions. Il existe dans les manifestations des « slogans irréalistes visant à (…) détruire les institutions de l’Etat », a-t-il également déploré. Mardi à Alger, pour la première fois depuis le début du mouvement pacifique, la police a tenté de disperser les milliers d’étudiants qui manifestaient à l’aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

La mobilisation continue donc malgré la démission le 1er avril du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui était au pouvoir depuis 1999. L’annonce de sa candidature pour un cinquième mandat – pour l’élection présidentielle initialement prévue le 18 avril –, a alors provoqué une contestation massive et inédite dans tout le pays.

 

Le Monde avec AFP / Publié le 10 avril 2019/ Mis à jour le 11 avril 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/10/en-algerie-l-election-presidentielle-fixee-au-4-juillet_5448541_3212.html/

 

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10 - Japon : Le nouvel empereur Naruhito est monté sur le trône

 

Naruhito a officiellement succédé mercredi à son père, devenant le 126e empereur du pays. Le Japon a un nouveau souverain. Naruhito a officiellement accompli mercredi ses premières obligations en tant que 126e empereur du pays, au lendemain de l’abdication de son père Akihito. Au cours d’un cérémonial très codifié de six minutes, au côté de son frère cadet devenu prince héritier, le nouveau souverain, vêtu d’un costume queue-de-pie et portant des attributs (un grand collier et des décorations), a acté son accession au trône du Chrysanthème. Il s’est symboliquement vu attribuer les trois trésors sacrés, une épée, un miroir, un joyau, dont la possession officialise son statut d’empereur.

  

_ Naruhito s’engage à être toujours « au côté du peuple »

L’empereur était arrivé un peu plus tôt à bord d’une voiture noire, après avoir salué la petite foule massée le long du parcours, alors que le soleil était revenu sur la capitale nipponne. Il a prononcé peu après son premier discours, s’engageant à être toujours « au côté du peuple ». « Je m’engage à agir conformément à la Constitution et à remplir mes obligations de symbole de l’Etat et de l’unité du peuple, en ayant toujours le peuple à l’esprit et en me tenant toujours à son côté », a-t-il déclaré.

 

Pour la première fois en plus de deux siècles, la succession se fait du vivant de l’empereur sortant, devenu à minuit dans la nuit de mardi mercredi « empereur émérite ». Si la transition se fait sur un mode très protocolaire en fonction des rites liés au shintoïsme (ensemble de croyances animistes) et que la retenue est de mise y compris parmi la population, le changement d’ère n’en est pas moins un événement historique, accompagné d’un congé exceptionnel de 10 jours.

 

20 Minutes avec AFP/ Publié le 01/05/19/ Mis à jour le 01/05/19/

 

https://www.20minutes.fr/monde/2508299-20190501-japon-nouvel-empereur-naruhito-monte-trone/

 

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11 - Thaïlande : le roi Maha Vajiralongkorn officiellement couronné

 

Ce samedi 4 mai en Thaïlande, les cérémonies liées au couronnement de Maha Vajiralongkorn ont débuté. La monarchie est un symbole fort de stabilité dans un pays qui reste très divisé après les législatives de mars. Festivités et cérémonies se poursuivront jusqu'au 6 mai. En milieu de matinée, ce 4 mai, le monarque est arrivé dans l'enceinte du Grand Palais de Bangkoken présence de son épouse, la reine Suthida, une ancienne hôtesse de l'air épousée il y a trois jours en quatrième noce. Monté sur le trône au décès de son père Bhumibol Adulyadej en 2016, son couronnement avait été retardé afin de pouvoir respecter une période de deuil en hommage du roi défunt.

 

La cérémonie, retransmise par les télévisions du pays, mêle rites bouddhistes et brahmanistes hérités de l'Inde, a débuté à 10h09 (heure locale), un moment choisi avec soin en fonction des astres, indique l'AFP. De l'eau bénite a été versée sur la tête du monarque, qui a troqué son habit militaire pour une tunique blanche. Plusieurs coups de canon ont été tirés. Plus tard, assis sous une ombrelle blanche à neuf étages, symbole du caractère sacré de sa fonction, Maha Vajiralongkorn, 66 ans, a posé lui-même sur sa tête la « Grande Couronne de la Victoire », de plus de sept kilos, en émail doré et couverte de pierres précieuses.

 

Aucune tête couronnée étrangère n'a été conviée, « comme le veut la tradition », a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères. Ces cérémonies, qui vont se prolonger jusqu'à lundi, sont un événement inédit dans le royaume depuis le sacre de Bhumibol Adulyadej en 1950. Dimanche, un grand défilé sera organisé au cours duquel le roi Rama X sera transporté dans un palanquin doré porté par des soldats. Lundi, il paraîtra à l'un des balcons du Grand Palais et recevra en audience les diplomates étrangers.

 

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_ L'unité thaïlandaise

Ce couronnement est l'occasion pour le souverain de s'afficher comme le garant de l'unité du royaume, qui a connu douze coups d'État depuis 1932, dont deux au XXIe siècle. Devant le palais, quelques rares badauds en jaune, la couleur royale, étaient aussi venus célébrer l’occasion, a constaté notre correspondante à Bangkok, Carol Isoux : « On est très heureux d’avoir la chance de voir ça, le couronnement d’un nouveau roi, c’est important pour les Thaïlandais ; ça nous donne une continuité avec son père. Maintenant que ce nouveau roi monte sur le trône, on va l’aimer comme on aimait son père. » Cependant, beaucoup confient leur incertitude. Le nouveau roi n’a pas l’aura bouddhique de son père ni le même pouvoir rassembleur. Surtout, il s’est montré depuis le début de son règne, désireux de renforcer son pouvoir et d’intervenir en politique. Il y a six semaines ont eu lieu dans le pays des élections, dont on n’a toujours pas les résultats.

 

Les deux camps rivaux, anciens militaires au pouvoir contre opposition revendiquent la victoire. Le roi a clairement fait savoir qu’il préférait le camp des militaires, qui se présentent comme les grands défenseurs de la monarchie. Dans l’opposition, certains souhaiteraient passer à un système de monarchie constitutionnelle à l’anglaise, avec un rôle essentiellement symbolique du monarque. Beaucoup d’observateurs craignent une montée des violences après l'annonce des résultats des élections.

 

Par RFI / Publié le 04-05-2019 / Modifié le 04-05-2019 /

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190504-thailande-ceremonie-couronnement-roi-maha-vajiralongkorn/


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(Afrique du Sud : système électoral crédible, avec des résultats des votes globalement propres et irréprochables. Ailleurs en Afrique, on cherche avant tout à tricher, au mépris des aspirations des populations. L'objectif inavoué étant, le pouvoir et le contrôle des ressources. Cocasse et pitoyable...) 


12 - Côte d’Ivoire-Politique : le Premier ministre promet des élections apaisées en 2020

 

Le Premier ministre et chef du gouvernement ivoirien, Amadou Gon Coulibaly a rassuré, mercredi, les syndicats de travailleurs, quant à la détermination du gouvernement à poursuivre le dialogue politique en vue d’avoir des élections apaisées en 2020. Le Premier ministre répondait aux préoccupations de ces travailleurs inquiets face à la recrudescence de la violence verbale et autres déclarations politiques.

«Le dialogue politique sera renforcé en vue d’assurer des élections apaisées en 2020 », a rassuré Amadou Gon Coulibaly, lors de la célébration officielle de la fête du travail qu’il a présidée, rappelant qu’il a été instruit par le chef d’Etat, pour poursuivre le dialogue avec l’opposition et la société civile, surtout pour la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). « Cette dynamique se poursuit. Je fais confiance  à toutes nos forces politiques  et acteurs de la société civile », a ajouté le Premier ministre.


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Auparavant, la Centrale Dignité, par la voix de son Secrétaire général, Elie Boga, « au nom de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale » avait demandé au chef de l’Etat, de « bien vouloir  étendre aux détenus militaires, l’effet de l’Ordonnance d’amnistie qu’il a déjà prise ». Pour sa part,  Hélène Gnionsahé  de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI), s’inquiétant des déclarations en «appelle à un sursaut d’apaisement afin de préserver la paix et la cohésion sociale qui n’ont pas de prix ».

 

SY/ls/APA/ Mai 01, 2019/ APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) -

 

https://apanews.net/index.php/news/le-gouvernement-ivoirien-determine-pour-des-elections-apaisees-en-2020-premier-ministre/


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13 - L’UA brise enfin le silence : « Réforme de la CEI » et non recomposition

 

Joséphine Charlotte Muyuma Kala, représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine (UA) s’est exprimée, à l’issue d’une audience avec Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA. Larges extraits.

Cette audience s’inscrit dans le cadre de la mission  de l’Union  Africaine qui est un mandat qui consiste à accompagner les pays africains dans la consolidation de la paix,  dans la stabilité des pays africains, dans l’accompagnement  des pays africains pour la tenue  des élections apaisées, transparentes et d’élections crédibles. En Côte d’Ivoire, nous attendons une élection présidentielle paisible 2020. C’est dans ce cadre-là que nous avons fait ce déplacement. Nous tenons à remercier le président du Pdci-Rda qui nous a reçues.


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Et cette mission va se déployer ailleurs auprès des autres acteurs politiques ivoiriens afin de faire de la paix effectivement un comportement, pour qu’il y ait des paroles de paix et éviter les violences  verbales qui ne rassurent pas les populations.  Il faut ramener les acteurs politiques ivoiriens à poser des actes  de paix. La recommandation que nous faisons aux acteurs politiques ivoiriens, c’est qu’il y a une élection présidentielle en 2020 comme cela se  passera  dans des pays africains.

 

Et l’Union Africaine, dans sa mission qui est d’éviter des conflits car souvent les élections sont à la base des conflits en Afrique, fait des recommandations. La recommandation de l’Union africaine, c’est que les autorités ivoiriennes puissent organiser des élections paisibles et qu’il y ait moins d’actes de violences verbales et que chacun puisse privilégier la paix dans son comportement et dans les actes qu’il pose.  Il s’agit donc d’une diplomatie de la paix, une diplomatie préventive par rapport à l’échéance électorale à venir.


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Comme autre recommandation, celle d’une compétition apaisée, pacifique, une compétition  où chacun  participe comme le prévoit la démocratie et que tout se passe bien.Je pense que la réponse à cette question de la CEI est connue de tous. La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des peuples a pris  un arrêt à l’endroit de la Côte d’Ivoire demandant qu’on puisse faire la révision et la réforme de la Cei en Côte d’Ivoire.

En ce moment, il y a un dialogue qui se fait entre le gouvernement, les partis politiques ainsi que la société civile par rapport à cet arrêt. Nous sommes sur la bonne voie et les discussions sont en cours et nous encourageons  tous les acteurs et toutes les parties prenantes  à ces négociations qui sont en cours », a conclu l’hôte du président du PDCI-RDA.

 

Par IvoireSoir - 3 avril 2019/

 

https://www.ivoiresoir.net/lua-brise-enfin-le-silence-reforme-de-la-cei-et-non-recomposition/


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Thailand, Bangkok city