Publié le : 24-05-2019 à 11:40:27 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE : le PDCI-RDA et le FPI, pour la reconquête du pouvoir (mettre fin aux crises, au rattrapage et au népotisme ethno-religieux)

 

« Alliance politique PDCI-RDA et FPI :

. Les deux (2) parties ont procédé à une analyse minutieuse de la situation socio-politique du pays caractérisée par une dégradation continue de l’environnement politique , social et sécuritaire ; notamment l’ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement des partis politiques de l’opposition, l’instauration de conflits dans la gestion et le fonctionnement des institutions de la République, la multiplication des conflits intercommunautaires mal gérés et le manque d’ouverture du gouvernement dans le dialogue politique ; par exemple la réforme en profondeur de la Commission Électorale Indépendante( CEI).

. Les deux délégations ont convenu d’œuvrer ensemble, avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, à l’avènement d’un environnement politique apaisé, seul gage d’un retour à une paix définitive et durable pour une Côte d’Ivoire réconciliée, à nouveau unie et rassemblée.

. Ce faisant, les deux (2) parties ont convenu d’une collaboration dans le cadre de la réconciliation nationale et se sont engagées à lancer un appel à la réconciliation aux partis politiques et à toutes les forces vives de la nation, sans exclusive.

. Enfin, les deux (2) parties se sont félicitées de la volonté, clairement exprimée, des Présidents Henri Konan BEDIE et Laurent GBAGBO, de parvenir à une réconciliation durable de l’ensemble des ivoiriens, pour une Côte d’Ivoire, résolument tournée vers le développement et le progrès social. »

 

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1 - Côte d’Ivoire/ Politique/ Social : 11 morts et 108 blessés après les violences communautaires de Béoumi (Gouvernement)

 

Le bilan actualisé des affrontements inter-communautaires survenus la semaine dernière à Béoumi dans le Centre ivoirien fait état de 11 morts, 108 blessés, 300 déplacés et d'importants dégâts matériels, a annoncé mercredi à Abidjan, le gouvernement ivoirien au terme d'un Conseil des ministres présidé par le président Alassane Ouattara. « Le bilan actualisé le 20 mai 2019 fait état de 11 personnes décédées, 108 personnes blessées, 300 personnes déplacées et d'importants dégâts matériels », a indiqué à la presse, Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien à l'issue de cette rencontre hebdomadaire de l'exécutif.

 

« En vue de ramener la paix et la cohésion sociale entre les différentes communautés, le Conseil a décidé de maintenir pour une durée de deux semaines les unités des forces de sécurité déployées dans le département de Béoumi», a fait savoir M. Touré, soulignant que le gouvernement condamne « avec fermeté » ces violences. Poursuivant, il a annoncé la prise en charge par l'État, des frais médicaux de toutes les personnes blessées lors de ces affrontements, le convoyage des dons de vivres et non-vivres aux personnes déplacées et l'assistance aux familles qui ont perdu un membre ainsi qu'aux personnes ayant vu leurs biens détruits.


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Dans la foulée, il a assuré « qu'aucune armes de guerre» n'a été utilisée lors de ces affrontements communautaires. Le porte-parole du gouvernement a aussi annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier les auteurs ou les acteurs de ces violences. « Il s'agit exclusivement des fusils de chasse traditionnels qui ont été utilisés lors de ces affrontements. Aucune arme de guerre n'a été utilisée », a insisté M. Touré qui est également le ministre de la communication et des médias. Une altercation entre un conducteur de moto-taxi et un chauffeur de mini-car, est à l’origine de ces affrontements survenus mercredi et jeudi.

 

LB/ls/ Abidjan (Côte d'Ivoire)/ Publié le mercredi 22 mai 2019/ APA

 

https://news.abidjan.net/h/657611.html/


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Côte d'Ivoire/ Politique/ Crise : 18 arrestations après les violences communautaires à Béoumi

 

Dix-huit personnes ont été interpellées à la suite des affrontements intercommunautaires qui ont fait 11 morts la semaine dernière à Béoumi, au centre de la Côte d’Ivoire, a annoncé jeudi le procureur de la République de Bouaké, Braman Koné. “A ce jour, 18 personnes, des deux camps, ont été interpellées” dans le cadre de l’enquête confiée à la section de recherche de la brigade de gendarmerie de Bouaké, a déclaré le procureur lors d’une conférence de presse.

 

Une altercation entre un chauffeur de taxi-brousse malinké et un conducteur de moto-taxi baoulé est à l’origine de ces violences qui ont dégénéré en bataille rangée dans la ville de Béoumi, faisant 11 morts, 108 blessés et 300 déplacés selon le dernier bilan officiel. Les deux chauffeurs “se sont mis à l’abri, mais ils seront interpellés tôt ou tard”, a affirmé Braman Koné. Le procureur a souhaité couper court aux rumeurs faisant état de l’utilisation d’armes de guerre pendant le conflit, indiquant qu’“au stade actuel de l’enquête, aucune arme de guerre n’a été utilisée. Les armes utilisées sont exclusivement des fusils de chasse traditionnelle”.

 

Mettant en garde “tous ceux qui propagent des discours de haine”, le procureur a également déclaré que le parquet de Bouaké n’hésiterait pas “un seul instant à arrêter toute personne qu’elle soit homme politique, chef religieux ou traditionnel qui incite une ethnie à attaquer une autre par des propos haineux”. Les affrontements intercommunautaires, parfois meurtriers, sont fréquents en Côte d’Ivoire, pays de 25 millions d’habitants qui compte plusieurs dizaines de peuples.

 

https://fr.africanews.com/2019/05/23/cote-d-ivoire-18-arrestations-apres-les-violences-communautaires-a-beoumi//


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2 - DÉCLARATION DU PDCI-RDA RELATIVE AUX ÉVÉNEMENTS DE BEOUMI

 

Les dimanche et lundi 19 et 20 Mai 2019, s’est tenue au siège du PDCI-RDA à Abidjan Cocody, une réunion extraordinaire du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA.

 

Cette réunion avait pour unique point à l’ordre du jour

 

-l’analyse des événements survenus à Béoumi marqués par de violents affrontements intercommunautaires entre les allogènes Malinké et les autochtones baoulés.

 

De cette importante réunion extraordinaire, il est ressorti la déclaration qui suit.

 

Depuis le Mercredi 15 Mai 2019, à la suite d’une violente rixe survenue entre deux transporteurs, l’un de la communauté allogène malinké et l’autre de la communauté autochtone baoulé, la ville de BEOUMI, au centre de notre pays, a été le théâtre d’affrontements interethniques fratricides et meurtriers.

 

Ces affrontements ont fait 9 morts, 97 blessés et plus de 300 déplacés internes.

 

Le PDCI-RDA s’incline respectueusement sur les dépouilles des victimes de cette folie meurtrière et adresse aux familles endeuillées ses condoléances les plus attristées.

 

Le PDCI-RDA souhaite aux victimes un prompt rétablissement et aux déplacés, un rapide retour dans leurs foyers respectifs avec l’assurance d’une sécurité retrouvée ;

 

Le PDCI-RDA exprime sa plus grande et sincère compassion à toutes ces victimes qui ont subi des dégâts de toutes sortes ainsi que des pertes de tous genres.

 

Le PDCI-RDA félicite et encourage les autorités administratives de Béoumi, les élus, les Chefs et leaders des différentes communautés pour le calme revenu et le dialogue entamé entre les communautés belligérantes.

 

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L’analyse des faits rapportés dans ce conflit met en lumière deux phases :

 

-la première phase est celle consécutive à l’accrochage entre les deux transporteurs, à savoir le tricycle et le véhicule de transport de voyageurs. La rixe violente qui s’en est suivie a créé l’émoi et donné lieu à des scènes de bagarres généralisées entre Malinkés et Baoulés. Cette phase a pris fin dans la soirée de Mercredi ;

 

-la seconde phase de ce conflit est celle au cours de laquelle un des camps adverses a pris un temps de repli pour revenir avec des armes de guerre et attaquer le jeudi 16 Mai 2019, plusieurs villages autochtones. C’est au cours de cette deuxième phase que le nombre de victimes s’est accru.

 

L’analyse des faits de cette grave confrontation relève des préoccupations majeures et essentielles.

 

Il convient d’observer que la rixe qui est survenue a conduit trop vite à des attaques de groupes organisés ayant conduit à des tueries, des incendies de marchandises, d’étals et de logements au moyen d’armes modernes.Ces affrontements-là ne sauraient procéder d’une génération spontanée ! En effet, il faut se rappeler :

 

-les attaques similaires des Malinkés contre Blèkplo, un paisible village baoulé de la Sous/Préfecture de Marabadiassa il y a deux mois.

 

-des violences avec morts d’hommes au cours des dernières élections municipales dans cette circonscription électorale de Béoumi sans que des enquêtes ne soient diligentées pour faire la lumière sur ces violences.

 

En réalité, de nos jours, le commerce politique a achevé de prendre pour banal les morts d’hommes.

 

Le PDCI-RDA s’étonne du silence observé par le Gouvernement face à ces événements si graves qui ne manquent pas d’interroger :

 

-toutes les régions de Côte d’Ivoire, à l’instar de Béoumi, sont-t-elles donc infestées de caches d’armes, peut-être bien connues et volontairement ignorées pour servir à des besoins bien planifiés ?

 

-les allégations farfelues et xénophobes curieusement tenues dans un temps voisin aux événements de Beoumi, par une certaine « Radio PDCI », étrangère au PDCI RDA, doivent-elles être regardées comme une séquence d’un stratagème global bien huilé et bien préparé par des mains occultes aux intentions bien sombres ?

 

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Le PDCI-RDA constate par ailleurs :

 

-les lenteurs avérées dans la mise en place d’une force de sécurité efficace pour protéger les populations quand le Commissaire de Police de la localité, a été lui- même blessé par balles dès le premier jour.

 

-la présence de civils détenant des armes de guerre, kalachnikovs et autres parmi les belligérants.

 

-qu’aucune interpellation ou arrestation n’a été faite à ce jour dans les rangs des détenteurs d’armes.

 

Le PDCI-RDA marque sa grande inquiétude devant les armes qui circulent encore, aux mains des civils qui ne manquent pas de s’en servir à tout venant.

 

De ce qui précède, le PDCI-RDA reste très inquiet quand la brusque manifestation d’une rancœur mal contenue se transforme en grave et violente altercation intercommunautaire ;

 

La récurrence de ces conflits communautaires notamment à

 

Bouna (en Avril 2016),

Kanakono (le 24 Décembre 2017),

Zouan-Hounien en (Novembre 2018),

Bangolo (le 24 Juin 2018),

Facobly (en Juillet 2018),

Issia (en Octobre 2018 avec la sortie punitive des DOZOS contre les populations autochtones),

Duekoué (en Novembre 2018),

Bin Houin (en Avril 2019),

Marabadiassa (en Février 2019),

Béoumi (en Mai 2019) et

Abengourou (en Mai 2019),

achève de convaincre de la profonde fracture sociale et de la grave division des composantes de la nation ivoirienne.

 

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En conséquence de cette analyse, le PDCI-RDA:

 

-Interpelle le Président de la République, SON EXCELLENCE Alassane OUATTARA sur sa gouvernance des rapports entre les Ivoiriens et sur sa gestion des conflits internes qui risquent de saper le socle déjà fragilisé de la construction de la nation ivoirienne.

 

-Exige du Gouvernement :

Une prise en main effective de la résolution des conflits

Une volonté réelle et des actions concrètes pour la réconciliation véritable entre les

La mise en place d’une véritable politique de désarmement.

Un dédommagement juste et équitable de toutes les victimes de ce conflit ;

–Exige du Parlement, Assemblée Nationale et Sénat, d’initier une enquête parlementaire sur le désarmement des civils en arme en Côte d’Ivoire.

 

Le PDCI-RDA prend à témoin la Communauté nationale et internationale de la récurrence des conflits intercommunautaires, qui mettent gravement à mal la cohésion sociale à la veille des élections présidentielles de 2020.

 

Dès à présent, le PDCI-RDA réitère son appel à la solidarité des militantes et des militants, ainsi que de tous les Ivoiriens, habitants et amis de la Côte d’Ivoire afin que des dons soient recueillis pour venir en aide à toutes les victimes sans exclusive des confrontations meurtrières de Béoumi.

 

Le PDCI-RDA exhorte tous les fils et filles de Côte d’Ivoire au calme et à la sérénité.

 

Fait à Abidjan le 20 Mai 2019

 

P/Le Président

p.o le Secrétaire Exécutif

 

Pr. Maurice KAKOU GUIKAHUE

 

https://pdcirda.ci/2019/05/20/declaration-du-pdci-rda-relative-aux-evenements-de-beoumi/


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3 - Alliance FPI- PDCI RDA : Les émissaires de Gbagbo chez BEDIE à Daoukro (convivialité, fraternité pour une réconciliation vraie)

 

Dans le cadre de la matérialisation de l’alliance entre le PDCI-RDA et le FPI, une délégation du parti à la rose, a eu ce jeudi 23 mai, une séance de travail avec le président du parti doyen des partis politiques de Côte d’Ivoire, Son Excellence Henri Konan Bédié, en sa résidence privée de Daoukro. La délégation du FPI, venue au nom du président de leur parti, Son Excellence Laurent Gbagbo, était conduite par son Secrétaire Général, ASSOA Adou, et comprenait Sébastien DANO DJEDJE, Vice-Président du FPI; Mme Odette SAUYET, Vice-Présidente du FPI; Mme Marie-Odette LOROUGNON, Vice-Présidente du FPI et Présidente de l’OFPI; Auguste Emmanuel ACKAH, conseiller politique du Président du FPI et Franck Anderson KOUASSI, Secrétaire Général Adjoint du FPI en charge de la communication.


Le président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA avait à ses côtés, le Secrétaire Exécutif en chef, le Prof. Maurice Kakou GUIKAHUE; le Général Gaston OUASSENAN-KONE, Vice-président, Coordonnateur des activités des Vice-Présidents du PDCI-RDA; le ministre ÉMILE CONSTANT BOMBET, Vice-président, Vice-Coordonnateur des activités des Vice-présidents du PDCI-RDA; N’DRI KOUADIO Pierre Narcisse, Directeur de Cabinet du Président BEDIE; Mme Adèle N’DABIAN, Secrétaire Exécutif Chargé des Femmes du PDCI-RDA et Mme Djénébou ZONGO, Directrice de la Communication et du Suivi de l’Opinion Nationale et Internationale et conseillère spéciale du Président BEDIE.

 

Avant de se rendre à la séance de travail, les émissaires du président Gbagbo ont pris leur quartier à l’Hôtel de la Paix, dès leur arrivée à Daoukro. Le Secrétaire Exécutif en chef, Maurice Kakou Guikahue et le directeur de cabinet du président Bédié, N’DRI Narcisse, leur ont souhaité en ce lieu, la traditionnelle bienvenue. Puis, la délégation s’est dirigée à la résidence du Président du PDCI-RDA où l’attendait leur illustre hôte ainsi que ses collaborateurs.

 

C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que les échanges se sont déroulés. Au terme desquels, le directeur de cabinet du président Bédié, à savoir N’DRI Narcisse, assisté de Franck Anderson Kouassi, Secrétaire Général adjoint du FPI, a lu le communiqué qui a sanctionné la rencontre. C’est après un déjeuner que leur a offert le président Bédié que les émissaires du président Gbagbo ont pris congé de leur hôte.


DIRCOM PDCI-RDA/ Par CGSEN in Non classé/ 23-05-2019

 

https://pdcirda.ci/2019/05/23/alliance-fpi-pdci-rda-les-emissaires-de-gbagbo-chez-bedie-a-daoukro-convivialite-fraternite-pour-une-reconciliation-vraie/


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4 - COMMUNIQUE FINAL DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DU FPI, MANDATÉE PAR LAURENT GBAGBO ET HENRI KONAN BEDIE, PRÉSIDENT DU PDCI-RDA.

 

Le jeudi 23 Mai 2019, de 11h00 à 14h00, une délégation du FPI, mandatée par Son Excellence, Laurent GBAGBO, Président du FPI et conduite par Monsieur Assoa ADOU, Secrétaire Général du FPI, a été reçue à Daoukro, par Son Excellence, Henri Konan BEDIE, Président du PDCI-RDA. Les émissaires ont traduit de vive voix, au Président Henri KONAN BEDIE, les salutations fraternelles et les vifs et chaleureux remerciements du Président Laurent GBAGBO, pour la compassion et les vœux ardents de son retour en Côte d’Ivoire après son acquittement, exprimés par le Président Henri Konan BEDIE et le PDCI-RDA, lors de la visite que lui a rendue le PDCI-RDA, le mardi 07 mai 2019, à Bruxelles. Les deux (2) délégations se sont mutuellement réjouies des résultats très fructueux de cette mission de haute portée politique.

 

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Les deux (2) parties ont procédé à une analyse minutieuse de la situation socio-politique du pays caractérisée par une dégradation continue de l’environnement politique , social et sécuritaire ; notamment l’ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement des partis politiques de l’opposition, l’instauration de conflits dans la gestion et le fonctionnement des institutions de la République, la multiplication des conflits intercommunautaires mal gérés et le manque d’ouverture du gouvernement dans le dialogue politique ; par exemple la réforme en profondeur de la Commission Électorale Indépendante( CEI).

 

Les deux délégations ont convenu d’œuvrer ensemble, avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, à l’avènement d’un environnement politique apaisé, seul gage d’un retour à une paix définitive et durable pour une Côte d’Ivoire réconciliée, à nouveau unie et rassemblée.

Ce faisant, les deux (2) parties ont convenu d’une collaboration dans le cadre de la réconciliation nationale et se sont engagées à lancer un appel à la réconciliation aux partis politiques et à toutes les forces vives de la nation, sans exclusive.

Enfin, les deux (2) parties se sont félicitées de la volonté, clairement exprimée, des Présidents Henri Konan BEDIE et Laurent GBAGBO, de parvenir à une réconciliation durable de l’ensemble des ivoiriens, pour une Côte d’Ivoire, résolument tournée vers le développement et le progrès social.

 

Fait à Daoukro, le 23 Mai 2019.

 

. Maurice KAKOU GUIKAHUE / Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA

. ASSOA ADOU / Secrétaire Général du FPI

 

Par Contact PDCI / 23-05-2019

 

https://pdcirda.ci/2019/05/23/communique-final-de-la-rencontre-entre-la-delegation-du-fpi-mandatee-par-laurent-gbagbo-et-henri-konan-bedie-president-du-pdci-rda/


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5 - Côte d’Ivoire / Politique : « Le RDR-RHDP s’est mis à dos tout le monde à part ceux qui mangent avec lui »

 

Sur quoi compte le RDR-RHDP unifié pour espérer gagner les élections présidentielles en 2020? Voici la question que je me pose souvent. Sur le bilan du Prado ? Sur les nouveaux recrus du PDCI ? Sur les petits partis qui le composent ? En réalité, face à toutes ces questions que je me pose, le constat est que le RHDP est le seul à ne pas voir qu’il n’a aucune chance de gagner en 2020. En effet, en ce qui concerne le bilan du Prado, bien qu’il y ait eu des avancées notables en matière d’infrastructures routières, il faut avouer que le volet social a été négligé. Or, c’est ce volet qui est le plus ressenti par nos populations. Pour faire, en des termes simples, le bilan du Prado, les questions simples que l’on doit se poser sont les suivantes. 

1. En 2020, la Cote d’Ivoire aura-t-elle atteint l’émergence que ses dirigeants avaient promis aux ivoiriens en 2010 ?

2. En 2020, les ivoiriens seront-ils devenus des ivoiriens nouveaux comme ses dirigeants l’avaient promis aux ivoiriens en 2015?

 

Si oui, on pourrait dire alors que le bilan a été positif. Si non, on pourra dire que le bilan a été négatif. Malheureusement en 2019, un an avant 2020, les prémisses de cette émergence et de ce nouvel ivoirien ne se font pas sentir dans le quotidien des ivoiriens. Conclusion, en 2020, je ne sais pas par quelle alchimie le RHDP pourra défendre le bilan de son Président. Concernant les nouveaux recrus du PDCI sur lesquels compte le RDR-RHDP, ses dirigeants sont-ils convaincus de leur fidélité et de leur loyauté? Sont-ils convaincus du maintien de leurs bases électorales par ces nouveaux recrus? Ne savent-ils pas que s’ils n’ont pas été capables d’être fidèles et loyaux vis à vis de celui qui les a faits sur le plan politique, il n’y a rien à attendre d’eux? Ne savent-ils pas que beaucoup sont au RHDP par peur de perdre leur poste ou par ambition d’avoir un poste que par conviction ? Puisque le prix à payer pour adhérer ou non à ce parti, c’est de perdre ou d’obtenir un poste. Ne dit-on pas que qui a bu un jour boira toujours?

 

Par analogie, on pourrait dire que qui a trahi un jour trahira toujours. Que ces dirigeants du RDR-RHDP demandent à Gbagbo comment il a été traité par les dissidents du PDCI qui l’ont rejoint lorsqu’il détenait encore les rênes du pouvoir. Le général Guei n’étant plus là pour répondre à cette question, ses héritiers politiques sont bien placés pour y répondre. Ces dissidents du PDCI auprès de Gbagbo et même de Guei ont-ils réussi à leur faire gagner une élection présidentielle? La réponse est Non.

 

 » LA PEUR DE PERDRE LE POUVOIR. UNE CHOSE EST SÛRE ET CERTAINE. LE RHDP S’EST MIS À DOS TOUT LE MONDE »

 

Et comme il n’y a jamais deux sans trois, ces dissidents du PDCI ne pourront pas faire gagner le RHDP en 2020. Qu’apporteront les petits partis politiques qui font partie du RHDP à sa campagne de 2020. Nada. Rien Car, pour parler comme les ivoiriens, eux même se cherchent. Et puisque pourra le RDR-RHDP face à des géants comme le PDCI, le FPI et la mouvance politique que Guillaume Soro mettra en place? Ce Guillaume Soro qui le connaît en détail. Qui connaît toutes ses stratégies, ses forces et ses faiblesses.

 

Qui mieux que Guillaume Soro et Bédié pour affaiblir et battre un parti politique dont ils savent qu’il ne repose réellement que sur le RDR? Pour le moment, les dirigeants de ce parti, pour essayer d’effrayer leurs adversaires, montrent leurs muscles à coups de menaces et de distribution d’argent. À coups également de déclarations tapageuses. En réalité, tout cela est le signe d’une peur. La peur de perdre le pouvoir. Une chose est sûre et certaine. Le RHDP s’est mis à dos tout le monde.

 

Il s’est mis à dos les grands blocs politiques. Il s’est mis à dos la société civile. Il s’est mis à dos toute la population à part ceux qui mangent avec lui. Il est en train de se mettre à dos la grande famille des enseignants. Bref, le RHDP a réduit, comme une peau de chagrin, son électorat de 2020. Que faire pour ne pas que sa chute soit brutale? C’est de tirer les leçons de la chute de Laurent Gbagbo et de faire en sorte que ses adversaires politiques perçoivent en lui des démocrates qui sont prêts à organiser des élections libres et transparentes.


 » LA PREMIÈRE ACTION À MENER, C’EST DE RÉFORMER EN PROFONDEUR LA CEI AFIN QU’IL N’Y AIT PLUS DE CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DÛ À UN SOUPÇON DE PARTIALITÉ DE CETTE INSTITUTION »

 

Des démocrates qui sont prêts à accepter les résultats des urnes. Des démocrates qui ne sont pas prêts à braquer la victoire des autres. Et pour cela, la première action à mener, c’est de réformer en profondeur la CEI afin qu’il n’y ait plus de contentieux électoraux dû à un soupçon de partialité de cette institution. C’est de rassurer tous les acteurs politiques, les investisseurs sur la bonne tenue des élections présidentielles de 2020. Sinon, en 2020, malgré les assurances du Prado, il risque d’avoir Drap.

 

Par Yeclo -15 mars 2019

 

http://www.yeclo.com/cote-divoire-le-rdr-rhdp-sest-mis-a-dos-tout-le-monde-a-part-ceux-qui-mangent-avec-lui-mamadou-traore/

 

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6 - CÔTE D'IVOIRE/ POLITIQUE : En Côte d’Ivoire, les divisions politiques inquiètent

 

La coalition formée pour chasser Gbagbo a explosé face aux ambitions de ses leaders pour l’élection présidentielle de 2020. Depuis les salons climatisés de l’hôtel Ivoire, la vue sur la lagune permet d’imaginer toutes les opportunités d’affaires. Dans ce palace se croise l’Abidjan qui compte, un microcosme de cadres du pouvoir, d’entrepreneurs, d’entremetteurs et de diplomates. Si un observateur averti relève « une forte dégradation de la gouvernance depuis le début du second mandat d’Alassane Ouattara » en 2015, la capitale économique ivoirienne continue de sentir le béton frais et les projets commerciaux.

 

Les immeubles de standing, les restaurants chics, les échangeurs routiers ne cessent de fleurir. Dans la baie de Cocody, commune huppée de la métropole, le Maroc, de par la volonté du roi Mohammed VI, grand amateur des lieux, poursuit les travaux de construction d’une marina censée attirer yachts et touristes. A quelques centaines de mètres de là, dans le quartier populaire de Blokosso, deux pêcheurs enchaînent des prises qui n’ont rien de miraculeux : des amas de sacs plastique et toutes sortes de déchets pendent au bout de leur ligne. 


La Côte d’Ivoire du futur permet tous les rêves, mais celle vécue au présent par ses habitants est loin du discours officiel autour des prévisions de croissance de l’ordre de 7 % pour les années à venir. Le président Ouattara aime rappeler les succès macroéconomiques obtenus depuis son accession au pouvoir en 2011 – « J’ai un bilan qui est inattaquable », s’est-il félicité le 11 février sur Radio France internationale. Mais aujourd’hui, les tensions politiques ressurgissent et, avec elles, un flot d’incertitudes et d’inquiétudes dans la perspective de la présidentielle prévue fin octobre 2020.

 

 

_ Incertitudes autour de Laurent Gbagbo

En un mois, tout s’est accéléré, et la narration semble s’être inversée au détriment du pouvoir en place. Le 15 janvier, après plus de sept ans de détention, Laurent Gbagbo a été acquitté en première instance, par la Cour pénale internationale, des accusations de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011.

Depuis, l’ancien chef de l’Etat, placé en liberté conditionnelle, s’est installé en Belgique dans l’attente d’un éventuel procès en appel. Et si son avenir juridique reste flou, sa sortie de prison a galvanisé ses partisans, qui n’ont jamais cessé d’espérer son retour. Elle a aussi renforcé sa popularité auprès de nombreux Ivoiriens dont le niveau de vie n’a pas épousé les courbes de la croissance et dont la frustration est renforcée par le sentiment que tous les postes stratégiques échoient à des personnalités originaires du nord du pays.

 

Alors qu’à la présidence on affirme « ne pas être sur la voie de l’amnistie permanente » après celle décrétée en août 2018, Laurent Gbagbo pourra-t-il revenir dans son pays sans être inquiété par la justice ivoirienne qui l’a condamné à vingt ans de prison pour « crimes économiques » ? Si tel est le cas, quel rôle entendra-t-il jouer ? Pourra-t-il, s’il le souhaite, concourir à la prochaine élection ? Ce ne sont que quelques-unes des questions qui agitent aujourd’hui les esprits. Car l’ombre de Laurent Gbagbo plane de nouveau sur la Côte d’Ivoire au moment où la coalition qui s’était formée pour le battre dans les urnes en 2010 puis le chasser par les armes en 2011, lorsqu’il refusait d’admettre sa défaite, a explosé devant les ambitions affichées par ses principaux leaders.

 

Affirmant qu’Alassane Ouattara n’a pas tenu sa parole en refusant d’adouber un candidat venu de son parti pour 2020, l’ex-président Henri Konan Bédié, 84 ans, à la tête du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), montre chaque jour un peu plus qu’il n’a pas renoncé à son désir de revenir aux affaires. Il peut désormais compter sur un allié de circonstance en la personne de Guillaume Soro, l’ex-chef rebelle qui a démissionné le 8 février de la présidence de l’Assemblée nationale avec la volonté de troquer « le tabouret »qu’il occupait au perchoir contre « un fauteuil » plus confortable.

 

Entre les amis d’hier fusent désormais les piques assassines. « Bédié est à l’origine de tous les maux de ce pays, c’est le père de l’ivoirité » –doctrine politique qui permit d’exclure M. Ouattara des élections jusqu’en 2010 au motif qu’il s’était auparavant prévalu de la nationalité burkinabée –, se souvient-on subitement à la présidence. Cette dernière promet que l’ex-chef de l’Etat « ne bénéficiera plus de la flotte présidentielle pour ses voyages comme ce fut systématiquement le cas depuis 2011 ».

 

De bonne source, les officiers proches de Guillaume Soro, qui forment une bonne partie de l’ossature de l’armée, ont été placés sous étroite surveillance depuis les mutineries de 2017 et la découverte qu’une partie importante des armes enregistrées lors du désarmement ne figuraient plus dans les casernes. Signe de la tension actuelle, l’un des proches de l’ex-chef rebelle avance : « Nous sommes tous sur une liste pour un enlèvement ou la prison. »

  

_ Assurance des caciques du pouvoir

Le chef de l’Etat laisse désormais la porte ouverte à un troisième mandat en 2020 au motif que « la stabilité du pays est plus importante que la parole donnée en 2015 ». Alors que l’éventualité se renforce d’un front commun de l’opposition fédéré autour du thème « Tout sauf Ouattara », les caciques du pouvoir montrent une assurance qui rappelle celle observée sous Laurent Gbagbo, lorsque les siens proclamaient « Y a rien en face ». En janvier, le ministre de la défense, Hamed Bakayoko, est ainsi allé déclarer en meeting : « A ceux (…) qui veulent être président coûte que coûte, (…) quel que soit le sang versé, allez leur dire que 2020, c’est déjà calé. 2020 est déjà géré. »

 

Près de huit ans après la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire ne s’est pas réconciliée avec elle-même, et alors qu’Alassane Ouattara martelait son intention de façonner « un Ivoirien nouveau », les fractures politiques, largement calquées sur les appartenances communautaires, demeurent béantes. « Nous sommes déjà dans une crise préélectorale et si les choses devaient rester en l’état, nous irions vers une crise électorale et postélectorale », assure Jean-Louis Billon, secrétaire exécutif du PDCI et premier employeur privé du pays dont « les filiales ont toutes été contrôlées de fond en comble » depuis qu’il a rompu avec le pouvoir.

Face au climat délétère qui s’installe, Bamba, petit commerçant et homme de peu de mots, s’en tient à l’essentiel : « Il faut juste que nos politiciens évitent leurs palabres, dit-il, car à la fin ce sont les enfants des pauvres qui meurent. Jamais les leurs. »

 

Cyril Bensimon (envoyé spécial à Abidjan)/ / Publié le 14 février 2019 / Mis à jour le 14 février 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/14/en-cote-d-ivoire-les-divisions-politiques-inquietent_5423402_3212.html/

 

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Le discours offensif de Bédié : « Devant de nombreux sympathisants acquis à sa cause, Henri Konan Bédié n’a pas été du tout tendre avec ses anciens partenaires du RHDP. S’exprimant sur l’unification du RHDP, Bédié a décrit le parti comme le parti du “Rassemblement des détourneurs des deniers publics.” Il n’hésitera pas à qualifier les bonzes de la majorité présidentielle de “fils adultérins” du père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny. L’ancien chef d’État a ensuite appelé ses sympathisants à être des sentinelles, afin de prévenir et de lutter contre toutes sortes de dérives de la part du pouvoir en place. »


7 - Côte d’Ivoire/ Politique/ PDCI-RDA : Des cadres du Pdci à Ouattara : « Nous déplorons le rattrapage ethnique, le repli identitaire, la gabegie et autres dérives morales »

 

« Nous déplorons le rattrapage ethnique, le repli identitaire, la gabegie et autres dérives morales », ont asséné des cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) de l’opposant Henri Konan Bédié, le 11 février 2019. Dans un communiqué de presse, Djédri N’Goran, président Réseau des Cadres "Pdci...Notre Héritage" a réagi à l’interview que le chef de l’État Alassane Ouattara a accordée à Radio France international (Rfi), minorant au passage le Pdci-Rda. « Le Pdci-Rda garde aujourd’hui, contrairement à ce qui a été dit par le Président Ouattara, l’essentiel de son ossature politique en termes d’élus (Députés, Sénateurs, Présidents de Conseils régionaux, Maires, Conseillers régionaux et municipaux). Tous ceux qui sont brandis comme prises politiques le sont à la suite de chantage et autres menaces ou pour préserver leur maroquin, leur bifteck », a-t-il souligné.


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Pour Djédri N’Goran, le Pdci-Rda est une force politique dont l’histoire se confond avec celle de la Côte d’Ivoire. « C’est un Parti politique debout et solide qui compte de nombreux cadres tous unis derrière son Président : le Président Henri Konan Bédié », a-t-il insisté. Avant d’ajouter : « La Côte d’Ivoire n’est pas née sous l’ère Ouattara. Le Pdci-Rda est l’outil politique exclusif qui a construit la Côte d’Ivoire moderne tant sur le plan économique que social ; envié de tous, convoitises de certains ; œuvre du Père fondateur Félix Houphouët Boigny ». 

Les anciens alliés du parti au pouvoir ont jeté un grosse pierre dans le jardin du président Ouattara : « En tout état de cause et pour l’essentiel, l’ensemble des Ivoiriens attend de l’exécutif un État de droit respectueux de la Constitution et des lois de notre pays, une meilleure gouvernance, une plus juste répartition des richesses du pays contrairement à ce qui nous est servi actuellement ».

 

Source : www.linfodrome.com / 12/02/20109/ Jonas BAIKEH

 

http://www.linfodrome.com/vie-politique/45862-cote-d-ivoire-des-cadres-du-pdci-a-ouattara-nous-deplorons-le-rattrapage-ethnique-le-repli-identitaire-la-gabegie-et-autres-derives-morales/


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8 - Côte d'Ivoire : pourquoi l'année 2019 sera déterminante

 

Dernière ligne droite avant l'élection présidentielle de 2020 : avenir du RHDP, jeu d'alliances, stratégies en trompe-l'œil... Les cartes du jeu politique ivoirien seront forcément rebattues en 2019. « Arrêtons de nous faire peur. » Lundi, en marge de la présentation de ses vœux à Abidjan, Alassane Ouattara a balayé les craintes qui planent autour des élections prévues en 2020. Pour le chef de l'État, la présidentielle « se passera bien » malgré « les inquiétudes » des Ivoiriens qui, pour certains, redoutent que le pays ne sombre à nouveau dans une crise et des violences post-électorales. « Si 2015 s'est bien passée, pourquoi 2020 ne le serait pas ? Je fais confiance aux Ivoiriens, je fais confiance à nos institutions », a-t-il déclaré.

 

« Je tiens à la stabilité de notre pays, à la paix en Côte d'Ivoire, et vous pouvez me faire confiance : nul ne sera en mesure de troubler cette paix tant que je serai à la tête de la Côte d'Ivoire. » Si, pour le président, « tout ira bien », la situation politique du pays laisse à penser que ces troubles pourraient bien voir le jour. Alors, question : les violences qui ont suivi les élections municipales d'octobre sont-elles l'illustration d'un malaise, les prémices d'une crise qui pourrait éclater en 2020 ?

 

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_ La coalition présidentielle affaiblie

Cette année-là, Alassane Ouattara sera parvenu au terme de son second mandat. Comme le stipule la Constitution ivoirienne, le président ne pourra donc pas être de nouveau candidat. Mais en juin dernier, stupéfaction. Dans une interview donnée au magazine Jeune Afrique, le président laisse planer le doute. « La nouvelle Constitution m'autorise à faire deux mandats à partir de 2020. Je ne prendrai ma décision définitive qu'à ce moment-là, en fonction de la situation en Côte d'Ivoire. La stabilité et la paix passent avant tout, y compris avant mes principes », déclare-t-il. Avec cette annonce, le chef d'État estime désormais que le changement de Constitution dont il est l'artisan a remis tous les compteurs à zéro, et que ses élections de 2010 et 2015 ne comptent pas.

 

Cela intervient alors que son rêve d'une grande coalition présidentielle, machine électorale destinée à réunir son parti, le RDR, et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), est pourtant bien loin d'être concrétisé. Rendu officiel en juillet 2018, le nouveau parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a volé en éclats après le désistement de Henri Konan Bédié, patron du PDCI et jusqu'ici son allié. Des dissensions fortes au sein même du RHDP, entre les militants prônant l'alliance avec le PDCI et les autres, ne favorisent point l'unité voulue par Alassane Ouattara, gage d'une ascension sans obstacle à la tête de l'État en 2020.

 

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_ L'entrée en scène de deux personnalités bien connues

Autre facteur que le président n'avait certainement pas vu venir : le retour du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo. Si le retour de sa femme Simone a été très commenté – l'ancienne première dame ayant bénéficié d'une amnistie présidentielle –, l'éventuel come-back de son mari pourrait ébranler la sphère politique ivoirienne. Toujours emprisonné à La Haye, Laurent Gbagbo voit sa liberté provisoire discutée en ce moment par les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Et son procès, prévu début 2019, pourrait redistribuer les cartes en Côte d'Ivoire. Acquitté, l'ex-président aurait toute liberté de prévoir, sur place, son retour dans la course.

 

Un échiquier politique que pourrait également rejoindre Guillaume Soro. Le président de l'Assemblée nationale n'a pas caché ses ambitions, en juillet, lors d'une interview accordée à France 24 et RFI. À la question de l'élection présidentielle en 2020, il a répondu qu'il allait y « réfléchir ». En ajoutant aussitôt : « Mais je n'imagine pas engager cette réflexion sans en parler d'abord et principalement avec le président Alassane Ouattara et ensuite avec Henri Konan Bédié. » Habile pour ne pas froisser ses pairs, tout en plaçant subtilement ses pions.

 

Par Marlène Panara/ Modifié le 10/01/2019 / Publié le 09/01/2019/ Le Point.fr/

 

https://www.lepoint.fr/afrique/cote-d-ivoire-cette-si-decisive-annee-2019--09-01-2019-2284600_3826.php/


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