Publié le : 06-09-2019 à 10:50:42 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

Afrique : politique et gouvernance conditionnent le développement économique et social


En matière de développement économique et social, l’Afrique est désormais libre de faire ses choix. Elle met ainsi en œuvre depuis des décennies, des politiques et des programmes susceptibles de permettre un mieux-être de ses populations, qui excèdent désormais le milliard d’habitants. Les résultats et les perspectives sont bons concernant quelques pays. Ainsi, divers pays du continent affichent des réussites économiques et sociales relativement intéressantes. Ces réussites découlent de la mise en œuvre de gouvernances bonnes, crédibles et vertueuses, appréciées et respectées par les populations locales et la communauté internationale.

 

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1 - Concernant le développement économique et social 

Si l’on retient le développement économique et social, les processus en exécution dans beaucoup de pays africains sont globalement satisfaisants. L’Afrique émerge et se construit et les processus de développement souvent pertinents sont conformes aux attentes des populations et des observateurs attentifs. L'Afrique se construit, en s'inspirant en partie des modèles asiatiques de développement basés sur de grandes constructions économiques et sociales, la création de richesses, la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vies des populations et surtout le relèvement du niveau des infrastructures économiques et sociales. Concrètement, les chantiers identifiés portent sur les aspects qui suivent.

 

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Ce sont : 

- les grands travaux d’infrastructures ; 

- les centrales de production d’électricité ; 

- la mise en production de mines et de gisements de pétrole ; 

- l’intensification des programmes agricoles et la modernisation de l’agriculture ; 

- l’édification de grandes zones industrielles et la mise en œuvre de programmes de création d’entreprises nationales dans tous les domaines d’activités ; 

- la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations ;  

- le développement d'infrastructures de santé dans tous les domaines et concernant des maladies diverses ;

- la mise en œuvre de programmes spécifiques au profit des jeunes, des femmes et des personnes défavorisées ;   

- la modernisation des paysages urbains et la création de villes nouvelles ; 

_ le développement des échanges commerciaux intra-africains ; 

_ la création de zones monétaires régionales ;  

- l’amélioration des moyens de communication, d’échanges et de circulation (centres technologiques, voies ferrées et trains rapides, routes et autoroutes, voies fluviales navigables, ports, aéroports et compagnies aériennes, etc.) ; 

- la création d’écoles et d’universités diverses;

- le suivi du développement au niveau régional africain (Union africaine) et au niveau sous-régional, etc.        

 

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2 – Economie, croissance et perspectives

Au niveau régional africain, les situations économiques sont diverses et contrastées et concernent divers types de réalités :

-         pays aux économies relativement bien gérées, engagés dans un processus de développement économique et social certain (Ile Maurice, Botswana, Cap Vert, Seychelles, Rwanda, Namibie, pays de l’Afrique du Nord, etc.) ;

-         pays aux économies relativement robustes, engagés dans un processus sérieux de diversification et disposant d’une classe moyenne solvable et d’un marché intérieur porteur (Nigéria, Afrique du Sud, Egypte, pays du Maghreb, etc.) ;

-         pays au taux élevé de croissance et affichant donc un fort dynamisme économique réel à confirmer (Côte d’Ivoire, Ghana, Ethiopie, Sénégal, Djibouti, Tanzanie, Kenya, etc.)

-         les autres pays, aux performances économiques modestes, avec des perspectives plurielles, à fort impact politique ou conjoncturel.

 

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Au niveau de l’ensemble du continent, si les perspectives économiques globales sont favorables, du fait des efforts déployés de consolidation et d’assainissement, les attentes ne sont non moins importantes : maintien des taux positifs de croissance sur le long terme, diversification et assainissement des économies, gestion prudente des monnaies et protection des réserves de change, gestion efficace des dépenses publiques, amélioration du recouvrement des recettes publiques, lutte acharnée contre la pauvreté, lutte contre la corruption, etc.

 

Concernant les pays en difficultés, en crise ou en guerre, les portes de sortie se trouvent toujours dans la gestion prudente et responsable des économies, la lutte contre la corruption et le retour de la paix par la fin des crises et des guerres.

 


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3 - Réussites relatives en matière de développement  

Des pays ont effectivement réussi leur développement économique et social. Ce qui suppose la mise en œuvre d’une gouvernance vertueuse, bonne et efficace. Les modèles africains sont désormais nombreux, des pays avancés aux moins avancés : Ile Maurice, Botswana, Afrique du Sud, Nigeria, Ghana, Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Ethiopie, Kenya, Rwanda, Cap-Vert, etc. La Côte d'Ivoire, initialement un modèle avancé, (en termes d'infrastructures, d'agriculture avancée, de redistribution des ressources, d'aménagements urbains, de stabilité politique et de paix), a dilapidé tous ses atouts par la guerre, les crises et les conflits à répétition, la mise en oeuvre de processus démocratiques controversés).

 

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(Côte d'Ivoire : initialement un modèle avancé, a dilapidé ses atouts...)


Ces pays sortent effectivement du sous-développement et ce qui est en cause est avant tout la gouvernance. Ce qui suppose l'exécution de programmes pertinents de développement (axés sur les réalités locales), la création d'un environnement consensuel de paix et de stabilité politique, la prise en compte également des freins et des pesanteurs susceptibles de faire échouer ces efforts, la lutte acharnée contre la corruption et les mauvaises politiques, la bienveillance des programmes en œuvre au profit de toutes les populations (sans discriminations ethniques et partisanes). Ces pays sont à saluer et à féliciter. Car s’ils ont réussi, c’est avant tout la gouvernance qui est bonne et vertueuse. 


Ce qui suppose en fin de compte, la gouvernance politique, qui doit être bonne, voire excellente. L'édification de la paix sociale et la construction de la stabilité politique sont également des nécessités. Car les choses n’émergent pas naturellement, mais elles se construisent difficilement…

 

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4 – Cas d’échecs découlant de mauvaise gouvernance politique

Deux groupes de pays sont globalement concernés : ceux qui ont connu la guerre et les violences politiques et ceux qui peinent à construire une démocratie consensuelle. 

Des pays qui ont connu la guerre, qui se sont appauvris dangereusement du fait de la guerre, qui ont détruit en partie les fondements de leur prospérité, continuent de mettre en œuvre malheureusement des gouvernances politiques controversées, sectaires et non consensuelles. Les manifestations politiques et sociales violentes, la fréquence des crises multiformes, les récriminations politiques des forces vives politiques, les difficultés de mise en oeuvre de programmes de façon consensuelle, l'ampleur des actes oppressifs des pouvoirs politiques, etc., justifient l'environnement politique délétère et inquiétant.   

 

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Ces pays sont malheureusement nombreux :

-          ceux qui mettent en œuvre des gouvernances politiques et électorales encore non rassurantes sur des points précis, notamment la gestion des processus électoraux consensuels (Soudan, Côte d’Ivoire) ;

-          ceux qui peinent à sortir des guerres et des violences multiformes (Libye, Centrafrique, Sud Soudan, Somalie, Mali et pays du Sahel, (Nigeria et Cameroun dans une moindre mesure), etc.         

 

Des pays, dont certains ont été vus comme des modèles démocratiques, ont rejoint le lot de pays politiquement controversés et qui peinent à asseoir une démocratie consensuelle. Ce sont : le Sénégal, le Bénin, l’Algérie, le Togo, etc.    


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Ces pays ne sont pas tous condamnables. Certains pays africains (Somalie, Libye, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Nigeria, Cameroun, Egypte, etc.) subissent, bien malgré eux, des guerres terroristes imposés par des milieux religieux et mafieux étrangers. Rien n’est a priori en cause au niveau interne : il s’agit de violences et de guerres imposées.

Pour ces pays, les efforts et les réflexions doivent donc se poursuivre pour les aider à renouer avec la paix durable et le développement. Des ajustements politiques internes sont également souhaitables car les réseaux mafieux et terroristes ont nécessairement des ramifications internes et se nourrissent des fragilités internes et des réseaux corrompus


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5 - Leçons et perspectives  

Concernant tous ces pays, il faut souhaiter une amélioration de la gouvernance politique et électorale et de bonnes dispositions d’esprit pour associer toutes les forces vives aux divers processus politiques. Ces processus sont des éléments centraux de la paix globale, de la gouvernance et conditionnent en fin de compte la réussite de tous les aspects du développement.

Les pays anciennement en guerre, qui rusent avec la paix et qui cultivent des gouvernances controversées, ne peuvent connaître de paix durable et de stabilité politique et sociale. Le développement économique et social, la paix durable et la stabilité politique et sociale, naissent de processus politiques propres débarrassés de corruptions, de fraudes, de compromissions et de haines. Ces exigences sont incontournables.  

 

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6 - Eviter de sombrer dans des violences plus graves 

Les pays africains ébranlés par des violences politiques, sociales et terroristes et confrontés aux guerres et crises politiques et électorales à répétition, doivent impérativement se débarrasser des esprits de corruption et de népotisme et des calculs politiques non bienveillants.

Assainir tout le dispositif politique, économique et social est ici un impératif et conditionne la paix et la stabilité politique. (C’est une des explications de la réussite économique et sociale du Rwanda). Faute de quoi, ces pays ne peuvent que sombrer tôt ou tard dans des violences plus graves et plus meurtrières et destructrices.  

  

Source et contribution Paix et Développement : www.paixetdevolppement.org et www.paixetdeveloppement.com (Par N’DJA Boka).

 


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