Publié le : 24-01-2020 à 16:57:48 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

POLITIQUE/ GOUVERNANCE : Elections et processus électoral, gouvernance et révoltes populaires (Algérie, Soudan, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Chili, Liban, Irak, Malawi, Autriche...)


« ALGÉRIE/ POLITIQUE/ ELECTION : En Algérie, Abdelmadjid Tebboune, ex-premier ministre de Bouteflika, remporte l’élection présidentielle. M. Tebboune, 74 ans, a recueilli 58,15 % des suffrages, a communiqué le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, lors d’une cérémonie officielle, au lendemain d’un scrutin marqué par une abstention record et qui s’est déroulé dans un contexte de contestation massive et inédite du régime au pouvoir en Algérie depuis l’indépendance, en 1962.

Cet ancien fidèle de M. Bouteflika devance l’islamiste Abdelkader Bengrina (17,38 %), puis Ali Benflis (10,55 %), Azzedine Mihoubi (7,26 %) et Abdelaziz Belaïd (6,66 %), tous proches ou alliés de l’ancien président. Les résultats définitifs seront publiés entre le 16 et le 25 décembre, après examen d’éventuels recours. »

 

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1 - La Bolivie en route vers de nouvelles élections sans Morales

 

La présidente par intérim de la Bolivie a promulgué dimanche une loi convoquant de nouvelles élections présidentielles et législatives censées pacifier le pays andin et tourner la page de la présidence d’Evo Morales, qui ne pourra pas se représenter. L’organisation de nouveaux scrutins est cruciale dans le processus de pacification de la Bolivie, pays riche en ressources naturelles, où des violences ont coûté la vie à au moins 32 personnes depuis le 20 octobre, lorsque s’était tenu le premier tour d’une présidentielle controversée que M. Morales, icône de la gauche latino-américaine au pouvoir depuis 2006, disait avoir remportée.


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«Nous avons reçu un mandat pour organiser des élections propres, justes et transparentes. Nous vous garantissons que nous allons y arriver», a déclaré Mme Añez après avoir signé la loi au palais du gouvernement à La Paz. «Nous allons récupérer la démocratie par la démocratie», a ajouté la présidente par intérim, qui a aussi ouvert un «dialogue» samedi pour pacifier le pays.

 

Le texte annule le scrutin du 20 octobre et interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième, fermant ainsi la porte à une nouvelle candidature d’Evo Morales qui a déjà exercé trois mandats. Jeanine Añez, qui a provisoirement pris les rênes du pays le 12 novembre, n’a pas dit si elle comptait se présenter à l’un des scrutins.


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Le document avait été approuvé samedi par les deux chambres du Parlement, où le MAS (Mouvement vers le socialisme), le parti d’Evo Morales, détient la majorité. Le vote du parti de gauche met en évidence les profondes divisions quant à son attitude vis-à-vis de l’ancien président. La prochaine étape est la désignation des sept membres du Tribunal suprême électoral (TSE) par le Parlement. Après la controversée présidentielle du 20 octobre, des membres du TSE avaient été arrêtés en raison des «irrégularités» constatées pendant le scrutin.

 

L’autorité électorale renouvelée aura pour tâche de convoquer les élections. Elle devra fixer une date pour les scrutins dans un délai de 120 jours à partir du moment où elle aura lancé cette convocation. Evo Morales s’était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, mais l’opposition avait crié à la fraude. Après plusieurs semaines de manifestations et son lâchage par l’armée, le président avait annoncé sa démission le 10 novembre. Depuis, ses partisans manifestent quasi quotidiennement à La Paz et d’autres villes pour exiger le départ de Jeanine Añez.

 

Depuis son exil mexicain, Evo Morales n’avait pas réagi dimanche à la promulgation de la loi d’élections par Jeanine Añez, qu’il accuse d’avoir installé une «dictature» en Bolivie. «Nous voulons de nouvelles élections. Pourquoi? Pour que tout se déroule de manière transparente», a réagi Marlene Rodriguez, vendeuse de sacs à main à La Paz.

 

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Ces nouvelles élections doivent refermer les 14 années de présidence d’Evo Morales qui, aux côtés de Luiz Inacio Lula da Silva au Brésil ou Rafael Correa en Équateur, faisait figure d’icône de la gauche latino-américaine à la fin des années 2000. Le gouvernement provisoire l’accuse d’attiser le conflit depuis le Mexique et a déposé plainte contre lui pour «sédition et terrorisme», affirmant qu’il a appelé ses partisans à «encercler» les villes pour accentuer les blocages. Le parquet a ouvert une enquête.

 

En réponse, les sénateurs du MAS ont présenté samedi un projet de loi visant à exonérer Evo Morales de poursuites judiciaires, mais Jeanine Añez a aussitôt averti qu’elle refuserait de promulguer un texte qui accorde une «amnistie» à ceux qui ont «commis des crimes, se sont moqué de la loi et ont commis des abus».

 

Source :www.lesoleil.com/ LA PAZ/ GUILLAUME DECAMME/ Agence France-Presse/ 25 novembre 2019/

 

https://www.lesoleil.com/actualite/monde/la-bolivie-en-route-vers-de-nouvelles-elections-sans-morales-5d06eb58479acd34f2ae30fefcad8f4c

 

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2 - Chili, révolte ou révolution ?

 

Depuis un mois, le Chili vit une révolte populaire sans précédent. En cause, le modèle ultralibéral instauré pendant la dictature d'Augusto Pinochet, encore en vigueur aujourd’hui et qui a transformé le pays en l’un des plus inégaux au monde. Face aux centaines de milliers de manifestants, le président Sebastián Piñera et son gouvernement ont répondu avec une violente répression héritée de la dictature.

La scène est devenue habituelle dans les rues de Santiago, la capitale du Chili. Tous les jours depuis un mois, la Plaza Italia est prise d’assaut par des centaines de milliers de manifestants venus exiger au gouvernement du président Sebastián Piñera des réformes sociales et un renouveau de la classe politique. Un mouvement lancé par la jeunesse, qui s’est rapidement étendu à toute la population et notamment aux classes moyennes, surendettées et révoltées par la baisse drastique de leur pouvoir d’achat.


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Lors de notre reportage, nous avons logé sur la Plaza Italia, bastion des manifestations. Nous avons pu constater que les émeutes suivent tous les jours le même déroulé : en début d’après-midi, une immense foule familiale et bon enfant se concentre sur la place au son de fanfares et de chants de résistance. Mais elle est rapidement dispersée par les forces de l’ordre à coups de jets d’eau et de gaz lacrymogènes. En début de soirée, il ne reste plus que les manifestants les plus radicaux – pour la plupart, des jeunes étudiants – prêts à en découdre avec les forces de l’ordre malgré la violence de la répression.

 

Ces images de violence ont fait le tour du monde et ont profondément marqué la société chilienne, toujours hantée par les vieux démons de la dictature d'Augusto Pinochet. Pour certains, le réveil du Chili a tourné au cauchemar : en un mois, les défenseurs des droits de l’Homme ont recensé près de 6 000 arrestations et 2 000 blessés, dont 200 touchés aux yeux par des projectiles antiémeute. Sans compter les 20 morts, dont au moins cinq abattus à balles réelles par les forces de l’ordre.


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Cette soudaine explosion de colère au Chili semble avoir surpris le monde entier. Avec une croissance de 2,5 % par an, le pays s’est bâti la réputation d’être le plus stable d’Amérique latine. Pourtant, en 45 ans, son modèle économique ultralibéral hérité de la dictature l’a surtout transformé en l’un des pays les plus inégalitaires au monde : les 1 % les plus riches y concentrent près d’un tiers des richesses. Un mois après le début des manifestations, et malgré quelques timides réformes sociales de la part du gouvernement Piñera, la situation semble toujours paralysée. 

Les Chiliens continuent de manifester tous les jours autour de la Plaza Italia, de plus en plus équipés pour faire face à la répression policière. Infatigables, ils ne sont pas prêts de relâcher la pression qui pèse sur l'exécutif conservateur. Parviendront-ils à finalement faire tomber le système hérité de Pinochet ?

 

Source : www.france24.com/fr/ Publié le : 15/11/2019 / Modifié le : 15/11/2019

 

https://www.france24.com/fr/20191115-reporters-chili-revolte-revolution-manifestations-pinera-pinochet-santiago-plaza-italia/

 

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3 - Moyen-Orient/ Liban / Politique : nouvelles manifestations à Beyrouth, heurts avec la police

 

Des manifestants antigouvernementaux libanais se rassemblent sur la route barricadée menant au Parlement dans le centre de Beyrouth, le 19 janvier 2020.  Des centaines de manifestants protestant contre le pouvoir ont afflué, dimanche, dans le centre de Beyrouth, au lendemain de violences inédites qui ont fait des centaines de blessés, dans un Liban miné par une crise économique aiguë et une paralysie politique. Des renforts de l'armée et de la police anti-émeute ont été déployés, dimanche 19 janvier, à Beyrouth, où les manifestants ont commencé à se rassembler à l'entrée d'une avenue menant au Parlement libanais, près de la place des Martyrs, épicentre du mouvement de contestation déclenché le 17 octobre contre une classe politique jugée corrompue et incompétente. En deux jours, plus de 520 personnes ont été blessées dans les violences.

 

Pour le deuxième soir consécutif, aux cris de "révolution, révolution", des manifestants ont jeté des pierres et des pétards sur un barrage de la police anti-émeute bloquant l'avenue. Les forces de l'ordre ont répliqué avec des balles en caoutchouc, en activant un canon à eau et en tirant des gaz lacrymogènes. La Croix-Rouge libanaise a fait état de 145 blessés, dont 45 hospitalisés. Parmi les blessés figurent deux journalistes, selon l'agence de presse officielle ANI. La télévision locale Al-Jadeed a annoncé que son caméraman avait été blessé à la main par une balle en caoutchouc.


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En trois mois de contestation, la colère n'a fait que grandir chez les manifestants qui fustigent l'inertie des dirigeants : la crise économique s'aggrave avec licenciements en masse, restrictions bancaires drastiques et une dévaluation de facto de la livre libanaise face au dollar. "Révolutionnaires libres nous allons poursuivre la voie", ont scandé sous la pluie les contestataires, équipés de parapluie et brandissant des drapeaux libanais. "On en a marre des hommes politiques. Après trois mois de révolution, ils nous prouvent qu'ils ne changent pas, qu'ils n'écoutent pas, qu'ils n'apportent rien", s'insurge Mazen, un manifestant âgé de 34 ans.

Samedi, la capitale libanaise a connu un niveau de violence inédit depuis le début de la contestation avec des heurts entre forces de l'ordre et manifestants qui ont fait au moins 377 blessés dans les deux camps, selon des bilans de la Croix-rouge libanaise et de la défense civile compilés par l'AFP.

 

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_ Des balles en caoutchouc "tirées dans les yeux" ?

Une télévision locale et des internautes ont partagé des témoignages de familles dont les enfants, parfois âgés de 18 ans, ont été touchés à l'œil par des balles en caoutchouc. Les échauffourées avaient eu lieu sur la même avenue où sont rassemblés les manifestants dimanche. "Il n'y avait aucune justification pour le recours brutal à la force par la police anti-émeutes contre des manifestants largement pacifiques", a estimé Human Rights Watch (HRW).

 

Accusant les policiers d'avoir "tiré des balles en caoutchouc dans les yeux", Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient, a appelé les autorités à "mettre fin à cette culture de l'impunité pour les abus policiers". Sur les réseaux sociaux, une vidéo montre en outre des membres des forces de l'ordre dans une caserne de police de Beyrouth frapper violemment des personnes présentées comme des manifestants à leur descente d'un fourgon. Évoquant cette vidéo, les forces de sécurité intérieure ont annoncé l'ouverture d'une enquête. "Tout agent qui a agressé des détenus sera interpellé", ont-ils annoncé.

Face à cette escalade, le président Michel Aoun a annoncé qu'il convoquerait, lundi, "une réunion de sécurité" en présence des ministres de la Défense et de l'Intérieur, a annoncé l'agence ANI.

 

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_ Hassan Diab n'a toujours pas formé son gouvernement

Ces derniers jours, les affrontements se sont multipliés entre forces de l'ordre et contestataires qui ont attaqué les vitrines de certaines banques, des établissements cristallisant une grande partie de la colère populaire. Les manifestants sont furieux contre les dirigeants accusés de nullement se soucier de leurs revendications : un gouvernement d'indépendants et de technocrates alors que la classe dirigeante est quasi inchangée depuis des décennies, une amélioration des services publics quasiment absents – graves pénuries d'eau et d'électricité –, la fin du chômage et de la corruption.

Après la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri, sous la pression de la rue, Hassan Diab a été désigné pour le remplacer le 19 décembre mais ce dernier n'a toujours pas formé son gouvernement. "Il y a une voie pour calmer la tempête populaire", a tweeté Saad Hariri. "Assez perdu de temps, formez un gouvernement et ouvrez la porte à des solutions politiques et économiques."

 

Source : www.france24.com/ Avec AFP/ Texte par :FRANCE 24Suivre/ Publié le : 19/01/2020/ Modifié le : 19/01/2020/.

 

https://www.france24.com/fr/20200119-de-nouvelles-manifestations-au-liban-pour-le-deuxi%C3%A8me-jour-cons%C3%A9cutif/

 

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4 - MOYEN-ORIENT/ IRAK : Grève et manifestations se poursuivent en Irak, un champ pétrolier bloqué

 

En Irak, le mouvement de contestation contre la corruption continue de paralyser plusieurs villes du sud du pays. Pour la première fois, ce week-end, les manifestants ont bloqué une exploitation pétrolière, tandis que la grève générale pour faire pression sur les autorités a été reconduite.

 

Venus réclamer des emplois, plusieurs centaines de manifestants ont participé ce week-end à un sit-in qui a provoqué le blocage du champ pétrolier de Nassiriya. Le site, situé à 300 km au sud de Bagdad, produit habituellement 82 000 barils par jour. Il s'agit de la première interruption du flux d'or noir en Irak, deuxième producteur de l'Opep, depuis le début le 1er octobre d'une révolte inédite contre le pouvoir accusé de corruption et d'incompétence, et son parrain iranien.


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Des manifestations et piquets de grève ont également paralysé ce dimanche les villes de Kout, Hilla, Amara et la ville sainte de Najaf. Et à Diwaniya, les manifestants ont de nouveau déclaré la « grève générale » pour faire pression sur les autorités en plein marasme. Sous la pression de la rue, le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a démissionné fin novembre et les principales institutions restent incapables de s'accorder sur le nom du futur chef du gouvernement. Jeudi, le président de la République Barham Saleh a menacé de démissionner plutôt que de proposer pour former le gouvernement le nom du candidat voulu par les responsables irakiens proches de l'Iran, puissant voisin qui ne cesse de gagner en influence en Irak.

Et si le Parlement vient de voter une réforme électorale, rien n'indique que les élections anticipées réclamées par beaucoup soient organisées bientôt.


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En trois mois, la révolte a été marquée par des violences qui ont fait près de 460 morts et 25 000 blessés, en majorité des manifestants. Si ces violences ont récemment baissé d'intensité, la Commission gouvernementale des droits humains a indiqué être toujours sans nouvelle de 56 militants. Et selon l'ONU, « des milices » mènent une vaste campagne d'enlèvements et d'assassinats de manifestants et de figures de la contestation.

 

Source : www.rfi.fr/ Par RFI/ Publié le 29-12-2019 / Modifié le 29-12-2019/

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20191229-greve-manifestations-irak-champ-petrolier-bloque/

 

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5 - INTERNATIONAL/ BREXIT : Au Royaume-Uni, le Parti conservateur de Boris Johnson remporte une large victoire

 

Le parti du premier ministre sortant obtiendrait 35 sièges au-delà de la majorité absolue, selon les résultats officiels publiés vendredi. Le Parti conservateur du premier ministre, Boris Johnson, a obtenu une majorité écrasante lors des législatives britanniques jeudi 12 décembre, ce qui devrait permettre au dirigeant conservateur de réaliser le Brexit fin janvier comme il l’avait promis. Le pari semblait incertain mais le succès est sans appel pour le dirigeant conservateur, déterminé à mettre fin à trois ans d’une saga qui a déchiré le pays et à quarante-sept ans de mariage tumultueux entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

 

« Merci à tous ceux à travers le pays qui ont voté, qui se sont portés volontaires, qui se sont présentés. Nous vivons dans la plus grande démocratie du monde », a réagi Boris Johnson, élu pour un mandat de cinq ans, sur Twitter. Egalement réélu député dans la circonscription d’Uxbridge dans, il s’est ensuite félicité dans la nuit d’avoir obtenu « un nouveau mandat fort, pour faire le Brexit”, et pas seulement pour faire le Brexit, mais pour unir ce pays et le faire avancer »« Je pense que cela se révélera être une élection historique qui nous donne maintenant, dans ce nouveau gouvernement, la chance de respecter la volonté démocratique du peuple britannique, de changer ce pays pour le mieux et de libérer le potentiel de tout le peuple de ce pays. C’est ce que nous allons faire maintenant (…), les travaux commenceront (…) aujourd’hui », a-t-il ajouté.

 

Les conservateurs décrocheraient une très confortable majorité de 361 sièges (estimation à 7 heures vendredi matin) sur 650, soit 35 sièges au-delà de la majorité absolue (326), une avance jamais vue depuis 1987, lors de la troisième victoire d’affilée du parti sous le leadership de Margaret Thatcher.

 

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·         Jeremy Corbyn « très déçu »

Selon les estimations, les travaillistes de Jeremy Corbyn s’effondrent à 203 sièges (contre 262). Celui-ci s’est dit vendredi « très déçu » du résultat, ajoutant qu’il ne « conduira pas le parti aux prochaines élections ». S’exprimant après l’annonce de sa réélection dans sa circonscription londonienne d’Islington nord, il a précisé qu’il souhaitait voir son parti entamer une « réflexion sur le résultat du scrutin et sur sa future politique ».

 

Le numéro deux du Parti travailliste britannique, John McDonnell, a également jugé jeudi « extrêmement décevante » la défaite cuisante de son mouvement aux législatives, l’expliquant par « la fatigue du Brexit », sur lequel le Labour est resté indécis. « Il semble que le sujet du Brexit ait dominé, c’est en grande partie de la fatigue du Brexit. Les gens veulent en finir », a déclaré M. McDonnell sur Sky News, commentant un sondage de sortie des urnes.


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·         L’Ecosse demande un référendum sur son indépendance

Un sondage de sortie des urnes réalisé par la BBC, ITV et Sky montre que le Parti national écossais a obtenu 55 des 59 sièges en Ecosse. Forte de cette victoire écrasante des nationalistes aux élections générales, Nicola Sturgeon, chef de file du Scottish National Party (SNP) et du gouvernement local, a déclaré que l’Ecosse devait être autorisée à organiser un nouveau référendum d’autodétermination.

 « Il y a maintenant un mandat en vue d’offrir au peuple écossais le choix de son propre avenir, a déclaré Mme Sturgeon à la chaîne de télévision Sky News. Boris Johnson a peut-être reçu un mandat pour faire sortir l’Angleterre de l’Union européenne. Il n’a absolument pas le mandat de faire sortir l’Ecosse de l’Union européenne. L’Ecosse doit avoir le choix de son propre avenir. »

 

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·         Sortir de l’impasse

Le premier ministre conservateur avait voulu ces législatives, les troisièmes en quatre ans, pour sortir le Royaume-Uni de l’impasse du Brexit, qui divise profondément le pays depuis la victoire du « Leave » avec 52 % des voix au référendum de 2016. Jusqu’ici dépourvu de majorité à la Chambre des communes, le dirigeant de 55 ans arrivé au pouvoir en juillet en se posant comme le sauveur du Brexit n’avait pas réussi à faire adopter par le Parlement l’accord de divorce qu’il avait âprement négocié avec Bruxelles.

 

Durant la campagne électorale, il a promis de soumettre cet accord aux 650 députés nouvellement élus avant Noël avec l’objectif de mettre le Brexit en œuvre le 31 janvier, date à laquelle il est désormais prévu après trois reports. Une consécration des travaillistes aurait pu signer l’arrêt de mort du Brexit : ils voulaient renégocier un nouvel accord de divorce, plus social, puis le soumettre à un référendum avec comme alternative le maintien dans l’UE.

 

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·         Nouvelle page de négociations

Outre l’unification du pays, réaliser le Brexit devrait permettre de pouvoir s’atteler aux « priorités » des Britanniques, comme la santé et la sécurité, avait affirmé le chef de gouvernement durant une campagne sans grand relief, mais marquée par des coups bas, notamment sur les réseaux sociaux, provenant en grande partie des conservateurs. Les électeurs n’ont pas été séduits par la promesse de Jeremy Corbyn, vétéran de l’aile gauche du Parti travailliste, d’un « vrai changement » après presque une décennie de pouvoir conservateur et presque autant d’austérité, marquée par des nationalisations à tout-va et des investissements massifs, surtout dans le service public de santé (NHS).

Sur le Brexit, le septuagénaire, régulièrement accusé de fermer les yeux sur des accusations d’antisémitisme dans son parti, prévoyait de rester « neutre » en cas de second référendum. Ouvertement europhiles, les libéraux-démocrates ont obtenu 13 sièges, un de plus que lors de la précédente législature.


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·         Eviter la rupture brutale

L’accord de retrait organise la frontière irlandaise après le Brexit, les droits des citoyens et les engagements financiers britanniques. Il évite aussi une rupture brutale en introduisant une période de transition jusqu’à fin 2020, prolongeable, pendant laquelle les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes.

Une fois le divorce acté, s’ouvrira la phase, technique et complexe, des négociations sur la future relation commerciale entre Londres et Bruxelles. Mais avant même qu’elle ne commence, l’affirmation de Boris Johnson selon laquelle ces pourparlers pourraient durer moins d’un an est jugée irréaliste à Bruxelles.

 

Source : www.lemonde.fr/ Le Monde avec AFP et Reuters / Publié le 12 décembre 2019/ Mis à jour le 13 décembre 2019/

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/12/elections-au-royaume-uni-majorite-absolue-pour-boris-johnson-selon-un-sondage-de-sortie-des-urnes_6022684_3210.html/

 

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6 - PRESIDENTIELLE/ Afrique/ Guinée-Bissau : Victoire de l’opposant Umaro Sissoco Embalo, contestée par son adversaire

 

A l’annonce des résultats, l’Onu a félicité « la Commission électorale pour la conduite exemplaire du processus électoral ». La situation est tendue en Guinée-Bissau. Le candidat de l’opposition, l’ancien Premier ministre Umaro Sissoco Embalo, a été proclamé mercredi vainqueur de l’élection présidentielle dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest à l’histoire tumultueuse. Cette victoire est pour le moment contestée par son adversaire du parti majoritaire, Domingos Simoes Pereira, qui dénonce des « fraudes ».

 

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_ Un retard de 12 points au premier tour

La victoire de Umaro Sissoco Embalo, 47 ans, est assez inespérée. Il a en effet dû combler un retard de 12 points concédé à son adversaire lors du premier tour et remporté 53,55 % des voix dimanche dernier, contre 46,45 % pour Domingos Simoes Pereira, a annoncé la Commission électorale nationale (CNE). « Les résultats provisoires qui viennent d’être proclamés sont pleins d’irrégularités, de nullité et de manipulations, qui (constituent) une fraude électorale. Un tel résultat, nous ne pouvons pas l’accepter », a déclaré devant des militants au siège de son parti le candidat malheureux, alors que les supporters du vainqueur fêtaient la victoire dans le centre de la capitale Bissau à grands coups klaxons et de concerts de casseroles.

 

« Nous allons amener toutes les preuves qui démontrent que les résultats ont été changés », a ajouté le chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), en annonçant un « recours en annulation » après consultation de ses conseillers juridiques. « Je serai un président de la concorde nationale », a pour sa part assuré Umaro Sissoco Embalo, qui défendait les couleurs du parti Madem, une dissidence du PAIGC.

 

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_ Un général de brigade de réserve et ancien Premier ministre

L’Onu par contre ne voit pas d’irrégularités pouvant remettre en cause les résultats. L’Organisation « exhorte tous les militants à continuer de faire preuve de retenue pendant la période post-électorale », et « félicite la Commission électorale pour la conduite exemplaire du processus électoral ». « L’élection s’est bien déroulée. Un candidat a gagné. Il aura beaucoup de responsabilités pendant ces moments difficiles que traverse la Guinée-Bissau », a pour sa part déclaré une observatrice membre d’un réseau d’organisations de la société civile, Elisa Pinto.


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Le président élu est un général de brigade de réserve, ancien Premier ministre (2016-2018) du président Vaz, spécialiste des questions de défense et géostratégiques. Il a également été le représentant en Afrique de l’Ouest d’un fonds d’investissement libyen. Ce père de trois enfants, « musulman marié à une chrétienne », s’est posé en « rassembleur », tout en critiquant vertement la gestion du PAIGC, parti qui a mené la lutte pour l’indépendance du Portugal en 1974 et dominé la vie politique depuis lors.

 

Source : www.20minutes.fr/ 20 Minutes avec AFP / Publié le 02/01/20/ Mis à jour le 02/01/20/

 

https://www.20minutes.fr/monde/2685767-20200102-guinee-bissau-victoire-opposant-umaro-sissoco-embalo-contestee-adversaire/


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7 - Autriche/ politique/ Gouvernance : un gouvernement écologiste et conservateur début 2020

 

Un pacte en vue de former une coalition gouvernementale en Autriche avec les écologistes sera signé "au plus tard à la mi-janvier", a annoncé vendredi à Vienne l'ancien chancelier conservateur Sebastian Kurz. Son parti ÖVP a remporté les élections en septembre. "Je suis très optimiste quant à la possibilité de former un gouvernement avec les Verts", a affirmé M. Kurz devant la presse. "Notre but est d'avoir un gouvernement opérationnel et fort, qui prête serment début janvier ou au plus tard à la mi-janvier" 2020, a-t-il ajouté.

 

Werner Kogler, le chef de file des écologistes (Die Grünen), a confirmé ce calendrier "très important pour nous et reposant sur un programme commun viable". Ni les conservateurs ni les écologistes n'ont précisé la date de la prestation de serment. Ils n'ont pas donné d'informations sur la répartition des portefeuilles. L'ÖVP est arrivé largement en tête des législatives avec 37,5% des voix. Les écologistes ont enregistré leur meilleur score avec 13,9% des suffrages.


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_ Critiqué par les Verts

Sebastian Kurz a dirigé l'Autriche avec l'extrême droite du parti FPÖ entre décembre 2017 et mai 2018, après avoir prématurément mis fin à la coalition entre l'ÖVP et les sociaux-démocrates. Les Verts ont fortement dénoncé sa politique. Son gouvernement a chuté après dix-huit mois, à cause d'un scandale de corruption impliquant le FPÖ. A la suite de la convocation de législatives anticipées, les thématiques environnementales portées par l'effet Greta Thunberg se sont imposées pendant la campagne. Le FPÖ a perdu dix points par rapport au précédent scrutin.

 M. Kurz a alors effectué un virage à 180 degrés en invitant les écologistes à négocier avec lui le 11 novembre. A elles deux, ces formations disposent d'une majorité au parlement suffisante pour gouverner.


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_ Fiscalité et immigration

Sebastian Kurz a insisté lundi sur sa volonté de "continuer à abaisser les impôts" et à "lutter contre l'immigration illégale". Werner Kogler a plaidé pour une nécessaire "transparence" et le respect de la "liberté d'information", dans un "climat politique nouveau". Le résultat des négociations doit être approuvé par le congrès fédéral des écologistes, qui doit se réunir une semaine après la fin des discussions. Les Verts n'ont jamais gouverné au niveau fédéral en Autriche, mais ils dirigent des régions aux côtés des conservateurs. Au sein de l'Union européenne, des partis écologistes participent actuellement à des gouvernements en Suède, en Finlande et en Lituanie.

 

Source : www.laliberte.ch/news-agence/ 27.12.2019

 

https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/autriche-un-gouvernement-ecologiste-et-conservateur-debut-2020/548309/

 

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8 - AFRIQUE/ MALAWI/ Présidentielle et allégation de fraudes électorales : Au Malawi, allégations de corruption des juges en charge du contentieux électoral

 

Plusieurs juges de la Cour constitutionnelle du Malawi chargés d'examiner les recours en annulation de l'élection présidentielle de mai ont fait l'objet de tentatives de corruption, a accusé le président de l'institution, qui a porté plainte. Le chef du Bureau indépendant en charge de la lutte contre la corruption (ACB), Reyneck Matemba, a confirmé lundi à l'AFP avoir reçu une plainte à ce sujet de la part du chef de la Cour constitutionnelle, Andrew Nyirenda. "Nous ne publierons pas à ce stade les noms des suspects", a ajouté M. Matemba, "nous devons passer le dossier en revue avant de rendre ces informations publiques".


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La plus haute institution judiciaire malawite doit rendre d'ici à la fin du mois un arrêt très attendu sur le contentieux électoral. Au pouvoir depuis 2014, le président Peter Mutharika a été réélu en mai dernier avec 38,57% des suffrages, selon les résultats de la Commission électorale, devant le principal représentant de l'opposition Saulos Chilima (35,41%). Avec le candidat malheureux d'un autre parti, le perdant a aussitôt dénoncé des irrégularités, dont un nombre, à leurs yeux anormalement élevé, de procès-verbaux de dépouillement raturés avec du blanc à effacer, et a saisi la Cour constitutionnelle.

 

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Le camp du vainqueur a nié farouchement toute fraude, mais l'opposition a maintenu la pression en multipliant les manifestations de protestation dans tout le pays, souvent émaillées de violents incidents avec la police. Depuis que le Malawi a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1964, jamais les résultats de ses élections présidentielles n'avaient été contestés devant la justice. D'ici fin janvier, la Cour constitutionnelle doit valider ou annuler le scrutin de mai.

 

Source : www.actualitesdudroit.fr/ © 2020 AFP/ 13 JANVIER 2020/ Blantyre (Malawi), 13 jan 2020 (AFP)

 

https://www.actualitesdudroit.fr/browse/afrique/droits-nationaux/25420/au-malawi-allegations-de-corruption-des-juges-en-charge-du-contentieux-electoral/

  

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9 - COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE/ Processus électoral : 2e phase du dialogue politique : le Premier ministre échange avec les organisations de la société civile

 

Débutée dans l’après-midi du jeudi 09 janvier 2020, la deuxième phase du dialogue politique en Côte d’Ivoire s’est poursuivi par une rencontre d’échange entre le gouvernement conduit par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et plusieurs organisations de la société civile ce vendredi 10 janvier à la salle C de la primature à Abidjan-Plateau. Le chef du gouvernement, Amadou Gon a dans son propos introductif rappelé que contrairement à la première phase qui a duré 6 mois et permis la mise en place de la Commission électorale indépendante (CEI), cette nouvelle phase tiendra sur un mois et sera consacrée à la « finalisation des travaux relatifs au code électoral ».

 

Selon Amadou Gon Coulibaly, la reprise du dialogue politique est la volonté de l’engagement du Président de la République Alassane Ouattara et du gouvernement à tout mettre en œuvre pour créer un environnement favorable à des élections démocratiques, ouvertes et transparentes, " comme l’a dit le président de la République lors de son adresse à la nation le 31 décembre 2019" a-t-il souligné. " Pour tenir compte de la contrainte du calendrier électorale deux séances des comités restreint sont prévues avec les représentants de la société civile. Il en est de même pour ce qui concerne les partis politique" a fait savoir Amadou Gon. Au sortir de la rencontre du jour, Josué Yao Vah, président de la plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix et la démocratie a félicité le gouvernement pour cette initiative.


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Pour lui, les échanges avec les membres du gouvernement ont été fructueux en ce sens que le Premier ministre " a eu bonne écoute de nos propositions en terme des inscriptions sur le listing électorale" a-t-il confié. Josué Yao Vah a aussi indiqué que la question du taux d’inscription des femmes et jeunes sur le listing électorale est importante. La Côte d’Ivoire compte plus de 20 millions d’habitants, ’’ c’est pourquoi il est crucial que le collège électoral qui sera convoqué à l’élection présidentielle soit en hausse.’’

 

Source : www.news.abidjan.net/ Cyprien K./ Publié le vendredi 10 janvier 2020/ Abidjan.net

 

https://news.abidjan.net/h/668101.html/

 

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10 - ALGÉRIE/ POLITIQUE/ ELECTION : En Algérie, Abdelmadjid Tebboune, ex-premier ministre de Bouteflika, remporte l’élection présidentielle

 

M. Tebboune, 74 ans, a recueilli 58,15 % des suffrages, a communiqué le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, lors d’une cérémonie officielle, au lendemain d’un scrutin marqué par une abstention record et qui s’est déroulé dans un contexte de contestation massive et inédite du régime au pouvoir en Algérie depuis l’indépendance, en 1962.

Cet ancien fidèle de M. Bouteflika devance l’islamiste Abdelkader Bengrina (17,38 %), puis Ali Benflis (10,55 %), Azzedine Mihoubi (7,26 %) et Abdelaziz Belaïd (6,66 %), tous proches ou alliés de l’ancien président. Les résultats définitifs seront publiés entre le 16 et le 25 décembre, après examen d’éventuels recours.

 

Le président français, Emmanuel Macron, a « pris note » de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune, tout en insistant sur « le dialogue qui doit s’ouvrir entre les autorités et la population », lors d’une conférence de presse vendredi à Bruxelles.

 

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_ « La saison 2 du Hirak va commencer »

Peu après la proclamation des résultats, les partisans du Hirak – mouvement de contestation de 2019 – sont descendus en masse dans les rues d’Alger après la prière du vendredi, pour la 43e fois depuis le déclenchement de la contestation le 22 février. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Tebboune, ton mandat est un mandat mort-né », ou encore « Votre président ne me représente pas ». Aucun des cinq candidats ne trouvait grâce à leurs yeux, considérés comme des purs produits d’un régime abhorré et dont ils étaient la caution.

 

Le nom du vainqueur n’a aucune importance pour Saïd, 32 ans, ingénieur venu de Bouira, à une centaine de kilomètres de route de la capitale. « J’ai manifesté hier à Alger et j’y ai passé la nuit pour remanifester aujourd’hui et dire qu’on ne reconnaît pas leur vote et leur président », a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) sur un marché. « Tebboune, c’est pire que Bouteflika. Il est connu pour avoir fait partie des voleurs. On n’a pas voté et on ne fera pas marche arrière », a affirmé Meriem, une fonctionnaire de 31 ans.

 

« Les résultats ? On leur a ajouté de la levure pour qu’ils augmentent. La saison 2 du Hirak va commencer, mais il faut que l’on soit mieux organisés », a renchéri Farida, une retraitée sexagénaire. Et sur Twitter, le hashtag du jour est #Le Hirak continue, alors que commence une campagne sur le thème : « Tebboune n’est pas mon président ».

 

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_ Le taux de participation le plus faible enregistré

L’ANIE a établi le taux de participation à 39,83 %, soit le plus faible de l’histoire des scrutins présidentiels pluralistes en Algérie. Il est inférieur de plus de 10 points à celui du précédent scrutin – le plus faible jusqu’ici – qui, en 2014, avait vu la quatrième victoire de M. Bouteflika.

 

Morne dans de nombreux bureaux de vote, la journée de jeudi a été marquée à Alger par une démonstration de force du Hirak qui a bravé un très fort déploiement policier pour défiler en masse. Les contestataires continuent d’exiger la fin du « système » aux manettes depuis l’indépendance, en 1962, et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des vingt ans de présidence Bouteflika.


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 « Le peuple n’a pas voté. Le peuple a toujours été mis de côté. On nous a muselés depuis l’indépendance. On nous a spoliés notre indépendance. Hier, on a reçu des coups. Les femmes, les vieux ont été frappés. On va continuer jusqu’au départ du système », avertit Djamila, la soixantaine, qui exerce une profession libérale.

 

Après une première tentative d’élection avortée en juillet, le haut commandement de l’armée, pilier du régime, ouvertement aux commandes depuis le départ de M. Bouteflika, a tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle qui a aggravé la situation économique. Visage de ce haut commandement, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, assurait depuis des semaines que la participation serait « massive ».


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Mercredi, des personnalités proches du Hirak avaient exhorté les contestataires à ne pas « répondre aux provocations », à « ne pas empêcher l’exercice par d’autres citoyens de leur droit à s’exprimer librement » – un mot d’ordre respecté à Alger. Le vote s’est déroulé sans incident majeur à travers le pays sauf dans la région traditionnellement frondeuse et majoritairement berbérophone de Kabylie, théâtre de sérieux troubles.

 

« Le nouveau président aura la lourde charge de veiller à la satisfaction des attentes des citoyens qui ont dicté, par un sursaut patriotique à la mesure des défis, la marche en avant », prévient vendredi le quotidien gouvernemental El Moudjahid, un des rares titres à paraître le vendredi, premier jour de week-end.

 

Source : www.lemonde.fr/Publié le 13 décembre 2019/ Mis à jour le 13 décembre 2019/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/13/algerie-abdelmadjid-tebboune-ex-premier-ministre-de-bouteflika-remporte-la-presidentielle_6022756_3212.html/

 

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