Publié le : 18-09-2020 à 12:58:03 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE : Actes anticonstitutionnels répétés porteur de germes de guerre civile en Côte d’Ivoire (la mise en garde de l'ancien Président du Conseil constitutionnel)


« COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE/ Le professeur Francis Wodié sort de son silence et met en garde Alassane Ouattara : Dans une lettre ouverte adressée au Président Alassane Ouattara en date du jeudi 27 août 2020, le Professeur émérite de Droit Francis Wangah Wodie, Professeur Titulaire de Droit Public et sciences politiques, ancien président du Conseil constitutionnel de 2011-2015 et Fondateur du Parti Ivoirien du Travail ( PIT ), invite ce dernier à mettre fin aux actes anticonstitutionnels répétés porteur de germes de guerre civile, et à initier un vrai dialogue inclusif sur le code électoral avant toute élection en 2020, car le système électoral actuel est vicié. Car pour lui, la candidature du Président Alassane Ouattara à un 3e mandat est une trahison, une grave atteinte à l'honorabilité du peuple ivoirien, et passible de poursuites. »


Justice: Sansan Kambilé invite les magistrats à une extrême fermeté


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Coup de tonnerre/3e mandat: Le professeur Francis Wodié sort de son silence  et met en garde Alassane Ouattara | Ivoirebusiness.net

 

1 - COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE : Le professeur Francis Wodié sort de son silence et met en garde Alassane Ouattara

 

Dans une lettre ouverte adressée au Président Alassane Ouattara en date du jeudi 27 août 2020, le Professeur émérite de Droit Francis Wangah Wodie, Professeur Titulaire de Droit Public et sciences politiques, ancien président du Conseil constitutionnel de 2011-2015 et Fondateur du Parti Ivoirien du Travail ( PIT ), invite ce dernier à mettre fin aux actes anticonstitutionnels répétés porteur de germes de guerre civile, et à initier un vrai dialogue inclusif sur le code électoral avant toute élection en 2020, car le système électoral actuel est vicié.

 

Car pour lui, la candidature du Président Alassane Ouattara à un 3e mandat est une trahison, une grave atteinte à l'honorabilité du peuple ivoirien, et passible de poursuites.

 

3è mandat probable


Ci-dessous le texte intégral de sa déclaration dont Ivoirebusiness a eu copie.

 

” (…)Je pense que nous sommes dans un système électoral vicié en Côte d’Ivoire et porteur des germes d’une guerre civile. Cela découle à la fois d’une Constitution adoptée de manière dolosive en induisant en erreur le peuple et d’ un code électoral confligène.

 

Ces actes anti constitutionnels répétés ont justifié ma démission du CONSEIL Constitutionnel .

 

Depuis des années j’ai interpellé le président Alassane OUATTARA qu’il n’a pas le droit de légiférer par voie d ‘ordonnance dans des domaines qui sont réservés à l’Assemblée Nationale.

 

Dans la Constitution ,en application du principe sacrosaint de la séparation stricte des pouvoirs , il y’a des domaines qui sont réservés au président de la république et d’autres au Parlement qui légifère .

Cependant, Il peut prendre des décrets et des ordonnances à condition qu’il y ait une loi d’habilitation du pouvoir législatif pour intervenir dans des domaines qui relèvent exclusivement du Parlement (…) .

 

La seule loi d’habilitation dont il jouit est celle qui lui permet exclusivement de prendre des ordonnances pour l’exécution de son programme économique et financier datant de 2013 .

Aujourd’hui, le président a pris des ordonnances pour faire des amnisties sans passer par le parlement , créer le sénat sans aucune loi organique et modifier le code électoral qui est une compétence exclusive du Parlement.

 

Cote d'Ivoire : le professeur Francis Wodié crache ses vérités et fait une  mise en garde au président Ouattara – Mali-Online


Étant donné que cette dernière est confligène car elle viole l’article 754 du code de procédure pénale qui dispose que” seuls les condamnés en voie définitive sont rayés de la liste électorale ” . Ainsi , en ajoutant à l ‘article 4 du code électoral que ” les condamnés par contumace sont retirés de la liste électorale et par ricochet inéligibles” , le président enfreint ainsi un principe juridique qui est la présomption d’innocence et sème les germes d’une déstabilisation grave de notre pays en cette période électorale tumultueuse.

 

Pour la paix dans notre pays , je l’exhorte à temporiser le processus électoral, initier un dialogue inclusif sur le code électoral . Une réflexion sur une nouvelle constitution serait aussi souhaitable pour épargner des troubles majeurs à notre pays . Par ailleurs, Il est inadmissible que des cadres et élus de la majorité présidentielle aient incité le peuple à voter une Constitution en développant des arguments qui écartaient une candidature du président à un nouveau mandat. Peu importe l’adjectif numéral de la République . Pour ensuite se raviser à 2 mois de l’élection présidentielle en affirmant le contraire .

 

C’est une grave atteinte à leur honorabilité et une action dolosive passible de poursuites envers le peuple Ivoirien.

 

Professeur Agrégé de Droit public et de Sciences politiques

 

Ancien président du Conseil constitutionnel de 2011 à 2015

 

Fondateur du parti ivoirien du travail (PIT)

 

Source : www.ivoirebusiness.net/ Publié le Vendredi 28 Août 2020./ Par Ivoirebusiness -

 

https://www.ivoirebusiness.net/articles/coup-de-tonnerre3e-mandat-le-professeur-francis-wodie-sort-de-son-silence-et-met-en-garde/

 

Côte d'Ivoire : Ouattara, la démission du président du Conseil  constitutionnel et la Présidentielle


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Candidature à la Présidentielle 2020 du Président Ouattara/ Le Professeur  Francis Wodié sort de sa réserve. - Afriquematin.net


Côte d’Ivoire/ 3e mandat : Un constitutionnaliste ivoirien avertit Alassane Ouattara

 

Dans une lettre ouverte adressée au Président Alassane Ouattara en date du jeudi 27 août 2020, le Professeur émérite de Droit Francis Wangah Wodie, Professeur Titulaire de Droit Public et sciences politiques, ancien président du Conseil constitutionnel de 2011-2015 et Fondateur du Parti Ivoirien du Travail ( PIT ), invite ce dernier à mettre fin aux actes anticonstitutionnels répétés porteur de germes de guerre civile, et à initier un vrai dialogue inclusif sur le code électoral avant toute élection en 2020, car le système électoral actuel est vicié. Car pour lui, la candidature du Président Alassane Ouattara a un 3e mandat est une trahison, une grave atteinte à l’honorabilité du peuple ivoirien, et passible de poursuites.

 

Démission de Francis Wodié, le gouvernement s'explique | AbidjanTV.net


_ Ci-dessous le texte intégral de sa déclaration.

” (…)Je pense que nous sommes dans un système électoral vicié en Côte d’Ivoire et porteur des germes d’une guerre civile. Cela découle à la fois d’une Constitution adoptée de manière dolosive en induisant en erreur le peuple et d’ un code électoral confligène. Ces actes anti constitutionnels répétés ont justifié ma démission du CONSEIL Constitutionnel. Depuis des années j’ai interpellé le président Alassane OUATTARA qu’il n’a pas le droit de légiférer par voie d ‘ordonnance dans des domaines qui sont réservés à l’Assemblée Nationale. 


Dans la Constitution, en application du principe sacrosaint de la séparation stricte des pouvoirs , il y’a des domaines qui sont réservés au président de la république et d’autres au Parlement qui légifère. Cependant, il peut prendre des décrets et des ordonnances à condition qu’il y ait une loi d’habilitation du pouvoir législatif pour intervenir dans des domaines qui relèvent exclusivement du Parlement (…). La seule loi d’habilitation dont il jouit est celle qui lui permet exclusivement de prendre des ordonnances pour l’exécution de son programme économique et financier datant de 2013.


Politique : Le Professeur Francis Wodié sort de sa réserve. Ce qu'il  propose au président Ouattara - Linfodrome
Aujourd’hui, le Président a pris des ordonnances pour faire des amnisties sans passer par le Parlement, créer le sénat sans aucune loi organique et modifier le code électoral qui est une compétence exclusive du Parlement.


Source : //senego.com/ ParAnkou Sodjago/ 28/08/2020/

 

https://senego.com/3e-mandat-un-constitutionnaliste-ivoirien-avertit-alassane-ouattara_1147422.html/

 

3e mandat : Un constitutionnaliste ivoirien avertit Alassane Ouattara –  Snap221.info


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Buhari off to Niger Monday as ECOWAS leaders hold summit


2 - CEDEAO/ CONSTITUTION DES ETATS/ 3e MANDAT : des violations récurrentes déplorées (constitution des États, charte sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO)

 

Le troisième mandat dont ont recours les présidents de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et de la Guinée, Alpha Condé, n’est pas du goût de leur homologue nigérian Muhammadu Buhari. A l’occasion du 57e sommet de la Cedeao, tenu à Niamey, lundi 7 août 2020, il a invité ses pairs à respecter la constitution de leurs pays. Après le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, c’est au tour du président du Nigeria, Muhammadu Buhari d’inviter ses homologues Alassane Ouattara et Alpha Condé à renoncer à un troisième mandat en violation de la constitution de leurs pays respectifs.


Photo News: Buhari attends ECOWAS Summit in Niger - P.M. News


En effet, lors d’une visioconférence extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO sur la situation au Mali, le 20 Août, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, avait dénoncé le coup d’état constitutionnel de certains de ses pairs africains. «Les troisièmes mandats sont des coups d’État, car ils violent la constitution des États et la charte sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO», avait-il déclaré.

 

EU commends ECOWAS for Guinea-Bissau committement | AFRICA DIPLOMATIC


Même son de cloche du côté du président Muhammadu Buhari qui invite les dirigeants ouest-africains à respecter la loi fondamentale de leurs pays. «En tant que dirigeants de nos États membres individuels de la CEDEAO, nous devons adhérer aux dispositions constitutionnelles de nos pays, en particulier sur la limitation des mandats. C’est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région», a-t-il fait savoir, lors de la session de Niamey, capitale du Niger.

 

Selon lui, cet appel à la retenue est nécessaire afin de garantir des élections libres, justes et crédibles en Afrique de l’Ouest. «Cela doit être le fondement de la démocratie dans notre sous-région, tout comme la nécessité de respecter l’Etat de droit», a-t-il souligné. Notons que de violentes manifestations sont enregistrées dans les deux pays contre un 3e mandat des présidents en exercice avec à la clé plusieurs morts, des blessées graves ainsi des arrestations dans le rang des manifestants.

 

Source : //benin24tv.com/ Avatar/ Publié le 8 septembre 2020/ Par Michel Espoir

 

https://benin24tv.com/recours-a-un-3eme-mandat-buhari-appelle-ouattara-et-conde-a-sortir-par-la-grande-porte/

 

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Probable 3e mandat du président Ouattara : le professeur et  constitutionaliste Martin Bléou se prononce (Contribution) - Abidjan.net


3 - Côte d'Ivoire/ 3e mandat/ Nouvelle constitution ivoirienne de 2016 : Voici la réponse du constitutionnaliste Martin Bléou

 

·        La Constitution actuelle peut-elle légitimer un troisième mandat du président Alassane Ouattara ?

·        Cette constitution ne reprend-t-elle pas le principe de limitation du mandat présidentiel de la constitution défunte ?

·        Ce principe de limitation du mandat présidentiel peut-il avoir un effet rétroactif et de ce fait, disqualifier le président actuel ainsi que les ex présidents ivoiriens à une éventuelle candidature présidentielle ?


La constitution de la 3e république peut être justifiée un 3e mandat du président  Ouattara ? Voici la réponse du constitutionnaliste Martin Bléou -  Ivoire-Juriste


Avant de se pencher sur ces interrogations posées ci-dessus, découvrons la position du célèbre professeur et constitutionnaliste Martin Bléou qui a décidé de mettre fin au débat et à la confusion entretenue à dessein par le chef de l’Etat et ses constitutionnalistes à travers une analyse méthodique relevant d'une lecture rigoureuse de la loi fondamentale qu’est la constitution.

 

Côte d'Ivoire : Respecter les droits du camp du «non» lors du référendum |  Human Rights Watch


Thème : À PROPOS DE LA QUESTION DE LA LIMITATION DU NOMBRE DE MANDATS PRÉSIDENTIELS EN COTE D’IVOIRE.

 

À la requête du Comité central du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT), relative à l’interprétation ou à la compréhension du principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels, objet de débat tant au plan national qu’international, je crois, en conscience, devoir apporter ce que je considère comme étant la réponse du droit. À cet égard, il doit être évoqué les deux préoccupations que voici : tout d’abord, qu’en est-il du principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels, établi depuis 2000 ? Ensuite, l’avènement de la nouvelle Constitution – celle du 08 novembre 2016 – remet-il les compteurs à zéro, comme le prétendent certains hommes politiques ?

 

Côte d'Ivoire : Alassane Ouattara n'exclut pas un 3e mandat


I- LA QUESTION DE LA LIMITATION DU NOMBRE DE MANDATS PRÉSIDENTIELS 

 

Sous la Première République, c’est-à-dire de 1960 au coup d’Etat intervenu le 24 décembre 1999, le droit ivoirien ignorait la limitation du nombre de mandats présidentiels : en vertu de l’article 9 de la Constitution du 03 novembre 1960, le président de la République, élu pour cinq ans au suffrage universel direct, était tout simplement rééligible. Ce qui donnait à lire que le président de la République était indéfiniment rééligible. Un tel principe pouvait ouvrir la voie au pouvoir à vie. C’est pourquoi les rédacteurs de la Constitution du 1er août 2000, à la suite d’autres constituants africains, ont consacré le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux.

 

En ce sens, la Constitution du 1er août 2000, par l’effet de son article 35, alinéa 1er, disposait : « Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. » 

 

Ce qui donne d’entendre que nul ne pouvait exercer plus de deux mandats présidentiels, pour compter de l’entrée en vigueur de la Constitution du 1er août 2000, le constituant n’ayant pas entendu conférer au principe de la limitation un effet rétroactif. Il est à noter que le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels apparaît, depuis les années 1990, comme relevant des temps modernes, en Afrique, et comme participant du nouveau constitutionnalisme africain. 

 

C’est dans cet esprit que l’opposition togolaise insistait, ces dernières années, pour voir inscrire dans la Constitution qu’ "en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels", et qu’au Burkina Faso, le projet de Constitution prévoit que nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels "de façon continue ou discontinue". La solution, que voilà, se détache de celle retenue par la France depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 : désormais, en vertu de l’article 6 de la Constitution française, « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». 

 

Ce qui signifie que dans le système français l’on peut exercer deux mandats consécutifs, se tenir à l’écart – le temps d’un mandat – et briguer valablement deux autres mandats. Telle n’est pas, on le voit bien, la solution retenue par la Côte d'Ivoire où celui qui a exercé un mandat présidentiel, et qui a été réélu, ne peut plus faire acte de candidature à l’élection présidentielle. 

 

Or, voilà qu’entre-temps, une nouvelle Constitution a été adoptée, celle du 08 novembre 2016, instituant une Troisième République. L’avènement de cette nouvelle Constitution marque-t-il un nouveau départ ?

 

Affaire 3ème mandat : Maurice Kacou Guikahué invite Ouraga Obou à abréger  la souffrance des Ivoiriens - Linfodrome


II- L’ADOPTION DE LA NOUVELLE CONSTITUTION REMET-ELLE LES COMPTEURS A ZERO ?

 

La question posée se ramène au point de savoir si l’avènement d’une nouvelle Constitution, instituant une nouvelle République, efface les effets des deux mandats que le président de la République a reçus sous l’empire de la Constitution du 1er août 2000, et lui confère, par suite, le droit de briguer un troisième mandat, puis un quatrième. Le président de la République, qui a reçu deux mandats, l’un en 2010, et l’autre en 2015, aurait pu avoir le droit de briguer un troisième mandat, et même de se porter indéfiniment candidat à l’élection présidentielle, à une seule condition : celle de la suppression ou de l’abrogation ou, tout simplement, de la non-reconduction du principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels par la Constitution du 08 novembre 2016. Un nouveau principe aurait, alors, été consacré : celui en vertu duquel le président de la République est indéfiniment rééligible. 

 

Dans ces conditions, les compteurs auraient été remis à zéro, dans la mesure où les deux mandats présidentiels, déjà obtenus, ne seraient plus pris en compte et ne constitueraient plus un obstacle à un troisième mandat. Il en aurait été ainsi, car c’est le nouveau principe qui serait désormais en vigueur, l’ancien ayant été abrogé.

 

Or, la Constitution du 08 novembre 2016 a tout simplement reconduit, tels quels, les termes de la Constitution du 1er août 2000 consacrant le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels. Elle l’a fait par l’effet de son article 55, alinéa 1er, qui dispose : « le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. » La Constitution du 08 novembre 2016 reprend donc, en tous points, le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels tel qu’il existait dans la Constitution défunte du 1er août 2000. Cette circonstance donne de constater que le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels n’a pas cessé d’exister pour réapparaître par la suite. 


3ème mandat : Le Prof Ouraga Obou (rédacteur de la Constitution) désavoue  Ouattara, ce qu'il avait dit le 8 novembre 2016 | Ivoirebusiness.net


Ce principe existe donc de façon continue depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 1er août 2000. Il est en vigueur depuis 2000, sans rupture. Existant de façon continue depuis 2000, ce principe s’applique de façon continue depuis 2000. Ainsi, les deux mandats présidentiels, obtenus respectivement en 2010 et 2015, tombent sous le coup du principe de la limitation. Il suit de là que l’argument tiré du changement de Constitution ne saurait, en aucune manière, justifier une quelconque table rase du passé ni servir de base à l’affirmation selon laquelle les compteurs auraient été remis à zéro.

 

Le changement de Constitution n’a pu produire cet effet, à supposer que telle fût l’intention du président de la République lorsqu’il dotait, un an après avoir reçu son deuxième mandat, la Côte d’Ivoire d’une nouvelle Constitution dont il avait pris l’initiative et pour laquelle il avait désigné un Comité d’experts chargé d’écrire le texte, en ayant fourni les grandes lignes tant du point de vue institutionnel que normatif. C’est dire que le président de la République ne peut, aux termes de la Constitution, sa propre Constitution, briguer un troisième mandat présidentiel, le principe de la limitation le rendant inéligible.

 

Par BLEOU Martin Agrégé de droit public et science politique/ Professeur titulaire des Universités/ Ancien ministre de la Sécurité intérieure

 

Source : www.ivoire-juriste.com/ SOURCE : ABIDJAN.net/ Juillet 2020

 

https://www.ivoire-juriste.com/2020/07/constitution-de-la-3e-republique-et-3e-mandat-presidentiel-alasane-ouattara-reponse-du-constitutionnaliste-martin-bleou.html/

 

Monkiosk.com :: Côte d'Ivoire :: Journaux :: L'ESSOR IVOIRIEN :: L'Essor  Ivoirien N° 107 du Lundi 18 au Dimanche 24 Février 2019


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Conseil Constitutionnel : pourquoi Wodié a démissionné - YECLO.com


4 - Côte d’Ivoire/ Conseil Constitutionnel : Wodié explique les raisons de sa démission et sa brouille avec Ouattara

 

Francis Wodié, ancien Président du Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, donne les raisons de sa démission et son conflit avec Ouattara. Wodié explique les raisons de sa démission de son poste de Président du Conseil Constitutionnel. A travers sa révélation, vous savez dorénavant que notre justice n’est pas indépendante de l’exécutif. Hélas !

 

« (…) À l’occasion de la réunion hebdomadaire du mardi 13 janvier 2015, je fus convoqué et reçu par le Président de la République, le jeudi 8 janvier 2015, pour m’intimer l’ordre à brûle-pourpoint, de signer la décision. Quoi ? Monsieur le Président, me suis-je exclamé.

J’étais abasourdi lorsque je m’entendis à nouveau ordonner de signer.

 

Pr Francis Wodié, Président du Conseil Constitutionnel sur Vox Africa : «  Je ne me reconnais actuellement d'aucune obédience politique » |  Ivoirebusiness.net


La coupe était pleine, et je ne pouvais pas boire le calice jusqu’à la lie (…) Le Président de la République, peut-être en raison du pouvoir de nomination qui est le sien, se plaçait ainsi fort malencontreusement, dans la position d’un supérieur hiérarchique, ayant pouvoir pour donner des instructions et adresser des injonctions aux membres du Conseil Constitutionnel.

 

En l’espèce, à un Président du Conseil Constitutionnel. Ce qui est inacceptable (…) Bien sûr ! Je ne pouvais pas signer un tel acte. Et je ne l’ai pas signé. Signer un tel acte ou tout autre, c’est commettre une triple violation et comme un triple parjure. À savoir, violation de la Constitution, violation du serment ainsi que la violation du devoir et de ma propre conscience. Pour ne pas manquer aux devoirs de ma charge et pour rester en accord avec moi-même, j’ai donc pris la décision, en mon âme et conscience de remettre ma lettre de démission, déjà prête, au Président de la République ».

 

Source : www.yeclo.com/ Par Francis Wodié -30 avril 2020/

 

https://www.yeclo.com/francis-wodie-repond-a-alassane-ouattara/

 

Francis Wodié suggère la concertation pour pacifier la Côte d'Ivoire -  Abidjan.net


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Rebondissement guerre Ouattara-Bédié: Duncan dément toute candidature à la  Présidentielle de 2020 (communiqué) | Ivoirebusiness.net


5 - Côte d’Ivoire/ Politique : En Côte d’Ivoire, ces départs qui fragilisent le Président Alassane Ouattara

 

Le vice-Président ivoirien Daniel Kablan Duncan vient de démissionner de son poste. Il s’ajoute à une liste déjà fournie de personnalités dont les départs, de l’avis de plusieurs observateurs, mettent à mal le parti du Président Alassane Ouattara, à moins de trois mois d’un scrutin à l’issue plus que jamais incertaine.

 

Francis Wodié - Toute l'actualité de Francis Wodié sur YECLO.com


Les mauvaises nouvelles s’enchaînent en Côte d’Ivoire. Alors que le pays pleure son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly décédé le 8 juillet dernier à Abidjan, la présidence vient d’annoncer la démission du vice-Président Daniel Kablan Duncan. «Le vice-Président Daniel Kablan Duncan a remis au Président Alassane Ouattara sa démission (…) pour des raisons de convenance personnelle par une correspondance en date du 27 février 2020. Après plusieurs entretiens dont le dernier a eu lieu le 7 juillet, le Président de la République a pris acte et procédé le 8 juillet à la signature d’un décret mettant fin aux fonctions de M. Daniel Kablan Duncan», a annoncé le secrétaire général de la présidence Patrick Achi.

 

La rumeur de la démission du vice-Président circulait depuis son absence très remarquée à l’aéroport le 2 juillet, lors de l’accueil d’Amadou Gon Coulibaly, de retour à Abidjan après un long séjour médical à Paris.

 

Côte d'Ivoire / 3e mandat d'Alassane Ouattara : Des manifestations  enregistrées dans plusieurs villes de l'intérieur du pays et à Abidjan –  Actualité au Sénégal, l'opinion des sans-voix


_ Malgré la promesse d’Alassane Ouattara, l'année 2020 risque d'être tout sauf «paisible»

Collaborateur de longue date d’Alassane Ouattara, Daniel Kablan Duncan a servi à deux reprises à ses côtés. D'abord de 1990 à 1993, comme ministre de l’Économie et des Finances dans le gouvernement dirigé par Alassane Ouattara, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Puis de 2011 à 2020, en occupant successivement les postes de ministre des Affaires étrangères (2011-2012), de Premier ministre avec le portefeuille de l’Économie et des Finances (2012-2017), avant de devenir le premier vice-Président de l’histoire de la Côte d’Ivoire en janvier 2017, sous la présidence d’Alassane Ouattara.

 

Membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, le parti d’Henri Konan Bédié, candidat à la présidentielle d’octobre), Daniel Kablan Duncan fait partie, avec Patrick Achi, des six cadres à avoir été temporairement exclus en avril 2019 pour «indiscipline, insubordination et comportement portant atteinte aux intérêts du parti».

 

Ces derniers, en effet, avaient préféré rester aux côtés d’Alassane Ouattara lors de la rupture entre le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti au pouvoir) et le PDCI. La coalition de ces forces politiques avait permis l’accession au pouvoir d’Alassane en 2010, puis sa réélection en 2015.

 

Affaire 3eme mandat de Ouattara : Bacongo, Sansan Kambilé, Bruno Koné,  allez-vous renier votre parole? – Afriksoir


_ Un timing qui interroge

Comme l’a spécifié le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, Daniel Kablan Duncan avait adressé sa lettre de démission à Alassane Ouattara le 27 février dernier, mais c’est «après plusieurs entretiens» que le Président ivoirien en a «pris acte», en signant le 8 juillet un décret mettant fin aux fonctions du vice-Président.

 

Mais dans un communiqué de Daniel Kablan Duncan diffusé quelques heures après celui de la présidence, celui-ci a fait un recadrage en soulignant que la lettre de démission adressée le 27 février 2020 à Alassane Ouattara était déjà la deuxième. Ce qui laisse supposer que la première remonterait probablement à 2019.

 

Ce qui pourrait remettre en cause la thèse défendue par des observateurs selon laquelle la démission de Daniel Kablan Duncan interviendrait à la suite de désaccords qui seraient nés du fait qu’Alassane Ouattara lui aurait notamment préféré Amadou Gon Coulibaly comme candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre. Cette désignation n’ayant eu lieu, en effet, que le 12 mars 2020.

 

Quoi qu'il en soit, de nombreux internautes ivoiriens s’interrogent sur le choix du Président Alassane Ouattara d'accepter seulement maintenant cette démission, et surtout de la rendre publique alors que la Côte d’Ivoire est en plein deuil.

 

Côte d'Ivoire : Après Amon-Tanoh, « plusieurs autres cadres annonceront  leur départ du RHDP » – Afriksoir


_ Le parti au pouvoir dans la tourmente

En tout état de cause, la désignation le 12 mars d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat du RHDP à l’élection présidentielle d’octobre avait fait beaucoup de mécontents. Une vague de remous au sein du parti avait débouché sur la démission du ministre des Affaires étrangères Marcel Amon-Tanoh et au limogeage du ministre de l’Enseignement supérieur Albert Mabri Toikeusse.

 

COTE D'IVOIRE : Présidentielle : convalescent, Amadou Gon Coulibaly plus  que jamais candidat d'un RHDP sans plan B - 12/05/2020 - Africa Intelligence


_ En Côte d’Ivoire, le décès du Premier ministre Coulibaly rebat les cartes de la présidentielle

De nombreux observateurs, dont Sylvain Nguessan, directeur de l’Institut de stratégies d’Abidjan, estiment que les départs de ces deux personnalités –qui font de moins en moins mystère de leurs ambitions présidentielles– auxquels sont venus s’ajouter le décès du candidat Amadou Gon Coulibaly et maintenant la démission du vice-Président, fragilisent le parti au pouvoir, à moins de quatre mois de la présidentielle.

 

«Le RHDP a une grande majorité de cadres originaires du nord de la Côte d’Ivoire et cela est justement l’une de ses faiblesses. Le parti qui avait besoin, pour un ancrage national, de toutes ces personnalités dont il a enregistré le départ accuse nécessairement le coup», a déclaré Sylvain Nguessan. En effet, Daniel Kablan Duncan et Marcel Amon-Tanoh sont originaires de la même région du Sud-Comoé (sud de la Côte d’Ivoire), quand Albert Mabri Toikeusse vient de l’ouest.

 

Comme l’a souligné à Sputnik l’analyste politique Mamadou Habib Karamoko, «les partis politiques (et par ricochet le vote) en Côte d’Ivoire sont encore hélas calqués sur des aires ethnorégionales».

 

De son côté, Sylvain Nguessan ne voit pas le RHDP «choisir un candidat autre qu'un cadre du Nord».

 

«Si toutefois Guillaume Soro (originaire du nord) acceptait d’apporter son appui au candidat d’un parti de l’opposition, le RHDP se trouverait bien à la peine à cette élection présidentielle», a déclaré Sylvain Nguessan.

 

Source : //fr.sputniknews.com/ AFRIQUE/ 16.07.2020/ Par Roland Klohi/

 

https://fr.sputniknews.com/afrique/202007161044109736-en-cote-divoire-ces-departs-qui-fragilisent-le-president-alassane-ouattara/

 

Côte d'Ivoire : démission officielle du vice-président Daniel Kablan Duncan  - Niamey et les 2 jours


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Paris se dresse contre un 3ème mandat de Ouattara - YECLO.com