Publié le : 06-04-2014 à 02:30:24 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

FRANCE/ ELECTIONS LOCALES/ GOUVERNANCE/ EMPLOIS : Nouveau gouvernement sur fond de rejet de la politique de François Hollande

 

« Après deux ans de mandat, François Hollande a subi dimanche un cinglant désaveu, avec la déroute des socialistes aux municipales et la victoire de la droite et du FN, auquel il pourrait répondre par un remaniement peut-être dès lundi. A l'issue de son premier test électoral depuis son arrivée à l’Élysée, en mai 2012, le chef de l’État, à l'impopularité record, se retrouve pris dans un étau, la droite mais aussi une grande partie de la gauche l'appelant à changer de cap politique.

Quatre courants du Parti socialiste ont donné rendez-vous aux députés lundi à l'Assemblée nationale pour demander "une réorientation" de la politique menée et aborder la question de la confiance au prochain gouvernement. "Après ce sinistre politique majeur, la confiance n'est pas automatique", a prévenu Christian Paul, député PS, de la Nièvre. »

 

 

 


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1 - France : la gauche grande perdante des élections municipales

 

Le deuxième tour des élections municipales en France se révèle douloureux pour le gouvernement et la gauche en général. De nombreuses villes basculent à droite. Le Front National emporterait même plusieurs villes. Les Français ont repris le chemin des urnes dimanche pour un second tour des municipales, et les prévisions pessimistes pour la gauche se sont concrétisées. A 20 h (heure locale), soit 18 h TU, les premiers résultats et estimations marquent déjà une série de victoires pour la droite. 

Toute une série de villes importantes passent du Parti Socialiste à l'UMP : Quimper, Reims, St. Étienne, Roubaix, Angers,... A Pau, le PS cède la mairie à François Bayrou du Modem (centre). Jean-François Copé, président de l'UMP, a salué "une vague bleue", la "première grande victoire" de son parti à une élection locale. La droite les avait toutes perdues sous le quinquennat Sarkozy à partir des municipales de 2008.

A l'inverse, Ségolène Royal (PS), citée comme possible entrante au gouvernement, a vu dans ces résultats "un avertissement très sévère". Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a évoqué "des résultats mauvais pour la gauche, décevants". 




 

Bons résultats du FN
Le Front National(extrême-droite) engrange aussi des victoires. Après Hénin-Beaumont au premier tour, il prend la mairie à Fréjus et Béziers, ainsi que dans au moins 5 autres villes.
Il échoue néanmoins à Avignon où il était en tête au premier tour. Les Avignonais ont élu la candidate socialiste. Une consolation pour le PS, ce serait la seule ville d'importance a être prise à la droite. Le PS réussit également à conserver Paris et Lille.

Il s'agit du premier scrutin national pour François Hollande depuis le début de son quinquennat, en mai 2012, et l'ampleur de la déconvenue socialiste renforce l'hypothèse d'un remaniement ministériel rapide, désormais jugé inéluctable. La grosse inconnue demeure le maintien de Jean-Marc Ayrault à son poste, les deux noms les plus souvent cités pour son remplacement éventuel étant ceux de Manuel Valls et Laurent Fabius. François Hollande devrait prendre sa décision en tout début de semaine, peut-être dès lundi. 


La mobilisation était l'un des enjeux majeurs de ce second tour, après l'abstention record enregistrée la semaine dernière (36,45%), nettement plus parmi les sympathisants de gauche que ceux de droite, selon les sondages. Du coup les responsables socialistes n'ont eu de cesse d'appeler l'électorat de gauche à se mobiliser pour espérer limiter les dégâts.
L'appel n'a pas été entendu : selon des estimations Ifop-SAS et CSA, la participation finale s'élèverait dimanche à 61,5%, soit une abstention record autour de 38,5% pour ce type de scrutin. Harris Interactive et OpinionWay mesuraient, de leur côté, 38% d'abstention au niveau national.

 

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/France-2014/p-27848-France-la-gauche-grande-perdante-des-elections-municipales.htm

 

 

 

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2 - Municipales : Hollande désavoué avec la déroute des socialistes

 

Après deux ans de mandat, François Hollande a subi dimanche un cinglant désaveu, avec la déroute des socialistes aux municipales et la victoire de la droite et du FN, auquel il pourrait répondre par un remaniement peut-être dès lundi. A l'issue de son premier test électoral depuis son arrivée à l’Élysée, en mai 2012, le chef de l’État, à l'impopularité record, se retrouve pris dans un étau, la droite mais aussi une grande partie de la gauche l'appelant à changer de cap politique.

 

Quatre courants du Parti socialiste ont donné rendez-vous aux députés lundi à l'Assemblée nationale pour demander "une réorientation" de la politique menée et aborder la question de la confiance au prochain gouvernement. "Après ce sinistre politique majeur, la confiance n'est pas automatique", a prévenu Christian Paul, député PS, de la Nièvre. "Les électeurs ont exprimé une attente vive...et parfois de la colère", a déclaré Manuel Valls. "Il s'agit bien d'une défaite locale et nationale pour la gauche et le gouvernement", a reconnu sans ambages le ministre de l'Intérieur, parmi les personnalités pressenties pour Matignon.

 

François Hollande paie notamment très cher son incapacité à inverser, comme il l'avait promis, la courbe du chômage. Le nombre de demandeurs d'emplois a atteint en février le chiffre record de 3,34 millions. L'ampleur de la déconvenue socialiste renforce l'hypothèse d'un remaniement ministériel rapide, peut-être dès lundi, la grande inconnue demeurant le sort de Jean-Marc Ayrault. Dès dimanche soir, celui-ci a estimé que "le message clair des électeurs" devait être "pleinement entendu". "C'est une défaite, on ne va pas barguigner", glissait dimanche soir un proche du chef de l’État. "Ce premier test pour François Hollande a été une véritable catastrophe, la victoire de 2008 a été complètement effacée", a jugé Frédéric Dabi de l'Ifop.

 

La gauche a perdu "155 villes de plus de 9.000 habitants", selon des données provisoires communiquées par le ministère de l'Intérieur à 23H30. Le président de l'UMP Jean-François Copé a salué "une vague bleue" avec, de fait, la "première grande victoire" de son parti à une élection locale. La droite les avait toutes perdues sous le quinquennat Sarkozy à partir des municipales de 2008. "La France gronde et accuse" Hollande, a lancé l'ex-Premier ministre François Fillon. Ségolène Royal, ex-compagne du président, citée comme possible entrante au gouvernement, a appelé à prendre "très au sérieux" cet "avertissement très sévère". C'est "un jour de tristesse pour les tous les socialistes", a lâché François Rebsamen, chef des sénateurs socialistes, qui sauve son fauteuil de maire à Dijon. La liste des villes perdues par le PS ne cessait de s'allonger au fur et à mesure que tombaient les résultats: Toulouse, Angers, Reims, Quimper, Saint-Étienne, Limoges, à gauche depuis 1912, Laval, Bar-le-Duc, Anglet, la Roche-sur-Yon, Valence, Périgeux, Tourcoing, Tours, Angoulême...

 

Le maire sortant PS de Roubaix, où la gauche s'est fortement divisée, a été défaite par un jeune élu UMP, Guillaume Delbar. Sort identique pour la mairie de Belfort, autre fief de gauche qui bascule. A Grenoble, c'est le candidat écologiste allié au Parti de gauche qui prend la mairie aux socialistes. Consolations pour la majorité: la socialiste Anne Hidalgo qui a devancé son adversaire UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, devient la première femme maire de la capitale où elle succède à son mentor Bertrand Delanoë. Roland Ries conserve la mairie de Strasbourg. A Avignon, où le Front national était arrivé en tête du premier, Cécile Helle (PS) fait basculer la ville à gauche.

 

Au Front national de Marine Le Pen, l'heure était aux réjouissances. Le parti d'extrême droite l'emporte à Béziers avec Robert Ménard, à Fréjus (Var), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Pontet (Vaucluse), Beaucaire (Gard), le Luc (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var) et dans le 7e secteur de Marseille. Avec la victoire de Steeve Briois à Hénin-Beaumont, au premier tour, cela porte à une dizaine le nombre de mairies FN, une première depuis la création du mouvement en 1972. "Nous passons clairement à une nouvelle étape", s'est félicitée la présidente du parti. "Il faut désormais compter avec une troisième grande force politique dans notre pays". Le FN échoue à Forbach (Moselle) et Perpignan, où deux de ses dirigeants, Florian Philippot et Louis Aliot sont battus ainsi qu'à Saint Gilles (Gard).

 

 Affiches électorales à Marseille le 7 mars 2014 en vue des municipales


- Déroute du PS à Marseille -

Selon le ministère de l'Intérieur, la participation s'élevait à 23h00 dimanche à 63,70%, soit une abstention record de 37,3% pour ce type de scrutin. Un chiffre "historiquement bas", a commenté Manuel Valls. Dimanche dernier au premier tour, l'abstention avait déjà atteint 36,45%, du jamais vu déjà pour un tel scrutin. Elle s'affichait à 33,5% au premier tour de 2008. Au second tour, elle avait progressé encore à 34,8%. La gauche a échoué à provoquer un sursaut de mobilisation de son électorat pour tenter de limiter les dégâts. Elle a perdu dimanche sa position de premier pouvoir local au profit de la droite qui efface ses pertes de 2008. En 2008 la gauche avait gagné 82 villes de plus de 10.000 habitants sur la droite (118 gagnées, 36 perdues).




A Marseille, la défaite a pris aussi des allures de déroute. Le maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin est arrivé largement devant son adversaire PS Patrick Mennucci, battu dans le 1er secteur de Marseille de la ville, et s'est dit déjà convaincu d'avoir la majorité absolue. La ministre Marie-Arlette Carlotti est également battue dans le 3e secteur. Parmi les ministres candidats défaits figurent également Guillaume Garot, Pierre Moscovici, François Lamy et Victorin Lurel (au 1er tour).

 

Publié le 30/03/2014  

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/30/1851818-municipales-nette-defaite-gauche-fn-emporte-beziers-frejus.html


 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Kiev,_Grushevskogo_str._22.01.2014.JPG

 

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3 - Manuel Valls imprime sa marque au premier conseil des ministres

 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a imprimé vendredi sa marque au premier conseil des ministres de son ère, mais son désir de cohérence devra composer avec le pouvoir discordant des fortes personnalités de son équipe et ses propres différences avec François Hollande. Les 16 ministres du nouveau gouvernement, dont les nouveaux venus Ségolène Royal et François Rebsamen, ont sacrifié au rituel de la photo de famille avant de se déclarer en choeur "soudés", au "combat" et au "travail" devant les journalistes. Ils seront rejoints par une dizaine de secrétaires d'Etat, nommés mercredi prochain et qui seront conviés deux jeudis par mois à une réunion de l'ensemble du gouvernement.

 

"Cohérence, efficacité, rapidité de l'action publique sont les enjeux de cette seconde étape du quinquennat", a dit François Hollande, qui a demandé aux ministres de se rendre sans tarder sur le terrain. Le nouveau porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a parlé de "seconde étape" du quinquennat illustrée par "un gouvernement compact, une cohérence gouvernementale totale et surtout une volonté de donner aux Français le sens de l'action qui sera conduite avec un objectif : redonner de la confiance".

 

 


"VALLS DOIT FAIRE DU VALLS", DIT HOLLANDE

Le discours de politique générale du Premier ministre, mardi, "fixera les enjeux et les grandes lignes" de la politique gouvernementale et précisera la mise en oeuvre du "pacte de responsabilité et de solidarité", a-t-il ajouté. Manuel Valls a obtenu le feu vert du conseil des ministres pour demander la confiance aux députés, une procédure permettant d'éviter un vote sur le seul "pacte" qui risque de provoquer une rébellion d'une partie de sa majorité. Le président et le nouveau Premier ministre, deux personnalités très différentes, ont affiché leur complicité en posant pour les photographes à l'intérieur de l'Elysée. "Valls doit faire du Valls. Il ne doit pas faire différemment. S'il est nommé, c'est pour faire ce qu'il sait faire", a dit François Hollande, cité dans Le Monde du 4 avril.

 

Les deux hommes ont opéré ensemble une rupture en demandant à leurs partenaires européens un nouveau délai, le troisième, pour ramener les déficits à 3% du PIB, un objectif qui devait jusqu'à présent être atteint en 2015. Mais Manuel Valls, l'homme des transgressions avec ses critiques des 35 heures, a aussi fait montre d'indépendance en recevant jeudi l'homme d'affaires Matthieu Pigasse, banquier de gauche auteur d'un livre en forme de brûlot contre le chef de l'Etat dont il désapprouve les choix économiques. Le Premier ministre, qui a ouvert les portes d'entrée de l'hôtel de Matignon, désormais visible de la rue, veut aussi révolutionner les prises de décisions, jugées trop lentes et trop complexes sous son prédécesseur Jean-Marc Ayrault.


 


ARBITRAGES "RESTREINTS" À MATIGNON

Les arbitrages devront faire l'objet d'un travail "en amont, très tôt", de manière "à ce que les arbitrages de Matignon soient restreints", expliqué Stéphane Le Foll. Le nouveau gouvernement à peine nommé, des frictions sont apparues entre les poids lourds qui le composent. Le portefeuille du Commerce extérieur, revendiqué par les ministères de l'Economie et des Affaires étrangères, a finalement été attribué à ce dernier, dirigé par Laurent Fabius. Malgré les doutes exprimés depuis l'annonce d'un ministère de l'Economie et des Finances bicéphale, Arnaud Montebourg a promis un "tandem de choc" avec Michel Sapin. "Nous sommes les deux jambes d'un même corps", a assuré le ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique devant une caméra de BFM-TV conviée dans sa voiture.


Connue pour son intrépidité, Ségolène Royal, nouvelle ministre de l'Ecologie, a surpris jeudi en se prononçant pour une "remise à plat" de l'"écotaxe", dispositif sur le principe du "pollueur-payeur" qui a provoqué une levée de boucliers à l'automne dernier, notamment en Bretagne. L'ancienne candidate du PS à l'élection présidentielle de 2007 n'a pas dit un mot en marge du conseil des ministres.

 

(Edité par Yves Clarisse)/  par Elizabeth Pineau et Julien Ponthus/ Par par Elizabeth Pineau et Julien Ponthus

 

https://fr.news.yahoo.com/manuel-valls-imprime-sa-marque-au-premier-conseil-124341842.html


 


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4 - Manuel de com' : la leçon de Valls à 3 temps

 

Il y a eu les "erreurs de com'", les "couacs", les "bourdes", la "cacophonie" que les éditorialistes de tous bords ont commentés, conspués -que dis-je ?- vilipendés au cours de ces 22 premiers mois de présidence. Puis, vint la débâcle des municipales, l'amertume des élus battus. La rancœur aussi. Il fallait envoyer des signes de changement. Rapidement. Et là, glissement. Peu enclin à la communication, François Hollande s'est subrepticement mis à bouger les lignes de son horizon. Finis les retards et les approximations, bonjour la réactivité et le sens du tempo. Retour sur l'arrivée de Manuel Valls, expert en communication, à la tête de Matignon.

 

 


1 Leçon n°1 : Ecran de fumée et détournement de l'attention médiatique

Vous vous souvenez, vous, de la débâcle socialiste d'il y a deux jours à peine ? Des plus de 150 villes de 9000 habitants tombées aux mains de l'UMP ? De la gifle électorale assénée dimanche soir à un PS désenchanté ? Non. Et c'est voulu. Une fois n'est pas coutume, François Hollande s'est exprimé en temps et en heure pour annoncer l'arrivée de Manuel Valls à la tête du gouvernement. Résultat : exit les discussions à n'en plus finir sur la défaite socialiste, place aux portraits du nouveau "PM". Par ce déplacement de l'attention médiatique, de la déroute électorale au choix du Premier ministre, François Hollande oblige l'ensemble des leaders de droite à se positionner sur le sujet qu'il a placé lui-même en "Une" de l'agenda médiatique. Si vous êtes plus adeptes de métaphores footballisques -à quelques heures du match de Champions League "PSG-Chelsea"- on pourrait dire que le Président oblige les ténors de la droite à jouer à domicile. Sur son terrain. Celui qu'il a choisi. Le Palais est magique.

 

 


2 Leçon n°2  : Passation de pouvoir et storytelling

Pour sa première intervention médiatique sur le perron bondé de Matignon en tant que Premier ministre, Manuel Valls n'a rien laissé au hasard. Qui pour assurer le SAV cathodique de ce passage de relais ? Monique Juif, assistante de direction, embrassée par le nouveau "PM" sous le crépitement incessants des flashs des photographes attroupés. Aussitôt repérée par les médias, elle est devenue -en un instant- l'icône de cette passation sur les chaînes d'information. Non seulement, cette future retraitée ne tarit pas d'éloges à l'égard du nouveau Premier ministre avec lequel elle a collaboré par le passé, mais plus encore, elle l'appelle "Manuel", sans ambages.

"C'est une personne pour moi exceptionnelle. C'est un modèle, une volonté. Le respect d'autrui, il aime son pays. [...]
Je pense qu'il est tellement volontaire, il aime tellement le pays, il veut que ça change le plus vite possible."

Un objectif évident : jouer la carte de la proximité avec l'opinion. Manuel Valls doit permettre aux socialistes de renouer avec les classes populaires et il entend bel et bien le faire. Il a d'ailleurs choisi le 20h de TF1 pour s'exprimer face au plus grand nombre ce soir.

 

 


3 Leçon n°3 : composition du gouvernement et posture d'ouverture

Pour son gouvernement de "combat", Manuel Valls sera donc entouré de 16 ministres. Ce chiffre ne manquera pas d'être martelé dans les médias, à dessein. Plus qu'un gouvernement, il s'agit de mettre en scène et en images l'émergence d'une "task force" expérimentée et rassemblée. La nomination des secrétaires d'Etat n'interviendra que la semaine suivante, de manière tactique en vue du vote de confiance au gouvernement. Une manière d'imprimer le rythme, de gagner du temps, de prolonger la séquence tout en gardant la main sur l'agenda. Pour contrer les possibles critiques d'un remaniement d'opérette, des éléments de langage ont déjà été pensés : "les ministres ont une surface politique, une expérience, qui leur permettra de porter avec force leurs dossiers." Certes, la nomination de Stéphane

Le Foll -l'ami de toujours du Président- au porte-parolat, atteste que la "voix" du gouvernement sera aussi celle de l'Elysée. Certes, le choix à la dernière minute de Bernard Cazeneuve -au détriment de Rebsamen et de Urvoas-, pour le ministère de l'Intérieur est plutôt en faveur du "Château". Mais qu'on ne s'y trompe pas ce gouvernement d'ouverture permet aussi à Manuel Valls de se positionner en tant que rassembleur capable de composer avec les forces en présence.

Un défi lorsqu'on sait que Laurent Fabius et Arnaud Montebourg s'arrogent d'ores et déjà tous les deux le ministère du commerce. L'opposition, aux aguets quant à elle, entend bien montrer que l'absence des écologistes au sein de l'exécutif ne présage rien de bon à venir.

Par définition, il faut être deux pour danser la valse. Et deux, c'est sans doute déjà de trop.

  

http://blog.francetvinfo.fr/fais-pas-com-papa/2014/04/02/manuel-de-com-la-lecon-de-valls-a-3-temps.html


 


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5 - « Continuité » et « efficacité », maîtres mots du nouveau premier ministre, Manuel Valls

 

Le nouveau premier ministre, Manuel Valls, était l'invité du journal de 20 heures de TF1. Il a martelé les maîtres mots de l'action qu'il comptait mener à la tête du nouveau gouvernement, qu'il vient de composer avec François Hollande : continuité et efficacité.

Manuel Valls a donné quelques précisions sur la feuille de route transmise par le président de la République : « Le président souhaitait répondre aux messages des Français, un message de déception, de colère, de crainte vis-à-vis de l'avenir ; nous parlons aux Français qui connaissent le chômage, le surendettement. En deux jours, nous avons composé le gouvernement sans doute le plus resserré, le plus compact, un gouvernement de combat décidé au service des Français pour répondre à leur message. »

 

 

« NOUS SOMMES TOUS HOLLANDAIS »

Interrogé sur un changement qui voit beaucoup d'anciens ministres rester dans l'équipe, Manuel Valls a expliqué que « changer l'entraîneur » pouvait être « important pour permettre de mieux jouer de manière collective. Il y a une rupture, pas une révolution ; dans bien des domaines, nous allons continuer le travail de Jean-Marc Ayrault, à qui je souhaite rendre hommage ».

« Nous sommes tous Hollandais, nous avons composé ce gouvernement ensemble. C'est lui qui fixe le cap, qui a reçu la légitimité des Français, et c'est ensemble de manière simple et efficace que nous l'avons composé », a-t-il encore dit.

Questionné sur la cohérence de son équipe, M. Valls a affirmé que « la cohérence, c'est de servir le pays, de mettre en œuvre le pacte de responsabilité. Nous avons perdu en attractivité, en compétititivité. Les entrepreneurs, les salariés sont indispensables pour créeer de la richesse », a-t-il dit.

 

 


« JE SUIS UN HOMME DE GAUCHE »

« Il y a une demande très forte dans notre pays, de protection face à la mondialisation, face à une Europe qu'on ne comprend pas toujours. Oui, réduire les déficits, il n'y a pas d'autres choix. Nous devons maîtriser notre dette et en même temps préserver les services publics indispensables à la cohésion de notre pays. (…) Je suis très attaché aux services publics, à condition qu'ils soient efficaces », a-t-il poursuivi.

« Je suis un homme de gauche profondément engagé. Toute l'action du gouvernement doit être tournée vers ces hommes qui ont peur du chômage. Créer de la croissance pour liberer de l'énergie et créer de l'emploi », a déclaré M. Valls.

Pour conclure, le nouveau premier ministre a résumé son projet : « Mon ambition pour la France est qu'elle réussisse, que les Français vivent mieux. Il y a de la division, du  pessimissme, de la morosité ; il y a beaucoup de difficultés — elles sont incontestables —, mais il y  aussi beaucoup d'atouts. »

Plus tôt dans la journée, M. Valls s'était plié à la passation de pouvoir au ministère de l'intérieur. « Je quitte Beauvau avec un pincement au coeur » et un « goût d'inachevé »avait-il avoué dans la cour d'honneur du ministère. « Il y a eu des résultats », avait-il ajouté, évoquant les zones de sécurité prioritaires (ZSP) ou la lutte contre les cambriolages. « J'ai grande confiance en vous », avait-il dit à Bernard Cazeneuve, son successeur, « choix du président de la République » et qui aura un « autre style ».

 

Le Monde.fr avec AFP | 02.04.2014

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/02/continuite-et-efficacite-maitres-mots-du-nouveau-premier-ministre-manuel-valls_4394562_823448.html

 

 


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6 - Voici la liste des 16 ministres du gouvernement de Manuel Valls

 

Pas de véritable grand changement au sein de ce nouveau gouvernement. Seuls, deux nouveaux entrants sont à signaler, Ségolène Royal et François Rebsamen.  Arnaud Montebourg à l'Economie et Michel Sapin aux Finances. Ce gouvernement comprend dix-sept ministres (dont M. Valls), contre 21 pour la précédente équipe sans compter les ministres délégués. Des secrétaires d'Etat seront nommés la semaine prochaine, selon l'entourage de M. Valls. Il s'agit d'une équipe resserrée, strictement paritaire, alliant expérience et jeunesse. Une équipe de combat totalement investie dans le projet présidentiel au côté du Premier ministre, a-t-on commenté dans l'entourage présidentiel.


Composition du gouvernement, sur proposition du premier Ministre, Manuel Valls


Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Ségolène ROYAL, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie

Benoit HAMON, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics

Arnaud MONTEBOURG, ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales

François REBSAMEN, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social

Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense

Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur

Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Marylise LEBRANCHU, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique

Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication

Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt. Porte-Parole du Gouvernement

Sylvia PINEL, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires

George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre-mer

Le prochain conseil des ministres se tiendra vendredi 15 avril.

 

Par Lionel Gonzalez/ Publié le 02/04/2014

 

http://champagne-ardenne.france3.fr/2014/04/02/composition-du-nouveau-gouvernement-de-manuel-valls-451471.html

 

 


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