Publié le : 21-05-2014 à 19:12:48 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

GUINEE BISSAU/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : José Mario Vaz élu président de Guinée-Bissau avec 61,90% des voix


1 – « José Mario Vaz, ancien ministre des Finances du gouvernement déchu par le coup d'État militaire du 12 avril 2012 en Guinée-Bissau, a remporté l'élection présidentielle avec 364.394 voix, soit 61,9% des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi par la Commission nationale électorale (CNE). Le candidat indépendant, Nuno Gomes Nabiam, a obtenu 224.089 voix, ce qui correspond à 38,1% des votes. Selon la CNE, le taux de participation s'est élevé à 78,1%, inférieur à celui du premier tour. José Mario Vaz, vainqueur du second tour de l'élection présidentielle, 57 ans, est marié et père de trois enfants. Il est diplômé en économie à l'Institut superieur d'économie au Portugal et a fait un stage avec l'actuel président du Portugal, Anibal Cavaco Silva, dans le bureau de la Banque du Portugal. »

  

 


2 - « Secteurs stratégiques : Le secteur minier est actuellement caractérisé par l’exploitation industrielle de la bauxite, de l’alumine et de l’or, ce qui représente environ 20% du PIB, 80% des recettes en devises, 20 à 25% des revenus de l’Etat. Il procure plus de 10 000 emplois directs et plus de 100 000 emplois indirects et induits. Les évolutions récentes en matière de politique minière depuis l’avènement de la démocratie en Guinée sont reflétées dans le code minier adopté en septembre 2011. Ce code est en cours d'amendement par le gouvernement dans sa partie fiscale. Les nouvelles approches incluent entre autres la création d’une société de patrimoine de l’État appelée « société guinéenne du patrimoine minier » (SOGUIPAMI). Cette structure a notamment pour objet de détenir les actions et participations de l’État (jusqu’à 35% prévu dans le nouveau code) dans les sociétés minières et dans les infrastructures (jusqu’à 51% prévu dans le nouveau code). La Guinée est également engagée dans un processus de renégociation de tous les accords miniers existants. »

 

  


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1 - José Mario Vaz élu président de Guinée-Bissau avec 61,90% des voix

 

José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a été élu mardi président de Guinée Bissau. Il a remporté 61,90% des voix face à son adversaire Nuno Gomes Nabiam, candidat soutenu par l'armée. José Mario Vaz, 57 ans, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a remporté mardi 20 mai l'élection présidentielle en Guinée Bissau.

 

Selon les résultats de la Commission nationale électorale (CNE), il a remporté 61,90% des voix face à Nuno Gomes Nabiam, 51 ans, candidat sans étiquette mais bien connu pour être soutenu par des chefs de l'armée, qui a obtenu 38,10% des suffragesLes élections présidentielle et législatives sont censées permettre de ramener la stabilité en Guinée-Bissau deux ans après un coup d'État militaire qui, le 12 avril 2012, avait renversé le régime du PAIGC entre les deux tours de la précédente présidentielle.

 

 


78,10% de participation au second tour

Le taux de participation a été de 78,10% au second tour organisé dimanche dernier, contre 89,29% au premier tour organisé le 13 avril, en même temps que les législatives. Les deux candidats ont 48 heures pour faire des réclamations à la Cour suprême, qui proclamera ensuite les résultats définitifs.

Près de 800 000 électeurs étaient appelés à choisir entre José Mario Vaz, dit Jomav, ex-ministre des Finances, et Nuno Gomes Nabiam, qui était soutenu par le Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation du pays). L'instabilité politique et la pauvreté ont facilité depuis des années dans le pays l'implantation de trafiquants de drogue, avec la complicité présumée de hauts responsables de l'armée.

 

(Avec AFP)


http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140520164358/guinee-bissau-paigc-presidentielle-guinee-bissau-2014-jose-mario-vazjose-mario-vaz-elu-president-de-guinee-bissau-avec-61-90-des-voix.html

 

 


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2 - Guinée-Bissau : José Mario Vaz, candidat du PAIGC remporte l'élection présidentielle avec 61,9% des votes

 

José Mario Vaz, ancien ministre des Finances du gouvernement déchu par le coup d'État militaire du 12 avril 2012 en Guinée-Bissau, a remporté l'élection présidentielle avec 364.394 voix, soit 61,9% des voix, selon les résultats provisoires annoncés mardi par la Commission nationale électorale (CNE). Le candidat indépendant, Nuno Gomes Nabiam, a obtenu 224.089 voix, ce qui correspond à 38,1% des votes. Selon la CNE, le taux de participation s'est élevé à 78,1%, inférieur à celui du premier tour.

José Mario Vaz, vainqueur du second tour de l'élection présidentielle, 57 ans, est marié et père de trois enfants. Il est diplômé en économie à l'Institut superieur d'économie au Portugal et a fait un stage avec l'actuel président du Portugal, Anibal Cavaco Silva, dans le bureau de la Banque du Portugal. Fin

 

Par : French.china.org.cn/ Mis à jour le 20-05-2014

 

http://french.china.org.cn/foreign/txt/2014-05/20/content_32443274.htm


 


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3 - José Mario Vaz remporte la présidentielle en Guinée-Bissau

  

BISSAU (Reuters) - José Mario Vaz, ancien ministre des Finances et candidat du principal parti politique de Guinée-Bissau, a remporté haut la main le second tour de l'élection présidentielle, destinée à tirer un trait sur le coup d'Etat de 2012. Ce résultat a été rejeté par son rival. José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a remporté 61,9% des suffrages, selon les résultats publiés mardi par la commission électorale. Son adversaire, le candidat indépendant Nuno Gomes Nabiam a obtenu 38,1% des suffrages. Ce membre des Balanta, l'ethnie majoritaire du pays, est considéré comme un proche de l'armée.

 

"Je n'accepterai pas le résultat, parce que les chiffres rassemblés par mon équipe de campagne dans quatre régions sur huit sont différents de ceux annoncés par la Commission électorale nationale", a déclaré le candidat vaincu. Il s'exprimait devant la presse à l'issue d'une rencontre avec José Mario Vaz, qui assure actuellement l'intérim de la présidence, et Antonio Injai, le puissant chef de l'armée. La précédente élection, en 2012, avait été interrompue dans l'entre-deux-tours par un putsch conduit par le chef d'état-major des forces armées.

 

Un observateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a indiqué lundi que le scrutin avait été organisé de manière transparente.

Le taux de participation s'est établi à 78,1% contre 90% au premier tour.

Pour être déclarés officiels, les résultats doivent maintenant être validés par la Cour suprême, ce qui devrait être fait dans les prochains jours.

Depuis l'indépendance, en 1974, aucun président élu n'est allé au terme de son mandat.

La faiblesse des institutions étatiques de même que la topographie particulière du pays, avec un chapelet d'îles et de plages difficiles d'accès, ont fait de la Guinée-Bissau une plaque tournante des réseaux de trafics de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe.

 

(Alberto Dabo; Henri-Pierre André et Danielle Rouquié pour le service français)

 

https://fr.news.yahoo.com/jos%C3%A9-mario-vaz-remporte-la-pr%C3%A9sidentielle-en-guin%C3%A9e-181216223.html

 



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4 - Perspectives économiques en Guinée-Bissau

 

La Guinée-Bissau renoue avec la croissance affichant un taux de 0.3 % en 2013, comparé à -1.5 % en 2012. Mais les séquelles économiques suite au coup d’État d’avril 2012 perdurent. Pour 2014, la croissance attendue est de 2.8 %. En 2015, elle devrait atteindre 2.6 %. Ces perspectives dépendent fortement du climat sociopolitique et du déroulement des élections générales prévues en 2014. Le solde budgétaire a enregistré une baisse de 4.7 % du PIB en 2013. Dans le court terme, la reprise de la coopération avec les donneurs devraient contribuer à l’amélioration des finances publiques.

Le contexte social et humain s’est dégradé, en raison notamment d’un manque généralisé de ressources de l’État et de la difficulté d’accès physique aux services de santé.

 

Le coup d’État d’avril 2012 a provoqué un certain nombre de perturbations économiques. En 2013, le taux de croissance s’est établi à 0.3 %, en hausse comparé à 2012. Néanmoins, ce retour de la croissance masque de sérieux problèmes structurels, qui n’ont fait que s’aggraver avec l’interruption de la plupart des réformes entamées avant le putsch. En 2014, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est attendue à 2.8 %, grâce à une reprise escomptée de l’activité économique après les élections prévues.

 

Au niveau budgétaire, la suspension des opérations par la plupart des partenaires techniques et financiers a été synonyme d’un ralentissement des réformes et d’une interruption des financements. Les réductions budgétaires en 2013 se sont répercutées dans les dépenses allouées à la provision de biens publics. Cette situation a conduit à un arrêt des investissements et à un accroissement des arriérés. Fin 2013, les arriérés internes était de 7.7 milliards XOF (Franc CFA BCEAO), dont 4 milliards de salaires. Le déficit budgétaire s’est aggravé, passant de 2.7 % en 2012 à 4.7 % en 2013. Pour les années 2014 et 2015, la normalisation du climat sociopolitique et la reprise de la coopération internationale devraient permettre l’amélioration des finances publiques et l’apurement des arriérés. L’inflation a été revue à la baisse, passant de 2.1 % en 2012 à 1.0 % en 2013, sur fond d’une demande interne atone.


 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7a/T22.jpg


La situation sociale demeure précaire avec l’un des plus bas indicateurs du développement humain (IDH) en Afrique. Compte tenu de la fragilité et de la faiblesse des ressources de l’État, les prestations dans le domaine de la santé sont loin de satisfaire les besoins. Le nombre de personnels techniques du ministère de la Santé a diminué de 16 % entre 2007 et 2012. L’épidémie de choléra déclarée en 2012 continue de sévir en 2013, faute de moyens pour l’endiguer. En parallèle, l’insécurité alimentaire s’est fortement aggravée : plus d’un tiers de la population est en situation de sous-nutrition.

 

Enfin, de manière générale, la Guinée-Bissau est très faiblement intégrée dans les chaînes de valeur mondiales (CVM), notamment en raison d’un environnement des affaires peu propice et d’un manque d’infrastructures d’appui à la production.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2014

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/guinea-bissau/guinea-bissau-economic-outlook/

 



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5 - La Guinée Bissau et la BAD

 

Depuis le début de sa coopération avec la Guinée-Bissau en 1976, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a financé, hors projets multinationaux, 38 opérations (24 projets, 7 appuis institutionnels, 3 études, 3 aides d’urgence et 1 ligne de crédit) pour des engagements nets représentant un montant global de 188.08 millions d’UC (environ 150 milliards de FCFA).

Ce montant a été octroyé sous forme de prêts (80.02%) et de dons (19.98%). Le montant total des engagements nets par source de financement s’élève respectivement à 160,97 millions d’UC pour le FAD, 10,03 millions d’UC pour la BAD, 10 millions d’UC pour le FEF, 6,09 millions UC pour le NTF et 0.99 millions d’UC pour le FSS. Le secteur social est le secteur ayant bénéficié des plus importants financements (31,2%), suivi du multi secteur (21,0%), des secteurs de l’agriculture (19,4%), du transport (18,4%) et des équipements collectifs (10%).


 


Jusqu’au coup d’Etat du 12 avril 2012 intervenu entre le 1er et le 2ème tour des élections présidentielles de 2012, la Guinée-Bissau a réalisé des performances économiques remarquables avec un taux de croissance économique de  5,1%, en 2011. Cependant avec le coup d’Etat et la suspension des opérations de la plupart des bailleurs de fonds dont la BAD, les défis à relever par ce pays sont énormes dans un environnement national et international difficiles. Les priorités du gouvernement de transition de mai 2012 sont principalement de préparer les conditions et organiser  des élections générales transparentes en  2013. La Banque suit de près l’évolution de la situation dans le pays en collaboration avec les autres partenaires techniques et financiers et les organisations régionales.

 

http://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/guinea-bissau/guinea-bissau-and-the-afdb/


 


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6 - Guinée-Bissau

  

  • La Guinée-Bissau renoue avec la croissance affichant un taux de 0.3 % en 2013, comparé à -1.5 % en 2012. Mais les séquelles économiques suite au coup d’État d’avril 2012 perdurent. Pour 2014, la croissance attendue est de 2.8 %. En 2015, elle devrait atteindre 2.6 %. Ces perspectives dépendent fortement du climat sociopolitique et du déroulement des élections générales prévues en 2014.
  • Le solde budgétaire a enregistré une baisse de 4.7 % du PIB en 2013. Dans le court terme, la reprise de la coopération avec les donneurs devraient contribuer à l’amélioration des finances publiques.
  • Le contexte social et humain s’est dégradé, en raison notamment d’un manque généralisé de ressources de l’État et de la difficulté d’accès physique aux services de santé.

 

 Le coup d’État d’avril 2012 a provoqué un certain nombre de perturbations économiques. En 2013, le taux de croissance s’est établi à 0.3 %, en hausse comparé à 2012. Néanmoins, ce retour de la croissance masque de sérieux problèmes structurels, qui n’ont fait que s’aggraver avec l’interruption de la plupart des réformes entamées avant le putsch. En 2014, la croissance du produit intérieur brut (PIB) est attendue à 2.8 %, grâce à une reprise escomptée de l’activité économique après les élections prévues.

Au niveau budgétaire, la suspension des opérations par la plupart des partenaires techniques et financiers a été synonyme d’un ralentissement des réformes et d’une interruption des financements. Les réductions budgétaires en 2013 se sont répercutées dans les dépenses allouées à la provision de biens publics. Cette situation a conduit à un arrêt des investissements et à un accroissement des arriérés. Fin 2013, les arriérés internes était de 7.7 milliards XOF (Franc CFA BCEAO), dont 4 milliards de salaires. Le déficit budgétaire s’est aggravé, passant de 2.7 % en 2012 à 4.7 % en 2013. Pour les années 2014 et 2015, la normalisation du climat sociopolitique et la reprise de la coopération internationale devraient permettre l’amélioration des finances publiques et l’apurement des arriérés. L’inflation a été revue à la baisse, passant de 2.1 % en 2012 à 1.0 % en 2013, sur fond d’une demande interne atone.

 

 



La situation sociale demeure précaire avec l’un des plus bas indicateurs du développement humain (IDH) en Afrique. Compte tenu de la fragilité et de la faiblesse des ressources de l’État, les prestations dans le domaine de la santé sont loin de satisfaire les besoins. Le nombre de personnels techniques du ministère dela Santé a diminué de 16 % entre 2007 et 2012. L’épidémie de choléra déclarée en 2012 continue de sévir en 2013, faute de moyens pour l’endiguer. En parallèle, l’insécurité alimentaire s’est fortement aggravée : plus d’un tiers de la population est en situation de sous-nutrition.

Enfin, de manière générale, la Guinée-Bissau est très faiblement intégrée dans les chaînes de valeur mondiales (CVM), notamment en raison d’un environnement des affaires peu propice et d’un manque d’infrastructures d’appui à la production.



http://www.procongroup.org/golf-2.jpg

 

Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 

2012

2013(e)

2014(p)

2015(p)

Croissance du PIB

-1.5

0.3

2.8

2.6

Taux de croissance du PIB réel par habitant

-3.9

-2.1

0.4

0.3

Inflation

2.1

1

1.5

1.8

Solde budgétaire (% PIB)

-2.7

-4.7

-3.6

-4.9

Compte courant (% PIB)

-9.5

-6.6

-5.8

-5.7


Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

  

Auteur: Yannis Arvanitis

 

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/pays/afrique-de-louest/guinee-bissau/

 

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Après plus de deux mois passés dans sa famille d'accueil castelbriantaise, Samba est reparti guéri le 18 novembre 2013 pour retrouver sa famille  en Guinée-Bissau.