Publié le : 25-07-2014 à 01:06:47 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

IRAK/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Fouad Massoum nouveau président irakien


1 – « Près de trois mois après les élections législatives du 30 avril, l'homme politique kurde Fouad Massoum a été élu jeudi à la présidence irakienne par le Parlement, ce qui ouvre la voie à la formation d'un gouvernement de coalition réclamé par la communauté internationale face au soulèvement sunnite qui menace de démembrer le pays. Le nouveau chef de l'Etat a quinze jours pour nommer un Premier ministre. Selon la Constitution qui régit l'organisation gouvernementale en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, le Premier ministre doit être membre de la communauté majoritaire chiite, le président du parlement doit être choisi parmi les sunnites et le chef de l'Etat être un Kurde. »


  

 

2 – « IRAK/ Forces et faiblesses :

POINTS FORTS :

_ Très importantes ressources en pétrole et en gaz, avec de faibles coûts d'extraction.

_ Aide internationale pour la reconstruction et le développement.

_ Niveaux d'endettement public et extérieur réduits grâce aux annulations et rééchelonnements consentis par le Club de Paris depuis 2004 et par des pays hors depuis 2010.

 

POINTS FAIBLES

_ Profondes divisions confessionnelles et ethniques – entre majorité chiite, minorité sunnite et kurdes –alimentant le risque de guerre civile.

_ Economie presque entièrement tributaire du secteurt des hydrocarbures et très vulnérable à ses aléas.

_ Insécurité et faiblesses institutionnelles retardent la reconstruction.

_ Déficience des infrastructures après de nombreuses années de guerre et de chaos.

_ Fragilité du secteur bancaire, freinant l'émergence du secteur privé. »

 

 

  

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1 - Fouad Massoum nouveau président irakien

 

BAGDAD (Reuters) - Près de trois mois après les élections législatives du 30 avril, l'homme politique kurde Fouad Massoum a été élu jeudi à la présidence irakienne par le Parlement, ce qui ouvre la voie à la formation d'un gouvernement de coalition réclamé par la communauté internationale face au soulèvement sunnite qui menace de démembrer le pays. Le nouveau chef de l'Etat a quinze jours pour nommer un Premier ministre. Selon la Constitution qui régit l'organisation gouvernementale en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, le Premier ministre doit être membre de la communauté majoritaire chiite, le président du parlement doit être choisi parmi les sunnites et le chef de l'Etat être un Kurde.

 

L'avancée des djihadistes de l'Etat islamique (EI), qui se sont emparés en juin de vastes portions de territoire dans le nord et l'ouest de l'Irak, met en cause la survie même de l'Etat irakien, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

(Michael Georgy, Guy Kerivel pour le service français)

 

https://fr.news.yahoo.com/fouad-massoum-nouveau-pr%C3%A9sident-irakien-122137759.html


 


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2 – Irak : Fouad Massoum est le nouveau président

 

Le Parlement irakien a élu jeudi Fouad Massoum comme président de l'Etat fédéral. Un pas en avant vers la formation tant attendue d'un nouveau gouvernement. Le Parlement irakien a élu jeudi un vétéran de la politique kurde, Fouad Massoum, comme président de l'Etat fédéral, un pas en avant vers la formation tant attendue d'un nouveau gouvernement dans un pays en proie à une offensive d'insurgés sunnites. Le président du Parlement, Salim al-Joubouri, a annoncé l'élection de M. Massoum, né en 1938, qui aura pour tâche de choisir un Premier ministre. Il succède à Jalal Talabani, qui était président depuis 2005. M. Massoum, qui a remporté 211 voix contre 17 pour son rival au second tour, Hussein al-Moussawi, était quasiment assuré de l'emporter après que les principaux groupes kurdes se sont accordés mercredi soir sur sa candidature.

 

Sortir le pays de la crise

Selon une règle non écrite, le poste de président de la République, principalement protocolaire, est occupé par un Kurde et celui de président du Parlement par un sunnite. Le poste de chef du gouvernement revient lui à un chiite, qui sera désigné par M. Massoum. Le cabinet formé par ce Premier ministre aura la lourde tâche de sortir le pays de sa plus grave crise depuis des années avec une offensive lancée le 9 juin par des insurgés sunnites, avec à leur tête des jihadistes de l'Etat islamique (EI), qui ont conquis de nombreux pans du territoire. 

 

http://www.ouest-france.fr/irak-fouad-massoum-est-le-nouveau-president-2719543


 


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3 - Les principaux points de litiges sur la nouvelle Constitution

 

- Le fédéralisme :

Les Kurdes et les chiites sont d’accords pour fonder un Irak fédéral. Les Kurdes insistent sur l’autonomie du Kurdistan (nord de l’Irak, quasiment un Etat dans l’Etat depuis 1991), avec ses propres frontières, un contrôle indépendant des revenus et sa propre force armée. Certains demandent même l’indépendance. Les Kurdes voudraient également annexer les régions de Kirkuk afin de percevoir les pourcentages liés à l’exploitation du pétrole.

Les chiites demandent pour leur part une certaine autonomie pour les régions où ils sont majoritaires (au sud de l’Irak), soutenus par les Kurdes. Ils demandent également le statut de ville sainte pour Al-Najaf et Kerbala.

Les sunnites (minoritaires) rejettent l’autonomie, notamment à cause de la richesse pétrolifère des régions du Sud. Ils craignent que le fédéralisme ne leur laisse que des régions pauvres en pétrole. Ils préfèreraient un Etat au pouvoir centralisé, avec un contrôle direct sur les réserves de pétrole du Nord et du Sud. Ils redoutent également que le nouvel Irak ne se façonne sur le modèle de l’Iran (à majorité chiite).

 

- L’islam :

Bien que les délégués aient décidé que l’islam serait la religion officielle de l’Etat, des désaccords persistent sur le rôle de la religion, des clercs et leur place dans la législation irakienne.

Le parti « ultra », le Shia United Iraqi Alliance (chiite), l’un des bloc majoritaires au Parlement, insiste pour que l’islam soit la source principale du droit en Irak, tandis que d’autres groupes considèrent qu’elle ne devrait être qu’une des sources de la loi. Certains groupes chiites demandent également que l’islam régisse la vie civile (charia, « ce qui a été légiféré par Dieu ») et les mœurs.


 


- Les femmes :

Les associations de femmes ont manifesté pour une meilleure place au sein du nouveau gouvernement. Beaucoup ont également protesté contre l’éventuelle application de la charia. Selon ce code de jurisprudence musulman, les femmes seraient désavantagées lors des procédures judiciaires civiles (divorces, héritages) ou devant une cour de justice (le témoignage d’une femme sous la charia a moins de valeur que celui d’un homme). Elles subiraient également des contraintes vestimentaires (port du hidjab…) et une réglementation des mœurs très stricte (dans certains pays, la lapidation pour adultère est, par exemple, une punition recommandée par la charia).

Dans le texte finalement présenté à l’Assemblée nationale le 22 août 2005, trois points restaient en débat, qui expliquent le désaccord des sunnites, mais aussi d’une partie des chiites :

- le fédéralisme : les sunnites exigent le maintien d’un Etat central forr, alors que les Kurdes entendent préserver l’autonomie acquise depuis près de quinze ans par leurs trois provinces.

- le partage du pouvoirr entre le président de la République, le premier ministre et le président du Parlement.

- la mention de la « débaasification », exigée par les Kurdes et les chiites, mais rejetée par les sunnites.

Le texte finalement adopté le 28 août l’a été contre l’avis des sunnites, qui ont maintenu leur position sur la question du fédéralisme. Ils ont donc annoncé leur intention d’appeler à voter « non ». Et ils seraient - théoriquement - en mesure de faire échouer le référendum du 15 octobre : le rejet de la Constitutions par deux tiers des électeurs dans trois provinces - et il y a trois provinces en grande majorité sunnites - suffirait... D’autre part, les chiites de Moqtada Sadr ont également exprimé leur désaccord sur le texte qui sera soumis au vote des Irakiens.

 

Sources : AFP, Reuters, BBC

 

http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/irak/a12395/

 

  


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4 - L'Irak veut développer la coopération militaire avec Moscou (Bagdad)

 

L'Irak souhaite développer la coopération technico-militaire avec la Russie, a déclaré jeudi le ministre irakien de la Défense, Saadoun al-Doulaimi. "Notre coopération a une riche histoire. Aujourd'hui, nous avons besoin de la renforcer et la développer", a souligné le ministre au début de sa rencontre avec son homologue russe, le général d'armée Sergueï Choïgou. "Ce n'est pas un secret que l'Irak traverse actuellement la période la plus difficile de son développement. Nous faisons face au terrorisme qui vise non seulement notre pays, mais aussi l'ensemble de la région", estime M. al-Doulaimi. Selon lui, on assiste actuellement à des tentatives de modification de la carte de la région. "Nous avons besoin d'armes pour combattre la menace terroriste", a ajouté le ministre irakien.

 
Début janvier dernier, l'Irak a reçu 13 hélicoptères d'attaque russes Mi-28NE, baptisés "Chasseur de nuit", pour les utiliser dans ses opérations antiterroristes. Il s'agit du deuxième lot d'hélicoptères russes fourni à ce pays conformément à l'accord russo-irakien de 2012 sur la livraison de matériel de guerre. Evalué à 4,3 milliards de dollars, ce document prévoit l'acquisition par l'armée irakienne de 40 hélicoptères Mi-35 et Mi-28NE. Le premier lot d'appareils (quatre Mi-35) est arrivé en Irak début novembre 2013.

 

RIA Novosti/ Sergei Venyavski/ 24/07/2014/ MOSCOU, 24 juillet - RIA Novosti

 

http://fr.ria.ru/world/20140724/201931875.html


 


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5 - GUERRE CIVILE : En juin, les combats ont fait 2000 morts en Irak

 

Près de 2000 personnes ont été tuées en juin en Irak, théâtre d’une offensive fulgurante de djihadiste sunnites qui ont proclamé la création d’un califat à cheval sur la Syrie voisine, une démarche ne signifiant «rien» selon Washington. Sur le terrain, les forces gouvernementales irakiennes poursuivaient lundi pour le troisième jour consécutif leur contre-offensive visant à reprendre Tikrit (nord), ancien fief de Saddam Hussein tombé comme de nombreuses autres régions aux mains des insurgés au cours de leur avancée fulgurante débutée le 9 juin.

 Alors que selon des chiffres officiels 1922 personnes ont été tuées dans les violences en juin, le plus haut bilan mensuel depuis mai 2007, le Parlement irakien issu des élections d’avril doit se réunir mardi pour amorcer le processus de formation d’un nouveau gouvernement.

  

Nouri al-Maliki de plus en plus contesté

A l’étranger, comme en Irak, les appels se sont multipliés en faveur d’un cabinet d’union nationale succédant à celui de Nouri al-Maliki de plus en plus contesté, le pays, miné depuis des années par des divisions confessionnelles, étant désormais au bord du gouffre.Les Etats-Unis ont exhorté lundi «les dirigeants irakiens à se mettre d’accord sur les postes-clés».

Ils ont par ailleurs rejeté d’un revers de la main la proclamation dimanche par l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) –qui se fait désormais appeler «l’Etat islamique» (EI)– de la création d’un «califat» sur une zone allant d’Alep, dans le nord de la Syrie, à Diyala, dans l’est de l’Irak.«Nous avons (déjà) vu ce genre de formule (…), cette déclaration ne signifie rien pour les populations en Irak et en Syrie», a déclaré la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki. L’EI essaie seulement «de contrôler les populations par la peur».

  

Appel du «calife Ibrahim»

Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l’EI a prévenu qu’il était du «devoir» de tous les musulmans du monde de prêter allégeance à son chef, Abou Bakr Al-Baghdadi, proclamé «calife Ibrahim».Le califat est un régime politique hérité du temps du prophète Mahomet, mais il a disparu avec le démantèlement de l’Empire ottoman dans les années 1920.

Le calife est littéralement le successeur du prophète pour faire appliquer la loi en terre d’islam.«Musulmans (…) rejetez la démocratie, la laïcité, le nationalisme et les autres ordures de l’Occident. Revenez à votre religion», a lancé le porte-parole du groupe, Abou Mohammad al-Adnani, dans cet enregistrement auquel BAgdad et Damas n’avaient pas encore réagi lundi soir.


 

 

L’«ambition» de l’EIIL change la donne

Selon Charles Lister, chercheur associé à Brookings Doha, «d’un point de vue géographique, l’Etat islamique est déjà parfaitement opérationnel en Irak et en Syrie. Il est en outre présent -mais caché- dans le sud de la Turquie, semble avoir établi une présence au Liban, et a des partisans en Jordanie, à Gaza, dans le Sinaï, en Indonésie, Arabie saoudite et ailleurs».

Shashank Joshi, du Royal United Services Institute à Londres, souligne de son côté que si la proclamation du califat «ne change rien matériellement», «ce qui change réellement c’est (…) l’ambition» de ce groupe, qui montre ainsi sa confiance dans sa force et défie Al-Qaïda.

  

Des djihadistes connus pour leur brutalité

L’Etat islamique était au départ une émanation d’Al-Qaïda avant qu’il ne conteste ouvertement à partir de 2013 l’autorité de son chef, Ayman al-Zawahiri. Connus pour leur brutalité, ses djihadistes livrent combat désormais aussi bien aux rebelles qu’au régime en Syrie. Dans ce pays, ils contrôlent une grande partie de la province de Deir Ezzor (est) frontalière de l’Irak, des positions dans celle d’Alep et la grande majorité de la province de Raqa (nord).La ville-même de Raqa a été bouclée par les djihadistes de l’EI, qui y ont fait entrer de nouvelles armes dont des missiles venant d’Irak, ont indiqué lundi des militants sur place.

En Irak, où il bénéficie notamment du soutien d’ex-officiers de l’ancien président Saddam Hussein –renversé par l’invasion américaine de 2003–, l’EI est implanté depuis janvier dans la province d’Al-Anbar (ouest). Et il a mis la main depuis trois semaines sur Mossoul, deuxième ville du pays, une grande partie de sa province Ninive (nord), ainsi que des secteurs des provinces de Diyala (est), Salaheddine (nord) et Kirkouk (ouest).

  

Soutiens aux milliers de soldats déployés

Pour aider l’armée irakienne, la Russie a livré cinq avions de combat Sukhoi et les Etats-Unis ont envoyé des conseillers militaires et des drones pour survoler Bagdad. Mais en raison des combats, la livraison de 36 chasseurs-bombardiers F-16 à l’armée irakienne pourrait être retardée, après l’évacuation de personnels d’une base aérienne importante, a déclaré lundi le Pentagone. Près de Tikrit, des renforts en chars et artillerie sont arrivés lundi pour aider les milliers de soldats déjà déployés. Selon un officier de l’armée, les troupes, qui bénéficient de l’appui de l’aviation, contrôlent des secteurs à la périphérie de la ville située à 160 km au nord de Bagdad.

 

(afp/Newsnet)/ Publié par Newsnet le  

 

http://www.tambacounda.info/2014/07/01/guerre-civile-en-juin-les-combats-fait-2000-morts-en-irak/


 


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6 - Le Premier ministre irakien accuse l’Arabie Saoudite

 

Le gouvernement chiite irakien a montré qu’il n’entendait pas tendre la main aux sunnites pour désamorcer l’insurrection dans le nord du pays. Il a déclaré le boycott du principal groupe politique sunnite et accuse de «génocide» l’Arabie saoudite, la grande puissance sunnite de la région. Les Etats-Unis ont pourtant dit qu’ils n’aideraient le Premier ministre irakien à contrer l’avancée de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) que s’il faisait un pas vers la communauté sunnite.

Mais le gouvernement du chiite de Nouri al Maliki n’en a cure. «Il n’est pas possible, pour aucun bloc au sein de l’alliance nationale, de travailler avec le bloc (sunnite) Moutahidoun en raison de son attitude sectaire», a déclaré sur la chaîne de télévision du parti du Premier ministre un de ses proches, Hassan Souneid. Bagdad s’en est aussi pris directement à l’Arabie saoudite. «Nous les tenons pour responsables du soutien financier et moral de ces groupes et de ce qui en résulte, y compris des crimes qui pourraient être qualifiés de génocide, les effusions de sang irakien et la destruction d’institutions de l’Etat irakien de même que de sites historiques et islamiques».

Les Saoudiens reconnaissent financer les insurgés sunnites en Syrie, mais nient être derrière les jihadistes radicaux de l’EIIL en Irak. Lundi, Ryad avait ouvertement accusé al Maliki d’avoir conduit l’Irak au bord du gouffre par sa politique d’exclusion des sunnites. Elle a réclamé la formation d’un gouvernement d’entente nationale.

 

Publié par Newsnet le

 

http://www.tambacounda.info/2014/06/18/premier-ministre-irakien-accuse-larabie-saoudite/


  


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7 - La Russie a commencé ses livraisons d'armes à l'Irak


La Russie a commencé la livraison d'hélicoptères de combat et d'avions de chasse à l'Irak, a rapporté jeudi une source du secteur militaire russe, alors que le ministre irakien de la Défense s'est rendu à Moscou pour évoquer la coopération militaire. "Un certain nombre de contrats avec l'Irak sont entrés en vigueur et sont en train d'être honorés", a indiqué une source dans le secteur des exportations militaires russes, cité par l'agence de presse Interfax.  Les livraisons d'hélicoptères de combat Mi-35 et d'avions de chasse Su-25 ont déjà commencé, a précisé cette source, ajoutant que Bagdad avait également des contrats pour des hélicoptères Mi-28 et des systèmes antiaériens mobiles Pantsir-S1.

L'ambassadeur de Russie à Bagdad, Ilia Mogounov, avait auparavant indiqué que tous les avions Soukhoi seraient livrés d'ici à la fin de l'été. En 2012, l'Irak et la Russie ont signé des contrats d'un montant total de 3,1 milliards d'euros pour la livraison de 36 Mi-28 et 48 systèmes Pantsir, selon la holding publique Rostec. Des contrats pour six Mi-35, et entre cinq et dix Su-25 ont été signés par la suite.


Le ministre irakien de la Défense, Saadoun al-Dulaimi, s'est rendu jeudi à Moscou pour s'entretenir avec son homologue russe, Sergueï Choïgou, de la coopération militaire entre les deux pays, alors que l'Irak fait face à une rébellion jihadiste armée. M. Dulaimi a souligné que la Russie et l'Irak avaient une "riche histoire" de coopération militaire et qu'il fallait "aujourd'hui la renforcer et la développer".  M. Choïgou a de son côté déclaré que "la coopération militaire et technique se développait avec succès" et que la Russie "soutenait le combat (de l'Irak) contre le terrorisme".

La source russe citée par Interfax a pour sa part estimé que compte tenu des tensions internationales liées à l'accident de l'avion malaisien en Ukraine, Washington pourrait faire pression sur Bagdad pour que l'Irak annule ces commandes à la Russie. Malgré les milliards dépensés par les Etats-Unis pour entraîner et équiper l'armée irakienne pendant les huit ans de leur occupation du pays, les forces gouvernementales n'ont pas été en mesure de repousser l'offensive des insurgés menée par l'Etat islamique (EI) le mois dernier.

En quelques jours, les jihadistes et leurs alliés parmi les factions sunnites ont conquis Mossoul, la deuxième plus grande ville d'Irak, ainsi que de larges pans du territoire dans le nord et l'ouest. La ligne de front s'est depuis stabilisée et Bagdad a pu recevoir une assistance de Washington pour le renseignement, et des avions de chasse Soukhoi de la Russie et de l'Iran.

 

 24/07/2014

 

http://www.alterinfo.net/notes/La-Russie-a-commence-ses-livraisons-d-armes-a-l-Irak_b6848984.html


   


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8 - IRAK/ Economie et perspectives :  

 

Population 34,776 millions

PIB 221,774 milliards $US

  

6.1 - Principaux Indicateurs économiques

 

2011

2012

2013

 2014(p)

Croissance PIB (%)

8,6

8,0

5,0

5,5

Inflation (moyenne annuelle)

5,6

6,1

2,0

4,0

Solde budgétaire / PIB (%)

5,0

4,0

1,5

0,5

Solde courant / PIB (%)

13,0

7,0

5,0

2,5

Dette publique / PIB (%)

40,5

35,0

18,5

15,5

 

(p) Prévisions

 

 


POINTS FORTS

Très importantes ressources en pétrole et en gaz, avec de faibles coûts d'extraction.

Aide internationale pour la reconstruction et le développement

Niveaux d'endettement public et extérieur réduits grâce aux annulations et réchelonnements consentis par le Club de Paris depuis 2004 et par des pays hors depuis 2010

 

 


POINTS FAIBLES

Profondes divisions confessionnelles et ethniques – entre majorité chiite, minorité sunnite et kurdes –alimentant le risque de guerre civile.

Economie presque entièrement tributaire du secteurt des hydrocarbures et très vulnérable à ses aléas.

Insécurité et faiblesses institutionnelles retardent la reconstruction.

Déficience des infrastructures après de nombreuses années de guerre et de chaos.

Fragilité du secteur bancaire, freinant l'émergence du secteur privé.

 

 


6.2 - Appréciation du risque

 

Une situation sécuritaire et politique catastrophique

Une recrudescence de la violence et des attentats avait été observée depuis le retrait des forces militaires américaines fin 2011. De plus, la guerre civile dansla Syrievoisine a permis la réémergence d’un groupe djihadiste extrêmiste, l'Etat islamique d'Irak et du Levant devenu l'Etat islamique, qui – fort de ses succès en Syrie, où il contrôle notamment la province de Raqqa – s’est emparé depuis mi-juin 2014 de la ville de Mossoul et de pans du territoire irakien au nord et à l’ouest, remettant ainsi en question l'intégrité du pays.

 

Parallèlement, le gouvernement du Kurdistan (KRG) a affirmé plus fortement son autonomie et ses revendications sur la province de Kirkouk. Se profile donc le risque d’une partition en trois du pays, avec une majorité chiite principalement installée dans le sud et l’est, une minorité sunnite à l’ouest et les kurdes au nord.

Antérieurement, les élections législatives de fin avril 2014 ont été remportées par la coalition du Premier ministre sortant, le chiite Nouri al-Maliki. Les différentes factions politiques et communautés irakiennes étaient représentées dans le gouvernement sortant, mais cela n’a pas empêché une partie de la classe politique de dénoncer les dérives autoritaires de N. al-Maliki, la minorité sunnite de s’insurger contre la politique, jugée discriminatoire, du Premier ministre chiite et le problème du partage des ressources énergétiques d’alimenter les tensions entre le pouvoir central et la région du Kurdistan. Dans un contexte dorénavant encore plus tendu, la formation d'un nouveau gouvernement central, si possible d'union nationale, semble actuellement hautement improbable.

 

 BAGHDAD | Central Bank of Iraq


Une croissance toujours tributaire du secteur des hydrocarbures et de l’insécurité

L'offensive armée de l'Etat islamique va entraver l'activité économique, compte tenu d’une violence et d’une insécurité accrues dans une grande partie du pays. La production de pétrole des champs de Kirkouk risque d’être aléatoire. Néanmoins, la production et les exportations d’hydrocarbures de la principale région productrice, dans le sud du pays, ne sont pas directement menacées par l’insurrection. L’Irak devrait rester le deuxième producteur de l’OPEP, un modeste rebond de la croissance étant escompté en 2014 principalement en raison d’une légère hausse de la production pétrolière.

  

Baisse des excédents  budgétaire et courant

L’économie reste presque entièrement dépendante de la production d’hydrocarbures, source essentielle des revenus budgétaires (près de 95%) et des recettes en devises (près de 100%).

La forte augmentation des dépenses publiques prévue en 2014 (+25%) – particulièrement les dépenses courantes et celles relatives à la sécurité et à la distribution d’énergie – va entraîner une diminution de l’excédent budgétaire, en dépit de la progression des revenus tirés des hydrocarbures. Les ratios d’endettement public sont néanmoins ramenés à des niveaux aisément gérables grâce à l’annulation de 80% du stock de la dette de 2004 et au rééchelonnement du solde depuis 2011 – consentis par les créanciers publics du Club de Paris – ainsi qu’aux annulations et réductions de dette accordées en 2010 parla Chine, en 2011 par l’Algérie et en 2012-2013 par les pays du Conseil de coopération du Golfe.

 

Par ailleurs, la progression des exportations d’hydrocarbures – principalement vers l’Asie – devrait être moindre que celle des importations, gonflées par le besoin croissant de biens de consommation et d’équipement, ces derniers en vue notamment de projets pétroliers à grande échelle dont la réalisation accroîtra la demande extérieure de services. Ces différents facteurs vont concourir au tassement de l’excédent courant en 2014.

Dans ce contexte, l’endettement extérieur, essentiellement public et à long terme, connaît une tendance baissière. De plus, l’Irak bénéficie d’un montant confortable de réserves de change (de l’ordre de dix mois d’importations) et d’un ancrage informel de sa devise au dollar.

 

 


Un environnement des affaires toujours critique

Le système bancaire, peu développé, demeure dominé par des banques publiques dont les relations étroites avec les autorités compliquent le financement du secteur privé. Dans ce cadre, le climat des affaires restera assombri par l’insécurité, les fragilités institutionnelles, la corruption et l’inefficacité de l’administration, perméable aux luttes d'influence politiques, religieuses et régionales, tous facteurs affectant les paiements et le recouvrement des créances. 

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Irak


  


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