Publié le : 26-10-2014 à 20:59:11 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ BOTSWANA/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : le président en exercice Ian Khama officiellement réélu



1 – « Le président du Botswana, Seretse Khama Ian Khama, a été réélu dimanche après que son Parti démocratique du Botswana (PDB, au pouvoir) a remporté la majorité au Parlement lors des 11es élections générales du pays, ont rapporté dimanche les médias d'Etat. Le juge en chef Maruping Dibotelo a fait cette annonce lors d'un discours télévisé à la nation. M. Ian Khama prêtera serment le 28 octobre. Les Bostwanais sont allés aux urnes vendredi pour choisir les 57 membres de l'Assemblée nationale et 490 conseillers pour les gouvernements locaux. Selon la loi du pays, un parti a besoin de remporter 29 sièges ou plus au Parlement pour que son candidat à la présidentielle soit élu. Né en 1953, M. Iran Khama est le fils aîné du président fondateur du Botswana Seretse Khama. En 2008, il a succédé à Festus Mogae en tant que président après la retraite de ce dernier. Il a été élu président l'année suivante. Le PDB est au pouvoir depuis l'indépendance du Botswana en 1966 et sa victoire électorale en 2014 était attendue. »



 

2 – « Stabilité politique et sociale : La situation politique est relativement stable au Botswana. L’actuel Président de la République et chef du gouvernement, Ian Khama, ne souffre pas de réelle contestation et devrait donc se maintenir au pouvoir jusqu’aux élections législatives d’octobre 2014. Le Botswana Congress Party (BCP) et l’Umbrella for Democratic Change (UDC), formé en novembre 2012 suite à la coalition de trois partis d’opposition, peinent en effet à fédérer. La persistance de fortes inégalités, d’un chômage important (17,5% en 2012) et d’un taux de pauvreté supérieur à 20%, sont néanmoins susceptibles de devenir sources de tension. En matière de gouvernance, le pays possède les meilleurs indicateurs de la région. Il est épargné par la corruption, se classant au 30ème rang sur 174 dans le classement 2012 de Transparency International. »

  

 


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1 - Botswana : le président en exercice Ian Khama officiellement réélu

 

GABORONE, 26 octobre (Xinhua) -- Le président du Botswana, Seretse Khama Ian Khama, a été réélu dimanche après que son Parti démocratique du Botswana (PDB, au pouvoir) a remporté la majorité au Parlement lors des 11es élections générales du pays, ont rapporté dimanche les médias d'Etat. Le juge en chef Maruping Dibotelo a fait cette annonce lors d'un discours télévisé à la nation. M. Ian Khama prêtera serment le 28 octobre.

 

Les Bostwanais sont allés aux urnes vendredi pour choisir les 57 membres de l'Assemblée nationale et 490 conseillers pour les gouvernements locaux. Selon la loi du pays, un parti a besoin de remporter 29 sièges ou plus au Parlement pour que son candidat à la présidentielle soit élu. Né en 1953, M. Iran Khama est le fils aîné du président fondateur du Botswana Seretse Khama. En 2008, il a succédé à Festus Mogae en tant que président après la retraite de ce dernier. Il a été élu président l'année suivante. Le PDB est au pouvoir depuis l'indépendance du Botswana en 1966 et sa victoire électorale en 2014 était attendue.

 

Publié le 2014-10-26 à 14:28 | french.xinhuanet.com

 

http://french.xinhuanet.com/monde/2014-10/26/c_133743120.htm

 

 


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2 - Botswana : le président Khama réélu après la victoire de son parti aux législatives

 

Le président sortant du Botswana, Ian Khama, a obtenu un second mandat à la suite de la victoire de sa formation, le Parti démocratique du Botswana (BDP), aux élections législatives, a annoncé la Cour suprême dimanche à Gaborone. Dans ce pays d'Afrique australe où se sont tenues vendredi les législatives et les municipales, ce sont les députés qui élisent le président. Le BDP ayant obtenu la majorité des sièges au Parlement, sa réélection a eu lieu immédiatement. M. Khama "a été réélu président de la République après que sa formation, le Parti démocratique du Botswana, a obtenu au moins 29 des 57 sièges" que compte le Parlement, a annoncé le chef de la Cour suprême, Maruping Dibotelo, dans une déclaration diffusée sur la radio et la télévision nationales. La prestation de serment de M. Khama pour un nouveau mandat de cinq ans aura lieu lundi, a indiqué M. Dibotelo.

 

Agé de 61 ans, M. Khama est le fils du premier président du Botswana, Seretse Khama, et il est aussi un chef traditionnel du clan Bangwato. Lors des élections générales qui viennent de se tenir, marquées par une forte participation des quelque 800.000 électeurs inscrits, M. Khama pouvait compter sur le soutien des régions rurales au BDP. Mais il était confronté à l'essor des partis d'opposition dans les zones urbaines.

 

Aux législatives, le Collectif pour le changement démocratique (UDC), coalition de partis nouvellement formée et dirigée par Duma Boko, a obtenu 12 sièges. Cette coalition qui se présentait pour la première fois à un scrutin devient ainsi la principale formation de l'opposition. Le Parti du Congrès du Botswana (BCP) a pour sa part obtenu deux sièges. Ancien protectorat britannique qui compte actuellement deux millions d'habitants, le Botswana est gouverné par le BDP depuis qu'il a accédé à l'indépendance en 1966. L'opposition a toutefois progressé depuis la création en 2010 du Mouvement botswanais pour la démocratie (BMD), qui est à présent l'une des composantes de l'UDC.

 

L'annonce des résultats, intervenue dans les premières heures de la journée de dimanche, n'a pas provoqué de rassemblements dans les rues de Gaborone, bien que de nombreux Botswanais, en particulier des sympathisants de l'UDC, aient attendu leur proclamation près des bureaux de vote. Au cours de la campagne électorale, l'UDC a accusé M. Khama d'un autoritarisme croissant et a renforcé son influence dans plusieurs anciens bastions du BDP, dont la capitale Gaborone.

 

"Pour un nouveau parti, l'UDC s'est bien comporté, mais naturellement nous espérions plus de voix pour faire tomber le BDP. Cela n'a pas été le cas", a déclaré un représentant de l'UDC, Seakamela Motsoaledi. Le Botswana, pays enclavé constitué pour l'essentiel de zones désertiques, dont le Kalahari, est un important producteur de diamants. Considéré comme l'une des démocraties les plus apaisées et les moins corrompues d'Afrique, il est touché par la crise économique et le chômage.

 

 

- "Besoin d'emploi"' -

Le BDP est critiqué pour la montée du chômage. Le pays a connu une croissance moyenne de 7,1% entre 2005 et 2007 avant d'entrer en récession en 2009 à la suite de la crise mondiale et de l'effondrement de la demande de diamants. Parmi les électeurs, les plus jeunes ont expliqué vouloir un changement pour l'emploi et l'amélioration de leurs conditions de vie. "Le gouvernement prend soin de nous, mais cela ne suffit pas. Nous avons besoin d'emplois. Les mines n'embauchent plus personne. Les choses ne vont pas bien pour les jeunes ici", a déclaré Tau Mongwase, un jeune chômeur.

 

Dans une lettre aux électeurs distribuée à une semaine du scrutin, M. Khama avait reconnu l'échec de son gouvernement en matière d'emploi. "Je suis peiné que nous n'ayons pas réussi à faire plus pour nos concitoyens qui ne trouvent pas de travail, particulièrement notre talentueuse jeunesse", avait-il dit. Les observateurs électoraux de la Communauté d'Afrique australe (SADC), du Commonwealth et de l'Union européenne doivent encore rendre leurs conclusions sur la régularité des élections. Le Haut commissaire d'Afrique du Sud à Gaborone, Mdu Lembede, qui fait partie des observateurs, a d'ores et déjà salué des élections "pacifiques".

 

Par Sibongile KHUMALO | AFP 

 

https://fr.news.yahoo.com/botswana-pr%C3%A9sident-khama-r%C3%A9%C3%A9lu-apr%C3%A8s-victoire-parti-l%C3%A9gislatives-074626351.html

 

 


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3 - Perspectives économiques au Botswana

 

_ En 2013, les performances économiques du Botswana se sont améliorées, avec une croissance du PIB réel évaluée à 5.4 %, contre 4.2 % en 2012. Les prévisions à court terme, jusqu’en 2015, restent optimistes du fait de perspectives revues à la hausse dans l’industrie du diamant.

 

_ Sur le plan politique, ce sont les élections de 2014 qui occupent le centre de l’attention. Elles devraient se dérouler de manière pacifique, en accord avec la maturité politique dont le pays a fait preuve lors des précédents scrutins.

 

_ Le Botswana, pays à revenu intermédiaire, reste confronté à d’importants problèmes sociaux, en raison de la répartition inégale des richesses et de niveaux élevés de pauvreté, de chômage et de prévalence du VIH/Sida.

 

Les performances économiques du Botswana se sont améliorées en 2013, confirmant la reprise qui s’est installée après la crise économique mondiale de 2008/09. On évalue à 5.4 % la croissance du PIB réel en 2013, contre 4.2 % en 2012. Cette croissance est tirée par les services (commerce, transports et communications, services publics et financiers). Le secteur minier, prédominant, a connu un rebond malgré l’impact de la mauvaise conjoncture internationale. Toutefois, un sévère épisode de sécheresse a entraîné des pénuries d’eau et des coupures d’électricité qui ont quelque peu bridé ces évolutions positives. Les bonnes performances des secteurs non miniers paraissent remarquables, car elles laissent entrevoir les débuts d’une diversification de l’économie.

 

Les perspectives à court terme sont solides, avec une croissance qui devrait se maintenir autour de 5 % par an jusqu’en 2015. Elle sera tirée par les industries de transformation en aval, avec la relocalisation, de Londres à Gaborone, la capitale du Botswana, des activités de tri et de vente de diamants du groupe De Beers. Un effet d’attraction jouera pour toute une gamme d’industries complémentaires.

Bien qu’il soit un pays à revenu intermédiaire, le Botswana est confronté à d’importants problèmes découlant de sa structure économique étroite et de sa dépendance excessive vis-à-vis du secteur minier en général et des diamants en particulier. Si l’État est réputé pour sa gestion prudente des recettes minières et a fait ses preuves en matière de gouvernance et de stabilité de la démocratie, la diversification demeure essentielle.


  


Sur le plan social, la répartition des ressources et le niveau de développement restent des préoccupations majeures. S’établissant à 0.61, le coefficient de Gini reflète les inégalités dans la répartition des richesses. Une part de 18.4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le taux de chômage est élevé (17.8 %) et l’indice de développement humain (IDH) reste faible, en raison de la forte prévalence du VIH/Sida (23.4 %), qui réduit l’espérance de vie.

 

Selon les données officielles, les secteurs les plus intégrés aux chaînes de valeur mondiales (CVM) sont les mines (diamants, cuivre, nickel, soude et or), les transports, l’industrie textile, la filière bovine et le tourisme. Les diamants jouent le rôle le plus visible. La relocalisation en 2013 de la Diamond Trading Company (DTC) de Londres à Gaborone et la décision du gouvernement de réserver une part de la production à la transformation sur place devraient renforcer la place du pays dans la CVM des diamants.

 

Le Botswana dispose d’une marge importante pour améliorer son positionnement au sein des CVM liées à d’autres richesses minérales, à la filière bovine et au tourisme, compte tenu des réformes engagées pour lutter contre les problèmes existants. Plusieurs stratégies ont été élaborées pour renforcer la compétitivité et le développement du secteur privé : la Stratégie d’excellence, la Stratégie de diversification économique, la Stratégie nationale d’exportation et la Stratégie de développement du secteur privé. En complément, d’autres mesures d’amélioration de l’efficacité sont en place, notamment l’investissement dans le haut débit et la modernisation du système de paiement.

 

 


Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 

2012

2013(e)

2014(p)

2015(p)

Croissance du PIB

4.2

5.4

5.1

5

Taux de croissance du PIB réel par habitant

3.3

4.5

4.3

4.1

Inflation

7.5

6.1

5.7

5.4

Solde budgétaire (% PIB)

-0.4

-0.2

0.5

1.1

Compte courant (% PIB)

0.2

1.8

2.2

-0.9

Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2014

 

http://www.afdb.org/fr/countries/southern-africa/botswana/botswana-economic-outlook/

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/pays/afrique-australe/botswana/

 

 


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Botswana elections Ian Khama 

  

4 - BOTSWANA : économie et perspectives

 

Population : 2,079 millions / GDP 15,532 milliards $US

  

Principaux Indicateurs économiques

 

2011

2012

2013

 2014(p)

Croissance PIB (%)

6,1

4,2

3,9

 4,1

Inflation (moyenne annuelle)

8,5

7,5

6,8

 5,8

Solde budgétaire / PIB (%)

-0,1

 0,2

 0,2

1,5

Solde courant / PIB (%)

 -0,2

 -4,9

-1,7

 -1,2

Dette publique / PIB (%)

 19,3

18,1

 15,9

13,8

 

(p) Prévisions

 

  

 

Appréciation du risque

 

Forces :

_ Ressources naturelles abondantes et diversifiées (diamant, cuivre, uranium, charbon)

_ Premier destinataire africain pour les investissements directs étrangers dans le secteur minier

_ Dettes publique et extérieure soutenables

 

 


Faiblesses :

_ Dépendance envers le secteur du diamant (79% des exportations, 30% des recettes budgétaires)

_ Pauvreté et inégalités importantes

_ Taux de prévalence du sida parmi les plus élevés au monde (23,4% chez les 15-49 ans en 2011)

 

   


Une croissance largement dépendante du diamant, malgré le processus de diversification

La croissance a poursuivi son ralentissement en 2013, handicapée par la morosité du marché du diamant, restant néanmoins proche de 4% grâce au dynamisme des secteurs non-miniers, en particulier des services et de la construction. Dans le sillage de la reprise de l’activité dans les économies avancées, qui devrait relancer la demande de diamants, l’économie devrait rebondir en 2014.

 

L’économie du Botswana est particulièrement dépendante du secteur minier, qui représente près de 80% de ses exportations et 30% du PIB, ce qui la rend vulnérable aux chocs extérieurs et de ce fait, relativement volatile. Représentant 40% des emplois formels, le secteur public est prédominant dans l’économie. Les distorsions engendrées par cette prépondérance freinent l’émergence du secteur privé. Le gouvernement a ainsi entrepris une privatisation et une diversification de l’économie, notamment via les programmes NPD 10 et EDD.

 

Dans cette optique, le plan de développement de la mine d’uranium de Lethlakane a été dévoilé en octobre 2013. En parallèle, plusieurs projets de développement des mines de charbon sont actuellement à l’étude. Par ailleurs, le gouvernement souhaite lancer un projet de construction d’une voie ferroviaire reliant le pays à la merviala Namibie afin de favoriser l’exportation de charbon. L’inflation demeure élevée, en raison de la hausse du prix des matières premières, que le pays importe. Elle devrait cependant converger vers les objectifs de moyen terme fixés par la banque centrale (entre 3 et 6%) en 2014.

 



Excédent budgétaire en hausse et position extérieure favorable

Le gouvernement a lancé pour l’exercice budgétaire 2013/2014 un programme de consolidation fiscale, visant notamment la réduction des dépenses improductives et la maîtrise de l’augmentation des salaires dans la fonction publique. Les dépenses en salaires, transferts et subventions, qui représentaient 53,4% des dépenses totales lors de l’exercice 2012/2013, verront ainsi leur part fortement réduite. Cet assainissement des comptes publics devrait permettre au Botswana de dégager un excédent budgétaire en nette progression. Dans ce contexte, la dette publique restera sur une tendance baissière.

 

A l’instar des cinq années précédentes, la balance commerciale du pays est restée déficitaire en 2013. Le ralentissement des exportations de diamants et l’augmentation des importations d’électricité, le pays ne produisant que 20% de ses besoins, sont les principales raisons de cette tendance. Toutefois, grâce à l’augmentation des transferts officiels, et notamment des revenus substantiels de l’Union Douanière d’Afrique Australe (SACU), le déficit du compte courant s’est partiellement résorbé. La position extérieure du Botswana est donc favorable, les réserves officielles couvrant 11 mois d’importations de biens.

 

Néanmoins, elle reste dangereusement dépendante des exportations de diamant et des revenus de la SACU. En 2014, le déficit courant continuera de se résorber. Le rebond des exportations de diamants, couplé au frein à l’endettement des ménages et à l’entrée en activité de la centrale électrique Morupule B, entraînant un ralentissement des importations énergétiques, réduiront le déficit commercial du pays.

Le secteur bancaire est relativement performant. Rentable et bien capitalisé, son niveau de créances douteuses est assez faible. Leur part représentait 1,2% en mars 2013, en très net recul par rapport à 2010, en dépit de l’endettement croissant des ménages.

 


Stabilité politique et sociale

La situation politique est relativement stable au Botswana. L’actuel Président de la République et chef du gouvernement, Ian Khama, ne souffre pas de réelle contestation et devrait donc se maintenir au pouvoir jusqu’aux élections législatives d’octobre 2014. Le Botswana Congress Party (BCP) et l’Umbrella for Democratic Change (UDC), formé en novembre 2012 suite à la coalition de trois partis d’opposition, peinent en effet à fédérer. La persistance de fortes inégalités, d’un chômage important (17,5% en 2012) et d’un taux de pauvreté supérieur à 20%, sont néanmoins susceptibles de devenir sources de tension.

En matière de gouvernance, le pays possède les meilleurs indicateurs de la région. Il est épargné par la corruption, se classant au 30ème rang sur 174 dans le classement 2012 de Transparency International.

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Botswana



(Botswana Housing Corporation (BHC) Headquaters)/


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