Publié le : 13-01-2015 à 01:13:03 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MONDE/ CROATIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Mme Kolinda Grabar Kitarovic, première Présidente élue de la Croatie


1 – « Gagnante avec 50,7% de voix, Mme Grabar Kitarovic, 4e chef d’État de la Croatie depuis son indépendance en 1991, a évincé le social-démocrate, Ivo Josipovic, juriste de formation et compositeur de musique classique, qui avant le premier tour, il y a deux semaines, était donné favori. Candidat de la coalition de gauche au pouvoir (SDP), M. Josipovic a été sanctionné pour son manque de fermeté face à l’incapacité de son gouvernement à redresser l’économie. «Je vous promets que la Croatie sera un pays prospère et riche, un des pays les plus développés de l’Union européenne et du monde», a assuré la nouvelle présidente qui prendra ses fonctions le 19 février. »

 

 


2 – « La Croatie est devenue le 28ème Etat membre de l'UE le 1er juillet 2013. L'économie croate, déjà très tournée vers l'Europe, reste, en 2014, fortement dépendante de la conjoncture régionale. Confrontée à la récession depuis 2009 (-6%), l'économie du pays a enregistré une croissance nulle en 2011, puis est repartie en récession en 2012 (-0,5%) et 2013 (-0,6%). Le pays avait adopté des mesures d'assainissement de l'économie en amont de la crise financière et avait injecté des liquidités dans le secteur bancaire national ce qui a permis ensuite de mieux faire face aux effets de la crise. Mais aujourd'hui, les indicateurs de reprise durable sont faibles si l'on considère l’évolution des prêts aux ménages et aux entreprises qui sont restés modestes en 2012 et 2013. La prévision pour 2014 reste à la stagnation. La crise a mis en évidence les limites du modèle croate, basé sur la consommation des ménages. Les principaux moteurs économiques - industrie et construction - ont affiché en 2013 des taux de croissance négatifs. En revanche, les revenus du tourisme, qui s’étaient stabilisés en 2010, ont augmenté régulièrement depuis 2011.

La Croatie fait toujours face à un taux de chômage élevé et en croissance rapide (16,2% en 2013 contre 13,7% en 2012). Il semble désormais que la croissance dépende de l’investissement, de la valorisation des avantages comparatifs, de la rationalisation des entreprises publiques déficitaires et de la modernisation de l’Etat. »

 

 


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1 - Grabar Kitarovic élue présidente de la Croatie

 

L'ancienne ministre des Affaires étrangères, la conservatrice Kolinda Grabar Kitarovic, a été élue présidente de la Croatie, à l'issue du second tour de scrutin de l'élection présidentielle aujourd'hui, face au président sortant, selon un sondage sortie des urnes présenté par la télévision nationale (HRT). Grabar Kitarovic, 46 ans, a obtenu 51,4% de voix contre 48,6% pour le social-démocrate Ivo Josipovic, selon ce sondage réalisé à la sortie des urnes par l'institut IPSOS PULS. Si les résultats officiels attendus pour plus tard dans la soirée confirment la victoire de Mme Grabar Kitarovic, elle sera la première femme président dans les Balkans élue au suffrage universel.



Dans ce petit pays confronté depuis six ans à une grave crise économique, à l'issue du premier tour il y a deux semaines, Josipovic, 57 ans, juriste de formation et compositeur de musique classique, qui briguait un second mandat de cinq ans, devançait de justesse l'ancienne chef de la diplomatie (2005-2008). Aux termes de la Constitution croate, le président dispose de pouvoirs limités. Il est le commandant suprême des forces armées et gère en commun avec le gouvernement la politique étrangère.

Par LeFigaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 11/01/2015/ Publié le 11/01/2015

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/11/97001-20150111FILWWW00183-grabar-kitarovic-elue-presidente-de-la-croatie.php


 


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2 - La Croatie élit sa première femme président pour la sortir de la crise économique

 

La conservatrice Kolinda Grabar Kitarovic est devenue la première femme chef d’État de la Croatie suite au scrutin présidentiel de dimanche, un vote qui sanctionne l’incapacité des sociaux-démocrates au pouvoir de sortir cette ex-république yougoslave de la crise économique dans laquelle elle est plongée depuis six ans. Déjouant les pronostics, l’ancienne ministre des Affaires étrangères ((2005-2008), est également à l’âge de 46 ans la première femme des Balkans élue président au suffrage universel. Le Kosovo a une présidente, Atifete Jahjaga, élue par le Parlement.

 

La victoire de Mme Grabar Kitarovic «s’explique par l’immense insatisfaction face aux autorités et à un gouvernement incapable», écrivait lundi l’influent quotidien Jutarnji List, ironisant sur le fait que le Premier ministre social-démocrate Zoran Milanovic avait fait «cadeau» la présidence du pays aux conservateurs. «La crise économique a été comme un vent en poupe» pour la candidate conservatrice, a souligné l’analyste politique Zarko Puhovski.

 

En concédant la défaite, le chef du gouvernement a admis que les piètres performances économiques de son cabinet avaient représenté «un fardeau» pour le président sortant. Gagnante avec 50,7% de voix, Mme Grabar Kitarovic, 4e chef d’État de la Croatie depuis son indépendance en 1991, a évincé le social-démocrate, Ivo Josipovic, juriste de formation et compositeur de musique classique, qui avant le premier tour, il y a deux semaines, était donné favori.

 

Candidat de la coalition de gauche au pouvoir (SDP), M. Josipovic a été sanctionné pour son manque de fermeté face à l’incapacité de son gouvernement à redresser l’économie. «Je vous promets que la Croatie sera un pays prospère et riche, un des pays les plus développés de l’Union européenne et du monde», a assuré la nouvelle présidente qui prendra ses fonctions le 19 février. Mais la mission ne lui sera pas facile, puisque la fonction présidentielle n’a pas d’attribution dans le domaine économique, mais surtout puisque la réalité est grave et difficile à améliorer rapidement.


  


- Les conservateurs visent une victoire aux législatives -

Aux termes de la Constitution croate, le président de ce pays de 4,2 millions d’habitants dispose de pouvoirs limités. Il est le commandant suprême des forces armées et gère en commun avec le gouvernement la politique étrangère. Cette ancienne république yougoslave, indépendante depuis 1991 et devenue en 2013 le 28e et dernier en date des membres de l’Union européenne, est en récession quasiment permanente depuis 2008. La dette publique y représente près de 80% du PIB. Celui-ci devrait de nouveau reculer en 2014, d’environ 0,5%. Le taux de chômage frôle les 20% et un jeune sur deux est sans emploi.

 

Les conservateurs de la Communauté démocratique croate (HDZ) entendent profiter de cette situation et se replacer sur la scène politique en vue des élections législatives prévues vers la fin 2015. M. Josipovic avait été élu en 2010 pour son engagement à enrayer la corruption qui mine le pays. La nouvelle présidente a appelé ses compatriotes et la classe politique à faire preuve d’unité, mais en réalité elle va devoir cohabiter avec un gouvernement de gauche qui lui est déjà hostile. Aussitôt après la défaite, le camp social-démocrate s’est employé à rappeler que l’ex-Premier ministre Ivo Sanader et plusieurs ministres du HDZ sont aujourd’hui condamnés à des peines de prison pour corruption.

 

Les sociaux-démocrates, à l’instar du chef du gouvernement n’ont pas hésité de qualifier le HDZ d'«association criminelle» et ses responsables de «bandits» et ont brandi la menace d’un retour de la corruption dans le pays, si ces derniers devaient remporter les législatives. Le HDZ avait perdu les précédentes législatives de 2011, affaibli par des scandales de corruption au sommet de l’État et par la situation économique. Le parti lui-même a été condamné en mars 2014 pour financement illégal lorsqu’il était au pouvoir (2003-2009) et la justice a ordonné la restitution de trois millions d’euros.

 

AFP/ 12 janvier 2015 / Mis à jour : 12 janvier 2015

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/01/12/la-croatie-elit-sa-premiere-femme-president-pour-la-sortir-de-la-crise-economique_1178979


 


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3 - Croatie : la conservatrice Grabar Kitarovic nouvelle présidente

 

L'ancienne ministre des Affaires étrangères, la conservatrice Kolinda Grabar Kitarovic a été élue présidente de la Croatie, à l'issue du second tour de scrutin de l'élection présidentielle dimanche, face au président sortant, le social-démocrate, Ivo Josipovic. http://memorix.sdv.fr/0/default/empty.gifElle est ainsi la première femme président dans les Balkans élue au suffrage universel. "Mme Kolinda Grabar Kitarovic a gagné une lutte démocratique et je la félicite", a dit M. Josipovic en concédant sa défaite. Vêtue d'une robe noire aux revers blancs, tenant son époux par la main, cette femme de 46 ans, s'est réjouie de sa victoire devant ses sympathisants qui scandaient son nom. "Je vous promets que la Croatie sera un pays prospère et riche, un des pays les plus développés de l'Union européenne et du monde", a-t-elle dit.

 

La candidate du camp conservateur a obtenu 50,4% de voix contre 49,6% pour M. Josipovic, selon des résultats portant sur 99,3% des suffrages dépouillés présentés par la Commission électorale centrale. Dans ce petit pays confronté depuis six ans à une grave crise économique, à l'issue du premier tour il y a deux semaines, M. Josipovic, 57 ans, juriste de formation et compositeur de musique classique, qui briguait un second mandat de cinq ans, devançait de justesse l'ancienne chef de la diplomatie (2005-2008). Le résultat du premier tour avait porté un coup à M. Josipovic, candidat de la coalition de gauche au pouvoir (SDP), que les sondages donnaient initialement largement favori.

 

Dans cette ancienne république yougoslave, indépendante depuis 1991 et devenue en 2013 le 28e et dernier en date des membres de l'Union européenne, le taux de participation au scrutin a été de 58,9%, supérieur de 12 points à celui du premier tour. Les électeurs de ce pays de 4,2 millions d'habitants ont sanctionné le manque de fermeté de M. Josipovic face à l'incapacité de son gouvernement à redresser l'économie.


 

Un pays en récession depuis 2008

Dans la journée, après avoir voté, Mme Grabar Kitarovic avait promis de s'"attaquer avec audace et détermination à tous les problèmes qui font souffrir le pays". "Je suis convaincue de ma victoire. Je crois que les citoyens vont choisir le changement pour (...) le développement, la croissance économique et la stabilité sociale", avait-elle affirmé.

Après le premier tour, le Premier ministre, Zoran Milanovic, avait admis que les piètres performances économiques de son cabinet avaient représenté "un fardeau" pour le président sortant. La Croatie est en récession quasiment permanente depuis 2008 et la dette publique y représente près de 80% du PIB. Celui-ci devrait de nouveau reculer en 2014, d'environ 0,5%. Le taux de chômage frôle les 20% et un jeune sur deux est sans emploi. Les conservateurs de la Communauté démocratique croate (HDZ) entendent profiter de cette situation et se replacer sur la scène politique en vue des élections législatives prévues vers la fin 2015.

 

Les deux candidats se sont engagés à œuvrer pour redresser l'économie, même si ces attributions ne relèvent pas de la fonction présidentielle. Aux termes de la Constitution croate, le président dispose de pouvoirs limités. Il est le commandant suprême des forces armées et gère en commun avec le gouvernement la politique étrangère. M. Josipovic était le troisième président de la Croatie depuis son indépendance en 1991. Il avait été élu en 2010 pour son engagement à enrayer la corruption qui mine le pays. Il s'était également employé à lier son adversaire au gouvernement du HDZ, au sein duquel elle avait été ministre des Affaires étrangères et dont l'ex-Premier ministre et plusieurs ministres sont aujourd'hui condamnés à des peines de prison pour corruption. Le HDZ avait perdu les précédentes législatives de 2011, affaibli par des scandales de corruption au sommet de l’État et par la situation économique.

 

Par Calin NEACSU© 2015 AFP 11/01/2015  

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/01/11/Croatie-la-conservatrice-Grabar-Kitarovic-nouvelle-presidente-2181625



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4 - La Croatie, une économie fragile

 

La Croatie est devenue, ce lundi, le 28e membre de l'Union européenne. Une vraie opportunité pour un petit pays de 4,4 millions d'habitants qui a beaucoup souffert de la crise. Illustration de ses difficultés en cinq chiffres.

 

5e année de récession d'affilée

La réussite touristique de la Croatie, connue pour la beauté de ses sites qui lui vaut le surnom de «perle de la Méditerranée», ne suffit pas à assurer sa croissance économique. Tout au contraire. Le petit État de 4,4 millions d'habitants, deuxième de l'ex-Yougoslavie après la Slovénie à entrer dans l'Union européenne, cumule depuis 2009 quatre années de récession et devrait encore connaître une croissance négative cette année. Les prévisions de PIB varient de +0,8%, chiffre du gouvernement revu récemment à la baisse, à -1% selon Eurostat. «Il n'y a pas eu de reprise car l'économie n'est pas tirée par l'export et la demande interne reste déprimée, liée au chômage élevé, la faiblesse des investissements, le manque de réformes structurelles», explique Alexandre Vincent, économiste de BNP Paribas.

 

Déficit public à 4%

La mauvaise conjoncture économique depuis 2008 plombe les comptes publics avec un déficit qui a atteint 4,3% du PIB l'année dernière. Malgré les mesures d'austérité prises dans le budget 2013, notamment une hausse de la TVA et de l'impôt foncier, des baisses des salaires dans la fonction publique et des réformes structurelles pour améliorer le prélèvement de l'impôt, le déficit devrait encore avoisiner les 4% cette année.



Taux de chômage à 19%

C'est le point noir de l'économie: le taux de chômage reste très élevé, proche de 20%, avec un marché du travail trop rigide, pointé par les organisations internationales. Lors d'une mission, en février dernier, le FMI s'est montré très réservé sur une reprise de l'économie sur l'année 2013.

 

Faiblesse des exportations: 40% du PIB

Sur le front du commerce extérieur, la Croatie est faiblement ouverte, avec des exportations qui pèsent 40% du PIB. Sachant que ses premiers clients sont des économies elle-même fragiles, comme l'Italie et la Bosnie qui absorbent 28% des exportations croates.


 

139e au classement Doing Business

La Croatie n'arrive qu'au 139e rang dans le classement Doing Business de la Banque mondiale sur le critère de la protection des investissements. «C'est le nerf de la guerre pour attirer les investissements directs étrangers», insiste l'économiste de BNP Paribas. Les investissements cumulés depuis 2000 ne représentent que 5% du PIB, à titre de comparaison un chiffre inférieur à l'Estonie (9%), la Bulgarie (11%) ou la Slovaquie (6%). «Surtout, ces investissements sont très orientés économie domestique - avec un tiers pour le secteur financier, 15% pour le commerce de détail et 10% pour l'immobilier - et pas assez sur les secteurs exportateurs», complète Alexandre Vincent.

L'espoir, à moyen terme, vient de la manne de l'UE et ses 11,5 milliards d'euros de fonds pris sur le budget européen de 2014-2020, soit l'équivalent de 3,5% de PIB par an. À condition de pouvoir les absorber en mettant en place une solide politique structurelle.

 

Par Anne Cheyvialle/ Mis à jour le 02/07/2013 / Publié le 01/07/2013  

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/01/20002-20130701ARTFIG00399-la-croatie-une-economie-fragile.php


 


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5 - CROATIE : Présentation

 

Conjoncture économique

La Croatie est devenue le 28ème Etat membre de l'UE le 1er juillet 2013. L'économie croate, déjà très tournée vers l'Europe, reste, en 2014, fortement dépendante de la conjoncture régionale. Confrontée à la récession depuis 2009 (-6%), l'économie du pays a enregistré une croissance nulle en 2011, puis est repartie en récession en 2012 (-0,5%) et 2013 (-0,6%).

Le pays avait adopté des mesures d'assainissement de l'économie en amont de la crise financière et avait injecté des liquidités dans le secteur bancaire national ce qui a permis ensuite de mieux faire face aux effets de la crise. Mais aujourd'hui, les indicateurs de reprise durable sont faibles si l'on considère l’évolution des prêts aux ménages et aux entreprises qui sont restés modestes en 2012 et 2013. La prévision pour 2014 reste à la stagnation. La crise a mis en évidence les limites du modèle croate, basé sur la consommation des ménages. Les principaux moteurs économiques - industrie et construction - ont affiché en 2013 des taux de croissance négatifs. En revanche, les revenus du tourisme, qui s’étaient stabilisés en 2010, ont augmenté régulièrement depuis 2011.

La Croatie fait toujours face à un taux de chômage élevé et en croissance rapide (16,2% en 2013 contre 13,7% en 2012).

Il semble désormais que la croissance dépende de l’investissement, de la valorisation des avantages comparatifs, de la rationalisation des entreprises publiques déficitaires et de la modernisation de l’Etat. Pour relever ces défis, le pays devra faire preuve d'une plus grande ouverture aux investissements directs étrangers et travailler à une évolution favorable du ratio entre les salaires réels et la productivité.
Peuplée de 4,3 millions d’habitants, disposant d'un revenu moyen qui atteint 65% de la moyenne de l’Union européenne et forte d’une influente diaspora, la Croatie reste toutefois l’économie la plus avancée de la région des Balkans après la Slovénie.




Principaux secteurs d'activité

Le secteur agricole n'a représenté que 5% du PIB du pays en 2013. La Croatie produit du blé, du maïs, des betteraves à sucre, des fruits, du vin et de l'huile d'olive.
Le secteur secondaire représente aujourd'hui 22% du PIB. L'industrie se concentre dans des activités très concurrentielles : textile, bois, sidérurgie, aluminium et agro-alimentaire. Plus d'un tiers du territoire national étant couvert de forêt, l'industrie du bois est un des secteurs fondamentaux dans l'économie. Les ressources minières sont, quant à elles, limitées.

Le secteur des services représente 73% du PIB. Le secteur du tourisme, en particulier, est en plein essor. En effet, la Croatie reçoit presque 10 millions de visiteurs chaque année et cette croissance devrait se confirmer au courts des prochaines années avec le développement d'infrastructures modernes pour l'accueil des touristes étrangers.

Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Croatia" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.





Commerce extérieur

La Croatie, qui a rejoint l'OMC en 2000, est devenue le 28ème Etat membre de l'Union Européenne le 01/07/2013. Son économie dépend considérablement du commerce extérieur. La contribution de celui-ci au PIB était en 2013 de plus de 100%. Les exportations, qui avaient fortement progressé en 2010 et 2011, notamment dans la pétrochimie et dans la construction navale, se tassent depuis sous l’effet du ralentissement observé dans l’eurozone. Cette situation illustre une forte dépendance vis a vis de la situation économique du continent. L'UE continue de capter plus de 60% des exportations du pays et représentait en 2013 plus de 63% des importation croates. Les principaux fournisseurs de la Croatie auront été, en 2013, l'Italie, l'Allemagne, la Russie, la Chine, la Slovénie et l'Autriche. Les carburants, les équipements, les véhicules et les machines sont parmi les principaux postes d'importation.

La Croatie exporte principalement des carburants, des navires, des bateaux, des équipements, des machines mécaniques et électriques, du bois et des articles en bois. En 2013, ces principaux clients auront été l'Italie, la Bosnie-Herzégovine, l'Allemagne, la Slovénie, mais aussi l'Autriche et la Serbie.

La balance commerciale croate est très régulièrement déficitaire et avec la crise de 2008-2009, puis celle de l'Eurozone, le déficit s'est creusé du fait de la baisse des exportations. Les recettes liées au tourisme auront compensé le déficit global en 2013. Les secteurs les plus prometteurs en 2014 restent ceux du tourisme, de la construction, des télécommunications et le secteur de la vente au détail.

 

Plus d'informations sur la page "How to Export to Croatia" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

 


Le contexte politique

Le pouvoir exécutif

Le pouvoir législatif est monocaméral. Le parlement est une institution législative dont les membres sont élus au suffrage universel, à partir de listes partisanes et pour un mandat de quatre ans. La constitution a été modifiée dans le but de transférer une partie des pouvoirs du président au parlement. Les citoyens Croates ont des droits politiques étendus.

  

Le pouvoir législatif

Le président est le chef de l'Etat, il est élu au suffrage universel pour un mandat de 5 ans. Le président peut dissoudre le Parlement et appeler aux élections. Le président est aussi le commandant en chef des forces armées. Le président nomme le premier ministre et le gouvernement, avec le consentement du Parlement. C'est le premier ministre qui détient les pouvoirs exécutifs.

  

Les principaux partis politiques

La Croatie a un système multipartiste. Les principaux partis du pays sont les suivants :
- Le HDZ (Union Démocratique Croate)- socialiste, conservateur, de droite, préconise la libéralisation économique et politique
- Le SDP (Parti Socio-Démocrate Croate) – de gauche, successeur de l'ex-parti communiste croate
- Le HNS (Parti Populaire Croate - Démocrates libéraux) - libéral, démocratique, préconise les réformes économiques ;
- Le HSP (Parti Croate du Droit) - nationaliste, de droite, préconise une politique ethno-centriste ;
- Le HSS (Parti Paysan Croate) - de gauche, conservateur, préconise une politique pro-agrarienne ;
- Le HSU (Parti des Retraités Croates) - protège les intérêts des retraités, est aussi soutenu par les syndicats de travailleurs.

 

http://www.lemoci.com/pays/croatie/



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6 - CROATIE : PERSPECTIVES ECONOMIQUE ET POLITIQUE

 

Principaux Indicateurs économiques

 

2012

2013

2014(p)

 2015(p)

Croissance PIB (%)

-1,9

-1,0

-0,6

 -0,7

Inflation (moyenne annuelle)

3,4

2,2

0,8

1,2

Solde budgétaire / PIB (%)

5,0

 -4,9

-3,8

 -3,1

Solde courant / PIB (%)

 0,1

 0,5

1,5

1,6

Dette publique / PIB (%)

 55,5

 67,1

69,0

69,2

 

(p) Prévisions


 


POINTS FORTS

Potentiel de croissance renforcé par l’intégration à l’UE

Degré de convergence économique avec l’UE avancé

Qualité des infrastructures

Attractivité touristique

 

 

POINTS FAIBLES

Faiblesse du taux d’épargne

Dette extérieure privée élevées

Dépendance à l'égard des capitaux étrangers

Taux de chômage élevé

Appréciation du risque

 

La récession perdure en 2014

La croissance de la Croatie s’inscrit en contraction en 2014 pour la sixième année consécutive. On observe toutefois une demande extérieure plus dynamique en provenance de l’UE permettant de soutenir les entreprises exportatrices. Les activités liées au tourisme (restauration, hôtelleries, transports) demeurent les plus dynamiques et génèrent près de 20% du PIB. La demande interne privée reste néanmoins morose en raison du désendettement des agents. Le pays souffre par ailleurs de tendances démographiques défavorables.

 

Le chômage affecte près de 17% de la population active. On constate également une sortie des Croates du marché du travail avec l’abandon des recherches d’emploi et le départ des travailleurs pour l’Union Européenne. La seule contribution positive à la croissance vient des exportations nettes de biens et services, en hausse en milieu d’année. Compte tenu du manque de compétitivité de l’économie (coûts de main-d’œuvre élevés et faible productivité) et d’un climat des affaires difficile, la croissance devrait stagner 2015. L’économie est marquée par une inflation atone, due à une faible demande interne. Après une chute de l’inflation en 2013, le pays a connu un épisode de déflation entre février et juillet 2014 alors que les prix ont diminué de 0,3% en moyenne par rapport à l'année précédente.

 


Une consolidation fiscale exigée par Bruxelles

Les récessions consécutives sont à l’origine d’une dégradation significative des finances publiques. Les efforts de consolidation de ces dernières années ont été moins marqués que dans les autres pays d’Europe centrale et orientale. Dans ce contexte, l’Etat a entrepris de privatiser les secteurs subventionnés de l’énergie et des transports, soit au total plus de 500 entreprises. Malgré ces mesures, la dette publique continue de croître. Celle-ci approche actuellement les 70% du PIB. De nouvelles mesures budgétaires apparaissent donc nécessaires pour répondre aux obligations de la récente procédure de déficit excessif initiée par la Commission européenne fin 2013. En conséquence, la politique budgétaire est étroitement surveillée par la Commission. Le déficit, bien qu’encore élevé, devrait donc progressivement se réduire à l’horizon 2015.

 

En outre, la balance courante génère désormais un excédent, concomitamment à l’affaiblissement de la demande interne. La balance commerciale reste toutefois largement déficitaire. Les entreprises croates demeurent en effet dépendantes de l’Italie et des Balkans, notamment la Bosnie-Herzégovine (2% de croissance en 2014) et la Slovénie (0,6% de croissance en 2014). Le pays ne s’est pas tourné suffisamment vers des économies plus dynamiques comme l’Allemagne (qui représente pour l’instant seulement 10% des exportations croates), à la différence de ses homologues régionaux. A cela s’ajoute l’absence d’ajustement salarial qui a dégradé la compétitivité prix. L’excédent de la balance des services, en raison des performances touristiques favorables, compense néanmoins le déficit commercial.

Quant au secteur bancaire, bien que robuste, il pâtit de la présence de créances douteuses et d’un fort degré d’euroïsation. Le taux de change est étroitement encadré par la banque centrale, sous la direction de Bruxelles, et vise à assurer la stabilité de la kuna face à l’euro. Dès lors, les marges de manœuvre du gouvernement croate s’agissant de la politique de change sont réduites.

 


Une adhésion à l’Union européenne dont les effets se font attendre.

Le pays est devenu le 28ème Etat membre de l’UE à compter du 1er juillet 2013. L’intégration a apporté un alignement de la législation du pays aux normes communes permettant de créer un climat plus propice aux affaires et aux investissements. Mais les conditions d’entrées dans l’Union ont également eu un impact négatif. Le besoin de se conformer à la rigueur européenne a en effet eu des conséquences sur certaines industries. Celles-ci ont ainsi vu leur production durement touchée par le processus de restructuration et de privatisation avec la fin des subventions étatiques, notamment le domaine de la construction navale. 

 

Sur le plan politique, la coalition au pouvoir est actuellement en difficulté. Le ministre des finances a ainsi été limogé pour une affaire de corruption le 6 mai 2014. En outre, les élections européennes de mai 2014 ont vu la victoire de l’opposition de centre-droit. Le prochain enjeu à venir concerne la campagne pour les élections présidentielles de 2015. Celle-ci est actuellement marquée par le désintérêt des électeurs pour les deux grands partis traditionnels, même si ceux-ci restent les favoris. En raison de l’approche des élections, il est peu probable que des réformes significatives soient mises en place d’ici à 2015.

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Croatie

 

 


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