Publié le : 12-03-2015 à 10:02:21 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

MONDE/ BRICS/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : le renouveau en marche pour un monde d’espoir


1 – « Oufa se prépare au sommet des BRICS, l'événement des plus remarquables de l'année. Le premier hôtel construit en prévision du sommet est ouvert dans la ville qui accueillera en juillet les délégués du Brésil, de l'Inde, de Chine et d'Afrique du Sud. Les BRICS sont un jeune format de coopération en développement. 3 milliards de personnes soit 42% de la population de la planète occupent un quart de la superficie de la terre. Le PIB sommaire du Brésil, de Russie, de l'Inde, de Chine et d'Afrique du Sud constitue près de 15% du PIB mondial. La coopération fructueuse a été engagée il y a neuf ans. La première réunion ministérielle: en format BRIC a eu lieu en marge de la session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2006. Le premier sommet du groupe a été convoqué trois ans après à Ekaterinbourg à l'initiative de la Russie. Les délégués ont examiné la crise financière mondiale et la sécurité alimentaire globale. Les sommets se déroulent régulièrement dans l'un des pays des BRICS. Les pays membres se sont entendus au Brésil de coopérer dans la sphère financière et de soutenir les exportations. L'Afrique du Sud a rejoint le groupe de pays en développement en 2010 : c'est en ce moment que sont apparus les BRICS. Le sommet à Fortaleza qui a eu lieu l'année dernière a constitué une étape cruciale dans le développement du groupe. Il a été décidé de fonder une Banque de développement des BRICS et de former un pool de réserves monétaires ce qui promet de garantir la sûreté économique dans les pays membres. »

  


2 – « Selon le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A. R. Ghanashyam, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) «ont plus rapidement cru au cours de ces dernières années, que les échanges entre le continent noir et toutes les autres régions du monde», a-t-il révélé dans une interview accordée le 1er septembre 2014 au Quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune. Pour preuve, soutient le diplomate indien dont la mission diplomatique s’étend au Nigéria, au Bénin et au Tchad, ces échanges Afrique-BRICS «ont doublé entre 2007 et 2012, pour se situer à 340 milliards de dollars cette année-là, et sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015». «Le succès des BRICS dans la promotion de la croissance économique inclusive, la création des emplois et la structuration du secteur de la transformation locale des produits, afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités, ont apporté beaucoup d’enseignements aux pays africains», indique-t-il, pour justifier cet intérêt croissant des Africains pour les BRICS en matière de coopération économique. A.R. Ghanashyam prédit d’ailleurs un dynamisme plus accru de cette coopération économique entre les BRICS et les Etats africains, avec l’entrée en activité prochaine des institutions financières (une banque de développement et un fonds) récemment créées par ce groupe constitué de pays émergents. »

  

 

 

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1 - Les BRICS : l’alternative globale

 

Oufa se prépare au sommet des BRICS, l'événement des plus remarquables de l'année. Le premier hôtel construit en prévision du sommet est ouvert dans la ville qui accueillera en juillet les délégués du Brésil, de l'Inde, de Chine et d'Afrique du Sud. Les BRICS sont un jeune format de coopération en développement. 3 milliards de personnes soit 42% de la population de la planète occupent un quart de la superficie de la terre. Le PIB sommaire du Brésil, de Russie, de l'Inde, de Chine et d'Afrique du Sud constitue près de 15% du PIB mondial.

 

La coopération fructueuse a été engagée il y a neuf ans. La première réunion ministérielle: en format BRIC a eu lieu en marge de la session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2006. Le premier sommet du groupe a été convoqué trois ans après à Ekaterinbourg à l'initiative de la Russie. Les délégués ont examiné la crise financière mondiale et la sécurité alimentaire globale. Les sommets se déroulent régulièrement dans l'un des pays des BRICS. Les pays membres se sont entendus au Brésil de coopérer dans la sphère financière et de soutenir les exportations. L'Afrique du Sud a rejoint le groupe de pays en développement en 2010 : c'est en ce moment que sont apparus les BRICS.

 

Le sommet à Fortaleza qui a eu lieu l'année dernière a constitué une étape cruciale dans le développement du groupe. Il a été décidé de fonder une Banque de développement des BRICS et de former un pool de réserves monétaires ce qui promet de garantir la sûreté économique dans les pays membres. Qui plus est, il est possible que ce soit l'alternative au FMI qui protège essentiellement les corporations transnationales et ne contribue pas à stabiliser le marché monétaire mondial.



L'analyste chef du groupe d'investissements « Nord-Capital » Roman Tkatchouk envisage les perspectives des BRICS :

Il a été prévu d'accéder d'ici 2050 au leadership mondial, de jouer le rôle clé, de devenir plus influent que les Etats-Unis et l'UE. Les efforts appropriés sont déployés: la fondation de la banque, les contrats réciproques. Les pays ont signé l'accord sur la formation d'un pool de réserves monétaires des BRICS. Les pays ont concrétisé la coopération. Il est possible que la banque soit l'alternative au FMI. Si un pays des BRICS se heurte aux problèmes financiers, elle pourra lui prêter concours.

Le groupe joue un rôle substantiel dans le règlement des problèmes mondiaux et la garantie de la sécurité globale. Les BRICS sont déjà l'alternative aux autres alliances économiques, estime le chef de chaire d'histoire des pays d'Extrême-Orient de la Faculté orientale de l'Université d'Etat de St Petersbourg Vladimir Kolotov:

 

Les structures dans lesquelles les Etats-Unis jouent le rôle principal parviennent à contraindre leurs partenaires à appliquer les décisions adoptées à Washington même si elles ne les arrangent pas. Pour reprendre l'expression d'Obama, ils « arrachent les mains » aux partenaires. Les sanctions qui portent préjudice à l'UE le confirment. En ce qui concerne les BRICS, le groupe est fondé sur la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures. C'est ce qui le distingue foncièrement des institutions dirigées par les Etats-Unis.

En invitant les leaders des BRICS au sommet à Oufa, Vladimir Poutine a promis d'assurer la continuité et de prendre en considération le bilan du sommet au Brésil.

 

10.03.2015/ Mis à jour 10.03.2015/ Maria Ivanova/ 1621331

 

http://fr.sputniknews.com/analyse/20150310/1015110640.html



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2 - La Banque de développement des BRICS est une alternative digne au FMI

 

La Douma d’Etat a ratifié l’Accord sur la fondation de la Banque des BRICS signé en juillet 2014 par les leaders du Brésil, de Russie, de l’Inde, de Chine et d’Afrique du Sud. Les députés du parlement russe espèrent que la Nouvelle banque de développement engagera ses activités d'ici fin 2015. Une nouvelle Banque de développement est destinée à financer les projets d'infrastructure dans les BRICS et les pays en développement. Selon les experts, une nouvelle structure est l'alternative au FMI et à la Banque mondiale qui sont contrôlées par les Etats-Unis et perdent peu à peu leur influence. L'accent dans les activités de la Banque des BRICS sera mis sur les projets qui n'ont pas bénéficié du soutien des fonds internationaux.

 

Ce sera l'une des plus grandes institutions financières au capital déclaré de 100 milliards de dollars, raconte le vice-ministre russe des finances Serguei Stortchak. Le capital statutaire remboursé de la Nouvelle banque évalué à 10 milliards de dollars sera formé dans l'espace de sept ans. Le capital réuni est réparti proportionnellement entre les cinq fondateurs, l'apport de chacun d'entre eux représente 2 milliards de dollars.

 

Le principe des parts égales a une importance de principe, estime Serguei Stortchak : C'est une nouvelle institution au sein de laquelle tous les pays auront les parts et le poids égaux lors du vote et, par conséquent, des possibilités égales en tant qu'actionnaires et emprunteurs potentiels. C'est là le trait distinctif de la Banque des BRICS. Il existe au monde près d'une vingtaine de banques multipartites de développement où le capital est le plus souvent réparti selon le potentiel économique des participants.

  

Selon le vice-ministre russe des finances, l'Accord sur la fondation de la Banque de développement des BRICS est ouvert aux nouveaux participants. La condition sine qua non: ces pays doivent être membres de l'ONU. Or, de nouveaux participants seront privés de toute une série de prérogatives dont sont dotés les BRICS. Les décisions clés seront adoptées à la majorité des voix des pays fondateurs. Seuls ces pays auront le droit de déléguer leurs représentants aux organes directeurs de la Banque.


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Le système de gestion corporative aura trois niveaux : Conseil des gérants, Conseil des directeurs et président élu pour cinq ans par rotation. Il est précisé que tous les fonctionnaires et collaborateurs de la Banque de développement bénéficient de l'immunité judiciaire et contre les restrictions d'immigration. Leur rémunération n'est pas imposée. Les bénéfices et les actifs de la Banque ainsi que les transactions sont affranchis d'impôts. Qui plus est, les biens et les archives de la Banque ne peuvent pas être perquisitionnés ni confisqués. Le quartier général de la Banque des BRICS siègera à Shanghai. La mégalopole chinoise s'est engagée à présenter l'office et l'équipement nécessaire pour son fonctionnement.

 

La première séance du Conseil des directeurs de la Nouvelle banque de développement aura lieu en juillet au sommet des BRICS. Les leaders des pays membres se réuniront cette année à Oufa, capitale de la république russe du Bachkortostan. 

 

25.02.2015/ Mis à jour 25.02.2015/ Liudmila Matsenko/ 4169350

 

http://fr.sputniknews.com/analyse/20150225/1014886773.html


 


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3 - «Les échanges entre l’Afrique et les BRICS sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015»

 

Selon le Haut-commissaire de l’Inde au Cameroun, A. R. Ghanashyam, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) «ont plus rapidement cru au cours de ces dernières années, que les échanges entre le continent noir et toutes les autres régions du monde», a-t-il révélé dans une interview accordée le 1er septembre 2014 au Quotidien gouvernemental camerounais, Cameroon Tribune.


 


Pour preuve, soutient le diplomate indien dont la mission diplomatique s’étend au Nigéria, au Bénin et au Tchad, ces échanges Afrique-BRICS «ont doublé entre 2007 et 2012, pour se situer à 340 milliards de dollars cette année-là, et sont projetés à 500 milliards de dollars en 2015». «Le succès des BRICS dans la promotion de la croissance économique inclusive, la création des emplois et la structuration du secteur de la transformation locale des produits, afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités, ont apporté beaucoup d’enseignements aux pays africains», indique-t-il, pour justifier cet intérêt croissant des Africains pour les BRICS en matière de coopération économique.

A. R. Ghanashyam prédit d’ailleurs un dynamisme plus accru de cette coopération économique entre les BRICS et les Etats africains, avec l’entrée en activité prochaine des institutions financières (une banque de développement et un fonds) récemment créées par ce groupe constitué de pays émergents.

 

Pour rappel, la banque de développement et le Fonds des BRICS veulent notamment être une alternative à la Banque mondiale, mais aussi au Fonds monétaire international (FMI).  La capitalisation de cette banque a été fixée dans un premier temps à 10 milliards de dollars de liquidités sur sept ans, équitablement répartis entre les pays fondateurs, et 40 milliards de dollars de garanties. Cette somme sera progressivement portée à 100 milliards de dollars et la banque pourra commencer à prêter en 2016.

 

Mardi, 02 septembre 2014 / Agence Ecofin

 

http://www.agenceecofin.com/commerce/0209-22481-les-echanges-entre-l-afrique-et-les-brics-sont-projetes-a-500-milliards-de-dollars-en-2015


 


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3 - Le FMI serait «ravi» de travailler avec les nouvelles institutions financières des Brics

 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde (photo), a déclaré, le 16 juillet, que son institution serait «ravie» de travailler avec les nouvelles institutions financières créées par les pays émergents des Brics pour tenter de redessiner l’architecture financière mondiale. «Le personnel du FMI sera ravi de travailler avec les équipes des Brics (...) afin de renforcer la coopération entre les différents mécanismes de protection internationaux et préserver la stabilité financière», a indiqué la patronne du  FMI dans un communiqué.

 

Les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui s'estiment sous-représentées au sein du FMI et de la Banque mondiale, ont officiellement créé le 15 juillet leur banque commune de développement et un fonds de réserve, espérant poser la première pierre d'une nouvelle architecture financière mondiale. Ces nouvelles institutions veulent être des alternatives à la Banque mondiale et au FMI et contrer ainsi l'hégémonie occidentale sur la scène financière.

 

«Le FMI a une très profonde relation avec les pays des Brics, qui sont des membres clés de l'institution», a estimé Mme Lagarde, assurant qu'elle espérait «renforcer la collaboration» avec eux. Toute réforme de la gouvernance du FMI, qui pourrait atténuer la domination des Européens et des Américains au profit des pays émergents, est bloquée depuis près de deux ans par le veto de fait du Congrès des Etats-Unis. Selon une règle non-écrite, les Européens nomment un des leurs à la direction du FMI tandis que les Américains choisissent le dirigeant de la Banque mondiale.

 

Jeudi, 17 juillet 2014 / Agence Ecofin

 

http://www.agenceecofin.com/institutions-internationales/1707-21615-le-fmi-serait-ravi-de-travailler-avec-les-nouvelles-institutions-financieres-des-brics


 


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4 - L’esprit des BRICS se propage progressivement à toute l’Asie

 

Si l’Empire britannique (c’est-à-dire la City et Wall Street) et sa marionnette Barack Obama souhaitent maintenir le plus de tension possible entre la Chine et ses principaux voisins, l’activité diplomatique conduite par la Chine et l’Inde vise au contraire à établir dans la région une harmonie semblable à celle qui s’est installée au sein des BRICS. L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte d’un côté que la Chine et le Vietnam se sont entendus « pour éviter toute action susceptible d’aggraver leurs disputes concernant les questions maritimes », suite à une rencontre le 27 août entre le président Xi Jinping et l’envoyé spécial du Secrétaire général du comité central du Parti communiste vietnamien Le Hong Anh.

 

Le Vietnam n’a pas envoyé un délégué du plus niveau mais a tout de même démontré par ce biais sa volonté de mettre fin aux tensions qui se sont récemment manifestées entre les deux pays, en particulier suite aux forages chinois dans une zone contestée de la mer de Chine du Sud en mai dernier. Le gouvernement Obama n’avait pas manqué de faire part de son soutien aux Vietnamiens dans cette dispute.


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L’accord entre la Chine et le Vietnam appelle à une « étude et une discussion pour voir comment on peut convenir d’une exploration conjointe de la mer de Chine du Sud, éviter toute action susceptible de compliquer et d’accroître les disputes, et assurer une stabilité de l’ensemble des relations bilatérales ainsi que la paix dans la mer de Chine du Sud ». La Chine vise également à obtenir des compensations pour les dommages causés à des entreprises chinoises installées au Vietnam lors des manifestations anti-chinoises de mai dernier.

 

Trois jours plus tard, le Premier ministre indien Narendra Modi se rendait au Japon pour un séjour de 5 jours (30 août au 3 septembre), et faisait part de ses grandes espérances pour l’émergence d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays. Modi a déclaré qu’il allait « explorer les moyens par lesquels le Japon peut s’associer de manière productive avec ma vision d’un développement inclusif de l’Inde, incluant la transformation des activités manufacturières ainsi que des secteurs de l’infrastructure, de l’énergie et du social ». L’Inde cherche un accord sur le transfert de certaines technologies nucléaires japonaises, ainsi que dans le domaine militaire. Les médias anglo-saxons croient voir dans la visite de Modi une volonté des deux pays de contrebalancer la montée de la Chine, mais il y a fort à parier que le Premier ministre indien a discrètement soufflé à l’oreille de son homologue les avantages qu’aurait le Japon à se rapprocher des BRICS.

 

Septembre 2014

 

http://reseauinternational.net/lesprit-brics-se-propage-progressivement-lasie/


 


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