Publié le : 15-03-2015 à 23:23:33 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ EGYPTE/ GOUVERNANCE/ TERRORISME : le leader du monde arabe s’engage pour le renouveau et la modernisation


1 – « Le ministre égyptien de la Construction a présenté vendredi le projet de la nouvelle capitale du pays, qui doit surgir d'ici cinq ans entre Le Caire et la mer Rouge. La ville aura la taille de Singapour, et son aéroport international surpassera par ses dimensions le Heathrow de Londres. Un projet grandiose de la nouvelle capitale égyptienne a été présenté vendredi par le ministre de la Construction de ce pays, Mustafa Madbouly, lors d'un forum sur les investissements à Charm el-Cheikh. La nouvelle capitale, qui n'a pas encore de nom, doit être aussi grande que Singapour et son aéroport international, surpasser par ses dimensions le Heathrow de Londres. Les travaux doivent prendre cinq ans. Au bout de ce délai, cinq millions de personnes viendront habiter une ville de 700 kilomètres carrés abritant 2.000 établissements d'enseignement et 600 centres médicaux. Les administrations publiques et les ambassades y déménageront elles aussi. "Il s'agit d'une capitale de niveau mondial", a déclaré M. Madbouly lors de la présentation du projet. L'emplacement choisi est situé entre Le Caire et la mer Rouge. »


 


2 – « La Russie et l'Egypte ont convenu d'élargir leur coopération dans le cadre du projet  égyptien de construction de la première centrale nucléaire du pays à El-Dabaa, rapporte mardi le correspondant de RIA Novosti sur place. L’"Accord sur le développement du projet de construction d'une centrale nucléaire sur le territoire de la République arabe d'Egypte" a été signé par le directeur du groupe nucléaire public Rosatom Sergueï Kirienko et le ministre égyptien de l'Electrification et de l'Energie Mohammed  Shaker. L'accord signé rend possible la participation de Rosatom à l’appel d'offres pour la construction de la première centrale nucléaire en Egypte. »


 

 

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1 - L'Egypte veut se doter d'une nouvelle capitale

 

Le ministre égyptien de la Construction a présenté vendredi le projet de la nouvelle capitale du pays, qui doit surgir d'ici cinq ans entre Le Caire et la mer Rouge. La ville aura la taille de Singapour, et son aéroport international surpassera par ses dimensions le Heathrow de Londres. Un projet grandiose de la nouvelle capitale égyptienne a été présenté vendredi par le ministre de la Construction de ce pays, Mustafa Madbouly, lors d'un forum sur les investissements à Charm el-Cheikh.

 

La nouvelle capitale, qui n'a pas encore de nom, doit être aussi grande que Singapour et son aéroport international, surpasser par ses dimensions le Heathrow de Londres. Les travaux doivent prendre cinq ans. Au bout de ce délai, cinq millions de personnes viendront habiter une ville de 700 kilomètres carrés abritant 2.000 établissements d'enseignement et 600 centres médicaux. Les administrations publiques et les ambassades y déménageront elles aussi. "Il s'agit d'une capitale de niveau mondial", a déclaré M. Madbouly lors de la présentation du projet. L'emplacement choisi est situé entre Le Caire et la mer Rouge.



Le projet a été conçu par le groupe émirati Capital City Partners qui a piloté la construction du plus haut gratte-ciel du monde, la Burj Khalifa de Dubaï. Selon le PDG de cette société, Mohamed Alabbar, "la nouvelle ville est conçue à partir de zéro, mais elle constituera un prolongement naturel du Caire". Le chantier grandiose doit créer environ un million d'emplois et ranimer l'économie égyptienne.

 

Des projets similaires ont déjà été réalisés au Brésil (Brasilia), au Pakistan (Islamabad), au Nigeria (Abuja) et au Kazakhstan (Astana), mais la nouvelle capitale égyptienne doit les éclipser. Le coût de la construction est évalué à 45 milliards de dollars, mais les sources de financement ne sont pas pour le moment définies. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui a assisté à la présentation du projet, a salué les réformes économiques du président Fattah al-Sissi et a appelé les milieux d'affaires internationaux à investir dans l'économie égyptienne.

 

14.03.2015/ Mis à jour 14.03.2015// 2782267

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150314/1015173615.html#ixzz3UOsN0J6g

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150314/1015173615.html

 



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2 - Nouvelle capitale égyptienne : Le Caire signe un contrat avec un investisseur émirati

 

Le Caire a signé avec une société émiratie un contrat sur la construction d'une nouvelle capitale égyptienne dans le désert longeant le canal de Suez. Le gouvernement égyptien et la société émiratie Gulf Investment Corporation ont signé samedi un contrat prévoyant la construction d'une nouvelle capitale de l'Egypte dans l'est du pays.

Le contrat a été signé en marge de la conférence sur le développement économique et les investissements qui se déroule à Charm al-Cheikh. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le vice-président des Emirats, le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum, ont assisté à la cérémonie. La nouvelle capitale sera construite à 45 kilomètres à l'est du Caire. Selon le ministre de la Construction, Mustafa Madbouly, cette décision s'explique par le surpeuplement de la capitale actuelle qui compte 20 millions d'habitants et qui en comptera deux fois plus d'ici 40 ans. 


 


Le coût de la première tranche du projet est évalué à 45 milliards de dollars. Les travaux doivent prendre sept ans. De la taille de Singapour, la nouvelle capitale accueillera les administrations gouvernementales et les ambassades. Sa population sera de 5 millions d'habitants. La ville, qui n'a pas encore de nom, fera son apparition dans le désert. Selon M. Madbouly, le gouvernement égyptien envisage d'y aménager le plus grand parc du monde.

 

14.03.2015/ Mis à jour le 14.03.2015// 216179

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150314/1015174401.html



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3 - Centrale nucléaire : l'Egypte et la Russie signent un accord

 

Un accord de coopération dans le nucléaire civil a été signé entre Moscou et le Caire. La Russie et l'Egypte ont convenu d'élargir leur coopération dans le cadre du projet  égyptien de construction de la première centrale nucléaire du pays à El-Dabaa, rapporte mardi le correspondant de RIA Novosti sur place.

 

L’"Accord sur le développement du projet de construction d'une centrale nucléaire sur le territoire de la République arabe d'Egypte" a été signé par le directeur du groupe nucléaire public Rosatom Sergueï Kirienko et le ministre égyptien de l'Electrification et de l'Energie Mohammed  Shaker. L'accord signé rend possible la participation de Rosatom à l’appel d'offres pour la construction de la première centrale nucléaire en Egypte.

 

10.02.2015/ Mis à jour 10.02.2015// 1177140

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150210/1014540073.html



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4 - Al-Sissi : les investisseurs russes sont les bienvenus en Egypte

 

Le président égyptien apprécie hautement l'attitude de Moscou à l'égard de l'Egypte et invite les sociétés russes à investir en Egypte. Les investisseurs russes ont de grandes possibilités en Egypte, a déclaré mardi a au Caire le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. "Nous apprécions votre position à l'égard de nos relations et déclarons aux investisseurs russes qu'ils ont un grand potentiel d'investissement en Egypte, en plein cœur du monde, en plein cœur du Proche-Orient situé entre l'Afrique et l'Europe. Nous restons très ouverts", a indiqué M.al-Sissi à RIA Novosti.

 

Le président russe Vladimir Poutine est arrivé lundi pour une visite officielle de deux jours au Caire destinée à évoquer avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi la situation au Proche-Orient et les relations bilatérales. La visite doit déboucher sur la signature de plusieurs documents.

 

10.02.2015/ Mis à jour 10.02.2015/


http://fr.sputniknews.com/international/20150210/1014534435.html



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5 - Poutine accueilli en grande pompe en Égypte

 

Pour sa première visite cairote depuis dix ans, le président russe a été reçu comme un tsar mardi par son homologue égyptien Abdel Fatah el-Sissi. Outre les milliards de contrats en jeu, cette visite permet aussi à Poutine d'avancer ses pions sur l'échiquier diplomatique.

Impossible de les rater. Ses portraits tapissent les moindres recoins de la capitale égyptienne: autoponts, façades, entrée du palais présidentiel… Pour sa première visite cairote en 10 ans, les Égyptiens ont réservé à Vladimir Poutine un accueil digne d'un tsar. C'est que le président Sissi, refroidi par le gel, en 2013, de l'aide militaire américaine (ultérieurement restaurée) attend beaucoup de son homologue russe. A l'inverse des capitales occidentales, ce dernier n'a jamais mis en cause la brutalité de la répression qui, cette même année, suivit la destitution du président islamiste Mohammed Morsi. Alors ministre de la Défense, Abdel Fatah el-Sissi avait au contraire été accueilli les bras ouverts en Russie dès février 2014. Après son élection, il était même retourné voir le président russe, en août, dans sa résidence d'été de Sotchi.

 

Symbole d'un rapprochement sous le signe de l'armement, Vladimir Poutine a offert ce mardi une Kalachnikov AK-47 au président Sissi. La veille, peu après son arrivée, les deux hommes avaient passé la soirée à l'Opéra du Caire. Les milieux bien informés parlent de plusieurs milliards de dollars de contrats en faveur de l'Égypte: systèmes de défense antiaériens, hélicoptères et avions de combats. Le tout vraisemblablement financé par l'Arabie saoudite, allié stratégique de Sissi dans la région.

 


Une aubaine pour le patron du Kremlin

Lors de leurs échanges à huis clos, les deux chefs d'État ont abordé la question de la «lutte contre le terrorisme international». Ils ont également évoqué les conflits en Libye voisine, en Syrie et en Irak. «Le président Poutine nous a assuré qu'il renforcerait la coopération militaire entre les deux pays, surtout dans le contexte actuel», a déclaré le président Sissi lors d'une conférence de presse. «Nous avons également convenu de la nécessité d'approfondir la coopération commerciale et économique, et nous nous sommes mis d'accord pour faciliter les échanges et abolir les obstacles», a-t-il ajouté. Le chef d'État égyptien s'est également félicité d'un «renforcement des relations en matière énergétique» et d'une «coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire civile».

 

Pour la Russie, isolée et critiquée dans la crise ukrainienne, la visite de Poutine en Égypte est une véritable aubaine: une façon d'avancer ses pions dans les domaines économique et diplomatique. «Poutine continue de tirer profit des ambiguïtés et des contradictions des politiques occidentales à l'égard du Moyen-Orient», a expliqué à l'AFP Anna Borshchevskaya, spécialiste de la Russie au Washington Institute For Near East Policy. «Aussi longtemps que Washington critique le recul de l'Égypte sur le plan démocratique (…), cela laisse la porte ouverte à Poutine (…) pour renforcer son influence au détriment des intérêts américains», estime-t-elle.

 

De notre correspondante au Caire/ Par Delphine Minoui/ Publié le 10/02/2015

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/10/01003-20150210ARTFIG00261-poutine-accueilli-en-grande-pompe-en-egypte.php



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http://www.aawsat.net/wp-content/uploads/2015/03/save2.jpg

 

Egypte : Sommet international pour les investisseurs du 13 au 15 mars 2015

 

La république arabe d’Egypte organise une grande conférence internationale pour les investisseurs à Charm el-Cheikh du 13 au15 mars 2015. Présidé par le président égyptien, S.E. le Président Abdel Fattah El-Sisi, la Conférence du Développement Economique en Egypte (EEDC) constitue une étape clé dans la réforme mise en place par le gouvernement pour accélérer le développement économique du pays.

 

De nombreux porte-parole de stature internationale ont déjà confirmé leur présence:

_ Jim Yong Kim, Président de la Banque Mondiale et Jin-Yong Cai, Vice-président exécutif et directeur général de l’IFC

_  Mohamed El-Erian, Président du Conseil de développement économique du Président des Etats-Unis Barack Obama, Conseiller économique en chef d’Allianz

_ Paul Polman, CEO d’Unilever

_ Bob Dudley, Group Chief Executive de BP

_ Peter Orszag Vice Président Corporate & Investment Banking de Citigroup

_ Jeff Immelt, Président et CEO de GE

_ Ken Jacobs, Président et CEO de Lazard

_ Shayne Nelson, CEO de Emirates NBD

_ Ahmad Abdulkarim Julfar, CEO d’Etisalat Group

_ Sir Martin Sorrell, CEO du groupe WPP.

 

Font partie du comité de pilotage de la Conférence les personnalités suivantes : le Premier ministre égyptien M. Mahlab ; le ministre égyptien des Finances, Hany Kadry, le ministre égyptien de la Coopération internationale, le Dr. Naglaa El Ahwany et le ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie, Mounir Fakhry Abdel Nour ; le ministre saoudien des Finances, Dr. Ibrahim Al Assaf; et le ministre d’État des EAU, le Dr. Sultan Al Jaber.

 

Il est prévu que le Président El-Sisi rencontre des dirigeants politiques et économiques en tête-à-tête tout au long de la conférence. Le gouvernement égyptien y présentera sa politique macroéconomique à moyen terme et expliquera comment il entend se concentrer sur les secteurs présentant le potentiel économique le plus élevé. Les sujets abordés lors de la conférence toucheront à l’avenir de l’Egypte, à l’énergie, l’innovation, l’emploi, l’ascension sociale, les marchés financiers et le projet de développement du canal de Suez.

 

Les participants à la conférence auront également des présentations sur des opportunités d’investissement spécifiques réservées aux investisseurs internationaux: « A l’occasion de cette conférence, 14 banques d’investissement locales étudient actuellement 40 projets qui seront présentés aux investisseurs présents à la Conférence. 15 à 20 de ces projets seront immédiatement viables et réalisables. Le reste sera présenté aux investisseurs au cours des prochains mois », a indiqué le ministre égyptien de l’Investissement, Ashraf Salman. « Cet événement est vital pour l’avenir du peuple égyptien et pour la stabilité de la région », a déclaré le ministre de la Coopération internationale, le Dr Naglaa El Ahwany.

 

L’Arabie saoudite est le partenaire de l’Egypte pour cette conférence », a souligné le ministre saoudien des Finances M. Al Assaf. Le ministre d’Etat émirati, le Dr. Sultan Al Jaber a déclaré que la Conférence était « une première étape dans la mise en oeuvre d’une stratégie plus large qui doit assurer la relance économique de l’Egypte », ajoutant que l’événement mettra l’accent sur les opportunités d’investissement dans les infrastructures et les industries clés.

 

 

À propos de la réforme économique égyptienne :

La Conférence du Développement Economique en Egypte fait partie d’un ambitieux programme de réformes en cours pour restructurer l’économie et transformer les fondamentaux économiques du pays. Le gouvernement est en train de transformer son approche économique et ses liens avec le secteur privé, tout en développant le capital humain du pays et en aidant les classes les moins privilégiées de la société à atteindre des niveaux de revenus plus élevés.

  

Les réformes en cours comprennent

_ Des accords sur de nouvelles lois minières et concernant le micro-financement

_ Le remboursement des arriérés dans le secteur de l’énergie

_ La mise en oeuvre d’une politique de taux de change plus flexible.

 

 D’autres réformes devraient faire l’objet d’annonces avant la Conférence, notamment une nouvelle loi sur l’investissement, un nouveau cadre règlementaire pour la gestion des terres, des modifications aux régimes des sociétés et aux lois sur l’électricité, des plans d’action sectoriels pour exploiter le potentiel de croissance au niveau micro-économique.

 

Une reprise économique commence à se manifester avec un taux de croissance de 6,8% au premier trimestre de l’exercice en cours. Le gouvernement égyptien prévoit que le taux pour cette année de la croissance sera supérieur à 4%, soit plus que l’objectif initial. Les progrès de l’Egypte ont été appréciés par les agences de notation internationales, le FMI et la Banque mondiale entre autres.

De grandes sociétés multinationales comme Nestlé, Kellogg’s et Vodafone ont annoncé des investissements importants en Egypte au cours du seul mois dernier.

 

http://www.europeorient.com/pages/industrie-economie/egypte-sommet-international-pour-les-investisseurs-du-13-au-15-mars-2015.html


 


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6 - Les monarchies du Golfe promettent 12 milliards de dollars à l’Egypte

 

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont promis vendredi douze milliards de dollars d’aides à l’Egypte lors d’une conférence économique destinée à renforcer la stature du président Abdel Fattah al-Sissi, qui s’affiche en champion de la lutte antiterroriste. Les Etats-Unis, en revanche, représentés à cette réunion de Charm-el-Cheikh par le secrétaire d’Etat John Kerry, sont venus les mains vides et se sont contentés d’affirmer leur «engagement» pour la «sécurité» et la «prospérité» de leur allié militaire arabe avec lequel les relations sont tumultueuses.

Se succédant à la tribune, l’émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmed Al-Sabah, le prince héritier saoudien Moqren ben Abdel Aziz et le vice-président et Premier ministre émirati Mohammad ben Rachid al-Maktoum ont annoncé chacun quatre milliards de dollars pour Le Caire, l’essentiel en investissements et trois milliards en dépôts à la banque centrale.

 

M. Sissi était tout sourire en recevant ses alliés arabes à l’ouverture de cette ambitieuse conférence qui se tient jusqu’à dimanche, dans la station balnéaire de la mer Rouge, afin d’attirer des capitaux étrangers. Il s’agit pour le chef de l’Etat égyptien de relancer une économie secouée par quatre années d’instabilité politique depuis la révolte qui chassa en 2011 Hosni Moubarak du pouvoir. La présence de 100 pays -- dont les puissances du Golfe, des Etats africains et européens et la Chine -- donne à la réunion de Charm-el-Cheikh une forte coloration diplomatique, censée renforcer l’influence de M. Sissi sur la scène internationale. Car même s’il réprime violemment toute opposition, Abdel Fattah al-Sissi demeure un allié incontournable pour les occidentaux dans le monde arabe, où le groupe Etat islamique (EI) grignote du terrain en Egypte et en Libye, après avoir conquis des territoires en Syrie et en Irak.

Avant la conférence, John Kerry s’est d’ailleurs entretenu avec le président égyptien des efforts de guerre de la coalition contre l’EI, de la Libye et de la Syrie. MM. Sissi et Kerry ont aussi eu une réunion quadripartite avec le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi Abdallah II de Jordanie sur le conflit israélo-palestinien.

 


- Pas d’aide américaine -

Mais Washington n’a fait aucune annonce nouvelle d’aide au Caire, pas même le déblocage attendu d’une dernière enveloppe d’assistance militaire de 650 millions de dollars. Les Etats-Unis allouent en principe chaque année 1,5 milliard de dollars d’aide à l’Egypte, dont 1,3 milliard dans le domaine militaire. Mais une partie avait été gelée après la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi en 2013 et conditionnée à des réformes démocratiques.

 

Depuis, des hélicoptères de guerre Apache ont toutefois été livrés pour appuyer Le Caire dans sa lutte contre les jihadistes dans le Sinaï. Dans un discours exceptionnellement bref et terne, relégué à la 15e place dans l’ordre des intervenants, M. Kerry, visiblement irrité, s’est borné à «promettre le plein engagement des Etats-Unis pour la sécurité, la prospérité et la paix que désirent et que méritent les Egyptiens».

 

Plus tôt, devant des chefs d’entreprises des deux pays, il avait assuré de la volonté des Etats-Unis «d’être le catalyseur du développement économique de l’Egypte». Mais comme pour illustrer le dilemme de l’Amérique à l’égard de son allié arabe, il a dit aussi «espérer voir davantage de progrès dans la réalisation des aspirations démocratiques du peuple égyptien».

Comme d’autres capitales occidentales, Washington s’émeut régulièrement de la sanglante répression que Le Caire mène contre les partisans de M. Morsi. Mais les Etats-Unis n’ont jamais qualifié son renversement de coup d’Etat et ont vite reconnu qu’ils ne pouvaient pas bouder le plus peuplé et le mieux armé des pays arabes face aux jihadistes.

 

M. Sissi réclame la formation d’une force arabe pour juguler cette menace islamiste armée, ce qui sera au menu du sommet de la Ligue arabe fin mars. Il a récemment indiqué que l’Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes Unis et la Jordanie pourraient s’impliquer dans ce projet. Dans son pays, ses objectifs de stabilité et de sécurité pourraient être contrariés par les attentats revendiqués quasi quotidiennement par des jihadistes et visant la police et l’armée en représailles, selon eux, à la répression anti-islamiste. Les plus meurtriers sont revendiqués par la branche égyptienne de l’EI, dont le nord-Sinaï est le bastion.

Soldats et policiers égyptiens ont tué plus de 1.400 partisans de Morsi depuis 2013 et emprisonné plus de 15.000 sympathisants islamistes. L’ONU et les Etats-Unis ont maintes fois dénoncé les «procès de masse expéditifs» au terme desquels des centaines d’opposants pro-Morsi ont été condamnés à mort.

 

AFP / 13 mars 2015/ Mis à jour : 13 mars 2015

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/03/13/egypte-l-arabie-saoudite-le-koweit-et-les-emirats-annoncent-12-milliards-de-dollars_1220073



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7 - Le Rafale remporte « son premier contrat à l'export », se félicite François Hollande

 

L’accord de vente à l’Égypte de 24 avions Rafale, d’une frégate multimission FREEM et de missiles courte et moyenne portée MBDA, pour un montant de plus de 5 milliards d’euros, a été paraphé par les différentes parties, jeudi 12 février. « L'avion de combat Rafale remporte son premier contrat à l'export », s’est félicité jeudi soir François Hollande. « Ces équipements permettront à l’Egypte d’accroître sa sécurité et de jouer tout son rôle au service de la stabilité régionale » se félicite le chef de l’Etat dans un communiqué.

La dernière page du contrat, qui détaille les modalités de cet accord, doit encore faire l’objet d’une dernière double signature officielle : celle du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, et celle d’un représentant de l’Etat français. C’est le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à qui incombera cette tache. Il se rendra lundi 16 février au Caire pour la signature officielle.

 


Première visite à l’automne 2014

La rapidité avec laquelle a été conclu ce contrat est présentée, par le milieu de la défense français, comme « du jamais-vu ». L’affaire égyptienne a été bouclée en trois mois. Les questions de financement, qui posaient quelques problèmes, ont été réglées la semaine dernière à Paris lors de la visite d’une délégation égyptienne de haut niveau. Tout avait vraiment commencé à l’automne 2014, lors de la venue à Paris du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, venu rencontrer le président François Hollande. L’enjeu de la visite était la dégradation de la situation en Libye, Paris et Le Caire redoutant que l’ancien fief de Mouammar Kadhafi bascule sous le contrôle des groupes armés djihadistes.

 

A cette occasion, M. Sissi avait fait part de sa volonté de renforcer sa défense aérienne, composée notamment de Mirage 5 et Mirage 2000, en achetant 24 Rafale. Une première manifestation d’intérêt pour le chasseur de Dassault avait été émise en 2011, sans que Paris ne donne vraiment suite. Côté marine, l’armée égyptienne, qui a déjà signé à l’été 2014 l’achat de quatre corvettes Gowind de DCNS pour un total estimé à 1 milliard d’euros, souhaitait en acquérir deux autres, mais aussi un ou deux bâtiments plus importants que sont les Fremm. A cela s’ajoutaient des missiles de courte et moyenne portée fournis par MBDA, pour un contrat de l’ordre de 400 millions d’euros en faveur de la défense anti-aérienne égyptienne.

 


« Je reviens dans trois jours »

Le 26 novembre, lors de son dernier passage à Paris, le président Sissi a insisté sur l’urgence de sa demande, d’autant qu’il souhaitait présenter ces nouveaux équipements en août prochain pour l’inauguration de l’élargissement du canal de Suez. « Je reviens dans trois jours », aurait-il dit pour signifier la nécessité d’aller vite. Une très importante délégation d’une quinzaine de militaires égyptiens était, à cette occasion, restée plusieurs jours à Paris pour discuter avec les industriels.

 

En dépit de ses relations privilégiées avec les Etats-Unis, l’Egypte est un client modeste mais historique des industriels de l’armement français. Entre 2009 et 2013, elle a commandé pour près de 250 millions d’euros d’équipements. L’armée de l’air a acquis son premier Mirage 3 au lendemain de la guerre des Six-Jours, en juin 1967. Elle a aussi été le premier client à l’exportation du Mirage 2000, pour 20 exemplaires en décembre 1981.

 

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Dominique Gallois

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/12/l-accord-de-vente-du-rafale-en-egypte-a-ete-paraphe_4575315_3234.html


 


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8 - Egypte : al-Sissi écourte sa visite en Ethiopie après les 26 morts du Sinaï

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a écourté vendredi sa visite à Addis Abeba où se tient le sommet de l'Union africaine pour regagner son pays après des attentats "terroristes" qui ont fait au moins 26 morts, en majorité des soldats, selon la présidence. Ansar Beït al-Maqdess, principal groupe d'insurgés islamistes du Sinaï et branche du groupe Etat islamique (EI) en Egypte, a revendiqué la série d'attaques, dont le bilan est le plus meurtrier pour les forces de sécurité depuis trois mois. "Après les opérations terroristes dans le nord du Sinaï hier soir (jeudi), le président a décidé de couper court à sa participation au sommet de l'UA après avoir assisté à la séance inaugurale, et a regagné le Caire pour suivre la situation", a indiqué la présidence.

 

Les victimes des attentats perpétrés dans le nord de la péninsule sont principalement des soldats. Ils ont aussi fait, selon des responsables de sécurité et des sources médicales, au moins 62 blessés, dont neuf civils.

 

30/01/2015 à 08:14 | AFP

 

http://www.jeuneafrique.com/actu/20150130T081434Z20150130T081325Z/



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9 - Egypte - Général Al Sissi : président laïc et nouveau Nasser ?

 

Suite au renversement du président Morsi (frères musulmans) en juillet 2013, le général Al Sissi, déjà homme fort du régime, a été élu à la présidence de la République arabe d’Egypte le 8 juin 2014 et continue depuis à s’imposer sur la scène internationale par ses prises de position courageuses et sa volonté de défendre une Egypte nationaliste et extirpée de ses fanatismes, au point qu’il est souvent comparé à l’ancien président Abdel Nasser (1956 à 1970) !

28 Décembre 2014 Discours prononcé à Al-Azhar, le président Égyptien Abd Al-Fattah Al-Sissi appelle à lutter contre l’idéologie extrémiste et dit : « nous devons changer radicalement notre religion », appelant à un discours religieux en accord avec son temps Al-Sissi avertit que « la nation Islamique est déchirée par l’extrémisme et court à sa perte », c’est un discours historique sans précédent d’un président musulman contre le fanatisme islamiste !

 

6 Janvier 2015, le président Abd Al-Fattah Al-Sissi rend visite à la Cathédrale orthodoxe Copte du Caire pendant la messe de Noël, c’est la première fois qu’un président égyptien assiste à l’évènement. Réputé pieux musulman Al Sissi se pose en véritable père de la Nation « nous sommes tous des Egyptiens », il s’affirme président laïc comme Nasser !

 

18 février 2015 Au lendemain de son raid aérien contre des positions de l’organisation Etat islamique en Libye, en représailles à la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens, le président Al-Sissi veut aller plus loin et il exhorte l’ONU à mandater une intervention militaire internationale. Le “raïs” veut frapper fort pour enrayer la progression du groupe terroriste en Libye, interrogé par la radio française Europe 1, il déclare : « ce qui se passe en Libye risque de transformer ce pays en un terreau du terrorisme qui va menacer l’ensemble de la région, pas seulement l’Egypte ». La vidéo des décapitations diffusée par l‘État islamique a semé la panique parmi les familles ayant toujours des proches en Libye, elle montre que l’organisation djihadiste a exporté ses méthodes atroces en dehors de la Syrie et de l’Irak, pour l’instant l’ONU se contente de condamner… mais l’initiative égyptienne conjuguée à la multiplication des exactions devrait finir par peser.

 

La fermeté affichée du Général al Sissi face au terrorisme, son sens de la concorde nationale, sa volonté affirmée de lutter contre la gangrène islamiste, démontre que l’Egypte a retrouvé son homme fort qu’elle n’avait plus depuis le décès d’Abdel Nasser en 1970, se définissant comme laïc, menant une politique d’équilibre et de recherche d’appui international (récente rencontre avec le président Poutine) Abd Al-Fattah Al-Sissi a déjà su s’imposer comme un vrai leader national, comparable à Nasser ?

  

Par Hieronymus / vendredi 27 février 2015/ Tags : Politique Islam International Laïcité Egypte


Source et infos : http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/egypte-general-al-sissi-president-49092



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10 – ROME : Visite du Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Vatican

 

 

 

Au cours des différents entretiens, «dans le cadre des garanties prévues par la nouvelle constitution» en Egypte, les deux parties ont exprimé le souhait de voir se «renforcer la coexistence pacifique entre toutes les composantes de la société», a rapporté le Bureau de presse du Saint-Siège. A ce titre, il s’est agi de discuter des «droits de l’homme et de la liberté religieuse» en Egypte. Le vœu a été également formulé de «continuer sur le chemin du dialogue interreligieux». Le Saint-Siège espère ainsi que l’université islamique Al-Azhar reprenne son dialogue avec Rome, interrompu depuis début 2011.


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La fin de l’expérience islamiste en Egypte

L’arrivée au pouvoir du maréchal Al-Sissi a marqué la fin de l’expérience islamiste en Egypte. Depuis, un calme relatif règne dans le pays. Le nouveau chef d’Etat veut rassurer les chrétiens dans leur sécurité et leur liberté de culte. Ils avaient craint en effet pour leur vie et leur foi sous la présidence de Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans. Les chrétiens représentent environ 10% de la population égyptienne.

La situation du pays a donc aussi été évoquée et le rôle de l’Eglise salué notamment au vu de sa «proximité» et de sa «solidarité» à l’endroit de tout le peuple égyptien «au cours de la période de transition politique». Concernant l’actualité régionale, il a été reconnu que l’Egypte pouvait jouer un rôle dans la «promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique». La voie «du dialogue et de la négociation a alors été confirmée comme «seule option» pour mettre un terme «aux conflits et à la violence qui mettent en danger les personnes sans défense et causant la perte de vies humaines».

 

 

Le pape a «une grande valeur pour l’humanité»

L’entretien privé entre le pape et le chef d’Etat égyptien a duré un peu plus de 20 minutes, en présence d’un interprète arabophone. Reçu six mois après son élection le président Al-Sissi, très modestement, a exprimé sa joie d’avoir en la personne du pape «la chance de rencontrer un grand homme qui a une grande valeur pour l’humanité».

Lors du traditionnel échange de cadeaux, le chef d’Etat égyptien a offert au pape François un coffret incrusté d’argent avec une gravure de l’Egypte antique. Le pape, quant à lui, a notamment offert au président égyptien une médaille de la 2e année de son pontificat. Le président égyptien était accompagné d’une délégation de 9 personnes.

 

Un président égyptien n’avait pas mis les pieds au Vatican depuis huit ans. La dernière visite remonte à mars 2006, lorsque Hosni Moubarak avait été accueilli par Benoît XVI. Le maréchal Al-Sissi devait s’entretenir dans la soirée du 24 novembre avec le président du conseil italien avant de se rendre le lendemain en France. (apic/imedia/cl/bb)

 

http://www.notredame-egypte.fr/index.php?page371-5-MM


 


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11 - L’Egypte a appelé la coalition internationale à déclarer la guerre contre le terrorisme

La Coalition anti-terroriste ne doit pas être limitée à la lutte contre le groupe radical l'Etat islamique, et doit s’opposer à toute forme de terrorisme. C'est ce qu'a déclaré le président de l'Egypte Abdel Fattah al-Sissi dans une conversation avec la secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Selon Al-Sissi, la coalition dirigée par les Etats-Unis devrait en premier lieu lancer la guerre contre les Frères musulmans et le groupe Ansar al-Charia. Précédemment, Kerry a déclaré ​​le rôle clé de l'Egypte dans la lutte contre l’Etat islamique.

 

Par La Voix de la Russie/ 14 septembre 2014, 12:58

http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/news/2014_09_14/L-Egypte-a-appele-la-coalition-internationale-a-declarer-la-guerre-contre-le-terrorisme-5434/



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12 - L'Egypte se pose en allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme

 

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, s'est placé en première ligne de la lutte contre le terrorisme. Après avoir frappé l'Etat islamique en Libye lundi, le raïs a demandé une résolution du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies pour une intervention militaire d'une coalition en Libye, mardi 17 février sur Europe 1.

« Il n'y a pas d'autre choix », a-t-il affirmé, sinon ce pays va se transformer en « terreau » du terrorisme et menacer, outre son pays, « le bassin méditerranéen et l'Europe ».

 

Lundi, l'Egypte a bombardé des positions de l'Etat islamique en Libye, en représailles de l'assassinat de vingt et un Egyptiens de confession chrétienne copte par l'organisation djihadiste. Un acte « lâche et odieux » condamné « fermement » par les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Conseil auquel le président égyptien demande « en prenant en compte que le peuple libyen soit d'accord et que le gouvernement libyen soit d'accord et nous appelle », une résolution pour « rétablir la stabilité et la sécurité ».


 

 

« ENSEMBLE, POUR ARRÊTER LE TERRORISME »

Le président Al-Sissi a également précisé les intentions de l'Egypte face à la menace djihadiste chez son voisin libyen. Et expliqué les frappes contre les positions de l'Etat islamique : « Nous ne voulions pas que l'Egypte intervienne militairement, nous ne voulions pas agir à l'intérieur de la frontière libyenne par respect pour la souveraineté et pour le peuple libyen, mais ce qu'il s'est passé est un crime monstrueux. »

A la question de savoir si l'armée égyptienne allait de nouveau bombarder les positions des djihadistes en Libye, il a répondu : « Nous avons besoin de refaire une telle réponse mais ensemble, pour arrêter le terrorisme. »

D'autant que l'intervention en Libye ouvre un nouveau front pour l'armée égyptienne, qui peine déjà à contrer sur son territoire des djihadistes affiliés à l'EI.

 

 

ALLIÉ DES OCCIDENTAUX

M. Al-Sissi se pose donc désormais en allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme. Après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi, en juillet 2013, et la répression des manifestations de ses partisans, les Occidentaux avaient d'ailleurs rapidement dû admettre qu'ils ne pouvaient malgré tout pas l'isoler, et donc l'Egypte, au moment où l'EI gagnait du terrain dans la région.

 

Washington avait ainsi repris au début de 2014 son aide financière, destinée en grande partie à l'armée. La France et l'Italie, entre autres, ont quant à elles reçu le président égyptien, que des organisations internationales de défense des droits humains considèrent désormais comme le chef d'un des régimes les plus répressifs au monde. En vendant à l'Egypte vingt-quatre avions de combat Rafale, la France a assumé cette « realpolitik », lundi. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a d'ailleurs affirmé que M. Al-Sissi avait été « élu démocratiquement ». Or, si le raïs a en effet remporté la présidentielle en mai 2014, il avait au préalable éliminé de la scène politique toute opposition, islamiste puis laïque et libérale.

 

Le Monde.fr avec Reuters Le 17.02.2015 à 09h57 • Mis à jour le 17.02.2015 à 11h56

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/17/l-egypte-veut-que-l-onu-autorise-une-intervention-militaire-en-libye_4577829_3212.html



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13 - Demande d'intervention militaire en Libye: l'Egypte se rétracte

 

Une réunion du Conseil de sécurité a eu lieu ce mercredi soir au sujet de la Libye. Devant l'ONU, l'Egypte espérait plaider en faveur d'une intervention militaire au sol. Mais ses ambitions semblent avoir été revues à la baisse. La Libye demande en outre une levée de l'embargo sur les armes. Au lendemain de ses frappes contre les positions du groupe Etat islamique à Derna, le Caire avait plaidé pour l'envoi d'une force internationale en Libye et demandé une réunion du Conseil de sécurité. Cette demande faisait suite à la diffusion de la vidéo des décapitations, dimanche, de 21 coptes égyptiens enlevés à Syrte en décembre par l'EI.

 

Finalement, mercredi soir, le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé qu'il n'y avait « aucune demande d'intervention militaire étrangère » en Libye dans le projet de résolution présenté par les pays arabes au Conseil de sécurité de l'ONU. Plusieurs pays occidentaux semblent avoir dissuadé l'Egypte, en plaidant plutôt pour une solution politique, même si aucune négociation ne paraît envisageable avec le groupe Etat islamique, qui a fait son apparition en novembre en Libye et qui contrôle déjà en partie deux villes : Syrte et Derna. L'Italie avait également proposé l'envoi d'une force de 5 000 hommes sur place. Mais mercredi soir, cette option a donc semblé écartée par la communauté internationale.


 


La Libye demande à l'ONU la levée de l'embargo sur les armes

En revanche, la Libye et l'Egypte ont demandé au Conseil de lever l'embargo sur les armes qui vise Tripoli, afin que le pays puisse constituer son armée et combattre l'Etat islamique. « La Libye a besoin de mesures décisives de la part de la communauté internationale, afin qu'elle l'aide à constituer son armée. Et cela proviendra d'une levée de l'embargo sur les armes qui permettra à notre armée de recevoir du matériel et des armes et de pouvoir contrer le terrorisme », a déclaré le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Daïri.

 

Face aux membre du Conseil, le chef de la diplomatie libyenne a dressé un tableau bien sombre de la situation, décrivant un pays en plein chaos. Il assure que si rien n’est fait, la Libye deviendra un havre de paix pour les terroristes de tous bords, qui pourrait entrainer dans sa spirale de violence tout le bassin méditerranéen et menacer l’Europe. Mohamed Daïri regrette enfin que la Libye soit sortie des radars occidentaux : « La situation en Libye a été ombragée par l’attention de la communauté internationale jusqu’à présent à Daesh en Syrie et en Irak. Je ne comprends pas l’absence de réponse, de stratégie internationale. »

Sa demande a été appuyée par le ministre égyptien Sameh Choukri, qui a également demandé « des mesures concrètes pour empêcher les milices non-gouvernementales et autres entités d'acquérir des armements en imposant un blocus naval contre les armes envoyées vers des zones que les autorités légitimes ne contrôlent pas. »

 

Le représentant de l'ONU en Libye espère un accord politique « bientôt »

Le texte devrait être transmis vendredi par la Jordanie, seul pays arabe membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Mais la proposition est loin de faire consensus. Les diplomates du Conseil ne sont pas tous d’accord sur l’intérêt d’importer de nouvelles armes défensives dans un pays déjà très instable. Ils préfèrent déjà miser sur un règlement politique à la crise, et ce d’autant plus que les négociations seraient en bonne voie et qu’un gouvernement d’union nationale pourrait être annoncé dans les prochains jours, selon un diplomate du Conseil.

« J'espère qu'un accord politique pourra être trouvé bientôt », a déclaré Le représentant de l'ONU en Libye Bernardino Leon, s'adressant par vidéoconférence au Conseil de sécurite. Il ajoute : « Les divergences entre les parties ne sont pas insurmontables ».

 

Par RFI / Publié le 19-02-2015

 

http://www.rfi.fr/afrique/20150218-libye-egypte-resolution-demande-intervention-militaire-onu-retracte/



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