Publié le : 19-03-2015 à 15:25:43 Synthèse, compilation et textes réunis (David N'DJA Boka)

AFRIQUE/ LESOTHO/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : Le nouveau Premier ministre du Lesotho, Pakallitha Mosisili, a été investi


1 – « Le Premier ministre du Lesotho, Pakallitha Mosisili, a été investi, mardi. Durant son discours, il a tenu à évoquer la difficile situation politique dans laquelle se trouve son pays. Le Premier ministre Pakalitha Mosisili a prêté serment, ce mardi 17 mars 2015, au Lesotho. Conscient des défis à relever, il a évoqué la situation politique de son pays lors de son discours d’investiture. Le Lesotho traverse une crise politique, depuis juin 2014. Et le chef du gouvernement compte bien faire sortir son pays de cette crise. Un Premier ministre déterminé : « J’accepte cette responsabilité, pleinement conscient des lourds défis auxquels notre pays est confronté ». Être le chef du gouvernement n’est pas une nouveauté pour lui car il a déjà occupé ce poste entre 1998 et 2012. De ce fait, ses nouvelles fonctions ne l’effraient en rien. « Nous parviendrons à sortir notre pays de l’incertitude politique et à le mener sur la voix de la paix, de l’harmonie et de la prospérité », a-t-il martelé. »

 

 


2 – « Perspectives économiques au Lesotho : La croissance économique du Lesotho a été de 3.4 % en 2013 et devrait se situer en moyenne à 4.4 % en 2014 et 2015 ; Avec des taux de pauvreté de 57 % et de chômage de 25 %, une politique de croissance inclusive s’impose ; Le textile et l’élevage représentent les principales chaînes de valeur qui disposent d’un potentiel de croissance considérable. »

 


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1 - Lesotho : le Premier ministre investi dans un climat politique fragile

 

Le Premier ministre du Lesotho, Pakallitha Mosisili, a été investi, mardi. Durant son discours, il a tenu à évoquer la difficile situation politique dans laquelle se trouve son pays. Le Premier ministre Pakalitha Mosisili a prêté serment, ce mardi 17 mars 2015, au Lesotho. Conscient des défis à relever, il a évoqué la situation politique de son pays lors de son discours d’investiture. Le Lesotho traverse une crise politique, depuis juin 2014. Et le chef du gouvernement compte bien faire sortir son pays de cette crise.


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Un Premier ministre déterminé

« J’accepte cette responsabilité, pleinement conscient des lourds défis auxquels notre pays est confronté ». Être le chef du gouvernement n’est pas une nouveauté pour lui car il a déjà occupé ce poste entre 1998 et 2012. De ce fait, ses nouvelles fonctions ne l’effraient en rien. « Nous parviendrons à sortir notre pays de l’incertitude politique et à le mener sur la voix de la paix, de l’harmonie et de la prospérité », a-t-il martelé. Le Lesotho traverse une grave crise depuis que l’ex-Premier ministre Thomas Thabane a suspendu le Parlement, en juin 2014, dans le but d’éviter une motion de censure.

 

Par ailleurs, il avait destitué le chef de l’armée. Ce dernier a riposté en envoyant des hommes investir les postes de police de Maseru, créant une véritable instabilité dans le pays. Ce qui a obligé Thomas Thabane à fuir en Afrique du Sud. En guise d’encouragement, le Président sud-africain Jacob Zuma estime que les dernières élections, en mars, sont une occasion pour le Lesotho de sortir de la crise.

 

Mercredi 18 mars 2015 / par Kardiatou Traoré

 

http://www.afrik.com/lesotho-le-premier-ministre-investi-dans-un-climat-politique-fragile


 


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2 - Lesotho/ Elections législatives : une nouvelle majorité

 

Au Lesotho, les résultats des élections législatives n’ont pas permis de désigner un vainqueur. Le premier ministre sortant Thomas Thabane a perdu de peu ces élections. C’est maintenant Pakalitha Masisili qui va reprendre les rênes du pouvoir. Il a déjà été à la tête du gouvernement pendant 15 ans par le passé. C’est en formant une coalition avec d’autres petits partis qu’il a pu obtenir une majorité de 61 sièges sur 120 au parlement.

 

Le congrès démocratique, le parti de Pakalitha Mosisili, a déjà dirigé le pays pendant 15 ans. Le voilà de retour à la tête des autorités du petit royaume montagneux et cela après avoir formé une coalition avec plusieurs petits partis, notamment celui de Mothetjoa Metsing qui va garder son siège de vice premier ministre. Son parti a obtenu 12 sièges de députés au parlement. Cette coalition a réussi à obtenir 61 sièges sur 120, la majorité nécessaire pour former un gouvernement.

 

Thomas Thabane, le premier ministre sortant, se retrouve dans l’opposition. Il a perdu de très près puisqu’il a eu 46 sièges et Mosisili 47. Mais un nouveau gouvernement de coalition risque de poser de nombreux problèmes, selon Peshoane Tsikoane, analyste politique au centre de ressources pour la transformation. "Le défi que nous avons, c’est qu’il faut beaucoup de maturité politique et de tolérance de la part de ceux qui ont réussi à former une coalition. Parce qu’en fait ils vont avoir besoin les uns des autres pour pouvoir prendre des décisions au parlement. Pour qu’une loi soit adoptée ou amendée, il va falloir 80% des voix de l’assemblée nationale. Donc il semble que ça va être difficile d’obtenir ces chiffres. Ils doivent donc gagner en maturité et convaincre l’opposition qu’il faudrait certaines réformes constitutionnelles."

 

Or, les observateurs de l’union africaine ou de l’organisation régionale, la SADC, ont tous demande à ce que des réformes institutionnelles soient menées pour mieux définir le rôle de l’opposition, de la police et de l’armée. En août dernier, l’instabilité politique avait menée à une tentative de coup d’état militaire.

Les élections ont bien été déclarées libres, équitables et transparentes. Mais beaucoup sont sceptiques en voyant qu’une nouvelle coalition va prendre le pouvoir. Le gouvernement doit être formé dans les 14 jours à venir. D’ici là, le médiateur de la SADC, le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, va continuer de suivre de près la formation du nouveau gouvernement. La stabilité du Lesotho est clé pour l’Afrique du Sud, puisque toute l’eau de Johannesburg et de Pretoria, poumon économique du continent, provient du petit royaume montagneux enclavé.

 

4 mars 2015/

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2015/03/150304_lesotho_government


 


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3 – Union Africaine/ Ethiopie : La présidente de la CUA félicite le nouveau PM du Lesotho

 

La présidente de la Commission de l'Union africaine, le Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, a félicité le Premier ministre récemment nommé du Lesotho,  Pakalitha Bethuel Mosisili, qui a pris fonction mardi. Dans un communiqué publié par la CUA, la présidente a également félicité le peuple du Royaume du Lesotho pour la tenue d'un scrutin pacifique, transparent et crédible et aussi la coalition de partis qui a formé le gouvernement après les élections législatives nationales organisées le 28 février 2015. "La présidente encourage le nouveau gouvernement de coalition et tous les leaders politiques au Lesotho à tirer les enseignements des recommandations faites par la mission d'observation des élections de l'UA", indique le communiqué. "Elle les a exhortés à entreprendre les réformes nécessaires entre autres, les réformes dans le secteur constitutionnel, sécuritaire et public".



Mme Dlamini Zuma a ensuite exprimé sa reconnaissance à l'ancien Premier ministre du Kenya, pour avoir présidé la mission de l'Union africaine pour l'observation des élections au Lesotho, (AU Election Observer Mission in Lesotho). La présidente a également remercié la Communauté de développement de l'Afrique australe, (the Southern African Development Community, SADC) pour le rôle essentiel qu'elle a joué dans la  facilitation du dialogue politique et des accords entre les différents partis au Lesotho, ce qui a balisé la voie pour la tenue des élections. Selon le porte-parole de la présidente, Jacob Enoh Eben, elle a aussi apprécié le rôle des Etats membres de l'UA et des partenaires internationaux pour leur contribution en faveur de la stabilité politique au Lesotho après l'événement du mois d'août 2014 qui a amené la prolongation du parlement et le report des élections anticipées.

-0- PANA AR/ASA/IS/SOC 17 mars 2015 / Addis-Abeba, Ethiopie (PANA) 17 mars 2015 18:06:25

 

http://www.panapress.com/Ethiopie--La-presidente-de-la-CUA-felicite-le-nouveau-PM-du-Lesotho--12-630428508-1-lang1-index.html


In this photo taken Thursday, Feb. 26, 2015 supporters attend a rally of the  Democratic Congress rally in Maseru, Lesotho ahead of elections to be held Saturday. The small mountain kingdom goes to the polls in early elections in the hope of restoring order after a coup attempt last year, but there is concern that a rejection of the results by some parties could spark more violence, jeopardizing hopes of improvement for the country's poor majority. Photo: AP / AP


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4 - Présentation du Lesotho : Données générales

 

Nom officiel : Royaume du Lesotho
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi LETSIE III (depuis le 7 février 1996)
Chef du Gouvernement : Pakalitha Bethuel Mosisili (mars 2015)

 

Données géographiques

Superficie : 30.355 km2
Capitale : Maseru (environ 250.000 habitants)
Villes principales : Maseru, Teyateyaneng, Mafeteng et Hlotse.
Langues officielles : Anglais et Sesotho
Monnaie : Loti (LSL) à parité avec le rand sud-africain, 1.euro = 12.02 LSL au 15 avril 2013
Fête nationale : 4 octobre (indépendance du Royaume Uni en 1966)

 

Données démographiques

Population : 2 074 000 BM 2013)
Densité (2012) : 68 hab./km2
Croissance démographique : 0,33 % en 2012 (BM)
Espérance de vie : 52 ans en 2014 (est. BM - taux de prévalence du VIH de 23,6 % en 2009)
Taux d’alphabétisation : 89,6 % (est. BM)
Religions : Chrétiens (80 %), Animistes (20 %)
Indice de développement humain : 0,400 - 160ème pays sur 187 (PNUD 2011)


 


Données économiques

PIB (2013) : 2, 23 mds USD (BM )
PIB par habitant (2013) : 1075 USD (BM)

Taux de croissance (2013/2014 ) : 6, % (BM)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2011) : environ 25%
Taux d’inflation (2013) : 5,1% (BM)

Budget : excédent de 5,2 % % du PIB sur l’année fiscale 2012/2013
Balance commerciale (2011) : - 537,6 USD (estimation EIU)

Principaux clients : Etats-Unis (59,7%), SACU (Union douanière d’Afrique australe, y compris Afrique du Sud, 19%), Belgique (17 %)
Principaux fournisseurs : SACU (85 %, essentiellement Afrique du Sud), 85 % Chine (6,8 %), Taiwan (4,9 %)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2009) :

_ primaire : 13,3 % ;

_ secondaire : 47,5 % ;

_ tertiaire : 39 % (estimation EIU).(…)

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/lesotho/presentation-du-lesotho/



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5 - LESOTHO : Situation économique

 

Figurant parmi les pays les moins avancés, le Lesotho est extrêmement dépendant de l’Afrique du Sud.


Le Lesotho tente de pérenniser l’exploitation de ses ressources, diversifier son économie, et tendre vers un meilleur équilibre financier. Toutefois, sa vulnérabilité aux conditions climatiques, la prévalence du VIH/SIDA (25 % des adultes) et les carences administratives sont autant de facteurs qui freinent le développement de cette économie très vulnérable, classée dans la catégorie des pays les moins avancés. La pauvreté, qui touche environ 55 % de la population, et les problèmes sociaux demeurent en effet le problème majeur du pays. L’espérance de vie du Lesotho (48 ans selon la Banque Mondiale) est l’une des plus faibles du monde en raison de la prévalence du VIH et de la tuberculose. En termes d’IDH, le pays affiche une note de 0,461, et se classe au 158ème rang sur 187 pays selon le PNUD.

Petite économie ouverte à bas revenu (1340 USD par habitant en 2012), le Lesotho est enclavé en Afrique du Sud avec laquelle il est commercialement (90 % des importations environ) et monétairement étroitement lié au sein de la SACU et de la zone monétaire commune. 75 % de la population vit en milieu rural, et dépend de l’agriculture (très exposée aux aléas climatiques) et de l’élevage, qui n’assurent pas l’autosuffisance du pays, celui-ci devant régulièrement faire appel au Programme Alimentaire Mondial.

Si le secteur minier (33 % du PIB) n’offre que peu de perspectives en matière de création d’emplois (45 % de la population au chômage), le secteur du diamant (10 % du PIB et 20 % des exportations) se renforce progressivement avec l’exploitation de trois mines et la prospection de deux autres. Le Royaume dépend aussi en large partie des transferts des migrants (en moyenne 40 % du PIB), employés majoritairement en Afrique du Sud, notamment dans le secteur minier. Le textile, en difficulté (perte de compétitivité, restriction des débouchés avec le non-renouvellement possible de l’accord AGOA (Africa Growth and Opportunity Act) en 2015, garantissant l’accès libre de droits de douanes au marché américain), joue un rôle majeur pour l’emploi (90 % de l’emploi salarié) et les exportations (jusqu’à 80 % des ventes selon les années).

 

L’eau constitue aujourd’hui la principale ressource naturelle du pays. Le Lesotho Highlands Water Project (LHWP) a rendu le pays autonome en matière électrique, et lui a apporté une nouvelle source de revenus, grâce à la vente de ses ressources hydrauliques à l’Afrique du Sud. Les redevances sur ces ventes d’eau rapportent en moyenne l’équivalent de 3 % du PIB.


 

Une croissance insuffisante pour réduire la pauvreté et une inflation toujours élevée

En raison de sa faible insertion commerciale mondiale, le pays a été faiblement affecté par la crise de 2008/09, la croissance passant de 5,1 % en 2008 à 4,8 % en 2009. Bien qu’elle ait ensuite rebondi à 6,3 % en 2010, la croissance a depuis nettement décéléré. Après avoir ralenti à 5,7 % en 2011, reflet des inondations, le taux de croissance du PIB s’est élevé à 4,5 % en 2012, conséquence de la sécheresse du début d’année, de la nette contraction des recettes douanières versées par la SACU et du ralentissement de l’économie sud-africaine. La progression du PIB devrait une nouvelle fois ralentir à 4,1 % en 2013, soit la performance la plus faible depuis 2006.

Elle atteindrait 5 % en 2014 grâce au début de la phase 2 du LHWP (construction d’une station hydroélectrique de 1 000 à 1 200 MW d’ici 2019/2023 accompagnée d’un barrage, soit 1 milliard de dollars d’investissements), et à l’accroissement de la production minière. A l’avenir, soutenue par la hausse des productions agricoles et minières et la montée en puissance du projet LHWP, la croissance pourrait atteindre 5,0 %, niveau encore insuffisant pour soutenir durablement l’emploi et réduire la pauvreté. 



Bien que le Loti se soit déprécié de 18 % sur un an (à fin juin 2013) face au Dollar américain, conséquence de son ancrage au Rand sud-africain, l’impact sur les prix à la consommation est resté plutôt modéré, l’essentiel des importations provenant d’Afrique du Sud (95 %). Selon le FMI, le taux d’inflation aurait été de 6,5 % en 2013, après 5,6 % en 2012. Sur le plan externe, la balance commerciale connaît des déficits structurels considérables (43 % du PIB en 2011-12, 48 % pour 2012-13) du fait de la faiblesse de la production nationale et de la dépendance à l’extérieur (envers l’Afrique du Sud en particulier). Le déficit courant est généralement couvert par les transferts de la SACU (plus d’un tiers du PIB), et les revenus des travailleurs migrants.

 

Toutefois, après plusieurs années d’excédents, la crise a affecté les transferts des émigrés, et un déficit de la balance des paiements de 11,9 % du PIB en 2010 est apparu, et s’est accentué du fait de la chute des recettes de la SACU. En 2011, le déficit courant a ainsi atteint 22 % du PIB. Pour 2012-13, il s’élèverait à 13,6 % du PIB d’après le FMI. La persistance de ce déficit s’est accompagnée d’un déclin des réserves de change. Néanmoins, les mesures de consolidation budgétaire ont récemment permis de reconstituer les réserves. Elles représentaient ainsi 4,3 mois d’importations de biens et services fin mars 2013, à environ 1 Md USD, contre 3,5 mois un an plus tôt. Les autorités se sont donné un objectif de couverture de 5 mois pour réduire la vulnérabilité de l’économie aux chocs externes.

 

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/lesotho/presentation-du-lesotho/


File:Chinese Lesotho project Lesotho Parliament II.jpg 


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6 - Perspectives économiques au Lesotho

 

_ La croissance économique du Lesotho a été de 3.4 % en 2013 et devrait se situer en moyenne à 4.4 % en 2014 et 2015.

_ Avec des taux de pauvreté de 57 % et de chômage de 25 %, une politique de croissance inclusive s’impose.

_ Le textile et l’élevage représentent les principales chaînes de valeur qui disposent d’un potentiel de croissance considérable.

 

Les perspectives économiques au Lesotho en 2014 et 2015 sont modérément positives avec un taux moyen de croissance attendu de 4.4 %. Des incertitudes subsistent sur la demande mondiale de diamants et le renouvellement de la loi, votée par le Congrès américain, sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (African Growth and Opportunity Act - AGOA) qui vient à échéance en 2015. Pour 2013, la croissance est estimée à 3.4 %, bien en dessous des vigoureux 6.5 % enregistrés en 2012. Le Lesotho a pâti des incertitudes pesant sur l’économie européenne qui ont freiné le secteur minier. La croissance a été soutenue par l’essor des activités du bâtiment et des travaux publics (BTP), la forte reprise du textile et de l’habillement, des transports et communications et de l’intermédiation financière.


 


La croissance n’a pas été jusqu’à présent suffisamment inclusive. Le chômage, les inégalités et la pauvreté restent élevés, notamment en zones rurales. Le pourcentage de ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 56.6 % en 2003 à 57.1 % en 2013. Le coefficient GINI mesurant l’inégalité est élevé, à 0.51. Le HIV/sida frappe toujours durement les jeunes. Ces données soulignent les besoins croissants de protection sociale.

 

L’orientation de la politique budgétaire est demeurée restrictive en 2013, par suite de la nécessité de réduire le haut niveau des dépenses. Faute d’un appui solide du secteur privé, l’assainissement budgétaire est susceptible de compromettre la croissance du pays. S’ajoute à cela, l’incapacité des pouvoirs publics à lancer un programme d’investissements à la mesure de leurs objectifs de développement. L’Administration doit entreprendre de profondes réformes, afin de se doter de moyens d’action et d’offrir une plus grande responsabilisation et efficacité de ses services.

L’habillement, le textile et l’élevage sont les principales chaînes de valeur ayant un potentiel suffisant pour contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Le sous-secteur de l’élevage peut représenter une importante chaîne de valeur, en ciblant prioritairement la laine et le mohair, pour les exploiter dans les relations commerciales avec l’Afrique du Sud.

 

Source : Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2014

http://www.afdb.org/fr/countries/southern-africa/lesotho/lesotho-economic-outlook/


(Prince Harry dances with deaf children during a visit to the Kananelo Centre)


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(President of Lesotho King Letsie III and his wife) 



(King Letsie III of Lesotho)