Logo

MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 19/04/2014 à 16:41:55
FRANCE/ CHINE/ COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : emplois, transfert de technologie, nouveaux horizons d’échanges et de coopération…



« Le ralentissement de l'économie chinoise est devenu un sujet d'inquiétude sur les places boursières. La seconde puissance économique a perdu de la valeur au cours des deux premiers mois de l'année, la croissance de l'investissement, des ventes de détail et de la production industrielle étant tombée à leur plus bas niveau depuis plusieurs années. Cependant, alors que la République populaire a engagé une mue vers un nouveau modèle économique où le marché est appelé à jouer un plus grand rôle et dans lequel elle misera davantage sur des produits de qualité à haute valeur ajoutée, de nouvelles opportunités s'offrent à la France.

«L'investissement chinois pourrait augmenter dans les années à venir du fait d'une volonté affirmée des autorités d'internationaliser les entreprises chinoises, d'acquérir des technologies étrangères et des marques», estimait l'an dernier le service économique de l'ambassade de France en Chine. Les investissements directs chinois en France ont explosé depuis 2005, orientés vers des marques reconnues et des technologies duplicables en Chine. Selon la Banque de France, le montant total des investissements directs chinois a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hongkong), soit 0,8% du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date. »

 

  

 

------------------------------

  

 

  

1 - Visite du président chinois à Paris: 18 milliards d'euros de contrats

 

François Hollande, ardent avocat du rééquilibrage de la relation commerciale entre la France et la Chine, lourdement déficitaire au détriment de la première, s'est félicité mercredi soir de la moisson de 18 milliards d'euros réalisée selon lui lors de la visite du président chinois Xi Jinping à Paris. Une fois n'est pas coutume, le chef de l'Etat français, adepte de la "diplomatie économique" mais qui rechigne à jouer les VRP, a lui-même avancé ce chiffre, évoquant les cinquante accords signés à l'occasion de cette visite, manière de commémorer les cinquante ans de la reconnaissance de la Chine communiste par le général de Gaulle. "Nous avons la volonté de rééquilibrer le commerce extérieur entre la France et la Chine mais vers le haut", a souligné le chef de l’État français au côté de son hôte chinois, sous les ors de l’Élysée. Pour autant, a assuré François Hollande, il ne s'agit "en aucune façon" de freiner les exportations chinoises vers la France. "Ce que nous avons à faire, c'est élever encore notre présence en Chine et nourrir un courant d'exportations de la France vers la Chine", a-t-il expliqué. L'an dernier, la France accusait encore un déficit abyssal de 26 milliards d'euros à l'égard de la Chine, soit près de 40% du total du déficit de son commerce extérieur.

 

"Dix-huit milliards d'euros de contrats, c'est de l'emploi, de la croissance et surtout des perspectives d'ampleur pour les années qui viennent", a-t-il encore souligné au moment même où étaient annoncés de très mauvais chiffres du chômage pour le mois de février en France, avec un nouveau record de 3,34 millions demandeurs d'emplois. Au service de la relation économique avec l'Empire du Milieu, Paris a déroulé le tapis rouge sous les pas de Xi Jinping et de son épouse, accueillis officiellement par François Hollande en personne à l'Hôtel national des Invalides, un honneur inédit sous la Ve République. Pour les deux capitales, il s'agissait aussi de célébrer un événement historique avec le cinquantenaire de la reconnaissance de la Chine communiste. Escortés par 104 cavaliers de la Garde républicaine en grand uniforme, les deux chefs d’État ont ensuite gagné, dans la même voiture, l’Élysée, sur l'autre rive de la Seine.


  



- Un G20 en Chine prochainement ? -

Toujours au chapitre économique, François Hollande a tout particulièrement loué l'accord signé en sa présence et en celle de son homologue chinois sur l'entrée au capital du groupe PSA Peugeot Citroën de l'État français et du constructeur automobile chinois Dongfeng, saluant "un accord majeur sur le plan industriel et symbolique de ce que nous voulons faire". "Il ne s'agit plus seulement de vendre" mais "d'investir ensemble", a-t-il relevé, appelant, comme il l'avait fait un an plus tôt lors de sa propre visite en Chine, à ce "qu'il y ait davantage d'investissements chinois en France". Cet accord, a-t-il encore fait valoir, "va permettre d'avoir un constructeur (automobile) à taille mondiale, présent sur tous les marchés". François Hollande a également salué l'"excellente coopération" franco-chinoise dans le nucléaire civil et l'aéronautique, se félicitant de la même manière "des accords très importants" conclus mercredi dans ces deux domaines. Au-delà du commerce, il a souhaité que la Chine organise "très prochainement" un sommet du G20 ce qui constituerait une première, manière de souligner son rôle croissant sur la scène internationale.

 

Mais François Hollande a souligné aussi les convergences de vues entre les deux pays sur les grands dossiers internationaux, la Syrie, l'Iran, le Moyen-Orient et l'Ukraine. Dans une allusion au rattachement de la Crimée à la Russie, il a relevé que Paris tout comme Pékin avaient "voulu que le 21e siècle ne soit pas celui des annexions et des séparatismes". Il n'en a pas moins mentionné brièvement les "droits de l'Homme auxquels la France est attachée" lors d'un échange de toasts avec son hôte chinois à l'occasion du dîner d'Etat qui les réunissait dans la soirée à l'Elysée.

 

Xi Jinping a célébré pour sa part une visite "historique". "Avec le président Hollande, nous avons décidé de valoriser la complémentarité et le potentiel de nos deux économies", a-t-il dit. Le numéro un chinois, qui avait entamé sa visite en France mardi soir à Lyon, ville qui entretient de longue date des relations privilégiées avec la Chine, devait être l'hôte mercredi d'un dîner d’État à l’Élysée. Jeudi, lui-même et son épouse, la chanteuse populaire Peng Liyuan, seront au Château de Versailles pour un concert à l'Opéra royal, avec de nombreuses œuvres chinoises ainsi que les Contes d'Hoffmann puis un dîner privé servi par le chef Alain Ducasse au Grand Trianon. Après la France, à laquelle Xi Jinping a consacré sa première visite d'Etat en Europe, le président chinois devait poursuivre sa tournée sur le vieux continent avec deux nouvelles étapes, Berlin et Bruxelles.

 

Publié le 26/03/2014/ 2014 AFP

 

http://www.ladepeche.fr/article/2014/03/26/1848600-le-president-chinois-en-france-apres-lyon-l-elysee.html

 

  


-------------------------------

 

  

 

1 - FRANCE-CHINE • Xi Jinping : une visite cruciale pour l'économie française

 

Le dirigeant chinois est depuis hier en France pour une visite de trois jours, marquant le cinquantenaire des relations diplomatiques entre la France et la République populaire. Mais ce sont surtout des discussions économiques qui sont au programme.

"La Chine achète la France", résume Adam Sage, correspondant du Times à Paris. "Ils possèdent déjà plus de 50 châteaux à Bordeaux, ou encore le charcutier favori des Français [Justin Bridou]. Aujourd'hui, les investisseurs chinois vont faire une nouvelle percée en France en prenant le contrôle conjoint de la socitété qui a créé le véhicule français le plus emblématique, la 2CV". Outre l'entrée de la société chinoise Dongfeng dans le capital de Peugeot, des ventes d'Airbus pourraient être annoncées. Le groupe nucléaire Areva espère aussi signer des accords, tout comme Suez Environnement. 


"La France se tourne vers l'Histoire pour attirer les investissements chinois", écrit de son côté The Wall Street Journal. Le journal américain note qu'à l'occasion du passage de Xi Jinping à Lyon le 25 mars, "les autorités locales ont fait des efforts importants pour impressionner leur visiteur chinois", et ont présenté certains documents des archives de l'ancienne Université chinoise de la ville (1921-1946).

Selon le quotidien économique, cela prouve à quel point la France a besoin d'équilibrer son déficit commercial avec Pékin, qui s'élève actuellement à 26 milliards d'euros, soit 40% du déficit commercial français. Plus largement, "la France cherche à attirer des investisseurs chinois pour faire face à un déclin de longue date dans ce domaine. Les investissements en France ont chuté de 77% en 2013, alors que les flux vers l'Europe dans son ensemble ont augmenté au cours de la période, selon les chiffres des Nations unies." 

 


"La France sort le grand jeu"
"La France sort le grand jeu, ses plus beaux plats, ses meilleurs vins, et ses entreprises les plus prestigieuses pour le président Xi Jinping cette semaine", affirme le Financial Times. "Le président François Hollande va chercher à casser l'image de la France comme pays où les taxes sont élevées et dont le contexte est peu favorable aux investissements étrangers". La France est en concurrence avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, chacun des trois pays se disputant l'argent chinois, explique le grand quotidien financier.

"Xi Jinping passe deux jours en France avant de se rendre en Allemagne vendredi 27 mars. C'est son séjour le plus long pendant sa tournée européenne." Mais ces trois jours suffiront-ils à rattraper le retard français ? La France est loin derrière l'Allemagne, le plus important partenaire européen de la Chine, avec des exportations de 66,6 milliards d’euros en 2012 et des importations de 77 milliards.

Le quotidien britannique note que, dans sa volonté de rattrapage économique, "la France s’est fait beaucoup moins éloquente sur les questions de droits de l'homme et les questions diplomatiques."

  

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2014/03/26/xi-jinping-une-visite-cruciale-pour-l-economie-francaise

 

 

-------------------------------

  

 

 

3 - Pékin appelle la France à "faciliter davantage" les investissements chinois

 

Le ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng, a promis lors de sa visite en France que la Chine était "prête à importer plus de produits français".

 

Le ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng, a appelé jeudi la France à "faciliter davantage l'implantation d'investisseurs chinois sur le plan législatif", lors d'un forum économique franco-chinois au ministère des Finances à Paris. En échange, "la Chine est prête à importer plus de produits français" pour rééquilibrer la relation commerciale, lourdement déficitaire pour la France, a-t-il dit devant les représentants de 500 entreprises chinoises et françaises. Il a appelé à "travailler avec la France pour éliminer toute forme de protectionnisme, à utiliser avec précaution les recours et privilégier la voie du dialogue" en cas de frictions commerciales.

 

Le ministre français de l'Économie Pierre Moscovici a, lui, rappelé qu'en matière de stock d'investissements la relation entre les deux pays était également très déséquilibrée, avec des investissements français en Chine quatre fois supérieurs aux investissements chinois en France (3 milliards d'euros contre 13 milliards). À titre de comparaison, le poids total des investissements étrangers en France est de 500 milliards d'euros, dont les trois quarts proviennent de pays européens, a précisé le directeur général du Trésor Ramon Fernandez. "Les investissements chinois sont décisifs pour nous, nous sommes déterminés à les attirer quand ils sont créateurs d'emplois", a dit M. Moscovici, selon lequel les investissements français en Chine représentent 500 000 emplois, contre 12 000 emplois à l'inverse...


 


L'exemple de la coopérative Isigny Sainte-Mère

La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq a, elle, souligné que des implantations chinoises en France "peuvent induire des exportations", avant d'ajouter "c'est ce double mouvement (qu'elle veut) imprimer dans (les) relations". Un exemple : en Normandie, dans le nord-ouest de la France, le groupe chinois Biostime a investi 20 millions d'euros pour aider la coopérative Isigny Sainte-Mère à construire une usine qui produira à partir du 1er janvier 2015 et qui lui permettra de plus que doubler ses capacités de production (à 50 000 tonnes). En échange, Isigny s'engage à réserver un tiers de sa production à Biostime et offre un siège (sur 15) à son conseil d'administration. "Les ressources, les matières premières et la recherche et développement sont des facteurs forts de l'attractivité de la France", a déclaré Luo Fei, P-DG de Biostime, au cours d'un entretien accordé à l'AFP. "La France, en termes de marché pour un investisseur chinois, va être moins attractive qu'en termes de ressources et de technologies servant de levier pour le marché chinois", a ajouté M. Luo, soulignant "l'importance d'investir avec un partenaire" pour "éviter les difficultés".

Cet investissement doit à terme faire passer de 700 employés à 850 les effectifs de la coopérative laitière, qui compte par ailleurs près de 700 adhérents éleveurs producteurs, a précisé son directeur général Daniel Delahaye. M. Moscovici a assuré que le gouvernement français entendait "faire en sorte que ce pays soit un pays dans lequel l'acte d'investir soit plus simple". Depuis le début de l'année, les visas de court séjour sont délivrés aux Chinois sous 48 heures et, cette année, une convention de sécurité sociale évitera le double assujettissement aux cotisations, a précisé M. Fernandez.

 

Les investisseurs chinois rencontrent "des problèmes de mise en oeuvre parfois très lente dans les régions des politiques du gouvernement central", a déclaré pour sa part le président de l'Association des entreprises chinoises en France, Phan Nhay. M. Phan a aussi relevé que "les investisseurs veulent un régime fiscal stable". Voyant dans la signature mercredi d'un partenariat franco-chinois autour du constructeur automobile PSA "un déblocage psychologique, un signe de confiance", M. Moscovici assure que "désormais, la Chine reconnaît que la France est pleinement un pays attractif". La signature jeudi de vingt contrats et accords en plus des trente conclus mercredi par des entreprises françaises et chinoises "prouve leur confiance dans la coopération entre nos deux pays", a pour sa part estimé le ministre chinois du Commerce

 

Le Point.fr - Publié le 27/03/2014

 

http://www.lepoint.fr/economie/pekin-appelle-la-france-a-faciliter-davantage-les-investissements-chinois-27-03-2014-1806335_28.php

 

 

 

----------------------------------

 

  

 

4 - Airbus signe avec la Chine de gros contrats dans les avions et les hélicos

 

Airbus Group a signé un accord de production de 1000 hélicoptères en France et en Chine ainsi que l'extension de sa coopération industrielle avec Avic et la municipalité de Tianjin, où sont assemblés les A320. La Chine a signé pour 10 milliards de dollars de commandes d'avions A320 et A330. Airbus Group a encore resserré ses liens avec la Chine. Plusieurs accords ont été signés dans le cadre de la visite en France du président chinois Xi Jiping.




Du côté d'Airbus Helicopter, l'accord de développement et de fabrication de l'EC-175/AC352, un hélicoptère civil de 7 tonnes est renforcé. La division hélicos d'Airbus Group a signé avec Avicopter, l'entité Hélico du groupe chinois Avic, un accord portant sur la production en France et en Chine de 1 000 engins sur vingt ans, d'une valeur de 8 milliards de dollars. Cet engagement industriel commun constitue une étape clef dans le développement d'Airbus Helicopter en Chine où il avait fait ses débuts en signant un premier contrat de vente d'un premier hélico Alouette en 1967. Puis, dans les années 80, les accords de coopérations ont permis à la Chine de débuter l'assemblage du Dauphin sous licence.

 

500 A 320 en dix ans

Du côté d'Airbus, Fabrice Brégier, son président, a conclu l'extension de l'accord de coopération avec le constructeur Avic et la municipalité de Tianjin où sont assemblés des Airbus A 320. Prorogé pour une durée de dix ans, l'accord prévoit la poursuite de l'assemblage de l'A 320 et du neo, la version remotorisée, à la cadence actuelle soit 4 avions par mois.

En signant cet accord, la Chine s'engage à acheter auprès d'Airbus au moins 50% des nouveaux appareils dont elle aura besoin sur la période, soit quelque 500 A 320. La charge de travail de l'usine est ainsi assurée pour une durée de dix ans. Envisagée, la création d'un centre d'aménagement cabine dédié à la version régionale de l'A 330 est en suspend car lié à des commandes des compagnies chinoises.

Pékin a également annoncé le «dégel» des 27 dernières commandes d'A 330, d'une valeur catalogue de 6,6 milliards de dollars, que la chine avait suspendues en représaille à la tentative de l'union européenne d'instaurer une taxe carbone sur les compagnies survolant ou atterrissant dans les pays membres. Le sujet est actuellement discuté au niveau de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui vise un accord en 2016.

 

1ère commande chinoise en 1985

En matière de commandes, Airbus a signé une commandes portant sur 70 appareils dont les 27 A 330 et 43 A 320 pour une valeur de plus de 10 milliards de dollars, au tarif catalogue. D'autres contrats sont encore en cours de négociations pour environ le même montant.

La venue du président Xi Jiping aura permis à Airbus de renforcer un lien trentenaire avec la Chine. Alors que Boeing a joué la carte du Japon en Asie, Airbus a opté pour l'empire du milieu. Les bases de la coopération avec l'industrie chinoise ont été jetées par Jean Pierson, patron d'Aerospatiale (la composante française d'Airbus Group) de 1986 à 1998. A sa prise de fonction, Airbus a décroché sa première commande pour 3 A310 auprès de China Eastern, encore aujourd'hui son premier client dans le pays. Il comprend que la Chine sera un marché majeur et qu'il faut allier conquête commerciale et présence industrielle. A la fin des années 80, Jean Pierson installe à Pékin un centre de formation aéronautique financé par Airbus qui y investit 120 millions de dollars. Une somme énorme à l'époque. Pour les chinois, c'est une marque de confiance.

 

Le dossier Chine sera ensuite confié à Philippe Delmas, l'homme de confiance de Noël Forgeard qui arrive aux commandes d'Airbus en 1998. Airbus finance alors un audit sur les forces et faiblesse des 70 entreprises aéronautiques chinoises. Plus anecdotique mais symbolique, Philippe Delmas convainc les autorités chinoises de construire l'école des guides à Lhassa au Tibet afin que la Chine profite des retombées des expéditions pour l'Hymalaya qui, à l'époque, partaient du Népal. Un accord d'échange est passé avec l'école des guides de Chamonix et Airbus apporte son assistance technique et finance la moitié du budget de fonctionnement de l'école. Airbus installe un mur d'escalage géant de 30 mètres, le plus haut de toute l'Asie. Peint en orange, il est orné d'un gigantesque logo Airbus.

 

Airbus détient 50% du marché chinois

Les efforts d'Airbus ont payé. L'empreinte industriel du groupe s'est renforcée et compte désormias plus d'une dizaines de site. Plus de 1 000 avions européens sont en service dans le ciel chinois. Et Airbus détient 50% de part de marché contre 6% en 1995. Les compagnies aériennes chinoises représentent désormais 20% des livraisons d'Airbus. Et au total, la coopération d'Airbus avec la Chine qui représentait 260 millions de dollars en 2011 est appélée à augmenter encore à 500 millions de dollars.

 

Par Véronique Guillermard/ Publié le 26/03/2014

 

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/03/26/20005-20140326ARTFIG00318-airbus-signe-avec-la-chine-de-gros-contrats-dans-les-avions-et-les-helicos.php

 

 


-----------------------------------

 

  

 

5 - Après l'aéronautique et le nucléaire, Pékin s'intéresse à l'agroalimentaire français

 

Au-delà de l'appétit pour le luxe français, les investisseurs chinois considèrent les entreprises hexagonales en fonction de ce qu'elles peuvent leur apporter pour leur développement international et domestique.

Le ralentissement de l'économie chinoise est devenu un sujet d'inquiétude sur les places boursières. La seconde puissance économique a perdu de la valeur au cours des deux premiers mois de l'année, la croissance de l'investissement, des ventes de détail et de la production industrielle étant tombée à leur plus bas niveau depuis plusieurs années. Cependant, alors que la République populaire a engagé une mue vers un nouveau modèle économique où le marché est appelé à jouer un plus grand rôle et dans lequel elle misera davantage sur des produits de qualité à haute valeur ajoutée, de nouvelles opportunités s'offrent à la France.

 

«L'investissement chinois pourrait augmenter dans les années à venir du fait d'une volonté affirmée des autorités d'internationaliser les entreprises chinoises, d'acquérir des technologies étrangères et des marques», estimait l'an dernier le service économique de l'ambassade de France en Chine. Les investissements directs chinois en France ont explosé depuis 2005, orientés vers des marques reconnues et des technologies duplicables en Chine. Selon la Banque de France, le montant total des investissements directs chinois a bondi de 250 millions d'euros en 2005 à 3,5 milliards en 2012 (4,2 milliards en incluant Hongkong), soit 0,8% du total des investissements étrangers dans l'Hexagone à cette date.

Quoi qu'il en soit, la part de marché de la France en Chine est quatre fois inférieure à celle de l'Allemagne. Et le déficit commercial français vis-à-vis de la Chine s'est fortement creusé à 21,6 milliards en 2013, soit le plus important pour la France sur un déficit total de 61,2 milliards. Le rééquilibrage des relations économiques bilatérales devrait donc constituer le morceau de choix du menu, lors de la visite en France du président chinois, Xi Jinping, cette semaine.

 

La Chine souhaite dépasser le cadre de la coopération traditionnelle dans le nucléaire, l'aéronautique et les transports, pour l'élargir à d'autres domaines. Ainsi, des accords portant sur l'agroalimentaire, la «silver economy» (maisons de retraite et soins pour les personnes âgées), ou sur la ville durable (traitement des eaux et des déchets), seront signés mercredi à l'occasion de la visite de Xi Jinping. Orpea, spécialiste des maisons de retraite, devrait sceller un partenariat avec la China Development Bank, portant sur la réalisation d'infrastructures et la formation du personnel. «Dans l'agriculture, la France est une puissance mondiale, qui a de très bons produits dont la Chine a besoin, au-delà du vin et du fromage», soulignait récemment Ma She, directeur général adjoint du ministère du Commerce chinois.


 


Attrait pour les marques

Au-delà de l'appétit pour le luxe français, les investisseurs chinois considèrent les entreprises hexagonales en fonction de ce qu'elles peuvent leur apporter pour leur développement international et domestique. Après plusieurs scandales affectant leurs produits laitiers, les Chinois font notamment les yeux doux aux laiteries françaises. Synutra, quatrième producteur chinois de lait infantile, a lancé la construction d'une usine à Carhaix (Finistère) en partenariat avec la coopérative Sodiaal. L'entreprise chinoise devrait ainsi créer 250 emplois dans cette commune de 7500 habitants d'ici à 2016. Et la charcuterie française est en passe d'obtenir le précieux agrément sanitaire lui donnant accès à l'immense marché chinois.

 

«Les Chinois sont guidés par l'opportunisme, explique Thierry Charpentier, directeur des activités de soutien aux transactions au sein du cabinet PWC. Ils veulent avoir accès à une marque connue ou à une technologie pour pouvoir l'utiliser ensuite en Chine. Ce n'est pas uniquement de l'apport d'argent frais», précise-t-il, soulignant que ces investissements constituent «plutôt de bons exemples» en termes de maintien de l'emploi en France et de développement en Asie.

 

Les officiels et investisseurs chinois appellent cela le «partenariat gagnant-gagnant». Mais parfois l'appétit chinois pour les technologies françaises laisse sur leur faim les entreprises françaises qui se prêtent au jeu. Ainsi, le groupe chinois Yto a déboursé 8 millions d'euros en 2011 pour reprendre l'entreprise McCormick France SAS à Saint-Dizier (Haute-Marne). L'euphorie est retombée chez les salariés de Saint-Dizier, qui attendent toujours les investissements chinois promis et les commandes de tracteurs… Ils ne peuvent s'empêcher de penser que le but principal du géant chinois du tracteur était de mettre la main sur la boîte de vitesses McCormick, réalisant ainsi un bond technologique de trente ans.

 

Par Patrick Saint-Paul / Publié le 25/03/2014 

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/03/25/20002-20140325ARTFIG00007-apres-l-aeronautique-et-le-nucleaire-pekin-s-interesse-a-l-agroalimentaire-francais.php

 

 


--------------------------------------

 

  

 

6 - Lancement du comité d'experts franco-chinois pour l'innovation

 

Cette réunion de dialogue, organisée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, s’inscrit dans le cadre de la visite d’Etat du Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, célébrant 50 ans de relations diplomatiques entre la France et la Chine. Comme l’a rappelé le Président de la République, le partenariat entre la France et la chine passe par un renforcement des liens dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

 

C’était tout l’enjeu de ce comité d’experts, qui s’inscrit dans la continuité des actions engagées par Geneviève Fioraso lors de la visite du Président de la République en Chine, en 2013. Lors de ce déplacement, la ministre avait signé onze accords visant à renforcer les partenariats entre la France et la Chine dans le domaine de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. L’objectif est double : accroître la mobilité des étudiants et chercheurs entre les deux pays, et amplifier les partenariats scientifiques et universitaires, avec l'installation de formations en Chine et le développement de projets de recherche communs, de la recherche fondamentale à la recherche technologique.

Septième partenaire scientifique de la France, au deuxième rang mondial pour le nombre de publications, au 4e pour le dépôt de brevets, la Chine consacre un effort de près de 2% de son P.I.B. pour la R&D, en croissance de 20% par an au cours de ces cinq dernières années. Au-delà de la coopération spatiale franco-chinoise établie depuis 15 ans, six domaines scientifiques d'intérêt partagé ont été identifiés, en cohérence avec les priorités identifiées dans le cadre des "agendas de la recherche" élaborés de part et d'autre, pour relever les nouveaux défis sociétaux : le développement durable, la chimie verte, la biodiversité et la gestion de l'eau, les maladies infectieuses, les technologies numériques, et les villes intelligentes.

 

Sur le plan de la mobilité étudiante, avec 24 millions d'étudiants, dont plus de 5% en mobilité à l'étranger, les Chinois représentent le deuxième contingent d'étudiants accueillis en France, plus de 30 000 actuellement, et le premier flux en mobilité entrante. 8 000 étudiants français sont inscrits dans le supérieur en Chine. Le renforcement des partenariats vise aussi à augmenter les effectifs d'étudiants en mobilité, respectivement à 80 000 et  10 000 d'ici 2020.

Les mesures engagées par le gouvernement pour améliorer l'accueil des étudiants étrangers, l'extension des cours dispensés en langues étrangères, prévue dans la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, ainsi que la simplification de l'offre de formation, contribueront à développer l'attractivité des établissements d'enseignement supérieur et de recherche français pour les jeunes chinois.

 

Publication : 27.03.2014

 

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid78424/lancement-du-comite-d-experts-franco-chinois-pour-l-innovation.html

 

 

http://www.leparisien.fr/economie/visite-du-president-chinois-a-paris-paris-veut-decrocher-des-contrats-25-03-2014-3707689.php


-----------------------------------


  

  

 





Avis des internautes

Articles recommandés

» AFRIQUE/ UNION AFRICAINE : Réforme institutionnelle, sécurité, zone de libre échange…, ces principaux enjeux du 29e sommet de l'Union africaine

» RUSSIE/ POLITIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE/ LIGNE DIRECTE : Ce qu’il faut retenir de la ligne directe 2017 du Président Vladimir Poutine

» ASIE/ INDONESIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : les ressorts de l’expansion d’une puissance mondiale émergente

» AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT/ SOCIO-ECONOMIE/ MONNAIE : ces pays africains vraiment émergents (RSA, Nigeria, Egypte, Maroc, Algérie, Botswana, Ile Maurice, Ethiopie…)

» MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : les nouvelles réalités d’un monde qui change…

» AFRIQUE / MALI/ SOMMET FRANCE-AFRIQUE : attentes, mesures et perspectives

» AFRIQUE/ CROISSANCE/ DEMOGRAPHIE/ MARCHE INTERIEUR : la croissance démographique peut accélérer le développement économique et social

» AFRIQUE/ INFRASTRUCTURES/ GRANDS TRAVAUX/ AFFAIRES : quelques nouvelles avancées importantes

» AFRIQUE/ CRISES/ ECONOMIE/ DEVELOPPEMENT/ PAUVRETE : calculs stratégiques, crises multiformes, incertitudes et nouveaux défis à l’assaut d’un continent meurtri

» MONDE/ RUSSIE/ DEFENSE ET SECURITE : commémoration de la victoire de l’Armée Rouge sur les troupes nazies et rappel de la défaite militaire de Hitler par des armes conventionnelles

» MONDE/ RUSSIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERVANCE : annonces et conclusions de la « ligne directe » du Président Vladimir Poutine

» MONDE/ LEADERSHIP ET COMPETITION/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ COMMUNAUTE INTERNATIONALE : ces technologies avancées décisives qui irritent les adversaires…

» MONDE/ COREE DU NORD/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ NUCLEAIRE MILITAIRE/ BOMBE H : Pyongyang annonce le succès de son premier test de bombe à hydrogène

» MONDE/ CROISSANCE ECONOMIQUE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : entre les acteurs de la prospérité et de la paix et les forces de destruction

» MONDE/ TERRORISME/ 11 SEPTEMBRE 2001/ VIOLENCES ET IMPUNITE : le terrorisme plus fort, avec Etat, moyens financiers conséquents (pétrole, drogue), migrants et totale impunité (interdiction d’attaque au sol des terroristes)

» MONDE/ RELATIONS USA-AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE/ SECURITE : le Président des USA en Afrique (Kenya, Ethiopie)

» MONDE/ IRAN/ NUCLEAIRE CIVIL/ ENERGIE ET RECHERCHES AVANCEES : le nucléaire civil au profit de tous, l’atome au profit de tous

» MONDE/ ASIE/ ECONOMIE ET COOPERATION/ LEADERSHIP : développement agricole, financier, industriel et technologique sans précédent

» AFRIQUE/ INSTITUTIONS DE DEVELOPPEMENT/ BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BAD) : M. Akinwumi Adesina, candidat du Nigeria, élu à la présidence de la BAD

» MONDE/ FEDERATION DE RUSSIE/ GOUVERNANCE : le Président Vladimir Poutine éclaire sur la politique nationale et internationale de la Russie

» MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE : Mort du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud d’Arabie saoudite

» MONDE/ NUMERIQUE ET AFFAIRES/ ENTREPRISES EMERGENTES : le numérique et ses nouveaux acteurs émergents

» RUSSIE/ TURQUIE/ LEADERSHIP : Echanges et relations commerciales en hausse et grands projets économiques en perspective

» MONDE/ CANADA/ RELATIONS STRATEGIQUES FRANCO-CANADIENNES/ ECONOMIE : redécouvrir l'Etat fédéral du Canada, grande puissance francophone, avec le Président Hollande

» AFRIQUE/ EMERGENCE ET DEVELOPPEMENT/ JEUNESSE : forces et entraves au développement

» AFRIQUE/ CROISSANCE ECONOMIQUE ET RESILIENCE/ EMERGENCE : les atouts de l’Afrique à consolider

» USA- AFRIQUE/ PARTENARIAT STRATEGIQUE : Washington veut combler son retard commercial

» FRANCE - AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT : le Président François Hollande recadre et consolide la coopération française en Afrique

» AFRIQUE : Panorama des fonds souverains sur le continent

» UNION EUROPEENNE/ PERSPECTIVE : L'Europe entre associations, alliances et partenariats...

» AFRIQUE/ NIGERIA : Economie, paix et sécurité

» AFRIQUE/ COOPERATION ET INVESTISSEMENTS : le Maroc met son savoir-faire et son expérience au service de l’Afrique

» AFRIQUE : Les leaders africains honorés par “African Business” à New York .

» AFRIQUE : le grand retour de l’Afrique centrale dans l’économie pétrolière

» AFRIQUE : Les défis de l’économie privée en Afrique subsaharienne


Haut de page