Logo

MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 27/09/2014 à 02:53:45
AFRIQUE/ CROISSANCE ECONOMIQUE ET RESILIENCE/ EMERGENCE : les atouts de l’Afrique à consolider




1 – « Avec une croissance moyenne de 5% par an, l’Afrique, un continent souvent sous-estimé, enregistre, depuis une dizaine d’années, selon le rapport, des résultats supérieurs à ceux de la croissance mondiale. « Bien que lui aussi touché par la crise, le continent a globalement mieux résisté et continué à croître en 2009 », peut-on lire dans le document analysant les performances des grands groupes économiques africains. Ces 40 challengers africains aspirent, selon le Boston Consulting Group (BCG), à renforcer leur leadership régional, mais surtout à imiter les New Global Challengers, ces entreprises chinoises, indiennes, brésiliennes ou russes, qui ont récemment profité de la globalisation pour s’imposer comme des leaders mondiaux dans leur secteur. Les challengers africains cités dans le rapport se trouvent principalement en Afrique du Sud (18 entreprises), l’Egypte (7 entreprises) et le Maroc (6 entreprises). Ils représentent également l’Algérie avec les entreprises Cevital et Sonatrach, l’Angola, le Nigeria, le Togo et la Tunisie. Si certains pays ont tiré partie de la hausse du prix des matières premières, la majorité des challengers identifiés a bénéficié d’une plus grande stabilité politique, de l’émergence du consommateur africain et du déploiement de politiques publiques encourageant l’investissement privé.»

 


2 – « La Tunisie est historiquement bien intégrée dans les chaînes de valeur mondiales (CVM), notamment dans trois secteurs industriels : le textile-habillement, l’industrie agroalimentaire, et les industries mécaniques, électriques et électroniques. Ce dernier secteur a connu l’évolution la plus marquée grâce au développement des branches de composants automobiles et aéronautiques, et ses exportations ont progressé de 18 % en moyenne et par an entre 2000 et 2012. Les trois secteurs clés de l’industrie tunisienne représentent 75 % des entreprises exportatrices et ils concentrent plus de 65 % des emplois industriels. De nouvelles activités, comme les technologies d’information et de communication (TIC) et l’externalisation, se sont récemment développées, mais leur intégration dans les CVM se limite à des maillons de sous-traitance à faible valeur ajoutée, et elles restent géographiquement concentrées sur les zones littorales. »

 

 

---------------------------------------------

 

 

1 - Le modèle marocain de résilience face aux secousses politico-financières


(…) Au sein de ces pays touchés par le Printemps arabe, un pays fait figure d’exception et d’un parcours singulier : le Maroc a fait preuve d’une résilience aux secousses politiques économiques et financières. La résilience est l’art de rebondir après un choc ou un traumatisme. En économie, la résilience est la capacité à revenir sur la trajectoire de croissance après avoir encaissé un choc. Le système marocain a ainsi su encaisser les traumatismes et rebondir. Il a fait preuve de sa capacité de résistance aux pressions sans trop se déformer ou a pu retrouver sa forme, un peu comme un ressort.


Au plan politique, depuis plusieurs siècles, le Maroc est une monarchie qui a commencé sa transition démocratique progressivement depuis une dizaine d’années, tout en restant attaché à ses traditions, ce qui lui a permis d’opérer les réformes à doses homéopathiques évitant ainsi la rupture brutale et d’opérer en douce le passage d’un système à un autre. La réforme de la Constitution marocaine en juillet 2011 a consacré l’élévation du statut constitutionnel du Premier ministre à celui de chef de gouvernement, qui sera désigné au sein du parti arrivé en tête des élections de la Chambre des représentants, le principe de la consultation du chef de gouvernement par le Roi avant la déclaration de l’état d’exception et la dissolution du parlement, l’élargissement des compétences du pouvoir parlementaire en matière de législation et de contrôle. La consécration d’un pouvoir judiciaire indépendant vis-à-vis des pouvoirs exécutif et législatif.

 

À ce titre, elle prévoit la création du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, le conseil constitutionnel a été érigé en Cour constitutionnelle. Le processus de démocratisation et d’ouverture au Maroc au cours de la dernière décennie a profondément transformé les choix politiques et les mécanismes de prise de décision vers une plus grande participation des acteurs politiques et sociaux et le développement de nouveaux processus de décision. Le consensus des acteurs autour des principaux fondements politiques est maintenant un préalable pour les choix qui engagent le pays à long terme. Toutefois, si le pluralisme permet un équilibre entre les pouvoirs, l’administration publique marocaine, quant à elle, demeure centralisée ; elle transfère très peu de pouvoirs au niveau territorial avec la prédominance des représentants de l’État au niveau régional et provincial.

 

Dans ce domaine, les rôles doivent être mieux clarifiés et renforcés dans le sens d’une plus grande proximité du citoyen et le passage d’un système fermé vers un système réellement libéral et ouvert avec un renouvellement de l’ancienne génération de dirigeants par une autre. Une nouvelle génération de dirigeants ayant une culture du service public tournée vers le citoyen-usager se préoccupant de l’amélioration de sa qualité et de l’ouverture vers l’ensemble des acteurs sociaux économiques. Ce passage, malgré sa douceur, ne sera pas effectué sans douleur. Il sera accompagné d’une perte des certitudes qui étaient propres au système fermé et l’instauration de sentiment d’incertitudes d’insatisfaction propre au système libéral ouvert.

 

La transition et l’ouverture démocratiques du système politique marocain l’exposent naturellement à un certain nombre de risques en raison du fait qu’il met l’individu au centre d’intérêt et donc le responsabilise, offre toutes sortes d’opportunités. Mais en même temps, il lui ôte les garanties et les prises en charge assurées autrefois par l’État. C’est ce qui crée un sentiment de perte de repères. Sentiment, somme toute, normal pour un être qui atteint sa maturité, commence à assumer ses responsabilités et à la place de qui on ne décide plus. Au plan économique, le Maroc est un pays à revenu moyen. Le PIB au Maroc est de 100,22 milliards dollars américains à prix courants en 2012, avec un revenu moyen par tête d’habitant de près de 5 000 $US en 2012.


 


Le Maroc est classé parmi les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure. La politique d’ajustement structurel initiée à partir de 1983 n’a pas modifié les structures de production et les performances de l’économie demeurent encore largement tributaires de l’agriculture. La libéralisation du commerce extérieur a permis un accroissement de la contribution des exportations à la croissance. Tel qu’il est mesuré par le ratio «Exportations FOB/PIB». Le Maroc est intégré à l’économie mondiale davantage par les importations que par les exportations.

 

Par ailleurs, s’agissant de l’investissement, on relève une hausse significative du taux d’investissement (FBCF/PIB) depuis une dizaine d’années. L’amélioration juridique de l’environnement des affaires a permis une reprise notable. En dépit des nombreuses contraintes que connaît l’économie marocaine pour des causes tant structurelles que conjoncturelles, le gouvernement a multiplié les initiatives tendant à relancer la croissance par une politique d’incitation et d’encouragement à l’investissement, notamment à travers l’amélioration de l’environnement des affaires.

 

Parmi ces mesures, il convient de citer la réforme de la réglementation des marchés publics, l’adoption de la Charte de la petite et moyenne entreprise, la mise en place des Centres régionaux d’investissement (guichets uniques pour les investisseurs), l’adoption du cadre réglementaire favorable au développement des investissements qui profite à l’ensemble des PME pour l’accès au financement à travers la mise en place d’un environnement incitatif pour le développement du capital-risque ; la création de Fonds de garantie et de cautionnement mutuel, la création de Fonds collectifs et de sociétés d’investissement en capital ainsi que la constitution d’organismes de crédit mutuel et coopératif et la révision de la loi relative aux crédits jeunes promoteurs. Toutefois, le Maroc, comme la plupart des pays de la région MENA, est menacé par plusieurs incertitudes et défis qui constituent des risques baissiers pour la croissance à court terme.

 

Le maintien des mouvements sociaux, la mise en œuvre de la nouvelle Constitution et la nouvelle expérience gouvernementale constituent le principal risque baissier pour la croissance. La persistance de la crise en Europe accentuerait la baisse des recettes du tourisme, qui représentent une part importante des recettes en devises. La hausse du coût du capital se traduira par une déprime de l’investissement, limitant ainsi les perspectives de croissance. Le fléchissement éventuel des entrées d’investissements directs étrangers et l’augmentation des sorties de capitaux à court terme sont susceptibles d’exercer des pressions à la baisse sur les taux de change. Le Maroc ne disposant pas de ressources énergétiques et ayant une économie dépendant de l’agriculture et des aléas climatiques avec un taux important de pauvreté, a misé sur la bonne gouvernance, a su gérer sa complexité en amortissant les secousses en amont au moyen de réformes anticipées ce qui lui a évité les avalanches, a maintenu sa durabilité et prouvé sa solidité.

Toujours est-il que le Maroc ne disposant pas de rente issue de ressources énergétiques (ni pétrole ni gaz) souffre du manque de ressources financières pour financer son développement. Pour dépasser cette contrainte financière, le Maroc a opté pour les grands défis en matière d’équipement du pays en mobilisant les partenariats internationaux et en levant des fonds sur la base de projets structurants bien conçus.


Parallèlement à l’investissement en l’humain en adoptant une approche participative. Il a prouvé par là même que le développement d’un pays n’est pas tributaire uniquement de sa richesse financière, des pays de même niveau social dégagent annuellement des excédents budgétaires grâce à leur rente énergétique. C’est le cas de l’Algérie qui, malgré d’énormes ressources, ne se modernise pas et présente des déficits en matière d’équipements sociaux et une faiblesse du niveau de vie : le chômage des jeunes y reste très élevé (43%), le poids de l’économie parallèle y est énorme (50%), le niveau de pauvreté y est alarmant (23%), alors que l’Algérie dispose d’une rente annuelle de 72 milliards de $ issue des revenus du pétrole et du gaz ! Sentant venir le danger du «Printemps arabe», après les manifestations de 2011, le pouvoir algérien a lâché du lest en maintenant les subventions et en augmentant les salaires, et pour acheter la paix sociale, l’Algérie a accordé de fortes hausses de salaires : + 50% pour les policiers avec effet rétroactif à janvier 2008, + 55% pour les douaniers avec effet rétroactif sur 3 ans, + 70% pour les médecins avec effet rétroactif sur 3 ans, + 30% pour les enseignants avec effet rétroactif à janvier 2008, + 30% pour les postiers avec augmentation des primes de 50 à 70 %.

 

Alors qu’au Maroc, sans ressources énergétiques, une réserve de change qui s’amenuise, le gouvernement a adopté une politique d’austérité et de transparence en gelant les recrutements dans le public, n’hésitant pas à augmenter les prix du carburant, comptant supprimer les subventions et en n’accordant aucune augmentation des salariés au prix d’une montée de l’impopularité d’un gouvernement dont la majorité des membres arrivent pour la première fois aux affaires publiques.




Le Roi et le gouvernement manifestent une ouverture aux attentes des citoyens, gèrent mieux les ressources dont ils disposent et créent des programmes innovateurs pour une fourniture efficace des prestations et services. En anticipant et procédant tôt à cette ouverture, le Roi a transféré beaucoup de ses pouvoirs au chef du gouvernement, le laisse gouverner, se met en retrait, ses interventions sont ponctuelles, précises et pondérées. C’est le retour au «normal», du moins à une gouvernance tempérée qui produit un effet apaisant.

 

Publié le : 27 février 2013 - Driss Abbadi*, LE MATIN

 

http://www.lematin.ma/journal/Printemps-arabe_Le-modele-marocain-de-resilience--face-aux-secousses-politico-financieres/178552.html


  

-----------------------------------------------------

 

 

  

2 - Perspectives économiques en Tunisie

 

_ Dans un contexte de crise politique et sécuritaire, la Tunisie a enregistré en 2013 une croissance modérée de 2.6 %, en recul par rapport à 2012 (3.7 %).

_ La croissance devrait s’accélérer en 2014 et 2015 dans un contexte apaisé par la promulgation de la nouvelle constitution et la formation d’un gouvernement transitoire formé de technocrates.

 _ Le retour de la Tunisie sur un schéma de croissance durable nécessitera une rationalisation des dépenses publiques et un encadrement efficace du secteur financier, du marché du travail et des investissements.

 

La Tunisie a enregistré une croissance de 2.6 % en 2013, en deçà de la prévision officielle (4.5 %) et de l’exercice 2012 (3.7 %). Les blocages politiques, la dégradation de la situation sécuritaire, la fragilité du contexte social, la stagnation de la zone euro (premier client et premier fournisseur du pays) et une production agricole en recul de 3.3 % expliquent ce ralentissement.

 

Les secteurs clés du tourisme (+ 2 % de recettes en devises) et des industries exportatrices (en croissance de 6 %) ont certes démontré une capacité de résilience inattendue, aidés par la dépréciation du dinar (10 % par rapport à l’euro, 6.7 % face au dollar des États-Unis). La situation de l’emploi a d’ailleurs connu une timide amélioration, le taux de chômage reculant à 15.7 % au troisième trimestre 2013 contre 17 % pendant la même période en 2012. Le chômage des jeunes diplômés reste néanmoins à un niveau particulièrement préoccupant (34 %, frappant un jeune diplômé sur trois), en raison d’un décalage grandissant entre leurs compétences et les besoins des entreprises. Mais les principaux indicateurs macroéconomiques se sont détériorés. Et les dépenses sociales, notamment les subventions à l’énergie, ont fortement pesé sur les équilibres budgétaires.

 

La croissance devrait repartir en 2014 et en 2015, clôturant ainsi l’épisode de récession subi en 2011 (- 1.8 %). La mise en œuvre attendue de la réforme fiscale et de la réforme des subventions à l’énergie, une gestion plus rigoureuse des finances publiques, et des capacités de financement restaurées devraient permettre dès 2014 de réduire le déficit budgétaire puis de le résorber en 2015. Et le déficit du compte courant devrait diminuer dès 2014 sous l’effet de la reprise économique et de la relance du tourisme.

 

La Tunisie est historiquement bien intégrée dans les chaînes de valeur mondiales (CVM), notamment dans trois secteurs industriels : le textile-habillement, l’industrie agroalimentaire, et les industries mécaniques, électriques et électroniques. Ce dernier secteur a connu l’évolution la plus marquée grâce au développement des branches de composants automobiles et aéronautiques, et ses exportations ont progressé de 18 % en moyenne et par an entre 2000 et 2012. Les trois secteurs clés de l’industrie tunisienne représentent 75 % des entreprises exportatrices et ils concentrent plus de 65 % des emplois industriels.


 


De nouvelles activités, comme les technologies d’information et de communication (TIC) et l’externalisation, se sont récemment développées, mais leur intégration dans les CVM se limite à des maillons de sous-traitance à faible valeur ajoutée, et elles restent géographiquement concentrées sur les zones littorales. L’intégration de la Tunisie dans les CVM est stimulée par les accords de libre-échange avec l’Union européenne (UE), mais elle est handicapée par divers obstacles en matière de politiques commerciales et d’investissement, d’environnement des affaires, de logistique, de transports, de déséquilibres régionaux et de transferts de technologie.

 

Source: Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2014

 

http://www.afdb.org/fr/countries/north-africa/tunisia/tunisia-economic-outlook/

 


--------------------------------------------------

  

 

 

3 - Les huit métropoles émergentes de l'Afrique

 

Le cabinet de conseil A.T. Kearney vient de publier les résultats de sa première édition de l'étude Emerging Cities Outlook. Cette étude identifie huit villes africaines qui pourraient être les futures plateformes du développement économique et commercial du continent. A.T. Kearney vient de publier la quatrième édition du Global Cities Index. Ce rapport publié tous les deux ans qui analyse et classe 84 métropoles selon leur ouverture au monde à l'aune de cinq indicateurs : l'activité économique, le capital humain, l'échange d'informations, l'offre culturelle et l'influence politique. Nouveauté cette année, le cabinet de conseil en stratégie publie également la première édition du Emerging Cities Outlook, centré lui sur les villes des pays à revenus faibles et intermédiaires "ayant les caractéristiques et le potentiel nécessaires pour venir concurrencer les grandes mégalopoles mondiales dans un horizon de 10 à 20 ans", indique un communiqué publié le 22 avril. 

 

 


Performance actuelle vs potentiel

Les villes africaines figurent très bas dans le "Global Cities Index" qui mesure les performances actuelles des villes. Aucune métropole africaine n'apparaît dans la première moitié de ce classement, dominé par New York, Londres, Paris et Tokyo. Le Caire au 49e rang mondial, est la ville africaine la plus "globale" selon les estimations du cabinet de conseil, suivie par Johannesburg (59e), Nairobi (68e), Le Cap (71e) et Lagos (74e). Les villes africaines occupent en revanche des places beaucoup plus enviables dans le "Emerging Cities Outlook". Ainsi, quatre villes africaines se placent dans le Top 20 des "mégalopoles émergentes" sélectionnées par A. T. Kearney en raison de la vitesse avec laquelle elles se rapprochent des grandes mégalopoles mondiales, en matière de capital humain, d'activité économique et d'innovation.

Il s'agit d'Addis Abeba (3e), de Nairobi (9e), de Johannesburg (13e), du Cap (16e) et de Tunis (18e). Autres métropoles africaines choisies parmi les 34 inclues dans ce classement : Casablanca (22e), Le Caire (30e) et Lagos (32e).

 

 

Compétitivité

Dans le communiqué publié par A. T. Kearney, Dan Starta, associé au sein du cabinet, en charge de la zone Moyen-Orient et Afrique avertit : "Les bastions traditionnels africains en Afrique de l'Ouest continuent d'être attrayants, mais les entreprises doivent de plus en plus tenir compte des nouvelles villes compétitives du continent pour tirer pleinement partie du potentiel de croissance de l'Afrique". Gageons que l'appel sera entendu à Lagos.

 

Jeudi 24 avril 2014 / Par Joël Té-Léssia et Aïcha Gaaya

 

http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/21918-les-huit-metropoles-emergentes-de-lafrique.html

 


--------------------------------------------

  

 

4 - L’Afrique pourrait devenir un marché unique du transport aérien d’ici 2016

 

L’Afrique pourrait devenir un marché unique du transport aérien, permettant ainsi de ne plus avoir besoin des accords bilatéraux de services aériens d’ici début 2016, a annoncé mercredi un lobby industriel. Le secrétaire général de l’African Airlines Association (AFRAA), Elijah Chingosho, a déclaré à Xinhua que les textes réglementaires et le cadre institutionnel légal devraient être finalisés en octobre. « Des recommandations seront bientôt formulées qui permettront à l’Union Africaine de mener des négociations entre les divers blocs commerciaux dans le but d’obtenir un marché unique du transport aérien africain », a expliqué M. Chingosho.


La Décision de Yamoussoukro de 1988 prône la libéralisation de l’espace aérien africain. Une des raisons du retard dans la mise en place de la décision est la protection des compagnies aériennes nationales. M. Chingosho a expliqué que la Commission de l’aviation civile africaine (AFCAC) devrait être renforcée afin de surveiller et de faire respecter la mise en place d’un marché unique du transport. D’après l’AFRAA, la région ouest-africaine possède l’espace aérien le plus libéral. La raison peut venir du fait que plusieurs Etats n’ont pas de compagnies aériennes nationales à protéger, alors que leurs populations et marchandises à haute valeur ajoutée circulent dans la région. Et en Afrique du Nord, le Maroc possède un régime très libéral.


 


La Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) est partiellement libéralisée, alors que dans la région de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la Zambie et le Zimbabwe deviennent plus libéraux car ils souhaitent promouvoir leur tourisme. M. Chingosho a ajouté que le besoin d’infrastructures aéronautiques adéquates était réel pour venir à bout du trafic aérien croissant, précisant qu’afin de développer un secteur aéronautique dynamique, les normes de sécurité sur le continent doivent répondre aux normes mondiales. Il a appelé les compagnies aériennes africaines à consolider leurs opérations afin de leur permettre de devenir des entités viables pouvant attirer des financements à des taux compétitifs.

L’officiel a ajouté que les visas pour les Africains voyageant dans d’autres Etats africains étaient également un frein impactant la croissance du secteur, soulignant que si le régime des visas n’était pas assoupli, la vision de l’UA de l’intégration sociale, politique et économique ne pouvait se réaliser.

(Source : Xinhua) / sept 26, 2014

 

http://afriqueinside.com/le-fil-eco/lafrique-pourrait-devenir-un-marche-unique-du-transport-aerien-dici-201626092014/



-------------------------------------------------------------

 

 

 

5 – Cinq entreprises africaines dans le top 100 des locomotives économiques émergentes

 

(Agence Ecofin) - Selon le rapport Global Challenges 2014 publié par le Boston Consulting Group deux tiers de la croissance dans les dépenses de biens de consommation, environ 11 trillions $, seront générés à partir des pays émergents, comme cela a déjà été le cas en 2013, en faisant, une fois de plus, le moteur de la croissance mondiale. Le rapport BCG dont la première édition a été publiée en 2006, identifie 100 entreprises des pays émergents qui sont parvenues à asseoir une présence effective dans leurs secteurs, leurs marchés d'origine et qui sont parvenus à mener une expansion internationale réussie. Les entreprises challengers doivent avoir généré au moins 1 milliards $ de revenus dont 10% à l'international. Pour les entreprises qui sont dans le secteur de l’énergie et des mines, il faudrait avoir collecté des revenus de 500 millions $ minimum.


 


Pour cette année 2013, des entreprises de 18 pays sont entrées dans le classement, un nombre record comparé aux éditions précédentes. On retrouve ainsi parmi ces pays qui tirent la croissance mondiale cinq entreprises dont le siège social est basé en Afrique et qui sont cotées sur des marchés financiers africains. Dans ce sens, on peut citer El Sewedy Eletric, une entreprise de l'Egyptian Stock Exchange (marché financier égyptien). L'Afrique du Sud tient le record de la région avec quatre entreprises présentes (Bidvest, Aspen Pharmacare, Sasol et le groupe de télécommunication MTN).

D'autres entreprises présentes dans ce classement ne sont pas de base africaine, mais y ont une bonne implantation. On retrouve dans ce registre l'opérateur de télécommunication Barthi Airtel, très présent sur le continent, Vedanta Resources qui est un acteur majeur de l'exploitation du cuivre en Zambie, et des entreprises chinoises comme Sinopec, Sinohydro, ou encore l'équipementier ZTE

 

Idriss Linge / mardi, 23 septembre 2014 13:35

 

http://www.agenceecofin.com/consulting/2309-22971-5-entreprises-africaines-dans-le-top-100-des-locomotives-economiques-emergentes


 


------------------------------------------------------

 


  

6 - Sonatrach et Cevital parmi les meilleures entreprises africaines

 

Sonatrach et Cevital figurent désormais parmi les meilleures entreprises africaines qui convoitent un positionnement dans le paysage économique mondial. Dans un rapport récent, le Boston Consulting Group (BCG), un cabinet international de conseil en management et le leader mondial du conseil en stratégie d’entreprise, identifie une quarantaine de challengers africains ayant une forte croissance et représentant 70% du PIB du continent.

 

Les rédacteurs du rapport jugent que ces challengers symbolisent l’éveil économique de l’Afrique et s’apprêtent à entrer dans le paysage mondial. Avec une croissance moyenne de 5% par an, l’Afrique, un continent souvent sous-estimé, enregistre, depuis une dizaine d’années, selon le rapport, des résultats supérieurs à ceux de la croissance mondiale. « Bien que lui aussi touché par la crise, le continent a globalement mieux résisté et continué à croître en 2009 », peut-on lire dans le document analysant les performances des grands groupes économiques africains. Ces 40 challengers africains aspirent, selon le BCG, à renforcer leur leadership régional, mais surtout à imiter les New Global Challengers, ces entreprises chinoises, indiennes, brésiliennes ou russes, qui ont récemment profité de la globalisation pour s’imposer comme des leaders mondiaux dans leur secteur.


 


Les challengers africains cités dans le rapport se trouvent principalement en Afrique du Sud (18 entreprises), l’Egypte (7 entreprises) et le Maroc (6 entreprises). Ils représentent également l’Algérie avec les entreprises Cevital et Sonatrach, l’Angola, le Nigeria, le Togo et la Tunisie. Si certains pays ont tiré partie de la hausse du prix des matières premières, la majorité des challengers identifiés a bénéficié d’une plus grande stabilité politique, de l’émergence du consommateur africain et du déploiement de politiques publiques encourageant l’investissement privé.

« Entre 2003 et 2008, les revenus annuels de ce groupe d’entreprises ont augmenté de 24%, note le rapport dont les rédacteurs estiment qu’un investissement de 100 dollars en novembre 2000 dans un hypothétique indice des challengers africains aurait augmenté de 25% par an et valu plus de 900 dollars en novembre 2009, contre 303 dollars pour un investissement similaire dans l’indice MSCI des marchés émergents et 92 dollars pour un investissement dans l’indice boursier S&P 500 », souligne encore le BCG.

 

Une meilleure intégration permettrait à ces challengers, estime encore le groupe, de bénéficier de l’émergence d’une nouvelle classe moyenne africaine qui, bien que se constituant plus ou moins vite selon les pays, est en train de transformer l’Afrique en l’un des marchés mondiaux les plus prometteurs. Les challengers africains devraient en tout cas commencer à intéresser les plus grandes entreprises mondiales, qu’elles soient concurrentes ou partenaires, estime encore le Boston Consulting Group. Il est à noter pour ce qui est de la méthodologie de l’étude, que BCG a examiné près de 600 entreprises dans tous les secteurs économiques. Tout d’abord, elles devaient atteindre le seuil minimal de 300 millions de dollars de revenus annuels pour les banques et 500 millions de revenus annuels pour les autres secteurs.

 

Pour les entreprises dont le chiffre d’affaires était inférieur à un milliard de dollars, elles devaient afficher une croissance de leurs revenus à deux chiffres au cours des 5 dernières années. Environ 70 entreprises répondaient à ces critères et ont été examinées sur la base de leurs revenus, leur taux de croissance sur un an, sur 5 ans et sur 10 ans, leur cash-flow, leur ratio d’endettement et leur niveau  d’internationalisation défini par les exportations, le nombre d’employés à l’étranger, les actifs étrangers et les acquisitions et partenariats internationaux.

Les challengers ont été les entreprises qui démontraient la présence internationale la plus dynamique. Lorsque deux entreprises fortes d’un même pays coexistaient dans un même secteur, seul le leader était retenu, peut-on lire dans le rapport. (El Watan-09.06.2010.)

 

http://niarunblog.unblog.fr/infos-dalgerie/la-finance-islamique-sinstalle-en-algerie/sonatrach-et-cevital-parmi-les-meilleures-entreprises-africaines/

 

 


---------------------------------------------------------

 

  

7 - Leadership : 40 grandes entreprises africaines émergentes  

 

_ Radioscopie des 40 champions (Jeune Afrique hors-série n°26 « les 500 premières entreprises africaines »)

 

Le Boston Consulting Group (BCG) a examiné près de 600 entreprises dans tous les secteurs économiques. Pour être retenues, celles-ci devaient d’abord atteindre le seuil minimal de 300 millions de dollars de revenus annuels pour les banques et de 500 millions pour les autres secteurs. Pour les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) était inférieur à 1 milliard de dollars, elles devaient afficher une croissance de leurs revenus à deux chiffres au cours des cinq dernières années. Environ 70 entreprises répondaient à ces critères et ont été départagées sur la base de leurs revenus, de leur taux de croissance sur un an, cinq ans et dix ans, de leur cash-flow, de leur ratio d’endettement et de leur degré d’internationalisation, déterminé par le volume des exportations,  le nombre d’employés à l’étranger, les actifs  étrangers et les acquisitions et partenariats  internationaux.



Parmi les 40 « challengeurs » retenus, on  peut déjà distinguer une dizaine d’établissements financiers. En ce domaine, l’Afrique du  Nord est plutôt bien placée (Attijariwafa Bank et BMCE Bank pour le Maroc, EFG Hermès et Commercial International Bank pour l’Egypte). Côté subsaharien, l’Afrique du Sud (Standard Bank et Old Mutual), mais aussi le Nigeria (United Bank for Africa), l’Angola (Banco Africano de Investimentos) et le Togo (où est implanté le siège d’Ecobank) sont représentés.

 

Dans les domaines industriel et commercial, l’enquête de BCG a réparti les challengeurs africains en cinq catégories.

 

1 - Les acteurs locaux. Ces groupes ont atteint leur masse critique grâce à la conquête de leur marché local. Les actifs et leurs ventes relèvent encore pour plus de 90 % du marché domestique, mais leurs activités à l’international progressent. C’est le cas de l’algérien Cevital ou du marocain Omnium nord-africain (ONA). Pour ce dernier, les ventes à l’international sont sur le point de franchir le seuil de 10 % du CA.

 

2 - Les exportateurs. Ces challengeurs exploitent tous des ressources minières et pétrolières dans le pays où ils sont implantés. Si leurs actifs sont limités au territoire national, leurs revenus sont d’origine mondiale. Parmi eux, on trouve les pétroliers Sonatrach (Algérie) et Sonangol (Angola), l’Office chérifien des phosphates, mais aussi le groupe nigérian Dangote et les aciéries égyptiennes Al-Ezz. Leur CA cumulé est supérieur à 100 milliards de dollars.

 

3 - Les acteurs régionaux. Il s’agit de la douzaine de groupes dont au moins 10 % des actifs sont localisés en dehors de leur pays d’origine, mais sur le continent africain. Leur CA global atteint les 30 milliards de dollars. Parmi eux figurent le tunisien Poulina, le transporteur Royal Air Maroc, les groupes Maroc Télécom (implanté au Burkina Faso, au Gabon et au Mali) et Ecobank (très présent en Afrique francophone), ou encore le distributeur sud africain Shoprite, qui a des supermarchés dans 17 pays subsahariens.

 

4 - Les acteurs internationaux. Dans cette catégorie figurent les challengeurs dont au moins 10 % des actifs sont situés hors d’Afrique. Pas moins de 17 sociétés en font partie, pour un CA global de près de 100 milliards de dollars. Parmi elles, on peut citer l’égyptien Orascom Telecom, présent en Europe, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord. Ou encore le groupe pharmaceutique sud-africain Aspen, qui distribue des médicaments génériques dans tout l’hémisphère Sud. À côté de ces mastodontes, on trouve le tunisien Elloumi, de taille bien plus modeste. Avec un CA de 600 millions de dollars, il dispose d’unités de production en Afrique du Nord, en Roumanie et au Portugal. Sa filiale Coficab est l’un des leaders mondiaux de l’industrie des câbles et fils électriques pour l’automobile.

 

5 - Les acteurs globaux. Ceux-là ne sont déjà plus complètement africains, puisque plus de la moitié de leurs actifs sont localisés hors du continent. Ils ont tous été fondés en Afrique du Sud mais sont désormais cotés à la Bourse de Londres. Il s’agit du minier anglo-américain, du brasseur SAB Miller et de l’assureur Old Mutual. À eux trois, ils totalisent un CA de 47 milliards de dollars.


 


 Reste maintenant à transformer l’essai. Tous les groupes cités par BCG affichent des projets ambitieux pour passer à un stade de développement supérieur. Et plusieurs groupes figurant dans les 100 premiers d’Afrique pourraient, eux aussi, devenir bientôt des « challengeurs ». Les analystes de BCG estiment que, pour devenir des acteurs globaux, les challengeurs africains doivent adopter une stratégie de croissance à long terme, avec une politique ambitieuse de fusions acquisitions. Ils doivent ensuite faire preuve d’une forte créativité pour s’adapter et répondre aux besoins d’un marché qu’ils connaissent bien. Cet esprit d’innovation doit être soutenu par une démarche marketing offensive, à l’instar de celles mises en œuvre par les opérateurs de téléphonie mobile, comme Orascom ou MTN.

Enfin, ces acteurs qui aspirent à une envergure planétaire doivent apprendre à faire parler d’eux. De leur notoriété internationale dépendent les futurs partenariats qui boosteront leur croissance hors d’Afrique. Avec 47,5 milliards de dollars, Sonatrach a réalisé en 2009 un ÇA équivalent à celui du constructeur automobile Renault, du laboratoire GlaxoSmithKline ou encore du fabricant d’ordinateurs Apple. Mais il reste, à ce jour, bien moins connu que ses alter-ego.

 

Z.S./ L’éveil des lions (Jeune Afrique hors-série n°26 « les 500 premières entreprises africaines »)  |   Africa Power Forum 2011 »

 

http://novafrica-developments.net/2011/04/08/leadership-radioscopie-des-40-champions-jeune-afrique-hors-serie-n%C2%B026-%C2%AB-les-500-premieres-entreprises-africaines-%C2%BB/




-----------------------------------------

  

 

 

9 - Dans le classement des meilleures entreprises africaines : Sonatrach 1re au Top 500

 

Sonatrach, la compagnie nationale des hydrocarbures, a été classée en tête du classement des 500 meilleures entreprises africaines, selon l’étude annuelle élaborée par un cabinet privé pour le compte de l’hebdomadaire Jeune Afrique. C’est la quinzième étude du genre réalisée par l’hebdomadaire, et selon ses initiateurs, elle a été faite sur la base des résultats financiers de l’année 2012. Pour réaliser ce classement des 500 premières entreprises africaines, l'hebdomadaire a recensé 10 318 sociétés, dont plus de 9 000, ont reçu un questionnaire détaillé.

 

Ce classement comporte les données financières de 1 429 sociétés qui ont permis d'établir un palmarès des 500 premières entreprises africaines selon leur chiffre d'affaires, ainsi que les classements annexes par zones géographiques et secteurs d'activité. Si Sonatrach continue à dominer le continent, elle cacha mal toutefois la difficulté qu’éprouve l’Algérie pour s’imposer économiquement hors hydrocarbures et imposer ses entreprises au plan africain. Deux entreprises dans le top 10 maghrébin et 17 seulement dans le top 150 maghrébin, c’est plutôt maigre pour un pays comme l’Algérie, alors que l’Egypte et le Maroc ont réussi à placer quatre entreprises chacune dans le top 10 maghrébin.

 

Dans le nouveau classement des 150 premières entreprises d’Afrique du Nord, Sonatrach occupe la première place, Naftal la 10e, le groupe privé Cevital, la 15e,  le groupe public de distribution de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, la 16e place, Orascom Telecom Algérie, la 20e place, Cosider, la 40e, Air Algérie, la 44e, Mobilis, la 53e, le groupe privé ETRHB-Haddad, la 69e place, Watania (OoredoO), la 79e place, et enfin, le groupe public Giplait ferme le classement des 150 premières entreprises d’Afrique du Nord. Ainsi, seulement sept entreprises algériennes figurent dans le Top 50, pendant que l’Egypte en compte 20 et le Maroc 15. En plus de celles déjà citées, deux autres entreprises algériennes sont dans le Top 50. Il s’agit de Sonatrach.

 


Sonatrach revient de loin
Les analystes estiment logique le maintien de Sonatrach à la première place, « en raison notamment de la stabilité du pays et une hausse des investissements et joint-ventures ».  Selon Jeune Afrique, « alors qu’en 2010 le rebond d’après la crise financière internationale avait été très net, avec une hausse de 17,7% des revenus cumulés des 500, il aura été limité en 2012 à un plus modeste 6,1 %. Pas de quoi s’inquiéter, certes, pour les fleurons du continent ; mais ce chiffre est le résultat de difficultés croissantes dans plusieurs secteurs phares du paysage économique africain ». Ainsi, « les entreprises pétrolières, qui réalisent 23,7% du chiffre d’affaires total des 500, ont été confrontées en 2012 à une stagnation du prix du baril, après des années de très forte hausse ; ce qui a fortement limité la progression de leurs revenus. Même schéma pour les grands groupes miniers face à la stabilité des cours de l’or, du zinc ou du fer... »


Sonatrach revient de loin, peut-on dire, après une année 2012 difficile, avec les revers essuyés en Libye et en Afrique. Hormis les scandales financiers à répétition, et qui se sont étalés sur la place publique tout au long de l’année, Sonatrach  avait subi des pertes sèches lors des fluctuations descendantes du prix du baril, pertes d’autant plus accentué par un contexte géopolitique régionale et continental qui lui a été très nocif. Sonatrach s’est tourné vers l’Afrique, mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Au Mali, par exemple, des projets étaient en train d’être montés, mais la guerre lancée par la France est venue mettre tout à terre. En Libye, les choses ont été plus mauvaises que prévue, au moment où le pays tout entier dans le « chaos des djamaâte ». Au Mozambique enfin la concurrence a été très dure.  



Les hydrocarbures stagnent, les télécoms percent…
Un commentaire intéressant est mis en avant pour évaluer l’avancée de certaines entreprises et le recul d’autres. En Afrique, l’émergence de nouveaux secteurs d’activité - la distribution moderne ou les biens de consommation, par exemple - est encore trop récente pour modifier durablement le classement des 500, dont les équilibres sectoriels n’ont guère bougé en 2012, alors que l’évolution des géants des télécoms a été exceptionnellement rapide et a connu des fortunes diverses. En 2012, plusieurs d’entre eux ont connu des problèmes. « Un grand nombre de filiales de l’indien Bharti Airtel ont ainsi continué de perdre de l’argent, tandis que Maroc Télécom, leader historique du secteur en termes de bénéfices, a vu pour la première fois ses revenus baisser ».

 

Le taux de pénétration du téléphone mobile a atteint 71% en moyenne fin 2013 et les revenus par utilisateur sur le segment voix se réduisent d’année en année.  «Nous ne nous voyons pas comme une compagnie téléphonique, mais comme une entreprise de convergence numérique», souligne ainsi Arthur Bastings, patron Afrique de « Millicom » à Jeune Afrique : «Les opérateurs de téléphonie mobile sont les fournisseurs d’accès à internet privilégiés en Afrique, et ils ont une connaissance fine du consommateur africain. Nous prenons donc très au sérieux tous les aspects du numérique et voulons participer à cette industrie.»

Cette prédominance des entreprises du secteur énergétique  à l’ensemble du classement, puisque les deux premières sociétés africaines, selon le classement, sont Sonatrach et aussi l’Angolaise Sonangol, deux mastodontes du secteur des hydrocarbures en Afrique. 



Le Maroc opère une percée spectaculaire
Le Maroc domine le classement par le nombre d’entreprises y figurant, avec 70 sociétés classées dans les 150 meilleures. 4 entreprises marocaines trônent dans le Top 10 nord-africain 2014. Il s'agit du groupe Samir, de la SNI, du groupe OCP et de Maroc Telecom qui arrivent en tête des 150 premières entreprises nord-africaines. Le groupe Samir et la SNI sont également classés dans le TOP 20 des 500 premières entreprises africaines en 2014. Au total, 77 entreprises marocaines figurent parmi les 500 premiers groupes africains (soit 15,4 %) pour un chiffre d'affaires total de 67,2 milliards de dollars (8,89 % du total des revenus des 500).


Le même classement, fait aussi ressortir que l'année 2013 a été marquée par une percée subsaharienne d'entreprises marocaines dont les promoteurs immobiliers Addoha et Alliances qui ont multiplié les contrats en Côte d'Ivoire et au Congo, rappelant que le PIB marocain a enregistré une progression de 5,1 % l'année dernière.
F. O.

 

Écrit par Fayçal O.

 

http://www.lechiffredaffaires.net/focus2/1922-dans-le-classement-des-meilleures-entreprises-africaines-sonatrach-1re-au-top-500.html


 


---------------------------------------------

 

 

 

 

 





Avis des internautes

Articles recommandés

» AFRIQUE/ UNION AFRICAINE : Réforme institutionnelle, sécurité, zone de libre échange…, ces principaux enjeux du 29e sommet de l'Union africaine

» RUSSIE/ POLITIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE/ LIGNE DIRECTE : Ce qu’il faut retenir de la ligne directe 2017 du Président Vladimir Poutine

» ASIE/ INDONESIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : les ressorts de l’expansion d’une puissance mondiale émergente

» AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT/ SOCIO-ECONOMIE/ MONNAIE : ces pays africains vraiment émergents (RSA, Nigeria, Egypte, Maroc, Algérie, Botswana, Ile Maurice, Ethiopie…)

» MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : les nouvelles réalités d’un monde qui change…

» AFRIQUE / MALI/ SOMMET FRANCE-AFRIQUE : attentes, mesures et perspectives

» AFRIQUE/ CROISSANCE/ DEMOGRAPHIE/ MARCHE INTERIEUR : la croissance démographique peut accélérer le développement économique et social

» AFRIQUE/ INFRASTRUCTURES/ GRANDS TRAVAUX/ AFFAIRES : quelques nouvelles avancées importantes

» AFRIQUE/ CRISES/ ECONOMIE/ DEVELOPPEMENT/ PAUVRETE : calculs stratégiques, crises multiformes, incertitudes et nouveaux défis à l’assaut d’un continent meurtri

» MONDE/ RUSSIE/ DEFENSE ET SECURITE : commémoration de la victoire de l’Armée Rouge sur les troupes nazies et rappel de la défaite militaire de Hitler par des armes conventionnelles

» MONDE/ RUSSIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERVANCE : annonces et conclusions de la « ligne directe » du Président Vladimir Poutine

» MONDE/ LEADERSHIP ET COMPETITION/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ COMMUNAUTE INTERNATIONALE : ces technologies avancées décisives qui irritent les adversaires…

» MONDE/ COREE DU NORD/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ NUCLEAIRE MILITAIRE/ BOMBE H : Pyongyang annonce le succès de son premier test de bombe à hydrogène

» MONDE/ CROISSANCE ECONOMIQUE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : entre les acteurs de la prospérité et de la paix et les forces de destruction

» MONDE/ TERRORISME/ 11 SEPTEMBRE 2001/ VIOLENCES ET IMPUNITE : le terrorisme plus fort, avec Etat, moyens financiers conséquents (pétrole, drogue), migrants et totale impunité (interdiction d’attaque au sol des terroristes)

» MONDE/ RELATIONS USA-AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE/ SECURITE : le Président des USA en Afrique (Kenya, Ethiopie)

» MONDE/ IRAN/ NUCLEAIRE CIVIL/ ENERGIE ET RECHERCHES AVANCEES : le nucléaire civil au profit de tous, l’atome au profit de tous

» MONDE/ ASIE/ ECONOMIE ET COOPERATION/ LEADERSHIP : développement agricole, financier, industriel et technologique sans précédent

» AFRIQUE/ INSTITUTIONS DE DEVELOPPEMENT/ BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BAD) : M. Akinwumi Adesina, candidat du Nigeria, élu à la présidence de la BAD

» MONDE/ FEDERATION DE RUSSIE/ GOUVERNANCE : le Président Vladimir Poutine éclaire sur la politique nationale et internationale de la Russie

» MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE : Mort du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud d’Arabie saoudite

» MONDE/ NUMERIQUE ET AFFAIRES/ ENTREPRISES EMERGENTES : le numérique et ses nouveaux acteurs émergents

» RUSSIE/ TURQUIE/ LEADERSHIP : Echanges et relations commerciales en hausse et grands projets économiques en perspective

» MONDE/ CANADA/ RELATIONS STRATEGIQUES FRANCO-CANADIENNES/ ECONOMIE : redécouvrir l'Etat fédéral du Canada, grande puissance francophone, avec le Président Hollande

» AFRIQUE/ EMERGENCE ET DEVELOPPEMENT/ JEUNESSE : forces et entraves au développement

» USA- AFRIQUE/ PARTENARIAT STRATEGIQUE : Washington veut combler son retard commercial

» FRANCE - AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT : le Président François Hollande recadre et consolide la coopération française en Afrique

» AFRIQUE : Panorama des fonds souverains sur le continent

» UNION EUROPEENNE/ PERSPECTIVE : L'Europe entre associations, alliances et partenariats...

» AFRIQUE/ NIGERIA : Economie, paix et sécurité

» FRANCE/ CHINE/ COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : emplois, transfert de technologie, nouveaux horizons d’échanges et de coopération…

» AFRIQUE/ COOPERATION ET INVESTISSEMENTS : le Maroc met son savoir-faire et son expérience au service de l’Afrique

» AFRIQUE : Les leaders africains honorés par “African Business” à New York .

» AFRIQUE : le grand retour de l’Afrique centrale dans l’économie pétrolière

» AFRIQUE : Les défis de l’économie privée en Afrique subsaharienne


Haut de page