Logo

MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 26/10/2014 à 18:03:42
AFRIQUE/ EMERGENCE ET DEVELOPPEMENT/ JEUNESSE : forces et entraves au développement





1 – « L’Afrique doit encore surmonter de nombreux obstacles, notamment dans les deux domaines de la création d’emplois et de la prestation de services sociaux qui sont tous d’importants facteurs de développement inclusif malgré de récents taux de croissance spectaculaires », selon un document remis a la presse, mercredi à Abuja. « La croissance n’a pas dégagé suffisamment d’emplois pour une population africaine jeune et en augmentation rapide », souligne le document, imputant cette situation au fait que « la croissance continue d’être alimentée par les exportations de matières premières produites dans des enclaves économiques qui ne créent guère de valeur et n’ont que peu de liens avec le reste de l’économie ». Même avec une baisse se situant a 4,1 pour cent en 2013 contre 5,4 en 2012, le continent affiche des taux de croissance presque deux fois supérieurs à la moyenne mondiale, et seule la région de l’Asie de l’est et du sud a fait mieux, avec un taux de croissance de 5,5 pour cent en 2013, précise le document. »


http://www.27avril.com/wp-content/uploads/2013/05/Chomage-Jeunes-diplomes-Afrique.jpg 


2 – « M-Pesa compte quelque 18 millions de clients – sur une population d’environ 25 millions d’habitants de plus de 15 ans – et huit millions de transactions y sont effectuées chaque jour, qui contournent le système bancaire dans un pays où une partie non négligeable de la population ne dispose pas de compte en banque. L’application, utilisable sur les modèles de téléphones portables les plus simples, permet de régler ses factures d’eau ou d’électricité, de payer une addition dans un restaurant, une consommation dans un café ou une course en taxi, mais aussi d’envoyer de l’argent à ses amis ou ses proches. La somme minimale est de 8 centimes d’euros seulement, la maximale de 600 euros. Un maximum de 1.200 euros de transactions journalières est autorisé par M-Pesa. Le destinataire de l’argent peut conserver la somme sur son compte M-Pesa et l’utiliser ensuite pour payer à son tour un bien ou un service, ou retirer le montant en liquide chez l’un des nombreux agents répartis à travers le pays, avec simplement son téléphone et une pièce d’identité. »


 

 

-------------------------------------------

   

 

 

1 - PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN AFRIQUE 2014 : Les économies africaines doivent exploiter plus efficacement les marchés mondiaux pour monter en puissance

 

L'Afrique pourrait transformer son économie et réaliser une véritable percée en matière de développement à condition de mieux s'intégrer dans la production  mondiale de  biens et de services, selon les dernières Perspectives économiques en Afrique, publiées à l'occasion des assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement. Rédigé conjointement chaque année par la Banque africaine de développement (BAfD), le Centre de développement de l'OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le rapport 2014 dresse le bilan d'une Afrique résistante aux chocs intérieurs comme extérieurs et sur le point de connaître une solide croissance économique. La croissance du continent devrait s'accélérer à 4,8 % en 2014 pour atteindre 5 à 6 % en 2015, des niveaux jamais atteints depuis la crise économique mondiale de 2009. Le rapport salue une croissance économique plus diversifiée, tirée par la demande intérieure, les infrastructures et des échanges de produits manufacturés de plus en plus soutenus à travers le continent. 

 

« S'ils veulent inscrire la croissance économique dans la durée et s'assurer qu'elle profite au plus grand nombre, les pays africains doivent poursuivre leurs efforts pour restaurer  les soupapes du moteur économique et continuer à gérer les facteurs macroéconomiques avec précaution. La moindre imprudence de leur part peut nuire aux perspectives de croissance » met en garde Mthuli Ncube, Chef économiste et vice-président de la Banque africaine de développement. « Les pays africains devraient considérer sur le moyen à long terme l'opportunité de contribuer aux chaînes de valeur mondiales comme une composante intégrale de leur stratégie pour une croissance robuste, durable et inclusive » ajoute-il. 

 


Le rapport indique qu'une participation plus efficace aux chaînes de valeur régionales et mondiales – ensemble des activités réalisées dans divers pays couvrant tout le cycle de vie d'un produit, de sa conception à sa consommation finale – pourrait servir de tremplin à l'Afrique pour diversifier son économie, mobiliser ses ressources intérieures et investir dans les infrastructures critiques. Pour ce faire, le continent doit toutefois éviter de s'enliser dans des activités à faible valeur ajoutée. Ainsi, par exemple, si les exportations africaines à destination du reste du globe ont augmenté plus rapidement que celles des autres régions en 2012, elles sont restées dominées par les produits de première nécessité qui n'ont pesé que 3,5 % dans les exportations mondiales de marchandise la même année. 

Contourner cet écueil implique d'investir dans de nouveaux secteurs plus productifs, de développer les compétences, de créer des emplois et d'acquérir de nouvelles technologies, savoirs et informations sur le marché. Ces interventions exigent des pouvoirs publics des politiques saines, et de la part des entrepreneurs la volonté et la capacité de concourir à l'obtention de tels bénéfices.

 

Le rapport prend pour l'exemple l'Afrique du Sud qui est parvenue à redresser son  industrie automobile de façon  remarquable après avoir éliminé les obstacles et proposé des mesures incitatives à l'égard des producteurs de pièces détachées et des chaînes de montage. Il montre également que le développement des chaînes de valeur agroalimentaires dans des pays comme le Ghana, le Kenya et l'Éthiopie a œuvré en faveur de la création d'emplois et a été un moteur pour la croissance économique.

« Fortes d'une démographie dynamique, d'une urbanisation rapide et d’une richesse en ressources naturelles, les économies africaines ont une incroyable carte à jouer. L'enjeu aujourd'hui pour nombre d'entre elles consiste à s'assurer de leur meilleure insertion dans les chaînes de valeur mondiales et de ses retombées bénéfiques pour les conditions de vie de leur population » explique Mario Pezzini, Directeur du Centre de développement de l'OCDE. « Les politiques publiques doivent s'articuler dans le cadre d'une stratégie ciblée qui encourage une transformation économique et sociale plus équitable, ainsi qu'un développement rationnel sur le plan écologique », ajoute-t-il.

 

 

Les Perspectives économiques en Afrique soulignent les progrès remarquables réalisés au chapitre du développement humain, qui se traduisent par des taux de pauvreté plus faibles, une hausse des revenus et de meilleurs taux de scolarisation et de couverture médicale. Elles concluent également que l'obtention de réelles avancées sur le plan du développement humain passe par l'autonomisation des citoyens et la viabilité environnementale afin que tous puissent en tirer parti. L’intégration efficace aux chaînes de  valeur des populations pauvres et marginalisées, y compris les femmes, requiert des politiques publiques ciblées et des business models ouverts favorisant l'accès aux ressources productives comme les terres et le financement, un renforcement de la productivité et une résilience accrue des petits producteurs.

 

« Au moment où l’engagement dans les chaînes de valeur prend de l’essor, des mesures appropriées doivent être mises en place pour atténuer les risques potentiels, comme la volatilité des prix, une concurrence déloyale et une plus grande vulnérabilité », précise  Pedro Conceição, Chef économiste du Bureau régional du PNUD en Afrique. « Alors que les réseaux régionaux et mondiaux offrent d'incroyables opportunités, les femmes, les hommes et les communautés doivent pouvoir jouer de leur position de force ».  

 

Kigali, Rwanda / 19 mai 2014

http://www.undp.org/content/undp/fr/home/presscenter/pressreleases/2014/05/19/african-economic-outlook-2014/


 


----------------------------------------------

 

 

  

2 - Le manque d’emplois et de services sociaux de base, obstacles au développement inclusif en Afrique (experts)

 

L’Afrique doit encore surmonter de nombreux obstacles, notamment dans les deux domaines de la création d’emplois et de la prestation de services sociaux qui sont tous d’importants facteurs de développement inclusif malgré de récents taux de croissance spectaculaires », selon un document remis a la presse, mercredi à Abuja.
Le document a été publié en marge du démarrage la réunion du comité des experts de la 7eme réunion annuelle conjointe de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la Commission économique pour l’Afrique et de la Conférence des ministres de l’Economie et des Finances de l’Union africaine, prévues dans la capitale politique nigériane.

 

« La croissance n’a pas dégagé suffisamment d’emplois pour une population africaine jeune et en augmentation rapide », souligne le document, imputant cette situation au fait que « la croissance continue d’être alimentée par les exportations de matières premières produites dans des enclaves économiques qui ne créent guère de valeur et n’ont que peu de liens avec le reste de l’économie ». Même avec une baisse se situant a 4,1 pour cent en 2013 contre 5,4 en 2012, le continent affiche des taux de croissance presque deux fois supérieurs a la moyenne mondiale, et seule la région de l’Asie de l’est et du sud a fait mieux, avec un taux de croissance de 5,5 pour cent en 2013, précise le document.



Les experts qui se réuniront quatre jours durant, vont ensuite passer le relais aux ministres africains des Finances et de l’Economie qui vont discuter avant son adoption de la ‘’Déclaration ministérielle sur les politiques et mesures requises pour mettre en œuvre le Plan d’Action pour le développement industriel accéléré de l’Afrique en vue du développement inclusif et durable du continent ». La réunion ministérielle devra aussi favoriser, selon des sources concordantes, ‘’une meilleure compréhension des cadres institutionnels et politiques nécessaires pour réaliser efficacement le développement industriel durable et inclusif de l’Afrique ». La réunion se tient sur le thème ‘’l'industrialisation au service du développement inclusif et de la transformation en Afrique ».

La précédente rencontre, organisée l’année dernière en Cote d’Ivoire, avait appelé les pays africains à adopter des politiques industrielles cohérentes, à créer des mécanismes institutionnels de politique industrielle et à coordonner les actions des ministères compétents pour « mieux mettre en œuvre les mesures en faveur de l’industrialisation ».

 

APA publié le : 26/03/2014 / Copyright : APA

 

http://fr.starafrica.com/actualites/le-manque-demplois-et-de-services-sociaux-de-base-obstacles-au-developpement-inclusif-en-afrique-experts.html


 


---------------------------------------------

  

 

  

3 - Rwanda : un nouveau miracle africain ?

 

Il y a 20 ans, au sortir du génocide, le pays des Mille Collines était en ruines. Aujourd'hui, les économistes louent les "progrès spectaculaires" enregistrés.

Qui aurait parié sur le Rwanda après l'épouvantable drame qu'il a vécu en 1994 ? À ce moment-là, les banques sont vides, les récoltes pourrissent sur pieds et les cadavres d'environ 800 000 victimes, essentiellement des Tutsi, minoritaires dans la population, jonchent les rues de toutes les localités ainsi que les champs éparpillés dans le pays. Une partie de la population hutu, ayant largement pris part aux massacres, fuit vers le Zaïre devenu depuis République démocratique du Congo. Les survivants découvrent leurs proches massacrés, leur maison pillée et leur bétail volé ou tué.

 

Vingt ans plus tard, le spectacle est tout autre. Des Rwandais aisés paressent aux terrasses des artères bitumées de Kigali. Dans la capitale, une armée de balayeuses se relaie. Tout paraît en ordre. Est-ce là que réside le germe du "nouvel homme" que le Rwanda veut faire émerger. En tout cas, les économistes sont unanimes pour décrire les "progrès spectaculaires" accomplis par les autorités rwandaises. Issues de la rébellion qui a mis fin au génocide en juillet 1994, elles avaient récupéré un pays exsangue.

 

 


Le Rwanda vise à devenir un pays à revenu intermédiaire d'ici à 2020

Que s'est-il passé entre-temps ? "Depuis vingt ans, le PIB par habitant a été multiplié par cinq. Parallèlement, ces dernières années, le taux de pauvreté a baissé d'environ 25 % et les inégalités ont été réduites", indique la Banque mondiale (BM). "Certains appellent ça un triplé en termes de développement", explique Yoichiro Ishihara, économiste à la BM. Le Rwanda vise désormais à devenir d'ici à 2020 un pays à revenu intermédiaire. Comment ?

 

En passant d'une économie encore essentiellement agricole à une économie de services. Cela ne signifie pas pour autant que le Rwanda soit sorti d'affaire. Malgré ses succès et une croissance annuelle moyenne d'environ 8 % de 2001 à 2012, il continue à faire face à des défis à la hauteur de ses ambitions. Il envisage en effet de porter, d'ici à 2018, le PIB à 1 000 dollars par habitant (contre 693 dollars en 2013) et de ramener le taux de pauvreté sous les 30 % contre 45 % actuellement. Surtout, si le Rwanda réduit depuis quelques années les inégalités, il reste le pays le plus inégalitaire de la région, selon le rapport 2013 de la Société internationale pour le développement sur l'état de l'Afrique de l'Est. En outre, le secteur de la construction, moteur de croissance toutes ces années, a été dopé par d'importants marchés publics. Mais désormais, "il est temps de passer au secteur privé", fait remarquer M. Ishihara.

 


En plus des services, le Rwanda mise désormais sur l'export de matières premières

La nouvelle ambition du pays, qui tire le gros de ses devises du tourisme, est désormais d'exporter ses matières premières (minerais, thé, café...) ainsi que des produits manufacturiers. À cet effet, une nouvelle zone économique spéciale de 98 hectares attire usines et entreprises agroalimentaires. "Le discours actuel est exporter ou mourir", résume un responsable rwandais souhaitant garder l'anonymat. Parmi les atouts rwandais, une population jeune et éduquée. Environ "70 % de la population a moins de 25 ans et les compétences sont là", explique Vivian Kayitesi, du Conseil de développement du Rwanda, organisme public. Et d'espérer que cette jeunesse va favoriser la croissance du secteur des services vers lequel les investissements sont passés de 800 millions de dollars en 2012 à 1,4 milliard en 2013.

 

 


Le pays doit aussi surmonter des handicaps

Le Rwanda a, certes, des atouts, mais aussi des points faibles. "Le mauvais état des infrastructures, le manque d'accès à l'électricité, enfin une capacité de production limitée constituent des obstacles majeurs à l'investissement privé", note la BM. L'aide extérieure représente environ 40 % de son budget de fonctionnement, indique la BM, qui souligne que les recettes intérieures du gouvernement, bien qu'en hausse, restent en deçà de la moyenne régionale. L'enjeu est donc crucial au regard de la baisse des aides extérieures depuis 2012. C'est qu'entre-temps le gouvernement du président Paul Kagamé a perdu de son aura. Jusque-là, il avait été chouchouté par les bailleurs occidentaux partagés entre un sentiment de culpabilité post-génocide et une certaine admiration pour un dirigeant africain "moderne".

  

Le rôle attribué à Kigali dans la déstabilisation de l'est de la RDC, d'une part, sa responsabilité supposée dans l'assassinat de dissidents à l'étranger, d'autre part, lui ont en effet attiré les critiques de ses plus proches alliés, États-Unis en tête. L'origine suspecte de certaines de ses matières premières est passée par là. Une partie de son coltan, minerai essentiel à la téléphonie mobile, est soupçonnée avoir été extraite illégalement en RDC. Résultat : certains marchés lui sont fermés malgré les dénégations de Kigali qui met en avant sa réputation de bonne gouvernance. "Le débat est clos depuis longtemps", assure le ministre rwandais des Finances.

Claver Gatete souligne par ailleurs que le Rwanda a été le premier pays à assurer la traçabilité de ses minerais. "Le pays est aujourd'hui à un tournant", estime un diplomate. "On ne peut enlever vingt ans de succès, c'est magnifique. Mais les dirigeants rwandais pourraient tout perdre s'ils laissent les choses en l'état", explique-t-il en référence aux libertés sacrifiées au profit de la sécurité, de la stabilité et du développement. Au pays des Mille Collines, la méfiance reste donc de mise, car l'orage pourrait se déclarer sans prévenir.

 

Par Malick Diawara/ Le Point Afrique - Publié le 19/08/2014/ Modifié le 03/04/2014 à 13:23

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/rwanda-un-nouveau-miracle-africain-19-08-2014-1857735_2258.php

 


----------------------------------------------

 

 

4 - L’Afrique du Sud va lever les obstacles aux investissements sur le continent africain

 

(Agence Ecofin) - Le gouvernement sud-africain a annoncé, le 26 février, qu’il allait lever les obstacles empêchant les entreprises locales d’investir sur le continent africain.

«Les actifs détenus à l’étranger par les entreprises sud-africaines sont une source importante de revenus et un moyen de réduire notre vulnérabilité aux futurs ralentissements que connaîtrait le marché domestique», a déclaré le ministre des Finances, Pravin Gordhan,  dans son discours sur le budget présenté le 26 février 2014 devant le parlement. «Le gouvernement va prendre des mesures pour créer une fiscalité simplifiée et un cadre de change spécifique pour les entreprises qui font des affaires avec l'Afrique», a-t-il ajouté. Ainsi, une mesure exceptionnelle autorisant depuis 2013 les entreprises cotées sur la Bourse de Johannesburg à créer une holding pour y loger leurs opérations africaines sera étendue aux entreprises non cotées.

 

Les plafonds des montants que les sociétés sud-africaines cotées peuvent investir en Afrique sans approbation préalable sera porté à 2 milliards de rands, contre 750 millions de rands auparavant, détaille Ismail Momoniat, directeur général adjoint à la trésorerie nationale. Le gouvernement sud-africain va, d’autre part, assouplir les règles relatives à l’exposition des fonds d’investissement à l’étranger afin d’assurer un meilleur accompagnement financier aux investisseurs souhaitant s’établir en Afrique. Les sociétés non cotées opérant des les secteurs des technologies de l’information et de la communication, des médias et des télécommunications ainsi que toutes entreprises ayant une division dédiée à la recherche et au développement  seront, par ailleurs, autorisées à s’introduire en Bourse à l’étranger à condition de continuer à être gérées et contrôlées à partir de l’Afrique du Sud. Ces entreprises devraient également procéder à une cotation secondaire sur le Johannesburg Stock Exchange dans les deux années suivant leur introduction sur une place financière étrangère.

 

Sur un autre plan, les établissements financiers ont été autorisés à participer à des crédits syndiqués au profit de groupes étrangers et à acheter des devises étrangères sur le marché spot. En 2012, l’Afrique a contribué à hauteur de 12% aux dividendes rapatriés par les entreprises sud-africaines opérant à l’étranger, contre 2% seulement une décennie plus tôt. La nation arc-en-ciel investit en moyenne 36 milliards de rands (3,4 milliards de dollars) par an sur le reste du continent, selon des statistiques officielles.

 

Mercredi, 26 février 2014

 

http://www.agenceecofin.com/investissement/2602-17926-l-afrique-du-sud-va-lever-les-obstacles-aux-investissements-sur-le-continent-africain

  



--------------------------------------------

 

 

5 - Le défi africain : une croissance créatrice d’emplois et bénéficiant aux pauvres

 

En dépit de plus de vingt années de croissance économique soutenue, de nombreux pays d’Afrique subsaharienne n’affichent pas encore les progrès escomptés en matière d’amélioration du niveau de vie, de baisse de la pauvreté et d’indicateurs sociaux. Le potentiel de croissance économique de l’Afrique reste immense : les investissements nationaux et étrangers continuent à croître rapidement. Le grand défi pour l’Afrique durant les deux prochaines décennies consistera à faire que cette croissance soit créatrice d’emplois et bénéficie aux pauvres.

 

Une croissance économique rapide mais aux retombées inégalement réparties

L’Afrique a fait preuve d’une résilience extraordinaire durant la période qui a suivi la crise financière de 2007-2008. La croissance est retombée à 3,6 % en 2009, mais elle est rapidement repassée au-dessus des 5,5 % les années suivantes. Des décisions de politiques économiques avisées, soutenues par des institutions plus fortes ainsi qu’un niveau d’investissement public et privé soutenu, ont assuré la réussite économique de la région. Les indicateurs du développement humain portant sur la santé et l’éducation se sont également améliorés dans de nombreux pays. Cependant, les progrès ont été inégaux selon les pays et cette croissance semble avoir souvent oublié les plus pauvres et les plus vulnérables.

La question est donc de savoir comment traduire ces performances économiques impressionnantes en une croissance plus inclusive – et en particulier, comment faire en sorte que la croissance économique génère de l’emploi pour les jeunes, toujours plus nombreux. Le département Africain du Fonds monétaire international a étudié les facteurs qui pourraient expliquer la performance relative des pays en termes de revenus par habitant et de recul de la pauvreté. Il en ressort qu’un environnement économique stable, de meilleures infrastructures et une hausse de la productivité agricole peuvent avoir de profonds effets sur l’inclusion et la création d’emplois.

 


Les leviers de la croissance inclusive

En termes de politique économique, le FMI a identifié deux domaines complémentaires favorisant la croissance inclusive : Le premier concerne la création d’emplois, particulièrement au sein des entreprises familiales des secteurs de l’agriculture et des services. La grande majorité de la population active africaine travaille au sein de petites structures familiales, souvent dans des zones rurales. Veiller à ce que les politiques économiques favorisent le développement de ces secteurs aura un impact marqué sur la création d’emploi.

Les expériences menées en Asie, au Vietnam notamment, peuvent servir de modèle. Les prévisions de croissance de la population active africaine renforcent la pertinence du thème de l’emploi. En effet, un surplus de personnes en âge de travailler ne représente un atout pour un pays que si ce dernier dispose d’un vivier d’emplois. Le second concerne l’inclusion financière et la facilité d’accès à des sources de financement fiables et abordables.

 

L’Afrique affiche encore un des taux le plus bas d’accès aux services financiers, ce qui limite les possibilités d’investissement, tant pour les épargnants que pour les petits entrepreneurs. Cependant, les nouvelles technologies pourraient bien bouleverser la donne. On peut citer l’exemple du Kenya, où les services bancaires sur téléphone mobile connaissent une expansion rapide et démocratisent l’accès aux services financiers aux personnes auparavant non bancarisées.

 

 


Les raisons d’espérer

Lors de la conférence de haut niveau « L’essor africain » (Africa Rising), coanimée à Maputo par le FMI et le gouvernement du Mozambique les 29 et 30 mai 2014, les participants ont abordé ce sujet. Dès le début de la conférence, les sujets de l’emploi et de la productivité ont émergé comme étant les enjeux principaux d’une croissance inclusive. Il a été reconnu que la promotion des secteurs à plus haute valeur ajoutée et la dynamisation du secteur privé constituaient les clefs d’une croissance inclusive et durable sur le long terme.

 

En effet, l’agriculture, le secteur qui fournit le plus d’emplois, souffre encore d’une faible productivité et d’un recours limité aux technologies ; le secteur industriel reste pour sa part modeste dans la plupart des pays de la région. Les secteurs minières, souvent exploités dans des enclaves appartenant à des entreprises étrangères, font peu ou pas appel au tissu économique local. Afin de créer un environnement propice au soutien et à la stimulation d’un secteur privé qui crée des emplois qualifiés et de réelles opportunités d’investissement, les décideurs politiques s’efforcent de réduire les charges pour les entreprises, de simplifier la législation et de faciliter l’accès aux financements.

 

Il a été souligné que les carences quantitatives et qualitatives en matière de réseau de transport, d’énergie et d’eau représentent également un obstacle majeur pour la productivité, le développement commercial et la compétitivité à l’export. Les participants ont souligné que la modernisation des infrastructures africaines nécessitera l’apparition d’alternatives en matière de possibilités de financement, des structures incitatives adaptées pour le secteur privé et enfin un budget d’exploitation et de maintenance à la hauteur. Enfin, les participants ont mentionné que la question des infrastructures aura peut-être besoin d’être résolue au-delà des seuls niveaux nationaux. En effet, des projets transfrontaliers permettraient de réaliser des économies d’échelle et pourraient dynamiser la croissance en favorisant l’intégration régionale.

 

30 septembre 2014 Roger Nord, directeur adjoint du Département Afrique du FMI

 

Pour en savoir plus : Pour une croissance durable et plus solidaire , Perspectives économiques régionales – avril 2014Fonds Monétaire International

 

http://ideas4development.org/favoriser-croissance-durable-inclusive-en-afrique-subsaharienne/


 


-----------------------------------------------

  

 

 

6 - Le système kenyan M-Pesa : transfert d’argent et paiement de biens et services par téléphone mobile

 

Longtemps, l’Afrique a dépendu de technologies développées à l’étranger. Mais un système kényan de transfert d’argent par téléphonie mobile, qui a révolutionné la vie quotidienne de millions d’habitants de ce pays d’Afrique de l’Est, part à la conquête de l’Europe. Le système M-Pesa (« M » pour mobile, « Pesa » signifiant « argent » en langue swahili), qui permet, via un simple téléphone mobile, d’envoyer et de recevoir de l’argent, et de payer biens et services, s’implante désormais en Roumanie.
« De l’Afrique de l’Est à l’Europe de l’Est, c’est quand même phénoménal quand on y pense », explique à Nairobi le patron du secteur « argent mobile » de Vodafone.

Le géant britannique de la téléphonie est l’actionnaire principal (40% des parts) de Safaricom, premier opérateur mobile kényan, et a participé à la conception et au lancement en 2007 de M-Pesa au Kenya. « Je pense que c’est quelque chose que le reste du monde peut regarder en se disant qu’il y a des idées qui peuvent émaner du monde en développement et être amenées vers le monde développé », a-t-il ajouté. Depuis son lancement, le service a connu une croissance exponentielle et a vu transiter 30 milliards d’euros, rien qu’au Kenya, où il est désormais partie intégrante de la vie quotidienne de nombreuses personnes.


M-Pesa compte quelque 18 millions de clients – sur une population d’environ 25 millions d’habitants de plus de 15 ans – et huit millions de transactions y sont effectuées chaque jour, qui contournent le système bancaire dans un pays où une partie non négligeable de la population ne dispose pas de compte en banque. L’application, utilisable sur les modèles de téléphones portables les plus simples, permet de régler ses factures d’eau ou d’électricité, de payer une addition dans un restaurant, une consommation dans un café ou une course en taxi, mais aussi d’envoyer de l’argent à ses amis ou ses proches.


 


La somme minimale est de 8 centimes d’euros seulement, la maximale de 600 euros. Un maximum de 1.200 euros de transactions journalières est autorisé par M-Pesa.
Le destinataire de l’argent peut conserver la somme sur son compte M-Pesa et l’utiliser ensuite pour payer à son tour un bien ou un service, ou retirer le montant en liquide chez l’un des nombreux agents répartis à travers le pays, avec simplement son téléphone et une pièce d’identité. Chez ces agents – échoppes ou petits kiosques – on peut aussi déposer de l’argent pour créditer son compte M-Pesa. Leur nombre à travers le pays est l’une des clés du succès. Certains commerçants ou supermarchés acceptent également de donner du liquide contre l’envoi de la somme correspondante par M-Pesa.


Une version « épargne » a également été lancée, permettant aux Kényans n’ayant pas accès au système bancaire d’engranger des intérêts sur leur compte M-Pesa.
Le système a depuis été exporté ailleurs en Afrique – en Tanzanie voisine, mais aussi en Afrique du Sud, en Egypte, au Lesotho, au Mozambique, en République démocratique du Congo – ainsi qu’en Inde et à Fidji. Selon Vodafone, plus de 1,2 milliard de dollars sont échangés via M-Pesa chaque mois à travers le monde.
En mars dernier M-Pesa a été lancé dans un premier pays européen, la Roumanie, où un millier de points de distribution sont déjà ouverts à travers le pays, un nombre censé tripler d’ici la fin de l’année.


Chez l’un des détaillants de Bucarest, M. Carstoiu vient d’activer son compte. Selon lui, M-Pesa est un complément idéal aux services bancaires en ligne. « Le plus important est que je gagne du temps. En plus je crois que les frais sont moins importants », explique cet ingénieur à l’AFP. « Tout le monde a un téléphone mobile et il est très simple d’envoyer et de recevoir de l’argent ou d’effectuer des paiements », ajoute-t-il. Selon Michael Joseph, la Roumanie a été choisie comme rampe de lancement européenne car de nombreux Roumains sont toujours tributaires de l’argent liquide. « La majorité des habitants en Roumanie a au moins un téléphone mobile, mais plus d’un tiers n’a pas accès au système bancaire », souligne-t-il.


Vodafone estime à sept millions le nombre de clients potentiels et en espère 300.000 d’ici fin 2014. Les Roumains pourront effectuer jusqu’à 9.000 dollars de transactions quotidiennes. Pourtant, s’attaquer aux marchés occidentaux représente de nouveaux défis: les réglementations – notamment bancaires – sont différentes et les consommateurs ont déjà accès à de multiples services financiers, notamment en ligne.

 

http://www.financeafrique.com/e-banking-systeme-de-paiement-mobile-kenya-europe/




-----------------------------------------------

 

 

 


 

 





Avis des internautes

Articles recommandés

» AFRIQUE/ UNION AFRICAINE : Réforme institutionnelle, sécurité, zone de libre échange…, ces principaux enjeux du 29e sommet de l'Union africaine

» RUSSIE/ POLITIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE/ LIGNE DIRECTE : Ce qu’il faut retenir de la ligne directe 2017 du Président Vladimir Poutine

» ASIE/ INDONESIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : les ressorts de l’expansion d’une puissance mondiale émergente

» AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT/ SOCIO-ECONOMIE/ MONNAIE : ces pays africains vraiment émergents (RSA, Nigeria, Egypte, Maroc, Algérie, Botswana, Ile Maurice, Ethiopie…)

» MONDE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : les nouvelles réalités d’un monde qui change…

» AFRIQUE / MALI/ SOMMET FRANCE-AFRIQUE : attentes, mesures et perspectives

» AFRIQUE/ CROISSANCE/ DEMOGRAPHIE/ MARCHE INTERIEUR : la croissance démographique peut accélérer le développement économique et social

» AFRIQUE/ INFRASTRUCTURES/ GRANDS TRAVAUX/ AFFAIRES : quelques nouvelles avancées importantes

» AFRIQUE/ CRISES/ ECONOMIE/ DEVELOPPEMENT/ PAUVRETE : calculs stratégiques, crises multiformes, incertitudes et nouveaux défis à l’assaut d’un continent meurtri

» MONDE/ RUSSIE/ DEFENSE ET SECURITE : commémoration de la victoire de l’Armée Rouge sur les troupes nazies et rappel de la défaite militaire de Hitler par des armes conventionnelles

» MONDE/ RUSSIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERVANCE : annonces et conclusions de la « ligne directe » du Président Vladimir Poutine

» MONDE/ LEADERSHIP ET COMPETITION/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ COMMUNAUTE INTERNATIONALE : ces technologies avancées décisives qui irritent les adversaires…

» MONDE/ COREE DU NORD/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ NUCLEAIRE MILITAIRE/ BOMBE H : Pyongyang annonce le succès de son premier test de bombe à hydrogène

» MONDE/ CROISSANCE ECONOMIQUE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : entre les acteurs de la prospérité et de la paix et les forces de destruction

» MONDE/ TERRORISME/ 11 SEPTEMBRE 2001/ VIOLENCES ET IMPUNITE : le terrorisme plus fort, avec Etat, moyens financiers conséquents (pétrole, drogue), migrants et totale impunité (interdiction d’attaque au sol des terroristes)

» MONDE/ RELATIONS USA-AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE/ SECURITE : le Président des USA en Afrique (Kenya, Ethiopie)

» MONDE/ IRAN/ NUCLEAIRE CIVIL/ ENERGIE ET RECHERCHES AVANCEES : le nucléaire civil au profit de tous, l’atome au profit de tous

» MONDE/ ASIE/ ECONOMIE ET COOPERATION/ LEADERSHIP : développement agricole, financier, industriel et technologique sans précédent

» AFRIQUE/ INSTITUTIONS DE DEVELOPPEMENT/ BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BAD) : M. Akinwumi Adesina, candidat du Nigeria, élu à la présidence de la BAD

» MONDE/ FEDERATION DE RUSSIE/ GOUVERNANCE : le Président Vladimir Poutine éclaire sur la politique nationale et internationale de la Russie

» MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE : Mort du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud d’Arabie saoudite

» MONDE/ NUMERIQUE ET AFFAIRES/ ENTREPRISES EMERGENTES : le numérique et ses nouveaux acteurs émergents

» RUSSIE/ TURQUIE/ LEADERSHIP : Echanges et relations commerciales en hausse et grands projets économiques en perspective

» MONDE/ CANADA/ RELATIONS STRATEGIQUES FRANCO-CANADIENNES/ ECONOMIE : redécouvrir l'Etat fédéral du Canada, grande puissance francophone, avec le Président Hollande

» AFRIQUE/ CROISSANCE ECONOMIQUE ET RESILIENCE/ EMERGENCE : les atouts de l’Afrique à consolider

» USA- AFRIQUE/ PARTENARIAT STRATEGIQUE : Washington veut combler son retard commercial

» FRANCE - AFRIQUE/ GOUVERNANCE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT : le Président François Hollande recadre et consolide la coopération française en Afrique

» AFRIQUE : Panorama des fonds souverains sur le continent

» UNION EUROPEENNE/ PERSPECTIVE : L'Europe entre associations, alliances et partenariats...

» AFRIQUE/ NIGERIA : Economie, paix et sécurité

» FRANCE/ CHINE/ COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : emplois, transfert de technologie, nouveaux horizons d’échanges et de coopération…

» AFRIQUE/ COOPERATION ET INVESTISSEMENTS : le Maroc met son savoir-faire et son expérience au service de l’Afrique

» AFRIQUE : Les leaders africains honorés par “African Business” à New York .

» AFRIQUE : le grand retour de l’Afrique centrale dans l’économie pétrolière

» AFRIQUE : Les défis de l’économie privée en Afrique subsaharienne


Haut de page