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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 06/11/2014 à 01:25:09
MONDE/ CANADA/ RELATIONS STRATEGIQUES FRANCO-CANADIENNES/ ECONOMIE : redécouvrir l'Etat fédéral du Canada, grande puissance francophone, avec le Président Hollande




1 – « Le président français a prononcé un discours d'une demi-heure aux parlementaires canadiens insistant sur l'importance du lien qui unit le Canada et la France. Rappelant les alliances entre les deux pays lors des deux grandes guerres mondiales du XXe siècle, M. Hollande a insisté sur l'importance d'intervenir militairement sur la scène internationale, notamment en Irak et au Mali, pour défendre les valeurs de liberté et de démocratie. Le président français a ensuite rappelé que son pays et le Canada combattaient ensemble le groupe armé État islamique. « Face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse, car le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos deux nations se sont bâties. » — François Hollande

Les députés conservateurs ont applaudi cette assertion au sujet de l'intervention des CF-18 en Irak, mais les députés de l'opposition sont demeurés silencieux et discrets. Le président français a insisté sur l'importance de prendre les moyens nécessaires pour lutter contre le terrorisme, mais dans le « plus strict respect des libertés publiques, parce que si nous y manquons, c'est une autre victoire du terrorisme ». »



2 – « Les relations économiques Canada-France sont dynamiques et diversifiées, marquées par des échanges soutenus de produits à forte valeur ajoutée, une bonne tenue des échanges de services, un partenariat élargi sous forme d’investissements directs, d’alliances stratégiques, de partenariats technologiques et scientifiques. La France est le 8ème partenaire commercial du Canada et le 3ème européen. Les échanges commerciaux canado-français ont augmenté de +12 % pour atteindre 8,6 milliards de dollars canadiens. Les exportations représentent à 2,1 milliards et les importations à 5,5 milliards. Le marché français est un débouché important pour les produits finis canadiens à haut contenu technologique et forte valeur ajoutée. Plus de la moitié des ventes canadiennes vient de secteurs de pointe : aéronautique, équipements mécaniques et électriques, instruments de mesure, produits pharmaceutiques. Auxquels s’ajoutent des produits de base (combustibles minéraux, minerais, uranium). Le Canada importe principalement de France des produits pharmaceutiques, de l’aéronautique, des équipements mécaniques et électriques, des boissons et des produits de beauté. La France est le 3ème partenaire mondial et le 2ème européen en services du Canada, avec des échanges bilatéraux évalués à 4,5 milliards de dollars en 2010 (dernière année connue). »

 


3 – « Le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau revu à la hausse ses projections pour l'économie canadienne, mais les dernières prévisions de l'organisation mondiale démontrent que celle-ci est loin d'être convaincue par les données économiques fondamentales du pays. Le FMI prédit que l'économie du Canada enregistrera une croissance de 2,3 % cette année - un dixième de point de plus qu'il le prévoyait il y a trois mois - et qu'elle progressera de 2,4 % en 2015. Ces prévisions sont un peu moins optimistes que celles du secteur privé - de même que celle de 2,5 % formulée par la Banque du Canada pour les deux années. Elles sont cependant en phase avec la récente évaluation du Canada faite par le FMI, comportant une sérieuse mise en garde quant à une correction du secteur de l'habitation. Le FMI place maintenant le Canada en troisième place derrière les États-Unis et le Royaume-Uni en matière de croissance parmi les nations industrialisées du G7, tant pour 2014 que pour l'année prochaine. »

   

 

                                                                                                                    Ottawa/

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1 - Hollande reçu avec les grands honneurs à Ottawa

 

Le président français François Hollande a entamé son discours à la Chambre des communes, à Ottawa, lundi matin, en rappelant les événements tragiques du 22 octobre dernier. M. Hollande a dénoncé « une attaque d'inspiration terroriste ». M. Hollande a dit regretter que ce « haut lieu de la démocratie » qu'est le parlement canadien ait été « profané » par une  « attaque terroriste dont le but ultime est de s'en prendre à l'idée même de liberté ». Le président français a prononcé un discours d'une demi-heure aux parlementaires canadiens insistant sur l'importance du lien qui unit le Canada et la France. Rappelant les alliances entre les deux pays lors des deux grandes guerres mondiales du XXe siècle, M. Hollande a insisté sur l'importance d'intervenir militairement sur la scène internationale, notamment en Irak et au Mali, pour défendre les valeurs de liberté et de démocratie. Le président français a ensuite rappelé que son pays et le Canada combattaient ensemble le groupe armé État islamique. « Face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse, car le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos deux nations se sont bâties. » — François Hollande


Les députés conservateurs ont applaudi cette assertion au sujet de l'intervention des CF-18 en Irak, mais les députés de l'opposition sont demeurés silencieux et discrets. Le président français a insisté sur l'importance de prendre les moyens nécessaires pour lutter contre le terrorisme, mais dans le « plus strict respect des libertés publiques, parce que si nous y manquons, c'est une autre victoire du terrorisme ».

 

 

(Concept car Link & Go 2.0 de la société française Akka Technologies)


Économie et environnement

Plaidant en faveur d'une intensification des échanges commerciaux entre les deux pays, M. Hollande a souhaité que les deux pays accroissent les liens qui les unissent. Tout en ménageant le Canada pour ses positions sur les changements climatiques, le président français a rappelé les devoirs politiques des élus envers la planète. Il a précisé l'importance de s'approcher d'une entente avant de se présenter à Paris pour la conférence internationale sur l'environnement. M. Hollande a rappelé l'échec de la conférence de Copenhague, où les principaux acteurs ont tenté de forcer une entente avec des négociations de dernière minute.

  

Le sujet a rattrapé le président français en conférence de presse avec M. Harper après son allocution. Une journaliste lui a demandé d'expliquer la pertinence d'investir dans les sables bitumineux albertains alors qu'il prêche en faveur de la réduction des gaz à effet de serre (GES). M. Hollande a indiqué que la pétrolière Total recourait à des techniques respectant les normes environnementales. De son côté, le premier ministre Harper s'est porté à la défense de l'industrie qui a réalisé des progrès en matière d'environnement, selon lui. L'industrie aurait réduit de 40 % ses émissions de GES. Le premier ministre a rappelé l'importance d'obtenir un accord contraignant sur les GES, et ce, même de la part des principaux émetteurs.

M. Hollande a également ménagé la chèvre et le chou sur la question linguistique. Il a souligné le lien particulier qui unit la France et le Québec en raison de la langue qu'ils partagent, mais il a précisé que l'Hexagone avait de l'amitié pour toutes les provinces canadiennes. Il a souligné que la France ne craignait pas la langue anglaise - le français demeurant une langue hautement culturelle - et il a vanté les bienfaits du bilinguisme.

  

Une visite au soldat inconnu

Peu avant son arrivée aux Communes, M. Hollande a déposé une gerbe de fleurs au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada, où est enterré un soldat canadien tombé à la bataille de Vimy, lors de la Première Guerre mondiale. M. Hollande s'y est brièvement recueilli. La sécurité a été renforcée en prévision du passage de M. Hollande à la suite de la fusillade qui a coûté la vie à un soldat canadien précisément devant ce monument de la capitale canadienne. M. Hollande s'est notamment recueilli quelques minutes à l'endroit précis où le caporal Nathan Cirillo a été abattu la semaine dernière. Il a ensuite salué des militaires présents en plus de serrer la main à plusieurs membres du public venus assister à sa visite officielle.

 

(Ville de Québec)


Au Québec

M. Hollande a ensuite pris la direction de Québec, pour souper en compagnie du premier ministre québécois Philippe Couillard. Le président français prendra la parole à l'Assemblée nationale, demain, avant de se diriger vers Montréal pour, notamment, rencontrer le maire Denis Coderre, et de reprendre l'avion pour rentrer en France. Le président Hollande a amorcé son voyage au Canada en Alberta, où l'économie, l'énergie et les changements climatiques ont été au cœur de ses discussions avec le premier ministre canadien Stephen Harper.

 

Mise à jour le lundi 3 novembre 2014 / Radio-Canada avec La Presse Canadienne

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2014/11/03/003-francois-hollande-ottawa-parlement-harper-quebec-couillard.shtml


 


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2 - François Hollande au Canada : préférence écologique ou économique ?

 

François Hollande a entamé dimanche 2 novembre une visite au Canada pour renforcer les relations économiques entre les deux Etats mais aussi pour parler climat. Le GIEC tire la sonnette d’alarme. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevés « depuis 800 000 ans » affirment les experts dans un rapport de synthèse publié dimanche à Copenhague. Le GIEC met les décideurs politiques devant leurs responsabilités : il reste « peu de temps » pour agir et rester sous le seuil de 2°C de réchauffement. Ces avertissements, le Canada y est peu sensible et François Hollande va devoir faire le grand écart entre les deux intérêts.

 

Pas d’effets de manche, pas de grandes déclarations dans un pays très en retrait sur les enjeux climatiques. François Hollande a fait le choix du consensus : « Au-delà de ce qui peut parfois nous différencier parce que nous n’avons pas forcément les mêmes intérêts, nous partageons les mêmes préoccupations et nous agirons ensemble pour que la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris à la fin de l’année 2015 puisse être un succès. »

 

A l’Elysée, on affiche pour cette visite d’Etat des ambitions modestes sur l’environnement : obtenir du Canada qu’il augmente le Fonds vert pour le climat des Nations unies. C’est en fait sur l’économie qu’on espère le plus. La France veut profiter de la santé insolente de l’Alberta, ses 4 % de croissance attendus en 2014 et tant pis si cette performance est due à une extraction très polluante du pétrole.

« Je souhaite que la France puisse contribuer à mettre en valeur les immenses richesses du nord-ouest canadien, affirme François Hollande. Que ce soit dans les techniques d’exploitation, de transformation, d’acheminement des hydrocarbures ou que ce soit dans la construction d’infrastructures de transport. »

 

Entre ambition affichée pour le climat et nécessité économique, au Canada François Hollande a choisi, au risque du grand écart.

Dans son discours d’arrivée, François Hollande est revenu sur les derniers évènements qu’a connus le Canada : « Je viens à un moment au Canada où il y a eu des actes tragiques qui se sont produits et je voulais exprimer au Premier ministre, cher Stephen toute notre solidarité, l’amitié de la France dans ces circonstances. Parce que nous aussi à d’autres moments qui ne sont pas si loin, nous avons été touchés par des actes aussi dramatiques. » Le président français a aussi insisté sur l’importance des liens que doivent maintenir les Etats dans la lutte notamment contre le terrorisme. « Je viens aussi pour évoquer de grands sujets sur ce qui se passe en Syrie, en Irak, sur ce qui peut se produire en Ukraine et je sais combien ce sujet est important ici au Canada. » Cela faisait 27 ans qu’un président français ne s’était pas déplacé au Canada, un « grand plaisir, grand honneur, grand bonheur, et en même temps toujours grande amitié à l’égard du Canada. »

 

Avec notre envoyée spéciale à Banff, Anissa el-Jabri/ Par RFI / Publié le 03-11-2014/  Modifié le 03-11-2014 

 

http://www.rfi.fr/france/20141103-francois-hollande-canada-preference-ecologique-economique-terrorisme-stephen-harper/

 


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3 – Québec : Hollande défend les droits des étudiants français

 

François Hollande a rencontré Philippe Couillard, le Premier ministre du Québec, lundi 3 novembre. Ce dernier veut augmenter les droits d'inscription à l'université pour une partie des étudiants français expatriés au Québec, dès la rentrée 2015. Lundi 3 novembre, François Hollande, en déplacement au Canada, a rencontré le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Celui-ci a annoncé une augmentation des frais de scolarité pour une partie des étudiants français, qui pourrait s'appliquer dès la rentrée 2015. Le Président François Hollande achève ce mardi son périple canadien de trois jours au Québec, avec lequel il entend préserver une "relation exceptionnelle", qui pourrait toutefois être ternie par l'épineuse question du maintien des privilèges des étudiants français dans la Belle Province.


François Hollande a rencontré Philippe Couillard, le Premier ministre du Québec, lundi 3 novembre. Ce dernier veut augmenter les droits d'inscription à l'université pour une partie des étudiants français expatriés au Québec, dès la rentrée 2015.

 

12 000 étudiants français concernés

Lundi soir, François Hollande a rencontré le Premier ministre du Québec, Philippe Couillard, lors d’un dîner d’Etat. Le Président a rappelé un point important de son déplacement en souhaitant que "la mobilité de la jeunesse soit facilitée et encouragée par des mesures spécifiques au Québec et en France". Allusion à un dossier délicat entre la France et le gouvernement provincial, qui envisage depuis plusieurs années de tripler les droits d'inscription des 12 000 étudiants français dans ses universités en mettant fin à un accord datant de 1978.

  

Des frais d'inscription triplés pour certains

Celui-ci permet aux étudiants français de payer les mêmes droits que leurs homologues québécois, soit 2 224 dollars canadiens (1 563 €) par année. Le gouvernement Couillard, engagé dans un budget de rigueur, souhaite porter la facture à 6 234 dollars canadiens (4 383 €) par an. Les droits resteraient alignés sur ceux des étudiants québécois pour les étudiants français déjà inscrits à cette rentrée universitaire. Mais pour les rentrées suivantes, les universités québécoises auraient un quota pour des étudiants français à tarif préférentiel aligné sur les droits québécois. Les autres candidats, non sélectionnés, paieraient le tarif canadien non québécois. Rien n'a été indiqué concernant le mode de sélection des étudiants français.

 

Charlotte HERVOT (avec AFP)/ Publié le mardi 04 novembre 2014

 

http://jactiv.ouest-france.fr/actualites/monde/quebec-hollande-defend-droits-etudiants-francais-38573


Les étudiants québécois avaient manifesté contre l'augmentation générale des frais de scolarité en 2012.


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4 - Hollande affirme son soutien au Canada contre le terrorisme

 

Au Canada, frappé récemment par deux attaques, le président François Hollande et le chef du gouvernement canadien Stephen Harper ont fait, ce lundi, front commun contre le terrorisme.  Le président français a affirmé devant le Parlement que « face au terrorisme, il n'y a pas de place pour le renoncement ». Les gardes à l’entrée du Parlement d’Ottawa sont désormais armés. Au sein du bâtiment, chacun connait maintenant par cœur le trajet de l’assaillant, les couloirs où il est passé, là où il a tiré. C’est dans cette ambiance encore lourde que François Hollande a souligné le symbole de l’attaque d’un Parlement. « Ce haut lieu de la démocratie qui a été profané par une attaque d’inspiration terroriste. Je salue le courage de Kevin Vickers qui est devenu un homme connu maintenant partout dans le monde ».


En fin d’après-midi jeudi, un compte Twitter associé au groupe État islamique a publié cette photo de Michael Zehaf-Bibeau, armé et portant un foulard blanc et noir au visage.


Le sergent Vickers, l’homme qui a abattu l’assaillant, est au premier rang avec ses médailles. Lui aussi a donc entendu le président français réaffirmer l’importance de l’engagement contre le groupe Etat islamique. « Face au terrorisme, il n’y a pas de place pour le renoncement, pour la concession ou pour la faiblesse, car le terrorisme menace les valeurs pour lesquelles nos nations, nos deux nations se sont battues. C’est pourquoi la France et le Canada agissent ensemble pour la sécurité du monde. » Ovation debout dans un Parlement où l’opposition a pourtant voté contre les frappes en Irak, il y a moins d’un mois. Le lendemain des premiers bombardements de l’aviation canadienne, le Premier ministre Stephen Harper a donc trouvé en François Hollande sur ce sujet du terrorisme un allié politique.

 

Avec notre envoyée spéciale à Ottawa, Anissa el-Jabri/ Par RFI / Publié le 03-11-2014/ Modifié le 04-11-2014 

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20141103-canada-ottawa-france-francois-hollande-terrorisme-harper/

 

 


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(Montreal)


5 - France-Canada : des relations économiques importantes

 

Le Québec reste le grand partenaire de la France au Canada : 43 % des exportations françaises vers ce pays lui sont destinées et 41 % des exportations canadiennes vers la France en proviennent. Les entreprises françaises, PME comprises, sont toujours plus nombreuses à s’installer au Québec, mais aussi dans le reste du Canada.

 

Commerce. Les échanges de biens commerciaux entre la France et le Canada stagnent depuis 2006 (autour de 6 milliards d’euros). Ils concernent surtout le Québec (43 %) et l’Ontario (33 %), mais peu l’Ouest (4 % pour l’Alberta). En matière de services, en revanche, les échanges ont crû, jusqu’à atteindre 4,9 milliards d’euros en 2013. Au total, le solde commercial est traditionnellement déficitaire pour le Canada. La France a affiché un excédent de 312 millions d’euros en 2013.


 


Investissements. Plus de 630 entreprises françaises (la grande majorité des grands du CAC 40, dont Total, Areva, Sodexo, Lafarge, Michelin, etc.) dans tous les secteurs, dont le numérique, sont implantées au Canada, où elles emploient environ 80 000 personnes. Elles sont surtout présentes au Québec (400 d’entre elles, dont beaucoup de PME) où elles fournissent des emplois à 30 000 personnes. Dernières implantations en date : Aerolia, filiale du groupe Airbus à Montréal, et Thales, qui a ouvert son centre de recherches nord-américain à Québec. En sens contraire, 280 entreprises canadiennes, dont 140 québécoises, sont établies en France (11 000 emplois).

 

Au total, la France est actuellement le 8e investisseur étranger au Canada, avec 15 milliards d’euros (stock d’investissements directs) en 2013. Après avoir connu de fortes augmentations au début des années 2000, avec notamment le rachat de Seagram par Vivendi, les investissements français ont baissé, avant de reprendre en 2012. Le Canada, lui, n’est que le 14e investisseur étranger en France en 2013. Si la France est le deuxième investisseur étranger au Québec (derrière les Etats-Unis), elle n’occupe que le 10e rang de ses fournisseurs, avec une part de marché de 2,7 %. Les exportations françaises vers le Québec, qui concernent surtout l’aéronautique, les vins et les fromages, n’ont été que de 1,7 milliard d’euros en 2012

 

LE MONDE | 01.11.2014 à 15h34 • Mis à jour le 03.11.2014 à 07h02 | Par Martine Jacot

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/01/francois-hollande-en-visite-officielle-au-canada_4516515_3222.html

 


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6 - Relations économiques France-Canada

 

Relations commerciales

Les relations économiques Canada-France sont dynamiques et diversifiées, marquées par des échanges soutenus de produits à forte valeur ajoutée, une bonne tenue des échanges de services, un partenariat élargi sous forme d’investissements directs, d’alliances stratégiques, de partenariats technologiques et scientifiques. La France est le 8ème partenaire commercial du Canada et le 3ème européen. Les échanges commerciaux canado-français ont augmenté de +12 % pour atteindre 8,6 milliards de dollars canadiens. Les exportations représentent à 2,1 milliards et les importations à 5,5 milliards.

 

Le marché français est un débouché important pour les produits finis canadiens à haut contenu technologique et forte valeur ajoutée. Plus de la moitié des ventes canadiennes vient de secteurs de pointe : aéronautique, équipements mécaniques et électriques, instruments de mesure, produits pharmaceutiques. Auxquels s’ajoutent des produits de base (combustibles minéraux, minerais, uranium). Le Canada importe principalement de France des produits pharmaceutiques, de l’aéronautique, des équipements mécaniques et électriques, des boissons et des produits de beauté.

 

La France est le 3ème partenaire mondial et le 2ème européen en services du Canada, avec des échanges bilatéraux évalués à 4,5 milliards de dollars en 2010 (dernière année connue). Le Canada est importateur net de services français pour 105 millions. Les services commerciaux se classent en tête des recettes de services canadiens vendus aux Français et les voyages sont au premier rang des paiements canadiens de services français. En 2011, les Français ont effectué 422 400 visites au Canada et les Canadiens 732 900 en France. La France est le 3ème pays d’origine des voyageurs internationaux au Canada, le 5ème pays étranger visité par les Canadiens, et dans les deux sens, le 2ème pays européen (derrière le Royaume-Uni).

 

 


Investissements

Le Canada est présent en France. Le stock d’investissements directs canadiens en France atteint 5 milliards de dollars. Soit 0,7 % des investissements canadiens à l’étranger et 2,7 % en Europe. La France est au 5ème rang européen et au 19ème rang mondial des pays destinataires des canadiens. Plus de 240 sociétés canadiennes (toutes structures confondues) seraient présentes en France. Les plus importantes comptent parmi les principaux acteurs de leurs secteurs. On y retrouve Astra, Bombardier, Caisse de dépôts et placement du Québec, Cascades, CGI, Magna, McCain, SNCLavallin, Tembec, Transat, Vermilion. En 2011, l’Agence française pour les investissements internationaux a recensé 24 nouveaux projets d’investissements canadiens en France, représentant 808 emplois.

 

La France est un investisseur important au Canada. Elle est le 7ème investisseur étranger et 5ème européen, avec un stock d’investissements directs de 15,3 milliards de dollars fin 2011. Soit 2,5 % des investissements mondiaux au Canada et 8,3 % des européens. Environ 450 sociétés françaises y seraient implantées, soit plus de 800 toutes structures confondues, essentiellement au Québec, en Ontario et dans les provinces de l’ouest. Présentes dans presque tous les secteurs, on y trouve la quasi-totalité des sociétés du CAC 40, les grands noms de l’industrie et des services et de nombreuses PME. La France est un pays prioritaire en coopération scientifique et partenariat technologique pour le Canada. Des partenariats à forte valeur ajoutée, orientés vers l’innovation, se développent dans l’aéronautique-ferroviaire, les biotechnologies appliquées à la santé et à l’agro-industrie, les énergies renouvelables, les matériaux avancés, les écotechnologies, les nanotechnologies, les technologies de l’information et de la communication.

 

27 décembre 2013 / Investissement

Données de novembre 2012/ Patrice Hidalgo, Délégué Investissements, Ambassade du Canada en France/ Paru dans Action Canada-France, L’investissement France-Canada, mars 2013

 

http://www.blog-ccfcmtl.com/relations-economiques-france-canada/


 

 

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7 - Meilleures prévisions du FMI pour la croissance canadienne

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau revu à la hausse ses projections pour l'économie canadienne, mais les dernières prévisions de l'organisation mondiale démontrent que celle-ci est loin d'être convaincue par les données économiques fondamentales du pays. « Les risques de ralentissement continuent de prédominer, notamment parce que les exportations pourraient être plus faibles que prévu à la suite des problèmes de compétitivité, d'une baisse des prix des produits de base et d'un règlement plus abrupt des déséquilibres intérieurs », prévient le FMI dans son rapport. « En fait, malgré le récent ralentissement observé sur le marché du logement, l'ampleur du levier d'endettement des ménages et les prix des logements continuent d'être un facteur essentiel de vulnérabilité », ajoute l'organisation.


Le FMI prédit que l'économie du Canada enregistrera une croissance de 2,3 % cette année - un dixième de point de plus qu'il le prévoyait il y a trois mois - et qu'elle progressera de 2,4 % en 2015. Ces prévisions sont un peu moins optimistes que celles du secteur privé - de même que celle de 2,5 % formulée par la Banque du Canada pour les deux années. Elles sont cependant en phase avec la récente évaluation du Canada faite par le FMI, comportant une sérieuse mise en garde quant à une correction du secteur de l'habitation. Le FMI place maintenant le Canada en troisième place derrière les États-Unis et le Royaume-Uni en matière de croissance parmi les nations industrialisées du G7, tant pour 2014 que pour l'année prochaine.

 

L'organisation établie à Washington, qui surveille les économies mondiales et agit à titre de prêteur de dernier recours pour les pays en difficulté, reconnaît que le Canada est bien placé pour tirer profit du redressement économique des États-Unis, qui devrait se traduire par une augmentation des exportations et des investissements des entreprises canadiennes. Cela pourrait donner lieu à une étonnante croissance de la demande extérieure et à une performance économique supérieure aux prévisions. Néanmoins, le FMI recommande aux décideurs politiques de ne pas compter leurs oeufs trop tôt. La rotation de la demande interne à la demande extérieure ne s'est pas encore produite, de sorte que la Banque du Canada devrait maintenir ses taux à un niveau peu élevé et qu'Ottawa doit atteindre le juste milieu entre croissance et équilibre budgétaire, affirme l'organisation.

 

Le salut de l'économie canadienne passera par un renouvellement de la demande en provenance des États-Unis, ce qui devrait accentuer les exportations et stimuler les investissements des entreprises, indique le FMI. Ces perspectives ont été rendues publiques à quelques jours des entretiens des ministres des Finances et des dirigeants des banques centrales du monde entier, à Washington, dans le cadre des rencontres printanières du FMI et de la Banque mondiale. Selon le FMI, 2014 sera une année lors de laquelle chaque région enregistrera une croissance. La zone euro, notamment, devrait connaître une croissance modérée de 1,2 %, après n'avoir progressé que de 0,5 % en 2013. Mais dans l'ensemble, la situation demeure risquée, la croissance mondiale devant augmenter de 3,6 % cette année et de 3,9 % l'an prochain, estime le FMI.

 

Mise à jour le mardi 8 avril 2014 / La Presse Canadienne

 

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2014/04/08/002-fmi-croissance-previsions-hausse-canada.shtml


 

 

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8 - CANADA : Données générales

 

Capitale : Ottawa

Taux de change au 05/11/2014 :
1 CAD = 0.8790 USD, 1 USD = 1.1377 CAD
1 CAD = 0.7021 EUR, 1 EUR = 1.4243 CAD

Prévision de croissance du PIB : 2,2% en 2014

Stocks d'IDE : 636 972 millions USD en 2012


Liberté économique :
Note : 80.2/100
Classement : Libre
Rang mondial : 6/178
Rang régional : 1/3

Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2014, Heritage Foundation

 

 


Présentation

Conjoncture économique

Après s'être contractée durant la récession mondiale, la croissance du PIB du Canada a rebondi. Du fait de la faible demande américaine, de la crise dans la zone euro et de l'endettement élevé des ménages, la croissance avait ralenti en 2012 et a été de l'ordre de 1,6% en 2013. Cette année, le Canada a profité d'un rebond dans les secteurs gaziers et pétroliers. Le rythme de la croissance a été irrégulier avec un recul notable en juin 2013. Le trop faible niveau d'inflation a contribué à occulter le problème de l'endettement des ménages. Les investissements privés ont été irréguliers en 2013. Le gouvernement canadien a cherché à conclure un accord pour un oléoduc transportant le sable bitumineux vers les raffineries américaines, sans résultat pour l'instant.

En 2013, le gouvernement canadien a visé la création d'emplois, le maintien d'un faible taux d'imposition et un contrôle étroit des dépenses publiques. L'objectif de ramener le budget à l'équilibre d'ici 2015 a été jugé réaliste en octobre 2013, le déficit ayant déjà baissé de 25%. Priorité est donnée à la croissance et la prospérité de long terme. Le programme de réforme du budget 2012-2013 a amené une série de coupes budgétaires dans les services publics, la santé, l'environnement, l'aide publique au développement, la défense et les investissements dans la recherche et développement. À moyen terme, le Canada devra améliorer l'environnement des affaires et la productivité afin de contrer sa perte de compétitivité. Le vieillissement de la population, qui augmente les coûts des soins médicaux et l'endettement des ménages, est également un sujet de préoccupation.

 

En 2013, cet endettement a diminué grâce au resserrement des règles d'emprunts immobiliers, avant d'augmenter à nouveau. La banque centrale a maintenu un faible taux d'intérêt directeur (1%) en raison d'une situation économique morose. Les performances de l'économie canadienne sont tributaires de la reprise aux États-Unis et dans la zone euro. En 2013, une réforme de l'assurance-emploi a été mise en place, touchant surtout les travailleurs saisonniers de l'est du pays. Un gel du niveau de cotisations des employeurs et salariés pour trois ans à partir de 2014 a également été annoncé. La conclusion d'un accord de libre-échange avec l'UE, en cours de négociations, pourrait soutenir l'économie.

Le Canada est un pays riche bénéficiant d'une bonne qualité de vie. Le taux de chômage, qui avait augmenté suite à la récession, a diminué depuis et s'est stabilisé en 2013 (environ 7%). Cependant, le pays fait face à un accroissement des inégalités de revenu, et à l'augmentation du nombre de conflits du travail. Enfin, l'exploitation des sables bitumineux a un impact environnemental désastreux qui risque de contrecarrer les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.



Principaux secteurs d'activité

Comptant pour les deux tiers du PIB, les activités de services sont prédominantes dans l'économie canadienne. Les secteurs les plus dynamiques sont : les télécommunications, le tourisme, Internet (la majorité des ménages utilisent Internet régulièrement) et l'aérospatial. Le secteur agricole représente près de 2% du PIB du Canada et emploie 2,4% de la population. Mais le système agricole et agroalimentaire emploie près de deux millions de personnes et contribue à 8% de la richesse nationale. Le Canada est l'un des plus grands exportateurs de produits agricoles du monde, en particulier de blé. Il produit 10% des récoltes OGM du monde. La pêche est un secteur important. Le Canada est l'un des principaux producteurs de minerais, notamment de nickel, de zinc et d'uranium. Le pays dispose également de grandes réserves de pétrole (3ème réserves mondiales) et de gaz naturel.

Le Canada dispose de 6 secteurs forts de l'industrie primaire : énergies renouvelables (principalement l’éolien), secteur forestier, hydrogène et piles à combustible, mines, métaux et minéraux, pêche, pétrole et gaz. Le secteur manufacturier représente approximativement un tiers du PIB. Plus d'informations sur la page "Market Analyses about Canada" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

 


Commerce extérieur

Le Canada est un pays ouvert sur l'extérieur, le commerce représentant plus de 60% du PIB. Les États-Unis absorbent environ 80% des exportations canadiennes. Le Canada est en effet le plus grand fournisseur étranger des États-Unis pour l'énergie, y compris le pétrole, le gaz, l'uranium et l'énergie électrique. Ses autres principaux partenaires commerciaux sont l'Union Européenne, le Japon, la Chine et le Mexique. Il est à noter qu'en 2013 le Canada a entamé des négociations pour conclure un accord de libre-échange avec l'UE.

 

Sous les effets de la récession mondiale, le solde de la balance commerciale canadienne est devenu négatif, les exportations chutant plus rapidement que les importations et se redressant moins rapidement par la suite. Le déficit commercial a perduré en 2012 du fait d'une reprise américaine hésitante et des difficultés de la zone euro. La situation est restée similaire en 2013 mais le déficit commercial a sensiblement diminué. Les importations comme les exportations ont augmenté en 2013, mais les exportations ont progressé plus rapidement. Plus d'informations sur la page "How to Export to Canada" de Globaltrade.net, the Directory for International Trade Service Providers.

 

 

Le contexte politique

Le pouvoir exécutif

La Reine Elizabeth II est le chef de l'Etat. Elle nomme le Gouverneur général du pays pour 5 ans. Le Gouverneur général nomme le Premier Ministre ainsi que le Conseil des Ministres (cependant, celui-ci est choisi par le Premier Ministre). Le Premier Ministre est le chef du gouvernement. C'est lui qui détient le pouvoir exécutif. Le leader du parti ou de la coalition majoritaire à la Chambre des Communes est automatiquement désigné pour être Premier Ministre. Le Premier Ministre et son Conseil des Ministres restent au pouvoir aussi longtemps qu'ils détiennent le soutien de la majorité à la Chambre des Communes.

  

Le pouvoir législatif

Le pouvoir législatif au Canada est bicaméral. Le parlement fédéral est constitué du : Sénat (chambre haute) dont les membres sont nommés par le Gouverneur général sur les conseils du Premier Ministre. La Chambre des Communes (chambre basse), dont les membres sont élus au suffrage universel. Le Gouverneur général appelle à des élections générales lorsque le Premier Ministre lui conseille de le faire. La plupart des pratiques législatives sont dérivées du Parlement britannique.

  

Les principaux partis politiques

Les quatre principaux partis du Canada sont : le Parti Conservateur (CPC), le Parti Libéral (LPC), le Nouveau Parti Démocratique (NDP), et le Bloc Québécois.

Les leaders politiques au pouvoir

Gouverneur général : David Johnston (depuis octobre 2010)
Premier Ministre : Stephen HARPER (depuis février 2006) – Parti conservateur

Les prochaines élections

Chambre des Communes : octobre 2015


 

 

Les conditions de vie

Santé et sécurité

Les précautions sanitaires

Aucune exigence.

Les hôpitaux internationaux

Le personnel des hôpitaux canadiens parle généralement anglais et français, mais certains professionnels de la santé dans la province du Québec ne parlent que le français.

 

http://www.lemoci.com/pays/canada/


 


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(Calgary)


10 - Économie canadienne : solide croissance au deuxième trimestre 2014

 

L’économie canadienne a connu au deuxième trimestre sa plus forte croissance trimestrielle en près de trois ans, portée par les exportations et les dépenses des ménages.

Le produit intérieur brut du pays a augmenté de 3,1% sur une base annualisée entre les mois d’avril et juin, a indiqué Statistique Canada vendredi, soit un rythme plus rapide que celui de 2,7% anticipé par les économistes sondés par Bloomberg. «La progression trimestrielle est attribuable à l'accroissement de l'activité économique dans tous les secteurs de l'économie, à l'exception de celui des institutions sans but lucratif au service des ménages», a expliqué l’agence fédérale. Les exportations de biens et de services ont augmenté de 4,2 % après un recul de 0,2 % le trimestre précédent. Les dépenses de consommation des ménages ont crû de 0,9 % au deuxième trimestre, la plus forte hausse trimestrielle depuis le deuxième trimestre de 2013.

 

Les consommateurs du pays ont dépensé davantage (+3,5%) pour acheter des biens durables. Le taux d'épargne des ménages est passé de 5% au premier trimestre à 3,9% au deuxième trimestre, les dépenses de consommation finale des ménages (exprimées en dollars courants) ayant augmenté plus rapidement que le revenu disponible des ménages. Les investissements en machines et en matériel ont augmenté de 0,4%, soulevé par la hausse de 5,4% des dépenses en camions lourds et de poids moyen, autobus et autres véhicules automobiles. En revanche, les investissements en machines et en matériel industriels ont fléchi de 2,4%. À la suite de la publication des données sur le PIB, le dollar canadien poursuit son rebond face à la devise américaine. Il avance de 0,08% à 92,13 cents US.

 

 


Banque du Canada

La croissance de l'économie au deuxième trimestre est plus forte que ce qu'anticipait la Banque du Canada : elle visait plutôt une hausse du PIB de 2,5%. Les autorités du pays prévoient un ralentissement de la croissance à 2,3% au troisième trimestre. La banque centrale fera connaître sa décision sur les taux d'intérêt le 3 septembre. Bien que solide, la croissance de l’économie canadienne a été moins forte que celle des États-Unis, qui a été de 4,2% au deuxième trimestre. Krishen Rangasamy, économiste pour la Banque Nationale, souligne que la croissance de l'économie canadienne a été «solide», en dépit d'une révision à la baisse des données pour le premier trimestre. Il se dit à l'aise de maintenir sa prévision de croissance de 2,3% pour l'ensemble de 2014.

 

Publié le 29/08/2014 à 09:02

 

http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/economie-canadienne-solide-croissance-au-deuxieme-trimestre/571659



(Toronto's financial district)


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11 - L’état de l’industrie aérospatiale canadienne : Le rapport 2014

 

Retombées économiques

L'apport du secteur canadien de l'aérospatiale à l'économie canadienne contribue de façon importante et stratégique à l'économie canadienne, et plus précisément à l'emploi, à l'innovation, à la productivité, à la R et D, au PIB et aux échanges commerciaux. Parmi les faits saillants, on peut rappeler que :

-          il est composé de plus de 700 sociétés de toutes tailles, implantées d'un océan à l'autre, et il emploie au-delà de 172 000 Canadiens;1

-          la contribution annuelle du secteur de l'aérospatiale au PIB canadien est de 28 milliards de dollars et, en 2013, ses revenus directs ont atteint 25,1 milliards de dollars; et

-          les activités du secteur sont consacrées à 70 % à la fabrication alors que les prestataires de services d’entretien, de réparation et de révision (MRO) accaparent les 30 % restants.

 

 

Activités de l'aérospatiale canadienne

Le Canada se classe au troisième rang dans le monde pour la production d'avions civils. Le taux de croissance de cette production canadienne devrait, pour la période allant de 2014 à 2021, dépasser celle du marché mondial puisqu'on prévoit qu'elle sera de 22 % pour le Canada contre 11 % pour la production mondiale d'avions civils.Le secteur canadien de la défense aérospatiale représente 25 % du total du secteur canadien de la défense et il est l'auteur de près de 60 % de ses investissements en R et D. Le secteur manufacturier des systèmes spatiaux est très diversifié puisque près de 50 % de ses revenus proviennent d'activités commerciales et industrielles.ii



Innovation

Le secteur canadien de l'aérospatiale est un leader en innovation qui enregistre des résultats brillants en R et D :

-          la R et D absorbe plus de 20 % des activités du secteur;2

-          l'intensité de la R et D du secteur est cinq fois supérieure à celle de la moyenne de l'ensemble du secteur manufacturier;

-          le secteur investit chaque année 1,7 milliard de dollars en R et D; et

-          les investissements en R et D ont augmenté de près de 40 % au cours des cinq dernières années.1



Avantage comparatif au niveau manufacturier

Le secteur canadien de l'aérospatiale est un leader national dans les technologies de fabrication du XXIe siècle qui fait apparaître les emplois, les innovations et les compétences de l'avenir. Quand on compare les résultats obtenus par le secteur de l'aérospatiale aux moyennes de l'ensemble du secteur manufacturier canadien, on observe :

-          qu'il produit 64 % de valeur ajoutée de plus par employé;2

-          les compétences de sa main-d'œuvre sont 46 % plus élevées;

-          es salaires sont 28 % plus élevés;

-          l'intensité de sa R et D est cinq fois supérieure;

-          il est 2,4 fois plus productif (2007-2012);

-          son indice de la diversité des exportations est 2,1 fois plus élevé; et

-          l'intensité de ses exportations et 1,9 fois supérieure;

 


Dimension internationale

Lorsqu'on le compare à ceux des pays membres de l'OCDE, le secteur canadien de l'aérospatiale se classe :3

-          au premier rang en termes de productivité;

-          au premier rang pour son importance stratégique dans l'ensemble du secteur manufacturier; 4

-          au troisième rang pour l'intensité de sa R et D;2 et

-          au cinquième rang pour sa contribution au PIB et pour l'importance de ses revenus.

 

Le secteur canadien de l’aérospatiale, l’un de ceux qui exportent le plus, vend près de 80 % de sa production à l’étranger sur des marchés et des segments de produits hautement diversifiés : iii

-          57 % de ses exportations totales vont aux États-Unis, 20 % en Europe, 13 % en Asie et 10 % en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

  

http://www.aiac.ca/fr/content.aspx?pageid=72&rdr=true&LangType=3084



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12 - Perspectives économiques au Canada 

 

La croissance du PIB au Canada devrait être stable jusqu’en 2016 ; avec un léger ralentissement à 2 % en 2012 et 1.9 % en 2013, suivi d’une hausse à 2.1 % de moyenne annuelle pour la période 2014-16. L'économie canadienne dépend fortement de la conjoncture économique aux Etats-Unis, de son marché immobilier mais aussi des prix des matières premières, très sensibles aux variations de la demande mondiale. Le commerce  extérieur est un pilier important de l'économie, avec des exportations représentant autour d'un tiers de PIB.

 

Le Canada cherche à réduire sa dépendance aux Etats-Unis pour ses exportations en se rapprochant à d'autres partenaires commerciaux, comme la Chine et l'Union Européenne. Des négociations sur un accord de libre-échange avec l'Union Européenne sont en cours et les deux parties espèrent trouver un accord en 2013. L’Economist Intelligence Unit (EIU) s’attend à ce que le dollar canadien se stabilise autour de la parité avec le dollar des États-Unis en 2012, bien qu'il puisse s'affaiblir si les prix de marchandises sont touchés par une faible demande ou si les investisseurs continuent à éviter les risques.



Tant le marché immobilier que le secteur bancaire ont peu souffert de la récession, ce qui montre que le secteur privé est moins fragile au Canada que dans beaucoup d'économies de l'OCDE. Cependant la dette du ménage a récemment atteint le taux de 143 % des revenues disponibles, en raison d’un récent boom de l'immobilier, parmi les niveaux les plus hauts dans l'OCDE, qui a conduit à une hausse de la dette hypothécaire. Le gouvernement applique maintenant des mesures pour refroidir le marché immobilier.

 

Selon les prévisions de l'EIU, la consommation des ménages devrait augmenter près de 2 % en moyenne par an de 2012 à 2016, soutenu par une augmentation stable de l'emploi et  des revenus. Un déclin graduel dans le chômage est attendu, accompagné d’une légère augmentation du taux de salaire réel. Les investissements devraient augmenter de 4.8 % en moyenne par an de 2012 à 2016. Ces investissements sont attendus dans des secteurs, tels que l'extraction, l'aérospatiale, des produits chimiques et l'énergie renouvelable.

 

https://www.awex.be/FR-BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/CANADA/Pages/Conjonctureeconomique.aspx


 


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Avis des internautes

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