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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 30/11/2014 à 20:44:23
RUSSIE/ TURQUIE/ LEADERSHIP : Echanges et relations commerciales en hausse et grands projets économiques en perspective





1 – « La Turquie reste un important partenaire commercial de la Russie. En 2013 les échanges commerciaux entre nos pays ont atteint 32,7 milliards de dollars. Les investissements directs russes vers la Turquie dépassent 1,7 milliard de dollars alors que les investissements directs turcs vers la Russie avoisinent un milliard de dollars. Il est de notre intérêt commun de maintenir cette tendance positive. L’amélioration de la structure des échanges commerciaux par l’augmentation de la part des produits de haute technologie, le développement de la coopération industrielle sont à l’ordre du jour. Dans ce domaine nous avons déjà un nombre d’importants projets communs qui sont en cours de réalisation. Par exemple, le combinat métallurgique de Magnitogorsk a modernisé et élargi les capacités de l’aciérie d’Alexandrette (2 milliards de dollars d’investissements). Le groupe russe GAZ et la compagnie turque Mersa Otomotiv ont créé une usine d’assemblage dans la province de Sakarya. »


 

 

2 – « La construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu, premier site de ce genre en Turquie, sera un projet d'envergure qui liera ce pays à la Russie pendant des dizaines d'années, estime Sergueï Kirienko, directeur général du consortium public russe Rosatom. "Pour nous, c'est un grand honneur de participer à la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu. "La centrale sera opérationnelle pendant au moins 60 ans, mais en réalité, ce délai sera plus important. Je suis convaincu qu'elle fonctionnera pendant 80 à 100 ans. Cela signifie qu'il faudra 10 ans pour concevoir le projet et construire le site lequel sera ensuite exploité pendant 100 ans. »

 

 Maquette de la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu


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1 - Poutine en Turquie : huit accords signés à Ankara

 

La Russie et la Turquie ont signé huit accords dans le cadre d'une visite d'Etat du président russe Vladimir Poutine à Ankara. Les deux pays ont notamment signé des mémorandums sur le développement de la coopération économique, commerciale et d'investissement, le soutien aux petites et moyennes entreprises turques et la coopération dans le domaine de l'emploi et de la protection sociale et un accord sur l'entraide juridique en matière d'extradition.

 

Le groupe gazier public russe Gazprom et la société turque de transport des hydrocarbures Botas ont signé un mémorandum de compréhension qui prévoit notamment la construction d'un deuxième gazoduc russo-turc sous la mer Noire. L'agence russe de l'énergie et le ministère turc de l'Energie ont signé un mémorandum de coopération dans le domaine de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Le groupe nucléaire public russe Rosatom et le ministère turc de l'Energie ont signé un mémorandum sur la formation des cadres pour le nucléaire civil. Selon le service de presse du président russe, la Russie est le deuxième partenaire commercial important de la Turquie après l'Allemagne. La Turquie occupe le 7e rang parmi les partenaires commerciaux de la Russie. En 2013, les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 32,7 milliards de dollars. Cette année, ils ont déjà augmenté de 0,5% pour se chiffrer à 23,7 milliards de dollars au cours des neuf premiers mois de 2014).

 

ANKARA, 1er décembre 2014/ RIA Novosti

 

http://fr.ria.ru/world/20141201/203124651.html

 


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2 - Turquie : Poutine à Ankara pour consolider l’alliance turco-russe

 

Le président russe Vladimir Poutine est arrivé lundi en Turquie pour une brève visite destinée à doper les liens économiques entre les deux pays, notamment en matière d’énergie, malgré des frictions sur des sujets sensibles comme la Syrie et l’Ukraine. Accompagné d’une pléiade de ministres, le numéro 1 russe a été accueilli en début d’après-midi en grande pompe par son homologue Recep Tayyip Erdogan dans son tout nouveau, luxueux et controversé palais présidentiel de la banlieue d’Ankara, après un rapide détour par l’incontournable mausolée d’Atatürk.

 

Signe de l’importance qu’il accorde à cette visite, M. Erdogan, dont le pays a pris les rênes lundi du club des 20 économies les plus puissantes de la planète (G20), a réservé à son hôte le même protocole que celui accordé au pape François il y a trois jours, avec escorte en grand uniforme et revue des troupes. Les deux dirigeants se sont immédiatement enfermés derrière les imposants murs du «palais blanc» («aksaray » en turc) pour un entretien en tête à tête. Ils doivent ensuite présider une réunion de la commission de coopération bilatérale qui doit accoucher d’une série d’accords économiques et commerciaux, avant une conférence de presse annoncée à 15h00 GMT et le départ en soirée de M. Poutine.

 

Selon une source officielle turque, cette rencontre devrait faire avancer les discussions engagées par Ankara pour obtenir un rabais sur le prix de ses importations de gaz naturel russe, qui représentent 60% de son approvisionnement. Le gouvernement islamo-conservateur turc a également demandé à Moscou une augmentation de ses livraisons de gaz. Gazprom a promis de satisfaire la requête turque mais ce projet est contrarié par la crise en Ukraine, pays de transit du gaz russe. La Turquie arrive au deuxième rang des clients du gaz naturel russe, après l’Allemagne. La coopération énergétique est une priorité des deux pays. Moscou a décroché le contrat pour la fabrication de la première centrale nucléaire turque, pour un montant de 20 milliards de dollars. Le projet a connu des problèmes techniques mais le premier des quatre réacteurs devrait être opérationnel d’ici 2020, selon Ankara.

 

 

- Stabilité -

Le ministère turc de l’Environnement a d’ailleurs annoncé lundi avoir approuvé l’étude d’impact environnemental du projet, très contesté par les écologistes car situé dans le secteur à forte activité sismique d’Akkuyu (sud). Le montant des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 32,7 milliards de dollars en 2013. Très ambitieuses, les deux capitales se sont fixé l’objectif de le tripler pour lui faire atteindre rapidement la barre des 100 milliards. Depuis plusieurs années, la Turquie, membre de l’Otan, et la Russie de M. Poutine, ont noué d’étroites relations commerciales, malgré de sérieuses divergences diplomatiques sur des sujets aussi sensibles que la guerre en Syrie et la crise en Ukraine.


Moscou reste l’un des derniers soutiens du régime du président Bachar al-Assad, devenu à l’inverse la bête noire d’Ankara qui milite de longue date pour son départ. Ankara a par ailleurs condamné l’annexion de fait par la Russie de la province ukrainienne de Crimée et exprimé ses craintes pour sa minorité tatare turcophone. Les deux capitales pourraient toutefois se rapprocher sur le dossier syrien, à la faveur de l’offensive lancée par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

 

Le groupe fondamentaliste, auteur de nombreuses exactions en Syrie comme en Irak, «recrute aussi des musulmans dans le Caucase (russe)», a souligné à l’AFP un responsable turc, «cela pose un sérieux problème de sécurité à la Russie aussi». Les deux pays, dont les relations avec les pays occidentaux ont été nettement tendues par ces deux crises, continuent toutefois à entretenir des liens étroits. «Les relations entre la Turquie et la Russie restent stables, maintiennent leurs cours et ne dépendent pas de la situation actuelle», a déclaré avant sa visite Vladimir Poutine à l’agence gouvernementale turque Anatolie.

Outre ces convergences stratégiques, de nombreux commentateurs soulignent également les similitudes entre Recep Tayyip Erdogan, 60 ans, et Vladimir Poutine, 62 ans. Charismatiques et ambitieux, tous deux se sont fait élire à la tête de leur pays malgré de forts mouvements de contestation contre leurs pratiques jugées autoritaires.

 

AFP 1 décembre 2014/ Mis à jour : 1 décembre 2014

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/12/01/turquie-poutine-a-ankara-pour-consolider-l-alliance-turco-russe_1154264

 

 

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3 – Turquie/ Russie : Interview du président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine à l’agence Anadolu

  

Question : Quels objectifs spécifiques dans les domaines politique, économique et culturel des relations russo-turques fixeriez-vous lors de la réunion du Conseil de coopération de haut niveau ? Pourquoi les relations bilatérales restent globalement chaleureuses malgré les divergences politiques dans un nombre de dossiers régionaux ?

 

V. Poutine : La visite officielle en Turquie et la participation à la 5e réunion du Conseil russo-turque de coopération de haut niveau constitue une étape importante dans la promotion des relations entre nos Etats. Grâce aux efforts communs ces relations évoluent depuis ces dernières années de façon constructive et en confiance, dans l’esprit de bon voisinage, sur le pied d’égalité et compte tenu des intérêts réciproques.

 

Ensemble avec le Président de Turquie Recep Tayyip Erdogan nous prévoyons d’évoquer les principales questions de la coopération russo-turque dont la réalisation de projets stratégiques communs dans le domaine de l’énergie ; nous dresserons le bilan de notre coopération de l’année dernière, tracerons les objectifs à atteindre et, bien sûr, échangerons nos opinions sur les dossiers clés internationaux et régionaux.

La Turquie reste un important partenaire commercial de la Russie. En 2013 les échanges commerciaux entre nos pays ont atteint 32,7 milliards de dollars. Les investissements directs russes vers la Turquie dépassent 1,7 milliard de dollars alors que les investissements directs turcs vers la Russie avoisinent un milliard de dollars. Il est de notre intérêt commun de maintenir cette tendance positive.

 

L’amélioration de la structure des échanges commerciaux par l’augmentation de la part des produits de haute technologie, le développement de la coopération industrielle sont à l’ordre du jour. Dans ce domaine nous avons déjà un nombre d’importants projets communs qui sont en cours de réalisation. Par exemple, le combinat métallurgique de Magnitogorsk a modernisé et élargi les capacités de l’aciérie d’Alexandrette (2 milliards de dollars d’investissements). Le groupe russe GAZ et la compagnie turque Mersa Otomotiv ont créé une usine d’assemblage dans la province de Sakarya.

 

La coopération de nos pays dans l’exploration spatiale constitue l’un des axes prometteurs. Le 15 février dernier une fusée porteuse russe a lancé le satellite de télécommunication turc Turksat 4A. L’année prochaine nous prévoyons de lancer le deuxième satellite Turksat 4B.

Je noterais par ailleurs qu’environ 100 entreprises de bâtiment turques travaillent actuellement en Russie. Certaines d’entre elles ont participé à la construction des infrastructures pour les Jeux olympiques de Sotchi. Nous comptons que cette expérience sera utilisée dans l’avenir pour la construction des sites pour les grands événements sportifs internationaux qui auront lieu dans les prochaines années en Russie.

Les liens bilatéraux se développent activement dans le domaine culturel. Un centre scientifique et culturel russe a ouvert en février dernier ses portes à Ankara. Il est prévu d’ouvrir à Moscou un centre culturel turc Yunus Emre, grand poète turc des XIII–XIV siècles.

Depuis ces dernières décennies la Turquie est l’un des pays les plus fréquentés par les touristes russes ce qui a été pour beaucoup facilité par la suppression des visas pour les voyages de courte durée. Pendant les douze mois de l’année 2013 environ 4,3 millions des Russes ont visité la Turquie et 4,1 millions entre janvier et septembre de l’année en cours. Nous espérons que l’Année croisée du tourisme permettra d’augmenter considérablement ce flux touristique. De notre côté nous serons toujours ravis d’accueillir les touristes turcs.

Ces forts liens existants dans de nombreux domaines constituent le gage de stabilité des relations russo-turques qui sont indépendantes de la conjoncture, qui gardent leur continuité. Bien évidemment, nos positions sur une telle ou telle question peuvent ne pas être similaires voire diverger. Avec cela, et c’est cela qui est important, nous avons conscience de l’importance du partenariat entre nos pays et nos peuples, nous avons la volonté de poursuivre le dialogue mutuellement bénéfique hautement apprécié par la Russie. 


 

Question : La Turquie s'apprête à l'hiver et à la consommation appropriée du gaz naturel. Quels sont vos projets eu égard à l'augmentation des livraisons de gaz à la Turquie et à la révision des prix ? Combien importants sont les projets de la Russie en matière de développement de la coopération avec la Turquie dans le domaine de l'énergie et, plus particulièrement, de l'énergie atomique ?

 

V. Poutine : Ces dernières décennies le secteur énergétique joue le rôle de locomotive de la coopération commerciale et économique russo-turque. En termes de quantités d'exportations du gaz russe, la Turquie arrive en deuxième position derrière l'Allemagne. Le gaz russe y est acheminé par le Corridor Ouest via l'Ukraine, la Moldavie, la Roumanie et la Bulgarie ainsi que par le gazoduc " Blue Stream ". En 2013 la Russie a livré à la Turquie 26,6 milliards de m3. Il est fort probable que nous dépassions cet indice en 2014. "

Nous comprenons à quel point les ressources énergétiques russes sont importantes pour le développement de l'économie et de la sphère sociale turque. Aussi réagissons-nous toujours positivement aux demandes concernant les exportations de gaz. Un accord de principe sur l'augmentation des livraisons de gaz de 16 à 19 milliards de m3 par an par le gazoduc " Blue Stream " et l'exécution des travaux appropriés est intervenu en octobre dernier. Ce dossier n'échappe pas au contrôle permanent de nos experts."
Pour ce qui est des tarifs pour les quantités supplémentaires, la question demande un examen sous tous les angles par les sociétés concernées compte tenu des réalités du marché gazier turc.

Dans le cadre de la diversification du partenariat économique avec la Turquie Moscou envisage de déterminer en commun les axes d'activité stratégiques notamment dans les domaines hautement techniques, l'énergie nucléaire comprise. Un accord intergouvernemental de coopération en matière de construction et d'exploitation de la centrale nucléaire d'Akkuyu (Turquie) a été signé en décembre 2010. Ce projet d'envergure évalué à quelque 20 milliards de dollars est réalisé selon le calendrier prévu et vise à renforcer la sécurité énergétique de la Turquie, à créer de nouveaux emplois, grâce notamment à la participation aux travaux des sociétés turques. En fait la création d'une nouvelle branche prometteuse est en cours dans votre pays, pour laquelle nous aidons à former des spécialistes qualifiés. Depuis 2011 quatre groupes d'étudiants, soit au total plus de 250 personnes, ont été envoyés en Russie pour y suivre une formation.

 

Both ministers signed a number of agreements and protocols during the 12th meeting of the Turkish-Russian Joint Economic Commission in Antalya April 20. AA photo


Question : La Russie quelles possibilités envisage-t-elle pour stimuler les échanges commerciaux entre nos deux pays, quels résultats pourrons-nous atteindre ?

V. Poutine : Nous apprécions hautement la liberté avec laquelle la Turquie prend ses décision, notamment en ce qui concerne la coopération économique avec la Russie. Les partenaires turcs n'ont pas sacrifié leurs intérêts aux ambitions politiques d'autrui. Je trouve cette position bien réfléchie et clairvoyante.

La position de votre gouvernement ouvre des horizons nouveaux pour accroître les échanges commerciaux et, au premier chef, pour que les agriculteurs turcs puissent remplir les niches qui se sont libérées sur le vaste marché russe des denrées alimentaires. Nous voyons d'un æil positif leur intention d'augmenter leurs exportations de viandes et de poissons, de produits laitiers, de fruits et légumes vers la Russie. Nous comptons réussir ensemble à augmenter le chiffre d'affaire et à donner une nouvelle dimension à la coopération en matière d'investissement, pour le bien des nations russe et turque. Nous avons déjà discuté avec le président Recep Tayyip Erdogan des projets de porter le commerce bilatéral à hauteur de 100 milliards de dollars par an. L'année dernière, le chiffre d'affaire a constitué 32,7 milliards de dollars.

Je tiens à noter que les restrictions unilatérales décrétées par les Etats-Unis, l'UE, le Japon, l'Australie et certains autres Etats à l'encontre de la Russie sont illégitimes. Cette pression cause un préjudice économique direct, mais aussi menace la stabilité internationale.

Les tentatives d'adopter un langage des ultimatums et sanctions pour parler à la Russie sont absolument inacceptables et vouées à l'échec. Notre réponse a toujours été et sera équilibrée et prendra en considération les droits et engagements de la Russie dans le cadre des accords internationaux, notamment au sein de l'OMC.

Soit dit en passant, les patrons des grandes compagnies occidentales présentes en Russie ne cachent pas leur préoccupation face aux sanctions et confirment leur intention de poursuivre la coopération avec les partenaires russes.

Nous espérons que le bon sens prévaudra. Nous invitons à abandonner la logique vicieuse des restrictions et menaces et à opter pour la recherche des solutions mutuellement acceptables aux problèmes qui se sont accumulés.

 

  


Question : Comment appréciez-vous la situation actuelle en Syrie ? La Russie que peut-elle proposer afin d'accélérer le processus de règlement dans ce pays ?

 

V. Poutine : 

La situation en Syrie reste gravement préoccupante. Nous nous rendons parfaitement compte du fardeau supporté par la Turquie face au conflit sanglant qui continue chez les voisins. Et la source principale de l'éventuelle aggravation de la situation dans ce pays et dans les pays limitrophes tient aux activités de l'Etat islamique et des autres groupes radicaux, sur lesquels avaient misé certains pays occidentaux qui les avaient courtisés et encouragés. "

Nous considérons comme une tâche prioritaire pour la communauté internationale la lutte contre les terroristes et les extrémistes dans la région secouée du Proche Orient et de l'Afrique du Nord, y compris, bien entendu, en Syrie. Nous sommes convaincus que les efforts pour contrer la menace doivent se baser sur des décisions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, sur le strict respect des normes du droit international, surtout des principes de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et, ce qui est important, il faut qu'ils soient transparents, sans agenda secret.

Pour notre part, nous continuerons à soutenir les gouvernements de Syrie, d'Irak et des autres Etats de la région faisant face aux extrémistes.

Nous prônons une approche complète des problèmes de la région, se fondant sur une profonde analyse des menaces qui surgissent dans l'espace du Proche Orient et de l'Afrique du Nord. Il est évident, par exemple, que les extrémistes profitent de l'interminable conflit arabo-israélien, de l'absence d'un règlement du problème palestinien pour recruter de nouveaux militants, surtout parmi les jeunes.

Depuis le début de la crise syrienne, la Russie œuvre avec esprit de suite pour son règlement pacifique, politique par les Syriens eux-mêmes, sur la base du le communiqué de Genève du 30 juin 2012, c'est-à-dire dans le cadre d'un dialogue interne, sans conditions préalables et sans diktat depuis l'extérieur.

Nous croyons que la consolidation des positions des groupes terroristes en Syrie et dans l'ensemble de la région du Proche Orient impose le regroupement des forces saines de la société syrienne, le regroupement au nom de l'avenir de la Syrie en tant que pays souverain, uni, laïc et démocratique, où seront garantis les droits égaux de tous les groupes ethniques et religieux et où tout le monde pourra vivre en paix et en sécurité.

Nous continuerons à faire tout pour aider le peuple syrien à surmonter le plus vite possible les événements tragiques et aboutir à la paix et à la concorde. Nos contacts avec les représentants du gouvernement syrien, avec ceux des groupes variés d'opposition, avec des partenaires internationaux et régionaux, y compris - bien entendu - avec nos collègues turcs visent cet objectif.

Par La Voix de la Russie / 28 novembre 2014.

 

http://french.ruvr.ru/2014_11_28/Interview-du-president-de-la-Federation-de-Russie-Vladimir-Poutine-a-l-agence-Anadolu-7018/



 


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4 - La centrale nucléaire d'Akkuyu liera Russie et Turquie pour des décennies (Rosatom)

 

La construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu, premier site de ce genre en Turquie, sera un projet d'envergure qui liera ce pays à la Russie pendant des dizaines d'années, estime Sergueï Kirienko, directeur général du consortium public russe Rosatom. 

"Pour nous, c'est un grand honneur de participer à la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu. D'une part, il s'agit d'une grande responsabilité, mais d'autre part, la participation de la Russie à ce projet traduit la confiance témoignée par la partie turque aux spécialistes et aux technologies nucléaires russes", a déclaré M. Kirienko dans une interview à l'agence Anadolu à la veille de sa visite en Turquie au sein d'une délégation conduite par le président russe Vladimir Poutine.


 


"La centrale sera opérationnelle pendant au moins 60 ans, mais en réalité, ce délai sera plus important. Je suis convaincu qu'elle fonctionnera pendant 80 à 100 ans. Cela signifie qu'il faudra 10 ans pour concevoir le projet et construire le site lequel sera ensuite exploité pendant 100 ans. Nous avons donc signé un accord qui nous liera pendant plus de 100 ans", a indiqué M. Kirienko. La centrale nucléaire d'Akkuyu fera son apparition dans la région Mersin (sud de la Turquie). Elle comprendra quatre réacteurs VVER de conception russe de 1.200 mégawatts chacun.

 

http://fr.ria.ru/business/20141129/203108805.html


 


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Avis des internautes

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