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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 07/12/2014 à 22:49:54
MONDE/ NUMERIQUE ET AFFAIRES/ ENTREPRISES EMERGENTES : le numérique et ses nouveaux acteurs émergents




1 – « Le dernier rapport « Perspectives économiques de l'Afrique 2014 », rédigé conjointement par la Banque africaine de développement (BAfD), le Centre de développement de l'OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) explique notamment que l'Afrique a su résister face à la crise économique mondiale. Cette croissance apparaît plus diversifiée, tirée par la demande intérieure, un développement des infrastructures et des échanges de produits manufacturés de plus en plus soutenus à travers le continent. Ce continent qui compte près d'un milliard d'habitants représente un marché gigantesque. Une nouvelle classe moyenne émerge et a les moyens de consommer plus et mieux. La pauvreté a reculé et des progrès ont été faits dans le domaine de la santé et de l'éducation. Mais beaucoup reste à faire… »

 


2 – « De nombreux projets dans le secteur des télécoms et d'internet : Selon une récente étude de MacKinsey, Internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d'ici  2025. Ce chiffre correspond à des estimations hautes fondées sur la jeunesse de la population et le gigantesque potentiel du mobile en Afrique, où 67 millions de smartphones sont déjà en circulation (près de 360 millions le seront en 2025). Tous les secteurs pourraient être touchés d'ici une dizaine d'années (services financiers, santé, agriculture…) L'arrivée sur les côtes africaines de nouveaux câbles marins à fibre optique, ainsi qu'une augmentation de la couverture 3G vont diminuer les coûts et  accélérer le débit internet et permettre ainsi à un plus grand nombre de se connecter et de consommer des services en ligne. »


 

 

3 – « Inconnues en Europe, des entreprises chinoises du numérique prospèrent en s’appuyant sur leur marché intérieur et se transforment en géants du Web. Au point de lorgner les premières places mondiales. Sans que personne ne l’ait vu venir, une entreprise chinoise a conquis durant l’été le titre de numéro 1 des ventes de smartphones en Chine. Xaomi, c’est son nom, n’a pourtant que 3 ans d’existence! Au même moment, à New York, Wall Street frémit d’impatience dans l’attente de l’introduction en Bourse d’Alibaba, un groupe chinois du commerce en ligne qui pourrait réussir la plus grosse levée de fonds de tous les temps pour une société technologique. »

 

 

 

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1 - Ces start-up des pays émergents qui cartonnent

 

Aux côtés des applis et start up gagnantes de 2013 en Occident, de gros succès et des innovations se font remarquer aussi ailleurs, dans les pays émergents en particulier. La tech va bien en 2013. Les start up sont partout et les gros succès de l'année s'évaluent en centaines de millions de téléchargements ou de clics. Parmi les phénomènes 2013, Bitstrips, qui "cartoonifie" la vie et qui est devenu la deuxième application la plus téléchargée iOS en octobre dernier grâce à Facebook, ou Flipboard, l'appli qui permet de composer ses propres magazines thématiques sur tablettes et qui lève actuellement tous les millions d'euros qu'elle veut. Ou encore Snapchat, la messagerie instantanée pour mobile où les messages et photos s'autodétruisent en quelques secondes, elle aussi poursuivie par les investisseurs. Quelques start up françaises se sont de leur côté faites racheter par la Silicon Valley, comme la plateforme de gestion marketing et médias sociaux Neolane, désormais propriété de Adobe.

 

Mais ailleurs, on start-up aussi, en particulier dans les pays émergents. L'ouverture des bureaux du site de e-commerce chinois Alibaba.comdans la Silicon Valley donne un avant-goût d'un paysage tech qui se mondialise. Un site de veille sur les start up dans les pays émergents, start up BRIC(BRIC étant l'acronyme des principaux pays émergents, Brésil, Inde, Chine) recense au jour le jour les incubateurs, innovations et news tech d'ailleurs, là où le marché est encore moins saturé, les utilisateurs moins équipés et plus difficilement en ligne mais où on ne manque pas de croissance. Que proposent les jeunes pousses tech là-bas ? 

 

 


L'un des succès majeurs en Asie est celui de PicMix, une start up indonésienne, un presque clone de Instagram, qui a réussi à monétiser le partage de photos grâce à la publicité.  "PicMix permet à ses utilisateurs d’embellir leurs photos en y ajoutant des cadres ou des textes publicitaires (...) Le phénomène de réappropriation des marques par les utilisateurs de PicMix explique le succès foudroyant de l’application indonésienne, qui compte aujourd’hui près de 11 millions d’utilisateurs à travers le monde, dont 35% se trouvent en Indonésie, le reste se situant principalement en Afrique du Sud et au Venezuela. PicMix génère 450 000 photos nouvelles chaque jour, avec une moyenne quotidienne de 5 à 10 photos par utilisateurs." En Asie du sud-est, la start up BRIC a aussi repéré un succès là où on ne l'attendait pas.

 

Asva The Monkey est aussi "une des premières plateforme de jeux en ligne au Cambodge. Asva The Monkey a déjà été téléchargé plus de 100 000 fois depuis son lancement sur Android, une performance pour le Cambodge dont le taux de pénétration Internet n’est que de 10%." Dans les succès de l'année au Moyen Orient, on compte Anghami, qui se veut le "Deezer du monde arabe" avec déjà plus de 4 millions d'utilisateurs et de titres en ligne pour sa plateforme de musique en streaming. 




En Afrique à la tech très effervescente actuellement, le concours organisé par l'ONG Start Up Bus a primé deux applis "sociales" étonnantes :

_ "Bribed est une application mobile qui permet de dévoiler de façon transparente les pots de vins versés en Afrique. Chaque pot de vin peut être signalé par l’utilisateur de manière anonymes. Des ONG actives dans le domaine de la lutte contre la corruption ont déjà montré de l’intérêt pour les données extraites de cette application."

_ "Funeral.ly est un service qui permet aux familles de planifier plus facilement les enterrements de leurs proches. Ce marché est aujourd’hui peu transparent en Afrique et ainsi très coûteux pour les familles. Funeral.ly permet de simplifier ce moment important dans la vie des familles africaines."

 

En Amérique du Sud et au Brésil, dont de nombreux états ont désormais leur programme de soutien et subventions aux start up, la Coupe du monde de 2014 attire les start-upeurs du Nord pour y tester ou lancer des services en ligne. Comme par exemple SumUp, une plateforme de paiement "allemande et britannique qui permet d'accepter les paiements par carte bancaire grâce à une application. Le pari est de permettre aux commerçants brésiliens d'accéder à un équipement léger pour profiter des transactions attendues avec l'afflux des visiteurs."

 

Publié le 23 Décembre 2013 - Mis à jour le 26 Décembre 2013

http://www.atlantico.fr/rdv/minute-tech/ces-start-pays-emergents-qui-cartonnent-louise-hoffmann-alibabacom-bric-picmix-934802.html


 

 

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2 - L'Afrique, un nouvel eldorado pour les entrepreneurs

 

L'Afrique, continent aux multiples facettes et contrastes, connaît depuis quelques années une croissance forte et régulière qui offre de nouvelles opportunités et attire de plus en plus les investisseurs étrangers. Le continent a ainsi vu son économie croître de 5% en moyenne au cours des 10 dernières années, performance supérieure à celle de l'économie mondiale et cette croissance est appelée à se poursuivre selon les estimations des économistes. Le dernier rapport « Perspectives économiques de l'Afrique 2014 », rédigé conjointement par la Banque africaine de développement (BAfD), le Centre de développement de l'OCDE et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) explique notamment que l'Afrique a su résister face à la crise économique mondiale. Cette croissance apparaît plus diversifiée, tirée par la demande intérieure, un développement des infrastructures et des échanges de produits manufacturés de plus en plus soutenus à travers le continent.

Ce continent qui compte près d'un milliard d'habitants représente un marché gigantesque. Une nouvelle classe moyenne émerge et a les moyens de consommer plus et mieux. La pauvreté a reculé et des progrès ont été faits dans le domaine de la santé et de l'éducation. Mais beaucoup reste à faire sur ce continent encore fragilisé par les conflits, la corruption, les inégalités... Les initiatives se multiplient malgré tout pour répondre aux nouvelles attentes et aux besoins de la population, soutenues par un environnement de plus en plus favorable à l'entrepreneuriat. Plusieurs pays ont, en effet, entrepris de profondes réformes pour faciliter la vie des entreprises. Selon la Banque mondiale, le Burundi, la Côte d'Ivoire et le Rwanda font parties des dix pays ayant le plus amélioré la réglementation des affaires au cours de cette dernière année.


Nous proposons dans cet article un tour d'horizon d'initiatives lancées dans différents pays de l'Afrique subsaharienne.
 

_ De nombreux projets dans le secteur des télécoms et d'internet…
Selon une récente étude de MacKinsey, Internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d'ici  2025. Ce chiffre correspond à des estimations hautes fondées sur la jeunesse de la population et le gigantesque potentiel du mobile en Afrique, où 67 millions de smartphones sont déjà en circulation (près de 360 millions le seront en 2025). Tous les secteurs pourraient être touchés d'ici une dizaine d'années (services financiers, santé, agriculture…)
L'arrivée sur les côtes africaines de nouveaux câbles marins à fibre optique, ainsi qu'une augmentation de la couverture 3G vont diminuer les coûts et  accélérer le débit internet et permettre ainsi à un plus grand nombre de se connecter et de consommer des services en ligne.


Parmi les entrepreneurs ayant choisi de se positionner sur ce créneau, citons :
- Jason Njoku, jeune Nigérian qui a fondé Iroko, une entreprise de distribution de films sur Internet, surnommé le « Netflix africain ». Il est considéré par le magazine américain Forbes comme un des dix jeunes millionnaires les plus prometteurs du continent africain.
- Régis Bamaba a fondé en Côte d'Ivoire, Intelgeo, une startup spécialisée dans le Cloud et la création de solutions et fonctions mobiles. Il a également créé Taxi Tacker, une application mobile dont l'objectif est de lutter contre l'insécurité dans les transports en commun à Abidjan.
- Au Cameroun, Dominique Buende, entrepreneur franco-camerounais a créé QuickDo en 2011, une startup proposant aux lecteurs africains un accès aux livres (en format numérique et à prix limité) grâce à un réseau de bornes interconnectées couplées à des liseuses.
- Au Kenya, l'opérateur teléphonique Safaricom a commercialisé l'application de paiement mobile M-Pesa. Elle permet aux usagers de faire des achats et de transférer des fonds à l'aide de leur portable. Elle a aujourd'hui essaimé sur tout le continent et même au-delà.
- Au Sénégal, Babacar Birane  a créé Baobab Entrepreneurship, une startup ayant pour but de contribuer au développement de l'entrepreneuriat à travers l'usage des technologies de l'information et de la communication. L'entreprise gère « Concree », une plateforme de mise en relation et d'accompagnement virtuel.
 
L'ouverture des données publiques devrait également offrir de belles opportunités. Le Burkina Faso est le premier pays d'Afrique de l'ouest à se lancer dans ce domaine.

 

_ …Tout comme dans le domaine des énergies nouvelles

Sur ce continent où le soleil est omniprésent mais où l'électricité fait souvent défaut, les initiatives se multiplient pour répondre à ces besoins.
La Banque mondiale et IFC ont lancé le programme « Lighting Africa » afin de favoriser le développement de l'éclairage hors réseau électrique moderne et accessible pour les  communautés qui n'ont pas accès à l'électricité. Des initiatives individuelles sont également intéressantes à signaler :
- Alexandre Castel a ainsi installé au Sénégal la première « Energy Station ». Cette station loue des batteries pré-chargées à l'aide de panneaux photovoltaïques, qui permettent d'alimenter des lampes LED pour s'éclairer, faire fonctionner un réchaud pour cuisiner …
- Douglas Dullo a lancé la startup « Degree Solar » qui bouleverse la vie des zones rurales kenyanes en vendant des batteries solaires pour les téléphones portables qui offrent 6 à 8 heures d'autonomie !

Dans ce domaine les entrepreneurs doivent continuer à innover pour proposer des systèmes plus puissants permettant de faire fonctionner des appareils en continu.




_ Des initiatives de plus en plus soutenues
Pour favoriser le développement de ces projets, des initiatives sont lancées au niveau national et local. Ainsi des fablabs, des incubateurs et des espaces de coworking se créent dans différents pays pour accompagner les porteurs de projet. La première imprimante 3D africaine a, par exemple, été conçue dans un Fablab togolais. Ce projet W-Afate a d'ailleurs remporté un prix de la NASA en 2013 !
Une Silicon valley est également en train de voir le jour au Kenya. Konza City aussi appelée « Silicon Savannah », située à 60 km de la capitale Nairobi est en cours d'aménagement pour accueillir startups, investisseurs, chercheurs… L'objectif du gouvernement kenyan est de créer près de 20 000 emplois d'ici 2017.
L'association panafricaine AfriLabs, regroupe les pôles technologiques les plus actifs du continent africain.

Les « startup weekend » se multiplient également. Ces manifestations permettent aux participants ayant des profils différents de se rencontrer, former des équipes, travailler sur des projets de création d'entreprises qui seront ensuite présentés devant un jury de professionnels.

Le startup Bus, nouvelle initiative venue des Etats-Unis a également été lancée sur le continent. Au cours d'un voyage en bus des porteurs de projets appelés « buspreneurs » conçoivent, modélisent et lancent leur startup. Le premier « Startup Bus Africa » s'est déroulé en novembre 2013 et a été soutenu notamment par l'homme d'affaires Richard Branson. 30 « buspreneurs » dont 15 africains ont effectué un voyage en bus pendant 4 jours, d'Harare au Zimbabwe vers le Cap en Afrique du Sud. Durant ce voyage, ils ont développé des applications ou initiatives visant à résoudre les problèmes que rencontrent les populations dans cette partie de l'Afrique. Les projets ont été présentés lors du Global Entrepreneurship Week (Semaine Mondiale de l'Entrepreneuriat).


_ La jeunesse, enjeu d'avenir
En effet, la moitié de la population africaine a moins de 25 ans et cette population est fortement touchée par le chômage. 60 % des chômeurs du continent sont des jeunes de 15-24 ans. La création d'entreprise apparaît donc comme une solution au chômage.

La fondation New York Forum Institute a récemment mené une étude pan africaine auprès de 5 000 jeunes. Elle révèle notamment que les jeunes Africains attendent de leur gouvernement plus d'implication et d'efficacité pour faciliter leur parcours d'études et leur accès à l'emploi. Ils ont envie d'entreprendre mais ceux qui ont franchi le pas témoignent des difficultés rencontrées : 56% de ceux qui ont lancé leur entreprise estiment que cela s'est révélé difficile ou très difficile, 46% d'entre eux estiment que l'Etat n'a rien apporté et 30% évoquent la difficulté d'accès aux financements hors des circuits informels (famille, amis, épargne personnelle) comme étant le premier obstacle.

Des initiatives se multiplient dans les écoles pour sensibiliser les jeunes à la création d'entreprise comme, par exemple, au sein de l'Institut International d'Ingénierie de l'Eau et de l'Environnement (2iE) située à Ouagadougou au Burkina Faso. Au sein de son Technopole, qui inclut une Business School, un incubateur et une pépinière d'entreprises, 2iE offre un accompagnement personnalisé pour des ingénieurs-entrepreneurs qui veulent innover et créer une entreprise responsable tournée vers la croissance verte. Il a organisé en 2013 la première édition du Green Start Up Challenge, le concours pour l'entrepreneuriat social, l'innovation et la croissance verte en Afrique. Moctar Dembélé et Gérard Niyondiko, deux étudiants de l'école, ont mis au point un savon anti-moustique à partir d'ingrédients naturels locaux (citronnelle, karité, herbes...). Ils ont remporté en mars 2013 le premier prix de la compétition internationale d'entrepreneuriat social GSVC de Berkeley (Californie).
L'initiative "Living the Africain Dream" a pour objectif de promouvoir et diffuser l'entrepreneuriat chez les jeunes en Afrique grâce à la diffusion d'informations, de bonnes pratiques et de réussites entrepreneuriales sur une plateforme internet. Un centre d'entrepreneuriat et d'innovation devrait également ouvrir en septembre 2015 à Bamako au Mali.


_ Les femmes n'ont pas été oubliées !
La Banque africaine de développement soutient l'autonomisation économique des femmes africaines en facilitant notamment leur accès aux financements comme le microcrédit. L'Initiative Femmes Africaines Chefs d'Entreprises aide les gouvernements à comprendre les besoins spécifiques des femmes, les difficultés auxquelles elles sont confrontées dans leur entreprise et à mieux les prendre en compte dans leur économie.

Plusieurs gouvernements ont également lancé des programmes d'action visant à les accompagner dans l'entrepreneuriat.
Au Sénégal, le ministère de la Communication et de l'Economie numérique vient d'annoncer que 300 femmes des régions de Dakar, Thiès et Saint-Louis allaient être prochainement formées en maintenance matérielle et logicielle des ordinateurs et en entrepreneuriat.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) souhaite également que les femmes soient mieux formées afin qu'elles participent davantage à l'économie formelle. Il encourage les organisations de la société civile à les former.


_ Des initiatives de soutien sont également lancées en France
En octobre 2013, le ministère français des Affaires étrangères, aux côtés de l'AFD (Agence française de développement), a lancé un concours en Afrique pour mettre en lumière les réalisations de ceux qui conduisent l'innovation africaine, baptisé « 100 innovations pour un développement durable ». Ce programme a pour but de mettre en valeur les innovations dans le domaine du développement durable (recyclage des matières premières, collecte des déchets, techniques de construction de logements, éducation et santé) conçus par les Africains. Quatre innovateurs ghanéens ont été récompensés en mars 2014.

TECHAfrique est un projet initié et conduit par StartupBRICS (blog dédié à l'actualité des startups des pays émergents) en partenariat avec Simplon.co (la fabrique de codeurs-entrepreneurs solidaires de Montreuil) et le Woelab (FabLab numérique du Togo). L'objectif est de localiser les écosystèmes numériques en Afrique pendant 4 à 6 mois (8 pays en projet), d'identifier et de présenter les différents acteurs à travers un  blog, des vidéos et des interviews.

Le 22 mai dernier, était organisé à  Paris « Startup Africa Paris - Chop My Money ». Dix créateurs de startups dont les activités sont basées en Afrique et/ou en France ont présenté leur projet devant des fonds d'investissement français renommés et des business angels. L'objectif des organisateurs est « d'aider des entrepreneurs issus de la diaspora africaine en France à réaliser des projets d'avenir dans leurs pays d'origine».

L'African Business Club (ABC), créé en 2003 par des étudiants de l'ESCP Europe, organise depuis 2009, ABC Innovation, un concours visant à mettre en avant les porteurs de projets innovants du continent, qu'ils soient africains ou non.

Orange organise également depuis plusieurs années le prix Orange de l'Entrepreneur Social en Afrique. Il récompense les entrepreneurs proposant des produits ou des services qui s'appuient de façon innovante sur les TIC pour répondre aux besoins des populations du continent africain dans des domaines variés comme la santé, l'agriculture, l'éducation, l'énergie, l'industrie ou encore le commerce.

Enfin, Bpifrance a également lancé un plan Afrique pour aider les entreprises à développer leurs activités en Afrique.

Pour poursuivre son développement économique, l'Afrique aura besoin de toute l'énergie et la motivation d'entrepreneurs soucieux d'apporter des solutions nouvelles à ce continent en pleine mutation.

 

07/07/2014

 

http://www.apce.com/cid148404/l-afrique-nouvel-eldorado-pour-les-entrepreneurs.html?cid=148404


 


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3 - "Le Maroc et l'Arabie Saoudite aspirent à développer davantage leur partenariat économique" (ministre)

 

Le Maroc et l'Arabie Saoudite aspirent à développer leurs échanges commerciaux et leur partenariat économique, ont déclaré à la presse, dimanche soir à Ryad, le ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique chargé du Commerce extérieur, Mohamed Abbou, et le ministre saoudien du Commerce et de l'Industrie, Tawfig Fawzan Alrabiah. Les deux ministres, qui ont eu des entretiens en marge de l'ouverture de la 1ère foire internationale de Ryad, ont souligné, à cet égard, la volonté des responsables des deux pays à développer leurs échanges commerciaux et à promouvoir le partenariat d'affaires entre les opérateurs économiques des deux pays. «Nous aspirons à développer nos échanges commerciaux avec le Maroc, à voir les produits marocains sur le marché saoudien et les produits des entreprises saoudiennes sur le marché marocain», a déclaré Tawfig Fawzan Alrabiah, qui a mis en exergue la forte participation des entreprises marocaines à la première foire internationale de Ryad.


«Le potentiel existe et la volonté aussi», a estimé, pour sa part, Mohamed Abbou, rappelant la signature, récemment, d'un mémorandum entre les deux Royaumes.
Concernant sa visite en Arabie Saoudite, Mohamed Abbou a indiqué qu'elle intervient sur invitation de son homologue saoudien pour assister à l'ouverture de la 1ère foire internationale de Ryad ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Forum des deux Royaumes qui vient de se tenir à Casablanca.


Il s'agit aussi, a-t-il poursuivi, de la mise en œuvre des orientations du plan de développement des échanges commerciaux entre le Maroc et plusieurs pays frères et amis, précisant que les entreprises marocaines participant à cette foire disposent du potentiel nécessaire pour conquérir de nouveaux marchés, notamment, saoudien et des pays du Golfe.


En ce sens, Mohamed Abbou a exprimé l'espoir de voir cette première foire internationale de Ryad contribuer au développement du partenariat entre le Maroc et l'Arabie Saoudite. Un Mémorandum d'entente sur la coopération industrielle et commerciale entre le Maroc et l'Arabie Saoudite, rappelle-t-on, a été signé lors du Forum des deux royaumes, les 4 et 5 juin courant à Casablanca.


Cet accord vise à asseoir les bases d'une collaboration fructueuse dans le but de développer le partenariat industriel entre les deux pays, faciliter les échanges commerciaux et promouvoir la coopération institutionnelle.


MAP/ lundi 23 juin 2014

 

http://www.maghrebemergent.com/component/k2/le-maroc-et-l-arabie-saoudite-aspirent-a-developper-davantage-leur-partenariat-economique-ministre.html

  


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4 - La high-tech israélienne séduit les BRICS

 

Les russes Yandex et Mail.ru, mais aussi les chinois, se ruent sur les pépites de la « Silicon Wadi ». La Valley israélienne devient un nouveau terrain de chasse pour des investisseurs venus des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Dernière opération en date : le rachat, par le numéro un russe des moteurs de recherche Yandex, de la start-up de géolocalisation KitLocate, établie à Herzliya, près de Tel-Aviv. Annoncée le 18 mars, l'opération, dont le montant est estimé entre 15 et 20 millions de dollars, doit déboucher sur la création d'un centre de recherche israélien. Yandex, dont la capitalisation boursière avoisine les 10 milliards de dollars, avait déjà investi en 2010 dans Face.com, spécialisée dans la reconnaissance faciale, vendue deux ans plus tard à Facebook. Avec KitLocate, il met la main sur une technologie GPS permettant d'obtenir des informations en temps réel sur les utilisateurs d'applications mobiles, et économe en terme de batterie.

 

Lors du Mobile World Congress de Barcelone, Mail.ru, le second réseau social russe, a officialisé un investissement de 2 millions de dollars dans Magisto, la plate-forme mobile de vidéo sur le cloud, qui revendique 20 millions d'utilisateurs et compte Qualcomm Ventures et SanDisk Ventures à son tour de table. En 2010, Mail.ru avait pris pied dans le pays en rachetant à AOL la messagerie instantanée ICQ, développée par Mirabilis, pour 185 millions de dollars.

 

Autre exemple : l'industriel kazakh Kenges Rakishev est entré au capital de Mobli, le concurrent israélien d'Instagram, dans lequel le magnat mexicain des télécoms Carlos Slim vient d'injecter 60 millions de dollars. Avant de lancer, en avril 2013, le fonds Genesis Angels, spécialisé dans la robotique et l'intelligence artificielle, qui a investi près de 35 millions de dollars dans des start-up israéliennes.


 

Investissements diversifiés

D'évidence, la Russie entretient des liens privilégiés avec Israël, où plus d'un million d'immigrants de l'ex-Union soviétique se sont établis dans les années 1990. Mais la Chine n'est pas en reste. « En 2012, le fonds le plus actif dans la high-tech israélienne a été Horizon Ventures, porté par le milliardaire de Hong Kong Li Ka-shing », pointe Marianna Shapira, du centre de recherche IVC, qui observe une présence croissante des asiatiques, comme Huawei Technologies ou encore Samsung.

 

Horizon Ventures a investi dans une petite dizaine de start-up locales comme Cortica (identification de photos), Hola (navigation) ou l'application « text to video » Wibbitz (qui compte dans ses actionnaires le fonds Kima de Xavier Niel et Jérémie Berrebi), sans oublier le GPS Waze (avalé par Google) et l'appli mobile Onavo (cédée à Facebook). La fondation Li Ka-shing a par ailleurs fait une donation record de 130 millions de dollars à l'Institut Technion de Haïfa, qui forme de nombreux ingénieurs du pays. Les fonds seront utilisés pour créer « un équivalent chinois du Technion » avec l'université de Shantou, dans la province du Guangdong.


  


De son côté, le fonds israélien Pitango Venture Capital, poids lourds du secteur, a levé en novembre 270 millions de dollars, dont 40 millions auprès d'investisseurs chinois n'ayant jamais investi dans l'Etat hébreu. A la même époque, son concurrent Catalyst, basé à Tel-Aviv, et le conglomérat financier public China Everbright annonçaient la création d'un fonds de « private equity » de 200 millions de dollars pour accompagner des start-up israéliennes sur les marchés émergents.

 

Correspondante à Tel-Aviv Nathalie Hamou/ Correspondante à Tel-Aviv Nathalie Hamou - Les Echos | Le 31/03/2014


http://www.lesechos.fr/31/03/2014/LesEchos/21658-097-ECH_la-high-tech-israelienne-seduit-les-brics.htm


 


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5 - Brésil : Avec Campus São Paulo, Google lance un incubateur pour les start ups brésiliennes

 

Le campus de Google à São Paulo fera partie de l’initiative “Google for Entrepreneurs” déjà présente à  Londres, Tel Aviv et dernièrement annoncé à Varsovie. Aydin Sarmadi, notre expert Amérique Latine qui vit à Rio, au Brésil, nous en dit un peu plus. En citant des start-ups brésiliennes à succès comme EasyTaxi (la réussite de cette app est incroyable, je vous en parlerai dans un prochain post), ContaAzul, GetNinjas ou KeKanto, Google considère (à raison!) que les brésiliens ont l’entrepreneuriat “dans le sang”. Petite parenthèse tout de même sur le Brésil, et encore plus à Rio, où je vis, les options communes restent l’entrepreneuriat ou le concours publique – choix de 90% de mes amis – si l’on veut avoir un niveau de vie correct. Oui, il est assez difficile de trouver un emploi qui paie bien dans le privé.

Le plus célèbre des moteurs de recherche a donc décidé de miser sur le Brésil en annonçant dans son blog, le 21 juillet dernier, l’ouverture de son premier incubateur en amérique latine: le “Campus São Paulo”. 


Après le Royaume-Uni, Israël et la Pologne, le Brésil devient le 4e pays a bénéficier d’un campus: un projet qui a pour but d’offrir au startupers des infrastructures avec formations et mentorat de professionnels expérimentés comme de spécialistes de Google, afin d’offrir un “environnement de travail propice au surgissement de grandes idées”. Cela montre à quel point Google voit du potentiel chez nos brasileiros, et comme le dit Bridgette Beam (Senior Partnerships and Program Manager chez Google for Entrepreneurs) : “Malgré de nombreux obstacles [elle parle certainement de l’enfer bureaucratique local]  et souvent  le manque de moyen [oui, quand internet fonctionne par jour de pluie c’est le luxe], les brésiliens continuent de relever des défis, innover et créer de grandes entreprises.” La grande différence d’un campus Google avec des incubateurs conventionnels est qu’en plus des activités de d’accompagnement et de formation, d’autres évènements ont lieu dans ses enceintes, comme des conférences ou des “hackathons” (compétitions de programmation) par exemple. Ces activités (gratuites ou à bas coût pour les start-ups) sont ouvertes aux résidents comme aux entrepreneurs intéressés, l’idée étant de joindre formation, networking et business.

  

Le Campus São Paulo sera organisé en espace de coworking pour inciter à l’échange d’expériences, et en plus de bénéficier d’un café et d’internet haut-débit (tiens-toi prêt Starbucks!), il sera directement connecté avec les autres campus afin que les résidents paulistas puissent aussi échanger avec ceux de Londres, Tel Aviv ou Varsovie. L’inauguration du campus est prévue pour 2015, et dans les prochains mois Google devrait nous dévoiler l’adresse et en dire plus sur l’agenda des activités prévues. Vous pourrez évidemment compter sur tout l’enthousiasme de l’équipe de StartupBRICS pour vous tenir au courant !

 

http://startupbrics.com/campus-sao-paulo-google-startups-brazil/



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6 - Selon IBM, la non-adoption des technologies émergentes dessert les entreprises Africaines

 

Les résultats d’une récente étude menée par IBM auprès de 180 dirigeants informatiques d’entreprises au Nigeria, en Egypte, en Afrique du Sud, au Kenya, et au Maroc , montrent que le retard dans l’adoption des nouvelles technologies émergentes (cloud, analytique, médias sociaux et mobiles) par les entreprises africaines à un impact sur leur croissance. Selon les résultats de cette étude, dénommée « Donner le ton en Afrique: Comment des leaders concrétisent le potentiel des technologies émergentes », bien que 87% des DSI considèrent que l’adoption des nouvelles technologies émergentes comme essentielles pour la croissance de leur entreprise, seulement 53% les adoptent dans les faits. Selon IBM, le retard dans l’adoption de ces technologies par les entreprises africaines serait dû au rôle encore limité des DSI dans la définition de la stratégie des entreprises, le manque de compétences IT clés, et les préoccupations liées à la sécurité.


Les entreprises ayant participé à l’étude sont divisées en deux groupes. 36% d’entre elles sont considérées comme des précurseurs car ayant réussi à intégrer avec succès les nouvelles technologies émergentes dans leur vision stratégique pour s’en servir comme avantage compétitif. Ainsi, 85% des « précurseurs » font un lien entre les investissements dans les technologies de l’information et les résultats de l’entreprise, contre seulement 67% dans l’autre groupe. Par ailleurs, 79% des « précurseurs » utilisent des indicateurs pour évaluer le risque informatique, contre 46% de leurs homologues.


 


Pour combler le fossé dans l’adoption des nouvelles technologies émergentes, IBM suggère une approche à trois niveaux: l’implication des responsables  informatiques dans la définition des stratégies de l’entreprise, le développement des compétences clés en informatique, et adresser les questions de maturité et de prévention en termes de sécurité. Le rapport est accessible en anglais ici et en français .

 

Par kelly adediha - 29 janvier 2014 /  

  

http://www.techofafrica.com/technologie-emergentes_afrique_ibm/


 


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7 - Ces acteurs chinois qui bousculent le marché du numérique

 

Inconnues en Europe, des entreprises chinoises du numérique prospèrent en s’appuyant sur leur marché intérieur et se transforment en géants du Web. Au point de lorgner les premières places mondiales. Sans que personne ne l’ait vu venir, une entreprise chinoise a conquis durant l’été le titre de numéro 1 des ventes de smartphones en Chine. Xaomi, c’est son nom, n’a pourtant que 3 ans d’existence! Au même moment, à New York, Wall Street frémit d’impatience dans l’attente de l’introduction en Bourse d’Alibaba, un groupe chinois du commerce en ligne qui pourrait réussir la plus grosse levée de fonds de tous les temps pour une société technologique.

 

Il est peu de dire que ces acteurs chinois secouent actuellement la planète numérique. Ils ne se contentent plus de copier ou de fabriquer pour d’autres. S’appuyant sur l’énorme marché local, ces entreprises investissent massivement dans la recherche et l’innovation. Elles inventent, définissent de nouvelles normes, imaginent de nouveaux modèles économiques. Et émergent, avec la capacité de concurrencer les maîtres du secteur: les Google, Amazon, Apple ou Samsung. Point commun entre tous ces champions qui lorgnent les premières places mondiales: lorsqu’ils sortent de Chine, ils visent d’abord les pays émergents au lieu de vouloir d’emblée s’imposer dans les pays matures. Ils partent donc plutôt à la conquête des nouvelles classes moyennes du Brésil ou d’Afrique. La Croix a rendu visite à quelques-uns de ces nouveaux acteurs chinois, en passe de rebattre les cartes du secteur.

  

 

   

Xiaomi : la Formule 1 du smartphone 

Il fallait avoir une certaine dose d’inconscience, en 2010, pour créer en Chine un nouveau fabricant de téléphones portables, tant le secteur semblait déjà encombré. Cela n’a pas découragé Lei Jun, déjà créateur de Kingsoft, un concepteur chinois de jeux et de logiciels bureautiques. Lei Jun a alors lancé Xiaomi à Pékin, avec une idée simple: commercialiser des smartphones pour le marché local, vendus uniquement en ligne pour supprimer tous les frais de distribution. Depuis, la société a sorti quatre modèles au look branché, dotés des dernières fonctionnalités. Vendus autour de 200 €, soit deux fois moins chers que les concurrents de marques occidentales. Ce positionnement explique le succès fulgurant de ces smartphones, depuis la sortie du premier modèle, en août 2011. Trois ans plus tard, Xiaomi vient de prendre la tête des ventes en Chine, avec 15 millions d’appareils écoulés au 2e  trimestre 2014, devant Samsung qui n’en a vendu «que» 13,5 millions. «Nous espérons une croissance de 400% cette année, explique Liu Wei, directeur marketing. Nous ciblons les jeunes, les fans de technologie.» 

 

Jeune lui aussi, vêtu d’un tee-shirt orange, Liu Wei est à l’image de la marque. Il règne sur un plateau où travaillent côte à côte plusieurs centaines de personnes. Des plantes vertes et des tables de ping-pong séparent les bureaux. Un toboggan, à côté des escaliers, permet de descendre plus vite les étages. Question ambiance, on se croirait dans une start-up. Mais la taille de Xiaomi – 6 000 salariés – est plutôt celle d’une grande entreprise. En fait, la société ne fabrique pas ses téléphones, elle se contente de les concevoir et les vendre. Elle crée notamment des applications qui lui donnent un lien direct avec les utilisateurs et les transforment en fans de la marque.


Xiaomi a acquis une célébrité mondiale en recrutant, en octobre 2013, une grosse pointure de Google, Hugo Barra, devenu vice-président de l’entreprise. Mais pour l’instant, Xiaomi est à peine sorti de Chine. Présente en Turquie, en Russie, au Brésil, en Inde et dans certains pays d’Asie du Sud, l’entreprise n’envisage pas, en tout cas, de venir en Europe ou aux États-Unis, ne voulant pas se lier à des opérateurs pour vendre. «Notre modèle est celui d’Apple, explique Liu Wei. Nous ne voyons pas les autres constructeurs comme des concurrents car le marché chinois est en forte expansion. Il y a eu 400 millions de smartphones vendus en Chine l’an dernier… Nous n’avons pris qu’une toute petite partie de ce marché.» 

D’Apple, Xiaomi a repris le design. Et peut-être aussi cette pointe d’arrogance, la marque des ambitieux. La jeune pousse chinoise dégage en effet l’impression de vouloir aller très loin et semble prête à tout bousculer pour y parvenir.

 

 

 

Baidu : le rival de Google 

Baidu est d’abord un moteur de recherche qui traite chaque jour 5 milliards de requêtes, soit 74% des recherches effectuées en Chine. «Le pays compte 630 millions d’internautes et tous sont des utilisateurs de Baidu», explique Kaiser Kuo, porte-parole de l’entreprise, par ailleurs musicien connu de la scène hard rock chinoise. L’entreprise est aussi bien plus que cela. Elle investit massivement pour devenir le centre du Web chinois et se pose en seule rivale en mesure de concurrencer Google. Le site, dont le logo est une trace de patte de panda, permet de trier l’information, de consulter des vidéos ou des plans. Il intègre aussi un calculateur et développe une fonction de reconnaissance vocale. Mais Baidu travaille surtout sur la reconnaissance d’image. Kaiser Kuo en fait la démonstration: il photographie une pendule et Baidu va chercher toutes les pendules semblables sur le Web. Pratique pour trouver où acheter un objet. Et peut-être très rémunérateur car, espère Kaiser Kuo, les sites d’e-commerce se battront demain pour apparaître en premier dans la liste de résultat…

Sur le modèle de Google, Baidu réalise de très confortables profits grâce à la publicité: 428 millions d’euros de bénéfice net au deuxième trimestre 2014, en hausse de 34 % par rapport à la même période un an plus tôt. Le groupe en réinvestit 40% dans la recherche et développement, avec le but de créer les fonctionnalités qui lui permettront d’être demain incontournable.

 

Baidu a été créé par un ingénieur chinois, Robin Li, qui a passé plusieurs années aux États-Unis. Dans l’entrée de l’entreprise figure une reproduction du premier brevet qu’il a déposé – pour un algorithme de classement – en juillet 1999. Soit six mois avant celui déposé par les fondateurs de Google. Robin Li, 45 ans, continue de conduire son entreprise et ne cesse d’infuser l’idée que la bataille se gagnera par l’innovation. Pour l’instant, le site se développe à l’abri de la grande muraille chinoise de l’Internet: Google, en effet, est bloqué en Chine. Mais Baidu commence à sortir de son marché intérieur et vient de se lancer en Arabie saoudite. L’entreprise emploie 32 000 salariés. Son siège est implanté au nord de Pékin, dans un campus de 92 000 mètres carrés au style californien: bureaux paysagers, hamacs et jus d’orange au distributeur… Mais Baidu s’apprête à déménager, dans un immeuble cinq fois plus grand actuellement en construction.

 

 

   

Alibaba: un géant de l’e-commerce 

Ce sera l’événement de la rentrée à la Bourse de New York. Le 16 septembre, le groupe d’e-commerce chinois Alibaba devrait être coté pour la première fois. Et les prévisions en font déjà la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps pour une valeur technologique. La valeur du groupe est estimée entre 98 et 187 milliards d’euros, loin devant Facebook valorisé à 78 milliards d’euros, le 18 mai 2012, jour de sa première cotation.

Alibaba a été créée en 1999 par un ancien professeur d’anglais, Jack Ma. Il affirme avoir choisi ce nom car il est mondialement connu: «Alibaba est bon ; c’est un homme d’affaires intelligent, qui aide son village», a-t-il expliqué. Jack Ma a réuni le capital initial auprès de 17 de ses amis, à Hangzhou, sa ville natale. Alibaba y a toujours son siège social, dans un immeuble à l’architecture futuriste. Le groupe emploie désormais 25 000 salariés et réalise à lui seul 80% des transactions de l’e-commerce chinois.

 

Le site a commencé par mettre en relation les entreprises qui avaient besoin d’acheter des équipements auprès d’autres sociétés. Puis il s’est ouvert aux particuliers et n’a cessé de grandir avec le développement de l’Internet chinois, un pays où la population adopte très rapidement les nouvelles technologies. Alibaba est l’équivalent chinois d’Amazon, mais aussi de Paypal, avec le système Alipay qui sécurise les transactions. Le groupe est également présent dans le stockage de données et possède Yoku Tudou, le YouTube chinois et le site de microblog Weibo, très populaire en Chine.

 

«Jack Ma est toujours resté le professeur qu’il a été a ses débuts, raconte Nadine Ren, directeur marketing d’Orange Labs, filiale chinoise de l’opérateur français Orange. Cela se voit dans son style de management. L’activité est scindée entre des divisions et chacune est un peu comme une classe.» 

 

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LES LOCOMOTIVES DU WEB CHINOIS 

 

Du côté des fabricants de matériel, l’industrie chinoise est tirée par Lenovo et Huawei. Lenovo est numéro un mondial des ordinateurs portables. La marque fait aussi des tablettes, des téléviseurs et des téléphones. Huawei est le troisième producteur mondial de téléphones portables, derrière Samsung et Apple. L’entreprise vise 80 millions de smartphones vendus en 2014. L’essentiel de son activité, cependant, se fait dans la vente d’équipements pour les réseaux téléphoniques. Du côté des concepteurs de services, l’écosystème chinois est dominé par trois entreprises, désignées par les lettres «BAT» (pour Baidu, Alibaba et Tencent). Cette dernière est considérée comme le «Facebook chinois», en ayant des applications de messagerie très populaires: QQ et Wechat.

 

Alain Guillemoles à Pékin / 31/8/14

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Ces-acteurs-chinois-qui-bousculent-le-marche-du-numerique-2014-08-31-1199181

 

 


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