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Publié le 24/01/2015 à 02:41:03
MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE : Mort du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud d’Arabie saoudite




1 – « Agé d'environ 90 ans, le roi Abdallah d'Arabie saoudite s’est éteint vendredi 23 janvier 2015. Tandis que son demi-frère Salman lui succède sur le trône, les hommages affluent et les premières questions se posent. L’Arabie saoudite est un acteur-clé du Moyen-Orient. Il s’agit par ailleurs du berceau de l’islam et du premier pays producteur et exportateur de pétrole dans le monde. Tous insistent sur son action, d'abord pendant ses 10 années d’intérim, puis au cours de ses 10 années de règne. Outre son rôle diplomatique central dans les affaires du Moyen-Orient, le roi Abdallah d'Arabie saoudite est parvenu à maintenir la stabilité de la première puissance pétrolière mondiale, font notamment valoir de nombreux dirigeants dans le concert des nations. Signe que la mort d’Abdallah est un évènement particulier, dans la région et dans le monde arabo-musulman notamment, le roi de Jordanie a aussitôt décidé de quitter le Forum économique de Davos, où il devait pourtant prendre la parole ce vendredi. Quant au président turc, il a reporté une visite en Somalie prévue ce jour pour assister aux funérailles du roi (au lendemain, certes, d'un attentat ayant visé la délégation turque à Mogadiscio en pleine préparation de la visite). »


 

 

2 – « Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud (arabe : عبد الله بن عبد العزيز آل سعود) (né le 1er août 1924 à Ryad1 et mort le 23 janvier 2015 à Riyad2) est, du 1er août 2005 à sa mort, roi d'Arabie saoudite, gardien des deux saintes mosquées3Gardien des lieux saints de l'islam : Sous son règne, il a activement promu le dialogue inter-religieux, en recherchant les voix modérées du Moyen-Orient et en ouvrant un canal diplomatique vers les autres nations et civilisations non-arabes10. Le 6 novembre 2007, il est reçu par le pape Benoît XVI au Vatican. C'est la première fois qu'une rencontre a lieu entre un souverain de l'Arabie saoudite, gardien des lieux saints de l’islam, et un pape. L'entrevue a pour objet le dialogue inter-religieux, avec en toile de fond la question de la liberté religieuse pour les chrétiens présents en Arabie saoudite11. »


 

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1 - Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud

 

Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud (arabe : عبد الله بن عبد العزيز آل سعود) (né le 1er août 1924 à Ryad1 et mort le 23 janvier 2015 à Riyad2) est, du 1er août 2005 à sa mort, roi d'Arabie saoudite, gardien des deux saintes mosquées3. Membre de la dynastie al-Saoud, fils du roi Abdelaziz, dit Ibn Saoud, fondateur de l'Arabie saoudite moderne, et de Fahda bint Assi Al Churaym. Il a été le prince héritier et le régent, de facto de 1995 à 2005, de l'Arabie saoudite, avant de succéder à son demi-frère ainé Fahd.

Il est, d'après le classement effectué par le magazine américain Forbes, la septième personne la plus influente au monde4. Il est par ailleurs le troisième souverain le plus riche du monde, avec une fortune estimée à 18,5 milliards de dollars en 2015, selon Forbes. La télévision d'État annonce son décès le 23 janvier 2015 à 1 h 00 (heure de Riyad)5.

 


Biographie

Sa mère, Fahda bint Assi Al Churaym, est issue de la branche Abde de la tribu des Chammar, une des plus importantes du Moyen-Orient et dont fait partie le clan Al Rachid, ennemis héréditaires des Saoud. Elle est veuve de Saoud ben Abdelaziz ben Mutaïb Al Rachid, émir de Haïl (1910-1920), assassiné en 1920 par son cousin et successeur Abdallah ben Mutaïb ben Abdelaziz Al Rachid.

 

Après la chute de la dynastie Al Rachid (1921), leur vainqueur Abdelaziz ben Abderrahman Al Saoud dit ibn Saoud (1880-1953), émir du Nejed et futur roi de l'Arabie saoudite, pour asseoir définitivement sa conquête et la domination de la dynastie des Al Saoud, se montre magnanime vis-à-vis des vaincus6, et prend Fahda comme douzième épouse (sur trente-quatre), dont le roi Abdallah est le seul fils (mais le dixième fils du roi Abdelaziz).

 

Dès 1982, suite à son intronisation et suivant, en cela, la règle successorale, le nouveau roi Fahd lui avait octroyé le titre de prince héritier, parce qu'il était le plus âgé des frères après lui. En 1996, il l'a installé à la tête du royaume en le nommant régent.

Le prince Abdallah a eu un rôle, peu médiatisé mais actif, dans la diplomatie de la région ; il a offert sa médiation entre la Syrie et la Jordanie en 1980; il eut un rôle décisif dans l'accord de Taëf, qui mit un terme à la guerre civile au Liban en 1989. Enfin, il s'est rapproché de ses voisins iraniens, comme en témoigne la visite officielle du président Mohammad Khatami en Arabie en 1999.

 

Il a entamé quelques timides réformes politiques en organisant des élections municipales ou en limitant les privilèges des quelque 25 000 membres de la famille royale. Il a suivi le courant de la mondialisation en privatisant depuis 1997 une partie du secteur pétrolier saoudien. — L'Arabie saoudite est le premier producteur et exportateur mondial de pétrole.

 

Le 1er août 2005, il devient roi, à l'âge de 82 ans, à la mort de son demi-frère Fahd, disparu à l'âge de 84 ans d'une pneumonie. Son demi-frère, le prince Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Défense depuis 1962, devient ensuite prince héritier. Mais ce dernier meurt le 22 octobre 2011 à New York, alors qu'il y suivait un traitement contre le cancer du colon7. Il décide de construire, en 2007, près de Djeddah, la KAUST, une université des sciences et technologies dotée de 10 milliards de dollars de budget la plaçant au 6e rang mondial8.

 

Pendant la vague de protestations et révolutions dans le monde arabe en 2010-2011, il apporte son soutien au président Moubarak avant sa démission, et accorde l'asile politique au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali. Alors que des appels à manifester ont été lancés en Arabie saoudite, le roi prend des mesures sociales à hauteur de 36 milliards de dollars. Pour l'occasion, il rentre au pays après trois mois d'absence. Les mesures qu'il annonce comprennent des allocations pour les chômeurs et les étudiants, des primes pour les fonctionnaires et des aides pour le logement notamment. Il gracie également des prisonniers.

 

Le 25 septembre 2011, le roi accorde le droit de vote et le droit d'éligibilité aux femmes pour les élections municipales, seul type d'élection existant dans ce pays. Le 11 janvier 2013, le roi (qui nomme tous les membres de son conseil consultatif) appelle 30 femmes à siéger au Conseil, soit 20 % des 150 membres9.

 


Gardien des lieux saints de l'islam

Sous son règne, il a activement promu le dialogue inter-religieux, en recherchant les voix modérées du Moyen-Orient et en ouvrant un canal diplomatique vers les autres nations et civilisations non-arabes10. Le 6 novembre 2007, il est reçu par le pape Benoît XVI au Vatican. C'est la première fois qu'une rencontre a lieu entre un souverain de l'Arabie saoudite, gardien des lieux saints de l’islam, et un pape. L'entrevue a pour objet le dialogue inter-religieux, avec en toile de fond la question de la liberté religieuse pour les chrétiens présents en Arabie saoudite11.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdallah_ben_Abdelaziz_al-Saoud

 

 


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2 - Al-Sissi/Abdallah II annulent leur visite, à Davos, à la suite du décès du roi saoudien

 

IRIB - Abdelfattah al-Sissi, le Président égyptien, et  Abdallah II, le roi jordanien, ont annulé, dans des communiqués séparés, leur visite, à Davos, pour participer aux funérailles de Malek Abdallah, le roi saoudien.

La visite programmée, en Suisse, d'Abdelfattah al-Sissi, le Président égyptien, qui devait participer au Forum économique mondial de Davos, a été annulée, a annoncé le bureau du président égyptien, en présentant ses condoléances, à l'occasion du décès du roi saoudien, Malek Abdallah.

Le roi jordanien est, pour sa part, rentré, pour participer aux funérailles du roi saoudien. Lez roi jordanien a proclamé 40 jours de deuil général, dans ce pays, à l'occasion du décès de Malek Abdallah, le roi saoudien.

 

Vendredi, 23 janvier 2015 

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/356603-al-sissi-abdallah-ii-annulent-leur-visite-%C3%A0-davos-%C3%A0-la-suite-de-la-mort-du-roi-saoudien


 


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3 - Mort du roi d'Arabie saoudite : une perte irréparable (Poutine)

 

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses profondes condoléances au nouveau roi Salmane d'Arabie saoudite à l'occasion du décès du roi Abdallah ben Abdel Aziz, qu'il a qualifié de perte irréparable, rapporte vendredi le service de presse du Kremlin.

 

"Le feu roi était connu comme un homme politique et un homme d'Etat sage et conséquent, un leader aimé et respecté par ses sujets, bénéficiant d'un prestige mérité sur la scène internationale. Dirigeant le pays avec assurance et efficacité lors d’étapes importantes de son développement, Sa Majesté a beaucoup fait pour améliorer la situation économique et sociale de la population, pour perfectionner les institutions publiques du royaume, pour la lutte contre le terrorisme à tous les niveaux", lit-on dans le message du chef de l'Etat russe.

 

Vladimir Poutine a exprimé la certitude que les acquis du règne d'Abdallah ben Abdel Aziz permettraient le progrès ultérieur et la prospérité de l'Etat saoudien, tout en contribuant au renforcement de la stabilité et de la sécurité dans la région.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite s'est éteint à l'âge de 91 ans. Son demi-frère Salmane ben Abdel Aziz, âgé de 79 ans et qui avait été nommé prince héritier en juin 2012, lui succède sur le trône.

 

MOSCOU, 23 janvier 2015/ RIA Novosti/La Voix de la Russie

 

http://french.ruvr.ru/news/2015_01_23/Mort-du-roi-dArabie-saoudite-une-perte-irreparable-Poutine-4966/


 


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4 - Mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite : les réactions internationales

 

Agé d'environ 90 ans, le roi Abdallah d'Arabie saoudite s’est éteint vendredi 23 janvier 2015. Tandis que son demi-frère Salman lui succède sur le trône, les hommages affluent et les premières questions se posent. L’Arabie saoudite est un acteur-clé du Moyen-Orient. Il s’agit par ailleurs du berceau de l’islam et du premier pays producteur et exportateur de pétrole dans le monde.

 

Tous insistent sur son action, d'abord pendant ses 10 années d’intérim, puis au cours de ses 10 années de règne. Outre son rôle diplomatique central dans les affaires du Moyen-Orient, le roi Abdallah d'Arabie saoudite est parvenu à maintenir la stabilité de la première puissance pétrolière mondiale, font notamment valoir de nombreux dirigeants dans le concert des nations. Signe que la mort d’Abdallah est un évènement particulier, dans la région et dans le monde arabo-musulman notamment, le roi de Jordanie a aussitôt décidé de quitter le Forum économique de Davos, où il devait pourtant prendre la parole ce vendredi.

 

Quant au président turc, il a reporté une visite en Somalie prévue ce jour pour assister aux funérailles du roi (au lendemain, certes, d'un attentat ayant visé la délégation turque à Mogadiscio en pleine préparation de la visite). Idem pour le président égyptien. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, en fera de même. Dans un bref communiqué, l'Iran chiite a présenté ses condoléances au peuple de la monarchie sunnite et à son gouvernement, avec lequel la République islamique avait engagé récemment un timide rapprochement après des années de tensions.


 


« Amitié véritable et chaleureuse »

La présidence française a rendu un hommage appuyé à Abdallah, saluant par communiqué la « mémoire d'un homme d'Etat dont l'action a profondément marqué l'histoire de son pays et dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d'actualité ». Depuis son accession à la tête de l’Etat, François Hollande s’est rendu à deux reprises à Riyad, la dernière fois fin décembre, dans un contexte général de rapprochement bilatéral. Il s'y rendra à nouveau prochainement pour présenter ses condoléances, a fait savoir l'Elysée.

 

La réaction des Etats-Unis était bien sûr particulièrement attendue et n’a pas tardé. Abdallah « a toujours été un dirigeant sincère ayant le courage de ses convictions », a déclaré le président américain dans un communiqué. « Nos pays ont travaillé ensemble à relever de nombreux défis et j'ai toujours estimé les points de vue du roi Abdallah et apprécié notre amitié véritable et chaleureuse », ajoute Barack Obama, pour qui Abdallah a renforcé les liens entre les deux pays, alors que les relations entre Riyad et Washington n’ont en effet pas toujours été au beau fixe.



L'allié des Etats-Unis

Après les attentats du 11-Septembre, les Etats-Unis avaient découvert avec stupéfaction que 15 des 19 terroristes qui avaient mené les attaques étaient des Saoudiens. Or, en 2001, le prince Abdallah gérait déjà les affaires de l’Etat, tandis que son frère, le roi Fahd, était gravement malade. La période de flottement entre les deux pays durera pendant toute la présidence de George W. Bush, le prince - pas encore roi - condamnant l’entrée des troupes américaines en Irak en 2003, rappelle notre correspondante à Washington Anne-Marie Capomaccio.

 

Mais les relations s'étaient améliorées par la suite. Sur le plan militaire, l’armée américaine entraine actuellement plusieurs corps de l’armée saoudienne. Sur l’économie, même lien profond, même si les Etats-Unis ont cherché à se défaire de leur dépendance énergétique. Enfin, sur le plan politique, le roi sera resté jusqu’au bout aux côtés de son allié américain, soutenant par exemple les frappes contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie.

 

L’implication du roi Abdallah dans le processus de paix au Proche-Orient a beaucoup joué dans ces liens, tout particulièrement l’initiative saoudienne sur la reconnaissance de l’Etat d’Israël. L'ancien président israélien Shimon Peres a d'ailleurs déclaré ce vendredi depuis Davos que la mort du roi était « une vraie perte pour la paix au Proche-Orient ». « Il était un leader expérimenté et un roi sage », considère-t-il, louant son « courage » au moment « de s'impliquer et de lancer un plan de paix » pour la région en 2002. « Je ne suis pas sûr que nous aurions pu en accepter tous les termes, mais il y avait de l'esprit, de la force et de la sagesse » dans cette initiative, conclut M. Peres.

 

  


Un homme « passionné »

Les réactions à la mort du dirigeant saoudien affluent du monde entier. A Tokyo, le secrétaire général et porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a vanté le rôle « significatif joué pour longtemps (par le roi) pour la paix et la stabilité de l'Arabie saoudite, de la communauté islamique et du monde ». « Avec le roi Abdallah, nous avons perdu une voix importante qui a marqué son pays d'un impact durable », renchérit de son côté le Premier ministre indien Narendra Modi.

 

Le Premier ministre canadien Stephen Harper parle d'un homme « très passionné au sujet de son pays, du développement et de l'économie mondiale », « un ardent défenseur de la paix au Moyen-Orient ». Par communiqué, son homologue britannique David Cameron dit qu'il gardera le souvenir de « ses longues années au service de son royaume » et de « son engagement en faveur de la paix et du renforcement de la compréhension entre les religions ».

 

 

Garant de l'Opep, gardien des lieux saints

La mort d’Abdallah ne devrait pas provoquer de changement « significatif » de la politique pétrolière saoudienne, selon le chef économiste de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol. « J'espère qu'ils continueront à être un facteur de stabilité sur les marchés pétroliers, particulièrement en ces jours difficiles » d’effondrement des cours pétroliers, a-t-il expliqué en marge du Forum de Davos, alors qu’à l’annonce du décès du précédent roi d’Arabie saoudite en 2005, le prix du Brent avait atteint des sommets et que les prix du brut se sont orientés à la hausse ce vendredi.

 

Les questions fusent déjà dans les travées du monde financier. Le nouveau roi Salman a d'ores et déjà assuré qu'il n'y aurait pas de changement dans la politique du royaume, insistant sur l'unité parmi les musulmans en ces temps compliqués. En Arabie saoudite, terre de contrastes totalement transfigurée par le XXe siècle, nombreux parmi les milliers de messages postés sur les réseaux sociaux évoquent un hadith, l’une des paroles du prophète, selon lequel mourir un vendredi - jour de prière - signifie que l’on a bien fini sa vie. Abdallah, qui n'était pas seulement le garant de la puissance de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mais aussi le gardien des deux mosquées saintes pour les musulmans du monde, s’en accommodera.

 

Par RFI / Publié le 23-01-2015 / Modifié le 23-01-2015

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150123-mort-roi-abdallah-arabie-saoudite-reactions-internationales/

 

 


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5- Arabie Saoudite : mort du roi Abdallah

 

Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite est mort vendredi 23 janvier à l'hôpital où il était soigné d'une pneumonie depuis le mois de décembre. "Son altesse Salman ben Abdelaziz Al Saoud et tous les membres de la famille et toute la nation pleurent le Gardien des deux saintes mosquées, le roi Abdallah ben Abdelaziz, qui est décédé à 01h00 exactement ce matin", annonce le communiqué du royaume.



Son frère lui succède

Le roi Abdallah, âgé de 91 ans, était monté sur le trône en 2006 à la mort de son demi-frère, Fahd. C'est son frère Salman, 79 ans, jusqu'ici ministre de la Défense, qui lui succède à la tête du royaume tout en ayant déjà nommé le prince Moukrine comme héritier.

 

Quel impact sur le pays ?

A l'annonce de la mort du roi Abdallah, les cours du pétrole ont rebondi. Nul ne peut prévoir pour le moment l'impact de ce décès sur la période troublée que vit l'Arabie Saoudite en ce moment. Premier exportateur d’or noir mais deuxième producteur derrière les Etats-Unis, le pays subit la baisse sans précédent des prix du baril depuis l'été 2014.

 

Les dirigeants occidentaux saluent la mémoire d'un allié

Côté diplomatie, l’Arabaie Saoudite va-t-elle continuer à soutenir officiellement les puissances occidentales dans leur lutte contre Al-Qaïda et Daesh comme actuellement en Syrie et en Irak ? C’est ce qu’espèrent les dirigeants comme Barack Obama qui a déjà missionné une délégation dans le pays pour transmettre ses condoléances. François Hollande, lui, a exprimé sa tristesse et son attachement à l’amitié franco-saoudienne.


 


Une société toujours très rigoriste

Sur les questions de société, le pays n'a guère avancé sous Abdallah, notamment sur la question des femmes et de la liberté religieuse. Récemment, c'est la condamnation à 1.000 coups de fouet du blogueur Raïf Badaoui pour "insulte à l’islam" qui a soulevé l'indignation dans le monde occidental. 

 

M6 Info/ Afrique Connection | 23 / 01 / 2015 

 

http://afriqueconnection.com/article/23-01-2015/arabie-saoudite-mort-du-roi-abdallah#sthash.ZyddpPX8.dpbs


 


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6 - Mort du roi Abdallah, l’Afrique de l’Est perd un allié

 

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite est mort ce vendredi aux alentours d’une heure du matin. Si le monde a salué ce dirigeant, l’Afrique de l’Est en particulier, vient de perdre un allié.

 

Cela faisait presque dix ans qu’il était à la tête du royaume. Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite s’est éteint cette nuit à l’âge de 91 ans. Ce sont les services officiels qui ont annoncé son décès par communiqué. Dans la foulée il sera enterré comme le veut la religion musulmane, après un après midi de prières. Le royaume a désormais un nouveau roi. Comme c’est la coutume en Arabie Saoudite, la transmission des pouvoirs se fait au niveau des frères. C’est le prince Salmane, âgé de 77 ans qui reprend le flambeau. Une succession qui fait déjà débat puisque selon certaines sources, le nouveau dirigeant souffrirait de la maladie d’Alzheimer et de démence.

 

Avec la mort du roi Abdallah, l’Arabie Saoudite perd un souverain qui aura su marquer son époque. Si le pays reste très conservateur et traditionnel, il n’en reste pas moins qu’un certain nombre d’avancées, aussi infimes soient elles, ont pu être mises en place. L’évolution de la place des femmes dans la société reste cependant un de ses plus gros échecs. Très critiqué à l’extérieur sur ce point, il n’a jamais réussi à imposer un changement réel. Point fort du roi qui lui a permis de continuer à bénéficier du soutien des occidentaux, c’est sa capacité à protéger le royaume des risques terroristes qui ne sont pourtant pas éloignés. Ni Daesh, ni Al-Qaïda n’ont réussi à faire vaciller le pays.


 


L’Afrique de l’Est en deuil

Si l’Arabie Saoudite n’a pas des relations privilégiées avec un certain nombre d’Etats du continent africain, il n’en reste pas moins que d’autres sont des alliés très proches. C’est notamment le cas de l’Ethiopie qui depuis des années bénéficie d’un partenariat exceptionnel avec le royaume. Sous l’impulsion du roi Abdallah et de nombreux hommes d’affaires, Riyad a décidé à la fin de la dernière décennie d’investir massivement dans le pays. Ces investissements portent principalement sur le domaine agricole. L’Arabie Saoudite ne dispose pas de terres arables suffisantes pour assurer sa survie et est contrainte d’importer massivement. Face à cette situation, une stratégie d’achat de terres agricoles en Afrique de l’Est a été lancée. Plusieurs centaines de milliers d’hectares sont désormais cultivés et l’on peut trouver des produits made in Arabie Saoudite dans la corne de l’Afrique.

 

Outre la problématique de l’alimentaire très chère à l’Arabie Saoudite, la question de l’eau est aussi un enjeu majeur. Le royaume a bien compris qu’il fallait s’implanter économiquement là où il serait possible de bénéficier de ressources hydrauliques. Les relations avec le Kenya, le Rwanda, le Soudan ou la Somalie sont également excellentes. A de nombreuses reprises les dirigeants se sont réjouis de ces partenariats.

La mort du souverain laisse l’Arabie Saoudite dans une légère confusion. Personne ne sait si la politique d’Abdallah sera poursuivie ou si le nouveau souverain adoptera sa propre politique. Une chose est certaine, les incidences risquent d’être nombreuses, d’autant que la succession de Salmane est déjà dans tous les esprits.

 

La rédaction/ (Crédits image SPA/AFP/)

 

http://afriqueinside.com/mort-du-roi-abdallah-lafrique-lest-perd-allie23012015/

 

 

 

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7 - Décès du roi Abdallah : l’Arabie Saoudite en deuil

 

Souffrant d’une pneumonie, c’est dans la nuit de jeudi à vendredi que le roi Abdallah s’est éteint à l’âge de 91 ans. Il laisse ainsi le trône au prince Salmane. Le souverain avait été hospitalisé le 31 décembre dernier à Ryad. Le Palais royal a annoncé sa mort peu après minuit. « Il est mort vendredi à 1 heure », selon le communiqué officiel, qui souligne qu’il sera inhumé le même jour après les prières de l’après-midi. Son état de santé avait nécessité la mise en place d’un tube pour l’aider à respirer.

 

vendredi 23 janvier 2015

 

http://www.afrik.com/deces-du-roi-abdallah-l-arabie-saoudite-en-deuil

 

 


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8 - Abdallah : le monde salue un « homme de paix »

 

Après la mort du roi d'Arabie saoudite, les hommages se multiplient. François Hollande salue la «mémoire d'un homme d'Etat dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d'actualité».

 

Après la mort du roi d'Arabie saoudite Abdallah, les réactions ont plu pour saluer la mémoire d'un homme ami des puissants du monde entier. Un des premiers dirigeants à avoir réagi est Barack Obama qui salue un ami précieux et un dirigeant «sincère» ayant pris des décisions courageuses dans le processus de paix au Moyen-Orient. «Il a toujours été un dirigeant sincère ayant le courage de ses convictions», a déclaré le président des Etats-Unis dans un communiqué. «Il était convaincu que la relation saoudo-américaine était importante pour la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient et bien au-delà», ajoute-t-il.

 

Lors de son règne de 10 ans sur le royaume pétrolier, les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite sont restés alliés. Au lendemain des attaques du 11 septembre, l'Amérique avait découvert avec stupeur que 15 des 19 terroristes étaient saoudiens, ce qui glacera les relations entre les deux pays jusqu'à la condamnation par celui qui était alors prince de l'entrée des troupes américaines en Irak en 2003. Avec l'implication du roi dans le processus de paix au Moyen-Orient, et l'initiative saoudienne de reconnaissance d'Israël, les relations se sont durablement améliorées. «Le roi Abdallah était reconnu comme un ardent défenseur de la paix au Moyen-Orient», a pour sa part déclaré le Premier ministre canadien Stepen Harper.

 

En Europe, François Hollande a également salué «la mémoire d'un homme d'Etat dont l'action a profondément marqué l'histoire de son pays et dont la vision d'une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d'actualité», selon un communiqué de l'Elysée.

 

Le premier ministre britannique David Cameron a lui aussi affirmé dans un communiqué que le souvenir du roi Abdallah serait marqué par «ses longues années au service de son royaume et par son engagement en faveur de la paix et du renforcement de la compréhension entre les religions».


 

 

L'Iran présente ses «condoléances au peuple saoudien»

Même ton à Tokyo, où le secrétaire général et porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a vanté le rôle «significatif joué pour longtemps (par le roi) pour la paix et la stabilité de l'Arabie saoudite, de la communauté islamique et du monde». Le Premier ministre indien Narendra Modi s'est déclaré «attristé» et a rappelé dans un tweet s'être informé il y a quelques jours de la santé du roi auprès de son successeur au palais royal, Salman Ben Abdel Aziz.«Avec le roi Abdallah, nous avons perdu une voix importante qui a marqué son pays d'un impact durable», a ajouté Modi.

 

Les hommages se multiplient également dans le monde arabo-musulman. Le roi de Jordanie Abdallah II a quitté de manière anticipé Davos où il participait au Forum économique mondial. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a décidé de «reporter» sa visite prévue vendredi en Somalie pour assister à Ryad aux obsèques du roi

L'Iran présente ses «condoléances» au peuple saoudien, et a annoncé que son chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, se rendrait à Ryad. Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite étaient pour le moins tendues, Ryad percevant d'un mauvais oeil son rival chiite dans la région, qui remet en question le leadership sunnite sur le monde arabo-musulman. La monarchie sunnite et la République islamique chiite ont cependant opéré ces derniers mois un timide rapprochement après plusieurs années de tensions.

 

Pour le moment, Israël n'a communiqué aucune réaction officielle. Malgré l'approche modérée du royaume saoudien quant à la question du conflit israélo-palestinien, les rapports entre Ryad et Tel-Aviv ne sont pas au beau fixe.

 

Par lefigaro.fr/ Publié le 23/01/2015 

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/23/01003-20150123ARTFIG00139-abdallah-le-monde-salue-un-homme-de-paix.php

 

 


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9 - François Hollande «salue la mémoire» du roi Abdallah d'Arabie Saoudite

 

Le souverain est mort d'une pneumonie à 90 ans. Le prince Salmane lui succède, sans intention de modifier la ligne politique.

 

Le président de la République, François Hollande, a «salué» dans la nuit de jeudi à vendredi «la mémoire» du roi Abdallah d'Arabie Saoudite, «un homme d’Etat dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d’actualité», selon le communiqué de l'Elysée. François Hollande et Laurent Fabius se rendront lundi en Arabie Saoudite a annoncé depuis Davos le ministre français des Affaires étrangères. Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, roi d'Arabie saoudite, est mort vendredi et son demi-frère le prince Salmane, 79 ans, lui a succédé sur le trône du premier pays exportateur de pétrole, qui est aussi un acteur-clé du Moyen-Orient et le berceau de l’islam.

 

Le nouveau roi a déclaré vendredi qu’il n’y aurait pas de changement dans la politique du royaume après la mort de son prédécesseur, et a appelé à l’unité parmi les musulmans divisés par la guerre : «Nous resterons, avec la force de Dieu, sur le chemin droit que cet Etat a suivi depuis sa création par le roi Abdel Aziz Ben Saoud et par ses fils après lui», a dit le roi, dont les propos étaient retransmis à la télévision.

Il a d'ores et déjà nommé l'un de ses fils, Mohammed ben Salmane, au ministère de la Défense, par décret royal. De la même manière, il a nommé le prince Mohammed ben Nayef, 55 ans, futur prince héritier. Ce dernier reste ministre de l’Intérieur.

 

 


Son «engagement pour la paix» au cœur des hommages

Les hommages de nombreux pays se sont attachés à souligner «l'engagement» du roi Abdallah, notamment «pour la paix au Moyen-Orient».

Ainsi du président américain, Barack Obama, dans un communiqué saluant «un dirigeant sincère ayant le courage de ses convictions». «Il a pris des initiatives courageuses pour faire avancer l'Initiative de paix arabe», a souligné le dirigeant, ajoutant : «Nos pays ont travaillé ensemble à relever de nombreux défis et j’ai toujours estimé les points de vue du roi Abdallah et apprécié notre amitié véritable et chaleureuse», a-t-il ajouté. Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, s’est aussi souvenu d’un homme «très passionné au sujet de son pays, du développement et de l’économie mondiale» et a salué «un ardent défenseur de la paix au Moyen-Orient».


 



L'Inde salue «une voix importante»

Le premier ministre britannique, David Cameron, a lui aussi affirmé dans un communiqué que le souvenir du roi Abdallah serait marqué par «ses longues années au service de son royaume et par son engagement en faveur de la paix et du renforcement de la compréhension entre les religions».

Même ton à Tokyo, où le secrétaire général et porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a vanté le rôle «significatif joué pour longtemps [par le roi] pour la paix et la stabilité de l’Arabie saoudite, de la communauté islamique et du monde».

Le Premier ministre indien Narendra Modi s’est de son côté déclaré «attristé» : «Avec le roi Abdallah, nous avons perdu une voix importante qui a marqué son pays d’un impact durable».


 

 

Des ONG demandent le respect des droits de l'Homme

L'ONG Amnesty International pose pour sa part la question de «l’absence totale de droits de l’Homme dans ce pays». Salil Shetty, le PDG d'Amnesty International, a ainsi rappelé en marge du Forum économique de Davos le cas de Raef Badaoui, le blogueur condamné à mille coups de fouets par la justice saoudienne.

«On dirait que le régime saoudien est insensible aux droits de l’Homme et à la dignité humaine, et malheureusement ils sont aussi protégés par de nombreux pays occidentaux, parce qu’ils ont du pétrole et parce qu’ils sont vus comme des alliés dans la lutte contre le terrorisme», a commenté Salil Shetty.

 

Human Rights Watch a appelé de son côté le nouveau monarque à faire cesser les persécutions contre les dissidents et les discriminations à l’égard des femmes et de la minorité chiite. «Le roi Salmane doit faire progresser le pays en mettant fin à l’intolérance en matière de liberté d’expression, en extirpant le sexisme et les discriminations d’ordre confessionnel et en encourageant la mise en place d’un système judiciaire équitable et impartial», a estimé le directeur adjoint de HRW pour le Moyen Orient, Joe Stork.

 

AFP / 23 janvier 2015 

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/01/23/le-roi-abdallah-d-arabie-saoudite-est-mort_1186800



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10 - Pour Christine Lagarde, le roi Abdallah était « un grand défenseur des femmes »

 

S'exprimant à Davos, où se tient le Forum économique mondial, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a rendu hommage au roi Abdallah, mort vendredi, voyant dans le monarque d'Arabie saoudite un « grand défenseur des femmes ». « C'était très progressif, explique Christine Lagarde. Mais j'ai abordé cette question avec lui à plusieurs reprises et il y croyait fermement. » En 2011, le roi Abdallah a en effet autorisé les femmes à voter et à se présenter aux élections locales de 2015. Un progrès qui reste cependant très limité étant donné que les femmes doivent encore obtenir la permission de leur mari pour bon nombre de leurs activités (salaire, voyage, mariage...) et qu'elles n'ont, par exemple, pas le droit de conduire.

 

Le Monde.fr/ 23.01.2015


http://www.lemonde.fr/videos/video/2015/01/23/pour-christine-lagarde-le-roi-abdallah-etait-un-grand-defenseur-des-femmes_4562631_1669088.html

 

 


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11 - Une tombe anonyme pour le roi Abdallah, selon le rite wahhabite

 

L'Arabie saoudite repose sur trois piliers : la famille Al-Saoud, sa dynastie fondatrice ; le pétrole, garant de sa richesse ; et le wahhabisme, un courant puritain et rigoriste de l'islam sunnite. C'est en respectant scrupuleusement le rite wahhabite qu'a été enterré le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, vendredi 23 janvier, à Ryiad, juste après la grande prière.

 

La tradition musulmane préconise d'enterrer rapidement les défunts, et le roi Abdallah n'a pas échappé à cette règle : il a été enseveli à peine quinze heures après sa mort. Les obsèques ont été austères, conformément aux coutumes wahhabites : la dépouille, enveloppée d'un linceul jaune, a été transportée jusqu'à la mosquée de l'imam Turki et, tandis qu'elle gisait à même le sol, une brève prière a été prononcée devant les membres de la famille royale, dont le nouveau roi, Salman Ben Abdel Aziz, et les rares dirigeants musulmans venus à temps, le roi de Jordanie et le président turc, Recep Tayyip Erdogan.


  


SEPT JOURS DE DEUIL NATIONAL… EN ÉGYPTE

Selon la tradition wahhabite, le roi Abdallah a été inhumé dans une tombe anonyme du cimetière public d'Al-Oud, à Riyad. Le pays n'organisera ni période de deuil ni fermeture des administrations publiques, contrairement à l'Algérie, à la Tunisie et à la Mauritanie, qui ont décrété trois jours de deuil en l'honneur du roi défunt. L'Egypte, proche alliée du royaume saoudien et principale bénéficiaire de son aide financière, a même décrété sept jours de deuil national.

 

En terre wahhabite, les démonstrations publiques de deuil sont vues d'un mauvais œil, dans la mesure où la mort est considérée comme la volonté de Dieu : un être humain ne doit donc pas la contester, ni même la regretter.

En 2005, un changement majeur a été introduit à l'occasion des obsèques du roi Fahd, le prédécesseur d'Abdallah : la presse et la télévision ont été autorisées à couvrir les funérailles. Vendredi, de nombreuses photographies de la procession qui a mené la dépouille royale jusqu'à la mosquée de l'imam Turki ont été prises et diffusées.

 

 

L'IMPRÉGNATION DU WAHHABISME

La modestie et le dépouillement du rite funéraire peuvent surprendre dans un pays où l'argent du pétrole donne parfois lieu à une débauche de luxe ostentatoire. Mais le wahhabisme, qui se caractérise par un extrême rigorisme, régit la vie de l'ensemble des habitants, qu'ils soient simples citoyens, princes ou chef de l'Etat.

Ce courant de pensée, qui est l'une des branches du salafisme (imitation des anciens, en arabe) rejette toute interprétation non littérale du Coran, refusant les allégories, interdisant de révérer quiconque sinon Dieu, prohibe l'idolâtrie et interdit le culte des saints. Une police religieuse — les moutawa — est chargée de faire respecter ces interdits et de s'assurer du respect du ramadan, des cinq prières quotidiennes, mais aussi de la « décence » des tenues féminines comme masculines, ainsi que de la non-mixité dans les lieux publics.

 

Pour la monarchie saoudienne, le soutien de l'institution wahhabite est une condition sine qua non de sa survie et de sa légitimité. Le règne des Saoud a, en effet, débuté en 1745 grâce au soutien du prédicateur musulman Mohamed Ibn Abdel Wahhab. Depuis, l'alliance entre la famille royale et l'école de pensée wahhabite ne s'est jamais démentie, la première diffusant ses préceptes rigoristes dans le monde entier, tandis que la seconde prêche l'obéissance à la pieuse dynastie des Saoud.

 

Clara Bonzon/ Le Monde.fr/ 23.01.2015/ Mis à jour le 23.01.2015

 

http://www.lemonde.fr/moyen-orient/article/2015/01/23/pour-le-roi-abdallah-une-tombe-anonyme-selon-le-rite-wahhabite_4562562_1667081.html

 


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12 - Mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite, le prince Salman lui succède

 

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite est mort, a rapporté dans la nuit du vendredi 23 janvier la télévision publique saoudienne. Celle-ci avait interrompu ses programmes pour diffuser la lecture de versets du Coran. Il doit être enterré après les prières de l'après-midi. Son frère, le prince héritier Salman, lui succède à la tête du royaume. Un communiqué officiel attribué à ce dernier, diffusé peu de temps après l'annonce des médias, précise : « Son altesse Salman Ben Abdel Aziz Al-Saoud et tous les membres de la famille et toute la nation pleurent le Gardien des deux saintes mosquées, le roi Abdallah Ben Abdel Aziz, qui est décédé à 1 heure exactement ce matin. »


Le roi Salman, qui serait âgé de 79 ans, avait été désigné prince héritier en juin 2012 et occupait le poste de ministre de la défense depuis novembre 2011. Il avait été gouverneur de la province de Riyad pendant un demi-siècle auparavant. En désignant immédiatement Muqrin comme héritier au trône, Salman coupe court à toutes les spéculations sur son accession à la tête du premier pays exportateur de pétrole. Le nouveau souverain a par ailleurs convoqué le Conseil d'allégeance et a désigné le prince Muqrin comme son héritier et prince de la couronne. Les citoyens sont invités à prêter allégeance au nouveau souverain et au prince héritier au palais royal après l'inhumation du défunt, selon la déclaration officielle de Riyad.


 

 

TIRAILLÉ ENTRE LES AILES LIBÉRALES ET CONSERVATRICES

De santé fragile, le monarque âgé de plus de 90 ans – sa date de naissance excate est inconnue –, était hospitalisé dans la capitale saoudienne Riyad depuis le mois de décembre en raison d'une pneumonie. Ses multiples prises en charge dans des établissements de santé alimentaient régulièrement les rumeurs sur l'avenir du royaume, allié de Washington et des Occidentaux dans la lutte contre les djihadistes d'Al-Qaida ou de l'Etat islamique – Riyad faisant partie de la colalition internationale.

Il était monté sur le trône en 2005 après la mort de son demi-frère Fahd. Avant son accession officielle à la tête du pays, il gouvernait de fait le royaume en raison de la mauvaise santé de Fahd depuis 1995. Abdallah était « le roi le plus aimé du pays depuis Fayçal », assassiné en 1975, selon un diplomate occidental.

 

Au cours de son règne, il a gardé la première puissance pétrolière mondiale à l'abri des crises du monde arabe, mais a déçu les attentes des réformateurs, notamment sur la place de la femme dans la société. De fait, il s'est souvent trouvé tiraillé entre les ailes libérale et conservatrice de la famille royale, ce qui a certainement paralysé son action.

Né à Riyad, il était est le 13e fils du roi Abdel Aziz, fondateur du royaume. Il était proche des tribus qui fournissaient les recrues de la Garde nationale, cette « armée blanche » qu'il avait dirigée avant d'en confier les rênes à son fils Mitaab.

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters/ 23.01.2015 / Mis à jour le 23.01.2015


http://www.lemonde.fr/moyen-orient/article/2015/01/23/mort-du-roi-abdallah-d-arabie-saoudite_4561907_1667081.html

 

 


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13 - Les pays touchés par Ebola reconnaissants au Roi d’Arabie saoudite

 

Les ambassadeurs des pays touchés par le virus Ebola (Mali, Guinée, Libéria et Sierra Léone) accrédités à Dakar ont salué lundi, l’assistance financière que leur a apportée le Roi d’Arabie Saoudite pour la réouverture des écoles dans leurs pays respectifs

Le Roi d’Arabie saoudite Abdullah bin Abdulaziz Al Saoud a fait don de 35 millions de dollars aux pays africains affectés par Ebola . Le don est géré par la BID

Il s’articule autour de plusieurs actions dont la mise en place dans chacun des trois pays touchés, d’un centre médical spécialisé pour prendre en charge les cas suspects,

Grace au don il est prévu la fourniture aux écoles des capteurs thermiques et des équipements de dépistage pour l’identification des malades atteints par le virus et leur traitement, freinant aussi par-là la transmission de la maladie à d’autres personnes.

En provenance de la Guinée Conakry, le président de la BID qui recevait les ambassadeurs des pays précités a dit que l’une des priorités de l’Arabie Saoudite dans les pays touchés par Ebola reste la réouverture des écoles.

 

«En cette circonstance très douloureuse que constitue Ebola, l’école est la meilleure cible des interventions. Et cela, l’Arabie Saoudite l’a bien compris. L’avenir d’un pays, ce sont ses enfants. Et l’avenir des enfants, c’est l’école. C’est pourquoi, nous ne pouvons que remercier le Roi Abdallah d’Arabie Saoudite», a dit l’ambassadeur du Mali au Sénégal, Aly Kali Ascoforé.

 

Selon Dr Kadéba Condé, chargé d’Affaires de l’ambassade de la Guinée Conakry à Dakar, cette aide saoudienne vient «réconforter la Guinée déjà désespérée par Ebola qui a beaucoup ravagé dans le pays».

 

«Les pertes énormes et la psychose ont mis l’économie guinéenne à genou. Nos écoles ont souffert de cette épidémie. C’est pourquoi, si le Roi d’Arabie Saoudite pense à nous, nous n’en sommes que reconnaissants», a poursuivi Dr Condé.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’épidémie Ebola a fait de 8 235 personnes sur les 20 747 cas.

(APA 13/01/15)

 

http://fr.africatime.com/mali/articles/les-pays-touches-par-ebola-reconnaissants-au-roi-darabie-saoudite

 


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Avis des internautes

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