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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 13/09/2015 à 00:22:14
MONDE/ TERRORISME/ 11 SEPTEMBRE 2001/ VIOLENCES ET IMPUNITE : le terrorisme plus fort, avec Etat, moyens financiers conséquents (pétrole, drogue), migrants et totale impunité (interdiction d’attaque au sol des terroristes)




0.1 – « Comme des millions d'Américains, Barack Obama a commémoré vendredi le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, dans un pays où domine le sentiment que si la menace a évolué, elle n'a pas, tant s'en faut, disparu. Entourés de nombreux collaborateurs, au premier rang desquels Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, le président américain a observé une minute de silence dans les jardins de la Maison-Blanche à 8 h 46, heure à laquelle le premier avion de ligne détourné a percuté l'une des deux tours du World Trade Center (WTC) new-yorkais. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3000 morts aux États-Unis, dont une immense majorité à Manhattan. »

 

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0.2 – « Barack Obama a commémoré le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, en se remémorant un jour "de choc et de colère". Le président des États-Unis a aussi mis en garde contre les menaces "terroristes" persistantes.  "En Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Afrique du Nord, nous avons des menaces significatives venues d'organisations terroristes", a lancé Barack Obama, le président américain, depuis la base militaire de Fort Meade (Maryland, à l'est des Etats-Unis). »

 

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0.3 – « Etat islamique : Un fil relie l’offensive meurtrière contre la ville kurde de Kobané en Syrie, l’attentat kamikaze visant une mosquée chiite de Koweït et la sanglante attaque contre les touristes occidentaux d’un grand hôtel de Sousse, en Tunisie. Il s’agit de l’organisation Etat islamique (EI), qui a mené ou revendiqué chacun de ces actes de violence commis vendredi 26 juin. Trois jours plus tôt, l’organisation avait, par la voix de son porte-parole Abou Mohammad al Adnani, exhorté ses partisans à faire du mois du ramadan une « calamité » pour les chrétiens, les chiites et les « apostats sunnites » qui se battent avec les forces de la coalition mise en place par les Etats-Unis. »

 


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1 - L'Amérique commémore le 11 septembre, d'autres menaces en tête

 

WASHINGTON - Comme des millions d'Américains, Barack Obama a commémoré vendredi le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, dans un pays où domine le sentiment que si la menace a évolué, elle n'a pas, tant s'en faut, disparu. Entourés de nombreux collaborateurs, au premier rang desquels Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, le président américain a observé une minute de silence dans les jardins de la Maison-Blanche à 8 h 46, heure à laquelle le premier avion de ligne détourné a percuté l'une des deux tours du World Trade Center (WTC) new-yorkais. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3000 morts aux États-Unis, dont une immense majorité à Manhattan.

 

«Quatorze ans après les attaques terroristes du 11 septembre, nous honorons ceux que nous avons perdus. Nous saluons ceux qui servent leur pays pour garantir notre sécurité. Nous sommes plus forts que jamais», a souligné M. Obama sur Twitter, dans une allusion aux défis auxquels les États-Unis sont confrontés. Le 10 septembre 2014, le président américain annonçait la mise en place d'une vaste coalition internationale et promettait de frapper les jihadistes ultra-radicaux du groupe État islamique «où qu'ils soient», en Syrie comme en Irak. Un an et des milliers de raids aériens plus tard, le bilan est mitigé. Et l'exécutif américain répète à l'envi que le combat sera long.

 

M. Obama devait se rendre vendredi après-midi sur la base de Fort Meade, dans le Maryland, pour y rencontrer des militaires et leurs familles. Si le FBI n'a pas décelé de menace «spécifique et crédible» pour ce jour anniversaire, les responsables américains multiplient plus largement les mises en garde. Dernière illustration en date de ces inquiétudes: la crainte de voir arriver des jihadistes sur le territoire américain explique – en partie – la réticence des États-Unis à accueillir un nombre important de réfugiés syriens. «À bien des égards, nous faisons face à une plus grande probabilité d'attentats que ce que nous avons vu depuis des années», soulignait en début de semaine le chef de la police de New York, Bill Bratton.

«La même idéologie qui a poussé des terroristes à envoyer des avions s'écraser contre des immeubles entraîne une nouvelle génération d'extrémistes islamistes. La forme du combat a changé, mais la menace n'en est pas moins réelle», estime l'élu républicain du Texas Mac Thornberry.

 


«Le pire et le meilleur»

Pour le sénateur républicain Ted Cruz, en lice pour l'élection présidentielle de 2016 et farouche opposant à la politique étrangère de M. Obama, cette commémoration doit aussi être l'occasion de proposer une nouvelle stratégie. «Les faits sont là: aujourd'hui, nous sommes de nouveau confrontés à la menace d'islamistes radicaux qui ont peut-être changé de nom ou d'affiliation, mais dont la détermination à affaiblir et à détruire l'Occident est intacte», a-t-il lancé.


. Au Pentagone, le ministre de la Défense Ashton Carter a déposé une couronne de fleurs blanches devant l'endroit percuté par un avion de ligne détourné par des membres d'Al-Qaïda. À l'endroit de l'impact, sur la façade extérieure du Pentagone, un immense drapeau américain flottait.

. À Shanksville, en Pennsylvanie, un musée et un vaste mémorial ont été inaugurés jeudi. C'est là qu'un Boeing 757 s'était écrasé, après que des passagers du vol 93 de United Airlines eurent empêché les pirates de l'air d'Al-Qaïda de précipiter l'avion sur sa cible présumée, le Capitole à Washington.

. À New York, une cérémonie a eu lieu sur la place du mémorial national du 11 septembre, inaugurée en 2011 à l'endroit où s'élevaient les deux tours, en présence du maire de la ville Bill de Blasio et de ses prédécesseurs Rudolph Giuliani et Michael Bloomberg.

 

Après une minute de silence a débuté la lecture par ordre alphabétique du nom des 2983 victimes des attentats de 2001 et de 1993 contre le WTC. «Les Américains ont vu le pire de l'humanité dans les attaques du 11 septembre, mais ils ont aussi vu le meilleur de notre pays au lendemain de cette tragédie. Nous ne devrions jamais oublier ni l'un, ni l'autre», a souligné Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine du Sénat américain.

 

Jérôme CARTILLIER/ AFP/ Vendredi, 11 septembre 2015/ MISE à JOUR Vendredi, 11 septembre 2015 12:02

 

http://www.journaldemontreal.com/2015/09/11/lamerique-commemore-le-11-septembre-dautres-menaces-en-tete


  


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2 - Obama : le 11 septembre, un jour "de choc et de colère"

 

Barack Obama a commémoré le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre, en se remémorant un jour "de choc et de colère". Le président des États-Unis a aussi mis en garde contre les menaces "terroristes" persistantes.  "En Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Afrique du Nord, nous avons des menaces significatives venues d'organisations terroristes", a lancé Barack Obama, le président américain, depuis la base militaire de Fort Meade (Maryland, à l'est des Etats-Unis). Lors d'une émission retransmise en direct sur différentes bases militaires américaines à travers le monde, Barack Obama a insisté sur les "énormes progrès" réalisés dans la lutte contre Al-Qaïda. "Mais nous sommes conscients du fait que les menaces existent toujours", a-t-il ajouté, citant la montée en puissance des jihadistes du groupe État islamique.

 

 


Une minute de silence à la Maison Blanche

En début de journée, le président américain avait observé une minute de silence dans les jardins de la Maison Blanche à 08h46, heure à laquelle le premier avion de ligne détourné a percuté l'une des deux tours du World Trade Center new-yorkais. Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, dont une immense majorité à Manhattan.

 

Nous faisons face à une plus grande probabilité d'attentats que ce que nous avons vu depuis des années/ La police new-yorkaise

 

Si le FBI n'a pas décelé de menace "spécifique et crédible" pour ce jour anniversaire, les responsables américains multiplient plus largement les mises en garde. Dernière illustration en date de ces inquiétudes : la crainte de voir arriver des jihadistes sur le territoire américain explique - en partie - la réticence des Etats-Unis à accueillir un nombre important de réfugiés syriens.

"À bien des égards, nous faisons face à une plus grande probabilité d'attentats que ce que nous avons vu depuis des années", soulignait en début de semaine Bill Bratton, chef de la police de New York. "La guerre qui a débuté il y a 14 ans fait toujours rage à travers le monde", a souligné John McCain, l'influent sénateur républicain. Il a par ailleurs rappelé l'attaque du 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie à quatre Américains dont l'ambassadeur Christopher Stevens.  

 

   

Vers une transition politique ?

Barack Obama, dont la stratégie en Syrie est vivement critiquée par ses adversaires républicains, a également déploré l'attitude de la Russie dans ce pays. Selon le président américain, Bachar al-Assad est "destructeur pour son propre peuple". Il a aussi créé une situation qui attire "les jihadistes de toute la région".
Jugeant que Moscou ne pouvait continuer à soutenir le dirigeant syrien et "continuer à appliquer une stratégie qui est vouée à l'échec", il a appelé son homologue Vladimir Poutine à participer à la recherche d'une solution vers une transition politique. Les États-Unis ont en effet fait état d'un récent déploiement de matériel et de soldats russes près de Lattaquié, fief alaouite d'Assad.

 

 

 

Des hommages au Pentagone, en Pennsylvanie et à New York

Des hommages aux victimes des attentats du 11 septembre ont eu lieu en différents points des États-Unis. Au Pentagone, le ministre de la Défense Ashton Carter a déposé une couronne de fleurs blanches devant l'endroit percuté par un avion de ligne détourné par des membres d'Al-Qaïda. À l'endroit de l'impact, sur la façade extérieure du Pentagone, un immense drapeau américain flottait.


À Shanksville, en Pennsylvanie, un musée et un vaste mémorial ont été inaugurés, ce jeudi 10 septembre. C'est là qu'un Boeing 757 s'était écrasé, après que des passagers du vol 93 de United Airlines eurent empêché les pirates de l'air d'Al-Qaïda de précipiter l'avion sur sa cible présumée, le Capitole à Washington.

À New York, une cérémonie a eu lieu sur la place du mémorial national du 11-Septembre, inaugurée en 2011 à l'endroit où s'élevaient les deux tours. Bill de Blasio, le maire de la ville était présent ainsi que ses prédécesseurs Rudolph Giuliani et Michael Bloomberg. Après une minute de silence, a débuté la lecture par ordre alphabétique du nom des 2.983 victimes des attentats de 2001 et de 1993 contre le WTC. 

 

Par Arièle Bonte , Avec AFP/ Publié le 11/09/2015 à 23:45

 

http://www.rtl.fr/actu/international/obama-le-11-septembre-un-jour-de-choc-et-de-colere-7779697394



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3 - L’Etat islamique monte en puissance en Tunisie

 

Il faut bien du courage à Adnen Hellali pour continuer à semer ses rêves d’artistes en dépit de l’air du temps. Ce jour-là, à Wassaïa, village niché au pied du mont Semmama, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Kasserine, non loin de la frontière algérienne, le professeur de français à l’allure de saltimbanque avait réuni dans une grange les enfants du coin, sagement assis sur des meules de foin. Ils récitèrent des fables de La Fontaine puis s’esclaffèrent devant un film de Charlie Chaplin. Scène un peu surréelle à quelques kilomètres seulement d’un coteau où, le 14 mai, quatre djihadistes armés ont été tués par l’armée.

Wassaïa, hameau où les ânes broutent entre les figuiers, est à la charnière de deux mondes. Celui de la plaine où la vie suit son cours normal. Et celui des massifs montagneux – les monts Semmama, Chaambi et Salloum encerclent Kasserine – où rôde une menace inédite, à la fois réelle et fantasmée.

 

 


Accrochages

Dans la confusion qui a suivi la révolution de 2011, des bandes armées djihadistes y ont établi des maquis. Les accrochages avec les forces de sécurité sont allés en se durcissant avec le temps. En juillet 2014, quinze militaires ont péri sur le mont Chaambi. En février, ce sont quatre gardes nationaux qui ont été tués à point de contrôle entre les monts Chaambi et Semmama. Et plus récemment, le 15 juin, trois gardes nationaux sont morts dans le gouvernorat voisin de Sidi Bouzid, situé à environ 70 kilomètres à l’est de Kasserine.

 

Issus de la mouvance salafiste, ces groupes ont opéré jusque-là sous la bannière d’Okba Ibn Nafaa, affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Ces derniers mois, les signes de ralliement de certains éléments de cette mouvance à l’Etat islamique (EI) se sont multipliés. En témoigne, ce slogan peint sur le mur d’une école de la région : « Etat islamique. Ennemis d’Allah, vous allez vivre dans la terreur. »

L’EI a d’ailleurs revendiqué l’opération du 15 juin à Sidi Bouzid, dont la paternité avait pourtant été attribuée par le ministère de l’intérieur à Okba Ibn Nafaa. La confusion n’est pas nouvelle. L’attaque du musée du Bardo à Tunis le 18 mars (22 morts) avait, elle aussi, été imputée par les autorités de Tunis au groupe Okba Ibn Nafaa, alors que l’EI avait proclamé sa responsabilité. Une revendication jugée plus sérieuse par un diplomate en poste à Tunis. Tout se passe comme si le gouvernement tunisien cherchait, en préférant blâmer un groupe à l’implantation plus locale, à minimiser la réalité de l’infiltration de l’EI en Tunisie. A ce jour, celle-ci a pris une double forme. La première se manifeste par des opérations lancées sur le sol tunisien par la branche libyenne de l’EI, telle l’attaque du Bardo.

 

La seconde, plus embryonnaire, relève de l’autochtonisation. Ainsi le groupe tunisien Ajnad Al-Khilafah (Soldats du Califat), récemment créé à partir d’une dissidence au sein d’Okba Ibn Nafaa, a-t-il prêté allégeance à l’EI. Mais l’organisation d’Abou Bakr Al-Baghdadi n’a apparemment pas encore validé cette offre de service. Quoi qu’il en soit, la menace est prégnante. Massifs difficilement accessibles sur les hauteurs de Chaambi, Semmama et Jelloum, et porosité de la frontière avec l’Algérie voisine ont facilité l’enracinement de ces groupes. Selon une source policière, leur effectif oscille entre cinquante et cent individus. A Kasserine, on les évoque sous une formule mystérieuse : « ceux de la montagne ». D’ailleurs, y vivent-ils réellement ? « En fait, personne ne réside de manière permanente dans la montagne, croit savoir un membre de la garde nationale. Les terroristes peuvent certes y passer, mais ils vivent en ville. Ils sont habillés comme tout le monde. Ils sont dans les cafés mais vous ne le saurez jamais. » Là-haut, il n’y aurait que quelques caches d’armes protégées par des mines antipersonnel.

 

Ce qui est sûr, c’est que ces insurgés peuvent bénéficier de connivences locales. « Certaines familles d’obédience salafiste les soutiennent, c’est clair », assure Adnen Hellali, qui se souvient d’un concert de joie entendu à proximité de son village de Wassaïa après l’annonce de la mort de militaires lors d’un accrochage. L’économie y joue aussi son rôle. Les djihadistes ont apparemment de l’argent – réseaux de contrebande aidant – et cela peut attirer les plus démunis. « Une femme peut leur vendre une galette pour un prix cinquante fois supérieur à celui du marché », s’indigne Mohamed Sghaier Saihi, le secrétaire général adjoint du syndicat UGTT. Ainsi, « ceux des montagnes » s’approvisionnent-ils aisément en ville, dit-on à Kasserine.

 

   

Abandon économique

D’où l’inquiétude pour l’avenir. Depuis l’attaque du musée du Bardo à Tunis, les forces de sécurité ont certes intensifié leur offensive contre les maquis des monts Chaambi ou Semmama. A Kasserine, l’avis général est que ceux-ci sont sur la défensive. Mais tant que la région continuera de souffrir d’abandon économique, le risque est grand que la question sociale attise la tentation djihadiste. « Des jeunes désespérés peuvent devenir des proies faciles pour les recruteurs du djihad », s’alarme Noumen Mhamdi, militant de la cause des chômeurs à Kasserine. Les maquis sont affaiblis – « encagés », dit un diplomate occidental à Tunis –, mais toujours actifs. D’autant que des connexions avec des filières émanant de l’autre frontière, celle avec la Libye plongée dans le chaos, à 400 km au sud-est, peuvent à terme leur ouvrir de nouveaux espaces.

 

Par Frédéric Bobin (Wassaïa (Tunisie), envoyé spécial) / LE MONDE/ Le 19.06.2015 / Mis à jour le 26.06.2015 

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/19/l-etat-islamique-monte-en-puissance-en-tunisie_4657901_3210.html


 


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4 - France/ La lutte contre le terrorisme :

 

La menace terroriste à laquelle fait face la France a profondément changé de nature et se déploie sur plusieurs fronts hors des frontières où la France la combat, et au sein même du pays, où près de 2 000 personnes sont, de près ou de loin, impliqués dans des phénomènes de radicalisation religieuse violente ou dans des filières de recrutements djihadistes.

Pour assurer la sécurité des Français, le Gouvernement a complété l'arsenal juridique avec la loi du 13 novembre 2014 relative à la lutte contre le terrorisme. Présenté en Conseil des ministres le 19 mars 2015, le projet de loi sur le renseignement a été définitivement adopté par le Parlement le 24 juin. Fruit d'une réflexion approfondie, ce texte permet de renforcer les moyens d'action des services de renseignement tout en protégeant les Français dans le respect des libertés. Le Conseil Constitutionnel, que le président de la République avait lui-même saisi sur ce texte, en a validé l'essentiel le 23 juillet.

 

 


Le contexte 

Face à la menace, réelle, et aux attentats qui ont frappé notre pays les 7, 8 et 9 janvier 2015, il nous faut agir avec 3 principes : fermeté, sérénité, unité. La menace terroriste est mouvante : il faut s'adapter en permanence et prendre en compte les évolutions des comportements des terroristes. L'arsenal juridique français avait déjà été renforcé par la loi du 21 décembre 2012, mais il était nécessaire d'adapter encore la législation pour prendre en compte les évolutions inquiétantes, qui concernent la nature des actes et le comportement des auteurs. Ainsi, depuis 2013, trois lois ont permis d’adapter le cadre législatif de la France aux nouvelles formes de menace.

 

Elles ont tout à la fois aggravé les mesures répressives, étendu l’application du code pénal aux infractions de nature terroriste commises à l’étranger par les ressortissants français ou par des étrangers résidant habituellement en France, introduit dans le droit français des mesures de police administrative novatrices en matière d’accès ou de sortie du territoire ou sur les contenus illicites des sites Internet.



Le Gouvernement a aussi décidé dès avril 2014 d'un plan d'actions contre les filières djihadistes et la radicalisation. Plus de 2500 signalements de radicalisation ont été portés à notre connaissance depuis la création du numéro vert. Ils font tous l’objet d’un suivi spécifique et extrêmement attentif. Comme d'autres pays de l'Union européenne, la France est donc confrontée au basculement de plusieurs centaines, voire milliers de personnes dans l’engagement radical violent, le plus souvent en lien avec des filières djihadistes. "La menace n’a fait que croître, on considère qu’il y a 3000 à 5000 Européens sur place, et qu’à la fin de l’année, ce chiffre pourrait atteindre 10000," a indiqué Manuel Valls le 23 avril. Ce sont désormais 1850 Français ou résidents habituellement en France qui sont aujourd’hui impliqués dans des filières djihadistes, dont près de 500 présents en Syrie ou en Irak. Plus d'une centaine y sont morts.



Les profils des individus en cause sont très divers : les femmes, mineures ou majeures, représentent près de 30% des personnes impliquées ; près d’un quart sont des personnes récemment "converties". Leur implication est associée, dans la plupart des cas, à des phénomènes de rupture, scolaire, familiale, sociale ou psychologique, offrant un terreau favorable aux recruteurs qui ont développé sur internet une propagande massive et protéiforme. "Toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes", déclairait Bernard Cazeneuve le 15 juillet après la révélation d'un nouveau projet d'attentat déjoué.

 

 

 

De quoi s'agit-il ?

Le combat contre le terrorisme implique que l’on trouve systématiquement l’équilibre, qui est celui de notre démocratie, entre la nécessité d’assurer la sécurité des Français et de préserver les libertés publiques. La loi du 13 novembre 2014 renforce les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme. Un des principaux décrets d'application, publié le 14 janvier 2015, met en place l’interdiction de sortie du territoire des ressortissants français projetant de participer à des activités terroristes à l’étranger. Le décret relatif au blocage de sites provoquant à des actes de terrorisme a été publié le 4 février. Enfin, le décret permettant le déréférencement dans les moteurs de recherches a, de son côté, été publié le 4 mars.


Dans son discours en hommage aux victimes des attentats, Manuel Valls a rappelé avec force, le 13 janvier 2015, que "la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical. La France n’est pas en guerre contre une religion", a-t-il aussi réaffirmé. A une situation exceptionnelle doivent répondre des mesures exceptionnelles. "Mais je le dis aussi avec la même force : jamais des mesures d’exception qui dérogeraient aux principes du droit et des valeurs". Tirer des leçons des attentats des 7, 8 et 9 janvier, c’est d’abord prendre conscience que la menace change en permanence. Le nombre d’individus radicalisés et pouvant passer à l’acte sur notre sol ne cesse d’augmenter. A ce jour, plus de 1 700 Français, ou résidents en France, sont recensés pour leur implication dans les filières djihadistes, 473 se trouvent sans doute actuellement en Syrie, 119 y sont morts. Par ailleurs, la plateforme d’appels permettant aux citoyens de signaler des cas de radicalisation, a enregistré déjà plus de 2 600 signalements, 630 ont été jugés très sérieux et examinés par les services spécialisés.

En tout, ce sont plus de 3 000 personnes à surveiller. Un "changement d’échelle" qui rendait nécessaire le renforcement exceptionnel du dispositif de lutte contre le terrorisme présenté par Manuel Valls le 21 janvier 2015. (…)

 

Mis à jour le 24 juillet 2015 - Projet porté par Bernard Cazeneuve

 

Source et infos complémentaires : http://www.gouvernement.fr/action/la-lutte-contre-le-terrorisme



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5 - Le 11-Septembre, 14 ans plus tard

 

Ce 11-Septembre 2015, cela fait 14 ans que se sont produits les attentats du 11-Septembre, orchestrés par Al-Qaeda, faisant 2 977 victimes, et générant les images les plus frappantes de ce début de siècle. A l'occasion de ce 14anniversaire des attentats, quelques articles à relire.

  



_ Les ados américains ont appris à blaguer sur le 11-Septembre

«Désormais, les blagues sur le conspirationnisme du 11-Septembre sont partout. On voit des théories du complot dans la mousse des cappuccinos... Une photo sinistre de George W. Bush s'incruste subitement dans un fond d'écran d'iPhone... Un reportage de TV locale consacré au «code des textos d'ados» se transforme en explication du jargon truther... Un bug de ce nouveau logiciel de reconnaissance photo accuse Bush d'être à l'origine des attentats... Une tendance qui brosse un portrait prévisible des jeunes d'aujourd'hui: ils ne respectent pas leurs aînés; ne comprennent pas l'histoire; ne comprennent pas la valeur de la vie humaine... La vérité, c'est qu'on rigole du 11-Septembre depuis le début. Les premières blagues sont apparues sur Internet le jour même.»

  

_ La NSA ment-elle à propos de son échec à empêcher le 11-Septembre

La NSA prétend que, à l'époque, elle n'avait pas les capacités techniques de localiser un appel passé depuis les États-Unis vers le Yémen, un appel adressé à Ben Laden. Un appel qui, localisé, aurait pu empêcher le 11-Septembre.

  

_ Ma première théorie du complot du 11-Septembre

«Au cours de la décennie qui a suivi les attentats, qu’est-il arrivé à la théorie du complot du 11 septembre et à toutes les permutations de celle-ci, aussi variées qu’outrées? En retraçant son évolution, et ses réactions aux événements de l’actualité tels que le renforcement de la présence américaine en Irak, les élections de 2008 ou la mort d’Oussama Ben Laden, serait-il possible de montrer comment ou pourquoi les théories complotistes en général —ou du moins celle-ci— croissent et décroissent?»

Le journaliste Jérémy Stahl a publié une série de 6 articles sur les théories du complot du 11-Septembre. Il y aborde la façon dont ont évolué durant la dernière décennie les théories du complot portant sur les attentats commis par al-Qaida. Il interroge la théorie face aux faits, la provenance des théories du complot ou pourquoi la théorie du complot perdurera. 

  



_ La journée du 11-Septembre racontée à travers les e-mails de la maison blanche

«La journée commence normalement avec, à 5h37, un e-mail de Karl Rove, le principal conseiller du président, qui demande à son assistant un briefing d'actualité: «Envoie toutes les dépêches». A 8h42, Karen Hughes, une conseillère du président, reçoit un e-mail pour une demande d'interview de George W. Bush.

Quatre minutes plus tard, le vol American Airlines 11, détourné par cinq terroristes, s'écrase sur la tour nord du World Trade Center.»

 

_ 30 photos du 11-Septembre qui ont marqué notre décennie

 

Slate.fr / Slate.fr/ 11.09.2015/ Mis à jour le 11.09.2015 à 11 h 23

 

Source et infos complémentaires : http://www.slate.fr/story/106701/le-11-septembre-commemoration


 


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6 - Syrie, Erythrée, Afghanistan… ce que fuient migrants et réfugiés

 

Le phénomène, qui préoccupe depuis longtemps les Etats soucieux de contrôler les flux migratoires, a pris une ampleur exceptionnelle depuis deux ans. Après 280 000 personnes entrées illégalement dans l’Union européenne en 2014, ce sont plus de 365 000 personnes qui ont fait de même sur les huit premiers mois de l’année 2015. Si ce chiffre connaît une augmentation exponentielle, c’est principalement dû à la guerre en Syrie. Les Syriens représentaient en effet à eux seuls 27,9 % de ces entrées en 2014 (soit 79 000 personnes), devant les Erythréens (34 500 personnes, soit 12,2 %), les Afghans et les Kosovars (22 000 personnes pour chacune de ces nationalités, soit 7,8 % dans chacune d’elles). Ainsi, près de la moitié des migrants était issue des seuls Syrie, Erythrée et Afghanistan, tous trois pays en guerre ou en régime dictatorial.

 

En 2015, les Syriens représentaient à fin août 30,9 % des arrivées « clandestines » (soit 87 500 personnes), devant les Afghans (39 000 personnes, 13,8 %) et les Kosovars et les Erythréens (24 000 personnes pour chacune de ces nationalités, soit 8,5 % dans chacune d’elles). Pourquoi ces migrants fuient-ils leur pays ? Guerre, motifs économiques (fuite de la misère pour chercher une vie meilleure)... Il est extrêmement difficile de dissocier parmi tous les migrants les futurs « réfugiés » (ayant obtenu ce statut défini par la convention de Genève de 1951) des migrants économiques, qui ne demanderont pas forcément l’asile.

Passage en revue des principaux pays d’origine des migrants et réfugiés dans l’Union européenne.

 

 


Syrie : une guerre totale

La terrible guerre civile qui fait rage actuellement a éclaté en 2011 lors de manifestations d’opposition au régime. Les contestations de l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963 et interdisant tout rassemblement, sont réprimées dans le sang par l’armée de Bachar Al-Assad. Plus de quatre ans après, le conflit s’est plus qu’enlisé. Ou plutôt, les conflits : entre l’armée, parfois appuyée par le Hezbollah libanais, et les rebelles, mais aussi entre les différents groupes rebelles (les modérés de l’Armée syrienne libre, liés au Conseil national syrien, les djihadistes de l’Etat islamique ou du Front Al-Nosra lié à Al-Qaida), entre les Kurdes et l’Etat islamique

La guerre, qui épargnait encore certaines régions à ses débuts, comme la capitale, Damas, est désormais totale. Elle a causé la mort de plus de 240 000 personnes et a jeté sur les routes près de 12 millions de personnes – sur un total de 23 millions d’habitants, soit plus de la moitié de la population initiale. Le pays ne connaît plus d’activité normale, est dans une situation humanitaire et économique catastrophique et de plus en plus nombreux sont celles et ceux qui, après quatre ans de guerre, se résolvent à quitter le territoire. La situation y est tellement catastrophique que l’agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) octroie désormais automatiquement le statut de « réfugié » à toute personne fuyant la Syrie – alors que c’est habituellement une démarche individuelle –, quel que soit son groupe ethnique, sa religion ou ses opinions politiques.



Erythrée : un régime totalitaire

La situation de l’Erythrée est moins connue. Ce n’est pas seulement un pays en voie de développement, dont le PIB était classé au 168e rang mondial (sur plus de 220) et les habitants pourraient « simplement » chercher une vie meilleure. C’est aussi et surtout la pire dictature du continent africain, avec un régime totalitaire ayant développé une surveillance de masse de la population et une répression systématique de toute contestation. La « Corée du Nord africaine » est dirigée par Issayas Afeworki, ancien héros de la guerre d’indépendance contre l’Ethiopie, obtenue en 1993.

Les milliers d’Erythréens qui parviennent à fuir le pays doivent faire face à de nombreux dangers, à commencer par une police qui a pour mission de « tirer pour tuer » aux frontières et de sanctionner durement les familles de celles et ceux qui osent partir.

 

 


Afghanistan : une guerre civile qui dure encore et encore

Contrairement à ce que certains pourraient croire, ce n’est pas parce que la plupart des forces de l’OTAN ont définitivement quitté le pays (en 2013 pour les troupes combattantes françaises, fin 2014 pour les britanniques et les américaines) que le pays est désormais plus sûr. Au contraire. Les combats entre les groupes rebelles et l’armée se sont intensifiés, les attentats se sont multipliés, provoquant une hausse significative du nombre de victimes civiles au cours du premier semestre 2015, selon un rapport de l’ONU. « L’augmentation du nombre de femmes et d’enfants tués et mutilés dans des violences liées au conflit est particulièrement inquiétante », déclarait Danielle Bell, directrice des droits de l’homme de la mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua). Ces violences sont probablement pour quelque chose dans la recrudescence de l’arrivée d’Afghans aux portes de l’Europe depuis 2014 (22 132 recensés par l’agence européenne Frontex) par rapport à 2013 (9 494).

 

 


Irak : une guerre sans fin

Comme en Afghanistan, le départ des Américains n’a en rien apaisé la situation dans le pays. En proie à une guerre civile sanglante entre sunnites et chiites, le pays au bord d’un « désastre humanitaire », selon l’Unicef, est désormais coupé en deux après l’avancée rapide de l’Etat islamique depuis la mi-2014. Le groupe djihadiste a pris le contrôle de nombreux points stratégiques comme les puits pétroliers, les barrages ou encore Mossoul, la deuxième ville du pays. Après un temps d’arrêt lors des bombardements de la coalition internationale, l’Etat islamique a repris l’offensive et avance sur le territoire irakien en direction de Bagdad, instaurant la loi islamique, la charia, dans les régions qu’il contrôle. En 2014, plus de 15 000 personnes ont été tuées dans les violences, deux fois plus qu’en 2013 avec la mort de 6 500 personnes.

 

 


Libye : un pays éclaté

Si elle a permis de faire tomber l’un des pires dictateurs du continent africain, Mouammar Kadhafi, la révolution en Libye de 2011, appuyée par des frappes aériennes internationales, a aussi plongé le pays dans un chaos dont il ne voit pas la fin. Le territoire est désormais partagé entre les différentes factions et notamment deux gouvernements qui se font face. D’un côté, le Congrès général national (CGN), élu lors de la première élection démocratique du pays en juillet 2012 et dominé par les islamistes. De l’autre côté, la Chambre des représentants, qui était censée remplacer le CGN après les élections législatives de juin 2014, mais dont les islamistes contestent la légitimité, renforcés par une décision de la Cour suprême du pays qui a annulé les élections du mois de juin.

La dissension a mené au conflit armé. La capitale, Tripoli, est tombée aux mains de milices islamistes armées lors de l’été 2014, contraignant la Chambre des représentants, reconnue par la communauté internationale, à s’exiler à Tobrouk, dans l’est du pays. Des négociations sont en cours pour trouver un accord de paix. A cela s’ajoute l’emprise de plus en plus importante de l’Etat islamique, qui s’oppose aux islamistes du CGN, ainsi qu’aux mafias et aux nombreux autres trafics… L’instabilité du pays contribue à en faire la plaque tournante de l’émigration africaine vers l’Europe.

 


Kosovo : un Etat de pauvreté et de corruption

Il y a encore cinq ans, les Kosovars constituaient la principale nationalité représentée parmi les demandeurs d’asile en France. Après une période d’accalmie, c’est un véritable exode qui a repris : au cours des seuls trois premiers mois de l’année 2015, on estime qu’environ 130 000 personnes (sur 1,7 million d’habitants) auraient quitté le pays, soit près de 8 % de la population. Le petit Etat des Balkans, indépendant de la Serbie depuis 2008 après une guerre qui a provoqué la mort de plus de 13 000 personnes en 1998-1999, est gangrené par la corruption – à laquelle n’a même pas échappé l’importante mission européenne Eulex, censée aider le pays à… construire un Etat de droit – avec une mafia puissante. Mais ce sont surtout le chômage (touchant 30 % de la population active) et la pauvreté (30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale) qui poussent ces milliers de personnes sur les routes.

Constatant « l’instabilité du contexte politique et social propre à ce pays ainsi qu’aux violences auxquelles restent exposées certaines catégories de sa population, sans garantie de pouvoir trouver auprès des autorités publiques une protection suffisante », le Conseil d’Etat français a retiré en octobre 2014 le Kosovo de la liste des pays dits « sûrs » – en fonction de laquelle l’administration peut décider ou non d’accorder l’asile (voir encadré ci-dessous) –, sur laquelle il avait été ajouté en janvier 2014. L’asile est ensuite accordé ou non au cas par cas, les principaux motifs évoqués étant des mariages forcés ou contrariés, des conflits familiaux, des violences conjugales ou la traite des êtres humains.

 


En République démocratique du Congo, dictature et guérillas

S’ils ne sont pas recensés massivement par Frontex en Europe, les Congolais constituaient en 2014 la principale nationalité parmi les demandeurs d’asile en France. Le « Congo-Kinshasa » est régulièrement le théâtre de massacres, notamment dans la région du Nord-Kivu, dans l’est du pays – une zone que le ministère des affaires étrangères français « déconseille formellement » à ses ressortissants. L’accord de paix trouvé entre le gouvernement et la guérilla du Mouvement du 23-Mars (M23), fin 2013, a toutefois conduit à une accalmie et à une baisse du nombre de demandeurs d’asile issus de la région. Mais des combats continuent, notamment avec les Forces démocratiques alliées (ADF), une rébellion musulmane ougandaise accusée de graves exactions contre les civils.

Selon l’Ofpra, l’organisme public s’occupant des demandes d’asile en France, « les demandes politiques émanant de militants de l’opposition restent majoritaires ». Le pays reste en effet dirigé depuis 2001 par Joseph Kabila, dont des ONG de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement les atteintes aux libertés fondamentales.

 

 


La liste des « pays d’origine sûrs »

Le droit européen impose d’avoir une liste de pays d’où proviennent des demandeurs d’asile mais qui sont considérés comme « sûrs », c’est-à-dire respectant les libertés fondamentales. Début 2015, cette liste de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) comprenait les Etats suivants : Albanie, Arménie, Bénin, Bosnie-Herzégovine, Cap-Vert, Géorgie, Ghana, Inde, Kosovo, Macédoine (ARYM), Maurice, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Sénégal, Serbie, Tanzanie.

 

Par Alexandre Pouchard / Le Monde.fr Le 09.09.2015/ Mis à jour le 10.09.2015

 

Source et infos complémentaires : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/09/syrie-erythree-afghanistan-l-etat-des-pays-que-fuient-migrants-et-refugies_4750327_4355770.html


 


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7 - La violence protéiforme de l’Etat islamique

 

Un fil relie l’offensive meurtrière contre la ville kurde de Kobané en Syrie, l’attentat kamikaze visant une mosquée chiite de Koweït et la sanglante attaque contre les touristes occidentaux d’un grand hôtel de Sousse, en Tunisie. Il s’agit de l’organisation Etat islamique (EI), qui a mené ou revendiqué chacun de ces actes de violence commis vendredi 26 juin. Trois jours plus tôt, l’organisation avait, par la voix de son porte-parole Abou Mohammad al Adnani, exhorté ses partisans à faire du mois du ramadan une « calamité » pour les chrétiens, les chiites et les « apostats sunnites » qui se battent avec les forces de la coalition mise en place par les Etats-Unis.

 

Le geste fou et criminel de Yassin Salhi, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), qui est intervenu le même jour, n’a pas fait l’objet d’une revendication formelle, même si son mode opératoire, le recours à la décapitation, les inscriptions retrouvées et son passé radical l’apparentent au « loup solitaire » djihadiste, même si les cibles visées (son patron et une entreprise dans laquelle il travaillait) donnent une dimension personnelle et atypique à son acte terroriste. Que ces actions, qui vont de l’Europe au golfe Persique en passant par le Maghreb et le Proche-Orient, aient été coordonnées ou pas, l’effet est bien là : un choc massif, perçu par l’opinion mondiale comme concerté et suffocant. Chaque attaque, chaque attentat commis vendredi renforce l’effet du précédent, créant un effet de stupeur et de sidération.

 

L’Etat islamique, maître d’œuvre ou commanditaire de ces différentes violences, a largement surpassé son prédécesseur Al-Qaida dans la maîtrise des effets du terrorisme sur les sociétés dans lesquelles il le pratique, mais aussi dans celle des retombées médiatiques de cette violence. Que ce soit en Tunisie, en Syrie ou au Koweït, les idéologues de l’EI ont parfaitement identifié les points faibles de ces sociétés, frappant là où elles sont le plus vulnérables.

 

En Syrie, le groupe djihadiste, bousculé par l’avancée des combattants kurdes qui l’ont chassé de la zone frontalière avec la Turquie et se rapprochent désormais de Rakka, l’une des deux capitales de son « califat », a mené une opération punitive d’une ampleur jamais vue. Le but n’est pas de prendre Kobané aux miliciens kurdes desUnités de protection du peuple (YPG) : l’Etat islamique a tenté de prendre le contrôle de cette ville frontière pendant quatre mois lors de l’hiver 2014-2015, sans succès. Les combattants kurdes lui ont infligé sa première défaite avec l’aide des bombardements aériens intensifs de la coalition internationale. Non, ce qu’il cherche à faire depuis son attaque surprise, qui a commencé jeudi, c’est de créer la diversion, alléger le front où il est sous pression des Kurdes, mais aussi punir, terroriser en tuant le plus de personnes possible, hommes, femmes, enfants, vieillards. Plus de 150 civils ont été massacrés en deux jours, 70 autres seraient encore otages d’une cellule retranchée dans un bâtiment.

 

 

 

Attiser un conflit ethnique

Parallèlement, l’Etat islamique a expulsé tous les Kurdes résidant encore à Rakka, les soupçonnant de former une cinquième colonne potentielle. Par les massacres ou l’expulsion, le but est le même : accentuer la fracture, déjà bien réelle, entre populations kurdes et arabes en Syrie ; pousser les forces kurdes à des représailles indistinctes afin d’attiser un conflit ethnique et le chaos grâce auxquels l’EI prospère et recrute. Or, les avancées kurdes en Syrie et le pacte de non-agression observé par les forces kurdes des YPG envers le régime de Bachar Al-Assad suscitent une rancœur croissante parmi la rébellion arabe sunnite syrienne.

 

En Tunisie, la logique à l’œuvre à Sousse est la même que celle qui a présidé à l’attaque du 18 mars contre le musée du Bardo : en visant les touristes occidentaux, ruiner l’économie et souffler sur les braises du mécontentement social ; forcer l’Etat à une réaction disproportionnée, synonyme de retour à la dictature, et casser la solidarité gouvernementale entre les islamistes modérés d’Ennahda et les libéraux de Nidaa Tounès ; enfin, discréditer la démocratie, qui n’aurait ainsi apporté que ruine et insécurité après la révolution de 2011. La Tunisie est le seul pays où le « printemps arabe » a débouché, au terme d’une transition à haut risque, sur un processus réel de démocratisation.

Enfin au Koweït, le pays du Golfe où les libertés politiques sont les plus avancées, l’EI préfère s’en prendre à la minorité chiite, afin de déclencher une réaction en chaîne aggravant le fossé confessionnel. Si les chiites du Golfe se replient sur eux-mêmes, voire appellent l’Iran à l’aide, l’EI aura moins de mal à s’imposer comme le chef de file d’un sunnisme revanchard et belliqueux. Jusqu’à présent, cette stratégie lui a bien réussi en Irak et en Syrie.


Par Christophe Ayad / LE MONDE/ Le 27.06.2015/ Mis à jour le 28.06.2015 

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/06/27/la-violence-proteiforme-de-l-etat-islamique_4663178_3218.html



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8 - Mali : première attaque terroriste dans le sud du pays

 

Un gendarme malien a été tué mercredi 10 juin dans une attaque terroriste présumée contre les forces de sécurité dans le sud du pays, près de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, une première dans cette région. Depuis le début de l’année, les violences se sont étendues du nord – en proie aux attaques des groupes terroristes, aux affrontements entre groupes progouvernementaux et rebelles, voire à la criminalité – au centre du pays, mais jamais à cette zone de l’extrême sud du Mali. Dans le sud, une trentaine d’hommes armés ont pris d’assaut dans la nuit du 9 au 10 juin le camp militaire et les postes de la police des frontières et de la gendarmerie de la petite ville de Misséni, à la frontière avec la Côte d’Ivoire, avant de se retirer environ trois heures plus tard.

 


 

Un militaire malien tué et deux autres blessés

Un militaire malien a été tué et deux autres ont été blessés, a précisé le ministère, soulignant qu’un « drapeau aux couleurs et aux insignes d’Ansar Eddine a[vait] été retrouvé » sur les lieux, en référence à un groupe terroriste actif dans le nord du pays. Une version que confirme un élu local. Cette attaque survient à dix jours de la ratification prévue par la rébellion à dominante touareg de l’accord de paix déjà signé le 15 mai à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale, censés isoler définitivement les terroristes qui avaient transformé en 2012 le Nord en base d’opérations dans le Sahel.

 

Le Monde.fr avec AFP / Le 11.06.2015 à 11h24


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/11/mali-premiere-attaque-terroriste-dans-le-sud-du-pays_4651949_3212.html

 

 


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9 - Menaces sur l’islam africain

 

Le fanatisme religieux se propage en Afrique. Le combattre par la force est nécessaire, mais ne suffit pas. La solution réside dans la diffusion du savoir religieux pour ancrer la modération dans les esprits.

Le terrorisme «islamiste» est l’ennemi numéro 1 du monde moderne. Il l’était déjà avec la montée en puissance d’Al Qaïda. Il l’est encore plus aujourd’hui avec Daech et ses «filiales» dont Boko Haram est l’une des plus sanguinaires. Ce groupe terroriste continue de provoquer des carnages en série en terre africaine. Il vient de revendiquer l’attentat-suicide perpétré le 11 juillet à N’Djamena ayant fait plus d’une quinzaine de morts et plusieurs blessés. Le kamikaze est un homme qui s’est déguisé en femme portant une burqa. Cette nouvelle tuerie intervient près d’un mois après deux autres attentats perpétrés également dans la capitale tchadienne ayant fait 35 morts et plus d’une centaine de blessés. Des carnages similaires ont endeuillé le Nigéria, fief de Boko Haram, le Mali, le Niger et tout récemment le Cameroun.

 

A l’évidence, l’émotion face à la barbarie semble être, elle aussi, à géométrie variable. Les nombreux bains de sang provoqués par des attentats terroristes dans des pays africains se passent presque dans l’indifférence générale. Il en a été tout autrement quand la France, par exemple, a été frappée par le terrorisme. On tend ainsi à banaliser ce qui se passe dans la lointaine Afrique. Or, si les terroristes s’attaquent aujourd’hui aux plus faibles, c’est pour mieux se renforcer en vue de s’en prendre, demain, aux superpuissants.

 

Face au silence complice des uns et face à la lâcheté des autres, le Maroc a choisi de monter au front dans la guerre contre le terrorisme. Le Royaume a été, par exemple, l’un des premiers à avoir porté secours au Mali dans son combat contre les extrémistes religieux. La position marocaine est donc claire. Mieux, le pays a toujours plaidé en faveur de l’anticipation contre la radicalisation et l’extrémisme religieux.

 

C’est dans cet esprit que s’inscrit le message adressé par le Roi Mohammed VI à la 69e Assemblée générale des Nations unies tenue en septembre 2014 : «Le monde aujourd’hui est à la croisée des chemins : soit la communauté internationale apporte son appui aux pays en développement, pour qu’ils puissent avancer et assurer la sécurité et la stabilité dans leurs régions respectives, soit nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu’alimente le sentiment d’injustice et d’exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper.»

 

Les faits donnent aujourd’hui raison au Souverain. Mais le Royaume ne change rien à sa position et continue à s’opposer d’une manière frontale au terrorisme. Il vient de donner la preuve de sa détermination en lançant une nouvelle initiative qui se veut, elle aussi, anticipative : la Fondation Mohammed VI des oulémas africains. Annonce a été faite de la création de cette nouvelle instance, le 13 juillet, qui a coïncidé avec la nuit du Destin. Tout un symbole !

 


Une instance pour prémunir l’islam africain des extrémismes

La Fondation Mohammed VI des Oulémas africains est placée sous la présidence effective du Roi Mohammed VI. Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, a été nommé président délégué de cette Fondation. Ce dernier a indiqué que la Fondation Mohammed VI des oulémas africains se veut un espace pour l’effort, l’ijtihad, recommandé afin de tirer bénéfice, de manière circonstanciée et selon les possibilités offertes, du modèle de gestion du fait religieux tel que le Roi Mohammed VI l’a initié, dans ses volets relatifs à la pensée, à l’encadrement et aux prestations de service.

 

La Fondation a aussi pour objectifs de prendre toute initiative permettant d’intégrer les valeurs religieuses de tolérance dans toute réforme à laquelle est subordonnée toute action de développement en Afrique, que ce soit au niveau du continent qu’au niveau de chaque pays, d’animer l’action intellectuelle, scientifique et culturelle en rapport avec la religion musulmane, de consolider les relations historiques qui lient le Maroc aux autres Etats africains et de veiller à leur développement.

 

L’annonce de la création de cette instance a été bien accueillie par les représentants africains ayant fait le déplacement à Rabat à la fin du Ramadan. «Nous nous reconnaissons tous dans la doctrine achaarite, le rite malékite et la voie de l’Imam Al Jounaid concernant les pratiques comportementales, c’est pourquoi nous considérons l’appel à la création de cette Fondation comme étant une initiative intervenant au moment opportun», a déclaré le président de l’instance de la Fatwa et du Conseil islamique du Nigéria, Cheikh Ibrahim Saleh, dans une allocution prononcé au nom des oulémas africains.

 

De son côté, le président du Conseil supérieur des Affaires islamiques du Tchad (CSAI), Dr. Hissein Hassan Abakar, a estimé que la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains fera revivre les liens entre les oulémas de l’Afrique et conserve les constantes religieuses communes.

Mohamed Ennasser Adam, théologien du Nigéria, abonde dans le même sens : «Les oulémas d’Afrique et les Musulmans de manière générale ont tellement besoin, dans l’actuelle conjoncture, de la création de la Fondation Mohammed VI des Ouléma africains». Pour Abdelaziz Mohamed Maigha, directeur général de Dar Al Haj de la république du Mali et membre du Conseil des oulémas et écrivains du nord du Mali, la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains constituera indéniablement une référence pour les oulémas du continent à même de contribuer à l’unification de leurs efforts. Quant à Mustapha Sonta, Khalife général des tidjanes de Côte d’Ivoire, il souligne que la qualité religieuse du Commandeur des croyants est centrale dans l’engouement des pays africains pour s’inspirer de l’islam malékite marocain.

 

Par Mohammed Zainabi/ 30 août 2015/ Publié sous La Une/

 

http://lobservateurdumaroc.info/2015/08/30/menaces-sur-lislam-africain/


 


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10 - L’ONU s’inquiète de la violence en Amérique centrale, mais aussi au Venezuela et au Mexique

 

Mardi 3 mars, l’ONU a publié un rapport dans lequel l’organisation internationale signale que l’Amérique centrale n’est pas seulement l’une des principales routes du trafic de drogue, mais que la consommation même sur le territoire, ainsi que la production, est en augmentation. La violence engendrée par le contrôle de ce trafic lucratif est également une source de préoccupation constante. « Les problèmes de sécurité liés au trafic de drogue, comme les forts niveaux de violence, le blanchiment d’argent, la corruption et d’autres activités illicites, sont des questions urgentes pour les pays d’Amérique centrale et de la zone caraïbe », précise l’organisme autonome qui opère au sein de l’ONU, la JIFE en espagnol (Office des Nations unies contre la drogue et le crime).

 

 


En Amérique Centrale, les bandes criminelles liées à la drogue font régner la terreur

Le Honduras détient en effet un bien triste record, ce pays enregistre l’indice le plus élevé d’homicides, c’est ce que révélait déjà le dernier rapport plutôt alarmant du bureau de l’ONU contre les drogues et les délits publié en 2014.

Le rapport présenté la semaine dernière fait évidemment mention de l’exploitation de cette région par des bandes criminelles locales ou encore internationales qui font transiter les stupéfiants depuis les pays producteurs en Amérique du Sud jusqu’aux pays consommateurs en Europe et aux États-Unis. 80 % de la cocaïne qui arrive clandestinement sur le territoire nord-américain passe par l’Amérique centrale, un marché illégal qui suscite beaucoup de convoitises et qui est à la source d’une violence incontrôlée entre les différentes bandes criminelles qui tentent d’asseoir leur mainmise sur ce trafic.

 

Une violence sans limite qui terrorise et menace directement la population, « les zones les plus préoccupantes sont situées sur le littoral du Honduras, à la frontière entre le Guatemala et le Honduras, mais aussi au Guatemala le long des frontières entre le Belize et le Mexique ».

Dans cette étude sans concession, l’ONU évoque l’existence d’environ 900 bandes criminelles aussi appelées en Amérique centrale « maras », ce qui représente environ 70 000 trafiquants. « Au Salvador, au Guatemala, et au Honduras, 15 % des homicides sont en rapport avec ses bandes qui entretiennent des liens importants avec des activités liées au trafic de drogue », le trafic de cocaïne a particulièrement augmenté en particulier à la frontière entre le Guatemala et le Honduras, un fait qui s’explique par l’intensification de la lutte contre le narcotrafic sur le territoire mexicain. Le trafic d’héroïne se fait chaque jour aussi un peu plus inquiétant tout comme celui des méta-amphétamines.

 


La situation des Droits de l’homme au Mexique et au Venezuela inquiète les Nations Unies

Jeudi 5 mars, c’est le représentant des Nations unies pour les droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein qui a, de son côté, dénoncé devant le Conseil des droits de l’homme de l’organisation de l’ONU les faits de violence et de violations des droits de l’homme enregistrés dans 38 pays dont le Mexique et le Venezuela.

Le Commissaire a alors affirmé « je suis toujours très préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l’homme au Venezuela, particulièrement en raison des répressions dures du gouvernement contre les manifestations et expressions pacifistes de désapprobation ». Une condamnation des répressions menées à l’encontre des opposants au gouvernement en place du président de la République, Nicolas Maduro (dans un contexte de crise économique et sociale), qui ont fait ces derniers mois plusieurs blessés et une victime mortelle au mois de février, un adolescent de 14 ans abattu par les forces de l’ordre : « le recours à des armes létales contre des manifestants est très préoccupant », a-t-il ajouté lors de son discours. Le représentant de l’ONU a également confié son inquiétude envers les campagnes d’intimidation menées à l’encontre de ceux qui revendiquent haut et fort la Convention des droits de l’homme « je suis particulièrement préoccupé par la perpétuelle détention de leaders de l’opposition et de manifestants, souvent sur de longues périodes ».

 

Le Mexique retient également l’attention en raison des violences perpétrées à l’encontre de la population sur le territoire, des actes barbares qui menacent chaque jour un peu plus à l’équilibre démocratique de ce pays lui aussi est victime des actions de bandes organisées et d’une corruption inquiétante. « J’ai exprimé à différentes reprises ma préoccupation en ce qui concerne la violence généralisée en Amérique centrale et au Mexique et les liens qu’il peut y avoir avec le crime organisé, les forces de sécurité et les autorités locales et centrales ».

 

Il a ajouté pour tirer la sonnette d’alarme « la disparition de 43 étudiants à Iguala est loin d’être un fait isolé, c’est un défi pour les autorités afin qu’elles prennent des actions décisives pour en finir avec l’impunité et éviter que ces crimes se perpétuent à nouveau dans le futur ».

 

Ce groupe d’étudiants a été assassiné par une organisation criminelle commanditée par le gouvernement local de la ville ce qui a, bien entendu, suscité un véritable tollé et une vague de protestations au Mexique, mais aussi dans le monde entier.

 

Cocaine route trade  


De l’espoir en Colombie…

Et si de nombreux points négatifs ont été pointés du doigt, la Colombie semble tirer son épingle du jeu avec un rapport plutôt optimiste, les négociations de paix entamées en 2012 entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont au cœur de nombreuses attentes « après cinq décennies d’une guerre civile dévastatrice, nous avons confiance dans le dialogue de paix engagée entre le gouvernement et les FARC pour que ce soit un succès ». L’ONU se réjouit d’autant plus qu’un accord vient d’être pris par les FARC et les autorités  afin de mettre fin aux mines antipersonnel : « Le bureau des Nations Unies en Colombie se félicite de la décision du gouvernement et des FARC-EP de s’engager conjointement avec le soutien de la Norvège, au déminage de certaines des régions qui souffrent de ce fléau », a informé l’ONU.

 

L’ONU rappelle également que « la Colombie est l’un des pays les plus minés au monde. » Depuis les années 1990, les mines ont causé le décès de 2200 morts et fait plus de 8800 blessés. Parmi ces victimes, des militaires et plus de 4200 civils. 1118 enfants ont par ailleurs été tués ou mutilés par ces dispositifs explosifs.

Le président colombien Juan Manuel Santos a affirmé que cet accord constitue une « nouvelle étape décisive dans le désamorçage du conflit armé », l’espoir d’un accord de paix est plus que jamais vivace.

 

Aline Timbert / 9 mars 2015

 

http://www.actulatino.com/2015/03/09/l-onu-s-inquiete-de-la-violence-en-amerique-centrale-mais-aussi-au-venezuela-et-au-mexique/



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11 - Insécurité endémique en Amérique latine

 

Région la plus inégalitaire du monde, l’Amérique latine demeure également la plus violente. Si l’insécurité reflète la brutalité des rapports sociaux dans les pays ravagés par le néolibéralisme, elle souligne également les échecs de gouvernements progressistes parfois empêtrés dans la corruption et l’impunité. Diverses capitales défrichent toutefois des pistes prometteuses dans la lutte contre ce fléau.

 

Bien qu’officiellement en paix, l’Amérique latine et les Caraïbes affichent des taux d’homicides comparables à ceux de zones de guerre. Le massacre de quarante-trois étudiants mexicains à Iguala, en septembre 2014 , a accentué le malaise face à une violence qui semble incontrôlable. Chaque jour, près de trois cent quatre-vingts personnes sont tuées dans la région. D’après les derniers chiffres de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). deux tiers d’entre elles le sont par arme à feu. Avec 10 % de la population mondiale, la région concentre 30 % des homicides et affiche un taux de 25 meurtres par an pour 100 000 habitants (en 2012), soit plus de quatre fois le taux mondial (6,2).



Les activités criminelles ne se répartissent pas également sur le plan géographique. L’Amérique centrale et les Caraïbes restent particulièrement touchées. L’augmentation des infractions liées au trafic de drogue et aux gangs, qui facilitent l’impunité et la circulation des armes, nourrit la spirale infernale de la criminalité. Le Honduras, statistiquement le pays le plus violent du monde, affiche le taux sidérant de 90,4 homicides pour 100 000 habitants, suivi par le Venezuela (53,7), le Belize (44,7) et le Salvador (41,2).

 

Outre les meurtres, l’insécurité englobe l’extorsion de fonds, les enlèvements, le vol, les trafics et la violence à l’égard des femmes. Les statistiques officielles, établies à partir d’informations incomplètes, ne reflètent pas son ampleur. Nombre de crimes ne sont pas signalés par crainte de représailles ou par méfiance envers les institutions censées faire respecter la loi. Par exemple, selon l’« Envipe 2014 ». la dernière étude sur les actes de violence menée par l’Institut national mexicain de la statistique (Inegi), environ 94 % des crimes commis en 2013 n’ont pas été signalés aux autorités. Seulement la moitié des cas auraient fait l’objet d’une enquête préliminaire. (…)

 

Par Nathalie Alvarado et Carlos Santiso, juin 2015

 

Source et infos complémentaires : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/ALVARADO/53064




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12 - Etat Islamique en Syrie/ Sarkozy : la situation en Syrie peut être réglée avec l'aide de la Russie

  

L'ex-président français et chef du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy estime que la crise syrienne peut être résolue en quelques mois et attribue la situation actuelle à un manque de "leadership" de la part du gouvernement français, prônant notamment une reprise du dialogue avec la Russie. "Pensez-vous vraiment que Daesh peut mettre en échec 22 des pays les plus puissants au monde? En quelques mois, la Syrie peut être libérée. C'est une question de leadership (…). Il faut construire les conditions de la création d'une armée de libération de la Syrie, s'appuyer sur les voisins, dialoguer davantage avec la Russie et Poutine", a déclaré Nicolas Sarkozy dans une interview accordée au Parisien.

 

Le président du principal parti d'opposition a raillé la décision de François Hollande d'effectuer des vols de reconnaissance préalables à d'éventuelles frappes aériennes contre les positions de l'Etat islamique en Syrie. "Ça doit leur fait peur aux dirigeants de Daesh, ils sont certainement terrorisés… Non, il faut intervenir pour gagner, donc bombarder massivement le groupe Etat islamique", préconise-t-il.

 

Récemment, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que la France effectuerait ses premières frappes aériennes contre l'EI en Syrie "dans les prochaines semaines", dès que les cibles seraient identifiées. En 2014 la France a rallié l'opération conduite par les Etats-Unis consistant à porter des frappes aériennes contre les positions des djihadistes de l'EI sur le territoire irakien. Mais à la différence de Washington, Paris s'est abstenu jusqu'ici d'intervenir directement en Syrie. Selon le président français François Hollande, Paris n'envisage pas pour le moment d'opérations au sol dans la zone du conflit syrien.

  

En réalité, la préparation de la France à des frappes aériennes sur des bases islamistes en Syrie ne fait pas l'unanimité. Ainsi, l'ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, estime que cette mesure ne contribuera pas à régler la question. "Moi, je suis pour une force type Finul, c'est-à-dire une force d'interposition, permettant de garantir des espaces de sécurité, pour faire en sorte que les Syriens qui sont aujourd'hui à la frontière de leur pays, dans les pays limitrophes, ne se disent pas que la seule solution c'est d'aller en Europe ou ailleurs… ", a déclaré Hervé Morin. En outre, une majorité de Français approuvent l'idée de la participation du pays à une opération terrestre en Syrie au sein d'une coalition internationale, selon un sondage réalisé par l'Institut français d'opinion publique (IFOP).

 

18.09.2015/ Mis à jour 18.09.2015


http://fr.sputniknews.com/international/20150918/1018236002.html



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13 - Syrie : la Russie a proposé aux États-Unis un dialogue entre "militaires"

 

Le secrétaire d'État américain John Kerry a révélé mercredi que la Russie avait proposé à Washington d'avoir des discussions sur la guerre en Syrie. Au lendemain d'une nouvelle conversation téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, John Kerry a martelé que cet appui militaire qu'apporte la Russie au régime du président Bachar al-Assad risquait encore d'intensifier le conflit dans ce pays du Moyen-Orient. « Les Russes ont proposé que nous ayons une conversation et une réunion de militaires à militaires » sur la guerre en Syrie, a confié le patron de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse au département d'État. Il n'a pas précisé si ces discussions concerneraient la lutte contre l'État islamique, que Washington combat à la tête d'une coalition militaire internationale.


 


Lutter contre les risques d'incidents aériens

Devant des journalistes, John Kerry a, pour s'expliquer, employé le terme militaire de « deconfliction », qu'on pourrait traduire en français par « réduction du conflit » et qui définit la nécessité de réduire au maximum les risques d'incidents aériens entre des avions de différentes armées intervenant sur un conflit aux multiples belligérants, comme en Syrie. Le terme avait été utilisé en septembre 2014 quand la coalition internationale conduite par Washington avait commencé des frappes en Syrie contre l'État islamique et qu'il fallait empêcher toute confrontation avec des appareils de l'armée de l'air syrienne.

  

Des conversations téléphoniques régulières

Il s'agit, a souligné M. Kerry, d'« avoir une compréhension claire et complète de ce que sont les intentions » de Moscou. Les États-Unis et la Russie, qui ont des positions antagoniques sur la Syrie, multiplient les consultations diplomatiques depuis des semaines pour tenter de trouver une porte de sortie à la guerre. Mardi, lors d'une troisième conversation téléphonique en une semaine avec M. Lavrov, « j'ai dit clairement que le soutien continu de la Russie à Assad risquait d'intensifier le conflit et de saper notre objectif commun de lutte contre l'extrémisme », a déclaré le ministre américain.

  

La Russie, soutien d'Assad

Il a également réaffirmé que les États-Unis cherchaient une « solution politique » en Syrie en même temps qu'ils combattaient l'État islamique et que Washington serait favorable à ce que Moscou joue « un rôle constructif » en la matière. La Russie apporte un soutien militaire et diplomatique au régime du président Bachar el-Assad et a renforcé ces derniers jours sa présence dans la province syrienne de Lattaquié, fief du chef de l'État syrien. Washington a dénoncé ces actions russes, tandis que Moscou a appelé à une « véritable consolidation des efforts » contre les jihadistes du groupe EI.

 

Source AFP / Publié le 16/09/2015 / Modifié le 17/09/2015/ Le Point.fr

 

http://www.lepoint.fr/monde/syrie-la-russie-a-propose-aux-etats-unis-un-dialogue-entre-militaires-16-09-2015-1965461_24.php




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