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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 21/11/2015 à 19:55:22
MONDE/ CROISSANCE ECONOMIQUE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : entre les acteurs de la prospérité et de la paix et les forces de destruction



 

0.1 – « APEC/ nouveaux défis économiques : La région Asie-Pacifique passe pour être l’une des plus dynamiques de la planète en termes de croissance économique. Au cours de ces 2 dernières décennies, la coopération mise en place au sein de l’APEC a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Elle s’est aussi accompagnée de l’émergence d’une classe moyenne. Les économistes estiment que les nombreux accords de libre-échange qui existent en Asie-Pacifique ne sont pas de nature à engendrer des conflits d’intérêt, mais qu’ils permettent au contraire l’instauration d’un environnement stable, gage de prospérité pour toute la région.   

Des défis énormes : 2015 est la 3ème année consécutive au cours de laquelle la croissance commerciale de la région est inférieure à celle du PIB. Les économies membres de l’APEC rencontrent des difficultés : un taux de chômage élevé, un manque de main d’œuvre qualifiée, des problèmes d’inégalité des sexes, une instabilité sociale grandissante... A tout cela, s’ajoutent des inégalités de croissance, parfois importantes. La région dépend encore trop de ses exportations et de ses ressources naturelles. Mais elle est aussi particulièrement exposée aux retombées du changement climatique. Et comme si cela ne suffisait pas, elle est le théâtre de tensions géo-politiques de plus en plus inquiétantes, aussi bien en mer Orientale ou en mer de Chine Orientale qu’en provenance du Moyen-Orient, avec l’émergence du terrorisme qui menace la paix et la stabilité. »


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0.2 – « Sommet Inde- Afrique : « Le volume des échanges entre l’Inde et l’Afrique a quasiment doublé ces cinq dernières années, pour atteindre environ 72 milliards de dollars en 2014-2015″ a déclaré ce jeudi, le président de la République du Sénégal, Macky Sall au Sommet Inde Afrique qui se tient à New Delhi, en Inde. Selon les statistiques, le volume des échanges entre l’Inde et l’Afrique a quasiment doublé ces cinq dernières années, pour atteindre environ 72 milliards de dollars en 2014-2015. »

 

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0.3 – « Mali/ 27 tués dans l'attaque d'un hôtel à Bamako : Après neuf heures d'enfer vendredi, la prise d'otages meurtrière de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, la capitale du Mali, s'est soldée par 27 morts parmi les clients et les employés de l'hôtel, à la suite de l'intervention conjointe des forces maliennes et étrangères, notamment françaises. Dans la soirée, le groupe du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar a adressé un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazeera revendiquant l'attentat. «Au moins trois terroristes ont été tués ou se sont fait exploser», selon une source militaire, estimant que leur nombre total ne dépassait pas quatre. Cet attentat survient une semaine après les attaques meurtrières qui ont fait à Paris 130 morts et plus de 350 blessés et revendiquées pour leur part par le groupe Etat islamique. »

 

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1 - Des défis pour les économies membres de l’APEC

 

Le 23ème sommet de l’APEC - Forum de coopération économique de l’Asie Pacifique - s’est déroulé mercredi et jeudi à Manille, aux Philippines, en présence de dirigeants des 21 économies membres. Il a lieu à un moment charnière pour l’APEC qui, tout en étant en plein décollage économique, se retrouve confrontée à de nombreux défis comme le changement climatique, les épidémies, les écarts de développement ou encore la menace terroriste.

La région Asie-Pacifique passe pour être l’une des plus dynamiques de la planète en termes de croissance économique. Au cours de ces 2 dernières décennies, la coopération mise en place au sein de l’APEC a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Mais elle s’est aussi accompagnée de l’émergence d’une classe moyenne. Les économistes estiment que les nombreux accords de libre-échange qui existent en Asie-Pacifique ne sont pas de nature à engendrer des conflits d’intérêt, mais qu’ils permettent au contraire l’instauration d’un environnement stable, gage de prospérité pour toute la région.   

 

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_ Des défis énormes

Le rôle croissant de l’Asie Pacifique sur la scène internationale a mis en évidence la nécessité, pour les économies de la région, de s’unir pour faire face aux nombreux défis qui se posent à elles, et d’abord au ralentissement économique mondial qui a d’inévitables répercussions régionales. 2015 est la 3ème année consécutive au cours de laquelle la croissance commerciale de la région est inférieure à celle du PIB. Les économies membres de l’APEC rencontrent des difficultés : un taux de chômage élevé, un manque de main d’œuvre qualifiée, des problèmes d’inégalité des sexes, une instabilité sociale grandissante... A tout cela, s’ajoutent des inégalités de croissance, parfois importantes.   

 

La région dépend encore trop de ses exportations et de ses ressources naturelles. Mais elle est aussi particulièrement exposée aux retombées du changement climatique. Et comme si cela ne suffisait pas, elle est le théâtre de tensions géo-politiques de plus en plus inquiétantes, aussi bien en mer Orientale ou en mer de Chine Orientale qu’en provenance du Moyen-Orient, avec l’émergence du terrorisme qui menace la paix et la stabilité.

 

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_ Manille : des évolutions en vue

En 2015, sous la présidence des Philippines, l’APEC a su définir des priorités de coopération assez claires, en cherchant notamment à réduire autant que possible les inégalités de développement afin de ne laisser aucune économie à la traîne. L’effort a également porté sur les petites et moyennes entreprises qui ont pu accéder à des prêts avantageux, compter sur le développement du commerce en ligne et être mises en relation avec les grandes entreprises.

 

Les dirigeants de l’APEC ont fait en sorte que tous les accords de libre-échange soient conformes aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et aux règles de transparence en vigueur dans le monde. Ils ont par ailleurs convenu d’établir des mécanismes de partage d’informations sur les accords commerciaux en cours de négociation pour s’assurer qu’aucun conflit ne puisse en être la conséquence. Les économies membres de l’APEC sont unies dans la recherche d’un nouveau modèle de croissance. En élaborant le plan d’action de Boracay sur la mondialisation des petites, moyennes et très petites entreprises, l’APEC entend faire de celles-ci une locomotive de l’économie mondiale.

Le processus d’unification des économies de l’Asie Pacifique est encore en cours. Il nécessite des efforts de chaque économie membre. Aussi les résultats de ce sommet de Manille sont-ils attendus comme le coup d’accélérateur nécessaire dans la nouvelle conjoncture.

 

Anh Huyên/ (VOVworld)/ Jeudi 19 novembre 2015

 

http://vovworld.vn/fr-ch/Chronique-du-jour/Des-defis-pour-les-economies-membres-de-lAPEC/386185.vov


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2 -  Ouverture du dialogue de l’APEC sur la sécurité vivrière et l’économie verte


Les ministres des 21 économies membres de l’APEC se sont rassemblés dimanche dans la ville d’Iloilo, aux Philippines, pour participer au dialogue politique de haut niveau au sein de l’APEC. Objectif : promouvoir la sécurité alimentaire et l’économie verte dans la région.

Dans son discours d’ouverture, le ministre philippin de l’Environnement, Ramon Paje, a proposé que les économies membres de l’APEC profitent de l’évènement de deux jours pour discuter de la gestion et de la protection de la biodiversité, de l’environnement maritime et côtier mais aussi de la sûreté de la chaîne d’approvisionnement durable en vivres. Il a aussi souhaité que le plan d’action de ce dialogue politique de haut niveau soit adopté rapidement.

 

Lundi 5 octobre 2015 / (VOVworld)

 

http://vovworld.vn/fr-ch/Actualites/Ouverture-du-dialogue-de-lAPEC-sur-la-securite-vivriere-et-leconomie-verte/373725.vov


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3 - Les dirigeants économiques de l'APEC appellent à renforcer la coopération internationale contre le terrorisme

 

Les dirigeants économiques du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) ont appelé jeudi à Manille à renforcer la coopération internationale et la solidarité dans la lutte contre le terrorisme dans une déclaration conjointe publiée à l'issue du sommet. "A la suite des attentats terroristes de Paris, de Beyrouth, de l'avion russe dans le Sinaï et d'ailleurs, nous condamnons fermement tous les actes, méthodes, et pratiques terroristes sous toutes leurs formes et manifestations", peut-on lire dans le document. Le président chinois Xi Jinping a fermement condamné jeudi l'Etat islamique (EI) à la suite de l'exécution d'un ressortissant chinois et adressé ses sincères condoléances à la famille de la victime. M. Xi a en outre indiqué que le terrorisme est "l'ennemi commun de l'humanité" et que la Chine s'oppose fermement au terrorisme sous toutes ses formes et réprimera tout crime terroriste qui menace la civilisation humaine.

 

S'adressant à un sommet des chefs d'entreprise de l'APEC mercredi, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a également plaidé pour des actions conjointes, coordonnées et concrètes afin de lutter contre le terrorisme à la suite des attentats terroristes meurtriers que son pays et la France viennent de subir. Il a indiqué que les attaques terroristes à Paris et le crash d'un avion russe dans la péninsule du Sinaï avaient eu un impact sur le monde et que la propagation du terrorisme était "un vrai défi mondial" qui menaçait l'ensemble du monde civilisé.

"Nous ne permettrons pas au terrorisme de menacer les valeurs qui sont le fondement de nos économies libres et ouvertes. La croissance économique, la prospérité et l'opportunité sont certains des outils les plus utiles pour lutter contre les causes fondamentales du terrorisme et de la radicalisation", peut-on lire dans la déclaration.

 

Publié le 2015-11-19 à 22:07/ french.xinhuanet.com / MANILLE 19 novembre 2015/ (Xinhua)

 

http://french.xinhuanet.com/2015-11/19/c_134834667.htm


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4 - Sommet Inde- Afrique : le volume des échanges entre l’Inde et l’Afrique a atteint les 72 milliards de dollars en 2014-2015

 

« Le volume des échanges entre l’Inde et l’Afrique a quasiment doublé ces cinq dernières années, pour atteindre environ 72 milliards de dollars en 2014-2015″ a déclaré ce jeudi, le président de la République du Sénégal, Macky Sall au Sommet Inde Afrique qui se tient à New Delhi, en Inde. Selon les statistiques, le volume des échanges entre l’Inde et l’Afrique a quasiment doublé ces cinq dernières années, pour atteindre environ 72 milliards de dollars en 2014-2015. Dans cette belle performance, le Sénégal apprécie positivement sa coopération avec l’Inde, dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’industrie automobile, les mines, le transport, la santé, l’hydraulique rurale et les TIC a indiqué le président sénégalais. 

 

Avant de proposer  que leur programme d’action pour les années à venir se concentre davantage sur des secteurs clefs comme l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les TIC. Ce sont ces secteurs qui portent la croissance et le développement dit-il. Le NEPAD, dont le Sénégal assure la Présidence en exercice, a défini un Programme de Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) pour la période 2012-2040, avec un Plan d’action prioritaire qui nécessite un financement de 68 milliards de dollars pour sa mise en œuvre d’ici 2020. Tous les projets prioritaires d’infrastructure du NEPAD, routes, chemins de fer, ponts, centrales électriques et TIC figurent dans l’Agenda de Dakar dédié aux Actions, adopté en juin 2014. Le défi, aujourd’hui, c’est de mobiliser les capitaux pour assurer le financement de ces projets a indiqué le président Macky Sall.

 

Africaleadnews/ (Inde)

 

http://africaleadnews.com/sommet-inde-afrique-le-volume-des-echanges-entre-linde-et-lafrique-a-atteint-les-72-milliards-de-dollars-en-2014-2015/


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5 - Inde-Afrique : Un partenariat renouvelé

 

Fin du troisième sommet Inde-Afrique. Narendra Modi a donné une nouvelle impulsion à ce partenariat qui piétinait depuis quelques années. Ce troisième sommet Inde-Afrique, qui s’est terminé le 29 octobre, a été un triomphe pour le Premier ministre indien Narendra Modi. Son principal succès est d'avoir su donner une nouvelle impulsion à des relations Inde-Afrique qui piétinaient depuis quelques années, faute de direction et d’implication politique de la part du parti du Congrès au pouvoir jusqu’à 2014 mais plongé jusqu’au cou dans des affaires de corruption.

 

Narendra Modi a changé le format de cette rencontre au sommet en invitant tous les pays africains sans exception, alors que jusqu’ici l’Inde respectait à la lettre le principe de la Formule de Banjul et n’invitait qu’un nombre limité de pays, suivant en cela les recommandations de l’Union africaine. Ce changement de format en dit long sur l’ampleur de l’ambition africaine de l’Inde. Il en a été d’ailleurs question à la conférence de presse de clôture où le haut fonctionnaire indien chargé des questions africaines a parlé de «changement qualitatif » dans l’engagement africain de l’Inde. Il a parlé aussi de « rencontre historique ». Le sommet a par ailleurs adopté une Déclaration politique et un document cadre de coopération stratégique. Ces documents disent la philosophie de partenariat mutuellement bénéfique sur laquelle l’Inde souhaite fonder son engagement en Afrique.

 

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_ La Chine, grande rivale de l'Inde en Afrique

Or philosophie n’empêche pas realpolitik. L’Inde est en compétition avec la Chine et le Japon pour les ressources du continent africain tout comme pour la captation du marché intérieur de l’Afrique pour leurs produits. Or les échanges indiens avec l’Afrique s’élèvent à 70 milliards de dollars contre seulement 3 milliards en 2000. C’est une croissance impressionnante, mais 70 milliards est peu par rapport aux 210 milliards que représente le chiffre d’affaires du commerce sino-africain. Les investissements indiens en Afrique s’élèvent à quelque 50 milliards, alors que les investissements chinois sont loin devant. Les deux pays sont des pays émergeants. Pour le développement de leur industrie, ils ont tous les deux besoins de matières premières.

 

Pour l’Inde, cet engagement est aussi politique. Ce grand pays de plus d'un milliard d'habitants, qui veut entrer au Conseil de sécurité de l’ONU, a besoin du soutien des africains pour y arriver. Dans les différents discours que Modi et ses ministres ont prononcés devant les délégations africaines, l’injustice de l’architecture stratégique mondiale est revenue de manière systématique. Pour autant, ce n’est pas sûr que lorsque la question va se poser, les pays africains veuillent se mobiliser pour l’Inde, comme on l’a vu en 2006 lorsque les Africains ont voté pour la candidature japonaise pour un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité.

 

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_ Prêts et dons

D’où le souci des Indiens d’inscrire leurs relations avec les Africains dans une vision à long terme. Modi était toutefois attendu aux tournants sur les questions de lignes de crédit, d’aide, d’alliances en matière de climat. L’Inde donne aux Africains des prêts aux taux concessionnels qui sont utilisés pour la mise en place des projets réalisés en coopération avec les sociétés indiennes. Le montant cumulé des prêts accordés par l’Inde depuis 2008 s’élève à 7, 4 milliards de dollars.

 

Le Premier ministre indien a annoncé l’octroi de nouveaux prêts de 10 milliards de dollars sur 5 ans, soit le doublement des crédits par rapport au dernier sommet en 2011. Parallèlement, le montant de dons est tombé de 1,2 milliards à 600 millions de dollars. La partie du discours du Premier ministre indien consacrée au doublement des bourses, qui passent de 25 000 à 50 000 pour les cinq ans à venir, a été particulièrement applaudie. C’est une des conséquences concrètes du sommet qui sera suivie avec intérêt par les étudiants africains. Ceux-ci ont pris l’habitude de venir faire des études supérieures dans les universités indiennes. C’est moins cher qu’en Europe.

Enfin, l’Inde et l’Afrique ont profité de ce sommet pour annoncer leur désir de lutter ensemble contre le réchauffement climatique. Les différentes administrations sont en train de travailler pour pouvoir présenter des positions communes au sommet de Paris, notamment sur la question de la création d’une agence internationale pour la promotion de l’énergie solaire.


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_ Prochaine étape : 2020

Le prochain sommet Inde-Afrique se tiendra en 2020, « pour nous donner le temps d’assimiler toutes les implications de cette nouvelle direction que le Premier ministre vient de donner à notre partenariat », a déclaré à la conférence de presse de clôture le haut fonctionnaire indien Navtej Sarna, chargé des affaires africaines.

 

Par Tirthankar Chanda / envoyé spécial RFI

 

http://www.rfi.fr/afrique/20151030-inde-afrique-partenariat-renouvele


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6 – Economie mondiale/ Banque mondiale : les indicateurs économiques n’ont pas prévu les soulèvements dans le monde arabe

 

Un rapport de la Banque mondiale publié aujourd’hui indique que le recours longtemps fait aux indicateurs économiques comme baromètre du progrès dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ne rendait pas compte du degré de frustration et de mécontentement que nourrissait la région à la veille du Printemps arabe. Selon le tout dernier Rapport de suivi économique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, alors que de nombreux observateurs félicitaient la région pour ses taux de croissance systématiquement élevés au cours des années ayant précédé le Printemps arabe, les sondages menés parallèlement auprès des populations indiquent une baisse brutale des scores de satisfaction à l’égard de la vie, en particulier au sein des classes moyennes. Le rapport s’emploie à résoudre le paradoxe des manifestations de grande envergure qui ont eu lieu dans un contexte pourtant marqué par l’amélioration des conditions économiques. Dans son analyse des causes du Printemps arabe, le rapport recense les sources de frustration qui existent encore et que le ralentissement actuel de l’économie pourrait exacerber.

 

Le Rapport de suivi économique de la région MENA constate que les révolutions du Printemps arabe ont été déclenchées par un mécontentement croissant largement partagé à l'égard de la qualité de la vie. Les personnes ordinaires étaient frustrées de voir se dégrader leur niveau de vie, une situation qui se traduisait par le manque d'emplois de qualité dans le secteur formel, la prestation de services publics de qualité insatisfaisante et par le manque de responsabilité des pouvoirs publics. Le système généralisé des subventions ne pouvait plus compenser toutes ces difficultés ; les subventions importaient moins pour le bien-être des 40 % de la population constituant la classe moyenne que pour le bien-être des 40 % les plus pauvres. « À la veille du Printemps arabe, le monde arabe nourrissait un mécontentement dû à des raisons diverses », déclare Shanta Devarajan, économiste en chef pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale. « L'ancien contrat social de redistribution sans donner voix au chapitre a cessé de fonctionner avant 2011, en particulier pour la classe moyenne. Les gens voulaient se faire entendre et avoir de véritables opportunités de progrès économique ».

 

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Le rapport soutient que de nombreux pays de la région semblent être au bord du chaos au lendemain du Printemps arabe. À moins d'un effort à l'échelle mondiale pour mettre fin aux conflits en cours et aider les pays à renouveler le contrat social, l'instabilité persistante de la région MENA et les difficultés économiques pourraient entraîner des bouleversements au sein des populations, en raison du mécontentement qui ne cesse de grandir. Il y a quelques semaines, le Groupe de la Banque mondiale a procédé au lancement d’une nouvelle stratégie pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Axée sur les causes de conflit, elle vise à promouvoir la paix et la stabilité. L’un des objectifs de cette nouvelle stratégie est de rétablir les liens entre les citoyens et les pouvoirs publics par l’amélioration de la prestation des services et l’accroissement de la transparence et de l’éthique de responsabilité.

 

« La situation a continué à se détériorer dans la région parce que nombre des facteurs à l'origine du mécontentement populaire ayant précédé le Printemps arabe existent encore aujourd'hui », affirme Elena Ianchovichina, économiste principale pour la région MENA à la Banque mondiale et auteure principale du rapport. « S'il est vrai que les revendications à elles seules n’entraînent pas de guerres civiles, les soulèvements motivés par ces revendications peuvent se transformer en guerres civiles dans les sociétés polarisées suivant des critères ethniques ou sectaires. Le risque de conflit augmente lorsque le taux de chômage des jeunes hommes est élevé et que des ressources naturelles existent en abondance ».

 

Le rapport présente également les perspectives économiques de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, anticipant une croissance moyenne du PIB régional de 2,8 % en 2015. Les chances d'une croissance plus rapide paraissent maigres face à la baisse des cours du pétrole, aux guerres civiles et conflits, et au ralentissement de l'économie mondiale. Les guerres civiles ont profondément ébranlé les économies libyenne, yéménite, irakienne et syrienne, entraînant des répercussions sur les économies du Liban et de la Jordanie. Affaiblies à des degrés divers par les attaques terroristes, les répercussions des guerres en cours dans les pays voisins, la contraction de la croissance dans la zone euro et par les incertitudes politiques, les pays exportateurs de pétrole de la région MENA n'ont pas connu de croissance rapide après la baisse des prix du pétrole. 

 

WASHINGTON, 21 octobre 2015/  COMMUNIQUÉS DE PRESSE

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/10/21/economic-indicators-failed-to-predict-arab-uprisings


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7 - Les attentats de Paris peuvent-ils fragiliser la croissance ?

 

Le tourisme souffre déjà des conséquences des attaques terroristes. Les Français et les entreprises peuvent-ils sombrer dans l'attentisme ?

Daesh peut-il menacer la fragile reprise économique en France ? Le matin des terribles attentats de Paris, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) avait annoncé que la croissance avait rebondi au troisième trimestre, à 0,3 % après avoir été nulle au second, ce qui assurait une croissance annuelle moyenne d'au moins 1,1 % contre 0,2 % l'année dernière. L'activité économique peut-elle retomber comme un soufflet ? S'il est encore bien trop tôt pour se prononcer, la question est déjà sur la table.

 

C'est évident, les attaques de vendredi pèsent et vont peser sur le tourisme (quelque 8 % du PIB) et donc sur l'hôtellerie. Pour des raisons de sécurité, de nombreux salons et réunions ont été annulés, à commencer par le Congrès des maires de France, reporté à la demande du gouvernement. Les taux de remplissage vont donc souffrir. Pierre Gattaz, le président du Medef, a évoqué mardi de fortes annulations, notamment de la part des touristes japonais et américains. Paris et l'Ile-de-France sont particulièrement concernées, mais il est probable que des voyages entiers vers la France soient perdus.

 

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_ Des précédents rassurants

Mais les précédents sont plutôt rassurants quant à l'impact macroéconomique global des attentats. Malgré les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher en janvier, l'économie française a fortement rebondi de 0,7 % sur les trois premiers mois de l'année avant de stagner totalement d'avril à juin. Les attaques n'ont donc, semble-t-il, pas eu d'impact significatif sur une croissance incertaine. Les tueries de vendredi n'ont, bien sûr, pas tout à fait la même nature, puisque les terroristes ont montré qu'ils pouvaient s'en prendre à n'importe qui.

 

Reste que les exemples d'attaques de cette nature à l'étranger montrent que l'impact économique reste plutôt limité. Celles du 11 septembre 2001 n'ont pas empêché les États-Unis de rebondir quelques mois plus tard. "À l'époque, l'économie était déjà en récession au moment des attentats, mais touche un point bas en novembre et sort de la récession par la suite", détaille Philippe Waechter, dans une note sur son blog. Le chef économiste de Natixis Asset Management fait le même constat pour les attentats de Madrid : "En Espagne, après l'attentat à la gare d'Atocha en mars 2004, (la tendance) de croissance n'a pas été affectée, l'expansion soutenue de l'Espagne n'est pas remise en cause." Une réalité encore observée après les attentats de Londres de juillet 2005 qui avaient frappé un bus et le métro, selon l'économiste. Au contraire, il souligne la "dynamique collective forte" qui peut se créer "pour faire face à l'adversité".

 

Pour John Gapper, écrivain et éditorialiste au Financial Times, "le nombre de morts à Paris est élevé, mais l'impact financier a été moins important qu'une explosion accidentelle d'une usine chimique en Allemagne en 2012". Si l'explosion avait fait deux victimes parmi les ouvriers, elle avait, en effet, interrompu la production d'une résine utilisée dans la production de freins et réservoirs, ce qui avait infligé des ruptures d'approvisionnement aux constructeurs automobiles américains et européens.

 

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_ Le renforcement de la sécurité est déterminant

D'autres sont moins optimistes. "Outre les attaques de Paris, d'autres actions terroristes récentes, notamment celle de Beyrouth et la forte suspicion d'attaque sur l'avion russe en Égypte, montrent que la menace de Daesh s'intensifie et se répand et que les risques géopolitiques sont un risque significatif pour la croissance mondiale. Par conséquent, toutes les comparaisons avec les attaques terroristes précédentes comme celles de Madrid et de Londres ne sont pas forcément pertinentes", relativise Philippe Gudin, chef économiste Europe de la banque Barclay's.

 

Il rappelle que les attaques terroristes peuvent peser sur la consommation des ménages, qui reste le principal moteur de la croissance française. Toute baisse enrayerait la timide reprise de l'investissement des entreprises enregistrée au troisième trimestre. D'ores et déjà, les conséquences sur le tourisme pourraient légèrement amputer l'activité hexagonale de fin d'année annoncée à 0,4 % par l'Insee avant les attentats. Pour l'instant, ces craintes ne se sont pas répercutées sur la Bourse de Paris, qui restait jeudi soir légèrement orientée à la hausse depuis le vendredi précédent, sans doute grâce aux espoirs d'accentuation de la politique monétaire exceptionnelle de la BCE en décembre.

 

"Un regain de terrorisme, islamiste ou autre, est en soi insuffisant pour faire varier les notes souveraines des pays d'Europe de l'Ouest", explique Standard and Poor's dans une étude publiée jeudi. Mais l'agence de notation américaine prévient qu'elle devra prendre en considération tout impact potentiel sur la croissance et les perspectives budgétaires des États. "Tant que les attentats de Paris ne marquent pas le début d'une campagne soutenue, nous pensons que les conséquences macroéconomiques seront limitées et de courte durée", résument les économistes de JP Morgan dans une note. Tout dépendra donc de la capacité des Européens à empêcher de nouvelles attaques sur le sol de l'Union.

 

Par Marc Vignaud / Publié le 20/11/2015/ Le Point.fr

 

http://www.lepoint.fr/economie/les-attentats-de-paris-peuvent-ils-fragiliser-la-croissance-20-11-2015-1983245_28.php


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8 - Le FMI révise à la baisse sa prévision de croissance mondiale 2015

 

Le PIB mondial devrait progresser de 3,3 % cette année, au lieu des 3,5 % envisagés en avril dernier. Et paradoxalement ce n'est ni l'effondrement grec ni les interrogations chinoises qui sont en cause. Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'ensemble de l'économie mondiale, les 189 pays membres de l'organisation internationale. Cette révision modeste, de 0,2 point en 2015 par rapport au scénario décrit en avril dernier lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, touche essentiellement les pays anglo-saxons, États-Unis en tête, ainsi que le Brésil et le Mexique. En revanche la zone euro, qui est actuellement au centre des débats avec le désastre de la Grèce voit ses prévisions maintenues, soit une croissance de 1,5 % cette année et de 1,7 % en 2016 (0,1 point de plus que le chiffre avancé en avril). Rien, de changé pour la France dont les perspectives de croissance restent à la traîne de la zone euro dans sa totalité, le PIB français devant augmenter de 1,2 % en 2015 et de 1,5 % l'année suivante.

 

De même la Chine, qui suscite actuellement l'inquiétude après l'effondrement de 30 % en moins d'un mois de la bourse de Shanghaï n'a pas amené le FMI à modifier ses prévisions de croissance qui atteindraient respectivement 6,8 % et 6,3 % pour ces deux années. Par contre, le Brésil s'enfonce dans la récession, avec un recul du PIB de 1,5 % en 2015 (au lieu d'une baisse de 1 % initialement prévue). De même, le taux de croissance du Mexique a été revu à baisse de 0,6 % tout en restant largement positif (3 % cette année). À l'inverse la Russie serait un peu moins mal lotie que prévu, le recul de son économie se limitant à 3,4 % (au lieu de 3,8 %) en 2015, avec l'espoir de croître à nouveau en 2016.

 

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_ Pas de remise en cause du dynamisme de l'économie américaine

Pour les États-Unis dont le PIB ne devrait augmenter que de 2,5 % au lieu de 3 % en 2015, la seule explication avancée à la révision baissière concerne les conditions climatiques extrêmement froides au premier trimestre, même si ce phénomène tend à devenir une habitude. Cet aléa ne devrait en tout cas pas remettre en cause le dynamisme de l'économie américaine: «croissance des salaires, conditions du marchés du travail, facilité des conditions financières, et renforcement du marché immobilier», ces facteurs favorables «demeurent intacts».

 

Le diagnostic est également rassurant «pour la zone euro, dont la reprise économique est sur les rails»; et le FMI indique même qu'il a revu à la hausse ses chiffres pour plusieurs pays de l'Union monétaire européenne, dont l'Espagne et l'Italie. Les experts de Washington se contentent de prendre acte qu'en Grèce «les développements en cours sont susceptibles d'opérer un lourd tribut sur l'activité économique par rapport aux attentes initiales». En avril dernier le FMI avait prévu des taux de croissance de 2,5 % et 3,7 % respectivement en 2015 et 2016 pour Athènes.

 

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_ La zone euro sans la Grèce

Par ailleurs les économistes internationaux semblent considérer désormais la «zone euro sans la Grèce» («excluding Greece» dans le texte): c'est en tout cas l'expression qu'ils emploient pour désigner la remontée «d'environ 80 points de base» des taux d'intérêts à dix ans en moyenne depuis avril dans les pays de la zone euro. Car il aurait été certainement peu significatif de prendre en compte l'envolée des taux en Grèce qui sont tout à fait hors norme, au delà des 15 %. Pour sa part, la remontée des taux de marchés en Europe est considérée comme une simple «correction» après les baisses sans doute excessives des taux qui ont accompagné au premier trimestre l'annonce du «quantitative easing» de la BCE.

 

Examinant les incertitudes qui pèsent sur ses propres prévisions économiques, le FMI inscrit parmi «les risques haussiers» la récente détente des prix pétroliers qui constitue un facteur favorable pour la consommation dans les pays développés. A l'inverse les experts mettent en avant les difficultés que pourrait susciter une nouvelle hausse de la monnaie américaine pour les pays «endettés en dollar, particulièrement certains pays émergents». Last but not least, le FMI mentionne deux facteurs d'incertitudes spécifiques. D'une part «les plus grandes difficultés rencontrées par la Chine dans sa transition vers un nouveau modèle de croissance». Et d'autre part «les tensions géopolitiques accrues en Ukraine, au Moyen Orient et dans certaines parties de l'Afrique».

 

Par Jean-Pierre Robin / Mis à jour le 09/07/2015 / Publié le 09/07/2015 

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/09/20002-20150709ARTFIG00158-le-fmi-revise-a-la-baisse-sa-prevision-de-croissance-mondiale-2015.php


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9 - Vers une économie plus verte et plus inclusive en Afrique

 

L’Afrique a enregistré un taux de croissance avoisinant 5% au cours de la dernière décennie, affichant une renaissance qui la rend attractive à de nombreux investisseurs. Toutefois, malgré cette tendance encourageante, cette croissance reste peu respectueuse des contraintes environnementales. Une étude de la FAO a montré que le taux de déforestation en Afrique subsaharienne a augmenté progressivement au cours des dernières années. Entre 2000 et 2010, la perte nette de forêts a atteint 3,4 millions d’hectares par an en Afrique. Sur les dix pays au monde ayant enregistré la plus forte déforestation pendant ce laps de temps, six sont africains. Sur un classement de 178 pays, les pays d’Afrique subsaharienne se retrouvent au bas de l’échelle avec l’Afrique du Sud (72e), le Zimbabwe (94e), la Botswana (100e), le Gabon (104e) et le Cap Vert (113e) qui sont les cinq pays les plus performants. On note que la préservation des écosystèmes africains n’est pas encore une priorité dans l’agenda de la plupart des pays. 

 

Cela n’empêche que quelques Etats africains mettent en place des politiques et des programmes pour assurer la conservation des actifs naturels ainsi que le bien-être des populations. Le Rwanda, célébré comme étant l’un des pays les plus propres d’Afrique, se distingue par la priorité accordée au développement d’une économie verte grâce à la mise en place de  plusieurs projets de promotion de réserves forestières, d’énergies renouvelables, de gestion des ordures et de recyclage, etc.  L’Ethiopie a elle initié une stratégie visant à développer une économie verte qui repose sur quatre piliers: agriculture, foresterie, énergie, et transports/industrie/infrastructures. A l’approche de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), sept pays africains ont rendu leurs copies sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir sur les émissions de gaz à effet de serre.

 

Il existe des opportunités pour un développement plus durable en Afrique qui viendrait pallier la dégradation de l’écosystème. Les efforts pour développer une économie verte portent autant sur les secteurs traditionnels que sur de nouveaux secteurs. Il s’agit, entre autres, des transports, de l’agriculture, du bâtiment, de l’assainissement et du tourisme, secteurs dans lesquels sont développées des activités destinées à adresser les dommages environnementaux. On note un accroissement des services de ramassage d’ordures et de recyclage, l’intégration de matériaux de construction adaptés au climat et disponibles localement en architecture, l’usage d’énergies renouvelables ou la promotion de l’éco-tourisme. 


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Ces initiatives appellent à l’innovation en faisant usage de solutions technologiques qui sont souvent complexes et coûteuses. Par conséquent, il est important de réfléchir à des modèles de financement mieux adaptés et accessibles aux économies africaines. A cet égard, la  proposition  d’une « banque carbone » faite  par le Soudan lors du récent sommet des Chefs d’Etats africains sur le projet de la Grande Muraille Verte, mérite d’être examinée avec attention. Elle pourrait permettre de trouver les ressources   nécessaires aux  investissements écologiques en Afrique. 

 

L’intégration d’une économie verte dans les stratégies nationales de développement est un pas dans la bonne direction. Cependant, la réelle prise de conscience de l’Afrique sur l’environnement est la mise en œuvre effective de projets ou programmes transversaux qui adressent les questions environnementales les plus pressantes dans chaque pays. Les pays africains doivent prendre les devants lors des négociations, de la conception et du financement de la stratégie sur l’économie verte afin d’assurer la pérennité des ressources et le bien-être des populations. 

 

Par Abdoulaye Bio Tchané/ Ancien ministre de l'économie et des finances du Bénin/ 14 septembre 2015 / Tribune 

 

http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/09/14/vers-une-economie-plus-verte-et-plus-inclusive-en-afrique_1382347


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10 - Les échanges commerciaux sino – africains évalués à 300 milliards de dollars en 2015

 

Ces dernières années, la Chine s’est positionnée comme le meilleur partenaire économique de l’Afrique, en témoignent les chiffres rapportés par l’agence de presse chinoise. Selon les statistiques on assiste à une hausse substantielle du flux du commerce entre la Chine et l’Afrique. Ces échanges avoisinent 300 milliards de dollars en 2015. 

 

«Le commerce sino-africain est passé de 10 milliards de dollars en 2000 à 220 milliards de dollars en 2014, et la Chine cherche à porter ce montant à 400 milliards à lhorizon 2020», a déclaré M.Fuchang, ancien ministre adjoint des Affaires étrangères chinois, lors de la séance d’ouverture du 4ème forum industriel africain tenu les 9 et 10 novembre 2015  Pekin. La Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique en 2009, avec des investissements qui se chiffrent aujourd’hui à 150,4 milliards de dollars en Afrique subsaharienne entre janvier 2006 et juillet 2014.

 

By Ablaye Modou NDIAYE/ 13 novembre, 2015

 

http://www.financialafrik.com/2015/11/13/les-echanges-commerciaux-sino-africains-evalues-a-300-milliards-de-dollars-en-2015/


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11 - Économie/ Commerce : les pays africains invités à développer les échanges mutuels

 

La Comission économique du système des Nations unies pour l'Afrique a publié le 8 octobre son rapport, dans lequel elle s'est prononcée pour la facilitation du commerce entre les Etats, afin de permettre la promotion des produits issus de leurs industries. Portant sur le thème : « l’industrialisation par le commerce », ce document  présenté  par le chef de division de l’Intégration régionale et du commerce, Abdallah souleymane souligne que la croissance de l’Afrique a continué  d’augmenter, passant de 3,7 %  en 2013, à 3,9% en 2014.

 

Ces résultats s’expliquent notamment par l’amélioration de la gestion macroéconomique, mais aussi par la diversification des échanges commerciaux grâce aux liens d’investissement tissés avec les économies émergentes. Cependant, les indicateurs de développement social de l’Afrique révèlent le paradoxe de cette croissance : le taux de chômage et de pauvreté reste élevé. D’où la nécessité pour les politiques, de mettre l’accent sur le commerce pour promouvoir l’industrialisation, tant au niveau régional que mondial, et souligné l’importance que revêt, pour l’Afrique, la mise en œuvre des politiques commerciales judicieuses.

« La situation actuelle, où les pays africains sont plus ouverts au reste du monde qu’à eux- mêmes, ne favorise pas le commerce régional et nuit à la création des chaînes de valeur régionales et efficaces de celles qui existent », indique le rapport, précisant que :« L’industrialisation devrait résoudre ce paradoxe en stimulant la diversification économique, en assurant un partage plus équitable des fruits de la croissance et en rendant efficace l’utilisation des ressources matérielles, minérales et humaines du continent pour favoriser l’élimination de la pauvreté et la transformation structurelle des économies africaines ».

 

Rappelons que comme la plupart des pays subsahariens, le commerce au Congo conserve un rôle majeur  dans la croissance économique du pays. Ces exportations représentent plus de 66% de la production intérieure brute. Cependant, cette production tournée vers l’exportation principalement du pétrole à l’état brut, ne dynamise pas le processus de l’industrialisation. Afin de remédier à cette situation, les pays africains (le Congo en particulier), devraientt d’après les recommandations formulées dans ce rapport, relever deux défis : maintenir  la forte croissance économique et la transformer en une croissance durable, puis tirer profit de ses ressources abondantes et diversifiées, notamment agricoles et minérales pour son industrialisation.


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« Le Congo a des opportunités à saisir dans le contexte sous-régional. La Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale offre un marché porteur pour développer un tissu industriel », a indiqué Abdallah souleymane« Cependant, il faut que les autorités congolaises s’assurent que les infrastructures de facilitation du commerce sont en place pour densifier le flux des échanges avec les Etats membres de la Cémac. Le taux est actuellement  à 7% ,ce qui est faible par rapport à la moyenne africaine qui tourne autour de 15%. Nous souhaiterons évoluer pour égaliser  l’Asie  et l’Europe qui sont à 40% et 70% respectivement», a-t-il ajouté. Intervenant à cette occasion, le coordonnateur du système des Nations unies au Congo, Anthony Ohameng-Bohamah a indiqué que les potentialités importantes que regorgent le Congo devraient lui permettre d’impulser une politique commerciale et industrielle mutuellement  cohérente pour accélérer le processus d’industrialisation et atteindre l’émergence.

« L’amélioration des infrastructures routières et énergétiques en cours dans le pays est un des atouts qui devraient favoriser le rythme de l’industrialisation s’il est associé à une politique commerciale appropriée », a- t -il relevé.

Le directeur général du Commerce extérieur, Lambert Tsatsi, a quant à lui souligné, la nécessité pour la Cémac, de former les acteurs du secteur privé afin d’être concurrents. Il a ensuite renchéri que la suppression des barrières tarifaires et la circulation de l’information commerciale entre les Etats permettra aux potentiels investisseurs sous-régionaux d’accéder  à certains marchés.

 

Lopelle Mboussa Gassia/ Samedi 10 Octobre 2015 - 17:00

 

http://adiac-congo.com/content/commerce-les-pays-africains-invites-developper-les-echanges-mutuels-39801


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12 - Mali : au moins 27 otages tués dans l'attaque d'un hôtel à Bamako

 

Après neuf heures d'enfer vendredi, la prise d'otages meurtrière de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, la capitale du Mali, s'est soldée par 27 morts parmi les clients et les employés de l'hôtel, à la suite de l'intervention conjointe des forces maliennes et étrangères, notamment françaises. Dans la soirée, le groupe du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar a adressé un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazeera revendiquant l'attentat. «Au moins trois terroristes ont été tués ou se sont fait exploser», selon une source militaire, estimant que leur nombre total ne dépassait pas quatre. Cet attentat survient une semaine après les attaques meurtrières qui ont fait à Paris 130 morts et plus de 350 blessés et revendiquées pour leur part par le groupe Etat islamique. 


Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations, «en assistance des forces maliennes», a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Sont également intervenus des membres de la Minusma et des forces américaine. La France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) .

Des étrangers d'au moins 14 nationalités faisaient partie des quelque 140 clients de l'hôtel Radisson Blu, selon le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités ou employeurs des pays concernés: Algérie, Allemagne, Belgique, Canada, Chine, Côte d'Ivoire, Espagne, Etats-Unis, France, Inde, Maroc, Russie, Sénégal et Turquie. Air France, qui a annulé tous ses vols à partir et à destination de Bamako, faisait état de 12 employés logés dans l'établissement qui ont été mis «en lieu sûr. Selon le ministre français de la Défense, «il n'y aurait pas de Français» tué.

 

L'ensemble de la rédaction/ 20 Nov. 2015/ MAJ : 21 Nov. 2015  

 

http://www.leparisien.fr/international/mali-attaque-terroriste-contre-l-hotel-radisson-de-bamako-20-11-2015-5295735.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr


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13 – Paix et sécurité : Les Emirats arabes unis comptent acheter des chasseurs russes Su-35

 

Selon un expert, avec cet achat l'aviation émiratie deviendra la plus puissante de la région. La Russie et les Emirats arabes unis mènent des négociations sur la livraison de nouveaux chasseurs russes Sukhoi Su-35, a annoncé dimanche Sergueï Tchemezov, PDG du holding russe de hautes technologies Rostec, lors du salon aérospatial Dubai Airshow 2015.

 

"Le Su-35 est très bien représenté au salon. Nous menons des négociations avec les Emirats arabes unis sur la livraison de ces avions", a indiqué M.Tchemezov devant les journalistes. Selon Igor Korotchenko, directeur du Centre russe d'analyse du commerce mondial des armes (TsAMTO), les entretiens porteraient sur l'achat d'au moins plusieurs dizaines de chasseurs. "Les Emirats arabes unis sont un Etat riche. Ils peuvent se permettre de commander n'importe quel lot d'avions (…). Il s'agira d'au moins plusieurs dizaines de chasseurs", a noté M.Korotchenko.

 

Il a rappelé que le chasseur Su-35 est capable de détruire des cibles terrestres et navales et de réaliser des missions d'interception. "L'éventuelle signature d'un contrat avec les Emirats arabes unis sur la livraison de chasseurs russes Su-35 sera un événement remarquable pour les deux pays. Le Su-35 sera un avion idéal pour les Emirats (…), il devance tous ses concurrents occidentaux présentés au Salon de Dubaï. Les Emirats arabes unis pourront prendre une position de leader parmi les pays du Golfe et avoir l'armée de l'air numéro un dans la région", a indiqué M.Korotchenko à Dubaï. Le Sukhoi Su-35 (code Otan: Flanker-T+) est un chasseur polyvalent hautement manœuvrable de génération 4++. Sa vitesse maximale atteint 1.400 km/h près du sol et 2.400 km/h en altitude. L'appareil est capable de détecter des cibles volantes à plus de 400 km de distance.

 

08.11.2015/ Mis à jour 18:49 08.11.2015

 

http://fr.sputniknews.com/defense/20151108/1019376248/emirats-russie-chasseur-su-35.html


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