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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 07/02/2016 à 22:57:08
MONDE/ LEADERSHIP ET COMPETITION/ TECHNOLOGIES AVANCEES/ COMMUNAUTE INTERNATIONALE : ces technologies avancées décisives qui irritent les adversaires…




0.1 – « À qui appartiennent les ressources de l’espace ?/  « Il existe deux traités internationaux qui portent sur l’espace. Le premier est le traité de l’espace de 1967. Cet accord, ratifié par l’ensemble des puissances spatiales, pose le principe de la non-appropriation de l’espace par quelque moyen que ce soit, y compris par des personnes privées. L’accord sur la Lune de 1979 précise que la Lune et les autres corps célestes sont patrimoines communs de l’humanité. Ce traité a été très peu ratifié car il prévoyait la mise en place d’un régime de répartition des bénéfices qui pourraient être issus de l’exploitation des ressources de la Lune. Les Américains et les Russes s’y sont immédiatement opposés. Le seul régime applicable aujourd’hui est le traité de 1967, dont l’article 2 stipule que l’espace extra-atmosphérique n’appartient à personne. »

 

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0.2 – « La Corée du Nord annonce le lancement d’un «satellite d’observation» :  «Un nouveau satellite d’observation de la terre Kwangmyongsong-4» a été placé en orbite par la «fusée Kwangmyongsong» depuis la base de lancement de satellite de Sohae, selon l'agence d’actualité publique nord-coréenne KCNA. D’après l’agence, le satellite a atteint son orbite neuf minutes et 46 secondes après le lancement. La Corée du Nord «exerce ainsi de façon légitime le droit à l’utilisation pacifique et indépendante de l’espace», annonce le communiqué de Pyongyang, en ajoutant que le pays projette d’envoyer de nouveaux satellites dans l'espace. »

 

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0.3 – « L’Iran s’apprête à envoyer un homme dans l’Espace : Malgré les efforts déployés par l’Occident pour freiner le programme spatial iranien, Téhéran a réalisé des progrès spectaculaires dans ce domaine. Le pays envisage de lancer prochainement un vaisseau spatial habité. Lors de l’exposition spatiale nationale, qui s’est achevée le 19 février à Téhéran, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que la République islamique poursuivrait son programme spatial pacifique. »


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1 - À qui appartiennent les ressources de l’espace ?

 

Le Luxembourg veut créer un cadre réglementaire pour les investisseurs prêts à se lancer dans la conquête des ressources de l’espace, notamment les minéraux présents sur les astéroïdes. Une initiative lancée le 3 février, deux mois après le « space act » américain qui autorise l’usage commercial des richesses naturelles se trouvant sur les astéroïdes et la Lune. Les explications de Philippe Achilleas, directeur de l’institut du droit de l’espace et des télécommunications (université Paris Sud).

 

« Il existe deux traités internationaux qui portent sur l’espace. Le premier est le traité de l’espace de 1967. Cet accord, ratifié par l’ensemble des puissances spatiales, pose le principe de la non-appropriation de l’espace par quelque moyen que ce soit, y compris par des personnes privées. L’accord sur la Lune de 1979 précise que la Lune et les autres corps célestes sont patrimoines communs de l’humanité. Ce traité a été très peu ratifié car il prévoyait la mise en place d’un régime de répartition des bénéfices qui pourraient être issus de l’exploitation des ressources de la Lune. Les Américains et les Russes s’y sont immédiatement opposés. Le seul régime applicable aujourd’hui est le traité de 1967, dont l’article 2 stipule que l’espace extra-atmosphérique n’appartient à personne.


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_ Exploiter sans revendiquer de droits sur le terrain

Les États-Unis et maintenant le Luxembourg ont fait une interprétation unilatérale de ce traité : par leurs initiatives, ces deux pays considèrent que l’on peut exploiter les ressources naturelles de l’espace sans pour autant revendiquer le droit de propriété sur le « terrain » exploité. C’est par exemple le cas de la haute mer, qui n’appartient à personne mais dans laquelle on peut pêcher des poissons. Pour le moment, ces deux initiatives n’ont pas provoqué de réaction particulière. Nous en saurons plus en avril, à l’occasion de la réunion du comité spatial de l’ONU. Les autres puissances spatiales livreront leur position sur cette initiative des États-Unis.

 

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_ L’évolution de l’aventure spatiale

Au fond, il y a deux façons de voir les choses. Certains regretteront que l’on cherche à reproduire dans l’espace ce que nous avons fait sur terre, c’est-à-dire la volonté de créer des frontières, de tout rendre marchand. D’autres y verront le moyen de poursuivre l’aventure spatiale. La Nasa et les autres agences publiques n’en ont plus les moyens. Ce sont désormais les milliardaires, passionnés par le rêve spatial, qui investissent dans l’espace. Il faudrait que le droit international évolue pour permettre de poursuivre cette aventure, mais de manière encadrée et négociée à l’échelle internationale ».

 

Par Recueilli Par Emmanuelle Réju, le 05/02/2016 à 15h45

 

http://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Sciences/A-qui-appartiennent-les-ressources-de-l-espace-2016-02-05-1200737902


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2 - Ressources minières des astéroïdes : la chasse est ouverte

 

La chasse aux ressources minières de l'espace, notamment des astéroïdes, ne relève plus de la science-fiction: après les États-Unis, le Luxembourg a lancé mercredi une initiative pour inciter les entreprises à se lancer dans l'aventure. Premier pays européen à s'engager sur cette voie, le Luxembourg veut attirer sur son territoire des investisseurs et des compagnies en créant un «cadre réglementaire et juridique» favorable. Ce projet, présenté à la presse par le Vice-Premier ministre et ministre de l'Économie Étienne Schneider, intervient deux mois après la signature par le président américain Barack Obama d'une loi autorisant l'usage commercial des importantes richesses minières se trouvant sur les astéroïdes et la Lune. Le «Space Act» prévoit que tout matériau trouvé par un Américain ou une entreprise américaine sur le satellite naturel de la Terre ou sur ces corps célestes lui appartiendra. «Le Luxembourg veut lui aussi offrir un cadre réglementaire et juridique pour préparer l'exploitation de l'espace» et notamment des astéroïdes, a expliqué à l'AFP Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l'Agence spatiale européenne, devenu conseiller du gouvernement luxembourgeois sur ce dossier.

 

Les entreprises privées qui s'installeront au Luxembourg pour se lancer dans ce domaine seront assurées «de leurs droits» sur les ressources qu'elles extrairont des astéroïdes, par exemple des minerais rares, assure le ministère. Le Luxembourg, qui a fait ses preuves dans l'espace avec la réussite de son opérateur satellitaire SES, investira lui-même dans certains projets de recherche et développement. Il envisage aussi de prendre des participations directes dans le capital de certaines compagnies qui s'engageront dans des activités préparant cette exploitation. Le budget alloué à cette initiative, baptisée spaceresources.lu, n'a pas encore été fixé. Il y a plus d'un siècle, dans «La chasse au météore», l'écrivain français Jules Verne avait déjà raconté la rivalité d'astronomes pour s'approprier un météore riche en or, en train de tomber sur la Terre.

 

 

_ «Du très long terme»

La Nasa, l'agence spatiale américaine, a identifié 1500 astéroïdes facilement accessibles. «Les bases» de la conquête des ressources des astéroïdes sont déjà là, même si des projets technologiques restent à accomplir, souligne M. Dordain. «On trouve sur les astéroïdes tous les minerais qu'on trouve sur Terre», ajoute-t-il. Il s'agira de récupérer des métaux rares (platine, etc.). Mais aussi d'exploiter l'eau contenue sous forme de glace afin de réapprovisionner les engins spatiaux en eau et en carburant via l'hydrogène, pour permettre les missions lointaines.

 

La tâche est immense. Cela demandera d'atterrir sur ces corps célestes - une technologie que l'Homme maîtrise déjà. Il faudrait aussi pouvoir rediriger les astéroïdes vers d'autres orbites pour favoriser l'extraction des ressources, indique M. Dordain. La Nasa travaille déjà sur cette technologie afin de parer aux dangers que représentent ces corps célestes pour la Terre ou les engins spatiaux. Pour les forages miniers, l'idée serait de s'appuyer sur le savoir-faire des entreprises dont c'est le métier sur Terre.

 

Il faudra ensuite transformer les matériaux sur les astéroïdes. Et en renvoyer une partie sur Terre. «La Lune n'est pas exclue de cette quête», a précisé M. Dordain. L'initiative du Luxembourg «démontre que les Européens savent innover et sont capables de prendre des risques quand les enjeux sont importants», estime-t-il. «Le Luxembourg montre un peu la voie. Mais il faudra du temps pour que cela se concrétise. C'est du très long terme», tempère un important acteur européen du spatial. La société américaine Planetary Resources, qui développe des techniques pour exploiter les ressources minières des astéroïdes, dit avoir «hâte de travailler» avec le Luxembourg, selon le ministère. Sa concurrente, la société américaine Deep Space Industries, serait aussi intéressée, selon lui. Ceux qui s'engageront prendront des «risques», a reconnu M. Dordain. «Mais ce sont ceux qui investiront le plus tôt qui auront les plus grandes chances d'avoir un retour» favorable.

 

Pascale MOLLARD/ Agence France-Presse-Paris/ Publié le 03 février 2016/ Mis à jour le 03 février 2016 

 

http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-ressources/201602/03/01-4946752-ressources-minieres-des-asteroides-la-chasse-est-ouverte.php

 

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3 - LE LUXEMBOURG LANCE UN CADRE POUR PROMOUVOIR L’UTILISATION FUTURE DES RESSOURCES SPATIALES

 

Le gouvernement du Luxembourg a annoncé une série de mesures visant à positionner le pays en tant que pôle européen de l’exploration et de l’utilisation de ressources spatiales. Les principales mesures adoptées dans le cadre de l’initiative spaceresources.lu comprendront entre autres l’élaboration d’un cadre juridique et réglementaire dédié, fournissant une sécurité juridique quant à la propriété des minéraux et d’autres ressources de valeur dans l’espace, identifiés sur des objets géocroiseurs comme les astéroïdes.

 

Le Luxembourg est le premier pays européen à annoncer la mise en place d’un cadre juridique qui donne aux opérateurs privés des assurances quant à leurs droits sur les ressources qu’ils extraient dans l’espace, par exemple des minéraux rares issus d’astéroïdes. La création d’un tel cadre légal se fera dans le strict respect des obligations internationales. Selon une approche multilatérale, le Grand-Duché se réjouit de collaborer avec d’autres pays en la matière. Le Luxembourg est disposé à investir dans des projets R & D prometteurs et à entrer au capital d’entreprises actives dans l’utilisation de ressources spatiales. L’initiative SpaceResources.lu donnera naissance à une industrie du «new space», permettant l’accès à des ressources minérales, surtout pour une utilisation en orbite terrestre et au-delà. L’objectif est de stimuler la croissance économique sur Terre et d’offrir de nouveaux horizons à l’exploration spatiale.

 

Luxembourg possède déjà un solide historique dans des secteurs apparentés. Il y a 30 ans était créée SES, qui est aujourd’hui le leader mondial des opérateurs de satellites. Les ressources financières allouées à SpaceResources.lu feront partie intégrante du budget spatial national à définir dans le cadre de la contribution luxembourgeoise au prochain budget pluriannuel de l’Agence spatiale européenne, qui doit être adopté en décembre 2016. Le gouvernement décidera des moyens appropriés à y allouer en fonction du large éventail de nouvelles activités et initiatives, dont celle-ci.

 

Le lancement de SpaceResources.lu a été annoncé aujourd’hui par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie du Luxembourg, Étienne Schneider: «Notre but est d’ouvrir l’accès à de nombreuses richesses minérales inexploitées sur des rochers sillonnant l’espace et ce, sans porter atteinte à des habitats naturels. Nous soutiendrons le développement économique à long terme de nouvelles activités innovantes dans les industries spatiales et satellitaires, considérées comme des secteurs clés de la haute technologie au Luxembourg. Notre objectif primaire est de développer la recherche dans ce domaine qui, dans une phase ultérieure, peut déboucher sur des actions spatiales concrètes.»

 

Jean-Jacques Dordain, ancien directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA) et actuellement conseiller du gouvernement luxembourgeois, a déclaré au sujet de SpaceResources.lu: «Cette initiative démontre clairement la capacité d’innovation des Européens, qui sont prêts à prendre des risques lorsque les enjeux sont importants. Bien que futuriste, le projet repose sur des bases solides, comme en témoignent notamment les prouesses technologiques déjà accomplies en Europe et dans le monde entier.»

 

Simon P. Worden, président de la Breakthrough Prize Foundation: «L’humanité est sur le point de se propager dans le système solaire, avant de se développer au-delà. L’utilisation des ressources que nous y trouvons est essentielle, non seulement pour notre conquête de l’espace, mais également pour garantir une prospérité pérenne sur Terre.» Rick Tumlinson, co-fondateur et président du conseil d’administration de Deep Space Industries: «En ouvrant la voie à l’exploitation des ressources spatiales, le Grand-Duché contribuera à réduire la pression exercée sur la Terre.» Chris Lewicki, président et CEO de Planetary Resources: «Nous félicitons le gouvernement luxembourgeois, qui se positionne comme chef de file du développement d’une nouvelle industrie permettant l’exploitation économique des ressources d’astéroïdes géocroiseurs. Planetary Resources se réjouit de collaborer avec le Grand-Duché.»

 

Karim Michel Sabbagh, président et CEO de SES: «Nous saluons l’initiative visionnaire du pays, qui s’impose une nouvelle fois comme un pionnier des technologies spatiales et valorise davantage nos connaissances et notre expérience communes. Nous nous réjouissons de contribuer à ces activités futures grâce à nos capacités uniques.» Yves Elsen, président du Luxembourg Space Cluster: «Au cours des trente dernières années, le Luxembourg a acquis un savoir-faire considérable dans les activités de pointe liées à l’espace. Le Luxembourg peut écrire une nouvelle page d’histoire. En hébergeant la prochaine génération d’activités spatiales, le pays assure son attractivité.»

 

Communiqué par le ministère de l’Économie du Luxembourg / February 03, 2016 / AM Eastern Standard Time / LUXEMBOURG/ (BUSINESS WIRE)

 

http://www.businesswire.com/news/home/20160203006095/fr/

 

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4 - Utilisation de l’espace extra-atmosphérique

 

_ Utilisation de l’espace extra-atmosphérique

L’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, compte tenu d’un nombre croissant d’opérateurs, revêt des enjeux de différentes natures :

. politique afin de garantir une utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique ;

. économique et scientifique en raison des applications spatiales dans de multiples domaines (prévention des catastrophes, développement durable, observation…) ;

. de sûreté avec comme sujet central la menace que constitue la prolifération des débris spatiaux pour une utilisation durable de l’espace extra-atmosphérique.

 

La France, nation spatiale de premier plan, est attachée à l’universalisation et à l’amélioration de la mise en œuvre des règles fixées par les conventions spatiales, dans le respect des trois grands principes qui doivent régir les activités spatiales :

. la liberté d’accès à l’espace pour les utilisations pacifiques ;

. la préservation de la sécurité et de l’intégrité des satellites en orbite ;

. la prise en compte du droit de légitime défense des Etats.

 

Pour cette raison, la France accorde une importance toute particulière aux travaux du Comité pour l’Utilisation Pacifique de l’Espace Extra-Atmosphérique (CUPEEA), dans lesquels nous sommes très impliqués. Il faut rappeler que la France possède la première industrie spatiale en Europe (16000 emplois et un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros en 2011), avec des leaders mondiaux comme Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space, qui représentent à eux deux 40 % du marché commercial des satellites. La France a pris une part active dans le soutien et la mise en œuvre des deux grands programmes emblématiques de l’Union européenne (UE), Galileo et Copernicus.

Pour ces raisons, la France est particulièrement attachée au principe de viabilité à long terme des activités spatiales et soutient les initiatives s’y rapportant. En effet, compte tenu notamment des risques importants liés à la prolifération des débris spatiaux, sont directement impactés la sécurité des activités spatiales, l’intégrité des satellites, de la Station Spatiale Internationale et des femmes et des hommes à bord qui peuvent à tout moment être remises en question.

 

 

_ La coopération sur les questions spatiales

L’espace est un domaine de coopération tant au plan multilatéral, par exemple dans le cadre des Nations Unies (CUPEEA), dans le cadre européen de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), ou bien encore bilatéral. A ce titre, nous avons célébré à Vienne, dans le cadre du 50ème anniversaire du traité d’amitié franco-allemande (« traité de l’Elysée ») en 2013, la coopération spatiale franco-allemande lors d’un séminaire organisé le 22 janvier dernier à l’European Space Policy Institute (ESPI). L’Union européenne est un acteur de premier plan, à la fois par l’ampleur de ses programmes spatiaux, notamment la constellation de satellites Galileo ou Copernicus, et par l’impulsion politique qu’elle donne en vue de promouvoir un code international de conduite sur les activités dans l’espace extra-atmosphérique.

 

Toutefois, si l’action de l’Union européenne dans le domaine de l’espace est relativement récente, il s’agit d’une compétence partagée depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, les initiatives européennes en matière spatiale sont depuis longtemps prises dans le cadre de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) au niveau intergouvernemental et par quelques États au niveau national, notamment la France. La réussite spatiale de l’Europe depuis plus de 40 ans, symbolisée par Ariane, les satellites météorologiques, les missions des astronautes européens et les missions scientifiques et interplanétaires de l’ESA, s’est déroulée en dehors du cadre communautaire, à l’instar d’autres succès technologiques européens tels qu’Airbus ou le Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN).

 

Le CUPEEA et ses deux sous-comités couvrent l’ensemble des enjeux spatiaux. Le sous-comité juridique (SCJ) veille non seulement au respect des traités onusiens en matière d’espace mais également aux mesures législatives et règlementaires nationales qui en découlent. Les travaux du sous-comité scientifique et technique (SCST) sont largement dominés par les consultations du groupe de travail sur la viabilité à long terme des activités dans l’espace extra-atmosphérique.

 

 

_ Les Conventions sur l’Espace

Cinq traités et accords ont été négociés et signés sous l’égide du CUPEEA, qui en assure également la mise en oeuvre :

. Le Traité sur les principes régissant l’activité des Etats en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, plus connu sous le nom de Traité de l’Espace, signé et entré en vigueur en 1967. Il s’agit du traité fondamental régissant le droit spatial. 100 Etats ont actuellement ratifié le Traité ;

 

. L’Accord sur le sauvetage des astronautes, le retour des astronautes et le retour des objets lancés dans l’espace extra-atmosphérique, signé et entré en vigueur en 1969 ;

 

. La Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par les objets spatiaux, signée et entrée en vigueur en 1972 ;

 

. La Convention sur l’immatriculation des objets lancés dans l’espace extra-atmosphérique, signée en 1975 et entrée en vigueur en 1976 ;

 

. L’Accord régissant les activités des Etats sur la Lune et les autres corps célestes entré en vigueur en 1984.

 

 

_ Le Code de conduite sur les activités spatiales

La France soutient le projet engagé par l’Union Européenne de code international de conduite sur les activités spatiales, qui vise à promouvoir, par le biais de mesures volontaires de confiance et de transparence, la sécurité des activités spatiales, qu’elles soient civiles ou militaires. Ce projet de Code de conduite est fondé sur trois principes : la liberté pour tous d’utiliser l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, la préservation de la sécurité et de l’intégrité des objets spatiaux en orbite et la considération de la sécurité légitime et des besoins en matière de défense des Etats.

 

D’importantes consultations ont eu lieu notamment depuis 2010 pour préparer l’adhésion la plus large possible de pays en dehors de l’UE. Une première réunion préparatoire a ainsi eu lieu le 5 juin 2012 à Vienne pour sensibiliser les Etats membres au projet de Code et préparer une première rencontre multilatérale d’experts qui s’est tenue au mois d’octobre 2012 à New York en marge des travaux de l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU). L’Union européenne a également organisé un cycle de consultations ouvertes sur le projet de Code de conduite à Kiev (mai 2013), Bangkok (novembre 2013) et au Luxembourg (mai 2014). L’objectif était, au terme d’un processus de consultations multilatérales, de tenir une conférence diplomatique ad hoc en 2013, à laquelle les Etats participeraient sur une base volontaire, en vue de la signature et de l’entrée en vigueur de ce Code international. A ce stade cette étape n’a pas encore été franchie et les discussions se poursuivent.

 

Dernière modification : 04/08/2015

 

http://www.delegfrance-onu-vienne.org/utilisation-de-l-espace-extra-atmospherique

 

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5 - Espace : 57ème Comité des Utilisations Pacifiques de l’Espace Extra-Atmosphérique (11-20 juin 2014)

 

La 57ème session du CUPEEA se tient à Vienne du 11 au 20 juin 2014, sous la présidence de l’Algérie (M.Azzedine Oussedik) qui a succédé au Japon (Professeur Yasushi Horikawa). Pendant dix jours le « Comité de l’Espace » des Nations unies examine entre autres les rapports du Sous-Comité Juridique et du Sous-Comité Scientifique et Technique qui se sont réunis plus tôt dans l’année. Les débats portent sur les voies et les moyens en vue d’assurer une utilisation pacifique de l’espace, tout en intégrant les questions relatives au développement durable et au changement climatique (agenda post 2015 et processus Rio+20). En marge des travaux pléniers, le groupe de travail sur la viabilité à long terme des activités spatiales, poursuit ses travaux pour finaliser des recommandations en la matière.

 

Cette année, le Comité compte désormais deux membres supplémentaires, la Biélorussie et le Ghana, ce qui porte le nombre d’Etats membres à 76. L’adhésion du Luxembourg sera discutée en vue d’une recommandation à la 4ème Commission des Nations Unies lors de la prochaine session. Enfin, cette année seront célébrés deux événements importants dans l’histoire de l’exploration spatiale. L’année 2014 est en effet celle du 50ème anniversaire de l’Europe spatiale ainsi que du 45ème anniversaire de la mission Apollo 11.

 

Dernière modification : 04/08/2015

 

http://www.delegfrance-onu-vienne.org/Espace-57eme-Comite-des

 

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6 - Obama légalise l'exploitation privée de ressources de l'espace

 

Une nouvelle loi autorise les Américains à exploiter les gisements contenus sur les astéroïdes. En rupture radicale avec l'idée que les planètes ou les astres appartiennent à l'humanité. Si tenter d'acheter des parcelles de la Lune ne leur suffisait pas, les Américains peuvent désormais devenir propriétaire d'astéroïdes, révèle le Market Business News. Il faut préciser qu’ils ne peuvent pas posséder à proprement parler le corps céleste mais qu’ils ont le droit d’acquérir toutes ses ressources exploitables. Le Competitiveness Act (HR 2262) signé au milieu du mois de novembre par Barack Obama vient bouleverser le consensus de 1967, ratifié par les grandes puissances, qui faisait de l’espace une propriété universelle. Les autorités américaines ont donc bravé le gentleman's agreement et se sont débarrassées des «règlements inutiles» pour faire, par la même occasion, le bonheur des lobbies et des entreprises spécialisées comme Planetary Resources.

 

Son cofondateur et coprésident, Eric Anderson, a déclaré dans des propos relayés par Market Business News: «Ceci est la première grande reconnaissance des droits de propriété dans l'histoire. Ce projet de loi établit le même cadre légal qui a créé les grandes économies de l'histoire, et encourage le développement durable de l'espace.» 

 

 

_ «Partout, nous devons éliminer les règlements inutiles»

Le sénateur de Floride Marco Rubio, candidat à la primaire républicaine, a lui aussi plaidé pour cette nouvelle réglementation : «Partout dans notre économie, nous devons éliminer les règlements inutiles, qui coûtent trop cher et rendre plus facile la création d’emplois pour les innovateurs américains. […] Ce projet de loi est une victoire importante pour la côte spatiale de la Floride et pour toute la communauté spatiale.» Pour de nombreux experts, cette loi pourrait être à l’origine d’une véritable révolution économique et d’un marché de plusieurs milliards de dollars. Des géologues estiment en effet que les astéroïdes renfermeraient des minerais précieux et dans des quantités beaucoup plus élevées que sur terre. 

 

Repéré par Lorenzo Calligarot/ Economie/ Science & santé/ 30.11.2015/ Mis à jour le 30.11.2015

 

http://www.slate.fr/story/110787/americains-posseder-asteroide

 

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7 - Le stupéfiant nouveau missile de Moscou est un «appel au réveil» pour Washington

 

USA : Kalibr a stupéfié le Pentagone contraignant les Américains à envisager un retrait de Syrie. « Les responsables militaires US – à huis clos – sont complètement tétanisés par la technologie russe déployée en Syrie  d’autant plus que leur intelligence ignorait l’existence du Kalibr – un SS-N-30 – aux performances stupéfiantes qui démontre qu’ils ne disposent plus du monopole mondial de la puissance, ce qui devrait préoccuper le Pentagone et inciter les Etats-Unis à se retirer de Syrie » rapporte Sputniknews citant une déclaration au Daily Beast d’Eric Wertheim, un analyste de la marine américaine.

 

Les missiles de croisière de haute technologie qui ont été tirés sur des cibles ISIS depuis la mer Caspienne étaient largement inconnus à l’Ouest. Maintenant que leur efficacité a été démontrée, les experts militaires dans le monde sont tétanisés. La campagne de Russie en Syrie a suscité une condamnation des États-Unis et de ses alliés depuis que les premières bombes ont été larguées. Avec le lancement de 26 missiles de croisière de la mer Caspienne, mercredi, ce ne fut pas différent. Mais alors qu’ils se moquent publiquement des efforts de Moscou pour lutter contre le groupe terroriste auto-proclamé Etat islamique, les responsables militaires – à huis clos – sont complètement tétanisés par la technologie déployée.

 

Le Pentagone a identifié les missiles comme des SS-N-30 alors que les responsables américains de renseignement avait eu connaissance d’un modèle plus ancien connu comme le SS-N-27 et le nouveau modèle utilisé dans le raid de mercredi a pris les fonctionnaires au dépourvu. « Cela devrait être une sonnette d’alarme sur le fait que nous ne disposons pas d’un monopole sur la puissance, » a déclaré au Daily Beast Eric Wertheim, un analyste de la marine américaine. Il a ajouté que la Russie a désormais rejoint ce que le Daily Beast a décrit comme «un club exclusif des puissances militaires mondiales. Et cela devrait préoccuper le Pentagone. » Alors que l’intelligence occidentale était au courant que le SS-N-27 est un modèle de missile anti-navire et présumé avoir une portée relativement limitée de moins de 150 miles, les SS-N-30, eux, ont parcouru environ 1000 miles, à travers deux pays, avant de frapper des cibles en Syrie.

 

« Les frappes ont détruit des installations de production de munitions et d’explosifs, des centres de commandement, des entrepôts de munitions, de l’armement et [huile], ainsi qu’un camp d’entraînement de terroristes sur le territoire de Raqqa, Idlib et Alep », a déclaré le Ministère de la Défense russe dans un déclaration. Les analystes occidentaux ont également été surpris par le fait que de tels missiles à longue portée ont été tirés avec succès à partir de navires de guerre relativement petits. Le SS-N-30 est comparable au missile Tomahawk, et dans l’US Navy, ces missiles sont tirés depuis un navire d’une longueur d’au moins 500 pieds. Les missiles de croisière de la Russie ont été tirés à partir de navires aussi petits que 200 pieds. « Petits navires, grande force de frappe », a déclaré Wertheim. 

 

 

Les frappes russes ont déjà causé d’importants dégâts à l’infrastructure ISIS, avec 140 sorties réalisées depuis que la campagne a commencé. Ces sorties ont déjà obtenu plus de succès que la campagne d’un an menée par la coalition menée par les USA. Vendredi, l’administration Obama a annoncé qu’elle cessait l’ignoble plan tordu du Pentagone pour former et armer des soi-disant rebelles syriens « modérés ». Ceci fait suite à des rapports du journal DWN, affirmant que les experts de haut niveau d’Obama conseillaient un retrait militaire complet des Etats-Unis de Syrie. D’autre part, les frappes aériennes russes se poursuivront jusqu’à ce que ISIS soit éliminé.

 

Sputniknews/ 10 octobre 2015

 

http://reseauinternational.net/le-stupefiant-nouveau-missile-de-moscou-est-un-appel-au-reveil-pour-washington/

 

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8 - La Corée du Nord annonce le lancement d’un «satellite d’observation»

 

Pyongyang a annoncé avoir réussi à placer en orbite un satellite au moyen d'un tir de fusée, largement condamné comme un test de missile balistique constituant une violation «provocatrice» des résolutions de l’ONU.  «Un nouveau satellite d’observation de la terre Kwangmyongsong-4» a été placé en orbite par la «fusée Kwangmyongsong» depuis la base de lancement de satellite de Sohae, selon l'agence d’actualité publique nord-coréenne KCNA. D’après l’agence, le satellite a atteint son orbite neuf minutes et 46 secondes après le lancement. La Corée du Nord «exerce ainsi de façon légitime le droit à l’utilisation pacifique et indépendante de l’espace», annonce le communiqué de Pyongyang, en ajoutant que le pays projette d’envoyer de nouveaux satellites dans l'espace.

 

La fusée a été lancée à 00h30 environ, selon la Défense américaine, qui n’a pourtant pas pu confirmer qu’il a atteint son orbite, tout en précisant qu’il «semble avoir gagné l'espace». Alors qu’il semble que le satellite a largué avec succès ses boosters d’appoint au démarrage, qui sont tombés dans les zones précédemment calculées par la Corée du Nord n’ayant pas atteint le territoire sud-coréen, le lancement est toujours qualifié d’échec par Séoul. Selon l’agence Yonhap qui évoque des défaillances au niveau du deuxième étage de l'engin, le missile a «disparu des radars» pendant le lancement et a brûlé au sud-est de la péninsule coréenne. La Corée du Nord soutient que son programme spatial a des visées purement scientifiques mais la plupart des autres pays considèrent qu'il s'agit d'une couverture pour des essais de missiles balistiques à longue portée. Les spécialistes estiment que les fusées nord-coréennes ont des applications à la fois civiles et militaires.

 

 

_ L’indignation internationale

Pyongyang a notifié préalablement l'Organisation maritime internationale d’un possible lancement de satellite, en sollicitant une fenêtre de tir du 8 au 25 février. Cependant, ce lancement a suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale sur la possibilité d’un test de missile de longue portée. La Corée du Nord ne peut cependant pas utiliser la technologie des missiles balistiques conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. La conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis Susan Rice a immédiatement qualifié le lancement de menace sérieuse aux intérêts américains qui «risque d’ébranler la paix et la sécurité dans une vaste région».

 

La Défense chinoise a également critiqué les actions de Pyongyang, qui constitueraient une «deuxième violation» des résolutions de l’ONU par le pays en un mois. «Ce lancement menace le système international de non-prolifération des armements nucléaires et peut mener à une nouvelle détériotation de la situation sur la péninsule nord-coréenne», a estimé le ministère dans un communiqué. «La France appelle à une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au Conseil de sécurité dès aujourd'hui», a écrit quant à lui l'Elysée dans un communiqué.

 

Pour Moscou, les actions de Pyongyang pourraient conduire à une aggravation sérieuse de la situation dans la péninsule coréenne et dans l'ensemble de l'Asie du Nord-Est et sont «très dommageables à la sécurité des pays de la région, en particulier et en premier lieu de la Corée du Nord elle-même», d'après une déclaration de la diplomatie russe publiée en ligne. La présidente de la Corée du Sud Park Geun-hye a estimé que le tir était une «provocation inacceptable», en annonçant que Séoul entend procéder à des négociations avec Washington sur le déploiement d'un système américain de défense antimissiles sur son sol. En plus, l'agence de renseignement de sud-coréenne a annoncé que Pyongyang pourrait préparer son cinquième essai nucléaire. A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir en urgence tandis que Park Geun-Huye réclamait que celui-ci adopte des «mesures punitives fortes».

 

International / 7 févr. 2016/ 

 

https://francais.rt.com/international/15289-coree-nord-lancement-satellite-missile

 

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9 - Test de missile nord-coréen : l'Onu dénonce une nouvelle provocation

 

Pyongyang a annoncé avoir lancé un satellite d'observation de la Terre, bien que certains estiment qu'il s'agit plutôt d'un test de missile balistique. La télévision officielle nord-coréenne a annoncé le succès du lancement d'un satellite artificiel, Kwangmyong 4, depuis la base de lancement de Sohae située sur la côte occidentale de la Corée du Nord. "Ce 7 février à 09h30 (00h30 GMT), le satellite Kwangmyong 4 destiné à l'observation de la Terre depuis l'espace a été lancé avec succès. Ce lancement est le résultat du développement de la science et de la technologie en Corée du Nord", a communiqué la présentatrice de la télévision. Les experts et les critiques de la politique nord-coréenne mettent en doute la version officielle et estiment que cet essai permet à la Corée du Nord de tester des missiles balistiques intercontinentaux techniquement similaires.

  

Les réactions internationales n'ont pas tardé. Les Etats-Unis ont qualifié le tir d'action déstabilisatrice et le Japon d'absolument intolérable. La Chine a exprimé ses regrets suite à l'essai nord-coréen et a appelé toutes les parties à répondre à cette situation avec calme. Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira dimanche pour discuter de ce tir. Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, pour sa part, a déploré le tir d'un missile balistique par Pyongyang. Il a demandé à la Corée du Nord de "cesser ses actions provocatrices" et d'honorer ses engagements internationaux. "Il est déplorable que la Corée du Nord ait effectué, le 7 février, un tir utilisant la  technologie des missiles balistiques en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'Onu, cela malgré l'appel unanime de la communauté internationale contre une telle initiative", a-t-il souligné dans un communiqué de presse. Dimanche 7 janvier, la Corée du Nord a tiré un missile balistique depuis le site de Sohae situé sur sa côte occidentale. 

Dix minutes après son lancement, le missile a survolé l'espace aérien de la préfecture japonaise d'Okinawa. Washington a déclaré que le missile avait été tiré en direction sud, vers la mer Jaune. 

 

07.02.2016/ Mis à jour 07.02.2016


http://fr.sputniknews.com/international/20160207/1021535993/coree-nord-tir-missile-balistique.html

 

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10 - Corée du Nord : cas balistique

 

La communauté internationale accuse Pyongyang de s’être servi de la mise en orbite d’un satellite, dimanche, pour tester un missile de longue portée, énième violation des résolutions de l’ONU. Juste un mois après son quatrième essai nucléaire, la Corée du Nord s’est rappelée dimanche matin aux bons souvenirs de ses voisins en envoyant une fusée dans l’espace. Unanimement accusé d’être un tir de missile longue portée et condamné, cet essai, dont la réussite doit encore être attestée, est l’occasion pour le régime communiste d’afficher une croissante et inquiétante capacité de nuisance balistique et atomique. Surtout, il souligne combien la communauté internationale a largement échoué à contrôler, sinon empêcher, les agissements de Pyongyang.

 

 

_ Ce tir est-il un succès ?

Il était 9 heures dimanche matin en Coréen quand le lanceur s’est élevé du centre spatial de Sohae (ou Tongchang-ri), situé dans l’ouest du pays, à une cinquantaine de kilomètres de la Chine. Dans la minute qui a suivi, il a été repéré par les radars sud-coréens, qui ont perdu sa trace à 9 h 06. La fusée a reproduit le plan de vol communiqué la semaine dernière à l’Organisation maritime internationale et le premier étage du lanceur s’est abîmé au large des côtes occidentales de la Corée du Sud. Des débris ont également été repérés près de l’île de Jeju, au sud de la péninsule. Le commandement stratégique des Etats-Unis a précisé qu’un engin aurait «gagné l’espace». L’agence de presse nord-coréenne KCNA a célébré un «événement historique dans le développement de la science, de la technologie, de l’économie et de la capacité de défense du pays». Le lanceur transportait un satellite d’observation terrestre Kwangmyongsong-4.

 

 

_ Quand intervient-il ?

Le régime pourrait avoir été tenté d’afficher ses performances juste avant le 16 février, jour anniversaire de Kim Jong-il, le père de Kim Jong-un et des programmes balistiques et nucléaires. Par le passé, Pyongyang a déjà calé ses tirs en fonction des grandes dates nationales. Surtout, cette mise en orbite réussie, après le quatrième essai nucléaire de janvier, sera un succès à faire valoir lors du prochain congrès historique du Parti des travailleurs, qui ne s’est pas réuni depuis 1980. «Ce sera l’occasion pour Kim Jong-un de réaffirmer les réalisations du passé et de proposer une vision pour l’avenir, explique Hajime Izumi, directeur du Centre des études coréennes à l’université de Shizuoka, au Japon. Il apparaîtra comme celui qui réussit non seulement des mises en orbite mais qui parvient également à un niveau supérieur dans la maîtrise de l’arme nucléaire. Autrement dit, Kim Jong-un, le fils de Kim Jong-il qui a doté la Corée du Nord de la bombe atomique, a élevé la nation au rang d’une puissance dorénavant équipée d’une bombe hydrogène, même si j’ai beaucoup de doutes sur la réalité de celle-ci. Maintenant, Kim Jong-un a à son actif ses propres réalisations.»

 

 

_ Où en est le programme balistique nord-coréen ?

L’engin tiré dimanche est un Taepodong-2, un lanceur que le régime du Nord utilise et perfectionne depuis 1998. Il pourrait désormais parcourir une distance de 10 000 kilomètres et constitue la pièce maîtresse de son programme balistique. «La Corée du Nord poursuit depuis très longtemps la construction d’un programme de missile intercontinental et ses ingénieurs n’ont cessé d’améliorer leur fusée. Ils ont placé beaucoup d’espoir dans la réussite de ses essais mais le dernier, en 2012, n’a pas permis au satellite en orbite de fonctionner, rappelle le spécialiste japonais Hajime Izumi. Cette fois, si cela marche, ce sera mis au crédit de Kim Jong-un et permettra à la Corée du Nord de joindre le club des nations capables de lancer des satellites.» Il y a trois ans, Pyongyang avait réussi pour la première fois à envoyer la fusée «Voie lactée» dans l’espace. Ce succès mettait un terme à des tentatives désastreuses.

 

C’est à partir de la fin des années 70 que le Nord s’intéresse aux missiles soviétiques Scud et commence à développer des Rodong, des Musudan, puis des Taepodong. A chaque étape, les lanceurs gagnent en autonomie et en distance parcourue. Mais le premier essai d’un Taepodong-1 au-dessus du Japon, en août 1998, est un échec et met la région en alerte. Un an plus tard, Pyongyang décrète un moratoire après un réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis. Il sera en vigueur jusqu’à l’été 2006 quand, le jour anniversaire de l’indépendance américaine, le régime communiste dégaine sept missiles, dont un Taepodong-2 qui explose après quarante secondes de vol. «Désormais, la technique semble maîtrisée, note Jean-Vincent Brisset, ancien général et directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques.

Le Taepodong a été modernisé et a gagné une vraie fiabilité. Les tirs ont un bon taux de réussite, mais les lanceurs restent vulnérables. Ils ne constituent pas une réelle menace sur le plan militaire. Il serait très aisé pour les armées de la région de déceler des préparatifs et de détruire le lanceur et les équipements avant que l’engin ne soit tiré.»

 

 

_ Que recherche le régime nord-coréen ?

Avec ces tirs, Pyongyang dit défendre son «droit d’utiliser l’espace à des fins indépendantes et pacifiques». La communauté internationale martèle que la Corée du Nord se sert de ces tirs de fusée pour tester ses capacités balistiques, avec en ligne de mire le développement d’un missile intercontinental capable de transporter une charge nucléaire. Il est hautement probable que les ingénieurs nord-coréens ne maîtrisent pas encore la technologie d’entrée dans l’atmosphère, phase suivante après le vol balistique, indispensable pour frapper un territoire lointain comme les Etats-Unis. L’autre incertitude est la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser son arsenal nucléaire pour l’installer sur une tête de missile. Ce projet, couplé à une course effrénée à l’arme nucléaire, n’a guère connu de trêve.

 

Les résolutions 1695, 1718 et 1874 du Conseil de sécurité des Nations unies, exhortant Pyongyang à ne procéder à «aucun nouvel essai nucléaire ou tir recourant à la technologie des missiles balistiques», n’y ont rien fait. Pire, ceux-ci se sont intensifiés depuis l’arrivée au pouvoir, en décembre 2011, de Kim Jong-un, qui concrétise ainsi les rêves de son père. Il a activement multiplié les essais, les tirs, et relancé les sites de recherche et d’enrichissement d’uranium, notamment au sein du complexe nucléaire de Yongbyon. Car la dynastie des Kim est convaincue depuis le début des années 90 que seule l’arme nucléaire lui garantira la survie. «C’est le premier enseignement que la Corée du Nord a tiré du désarmement entrepris par Kadhafi après 2001 : il ne faut jamais faire confiance à l’Occident», expliquait, il y a quatre ans dans ces colonnes, Andreï Lankov, historien de l’université Kookmin, à Séoul.

 

 

_ Comment réagissent les voisins ?

Avant la convocation d’urgence du Conseil de sécurité à New York, dimanche, le tir a été dénoncé par le Japon comme un acte «absolument intolérable», en «nette violation» des résolutions votées par le Conseil de sécurité. Depuis le retour du Japonais Shinzo Abe au pouvoir, Tokyo muscle sa défense et ses services de renseignement face à la menace nord-coréenne. Le tir va lui donner du grain à moudre pour dépoussiérer la Constitution nippone. Park Geun-Hye, la présidente sud-coréenne, a quant à elle exigé de l’ONU l’adoption de «mesures punitives fortes». Malgré l’opposition chinoise et russe, Séoul et Washington ont d’ailleurs annoncé qu’ils allaient débuter les négociations officielles en vue du déploiement rapide du système controversé de défense antimissile à haute altitude THAAD.

 

Principal allié et partenaire commercial de Pyongyang, la Chine a évoqué ses «regrets». La semaine dernière, elle avait dépêché Wu Dawei, en charge des Affaires coréennes, pour tenter un dialogue avec le régime du Nord. Lors du test nucléaire de janvier, Pékin avait fait part de son «opposition», mais il traîne des pieds pour sanctionner. «Les relations entre les deux pays se sont détériorées, surtout depuis l’arrivée de Kim Jong-un, analyse Hajime Izumi. Ces tirs ne font que renforcer la méfiance, mais les Chinois sont réticents à condamner durement et à mettre la pression sur Pyongyang.» Car Pékin ne veut pas couper le canal de discussion avec son imprévisible protégé et ouvrir un foyer de tensions supplémentaire au moment où il fait face à des critiques au sujet de ses agissements en mer de Chine méridionale.

 

Par / 7 février 2016/

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/02/07/coree-du-nord-cas-balistique_1431773

 

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11 - L’Iran s’apprête à envoyer un homme dans l’Espace

 

Malgré les efforts déployés par l’Occident pour freiner le programme spatial iranien, Téhéran a réalisé des progrès spectaculaires dans ce domaine. Le pays envisage de lancer prochainement un vaisseau spatial habité. Lors de l’exposition spatiale nationale, qui s’est achevée le 19 février à Téhéran, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que la République islamique poursuivrait son programme spatial pacifique. Commentant cette déclaration, le journal iranien influent Ettelaat a fait savoir que l’année prochaine (qui commence en Iran le 21 mars), le pays lancerait un vaisseau spatial habité de fabrication nationale.Depuis le milieu des années 1980, les dirigeants iraniens attachent une importance primordiale au développement du matériel spatial. Même les sanctions internationales n’ont pas empêché Téhéran de promouvoir les recherches dans ce domaine. Préoccupé par le programme spatial iranien, l’Occident l’a qualifié de « provocation », affirmant que Téhéran cherche à créer des missiles balistiques dotés d’ogives nucléaires.

 

En 2007, le Conseil de sécurité de l’Onu a décrété un embargo sur la livraison de technologies nucléaires et spatiales à l’Iran. Il n’en reste pas moins que Téhéran a réussi à mettre en place les infrastructures nécessaires pour réaliser ses ambitions dans ce domaine. Le pays possède son propre cosmodrome et produit des lanceurs et des satellites. Selon l’agence IRNA, les Iraniens ont déjà envoyé dans l’Espace un rat, des tortues et des vers. En 2013, un singe nommé Fargam est rentré sain et sauf sur Terre après avoir passé une quinzaine de minutes à une altitude de 120 kilomètres. Un vol spatial habité sera la prochaine étape dans cette voie, affirment les dirigeants iraniens.

 

21 février 2015

 

http://reseauinternational.net/liran-sapprete-a-envoyer-un-homme-dans-lespace/

  

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12 - La Russie élabore son nouveau monstre volant

 

Les travaux de construction du PAK TA, un énorme avion-cargo supersonique qui pourrait transporter des cargaisons de 200.000 kilogrammes vers le champ de bataille en quelques heures, débuteront cette année en Russie pour passer à une production en série vers 2024. Les constructeurs d'avions russes placent de grands espoirs dans cette élaboration qui est destinée à devenir l'avion de transport le plus grand et le plus rapide au monde. Ce monstre aérien, dont la portée atteindra 7.000 kilomètres, sera capable de se déplacer à la vitesse supersonique de 2.000 kilomètres par heure, en transportant quelques 200 tonnes de cargaison à bord. Le projet est réalisé par le constructeur aéronautique russe Iliouchine. 80 gros porteurs PAK TA seront construits vers l'année 2024, chacun pouvant héberger simultanément 400 chars et 900 véhicules militaires blindés.


Les concepteurs d'Iliouchine s'emploient à l'heure actuelle à élaborer le design extérieur de l'avion, dont certains détails pourraient être empruntés à l'Iliouchine Il-106, mais le projet est gardé pour le moment secret. Les PAK TA remplaceront les avions de transport actuels, dont l'Iliouchine II-76, l'Antonov 124 — 100 surnommé Rouslan, capable de transporter 120 tonnes de cargaisons, et l'Antonov An-22 Antée avec ses 60 tonnes de fret. Vers les années 2030, ces avions seront dépassés, un contexte plus que favorable pour la mise en service d'un nouvel avion-cargo extrêmement puissant.

 

07.02.2016/ Mis à jour 07.02.2016/

 

http://fr.sputniknews.com/russie/20160207/1021543450/russie-avion-cargo-militaire-ermak.html


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