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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 11/12/2016 à 22:51:59
AFRIQUE/ CROISSANCE/ DEMOGRAPHIE/ MARCHE INTERIEUR : la croissance démographique peut accélérer le développement économique et social



 

0.1 – « L’Afrique, nouveau méga-marché mondial d’ici 2025 : Avec une croissance économique en plein essor, le continent apparaît comme un possible eldorado pour les investisseurs. Les faits : Avec possiblement deux milliards d’habitants en 2050 et une croissance économique entre 5 et 7% en moyenne, l’Afrique est plus que jamais un continent émergent. Malgré les conflits armés et une certaine déficience démocratique, elle attire les investisseurs du monde entier, dont la Chine et la France. L’Afrique, nouvel eldorado de l’investissement mondial ? Agriculture, énergie, tourisme, transport, industrie… tous les secteurs de l’économie sont en marche et les indicateurs viennent progressivement au vert. Selon les analystes du cabinet de conseil McKinsey, les dépenses des entreprises ainsi que celles des ménages africains devraient bondir respectivement de 645 à 970 milliards de dollars d’ici à l’horizon 2025. Soit un possible méga-marché pesant près de 5 600 milliards de dollars. »

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0.2 – « Explosion démographique en Afrique / Moteur du décollage économique de la région : Les politiques publiques et les interventions actuelles des autorités gouvernementales en Afrique peuvent augmenter les chances de voir se concrétiser les gains potentiels de la croissance démographique rapide de la région et accompagner son décollage économique, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale. Le rapport intitulé Africa’s Demographic Transition: Dividend or Disaster? conclut qu’avec des mesures appropriées, comme l’abaissement des taux de fécondité et l’amélioration de l’éducation et de la santé, en particulier pour les femmes et les filles, les États pourront ressentir les effets positifs de l’évolution démographique sur le développement de tout le pays. Le rapport indique qu’en 2060, le continent africain comptera environ 2,8 milliards d’habitants sur une population mondiale de 10 milliards d’individus. Il propose aux pays d’Afrique la marche à suivre pour accroître leurs chances de tirer parti des retombées socioéconomiques potentielles de cette croissance de la population afin de créer un dividende démographique en Afrique subsaharienne. »

  

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1 - Explosion démographique en Afrique : Moteur du décollage économique de la région

 

Les politiques publiques et les interventions actuelles des autorités gouvernementales en Afrique peuvent augmenter les chances de voir se concrétiser les gains potentiels de la croissance démographique rapide de la région et accompagner son décollage économique, selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale. Le rapport intitulé Africa’s Demographic Transition: Dividend or Disaster? conclut qu’avec des mesures appropriées, comme l’abaissement des taux de fécondité et l’amélioration de l’éducation et de la santé, en particulier pour les femmes et les filles, les États pourront ressentir les effets positifs de l’évolution démographique sur le développement de tout le pays. « L’explosion démographique africaine ne pourra contribuer à la croissance économique sans des investissements appropriés dans le capital humain », souligne Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. «Les nouveaux venus sur le marché du travail devront avoir une éducation de qualité et accès à des soins de santé afin que l’Afrique puisse bénéficier du dividende démographique. » 

 

Le rapport indique qu’en 2060, le continent africain comptera environ 2,8 milliards d’habitants sur une population mondiale de 10 milliards d’individus. Il propose aux pays d’Afrique la marche à suivre pour accroître leurs chances de tirer parti des retombées socioéconomiques potentielles de cette croissance de la population afin de créer un dividende démographique en Afrique subsaharienne. La région enregistre déjà un recul rapide de la mortalité infantile, une hausse du taux de scolarisation des filles, un soutien politique réaffirmé à haut niveau sur la nécessité de traiter la question démographique, et une croissance économique rapide. Dans des capitales comme celles de l’Éthiopie ou du Ghana, le taux de fécondité n’a jamais été aussi bas avec environ deux naissances par femme.


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En revanche, certains pays affichent des taux de fécondité atteignant 5,4 enfants par femme (2005–2010) – un niveau qui reste préoccupant. À titre de comparaison, la fécondité est beaucoup plus faible ailleurs dans le monde. En Asie de l’Est par exemple, elle est passée de 5,6 à 1,6 enfant entre 1950 et 2010. « Le rapport analyse les enseignements pouvant être tirés de l’expérience de l’Asie de l’Est, de l’Amérique latine et du Moyen-Orient. Toutefois, la démographie de l’Afrique subsaharienne présente deux spécificités. Tout d’abord, c’est la seule région du monde qui se trouve encore au tout début de la transition démographique », explique Abdo Yazbeck, économiste principal au pôle d’expertise mondial en Santé, nutrition et population de la Banque mondiale. « Deuxième spécificité, la région est hétérogène. Un petit nombre de pays d’Afrique sont très en avance avec des taux de fécondité inférieurs aux seuils de renouvellement, mais beaucoup d’autres se trouvent loin derrière. » Ces écarts importants plaident en faveur d’une différenciation des interventions dans chaque pays, ciblant des secteurs et des processus différents, relève le rapport.

 

Le rapport Africa’s Demographic Transition: Dividend or Disaster? préconise des mesures et des changements stratégiques généraux susceptibles de favoriser une évolution rapide de la démographie pour générer un vaste dividende démographique dans toute l’Afrique. En premier lieu, les pays peuvent autonomiser les femmes et les filles en améliorant leur santé et leur instruction, en développant leurs compétences et en leur accordant davantage de pouvoir économique, social et de décision. Dans les pays où la fécondité est en recul et où le pourcentage de population en âge de travailler augmente, la priorité doit être de créer des emplois hautement productifs et d’encourager les investissements dans la santé et l’éducation des plus jeunes.

 

Les économies plus avancées doivent insister sur la mobilisation de l'épargne nationale et la participation des femmes au marché de l'emploi en dehors du foyer. Des mesures doivent être prises pour constituer une épargne suffisante en vue de la retraite afin de faire face au problème du vieillissement de la population qui se posera à mesure que la fin de la transition démographique approchera. L’absence de sécurité peut rendre toute intervention plus difficile dans les États fragiles. Dans ces pays, l’accent doit être mis sur la santé de l’enfant, l’accès aux soins de santé et, si possible, la planification familiale, pour préparer les conditions préalables à un dividende démographique. Bien que ce rapport adopte une perspective régionale pour mettre en évidence les possibilités d’obtenir un dividende démographique et propose des recommandations générales, chaque pays doit adapter sa démarche à ses propres difficultés et opportunités.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ 22 octobre 2015/ WASHINGTON, le 22 octobre 2015/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/10/22/africas-population-book-can-propel-the-regions-economic-take-off


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2 - Plus de 4 milliards d’Africains en 2100

 

Mais l’organisation internationale va plus loin dans les prévisions. Sur sa lancée, le continent africain pourrait atteindre 4,2 milliards d’habitants en 2100. Il abriterait alors presque 40 % de la population mondiale (qui se situerait entre 10 et 11 milliards d’habitants). Contrairement à l’évolution imaginée par les experts de l’ONU en 2010, la fécondité en Afrique reste encore très élevée : 4,8 enfants par femme pour l’ensemble du continent, alors que la moyenne mondiale est de 2,5. Même si ce chiffre global masque d’importantes disparités. Les taux vont de 2,5 en Afrique australe et 3,2 en Afrique du Nord à 5,1 en Afrique orientale, 5,5 en Afrique occidentale et 6,1 en Afrique centrale.

Certes, la fécondité a globalement fléchi. L’indice synthétique de fécondité (ISF) à l’échelle du continent était encore de 6,7 au début des années 1980. Mais les spécialistes avaient parié sur une baisse plus rapide, s’appuyant sur les précédents de l’Amérique latine et de l’Asie orientale où, depuis les années 1970, l’élévation du niveau de vie s’est accompagné d’une diminution régulière des naissances.

 

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. Sous-développement persistant

Il est vrai que, malgré une décennie de hausse continue du produit intérieur brut, l’Afrique subsaharienne garde les traits du sous-développement. Dans la plupart des pays, l’économie est encore largement tournée vers l’exportation de matières premières. Les effets d’entraînement sur les autres secteurs d’activité sont faibles. Résultat, le chômage atteint des seuils inconnus sous les autres cieux. Selon la Banque mondiale, seul un quart des jeunes Africains et 10 % des jeunes Africaines trouvent un emploi dans le secteur formel avant d’avoir atteint 30 ans. La majorité des jeunes vit d’expédients et la pauvreté est omniprésente. Toujours d’après la Banque mondiale, 70 % de la population subsaharienne vit avec moins de deux dollars par jour.

 

Depuis la mise en place des politiques d’ajustement structurel, au début des années 1980, les budgets consacrés à l’éducation et à la santé se sont réduits comme peau de chagrin. Bien que les États africains encouragent désormais la planification familiale, les moyens qu’ils lui consacrent sont en recul depuis vingt ans. Moins de 20 % des Africaines utilisent des méthodes de contraception moderne.

 

Autant, donc, de facteurs qui entravent le mouvement de limitation des naissances. Le résultat est un taux de croissance naturel de 2,5 % par an et un doublement de la population tous les vingt-cinq ans. Aujourd’hui septième pays le plus peuplé du monde, le Nigeria devrait se hisser à la troisième position (derrière l’Inde et la Chine) en 2050, passant de 180 millions d’habitants à l’heure actuelle à quelque 450 millions. À la même date, deux autres pays africains pourraient figurer dans les dix premiers : la République démocratique du Congo et l’Éthiopie, avec chacun environ 180 millions d’habitants. La Tanzanie, l’Égypte, l’Ouganda dépasseraient les 100 millions, le Kenya les approcherait.

 

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. Une population très jeune

Plus que jamais, l’Afrique est le continent des jeunes. Les moins de 15 ans y représentent 41 % de la population totale, alors que la moyenne mondiale est d’environ 25 %. Le record étant détenu par le Niger, où la fécondité est de 7,6 enfants par femme en âge de procréer : un habitant sur deux a moins de 15 ans ! Et les projections donnent le vertige. En 2050, selon l’Unicef, 41 % des naissances mondiales auront lieu en Afrique. De même, 40 % des enfants de moins de cinq ans, 37 % des enfants de moins de 18 ans et 35 % des adolescents seront africains…

 

Cette croissance démographique effrénée a une autre conséquence majeure : la formation de gigantesques mégalopoles. Trois agglomérations africaines ont aujourd’hui plus de 5 millions d’habitants : Le Caire, Kinshasa et Lagos. Il devrait y en avoir plus de trente en 2050. Parmi elles, outre les trois susnommées, Dar es-Salaam (Tanzanie), Luanda (Angola), Nairobi (Kenya), Khartoum (Soudan), Ouagadougou (Burkina Faso), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Kano (Nigeria) dépasseront les 10 millions d’âmes. Le danger est que ces monstres urbains deviennent des pôles de pauvreté autant que des moteurs économiques.

 

Selon ONU-Habitat, 60 % des citadins africains vivent aujourd’hui dans des bidonvilles. L’Afrique est-elle en mesure de nourrir un tel surcroît d’habitants ? Probablement, estime Gilles Pison, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined) de Paris, qui rappelle que le (gros) milliard d’Africains d’aujourd’hui vit globalement mieux que les 220 millions d’habitants que comptait le continent en 1950. La proportion de gens qui souffrent de la faim a baissé au cours des dernières décennies.

Certes, l’Afrique continuera vraisemblablement à importer une partie de sa nourriture. Pourtant, pour peu que l’agriculture devienne plus performante, ce qui suppose la mise en valeur de nouvelles terres, un essor de l’irrigation et une augmentation importante des rendements, elle a suffisamment d’espace pour faire vivre 2 milliards de personnes.


 

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. 40 habitants par km2

De fait, comparée aux autres continents, l’Afrique reste peu peuplée. Avec 30,3 millions de km2, elle couvre presque un quart de la superficie des terres émergées et accueille, en 2014, moins de 17 % de la population mondiale. La densité est encore inférieure à 40 habitants au km2 (contre 390 en Inde). On pourrait rétorquer que, si l’on additionne les déserts du Sahara, du Kalahari, du Namib et la forêt équatoriale, une bonne partie de ce continent se prête mal aux établissements humains. Mais la remarque vaut aussi pour l’Amérique et l’Asie.

Si l’on y regarde bien, on relève que l’Afrique ne fait – pour l’instant – que rattraper plusieurs siècles de stagnation démographique. Elle comptait quelque 110 millions d’habitants au début du XVIIe siècle, ce qui représentait près de 20 % de la population mondiale. Deux siècles et demi plus tard, vers 1850, avec à peine plus de 100 millions d’habitants, sa part était tombée à 8 %.

 

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. Prévisions non-scientifiques

Entre-temps, les traites négrières avaient eu les effets dévastateurs que l’on sait. Ses conséquences, au demeurant, sont encore visibles dans la répartition des populations sur le continent. L’intérieur de l’Angola, par exemple, a été vidé de ses habitants. Des zones comme le Burundi et le Rwanda, dont les montagnes offrent une protection naturelle, ont vu au contraire affluer des groupes menacés par les raids esclavagistes. Non loin, dans l’est de la République du Congo, de vastes zones sont quasiment inoccupées. La démographie étant tout sauf une science exacte, les prévisions à moyen terme, fondées sur les tendances en cours, sont à prendre avec précaution. La natalité pourrait baisser plus fortement dans les années à venir. Ailleurs dans le monde, elle a partout diminué à mesure que les sociétés se modernisaient, que les niveaux d’éducation, des femmes en particulier, s’élevaient et que les comportements procréateurs s’adaptaient à la diminution de la mortalité infantile. L’Afrique ne fera pas exception.

 

Seulement, il faudra attendre au moins deux générations pour que le continent bénéficie de ce que l’on appelle le dividende démographique, la période pendant laquelle la population en âge de travailler est plus nombreuse que celle des inactifs. On estime que ce fameux dividende a compté pour un tiers dans la croissance de l’Asie du Sud-Est entre 1965 et 1990. D’ici là, il faudra que l’Afrique se dote d’institutions fortes et fasse de gros progrès en matière de gouvernance. Il faudra aussi que sa jeunesse, l’une de ses grandes richesses, soit éduquée et formée pour occuper les emplois que ne manqueront pas de venir créer les entreprises des autres continents en manque de main-d’œuvre.

 

Catégorie : Science & santé / Publié le mercredi 5 novembre 2014/ Écrit par Dominique Mataillet

 

http://www.larevue.info/science-sante/350-plus-de-4-milliards-d-africains-en-2100


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3 - L’Afrique, nouveau méga-marché mondial d’ici 2025

 

Avec une croissance économique en plein essor, le continent apparaît comme un possible eldorado pour les investisseurs. Les faits : Avec possiblement deux milliards d’habitants en 2050 et une croissance économique entre 5 et 7% en moyenne, l’Afrique est plus que jamais un continent émergent. Malgré les conflits armés et une certaine déficience démocratique, elle attire les investisseurs du monde entier, dont la Chine et la France. L’Afrique, nouvel eldorado de l’investissement mondial ? Agriculture, énergie, tourisme, transport, industrie… tous les secteurs de l’économie sont en marche et les indicateurs viennent progressivement au vert. Selon les analystes du cabinet de conseil McKinsey, les dépenses des entreprises ainsi que celles des ménages africains devraient bondir respectivement de 645 à 970 milliards de dollars d’ici à l’horizon 2025. Soit un possible méga-marché pesant près de 5 600 milliards de dollars.

 

Une croissance soutenue. L’Afrique doit cependant faire face au défi d’une population toujours plus grandissante, population qui atteindra 2 milliards d’individus en 2050. À la même date, le PIB du continent devrait égaler celui de l’Union européenne, rapporte La Tribune. Et l’Afrique est portée par une croissance soutenue dont le taux est supérieur à 5% en moyenne. En 2016, la Côte d’Ivoire devrait faire état d’une croissance à 9%, quand le Rwanda, le Sénégal et le Kenya se situent autour de 6 et 7%.


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Des chiffres bien éloignés de ceux des économies américaine et européenne. Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan affirme dans le Monde du 28 septembre que son pays a augmenté de 75% ses échanges commerciaux sur la période 2012-2015. Et n’a pas peur d’affirmer qu’il souhaite qu’Abidjan redevienne « le Manhattan d’Afrique ». La mutation du continent est donc là, portée par une nouvelle génération d’entrepreneurs, une hausse de la consommation intérieure et l’émergence d’une nouvelle classe moyenne comprenant entre 200 et 370 millions d’individus, à en croire la Tribune.

 

L’intérêt de la France. La Chine, la Turquie, mais aussi l’Inde ont entrepris d’intensifier leurs échanges commerciaux avec l’Afrique. Et la France, malgré un passé sombre toujours dans les esprits, n’a aucun intérêt à tourner le dos à ce méga-marché en puissance. La visite de Pierre Gattaz, président du Medef, en Côte d’Ivoire en avril dernier, peut servir d’indicateur. Il s’était déplacé en compagnie de 150 chefs d’entreprise. « Avec une croissance de 8 à 10 % depuis quatre à cinq ans et de nombreux besoins d’infrastructures et d’équipement, la Côte d’Ivoire est un pays extraordinaire en termes de potentiel et de développement économique », avait notamment déclaré le président du Medef dans un entretien avec La Tribune en mai 2016. « Avec 24 millions d’habitants et 32 milliards de PIB, c’est un marché à ne pas rater ! » À terme, d’ici 2030, sous condition d’une croissance avoisinant toujours les 5%, l’accroissement d’échanges avec la France pourrait conduire à la création en Afrique de 800 000 emplois.

 

Afrique / croissance / 6 Medias / 28 Septembre 2016 /

 

http://www.lopinion.fr/edition/international/l-afrique-nouveau-mega-marche-mondial-d-ici-2025-111035


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4 - Population africaine - 2050 : le Nigeria devant les États-Unis

 

D'après un rapport de l'ONU, l'Afrique continuera à connaître une forte croissance démographique dans les décennies et le siècle à venir. Ils sont 7,3 milliards d'êtres humains en 2015 à peupler la planète. En 2050, ils seront 9,7 milliards, dont un pourcentage croissant sur le continent africain, selon une étude de l'ONU sur l'évolution de la population mondiale publiée fin juillet. Alors que la population africaine ne représente aujourd'hui que 16 % de la population mondiale avec 1,2 milliard d'habitants, un quart des habitants en 2050 seront africains. À cette date, la population africaine aura doublé, et atteindra 2,5 milliards d'habitants.

 

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_ Les raisons d'une telle augmentation ?

Entre 2010 et 2015, la population africaine a augmenté chaque année de 2,55 %. Ce chiffre fait de l'Afrique le continent avec le plus haut taux annuel moyen de croissance de sa population. En effet, si le taux de fécondité diminue progressivement, il reste toujours élevé, alors que la mortalité infantile décroît. Dans les décennies à venir, l'Afrique devrait donc porter plus de la moitié de la croissance de la population mondiale. Sur les 2,4 milliards d'habitants supplémentaires que doit compter la planète d'ici 2050, 1,3 milliard seront africains, contre 900 millions d'Asiatiques.


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_ Une croissance démographique spectaculaire

Si l'on regarde plus en détail les pays africains, certains se détachent particulièrement. En 2050, vingt-huit d'entre eux auront vu leur population doubler. À l'horizon 2100, cette croissance démographique est encore plus spectaculaire. Les populations de dix pays africains, à savoir l'Angola, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Malawi, le Mali, le Niger, la Somalie, l'Ouganda, la Tanzanie et la Zambie pourraient être multipliées par cinq à la fin du siècle.

Le pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria, devrait également voir sa population fortement augmenter. Le Nigeria est aujourd'hui dans les dix pays les plus peuplés au monde, à la septième place avec 182 millions d'habitants. En 2050, il passera à la troisième place, avec presque 400 millions d'habitants. S'il sera toujours loin derrière l'Inde et la Chine, chacun pesant plus d'un milliard de personnes, le Nigeria dépasserait par exemple les États-Unis (388 millions) ou le Brésil (238 millions), plus peuplés que lui aujourd'hui.

 

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_ Un défi éducatif et économique

Mais cette progression démographique impressionnante va compliquer la tâche de nombreux gouvernements sur le continent. Les dix pays africains qui pourraient voir leur population quintupler dans le siècle font en effet partie des pays les moins développés au monde. « La concentration de la croissance de la population dans les pays les plus pauvres rendra plus difficile pour ces gouvernements d'éradiquer la pauvreté et l'inégalité, de combattre la faim et la malnutrition, de développer le taux de scolarisation et les systèmes de santé », note ainsi l'étude des Nations unies. Un autre défi est de répondre aux attentes d'une population très jeune. Actuellement, les moins de quinze ans représentent 41 % de la population africaine, les moins de 24 ans 60 %. En 2050, l'Afrique devrait être la seule région du monde à avoir moins d'un quart de sa population âgée de plus de 60 ans. L'étape cruciale dans les années à venir pour de nombreux pays africains est donc d'arriver à fournir à ces jeunes générations une éducation, un système de santé ainsi que des opportunités d'emplois.

 

Par Olivier Bories / Publié le 12/08/2015/ Modifié le 13/08/2015/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/demographie-africaine-2050-le-nigeria-devant-les-etats-unis-12-08-2015-1956367_2258.php


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5 - Economie : où en sont les « lions » d’Afrique ?

 

Le rapport McKinsey, dont la première édition en 2010 avait changé le regard porté sur les potentiels du continent, fait le point sur les prévisions de croissance. Quand on interroge des entrepreneurs nigérians sur leur contexte économique, deux expressions reviennent en boucle : « La force du Nigeria, c’est la taille de son marché » et « notre économie est résiliente ». Devenu première puissance économique d’Afrique en avril 2014, le pays le plus peuplé du continent, avec ses 180 millions d’habitants, a laissé sa place en août à l’Afrique du Sud qui enregistre pourtant une faible croissance et un taux élevé de chômage. Miné par la chute des cours des matières premières, le Nigeria est entré dans une phase de récession qui augure d’une probable crise économique. Pas de quoi décourager cependant ses hommes d’affaires.

 

La croissance africaine moyenne de 4,9 % par an entre 2000 et 2008 s’est ralentie, comme dans les autres régions émergentes, pour atteindre 3,3 % entre 2010 et 2015. Le continent subit certes une baisse des investissements étrangers, mais ses économies savent résister aux chocs, aux crises et autres aléas conjoncturels. C’est d’ailleurs la conclusion du rapport très attendu, Lions en mouvement II, que vient de publier McKinsey Global Institute. Ce texte est une radiographie fine des potentiels économiques du continent ainsi qu’une projection vers 2025 et au-delà. « Les dix prochaines années seront plus difficiles que les dix dernières mais, pour nous, les fondamentaux de la croissance sont réunis pour qu’elle s’accélère d’ici à 2025, prédit Acha Leke, partenaire associé chez McKinsey et principal auteur du rapport. Les gouvernements vont devoir faire beaucoup plus d’efforts que les entreprises, mais je reste optimiste. »

Les analyses d’Acha Leke, sont décortiquées dans les présidences, les ambassades, les sièges de grands groupes et des PME d’Afrique. La première édition de l’étude sur les « lions » d’Afrique, sortie en 2010, avait bouleversé le regard porté sur le continent. Six ans plus tard, qu’en dit la deuxième ?

 

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_ Démographie et urbanisation, une chance risquée

L’Afrique va être le continent s’urbanisant le plus vite de la planète d’ici à 2045 avec 24 millions de nouveaux arrivants dans les villes chaque année – contre 11 millions en Inde et 9 millions en Chine. Et cela sera l’un de ses principaux défis. Selon Acha Leke, « il est crucial de coupler cette opportunité démographique, qui offre un réservoir de main-d’œuvre jeune et bon marché plus important qu’en Asie à l’horizon 2034, avec une exigence de productivité ». En 2015, la richesse par habitant produite dans les villes africaines était de 8 200 dollars (7 300 euros) contre 3 300 dollars dans les campagnes.

« Mais c’est aussi un risque. Comment s’assurer que ces jeunes soient formés et aient un emploi ?, ajoute M. Leke. Les Etats se doivent de travailler main dans la main avec le secteur privé pour penser une stratégie de formation et d’infrastructures pour doper la productivité. »

 

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_ De quelles compétences le continent aura-t-il le plus besoin ?

La « fuite des cerveaux » est réelle. Plus de 10 % des diplômés Africains vivent et travaillent sur un autre continent. Mais les Etats doivent également penser une réforme de la formation afin de subvenir aux besoins des entreprises. « La moitié des emplois qui seront créés ces dix prochaines années seront pour des maçons, des plombiers… Les besoins de formation professionnelle sont énormes, constate Acha Leke. Les mentalités doivent aussi évoluer, car certains parents ne veulent pas que leurs enfants suivent ces cursus. »

 

Selon le dernier rapport de McKinsey, pas moins de 33 millions d’élèves d’écoles secondaires devraient intégrer des formations professionnelles chaque année d’ici 2025. Ils n’étaient que 4 millions en 2012. « Les gouvernements ont un rôle clé à jouer pour assurer un système d’éducation et de formation capable d’enseigner ces compétences et que les étudiants soient sensibilisés et encouragés dans ces voies professionnelles », peut-on lire dans le rapport. Il en va de même pour les entreprises comme Renault, par exemple, qui a créé un centre de formation au Maroc.

 

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_ Quid de l’industrie ?

L’Afrique est le continent le moins industrialisé de la planète. Faute d’accès à l’électricité et aux infrastructures, de par les importations massives de produits bon marché d’Asie, l’industrie africaine s’est effondrée. Les analystes de McKinsey avancent un chiffre que nul n’avait jamais vraiment calculé. Chaque année, l’industrie africaine produit pour 500 milliards de dollars. « Il est intéressant de noter que 70 % de ces produits sont consommés en Afrique, 10 % sont exportés à travers le continent et 20 % sont destinés aux autres marchés », précise Acha Leke.

 

D’ici à 2025, la production industrielle africaine pourrait atteindre 930 milliards de dollars : « Selon les tendances actuelles, la production devrait atteindre 643 milliards de dollars en 2025. Mais 297 milliards de dollars pourraient être générés en plus si les pays africains prennent des décisions concrètes pour améliorer l’environnement des industriels », indique le rapport. De quoi créer entre 4 et 9 millions d’emplois stables. Deux pays sont notamment cité en exemple : l’Ethiopie et le Maroc. Le premier a construit 66 000 km de routes et vu sa valeur de production augmenter de 10 % par an depuis 2004. Le second a misé sur l’industrie automobile qui a généré 5 milliards de dollars de revenus en 2015, contre 400 millions de dollars onze ans plus tôt, et a permis la création de 67 000 emplois.

 

Toutefois, les industriels n’ont pas vraiment tiré profit d’accords d’exemptions de droits de douane sur certains produits « made in Africa ». Exemple avec l’AGOA, l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et quarante pays d’Afrique subsaharienne mis en place en 2000 et renouvelé par Barack Obama jusqu’en 2025. « Hormis le Lesotho, l’île Maurice, l’Ethiopie ou le Kenya, l’Afrique n’a pas encore su tirer avantage de cet accord. Il faudrait donc que les Etats adoptent des stratégies concrètes AGOA, souligne Acha Leke. Car établir des agréments avec d’autres régions dans le monde est envisageable, mais encore faut-il que les acteurs économiques en profitent ! C’est une des pistes à privilégier pour relancer l’industrie. »

 

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_ « Diversification agressive »

Selon Acha Leke, « le pétrole à 50 dollars est une bonne chose. Car, lorsque le prix du baril était à 100 dollars, les pays n’avaient pas besoin de diversifier, et ils ne le faisaient pas. » « Même si, aujourd’hui, nous pensons que les cours sont en train de se stabiliser et vont remonter, les Etats n’ont plus d’autre choix que de diversifier leur économie ! » poursuit-il, préconisant « une approche en termes de chaîne de valeur avec des objectifs à long terme »

La diversification économique des Etats africains est longue et lente. La contribution du secteur des services et de l’industrie est passée de 65 % du PIB en 1999 à 68 % en 2014, rappellent les analystes de McKinsey. Leur constat peut sembler évident : les Etats se doivent d’améliorer le climat d’affaires pour attirer les entrepreneurs et les investisseurs. Or, selon le classement Doing Business 2016 établi par la Banque mondiale, 35 pays africains figurent dans le bas du tableau. Seuls Maurice, le Rwanda, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Maroc et les Seychelles font exception. Pas un seul pays d’Afrique subsaharienne francophone.


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_ L’opportunité de la hausse de la consommation

Selon les projections de McKinsey, les foyers africains vont augmenter leurs dépenses, qui devraient atteindre 2,1 trillions de dollars en 2025. « Pour nous, la classe moyenne se compose de consommateurs qui peuvent s’acheter des produits qui ne sont pas de première consommation comme des réfrigérateurs, des téléviseurs…, explique Acha Leke. On a défini cette catégorie avec un seuil de 5 000 dollars de dépenses par an et par famille. »

 

La première source de dépenses reste cependant la nourriture et la boisson, qui représentent un tiers des dépenses des ménages. Les dépenses de logement, de santé et d’éducation mobilisent encore 24 % de leur budget. La consommation de biens comme les vêtements, les moyens de déplacement compte à hauteur de 15 %. Ajouter 10 % du budget consacré aux télécommunications et 10 % au loisir. Autant de secteurs où la demande devrait augmenter. Selon l’étude de McKinsey, les grandes entreprises africaines [400 d’entre elles ont un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars] sont aussi rentables que des multinationales présentes sur le continent et la plupart d’entre elles se développent même plus vite. Six secteurs sont particulièrement prometteurs : la vente en gros et en détail, l’alimentation et l’agro-industrie, la santé, la finance, l’industrie manufacturière légère et la construction.

 

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_ Financer le développement par une meilleure politique fiscale

Les résultats des analyses de McKinsey sont sans appel : optimiser le prélèvement des impôts pourrait permettre de doubler les revenus pour les Etats. Pour le moment, les recettes fiscales collectées sur le continent oscillent entre 295 et 320 milliards de dollars, en hausse de 10,5 % ces dix dernières années. Avec seulement dix pays qui contribuent à 80 % des revenus fiscaux. « L’opportunité est immense pour financer le développement sans dépendre de l’aide externe, veut croire Acha Leke. Il nous faut mobiliser ces ressources en interne en tant qu’Africains. Il y a encore de grandes marges de progressions en matière de prélèvements des impôts sans augmenter la taxation, ni même s’attaquer au secteur de l’informel. »

 

Cette source de revenus disponibles dépend principalement d’une modernisation des administrations qui ne disposent que de très peu de données et d’outils de contrôle informatisés. « Nous estimons que les gouvernements pourraient améliorer le prélèvement d’impôts de 50 à 100 milliards de dollars chaque année en adoptant des mesures simples pour réformer leur système », analyse le rapport. Depuis le hall d’un aéroport d’où il doit s’envoler pour l’Afrique du Sud, où il s’est établi, Acha Leke conclut : « Je reste profondément optimiste et déterminé à contribuer à transformer le continent. Chaque Africain a son rôle à jouer. J’essaye d’assumer le mien à travers McKinsey et l’Africa Leadership Network [réseau réunissant l’élite du continent et qui a lancé une université à Maurice pour former la prochaine génération d’entrepreneurs]. Les Etats et le secteur privé doivent encore plus collaborer pour concrétiser un développement du continent. J’y crois. »

 

Par Joan Tilouine / LE MONDE Le 20.09.2016/ Mis à jour le 20.09.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/20/mckinsey-continue-de-croire-en-la-capacite-economique-des-lions-d-afrique_5000545_3212.html


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6 - La “Triade” Chine-Inde-Afrique: vers un nouveau relais de croissance mondiale ?

 

La création de l'OMC en 1995 fut suivie par la multiplication des regroupements régionaux et des espaces économiques communs. Il en est ainsi notamment des BRICS qui représentent 27% du PIB mondialdes pays membres du Partenariat Pacifique-regroupant notamment l'ALENA, le Japon et la Malaisie -qui contribuent à 40 % de l'économie mondiale. Enfin le triangle "Chindiafrique" -s'il se concrétisait- représenterait à lui seul la moitié de la population et de l'économie mondiale à l'horizon 2030. L'Inde connaît une importante dynamique démographique et économique, même si le PIB indien demeure actuellement 5 fois moins élevé que celui de la Chine. L'Afrique connaît, quant à elle, une croissance démographique et économique soutenue. Handicapée cependant par une infrastructure limitée, le continent enregistre desprogrés notables dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD ). Déja en pole position en matière commerciale, la Chine est devenue la première puissance mondiale en 2015, en termes de parité de pouvoir d'achat. Deux ans après la mort de Mao Zedong, l’économie chinoise ne représentait que 0,5% du PIB mondial en 1978 contre 32% en 1820.

 

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1- Libéralisation et ouverture de l’économie chinoise: “Qu’importe la couleur du chat pourvu qu’il attrape la souris”

 

_ Visionnaire et pragmatique, le successeur du’’grand timonier’’ Deng Xiao Ping fût l’initiateur de la libéralisation et de l’ouverture progressives de l’économie chinoise, dans  le cadre du “système socialiste de marché”. L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 allait amplifier le développement du pays et consolider sa place sur la scène internationale. Cette adhésion fut précédée par une réforme structurelle d’envergure conduite par le Premier Ministre Zhu Rong Jie, setraduisant par le licenciement de quarante millions de fonctionnaires et d’employés d’entreprises publiques reconvertis en partie dans des activitésdu secteur concurrentiel.

 

_ Actuellement le PIBchinois représente 60% de celui des Etats-unis, et 600 millions de personnes ont été sorties de la pauvreté. Mais le pays se situe au 84erang mondial selon le classement des revenus par tête d’habitant. L’agriculture contribue à 10% du PIB contre 51% pour le secteur tertiaire.
Les échanges commerciaux représentent plus de la moitié du PIB. L’excédent commercial réalisé en 2015 a atteint 560 milliards de dollars, la moitié des exportations industrielles ayantété réalisée par des sociétés à capitaux mixtes. La part des produits àhaute technologie exportée s’élevait à 26% en 2012 contre 18% en 2007. Premier détenteur de réserves de devises au monde (3200 milliards de dollars fin 2015),Pékin est le plus gros détenteur de la dette publique américaine.
 

_ Ces succès n’ont cependant pas été enregistrés sans risques. La politique de l’enfant unique a ainsi conduit au vieillissement de la population. Par ailleurs, la Chine est devenue le plus grand pollueur au monde avec 25% du total des émissions de gaz à effet de serre. Le taux de croissance est redescendu en 2015 à 6,9% de la croissance moyenne mondiale, le plus faible jamais enregistré depuis 25 ans (bien qu’il demeure le double de la croissance mondiale au cours de la même année). La bourse de Shangai a connu l’été dernier un krach important, en raison de la bulle immobilière et du fort endettement des entreprises publiques et des collectivités locales. Le yuan fût dévalué et un plan de relance adopté  par le parti communiste chinois à travers le nouveau plan de développement 2016-2020.


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2- Révision du modèle de développement:”garder la cage mais changer l’oiseau”

_ Le plan quinquennal Chinois 2016-2020 constitue un changement important du paradigme socio–économique à travers:

- . La limitation  du taux de croissance à 6-7% combiné avec des politiques de développement durable, équilibré et inclusif.
-.  L’affirmation du marché intérieurcomme moteur de croissance à travers notamment des augmentations de salaires et l’extension de la sécurité sociale, et ce parallèlement à l’assouplissement de la politique de l’enfant unique.
-.  Le développement de l’économie verte, des industries high-tech et du  secteur des services.
- . La réforme du marché financier, l’assainissement des entreprises publiques, la lutte contre la corruption ainsi que le développement régional.

 

 

_ Ce plan ambitieux fut précédé par l’annonce, en 2013, du méga projet de la route de la soie reliant l’Asie à l’Europe par voies terrestre et maritime longeant le Méditerranée. Le projet, englobant 65pays et regroupant 63% de la population mondiale, génèrerait un  volume d’échanges de 2,5 milliardsde dollars en 2025 contre 400millions en 2012. L’Asian Infrastructure Investment Bank qui vient d’ouvrir à Shangai, dotée d’un capital de 100milliards de dollars, renforcera le statut de cette ville comme place financière régionaleet mondiale,où fut installée la banque des BRICS avec un capital de 100 milliards de dollars.

 

_ Du made in China au’’ made by China ‘’: la Chine a accompli des progrès importants en matière de développement technologique (lancement de satellites, télécom, informatique quantique, TGV, nucléaire....). Après la pose sur la lune du module de véhicule d’exploration lunaire en 2013, Pékin projette l’envoi d’une sonde en Mars en 2020 et  d’un homme sur la lune en 2025.
De la politique de rattrapage, la Chine est passée à celle de l’innovation à travers la recherche et développement, le transfert de technologie des multinationales installées dans le pays et des acquisitions participations à l’étranger (IBM, Volvo, Aréva...). Les secteurs sont variés: voitures électriques, industries bio, économieverte, informatique, submersibles. La Chine dispose actuellement du premier parc éolien et de la plus grande production de panneaux solaires au monde. Grâce à une politique de “reverse technology” et de “reverse innovation” ce pays assure la fabrication de produits avec des rapports qualité-prix compétitifs, mieux adaptés aux besoins des pays en développement etaccompagnés de formules de financement attractives. L’Inde partage avec la Chine cette forme de technologie particulièrement en informatique quantique,médicaments génériques et production de voitures automobiles basiques.

 

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3- Le triangle “Chindiafrique”: une nouvelle dynamique de création de richesses ? (1)

L’Inde, dont la population dépassera celle de la Chine en 2025, est la 8e puissance économique mondiale en prix courants. Même si le taux de scolarisation demeure relativement limité, l’Inde forme chaque année autant d’ingénieurs que le  “stock” en la matière en France. Le taux de croissance qu’elle réalise est en nette progression (8% en 2014 et 7,3% en 2015). New Delhi et Pékin ont fait sortir des centaines de millions de leurs populations de la pauvreté etde  la malnutrition.En dépit de leurs spécificités politiques et idéologiques, de leurs divergences et compétition, les deux pays -membres des BRICS- ont eu la sagesse de convenir d’un “partenariat global” touchant des secteurs aussi sensibles que l’énergie. En compétition en Afrique, Pékinet New Delhi y sont néanmoins complémentaires. Le forum afro-indien s’est tenu en octobre 2015 à New Delhi, suivi du forum afro-chinois à Johannes bourg où Pékin a annoncé l’octroi d’une enveloppe de 60 milliardsde dollars, réservés notamment au financement de projets d’infrastructure.

  

_ Les deux pays ont développé leurs investissements au continent, objet d’une publication en 2007 de la Banque Mondiale au titre évocateur:“Africa’s  SilkRoadChina and India’s new frontier “.
Tout en mettant en exerguela dynamique nouvelle queconnaît le continent, lesauteursdulivresur la “Chindiafrique” – cité en référence - soulignentnotammentle stock de capital humain et économique de ce trio avec 1,5 milliard d’habitants de chacun des cotés du triangle soit au total la moitié de la population, et de la force dutravail et duPIBau monde en 2030.

-. le stock en capital humain, le potentiel de «reverse technology» et la possibilité pour l’Afrique de sauts technologiques(leap frogs).
- . les avantages compétitifs de la Chine (hardware informatique, énergie solaire...) et de l’Inde (software, énergie éolienne, médicaments génériques....).
- . les richesses minières en Afrique (1/3 des ressources mondiales), la dimension de son marché potentiel en énergiesrenouvelables,les voitures hybrides et les médicaments ciblés.
- . le potentiel de développement agricole en Afrique: OGM, agrobiologie, mise en valeur de terres cultivables (dont 80% ne sont pas actuellement exploitées en Afriquesub-saharienne).

 

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_ L’exploitation de ce potentiel implique notamment :

. La consolidation de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance au continent.

. L’impulsion de la synergie de la coopération avec laChine et l’Inde  avec d’autres partenaires asiatiques, notamment le Japon, la Corée du sud et la Malaisie, dans le cadre d’un partenariat afro-asiatique, ouvert à d’autres espaces européens et américains, dans une économie mondialisée. (…)

 

Opinions - 09.02.2016/ Mongi Lahbib

 

http://www.leaders.com.tn/article/19079-la-triade-chine-inde-afrique-vers-un-nouveaurelais-decroissance-mondiale


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7 - Le FMI ne veut pas admettre que la Chine est la première économie mondiale

 

La Chine représente 17,3% de l'économie mondiale contre 15,8% pour les États-Unis, selon les chiffres établis par le FMI lui-même. Mais ce dernier continue dans ses analyses de présenter les États-Unis comme la première économie mondiale. Explication d'une contradiction de gros calibre. Chaque pays calcule le Produit intérieur brut (PIB) dans sa propre monnaie nationale, ce qui va de soi, mais ce qui pose évidemment un problème pour comparer les PIB nationaux entre eux. Car il est indispensable de disposer d'une unité monétaire commune. Or c'est là que les choses se compliquent quelque peu.

 

Deux solutions sont alors possibles. La première, la plus simple en apparence, consiste à prendre le taux de change tel que l'indique le marché des monnaies. Mais ce taux fluctue chaque jour, et surtout il n'exprime pas parfaitement les réalités concrètes. Les touristes peuvent ainsi constater qu'on achète beaucoup plus de choses avec un euro converti en yuans à Pékin qu'à Paris avec un euro. Exemple entre mille, une coupe de cheveux coûte moins cher en Chine qu'en France. Ce constat est banal en soi mais il soulève un énorme problème pour les économistes: les PIB convertis aux taux des marchés des monnaies expriment mal les rapports réels entre les économies nationales. Pourquoi le travail du coiffeur chinois serait-il moins valorisé que son confrère de Paris ou de New York? C'est pourquoi il est devenu habituel de comparer les PIB en «parité de pouvoir d'achat» (PPA): les économistes calculent pour chaque pays un taux de change qui fait que le prix de la coupe de cheveux sera pratiquement le même à Pékin qu'à Paris. Et ce n'est que justice pour le coiffeur chinois dont le travail est ainsi reconnu à sa juste valeur. C'est ainsi que procède le Fonds monétaire international (FMI) dans toutes ses analyses.

 

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_ La Chine, 17,3% du PIB mondial

Selon ses propres données qui figurent dans le World Economic Outlook d'octobre 2016 (Perspectives mondiales) publié hier, on peut lire que le poids du PIB de la Chine (en «parité de pouvoir d'achat») représente 17,3% du PIB mondial, contre 15,8% pour celui des États-Unis, la zone euro pesant 12%, le Japon 4,2%, l'Allemagne 3,4%, la France 2,3% etc. Ces pondérations sont à juste titre fondamentales aux yeux des économistes du FMI car elles servent à établir la croissance de l'économie mondiale, qu'ils estiment à 3,1% en 2016 et 3,4% en 2017 .

Il y a bien sûr une autre façon de calculer la croissance mondiale, en partant cette fois des PIB nationaux convertis dans une même monnaie, le dollar et au taux de change des marchés. Les États-Unis avaient ainsi un PIB «nominal» de 17947 milliards de dollars en 2015 et celui de la Chine était de 10 983 milliards de dollars. Dans la mesure où la Chine a d'année en année une croissance plus rapide (6,6% prévus en 2016 contre 1,6% pour les États-Unis), la croissance mondiale apparaît évidemment plus forte quand on retient la pondération des PIB en «parité de pouvoir d'achat» (PPA) que lorsqu'on part des PIB nominaux.

 

C'est d'ailleurs ainsi que l'Organisation mondiale du commerce procède, et selon cette seconde méthode la croissance mondiale ne sera que de 2,2% cette année, selon l'OMC. Il faut évidemment avoir à l'esprit ces différences de méthodes et de chiffrages quand on examine la croissance mondiale. Chacune des deux approches a ses avantages et ses inconvénients. Celle du FMI exprime mieux les réalités concrètes des économies telles que les vivent les habitants de chaque pays. Celle de l'OMC est plus financière et commerciale, car le commerce international se fait en monnaies courantes et pas en «parités de pouvoirs d'achats»!

 

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_ Les États-Unis, puissance dominatrice

Ce qui étonne en revanche est que le FMI n'applique pas ses propres chiffres lorsqu'il désigne les pays . Ainsi lors de sa conférence de presse de mardi dernier et dans ses textes imprimés, Maurice Obstfeld a qualifié à plusieurs reprises les États-Unis de «première économie mondiale» et la Chine de deuxième. Voilà une contradiction de gros calibre, car ce n'est pas la réalité économique telle que les experts du FMI la conçoivent et l'analysent eux-mêmes. En même temps on comprend assez bien qu'ils «refoulent» , au sens freudien du terme, la réalité de la Chine «première économie mondiale» en retenant comme mesure le PIB en «parité de pouvoir d'achat», le choix délibéré du FMI par ailleurs !

 

Dans toute l'organisation du FMI, qui remonte à sa création en 1944, les États Unis apparaissent comme la puissance dominante. Ils sont le premier actionnaire de l'organisation internationale, avec une «quote-part» du capital de 17,47%, et un droit de vote de 16,54%, ce qui leur donne du fait des textes fondateurs un droit de veto. De son côté la Chine détient 6,42% du capital et 6,09% des droits de vote au FMI. De façon institutionnelle il est donc politiquement impossible pour les experts du Fonds de présenter la Chine comme la première économie mondiale par l'importance de son PIB (en «PPA»), même si c'est la réalité des choses dans les toutes leurs analyses économiques.

 

Par Jean-Pierre Robin / Mis à jour le 05/10/2016 / Publié le 05/10/2016/

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/10/05/20002-20161005ARTFIG00181-le-fmi-ne-veut-pas-admettre-que-la-chine-est-la-premiere-economie-mondiale.php


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