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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 16/06/2017 à 18:29:29
RUSSIE/ POLITIQUE NATIONALE ET INTERNATIONALE/ LIGNE DIRECTE : Ce qu’il faut retenir de la ligne directe 2017 du Président Vladimir Poutine



 

« LIGNE DIRECTE/ Président Poutine/ Sur les sanctions contre la Russie : « Les sanctions ne sont pas une nouveauté : dès que la Russie commence à relever la tête, dès que nos partenaires sentent que notre pays se renforce, ils nous soumettent à des restrictions. Il en a toujours été ainsi, même avant la Révolution – durant toute notre histoire. Les États-Unis ont l’intention d’adopter de nouvelles sanctions, et on peut se demander pourquoi ils le font. En réalité, il n’y a qu’une seule réponse : c’est pour nous contenir, nous « endiguer ». Les sanctions nous touchent, certes, mais pas de façon radicale. Nous sommes plus sensibles à la conjoncture internationale. Les États-Unis pensent que notre économie a baissé d’1% à cause des sanctions, l’ONU estime qu’elles nous ont fait perdre 50 à 52 milliards de dollars. Mais ceux qui ont introduit ces sanctions, eux, ont perdu 100 milliards de dollars !

Les sanctions nous ont permis de mobiliser nos cerveaux, nos ressources, nos talents, et de renforcer nos positions dans des domaines clés, tels l’aviation, la pharmaceutique, l’électronique, l’agriculture. Nous sommes devenus leader mondial dans l’exportation du blé : le voilà, le résultat des sanctions ! Les Chinois s’apprêtent à importer notre porc et notre volaille, nous n’en faisons plus venir de l’étranger mais, à l’inverse, nous cherchons toujours de nouveaux marchés d’écoulement. »

 

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1 - Ligne directe 2017 de Vladimir Poutine

 

« Jeudi 15 juin,  le président Vladimir Poutine a tenu sa 15e ligne directe publique avec la population, répondant, en l’espace de 3 heures et 56 minutes, à près de 70 questions de citoyens russes. Bilan. Les organisateurs de la Ligne directe ont reçu plus de 2 millions de questions. »

 

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_ Sur la crise économique

« La crise économique est-elle terminée ? Je voudrais de tout cœur répondre à cette question par l’affirmative et envoyer à la société un signal encourageant. Mais nous devons partir des données objectives. Et quelles sont-elles ? Les chiffres indiquent que la récession de l’économie russe a cessé, et que nous sommes entrés dans une période de croissance.Pourtant, je veux revenir sur un des principaux problèmes économiques : la diminution, depuis plusieurs années, des revenus de la population, et l’augmentation du nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté. Dans les années 1990, ces dernières représentaient 35 à 37% de la population russe, soit près de 40 millions d’individus. En 2012, ce chiffre n’était plus que de 10,7% – le plus bas de notre histoire. Aujourd’hui, malheureusement, il est remonté à 13,5%. Cela pourrait sembler peu, mais nous parlons, en pratique, de dizaines, voire de centaines de milliers de personnes.

Quelles sont les causes de ce fléau ? Il s’agit avant tout de la structure de notre économie, qui ne nous convient pas. Il faut aussi mentionner la faible productivité du travail en Russie : si nous ne parvenons pas à l’augmenter, il n’y aura ni création d’emplois, ni augmentation des salaires. »

 

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_ Sur l’économie

« Depuis trois trimestres, on constate une augmentation du PIB russe. +3% fin 2016, +5% au premier trimestre 2017, et +1,4% en avril. La production industrielle s’intensifie, avec une augmentation de 0,7% au premier trimestre de cette année. On constate aussi une hausse des investissements, de 2,3%, et une croissance des exportations de denrées non énergétiques, de 19%.Enfin, nous enregistrons actuellement un niveau d’inflation très bas – record dans l’histoire de la Russie – de 4,1% seulement. Ce qui nous permet d’espérer pouvoir atteindre notre objectif de 4% à la fin de l’année en cours. Sont également en hausse nos réserves de change de la Banque centrale, nos réserves internationales : nous avions entamé l’année dernière avec 368 milliards de dollars pour la finir avec 378 milliards de dollars. Cette année, ces réserves s’élèvent déjà à 405 milliards de dollars. »

 

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_ Sur les sanctions

« Les sanctions ne sont pas une nouveauté : dès que la Russie commence à relever la tête, dès que nos partenaires sentent que notre pays se renforce, ils nous soumettent à des restrictions. Il en a toujours été ainsi, même avant la Révolution – durant toute notre histoire. Les États-Unis ont l’intention d’adopter de nouvelles sanctions, et on peut se demander pourquoi ils le font. En réalité, il n’y a qu’une seule réponse : c’est pour nous contenir, nous « endiguer ».Les sanctions nous touchent, certes, mais pas de façon radicale. Nous sommes plus sensibles à la conjoncture internationale. Les États-Unis pensent que notre économie a baissé d’1% à cause des sanctions, l’ONU estime qu’elles nous ont fait perdre 50 à 52 milliards de dollars. Mais ceux qui ont introduit ces sanctions, eux, ont perdu 100 milliards de dollars !

Les sanctions nous ont permis de mobiliser nos cerveaux, nos ressources, nos talents, et de renforcer nos positions dans des domaines clés, tels l’aviation, la pharmaceutique, l’électronique, l’agriculture. Nous sommes devenus leader mondial dans l’exportation du blé : le voilà, le résultat des sanctions ! Les Chinois s’apprêtent à importer notre porc et notre volaille, nous n’en faisons plus venir de l’étranger mais, à l’inverse, nous cherchons toujours de nouveaux marchés d’écoulement.

 

Il y a deux ans, notre production de fruits et légumes était un sujet douloureux : nous avions cessé d’en importer et n’en possédions pas assez sur notre marché intérieur, donc les prix ont augmenté. Mais depuis, nous avons fait tout notre possible pour accroître notre production maraîchère – et je constate que cela fonctionne. L’inflation n’est plus que de 4,1 % en Russie, ce qui a fortement boosté notre production. L’embargo que nous avons introduit sur les denrées alimentaires en provenance d’Europe et des États-Unis restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2017, puis nous verrons. Si nos partenaires lèvent leurs sanctions, nous devrons faire de même. Nous devons assurer notre compétitivité sur le marché. [S’adressant aux producteurs de légumes, ndlr] Aujourd’hui, nous vous aidons de toutes nos forces, et si vous travaillez correctement, vous conserverez l’avantage sur les importateurs, car vos coûts logistiques sont moindres. Dans l’avenir, nous ne pourrons plus vous accorder des aides directes, mais nous continuerons de vous soutenir dans le respect des règles de l’OMC. »

 

Rappel. Les pays occidentaux ont adopté des sanctions contre la Russie après le rattachement de la Crimée à la Fédération et le déclenchement du conflit dans le sud-est de l’Ukraine. Initialement, ces mesures ciblaient des personnes physiques et morales précises, puis elles ont été élargies aux secteurs de l’énergie, de la défense et des finances. En août 2014, en réponse à ces restrictions, Moscou a mis en place des contre-sanctions, en particulier un embargo alimentaire. Le 29 juin 2016, le président russe Vladimir Poutine a prolongé cette interdiction d’importer certains produits en provenance de l’UE et des États-Unis jusqu’au 31 décembre 2017. Le 1er juillet, l’Union européenne a prolongé les sanctions économiques contre la Russie jusqu’au 31 janvier 2017. Le même jour, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a voté la prolongation de l’embargo russe jusqu’au 31 décembre 2017.

 

 

_ Sur la nomination des nouveaux gouverneurs

« Beaucoup de gouverneurs travaillaient depuis longtemps, et dans certaines régions, nous sentions que les gens attendaient des changements. Si les nouveaux responsables sont pour la plupart relativement jeunes, ils ont de l’expérience, ils ont tout pour réussir même si les régions ont effectivement de nombreux problèmes financiers. Au total, nous comptons allouer 50 milliards de roubles aux régions pour satisfaire leurs besoins. »

 

Rappel. Cinq gouverneurs ont donné leur démission au cours des deux premières semaines du mois de février. En attendant les prochaines élections, prévues pour septembre 2017, le Kremlin a désigné à leur place cinq jeunes gouverneurs intérimaires. Les experts perçoivent, derrière ces changements, la mise en place d’une nouvelle stratégie de développement de l’économie nationale. La suite à lire ici.


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_ Sur le programme des hectares gratuits en Extrême-Orient

                                                                       

« Le programme fonctionne bien, mais nous avons énormément de demandes (92 000 actuellement), et le système qui les gère s’essouffle. Nous avons tout de même réussi à satisfaire un tiers des demandes, soit 25 000. Aujourd’hui, il faut seulement deux mois et demi pour obtenir un hectare en Extrême-Orient, alors qu’il faut des années pour en obtenir un dans la partie centrale du pays. La Russie a plus de 43 millions d’hectares de terres agricoles non utilisées, ce sont des réserves foncières colossales. Nous devons aller au bout de cette expérience en Extrême-Orient et résoudre les problèmes. Il faut aussi éviter que des individus trop malins n’achètent beaucoup d’hectares pour les revendre et spéculer. La loi que nous avons élaborée les en empêche. »

Rappel. A partir de février 2017, en vertu de la loi “La terre au peuple”, promulguée par Vladimir Poutine le 2 mai, tout citoyen de Russie peut acquérir gratuitement un hectare de terre dans une des neuf régions ou républiques de l’Extrême-Orient russe.

 

 

_ Sur la gestion des déchets

« Le problème des décharges publiques est particulièrement sensible à Toula, au Tatarstan et dans la région de Moscou. Nous allons construire quatre usines d’incinération de déchets, dont trois dans la région de Moscou. C’est la compagnie Rostec qui va s’en charger, en coopération avec des groupes japonais. Le budget fédéral va allouer 50 milliards de roubles à la gestion du problème des déchets. Nous avons par ailleurs adopté une loi sur le recyclage des ordures, mais son entrée en vigueur a été reportée au 1er janvier 2019. Cette loi prévoit de taxer les entreprises, mais ces dernières nous ont demandé un report à cause de la crise. La population elle aussi sera soumise à des taxes écologiques. Toutefois, les effets de toutes ces mesures ne seront visibles qu’au bout d’un certain temps. »

Rappel. 2017 est l’année de l’écologie en Russie.

 

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_ Sur les problèmes démographiques

« Nous avons fait beaucoup pour stimuler la démographie en Russie, et notre natalité est actuellement en hausse – elle croît plus rapidement que dans les pays européens. Il faut se rappeler combien, sur ce plan, la Seconde Guerre mondiale nous a causé de lourdes pertes, des dégâts importants et durables – notre taux de natalité a alors chuté de 60%. Dans les années 1990, ensuite, les naissances ont de nouveau baissé de 50% – c’est-à-dire que les pertes démographiques de cette décennie 1990 sont comparables à celles que nous avons subies pendant la guerre.

 

Par conséquent, aujourd’hui, le nombre de jeunes gens en âge de procréer, surtout de jeunes femmes, s’est réduit – il s’agit essentiellement des gens nés dans les années 1990. Moins de gens peuvent donner naissance en Russie, et l’État doit donc agir pour éviter que le pays ne se retrouve dans un fossé démographique. Plus de sept millions de familles ont déjà reçu des aides. Et dans les régions où la situation démographique est particulièrement alarmante, nous avons même introduit des allocations supplémentaires pour la naissance d’un troisième enfant. Depuis 2000, le taux de mortalité infantile en Russie a été divisé par trois ; la mortalité maternelle par quatre. Aucun autre pays dans le monde n’affiche de résultats aussi encourageants dans sa sphère sociale. L’espérance de vie moyenne de la population augmente également : elle est aujourd’hui de 72 ans. »

 

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_ Sur la famille Poutine

« Mes enfants habitent Moscou et j’ai aussi des petits-enfants. Mes filles travaillent dans le domaine de la science et de l’éducation, elles ne s’occupent pas de politique, mes petits-enfants sont déjà à la maternelle. Je veux qu’ils grandissent comme des enfants normaux, et non comme des princes de sang. Si les gens apprennent qu’ils sont mes petits-enfants, on ne les laissera pas en paix, cela risque de porter préjudice à leur développement. Je l’ai dit : je tiens à ce qu’ils aient une enfance normale, et je vous demande donc votre compréhension. Je viens d’avoir un deuxième petit-fils. »

 

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_ Sur l’Ukraine

« En annonçant la nouvelle de l’abolition du régime de visas entre l’Ukraine et l’Union européenne, le président Petro Porochenko a cité ces vers de Lermontov : “Adieu, Russie sale ; pays des maîtres et des esclaves ; Et vous, uniformes bleus ; Et toi, peuple qui leur est dévoué”. Je constate que le président ukrainien connaît les classiques russes et s’intéresse à notre littérature – et je lui fais mes compliments pour cela. Mais ce poème de Lermontov a une suite: “Peut-être, derrière le mur du Caucase, pourrai-je me cacher de tes pachas”. Il faut se souvenir que Lermontov a écrit ces lignes en 1842 – à un moment où il se préparait à aller combattre dans le Caucase ; Lermontov était un officier, et il défendait son pays. Il faut aussi se rappeler qu’à cette époque, l’Ukraine faisait partie de la Russie. Et Lermontov, dans ce poème, parle de toute la Russie – y compris des régions qui sont aujourd’hui l’Ukraine.

 

En citant ces vers, Porochenko voulait montrer à ses électeurs qu’il avait tenu ses promesses, qu’il avait fait, comme disent les Ukrainiens, un “choix civilisationnel” – qu’il menait son pays vers l’Europe. Il a évoqué les “uniformes bleus”. Peut-être faut-il le prévenir : ces uniformes bleus que Lermontov voulait fuir en Russie sont tout aussi nombreux en Europe. Je rappellerai aussi ceci : il y a quelques années, nos revenus moyens, en Ukraine et en Russie, étaient de 550 dollars. Aujourd’hui, le revenu moyen est de 624 dollars en Russie – et de 250 dollars en Ukraine. Parallèlement, en Ukraine, les charges ont grimpé et les retraites ont chuté, la population ukrainienne risque d’être confrontée à des problèmes sanitaires.


Certes, nous aurions pu, nous aussi, trouver des exemples dans la littérature pour répondre à M. Porochenko. Mais je ne le ferai pas – par respect pour le peuple ukrainien, pour notre histoire et notre foi communes. Et si quelqu’un veut devenir européen pour de vrai, qu’il commence par fermer ses comptes offshore. Pour conclure, je ne citerai que ces vers du poète ukrainien Chevtchenko : “L’Ukraine s’était battue jusqu’au bout ; et ses enfants sont en train de la crucifier ; en faisant pire que les Polonais”. J’espère que cette situation prendra fin un jour. »

Rappel.  Depuis dimanche 11 juin, l’Union européenne a officiellement supprimé le régime des visas Schengen pour les Ukrainiens qui peuvent donc désormais passer 90 jours en Europe, à condition néanmoins de ne pas y travailler.

 

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_ Sur le développement des liaisons aériennes

« Les citoyens de notre pays doivent pouvoir voyager dans les régions sans passer obligatoirement par la capitale. Nous travaillons depuis quelques années à organiser le réseau de transport aérien pour la Sibérie orientale et l’Extrême orient. C’est un problème de taille, car les distances sont très longues et les passagers trop peu nombreux. Les entreprises publiques doivent s’occuper de ces vols régionaux. »

 

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_ Sur l’Arctique

« Nous prévoyons de construire quatre brise-glaces atomiques : outre l’Arktika [mis à l’eau jeudi 16 juin 2016], il s’agira du Sibir et de l’Oural ; et, vers 2025, d’un nouveau navire capable de briser des morceaux de glace de n’importe quelle épaisseur. Aucun pays au monde ne possède de brise-glace pareil. Mais nous, nous en avons besoin pour explorer le Nord, l’Arctique.La Russie va s’étendre grâce à l’Arctique, qui assurera son avenir. Vers 2050, 30% de nos hydrocarbures seront extraits en Arctique, nous avons déjà commencé à le faire. Si le réchauffement climatique se poursuit, la navigation dans l’Arctique va s’intensifier.

De nombreuses puissances s’intéressent à cette zone – nous sommes prêts à coopérer avec elles, mais nous devons assurer notre priorité. Nous savons que certains guides étrangers affirment déjà aux touristes, sur l’archipel François-Joseph, que celles-ci appartenaient “autrefois” à l’URSS. Nous devons faire preuve de prudence et garantir la souveraineté russe sur ce territoire. Nous devons défendre nos territoires, assurer leur sécurité. Nous savons aussi que l’itinéraire des missiles américains passe par l’Arctique : nous en sommes informés et nous devons veiller sur la situation. Nous ne nous occupions pas de ces questions par le passé parce que nous n’en avions pas les moyens. Mais la Russie est aujourd’hui de retour dans l’Arctique – et, je l’espère, à jamais. »

 

RappelLe brise-glace à propulsion nucléaire Arktika, le plus grand et le plus puissant au monde, a été mis à l’eau jeudi 16 juin au chantier naval de la Baltique, à Saint-Pétersbourg. L’Arktika est le premier d’une série de trois navires en construction, qui devront renouveler la flotte russe des brise-glace atomiques. Les trois brise-glace actuellement en circulation, qui arriveront au terme de leurs périodes d’exploitation en 2020, seront remplacés par l’Arktika, le Sibir et l’Oural, les deux derniers étant encore en chantier. La livraison des trois brise-glace est prévue, respectivement, pour 2017, 2019 et 2020. Ils sont tous construits dans le chantier naval de la Baltique, à Saint-Pétersbourg, sur une commande de Rosatomflot (corporation Rosatom). Le chantier naval de la Baltique est la seule usine fabriquant ce type de navires en Russie et dans le monde. La suite à lire ici.

 

 

_ Sur la passation de la cathédrale Saint-Isaac à l’Église

« La Russie est un État laïc, et elle le restera. Après la révolution d’Octobre, l’État a tout fait pour anéantir nos racines spirituelles et religieuses, de nombreuses églises ont été détruites. L’État a tenté de remplacer la Bible par le Code moral du constructeur du communisme, mais il y a échoué. Heureusement, la cathédrale Saint-Isaac a survécu. En pratique, cet édifice n’a jamais appartenu à l’Église mais à l’État – sachant que le Tsar était aussi le chef de l’Église russe. Saint-Isaac a été construite comme une église, et non comme un musée. À l’époque soviétique, ils en ont fait un “musée de l’athéisme” – une façon de railler les sentiments religieux des orthodoxes.

 

Mais il aussi vrai qu’aujourd’hui, des millions de gens visitent la cathédrale chaque année, dont des touristes étrangers. Nous avons une loi, datant de 2010, qui prescrit le transfert des bâtiments religieux à l’Église. Mais avons aussi des lois qui interdisent le transfert de propriété de bâtiments protégés par l’UNESCO. Nous allons résoudre ces contradictions en faisant en sorte que le culte soit rendu et que le musée continue de fonctionner. Nous devons respecter les sentiments religieux des gens et ne jamais oublier que cet édifice a pour vocation première d’être une église, et non un musée – même si la fonction de musée doit être sauvegardée. Il faut dépolitiser ce sujet. »

 

Rappel. Le 10 janvier 2017, le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Gueorgui Poltavtchenko, a annoncé officiellement le transfert de l’administration de la cathédrale Saint-Isaac à l’Église orthodoxe russe à compter de décembre 2017, pour une période de 49 ans. L’annonce a immédiatement suscité une vague de protestation au sein de la population pétersbourgeoise, qui a organisé plusieurs rassemblements et lancé une pétition, ayant déjà recueilli plus de 200 000 signatures. La suite à lire ici.

 


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_ Sur les États-Unis

« Pour nous, les États-Unis ne sont pas un ennemi. Nous avons été alliés lors des deux guerres mondiales, et l’Empire russe a joué un rôle important au moment de la guerre d’indépendance des États-Unis, en les aidant à l’obtenir. La russophobie qui est bien présente aujourd’hui aux États-Unis est la conséquence des luttes politiques internes qui s’intensifient. En Russie, nous sommes très nombreux à respecter les réalisations des Américains, et nous espérons qu’un jour, nos relations reviendront à la normale. Nous pouvons coopérer avec les États-Unis en veillant ensemble à la non-prolifération des armes nucléaires, en luttant ensemble contre la pauvreté et pour le respect de l’environnement. Nous connaissons la positions de M. Trump, mais rappelons-nous qu’il ne refuse pas de discuter. Il faut continuer de discuter avec lui au lieu de l’insulter, comme certains le font. Sans les États-Unis, il est impossible de résoudre les problèmes climatiques, les USA étant un des plus gros pollueurs mondiaux. Nous avons tout de même réussi à nous entendre avec Washington sur l’Iran, ce qui veut dire que nous sommes capables de travailler ensemble. Et sur la Syrie, il est évident pour tout un chacun que la crise ne pourra être résolue sans un travail concerté. Nous sommes prêts à un dialogue constructif. »

 

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_ Sur l’ex-directeur du FBI James Comey

« L’ancien directeur du FBI affirme que la Russie est intervenue dans les élections américaines sans fournir la moindre preuve. Il dit que nous avons “influencé les esprits”. Mais peut-il en être autrement dans le monde ?! La propagande américaine va bon train. Les ONG financées par les Américains ne constituent-elles pas une “influence américaine” sur nos vies ? Les intérêts américains sont partout, et ils se mêlent de tout. Nous avons pour notre part notre avis, notre point de vue – et nous continuerons de le défendre. Au moins, l’ex-directeur du FBI a reconnu que nous ne nous sommes pas mêlés de leur comptage des voix, heureusement ! Et s’il est poursuivi, qu’il sache que nous sommes prêts à lui accorder l’asile politique en Russie, comme à M. Snowden. »


Rappel. James Comey a été limogé le 9 mai sur ordre présidentiel alors que ses services enquêtaient sur de possibles collusions entre des proches de Trump et des responsables russes, pouvant avoir mené à une ingérence russe dans l’élection américaine.

 

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_ Sur l’accessibilité aux soins de santé

Dans tous les pays du monde, les patients sont très critiques envers leur système de santé national. Nous avons, en Russie, beaucoup de problèmes – et pourtant, en trois ans, nous avons construit 2 000 hôpitaux et cliniques. Mais il est vrai que nous manquons de médecins spécialisés, et que les files d’attente ne diminuent pas. Nous devons assurer l’accès aux soins médicaux pour tous.

 

 

_ Sur les relations avec les PME

« Malgré certains problèmes, nos petites et moyennes entreprises se développent, y compris dans la sphère des hautes technologies, ce qui nous réjouit vivement. Nos grandes entreprises doivent développer le réseau des PME en s’appuyant sur les PME russes, au lieu d’acheter bêtement de l’équipement à l’étranger. »

 

 

_ Sur la Syrie

« Nos opérations en Syrie nous ont permis de comprendre comment nos armements fonctionnaient sur le terrain, sur le champ de bataille, de les améliorer et de les peaufiner. L’expérience acquise dans ce pays nous a été extrêmement utile. Nous voulons permettre aux forces syriennes d’agir de façon indépendante et efficace. »


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_ Sur la destruction des “quatre étages” à Moscou

« D’ici 10 à 15 ans, ces immeubles moscovites vont tomber en ruines, et la capitale connaîtra les mêmes difficultés liées au logement que les autres régions russes. C’est pour ça que nous devons commencer à résoudre ce problème dès à présent – dans le respect de la loi et en tenant compte des intérêts des habitants. (…) Les logements vétustes sont un problème majeur. Nous avons 80 millions de m2 de logement vétuste dans le pays, et nous construisons autant de nouveau logement chaque année. Ce problème majeur, nous avons commencé à lui chercher des solutions dès 2010. De l’argent est alloué à ces fins. Nous devons comprendre combien de gens ont besoin d’être relogés. »

 

Rappel. Mercredi 14 juin, la Douma d’État a adopté en troisième et dernière lecture un projet de loi sur la rénovation des logements à Moscou, qui autorise notamment la démolition des immeubles comportant jusqu’à huit étages construits sur un modèle élaboré entre 1957 et 1968 (d’où leur surnom de « khrouchtchevka »). La suite à lire ici.

 

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_ Sur l’opposition

« Je suis prêt à parler avec tous ceux qui souhaitent réellement améliorer la vie des gens en Russie – et non tourner les problèmes à leur avantage, les utiliser à des fins de promotion personnelle. Certains de nos opposants spéculent sur les difficultés existantes au lieu de proposer des solutions. Mais les gens qui proposent des solutions, eux, méritent une attention toute particulière de la part des autorités. »

 

Rappel. Publié le 2 mars sur le compte de l’opposant Alexeï Navalny, le documentaire Ne l’appelez pas Dimon dénonce des affaires de corruption impliquant le Premier ministre Dmitri Medvedev. Visionné plus de 18 millions de fois sur Youtube, le film est à l’origine des manifestations du 26 mars et 12 juin. La suite à lire ici.

 

 

_ Si Poutine avait une machine à voyager dans le temps…

« Je voudrais voir comment Saint-Pétersbourg est née et s’est développée, je voudrais voir comment nos grands-pères se sont battus pendant la Seconde Guerre mondiale. Concernant l’avenir, cette machine, nous la possédons déjà : il s’agit de l’Histoire. Nous devons connaître et étudier l’Histoire afin de comprendre comment construire notre avenir. C’est aujourd’hui qu’il faut travailler à rendre l’avenir radieux. »

 

 

_ Que fait Poutine si on veut le berner ?

« Si je comprends que quelqu’un veut me tromper, avant de réagir, je tente de comprendre pourquoi il veut le faire, quels sont ses motivations et ses objectifs… Mais de toute façon, je ne l’oublie jamais. »

 

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_ Sprint final

. Savez-vous comment vivent les gens simples ?

« Je sais très bien comment vivent les gens simples en Russie. Je ne peux pas laisser la lumière allumée en sortant d’une pièce, je l’éteins toujours. Parce que mon père a toujours fait très attention à cela, et je garde cette habitude. »

 

. On dit que vous êtes un malade du numérique. Est-ce vrai ?

« Je suis en bonne santé, merci. Simplement, sans le numérique, nous ne pourrons pas passer au nouveau stade du développement technologique – et alors, nous n’aurons pas d’avenir. Nous avons toujours une excellente école de mathématiques, la programmation se développe aussi très bien en Russie, l’objectif est d’assurer l’existence d’un marché pour nos programmeurs. »

 

. Que faites-vous pendant votre temps libre ?

« Je travaille. »

 

. Quel chef d’État a la poignée de main la plus forte ?

« La force d’un chef d’État se mesure à son attitude envers son pays et son peuple – et non à la vigueur de sa poignée de main. »

 

. Quand vous dites : Je ne trahis pas les miens, pensez-vous aussi à tous les corrompus qui vous entourent ?

« Les corrompus, ce ne sont pas les miens. »

 

. Avez-vous lu des livres sur vous ?

« Je n’ai lu aucun des livres qui m’ont été consacrés. »

 

. Quelle est votre plus grosse pêche ?

« Le plus gros poisson que j’ai attrapé pesait 20 kilos. »

 

. Quand le président va-t-il rouler en voiture russe ?

« J’espère que le président russe pourra très bientôt rouler dans une voiture de fabrication nationale. La Russie doit bien évidemment fabriquer des voitures pour les membres du gouvernement. »

 

. Qui sera votre successeur ?

« Ce sera au peuple russe de le désigner. Mais je dirai en temps voulu qui me paraît le plus apte à me succéder à ce poste. »

 

 

_ Le mot de la fin :« Nous devons assurer la hausse des revenus de la population. Nous devons mettre fin à la misère, aux baraquements. Nous devons développer notre économie. Nous avons besoin du numérique, nous devons réorganiser notre travail au niveau administratif, améliorer notre gestion administrative. »

 

lecourrierderussie.com/ La Rédaction / Publié le 15 juin 2017.

 

https://www.lecourrierderussie.com/politique/2017/06/ligne-directe-2017-vladimir-poutine/


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2 - Crise économique, Etats-Unis et famille : Poutine s’adresse aux Russes lors de sa grand-messe annuelle

 

Le président n’a toutefois rien dit sur l’arrestation de plus de 1 720 manifestants sortis lundi dans les rues pour protester contre la corruption des élites.Lors de sa quinzième séance annuelle de questions-réponses intitulée « Ligne directe », durant laquelle les Russes sont invités à poser leurs questions directement au président, Vladimir Poutine a dû répondre sur tous les sujets qui intéressent ces concitoyens : la pauvreté, les décharges à ciel ouvert, le prix des médicaments ou l’art d’être grand-père.

 

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_ Critiques inattendues

Cet exercice médiatique minutieusement rodé a, cette année, été troublé par une série de SMS malveillants affichés en direct à l’écran à l’intention de M. Poutine, qui n’a toujours pas annoncé s’il briguerait un quatrième mandat, à neuf mois de la présidentielle de 2018.« Trois mandats présidentiels, c’est assez ! », « Quand cesserez-vous de violer la Constitution ? », « Quand rendrez-vous le pouvoir aux communistes ? », figuraient parmi les messages affichés dans un cadre bleu à droite de l’écran.Ces questions n’ont pas été posées au président Poutine, et il n’a pas non plus été interrogé, après plus de trois heures d’émission, sur l’arrestation de plus de 1 720 manifestants sortis lundi 12 juin dans les rues à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny pour protester contre la corruption des élites.


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_ Retour de la croissance

La grande majorité des doléances ont porté cette année sur les difficultés économiques rencontrées par les habitants à travers la Russie, notamment en province : salaires minuscules, amateurisme des responsables locaux et inefficacité de l’administration, désastres écologiques et infrastructures inexistantes.Plusieurs années de crise économique et monétaire, aggravée par la chute des prix du pétrole et les sanctions occidentales liées à la crise ukrainienne, ont fait plonger le pouvoir d’achat et les revenus de la population.

« La récession est terminée », a insisté M. Poutine, reconnaissant néanmoins que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté avait augmenté de manière « préoccupante » dans le pays et promettant de travailler à l’amélioration du niveau de vie.Le nombre de Russes vivant sous le seuil de pauvreté a approché l’an dernier 20 millions, plus de trois millions et demi de plus qu’en 2014. Un bond en arrière de dix ans en termes d’amélioration du niveau de vie après d’importants progrès au début des années 2000.

 

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_ L’attitude des Etats-Unis

Ces réclamations surviennent au lendemain de l’adoption de nouvelles sanctions contre la Russie par le Sénat américain, décision vivement critiquée par M. Poutine et qui relève, selon lui, d’une politique d’« endiguement » de Washington à l’égard de Moscou. M. Poutine a néanmoins appelé les Etats-Unis à coopérer avec la Russie sur les principaux problèmes internationaux.Interrogé sur l’ancien chef du FBI James Comey, limogé par Donald Trump en plein cœur d’une tempête politique sur une ingérence présumée du Kremlin dans la campagne présidentielle américaine, M. Poutine a répondu par la plaisanterie en comparant M. Comey à Edward Snowden, réfugié en Russie après ses révélations sur la surveillance de la NSA. « Si une enquête est ouverte à son encontre, nous sommes prêts à lui accorder l’asile politique en Russie. Il doit le savoir », a lancé le président russe.

 

 

_ Secret qu’il garde autour de sa vie de famille

Questionné sur le secret qu’il garde autour de sa vie de famille, le président russe a annoncé être grand-père de deux petits-enfants, révélant pour la première fois leur existence à la télévision russe. « En ce qui concerne mes petits-enfants, l’un va déjà au jardin d’enfants. Comprenez cela : je ne veux pas qu’ils grandissent comme des princes, je veux qu’ils grandissent comme des gens normaux », s’est expliqué le président russe, ajoutant que « l’un est né récemment ».

 

Le Monde.fr avec AFP/ 15.06.2017/ Mis à jour le 15.06.2017/

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/06/15/vladimir-poutine-repond-aux-russes_5145112_3214.html


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3 - Moisson de contrats au Forum de Saint-Pétersbourg

 

Les investisseurs étrangers ont été séduits par 205 projets en Russie, selon une étude d’Ernst & Young. Les investissements étrangers en Russie sont en hausse depuis le début de cette année, a annoncé le président Vladimir Poutine intervenant le 2 juin au 21ème Forum économique international de Saint-Pétersbourg. « À l’issue du premier trimestre de l’année, les investissements étrangers directs dans l’économie nationale se sont montés à plus de 7 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros). C’est le meilleur indice de ces trois dernières années », a-t-il fait remarquer.

 

Le PIB russe augmente pour le troisième trimestre consécutif. Selon une estimation préliminaire, l’accroissement était déjà de 1,4% en avril, a poursuivi Vladimir Poutine. « Nous pouvons dire d’ores et déjà que l’économie vit actuellement une nouvelle étape de redressement », a-t-il constaté. Les ventes de voitures et les crédits hypothécaires sont en hausse : or ce sont les grands indices de la reprise économique, a-t-il affirmé.

 

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_ Investissements records

La Russie s’est classée 7ème parmi les pays d’Europe les plus populaires auprès des investisseurs étrangers, indique Ernst & Young dans une étude publiée sur son site le 1er juin. En un an, le nombre de projets qui ont séduit les investisseurs étrangers en Russie a augmenté pour atteindre 205, le chiffre le plus élevé pour la Russie depuis 2005, année de la première étude du genre, souligne Ernst & Young.

Par rapport aux données de 2015, le nombre de transactions passées en Russie avec la participation du capital étranger s’est accru de 61%. En un an, la Russie a dépassé sur la liste la Belgique, qui est descendue de la 6ème à la 8ème place, ses rythmes de croissance ayant chuté de 5%. Les Pays-Bas ont affiché le même chiffre (5%), mais ont dépassé la Russie d’après le nombre de projets (207). Les investisseurs se sont focalisés essentiellement sur le secteur des ventes et celui du marketing. Environ 46% du nombre total de projets à investissements étrangers directs sont revenus à ces deux secteurs, suivis de la production et de la logistique.

 

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_ Qui investit en Russie

L’Allemagne et les États-Unis détiennent le leadership d’après le nombre de projets d’investissement en Russie. « Les projets allemands ont augmenté de presque 20% pour passer de 36 à 43. Pour les États-Unis, 2016 a été une année record, le nombre de leur projets russes s’étant accru de 31% pour arriver à 38, soit le chiffre maximum de toute l’histoire de cette étude », a souligné Alexandre Ivlev, partenaire gérant d’Ernst & Young en Russie. L’Europe occidentale reste le principal investisseur dans l’économie russe. En 2016, ses investisseurs ont opté pour 98 projets, soit presque autant que l’année précédente marquée par 100 projets. Le nombre de projets des investisseurs français reste stable : 20 projets en 2015 et autant en 2016. Mais celui des sociétés italiennes s’est réduit près de moitié, baissant de 12 à 7. Au sein du trio des principaux investisseurs européens en Russie, l’Italie a cédé la place à l’Autriche dont les compagnies ont investi dans neuf projets en 2016.

 

La Russie recèle un important potentiel pour attirer des investissements de l’Asie et du Proche-Orient, a affirmé ArtourParfentchikov, gouverneur par intérim de la Carélie (nord-ouest). « Cette année, les investissements pourraient s’accroître encore de 20% à 30%, car nous possédons un grand marché intérieur avec un énorme potentiel qui pourrait attirer les investisseurs d’Asie et du Proche-Orient », a-t-il noté. Selon lui, les investisseurs étrangers sont aujourd’hui séduits par des projets en Russie sur fond d’accroissement des prix du pétrole, de rouble assez stable et de réduction des barrières administratives, a-t-il déclaré.

 

L’étude d’Ernst & Young fait observer que l’année dernière a été marquée par une activité croissante des investisseurs chinois dans les pays européens. Ainsi, en 2016, les sociétés chinoises ont réalisé des investissements dans 297 projets en Europe, soit 25% de plus qu’en 2015. « En raison de la volatilité du rouble, la situation géopolitique et une inflation dépassant 10%, les investisseurs passaient auparavant à côté de la Russie, redoutant de perdre leurs capitaux », a affirmé TimourNigmatoulline, analyste financier du groupe Finam. La situation se normalisant progressivement, les investisseurs, notamment français et allemands regardent de nouveau vers la Russie, a-t-il constaté. Pour ce qui est de la Chine et des pays arabes, ils ne s’empressent pas d’investir de grandes sommes, a-t-il ajouté.

 

5 juin 2017 KIRA KALININA

 

https://fr.rbth.com/economie/2017/06/05/moisson-de-contrats-au-forum-de-saint-petersbourg_776570


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4 - L’OCS réunit désormais près de la moitié de la population mondiale

 

Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) dans la capitale du Kazakhstan, Astana, a été marqué par l’adhésion officielle de l’Inde et du Pakistan, ce qui en fait désormais une des plus grandes organisations mondiales. À l'issue de son sommet d'Astana et de l'adhésion de deux puissances nucléaires, l'Inde et le Pakistan, l'OCS réunit désormais plus de 3 milliards de personnes, soit un peu moins de la moitié de la population du globe. Les experts ne doutent pas que l'élargissement de l'OCS, qui a toujours déclaré être ouverte à l'adhésion de nouveaux membres, contribuera à renforcer son prestige.

 

Cependant, avant de s'élargir, il a fallu soigneusement peser le pour et le contre. La décision de lancer le processus d'adhésion de l'Inde et du Pakistan, finalisé vendredi 9 juin à Astana, a été prise sous la présidence russe de l'OCS lors du sommet de l'organisation à Oufa en 2015. En ce qui concerne l'élargissement de l'OCS, Moscou a toujours souligné que pour faire face aux menaces pesant sur la sécurité régionale, il fallait agir conjointement et qu'en ce sens l'élargissement n'avait pas d'alternative. « Il ne fait aucun doute que l'élargissement de l'Organisation de coopération de Shanghai la rendra plus puissante et influente dans le domaine politique, économique et humanitaire », a déclaré le président russe Vladimir Poutine au cours du sommet.


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D'autres dirigeants, notamment le président chinois Xi Jinping, ont hautement apprécié l'adhésion de l'Inde et du Pakistan. Jia Lieying, doyen de l'Institut des relations internationales de l'Université des langues de Pékin, a confié à Sputnik que l'adhésion de l'Inde et du Pakistan constituait l'apogée du sommet d'Astana.  

« À l'étape initiale, l'Organisation de coopération de Shanghai regroupait cinq États. En 2001, ils étaient six. Aucun nouveau membre n'a été admis pendant 16 ans… Cette année, l'Inde et le Pakistan sont devenus membres à part entière. Leur adhésion offrira davantage de possibilités de coopération dans le cadre de l'OCS. Il convient de noter qu'elle jouera un rôle positif pour améliorer les relations indo-pakistanaises et sino-indiennes. Les États pourront régler leurs différends sur une plateforme nouvelle. Cela donnera un exemple positif à d'autres organisations régionales », a indiqué l'expert. 

 

© SputnikInternational/ 10.06.2017/ Mis à jour 10.06.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201706101031778314-sommet-ocs-adhesion-inde-pakistan/


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