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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

LEADERSHIP ET BUSINESS


Publié le 08/07/2017 à 19:22:35
AFRIQUE/ UNION AFRICAINE : Réforme institutionnelle, sécurité, zone de libre échange…, ces principaux enjeux du 29e sommet de l'Union africaine



 

« Union africaine, 29e sommet/2017 : Le 29e sommet de l’Union Africaine (UA) s’est tenu les 3 et 4 juillet en Éthiopie. Parmi les grands sujets à l’ordre du jour, l’autofinancement de cette institution, sa gouvernance et la jeunesse africaine. Encore un sommet de l’Union africaine (UA) où l’on a beaucoup parlé sans noter des avancées notoires pour le continent. Au cours de cette 29e réunion des chefs d’État africains, trois sujets ont dominé les débats : son autofinancement, sa gouvernance et enfin, sa jeunesse. »

 

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1 - Bilan mitigé pour LE 29e sommet l’Union africaine

 

Tenu du 03 au 04 juillet dernier à Addis ABEBA, le sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine s’est achevé sans véritables acquis. Sur la question du financement qui doit assurer la souveraineté de l’organisation, des réticences demeurent pour faire appliquer la décision de taxer les produits non africains.

Le 29ème sommet de l’Union Africaine a pris fin ce 4 juillet à Addis Abeba. Après deux jours de débats, la volonté de l’Union d’assurer son propre financement a été réaffirmée. Un financement qui reste assuré en grande partie par l’extérieur notamment l’Union Européenne jusqu’à hauteur de 70%. Le prélèvement de taxe sur les produits importés en Afrique reste pour le moment une des pistes pour atteindre cette indépendance financière. Or, cette volonté semble aller à l’encontre des intérêts de certains pays dont la Tunisie, le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Egypte principaux partenaires commerciaux de l’Europe. Le président Guinéen Alpha KONDE, président en exercice de l’Union Africaine reste en tout cas déterminé à faire l’unanimité autour de la nécessité de cette taxe.

 

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_ Réformer l’union mais comment ?

Sur le chantier des réformes, le sommet veut également avancer avec la proposition du comité des réformes présidé par le président Rwandais Paul KAGAME. Un sommet une fois par an au lieu d’un tous les six mois. Un souhait exprimé par le président en exercice de l’Union le président Alpha KONDE et auquel adhère déjà le président Ivoirien Alassane OUATTARA.

 

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_ Des grands maux pas encore de grands remèdes

. La jeunesse qui était au cœur des préoccupations de ce forum reste cependant confrontée aux énormes défis liés notamment à l’emploi et aux migrations. Le président du Tchad Idriss Deby ITNO, qui président le comité chargé de ce thème a annoncé les différentes initiatives entreprises pour la jeunesse dont « l’avenir » ne se trouve pas au fond de la méditerranée, a-t-il déclaré.

 

. Sur le plan sécuritaire, le président de la commission de l’Union Africaine Moussa Faki MAHAMAT, a affirmé que l’Afrique fera de son mieux pour faire taire les armes d’ici à 2020 et de parler d’une même voix sur les grands problèmes de paix et de sécurité à travers des positions communes convenues. Tout en indiquant la nécessité pour le continent de mettre l’accent sur la prévention des conflits, le président de la commission de l’Union invite les organismes régionaux à coordonner les actions avec l’union africaine.

 

. Parmi les résolutions prises au cours de ce sommet, celle condamnant les « sanctions unilatérales » allusion aux sanctions individuelles des Etats-Unis et de l’Union Européenne contre certaines personnalités de la République Démocratique du Congo, a été saluée par la délégation de ce pays. Autre délégation à se réjouir, celle du Maroc, concernant la résolution adoptant un amendement à une résolution du conseil des ministres qui parlait du Sahara occidental comme d’ « un territoire occupé ». Pour certains observateurs ce sommet n’enregistre pas de véritables avancées, se contentant de réaffirmer des volontés déjà exprimées. Notamment sur l’auto financement mais qui reste à concrétiser.

 

La présidente du Libéria Ellen Johnson SIRLEAF a fait ses adieux au sommet. Elle participait à son dernier sommet en tant que chef d’Etat car elle arrive à la fin de son mandat à la tête du Libéria avec un bilan jugé positif alors que ce pays sortait de plusieurs années de guerre civile.

 

Publié le 05.07.2017 / par Fatoumata Maguiraga

 

http://www.journaldumali.com/2017/07/05/bilan-mitige-29e-sommet-lunion-africaine/


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2 - Politique/ 29e sommet de l’Union africaine : Des réformes sur les pas de Kadhafi

 

La 29e assemblée générale de l’Union africaine (UA), ouverte par des rencontres techniques depuis le 27 juin 2017, s’est achevée, le 4 juillet à Addis-Abeba, par l’adoption d’importantes décisions sur la vision stratégique de l’UA et sur les questions urgentes du continent. Après avoir fait adopter la période 2018-2027 comme décennie de la jeunesse africaine par le sommet, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est resté jusqu’à la clôture et a accordé des audiences à des personnalités.

 

«Il faut sortir de cette situation, il faut sortir des frontières héritées de la colonisation», a lancé Mahamadou Issoufou, le Président nigérien, à la 29e session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qui a pris fin le 4 juillet 2017 à Addis-Abeba. «L’Afrique doit devenir un havre de paix, de prospérité», tel est le vœu du Président de la Guinée, président en exercice de l’UA, Alpha Condé. Pour sa part, le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat a prévenu les chefs d’Etat : «Décider des options et faire le contraire est désormais une position politique intenable, éthiquement répréhensible». A ce sommet, insistant sur un thème déjà abordé lors de la session précédente, les leaders des 55 pays-membres de l’Union semblaient plus engagés dans le renouveau africain, tout au moins dans leurs ambitions, leurs décisions et leurs interventions. Un entrain qui n’est pas sans appeler l’ère Kadhafi, grand artisan de l’Union africaine dans son format actuel.

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ont adopté des réformes à mi-chemin qui portent d’une part, sur les préoccupations africaines, notamment la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, les maladies les plus dévastatrices sur le continent. Ils ont aussi adopté des mesures de lutte contre l’insécurité dans les zones instables, de même que des mesures de promotion de la paix, de la jeunesse et de l’emploi. D’autre part, la question genre et la lutte contre les mariages précoces, ont été examinés. Pour le Président zambien, champion de la lutte contre le mariage précoce, il faut maintenir les jeunes filles à l’école pour éviter le mariage précoce. C’est ce qu’il fait dans son pays et appelle les autres à en faire autant.

Mais les chefs d’Etat ont surtout insisté sur l’autonomie financière de l’Union telle que l’avait envisagé l’ex-guide libyen, sur la formation d’un bloc africain beaucoup plus homogène et parlant le même langage aux fora internationaux et enfin, sur une Afrique débarrassée des frontières fixées par la colonisation. 


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_ L’autonomie financière de l’UA en marche
Désigné par ses pairs comme «leader» ou «champion» à la tête du comité chargé des réformes institutionnelles de l’Union africaine, le Président tchadien, Idriss Deby Itno, a présenté un rapport adopté avec des réserves. L’une des plus importantes réformes porte sur l’autonomie financière de l’Union. Les chefs d’Etat africains ne supportent plus la dépendance de l’Union africaine vis-à-vis des partenaires extérieurs, devenus très importants et à la fois encombrants. Par exemple, le budget initial 2016-2017 de l’UA, estimé à 707 millions d’euros, est financé à 73% par les partenaires de l’Union européenne, de la Chine, des Etats-Unis et de la Banque mondiale.

 

Les prélèvements attendus sur les importations devraient permettre à l’Union de disposer de fonds beaucoup plus importants que les soutiens que lui offrent ses partenaires, de l’avis de Carlos Lopes, universitaire bissau-guinéen et membre du comité chargé des reformes. Cette taxe adoptée en juillet 2016 à Kigali au Rwanda, rencontre néanmoins quelques difficultés dans sa mise en œuvre. A l’heure actuelle, seules la Côte d’Ivoire et la Guinée sont en phase avec le principe. Des pays comme l’Afrique du Sud ou l’Angola émettent des réserves par rapport à leurs lois fondamentales ou par rapport aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Un comité ad hoc a été mis en place pour aplanir les divergences et dissiper les craintes afin de faciliter la ratification de la disposition par la majorité des pays d’ici la fin de l’année. Le Burkina Faso et ses voisins de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) seraient bien avancés sur ce dossier, dit-on. Pour M. Lopes, la machine de l’autonomisation financière de l’UA est bien lancée.

 

Les réformes concernent aussi la rationalisation de la Commission de l’UA et la possibilité pour l’Union elle-même d’être dirigée par une troïka : un président en exercice, aidé par son prédécesseur et son successeur. L’idée est de rendre la gestion de l’UA plus efficace et de lui offrir expérience et renfort, étant donné que le président en exercice n’a souvent pas le temps pour gérer autant bien les affaires africaines que les préoccupations de ses concitoyens. La périodicité des sommets sera aussi revue, tout comme le nombre des sujets examinés à chaque session. Sur la troïka, on peut aussi constater que la machine est en marche avec comme président en exercice, le Pr Alpha Condé, activement soutenu par son prédécesseur Idriss Déby et son probable remplaçant qu’est Paul Kagamé du Rwanda.

 

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_ Vers la démolition des barrières commerciales
A côté de la question du financement, les chefs d’Etat ont aussi décidé de faire tomber les barrières commerciales intra-africaines. Cette réflexion est confiée au président nigérien, Mahamadou Issoufou, patron du comité chargé de la question. Le comité, à l’issue des rencontres avec les ministres africains en charge du commerce, a proposé que les marchés nationaux soient ouverts entre eux à hauteur de 90%. «Nous avons décidé de donner une impulsion et de stimuler le commerce intra africain, en supprimant les obstacles à ce commerce, en supprimant les obstacles tarifaires, en surmontant les obstacles non tarifaires.

 

C’est l’objectif qu’on s’est fixé», a expliqué le président Issoufou devant la presse au siège de l’UA. Pour lui, «un grand pas en avant» est déjà fait, permettant d’espérer la signature de l’accord d’ici la fin de l’année. Il est d’autant plus optimiste que la plupart des Etats auraient marqué leur accord de principe. Seuls sept pays ont souhaité que le niveau d’ouverture des marchés soit revu à 85%. «Dans les principes et les modalités de négociation, nous avons prévu des règles de flexibilité, des règles de souplesse ; il est clair que le futur accord que nous allons signer tiendra compte des cas particuliers de certains Etats», a-t-il ajouté.

 

En attendant, le commerce interafricain ne représente que 13% des échanges de l’ensemble des pays. Ce qui se comprend aux yeux du président nigérien. Il a rappelé qu’il existe 80700 km de frontières entre pays africains. A cela s’ajoutent des obstacles tarifaires et non tarifaires. Ce qui donne ce chiffre de 13%. Mais pour le «champion» du libre-échange interafricain, c’est un défi générationnel que les dirigeants actuels doivent relever, en accroissant le commerce intra-africain. Les ministres africains du commerce devront se retrouver à nouveau à Niamey, entre novembre et décembre 2017, afin de peaufiner les propositions existantes et préparer une réunion conjointe avec les ministres en charge des questions juridiques, apprend-t-on du côté du comité. «Notre mission historique, c’est de réaliser l’intégration économique de notre continent. Et nous ne trahirons pas cette mission ; nous avons pris l’engagement devant nos peuples », a promis Mahamadou Issoufou.

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_ La sécurité par les solutions politiques
Sur la question de la sécurité, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, tout au long du sommet, a plaidé en faveur d’une approche africaine. Les foyers d’insécurité où d’incertitude concernent le bassin du Lac Tchad où sévit le groupe Boko Haram, la zone sahélienne, mais aussi le Soudan du Sud, la Somalie, la Libye, la Centrafrique, le Congo Kinshasa, le Burundi, la Guinée Bissau…
Il a souhaité que les Africains se concertent et puissent parler d’une seule voie concernant les grandes questions de paix et de sécurité sur le continent. Pour lui, il faut donner la priorité à la prévention et à l’anticipation. Dès le 30 juin 2017, il avait insisté sur «l’urgence pour l’Afrique de prendre en main son propre besoin de paix et de sécurité». En présence des chefs d’Etat et de gouvernement, le 3 juillet 2017, il a déclaré avoir mené des actions visant à consacrer la volonté de l’Afrique de «s’assumer en assurant la solution de ses problèmes».

 

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_ La touche du Burkina à la renaissance africaine
Le sujet de la jeunesse, thème central de la rencontre, a été abordé sous l’angle de la formation, de l’employabilité et de la responsabilité. Apportant sa contribution au sujet, le Burkina a fait adopter la période 2018-2027 comme la décennie de la formation de la jeunesse africaine. Pourquoi une telle contribution ? Pour le ministre burkinabè en charge de la jeunesse, Smaïla Ouédraogo, tous les pays africains sont confrontés à des niveaux différents, à la problématique de la jeunesse en lien avec la formation et l’employabilité.

 

Au Burkina Faso, il n’y a que 4,5% des jeunes qui ont accès à la formation professionnelle et 0,2 spécifiquement à la formation professionnelle agricole, alors que l’économie du pays repose sur ce secteur. Et cette situation, de l’avis du ministre Ouédraogo, «est valable pour tous les pays». Sans abandonner la formation générale, le Burkina envisage alors de mettre l’accent sur des formations en conformité avec ses besoins économiques réels. Le ministre Smaïla Ouédraogo a révélé que dans cette optique, une importante rencontre d’experts est attendue à Ouagadougou avant la fin de l’année, afin de proposer des idées qui pourraient aussitôt être adoptées en janvier 2018 et partagées avec les autres pays.

 


De façon plus générale, les chefs d’Etat ont demandé au Président tchadien, Idriss Deby, champion de ce sujet, de réfléchir avec son équipe et avec les ministères des Finances pour créer les conditions pratiques d’accessibilité du fonds qui a été créé pour la jeunesse africaine. «La volonté, elle est claire, l’Union africaine place au cœur de ses préoccupations la question de la jeunesse», a-t-il rappelé. Un rapport d’étape, issu d’un forum africain organisé à N’Djamena, a été adopté. Il contient l’essentiel des préoccupations des jeunes et des esquisses de solution, apprend-t-on avec le ministre de la jeunesse. Le Président Kaboré, pour sa part, ne s’est pas exprimé sur le sujet à Addis-Abeba. Il a toutefois accordé des audiences au président de l’Autorité palestinienne et à la directrice exécutive intérimaire du Fonds des Nation unies pour la population (UNFPA). 

 

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Les premières dames s’engagent contre le SIDA

En marge du sommet, les épouses des chefs d’Etat se sont concertées autour du thème «Bâtir sur 15 ans d'engagement pour exploiter le dividende démographique d'Afrique en favorisant les besoins des adolescents et leur accès à des services de santé adaptés aux jeunes». Sous l’égide de l’Organisation des premières dames d’Afrique (OAFLA) qui tenait sa 19e assemblée générale, les épouses des chefs d’Etat se sont engagées pour un accès durable et abordable aux services de santé maternelle et infantile, au dépistage du VIH-SIDA et aux services de conseil et de vaccination.

 

Amira Elfadil, commissaire de l’Union africaine aux affaires sociales, a appelé les partenaires au développement à soutenir une campagne conjointe UA-OAFLA de lutte contre les nouvelles infections à VIH chez les enfants et de soutien aux mères infectées afin d’accélérer la fin de l'épidémie du SIDA parmi les enfants, les adolescents et les jeunes femmes, d'ici à 2020. Ce 29e sommet de l’UA aura été marqué par le dernier discours de la présidente libérienne, Helen J. Sirleaf, en fin de mandat. Elle a espéré avoir une autre femme démocratiquement élue à la prochaine session de l’UA.

 

Les grandes réformes de l’UA et de sa Commission semblent faire grand bruit à travers le continent. Elles viennent à la suite de celles insufflées par l’ex-guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi. Sous son mandat en effet, il voulait poser des actes concrets, faire disparaître simplement les frontières et construire les Etats-Unis d’Afrique. Celles en cours visent à briser les barrières héritées de la colonisation, mais «par le haut», c’est-à-dire, sans toucher au principe d’intangibilité des frontières. En somme, il s’agira d’une intégration à minima ou d’une intégration réaliste, c’est selon.

 

Aimé Mouor KAMBIRE/ De retour de Addis-Abeba/ Publié le vendredi 7 juillet 2017/  Sidwaya

 

http://news.aouaga.com/h/109509.html


 

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3 - Union africaine, un sommet sans grands effets

 

Le 29e sommet de l’Union Africaine (UA) s’est tenu les 3 et 4 juillet en Éthiopie. Parmi les grands sujets à l’ordre du jour, l’autofinancement de cette institution, sa gouvernance et la jeunesse africaine. Encore un sommet de l’Union africaine (UA) où l’on a beaucoup parlé sans noter des avancées notoires pour le continent. Au cours de cette 29e réunion des chefs d’État africains, trois sujets ont dominé les débats : son autofinancement, sa gouvernance et enfin, sa jeunesse.

 

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_ L’autofinancement, une ambition sans grande volonté

C’est un vieux serpent de mer. Aujourd’hui, le budget de l’UA est assuré à 73 % par l’Union européenne et Pékin. Une situation que regrettent, officiellement, les chefs d’État africains. Pour remédier à cette situation peu honorable pour le crédit et l’autorité de cette institution, ils avaient décidé, en juillet 2016, de la financer en taxant les produits importés sur le continent, à hauteur de 0,2 %. Las, un an plus tard, la mesure n’est toujours pas généralisée aux 55 États membres. En dépit des nombreuses envolées lyriques en faveur de l’impérieuse nécessitée de s’autofinancer, la majorité des pays n’ont pas pris les mesures nécessaires pour y parvenir. Les poids lourds de l’économie africaine, comme l’Afrique du Sud et le Nigeria, y sont hostiles.

Pourtant, les 15 pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) financent leur organisation par ce biais. Mais le modèle peine à s’étendre à l’ensemble du continent. C’est dans ce contexte que le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait un don d’un million de dollars (879 000 €) pour financer l’UA : une somme tirée de la vente aux enchères de 300 têtes de bétail.

 

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_ La gouvernance en marche

Autre sujet récurent des sommets de l’UA, l’efficacité de son organisation. Loin de constituer une cour homogène, cette assemblée est surtout marquée par la divergence des intérêts de ses membres. Des oppositions qui paralysent son fonctionnement et sa prise de parole comme en témoigne sa reculade sur le dossier burundais. Le comité de réforme de l’Union africaine piloté par le Rwandais Paul Kagame n’a pas apporté de solutions éclairantes sur ces blocages. Il a préconisé, cependant, quelques changements : proposer un sommet par an et non plus deux. Et constituer une troïka à la tête de l’UA composée du président sortant, du président en exercice et du futur président.

 

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_ Au nom de la jeunesse

Une nouvelle fois, les chefs d’État africain se sont alarmés du sort de leur jeunesse. L’actuel président tournant de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, a ainsi déclaré : « Investir dans cette jeunesse, c’est tout d’abord la rassurer de notre détermination à lui ménager un présent acceptable et un futur meilleur. C’est la convaincre que l’Afrique demeure son socle et sa mamelle nourricière. Il s’agit donc pour nous de mutualiser nos efforts en vue de créer un espace africain propice à l’épanouissement de cette jeunesse à travers la transformation essentielle de nos systèmes et des méthodes de gouvernance pour une meilleure prise de conscience de l’impératif de l’unité africaine, ainsi que l’interaction politique et économique du continent. »

 

Une adresse partagée par le roi du Maroc, Mohamed VI. Dans son message destiné à l’UA, il a rappelé : « Aujourd’hui près de 600 millions d’Africains et d’Africaines sont des jeunes. En 2050, 400 millions d’Africains auront entre 15 et 24 ans. Cette progression souligne l’urgence d’orienter le dividende démographique vers l’émergence du continent. » Et de poursuivre : « Chaque année plus de 11 millions de jeunes Africains font leur entrée sur le marché du travail alors que seuls 3 millions d’emplois sont créés. Plus de 70 % des jeunes Africains vivent avec moins de 2 dollars par jour. » C’est pourquoi, a-t-il analysé, le continent « perd ses jeunes, par la migration légale ou illégale. Cette déperdition est injustifiable. Le destin de nos jeunes est-il au fond des eaux de la Méditerranée ? Leur mobilité doit-elle devenir une hémorragie ? Il nous appartient au contraire de la gérer pour en faire un atout. »

 

Si tout le monde partage ce terrible constat, personne parmi les chefs d’État n’a encore trouvé le moyen d’assurer un présent et un avenir à sa jeunesse. Lors du dernier sommet de l’UA, au mois de janvier, Alpha Condé avait déjà eu des mots semblables : « Il est de notre responsabilité commune d’améliorer les conditions de vie de ces jeunes en quête de lendemains meilleurs en dehors du continent et de mettre fin à leurs aventures suicidaires à travers le Sahara et les eaux de la Méditerranée. » Six mois plus tard, il ne dit toujours pas comment parvenir concrètement à cet indispensable objectif.

 

Laurent Larcher, le 04/07/2017

 

http://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Union-africaine-sommet-sans-grands-effets-2017-07-04-1200860368


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4 - Mo Ibrahim : « l'Union africaine n'a pas les moyens de ses ambitions »

 

Mohamed « Mo » Ibrahim, n'est pas un milliardaire comme les autres. Cet entrepreneur anglo-soudanais qui a fait fortune dans les télécoms, plaide depuis la création de la Fondation Mo Ibrahim en 2006 pour une meilleure gouvernance en Afrique. Son indice Mo Ibrahim, permettant d'évaluer annuellement la qualité de la gouvernance pour chaque pays africain, est devenu un repère pour les entrepreneurs souhaitant investir sur le contient. Dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique, le philanthrope détaille les priorités africaines pour améliorer la gouvernance et créer des emplois...

 

_ La Tribune Afrique : L'Union Africaine vient de tenir son sommet en ce début de semaine. Quel rôle peut-elle jouer pour améliorer la gouvernance dans le continent ?

. Mo Ibrahim : Si l'Union Africaine n'est pas un pays, la commission de l'Union Africaine n'est pas un gouvernement non plus. C'est une association de pays africains. Ce genre d'organismes peuvent être agissants ou symboliques. Tout dépend des membres du club. Pour le moment, la plupart des chefs d'Etat africains souhaitent retenir toute leur souveraineté. Et cela rend étroit l'espace de l'organisation en termes de pouvoirs. Il y a des limitations sur ce que peut faire l'Union Africaine. Elle peut plaider pour des politiques ou des projets ou visions. La présidente sortante par exemple a défendu la vision 2063. Mais ce n'est pas quelque chose qui va être réalisé par l'Union elle-même. Elle n' a pas les capacités pour l'exécuter.


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_ Pensez-vous que l'Union devrait avoir ces prérogatives ?

. Cela dépend des Etats membres. Vous pouvez voir par exemple l'Union Européenne où certains pays membres veulent voter une sortie de l'organisation parce qu'ils veulent avoir le contrôle de leurs frontières, comme ils le disent clairement. L'organisation européenne a soutenu le développement de ses pays membres en créant un marché commun. Je pense que de ce coté-là, l'Union a fait la force pour les pays européens. Mais en même moment, le transfert de souveraineté a posé un problème. Il n'est pas possible d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Les gens veulent l'intégration économique parce que c'est extrêmement efficace et précieux pour booster la croissance et l'économie. Mais si vous voulez un marché commun, il faut établir des régulations communes et vous aurez besoin d'un minimum d'autorité pour arbitrer les différends et les problèmes entre pays.

 

Il faut que les chefs d'Etat sachent s'ils sont prêts à troquer une partie de leur souveraineté contre une souveraineté commune (puisqu'on a quand même une voix au sein de l'union), et profiter des bénéfices qu'apporte ce marché commun. C'est un choix que les peuples doivent faire. Je pense que c'est important pour les africains de le faire. Mais pour que cela marche, il faut avoir la volonté politique et la compréhension des populations africaines des raisons qui font que cette intégration est importante. Autrement, on verra la montée des populistes qui ne vont pas arrêter de mettre en avant la souveraineté nationale et les frontières.

 

_ Vous êtes un optimiste quant à la démocratisation des pays africains. Qu'est ce qui justifie cet optimisme ?

. Nous avons plusieurs Etats démocratiques en Afrique. Les exemples sont multiples : l'Ile Maurice, la Namibie, le Botswana, le Sénégal... Tous ces pays sont des pays démocratiques. Je peux en citer au moins 20 autres qui ont des gouvernements décents et démocratiques. Je pense qu'on se focalise trop sur des cas comme celui de la Gambie, du Soudan, et d'autres pays. Mais je pense que l'Afrique subsaharienne est politiquement loin devant l'Afrique du nord.


_ L'Afrique connait des avancées considérables dans le secteur des TIC. Mais certains observateurs doutent des avantages que peuvent procurer ces avancées... A l'aune de votre expérience, quel est votre avis sur la question ?

. Je pense que les TIC avancent dans tous les pays africains. Même dans des pays comme la Somalie où le gouvernement n'a pas de pouvoir partout, les téléphones mobiles sont partout. Mais ce n'est qu'un outil. Il n'est pas le seul secteur qui poussera un pays vers le développement. Nous avons besoin de réformes, de structures fortes, de politiques efficaces. L'Afrique a surtout besoin d'une relance de son secteur agricole. Les TIC peuvent bien sûr aider l'agriculture.

Mais que peuvent faire ces technologies si on n'a pas de structures pour emmagasiner les grains ou des routes et des camions pour transporter les matériaux ?  Nous avons besoin d'infrastructures et de mesures globales pour aider les simples paysans à devenir des agriculteurs commerciaux. L'urgence est de sortir de l'agriculture de subsistance, qui est la plus répandue en Afrique. Les TIC ne sont que des outils qui utilisés avec efficience peuvent propulser les stratégies de développement des pays.

 

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_ Certains s'inquiètent de l'arrivée massive des chinois sur le continent. Donnez-vous du crédit à cette appréhension ?

. La Chine est un grand partenaire commercial de l'Afrique. C'est le deuxième après l'Europe, avec un très léger écart. Nous demandons à tous nos partenaires commerciaux à bien se comporter et à respecter les règles de transparence et de gouvernance. Cela est valable pour tout le monde. C'est quelque chose sur laquelle on doit rester très critique. Mais ce n'est pas pour autant que nous devons craindre les russes ou les américaines ou n'importe quel autre partenaire qui veut faire des affaires en Afrique.

Nous avons besoin d'une concurrence entre ses partenaires pour avoir de meilleurs prix et les meilleurs deals possibles. Historiquement, chaque marché de l'Afrique a été capturé par son ex-puissance coloniale. Dans ce que nous appelions l'Afrique francophone, c'était la France qui faisait le marché, pareil dans les régions anglophones... Ce n'est pas sain. Nous avons besoin de concurrence. Plus nous aurons de partenaires, mieux ce sera pour l'Afrique. Cela dit, ces partenaires ainsi que nos politiques doivent être transparents.

 

_ Selon vous, quels sont les chantiers prioritaires pour les pays africains pour booster une croissance inclusive qui crée des emplois...

. L'Agriculture est le secteur qui crée le plus d'emplois comparé aux secteurs minier et énergétique, qui n'en génèrent pas tellement. Nous avons besoin d'une bonne gestion de l'économie, qui consiste à la diversifier pour ne pas dépendre d'une ressource et éviter les chocs globaux des prix des matières premières. Nous avons également besoin d'un meilleur système d'éducation qui correspond aux besoins du marché. Politiquement, l'Afrique a besoin d'une gouvernance inclusive. Nous ne pouvons plus fonctionner dans des régimes où le gagnant emporte tout, sinon nous allons tomber dans la marginalisation d'une partie de la société. Le prix serait de tomber dans des perturbations. La plupart des guerres civiles ont éclaté parce que l'on a marginalisé une partie de la société. La paix et la stabilité sont importants pour inclure tout le monde.

 

_ Cela soulève aussi la question de la participation citoyenne. Vous pensez que la société civile africaine fait des progrès ?

. La société civile est entrain de grandir avec, naturellement, des rythmes différents d'un pays à un autre. Mais en général, les choses évoluent de façon saine. Il faut que les citoyens africains participent à la vie politique dans leur pays. Il faut absolument qu'ils sachent que leur devoir ne s'arrête pas à aller déposer un bulletin de vote chaque quatre ans et rentrer. C'est notre devoir de participer. Personnellement, je préfère parler de démocratie plutôt que de devoirs. La démocratie ne veut pas uniquement signifier des élections générales. Parler de démocratie c'est aussi parler de participation dans la vie politique. Les citoyens doivent faire partie du processus de la gouvernance parce que cela est important. Le feedback citoyen sur l'action gouvernementale est indispensable pour tout le monde.

 

_ Quels conseils adresseriez-vous à la jeunesse africaine ?

. Je leur conseille de ne pas perdre d'espoir. Votre destin est entre vos mains. Si vous n'arrivez pas à trouver un emploi, essayer de le créer vous-même. Mais ne sautez jamais dans un barque d'immigration clandestine. Participez à la vie de votre pays parce que vous êtes les seuls à pouvoir créer le changement.

 

Par Propos recueillis par Mehdi Lahdidi / 01/02/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2017-02-01/mo-ibrahim-l-union-africaine-n-a-pas-les-moyens-de-ses-ambitions.html


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5 - 29e sommet de l’Union africaine : réforme, crise et développement au menu des chefs d’Etats

 

Le 29e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’Union africaine se tient aujourd'hui et demain à Addis Abeba en Ethiopie où siège l’organisation continentale. Pour ce deuxième sommet de l’année, plusieurs sujets d’actualité majeure sont au menu de la session. Il s’agit notamment de la réforme de l’intuition en vue de lui accorder plus d’autonomie financière, la résolution des différentes crises que connaissent plusieurs pays du continent ainsi que des sujets relatifs au développement de l’Afrique. Des sujets qui suscitent beaucoup d’espoirs mais qui risquent de se confronter au manque criant de moyens.

 

C'est sous le même thème que le précédent sommet de janvier dernier que se tiennent, du 3 au 4 juillet au siège de l'organisation panafricaine d'Addis Abeba, le 29e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA). En présence de plusieurs dizaines de dirigeants du continent, les travaux ont en réalité démarré depuis les 27 et 28 juin avec la 34e session du Comité des représentants permanents (COREP) et par la suite la 31e réunion du Comité exécutif de l'Union, lequel regroupe les ministres des affaires étrangères des pays membres. Des rencontres en marge qui ont permis de baliser les grands sujets sur lesquels vont se pencher les principaux leaders africains durant les deux jours de plénière qui constituent le clou de la rencontre au sommet.

 

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_ Indépendance financière

C'est donc le thème : « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse » qui a été maintenu pour ce sommet, le deuxième de l'année, une manière pour l'organisation panafricaine de mettre en exergue les enjeux majeurs de la problématique de développement en Afrique. Cependant, sans rien occulter de l'importance du sujet, d'autres sujets d'actualités majeures ont plus cristallisé les débats lors de ce 29e Sommet de l'UA. Il s'agit notamment de questions d'intérêts stratégiques pour l'organisation et les pays africains notamment la réforme institutionnelle de l'organisation, celles relatives à la paix et la sécurité ainsi que l'adoption du budget 2018 de l'organisation et la mise en œuvre de l'Agenda 2063 de l'UA.

 

Entamée en juillet 2016 lors du sommet de Kigali au cours duquel le président rwandais Paul Kagamé a été chargé d'en chapeauté le processus, les grands axes de la réforme institutionnelle de l'organisation ont été présentés et adoptés lors du précédent sommet de janvier dernier d'Addis Abeba. Il reste donc à en définir les modalités à l'occasion de ce sommet avec comme principal objectif, l'indépendance financière de l'organisation continentale dont le budget, estimé par exemple à près de 800 millions de dollars pour 2018, dépend à plus de 80% de la contribution des donateurs extérieurs notamment l'Union européenne, les USA et la Chine.

 

Le défi pour les chefs d'Etats africains, c'est de s'affranchir de cette dépendance qui donne un droit de regard aux puissances étrangères. Dans le projet de réforme, le principe qui a été retenu est celui d'un prélèvement, à hauteur de 0,2%, des taxes sur les importations non africaines de chaque pays. Le principe est pourtant loin de faire l'unanimité autour de ce principe proposé initialement par l'ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka. Si certains pays notamment d'Afrique de l'Ouest, se sont déjà engagés dans ce sens, certains pays pour des raisons propres à la structure de leurs économies, hésitent encore. C'est le cas notamment de certains poids lourds du continent notamment l'Egypte et l'Afrique du Sud, même si pour ce sommet, Abdel Fattah Sissi et Jacob Zuma ne sont pas présents. Les dirigeants africains ont certes fait preuve d'optimisme à Addis Abeba, mais il va falloir encore attendre avant de voir la mesure entrer en vigueur.

 

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_ Réforme institutionnelle

En plus de l'autofinancement de l'organisation, la réforme devrait également porter sur d'autres révisions des textes en vue notamment de permettre à l'UA de jouer pleinement son rôle et d'être plus au service des populations. Selon le président de la Commission de l'UA, le tchadien Moussa Faki Mahamat, l'enjeu est de renforcer la crédibilité de l'organisation tant au sein des peuples africains qu'au niveau international. «  Notre crédibilité internationale est très importante car partout où j'ai été ces derniers cent jours, j'ai perçu la même réconfortante appréciation. Aucune organisation internationale, aucune grande ou moyenne puissance dans le monde n'entend plus désormais agir en Afrique sans l'Union africaine » a ainsi souligner le tchadien qui a été élu en janvier dernier et dont c'est le premier sommet à ce titre.

 

De ce fait, le président de la Commission a plaidé lors de la session du conseil des ministres, à « continuer à mériter cette immense reconnaissance nous impose de prendre les mesures, des réformes,  qui nous permettent de maintenir notre rang ». L'ancien chef de la diplomatie tchadienne n'a pas manqué de mettre l'accent sur la force de frappe du continent au niveau mondial faisant remarquer qu'à chaque fois chaque fois que l'Afrique a gardé notre unité et parlé d'une seule voix, « elle a remporté des victoires ». Toutefois, n'a-t-il pas manqué de rappeler, « malgré ces progrès, nous avons continué à donner l'image, dans beaucoup d'occasions d'un déploiement, en ordre dispersé ». Dans le même cadre des pistes de réformes proposées par la Commission présidée par Kagamé et que l'actuel président en exercice de l'UA, le guinéen Alpha Condé, veut acter avant de passer le témoin en  janvier prochain, a révision de certaines attributions de l'organisation au profit des communautés économiques régionales (CER). C'est particulièrement le cas de la résolution des crises que traversent certains pays, autres sujets majeures du sommet.

 

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_ Crises politiques et sécuritaires

Au menu de l'ordre du jour des dirigeants africains, la gestion des crises qui affectent plusieurs pays du continent et qui prennent de plus en plus de l'ampleur. Des crises politiques et sécuritaires qui affectent le développement du continent comme c'est le cas au Sahel notamment au Mali, en Lybie, au Sud Soudan, au Burundi ou en RDC.  Comme il fallait s'y attendre, c'est en terme très diplomatiques que les chefs d'Etat ont abordé ces sujets qui ont donné lieu à plusieurs réunions au sommet. L'UA a en effet mis plusieurs comités pour se pencher sur les questions majeures notamment la crise Libyenne.

 

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_ Vers une zone de libre-échange continentale

En plus d'autres sujets d'actualités notamment la problématique migratoire et les défis du financement du développement, les chefs d'Etat ont fait le point sur l'état d'avancement de l'Agenda 2063 de l'UA. L'une des questions qui a particulièrement retenu l'esprit, c'est la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), un chantier qui permettra d'instaurer un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs et au sein duquel « les produits circuleront et s'échangeront librement » selon le président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui a été également chargé par ses homologues de chapeauter ce chantier au nom de l'organisation.  Selon les estimations de l'UA, ma mise en œuvre effective de ce libre échange permettra, d'ici 2021, de doubler la part du commerce interafricain de 14 à 28% ce qui correspond à un gain annuel de 35 milliards de dollars pour le continent alors que jusque-là le commerce intra-africain ne représente que de 10% de ses échanges.

 

 « Nous pouvons mettre fin au paradoxe d'une Afrique qui regorge d'énormes ressources naturelles et dont les populations sont les plus pauvres du monde, une Afrique exportatrice de matières premières sans aucune transformation et dont les pays sont victimes de la détérioration des termes de l'échange, une Afrique dont la contribution au commerce mondial est marginale.» Mahamadou Issoufou

 

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_ Première participation du Maroc

Il convient de relever que ce 29e sommet a été marqué par la participation du Maroc, pour la première fois depuis une trentaine d'année, aux travaux comme membre à part entière après son retour dans l'organisation continentale en janvier dernier. Le Royaume a été représenté par une importante délégation conduite par le prince Moulay Rachid qui a prononcé une allocution du roi Mohammed VI sur les défis du phénomène migratoire pour l'Afrique dont l'identification des réponses adaptées lui a été également confiée par les chefs d'Etat africains lors du 28e sommet de l'organisation de janvier dernier.

 

Dans l'ensemble, les chefs d'Etat et de gouvernement du continent ont largement fait le déplacement. SI certaines absences ont été remarqués raisons comme c'est le cas du sud africain Jacob Zuma, de l'Egyptien Sissi ou du soudanais Omar El Béchir, d'autres étaient attendues comme pour le nigérian Buhari, le camerounais Paul Biya et l'algérien Bouteflika. D'autres présences ont par contre été surprenantes comme celle du congolais Joseph Kabila. Enfin il convient de rapporter que fidèle à son habitude, le président zimbabwéen Robert Mugabé a également fait sensation à l'occasion de ce sommet. Cette fois pas avec les diatribes anti-occidentales qu'on lui connait mais en remettant plutôt un chèque d'un million de dollars en faveur de la Fondation de l'Union africaine !

 

Par Aboubacar Yacouba Barma / 03/07/2017/

 

http://afrique.latribune.fr/politique/integration-regionale/2017-07-03/29e-sommet-de-l-union-africaine-reforme-crise-et-developpement-au-menu-des-chefs-d-etats-742595.html


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6 - Réforme institutionnelle et sécurité, les principaux enjeux du 29e sommet de l'Union africaine

 

Pour le 29e sommet de l'Union africaine qui débute lundi à Addis-Abeba, en Éthiopie, la question du financement sera largement évoquée pour s'affranchir des aides européennes, turques et chinoises. Les chefs d'États africains ne semblent pas se précipiter à Addis-Abeba, lundi 3 juillet pour le 29e sommet de l'Union africaine (UA). L'Afrique du Sud et le Nigeria ne seront pas représentés. "Jacob Zuma a préféré assister au congrès de son parti, l'ANC tandis que Muhammadu Buhari [le président du Nigeria] est absent pour raison de santé. Il est actuellement hospitalisé au Royaume-Uni", a précisé l'envoyé spécial de France 24, Nicolas Germain.

Alors que le Maroc a formellement réintégré l'organisation panafricaine, après trente ans d'absence, en raison du contentieux sur le statut du Sahara occidental, le roi Mohammed VI a préféré envoyer son frère Rachid ben El-Hassan Alaoui comme représentant. Le président camerounais Paul Biya n'assistera pas non plus à la rencontre.


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_ Kagame chargé de la réforme de l'UA

En revanche, les dirigeants du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad), qui ont rencontré Emmanuel Macron dimanche à Bamako pour mettre en place une force de 5 000 hommes dans le Sahel, ont fait le déplacement. Ils évoqueront à nouveau le thème de la sécurité. Seront également présents le Guinéen Alpha Condé, qui préside cette année l’UA, et le Rwandais Paul Kagame, qui pilote le Comité pour la réforme de l’UA, grand thème majeur de cette édition. L'objectif est ainsi de s'affranchir des donateurs étrangers. "Plus de 80 % des financements viennent des bailleurs de fonds non africains, notamment l'Occident, la Turquie et la Chine, ce qui pose un vrai problème de légitimité", souligne l'envoyé spécial de France 24. Pour l'heure, une taxe prévoit d’instaurer un prélèvement de 0,2 % sur les importations afin de gagner son autonomie financière. D'autres pistes seront peut-être évoquées ces prochains jours. 

 

Première publication : 03/07/2017/ Vidéo par FRANCE 24 / Texte par FRANCE 24 / Dernière modification : 03/07/2017

 

http://www.france24.com/fr/20170703-union-africaine-29-sommet-paul-kagame-securite-institution-reforme-donateurs-enjeux


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