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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MINES, HYDROCARBURES ET ENERGIE


Publié le 16/05/2015 à 23:45:16
AFRIQUE/ HYDROCARBURES/ ENERGIE/ ECONOMIE : découvertes, projets, perspectives et enjeux énergétiques




0.1 – « Le Kenya a le potentiel pour devenir l'une des premières puissances pétrolières africaines. À condition de mener à bien un projet de pipeline d'un coût total de 5 milliards de dollars afin d'accéder aux marchés asiatiques. La vallée du Grand Rift, au Kenya, une tranchée volcanique longue de plus de 700 kilomètres ouverte par le déplacement des plaques tectoniques, est connue pour être le berceau de l'humanité. Mais pour les sociétés pétrolières, la zone présente un autre intérêt : elle offre une série de champs de pétrole qui pourraient faire de la plus grande économie d’Afrique de l’Est la première économie d'Afrique et un important producteur d'énergie. »



 

0.2 – « Hydrocarbures/ Afrique de l’est : Depuis deux ans, on a trouvé plus d'hydrocarbures le long des côtes orientales africaines que dans n'importe quelle autre région du monde. Les exportations devraient bondir. Encore faut-il que les infrastructures suivent... En matière d'énergie, l'Afrique de l'Est a longtemps été considérée comme le parent pauvre du continent. Jusqu'en 2011, ses réserves de pétrole étaient estimées à 6 milliards de barils, contre 60 milliards en Afrique de l'Ouest. Et d'après la Banque mondiale, les coûts élevés de l'énergie constituaient - après la mauvaise gouvernance - le principal frein à la dynamique économique de la région. Tout cela est en passe de changer. "L'Afrique de l'Est est devenue la dernière frontière des hydrocarbures", affirme Rolake Akinkugbe, directrice de la recherche pétrole et gaz chez Ecobank. Les découvertes d'immenses gisements se sont multipliées au point que, selon une étude publiée par le cabinet Deloitte, plus d'hydrocarbures ont été trouvés en Afrique de l'Est depuis deux ans que dans n'importe quelle autre région du monde.»


  

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1 - Hydrocarbures/ Milliards du pétrole : l'entreprise publique nigériane NNPC s'estime blanchie

 

Un audit du cabinet international PriceWaterhouseCoopers estime que Nigeria National Petroleum Corporation, la compagnie publique chargée de la vente du pétrole, doit reverser 1,48 milliard de dollars aux autorités fédérales, soit bien moins que le montant de 20 milliards de dollars avancé par Lamido Sanusi, l'ancien gouverneur de la Banque centrale. Dans un communiqué publié le 5 février, le bureau du contrôleur général a rendu publiques les conclusions d'un rapport du cabinet d'audit PriceWaterhouseCoopers sur les comptes de la Nigeria National Petroleum Corporation (NNPC), l'entreprise publique nationale chargée de la gestion de la manne pétrolière - 95 % des recettes en devises du pays. Selon ce compte-rendu, PwC estime que la compagnie publique nigériane devrait reverser 1,48 milliard de dollars aux autorités fédérales.

 

Le cabinet d'audit international avait été mandaté pour examiner les comptes de NNPC, suite aux accusations de Lamido Sanusi, alors gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, selon qui l'entreprise publqiue avait échoué à reverser au gouvernement fédéral près de 50 milliards de dollars provenant de la vente du pétrole entre janvier 2012 et juillet 2013. Un montant ramené par la suite à 12 puis revu à 20 milliards de dollars début 2014. Selon le communiqué du bureau du contrôleur général du Nigeria, PriceWaterhouseCoopers relève que NNPC fonctionne sur un "modèle insoutenable" et recommande "une revue ainsi qu'une restructuration urgente de son mode opératoire".

 



Mascarade

Durant une conférence de presse organisée ce jeudi 11 février, Joseph Dawha, le patron de NNPC - nommé à ce poste suite à la controverse déclenchée par Lamido Sanusi - s'est montré satisfait des conclusions de PwC qui, selon lui, absolvent la compagnie publique "de toutes les accusations portées contre elle". "Ce rapport a clairement justifié notre position depuis le début : le soi-disant non-versement des recettes du pétrole est une mascarade", a-t-il déclaré. Au sujet de l'encours de 1,48 milliards de dollars, Joseph Dawha a indiqué qu'il s'agissait du "solde de la valeur comptable des actifs cédés" à la Nigerian Petroleum Development Company (NPDC), filière upstream de la NNPC. "Il est important de noter", a-t-il d'ailleurs insisté, que cette somme ne provenait pas de la vente de pétrole.

 

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Contestation

La décision du président Goodluck Jonathan de ne pas publier le rapport d'audit dans son intégralité et de confier son examen au contrôleur général a toutefois suscité une vive contestation, alors que le pays est en pleine campagne présidentielle et législative. Civil Society Organisations (CSOs), une plateforme regroupant plus d'une dizaine d'organisations de la société civile nigériane, a demandé que le rapport complet de l'audit de NNPC soit rendu public et que ses recommandations soient entièrement mises en oeuvre.

Solomon Adeola, le président de la commission des comptes publics de la Chambre des représentants - et par ailleurs candidat du All Progressives Congress (opposition) au Sénat - a indiqué le mardi 10 février, que PricewaterhouseCoopers serait entendu par son comité au sujet de son audit. Au menu des "discussions" : les termes de références du contrat, les consignes données au cabinet et surtout les résultats détaillés de l'audit.

 

jeudi 12 février 2015/ Par Joël Té-Léssia

 

http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24104-milliards-du-petrole-nnpc-sestime-blanchi.html



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2 - Sénégal : Découverte d’un important gisement de pétrole et de gaz

 

La société américaine, Kosmos Energy, aurait découvert au Sénégal un gisement pétrolier qui serait le plus important aussi bien aux larges du Sénégal que dans l’ensemble des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Cette «bonne» nouvelle a été fraîchement transmise, ce mardi 28 avril, au président sénégalais, Macky Sall, par les patrons de la société américaine. Selon Kosmos Energy, ce gisement s’étendrait quasiment de Kayar à Saint-Louis à la limite de la frontière avec la Mauritanie et présenterait des estimations plus importantes que les réserves du Nigéria.

La nouvelle poche de pétrole vient s’ajouter aux découvertes déjà opérées au Sénégal par un autre exploitant, notamment le britannique Cairn Energy, une entreprise de production et de distribution d’hydrocarbures qui avait jugé suffisamment importantes les réserves de pétrole et de gaz découvertes par ses soins pour justifier l’exploitation de ces gisements, ce qui suscite déjà l’espoir pour l’avenir du Sénégal.




Pour l’entourage du chef de l’Etat, «cette nouvelle découverte vient notablement changer les perspectives pour le pays, surtout avec la mise en œuvre du plan Sénégal émergent». Comme un des avantages pour les Sénégalais, le gouvernement espère pouvoir offrir, à la longue, un meilleur coût énergétique domestique. Avec ces découvertes, le Sénégal s’apprête à entrer dans le club des pays producteurs de l’or noir en Afrique et voir s’ouvrir des perspectives pour doper sa modeste économie qui dépend aujourd’hui des produits de la pêche, de l’agriculture et d’un tourisme peu performant.

 

Dakar/ 2015/ Agence Afrique/ 02/05/2015

 

http://agenceafrique.com/4240-senegal-decouverte-dun-important-gisement-de-petrole-et-de-gaz.html


 


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3 - Justice/ Abidjan remporte le premier round dans son différend maritime avec le Ghana

 

En attendant de se prononcer définitivement, la chambre spéciale qui arbitre le désaccord entre la Côte d'Ivoire et le Ghana sur leur frontière maritime a rendu des mesures conservatoires, le 25 avril. Après les joutes verbales des 29 et 30 mars dernier entre les représentants ivoiriens et ghanéens devant le Tribunal du droit de la mer de Hambourg (Allemagne), le conflit frontalier maritime qui oppose les deux pays vient d'enregistrer sa première décision provisoire, qui est à l'avantage de la partie ivoirienne.



Dans une ordonnance rendue le 25 avril, le juge algérien Boualem Bouguetaia, président de la Chambre spéciale en charge du litige a fait suite à la requête de la Côte d'Ivoire de suspendre tous les travaux de recherche, d'exploration et de forage dans la zone litigieuse. L'injonction a été faite au gouvernement ghanéen de prendre toutes les mesures nécessaires pour que les informations concernant les opérations dans la zone ne soient utilisées contre la Côte d'Ivoire. La décision pourrait avoir un impact sur la compagnie pétrolière Tullow, très active dans le périmètre du conflit. Le jugement final du conflit ne devrait pas être rendu avant 2016.

 

25/04/2015 à 18:47 Par Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150425182428/justice-hydrocarburesabidjan-remporte-le-premier-round-dans-son-diff-rend-maritime-avec-le-ghana.html



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4 - Afrique du Sud, le dossier noir d'Eskom

 

"Another Night with Candles" : en Afrique du Sud, derrière cette phrase, signifiant littéralement "encore une nuit à la bougie", se cache aussi l’acronyme ANC. Un pied de nez au parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid. À Johannesburg, Durban ou au Cap, la dérision aide à endurer les coupures d’électricité chroniques. L’objet de la rage d’une bonne part des 54 millions de Sud-Africains, c’est surtout Eskom. "L’EDF" local constitue un cas à lui seul. Ayant institutionnalisé ses défaillances, il publie à l’avance, comme pour un bulletin météo, ses délestages de niveau 1, 2 ou 3. Son incapacité à y remédier paraît totale, celle du gouvernement aussi. L’affaire, ancienne, a fini par devenir une cause nationale, entraînant la création d’une "war room" surveillée par Cyril Ramaphosa, le dauphin du président Zuma. Car, au sein de ce géant public de 30 000 salariés et 45 GW de capacité (charbon surtout), les problèmes s’accumulent : techniques, financiers, managériaux…


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Dernière péripétie : le "chairman" a suspendu, début mars, son directeur général, arrivé depuis peu et qui veut depuis se défendre en justice. Le 19 mars, Standard & Poor’s a dégradé au rang d’obligations pourries la dette d’Eskom, dont le besoin en capitaux sera de 20 milliards d’euros d’ici à 2018. Une hausse de tarif prévue ce 1er avril met le pays en émoi. Et les défaillances techniques ?

Elles tiennent à des anticipations erronées et à des soucis récurrents de maintenance : en cinq ans, la disponibilité du parc a chuté de 10 points, à 75 %. Les futures centrales à charbon de Medupi et Kusile doivent soulager le réseau. Las ! Ces projets géants ont trois ans de retard, en partie dû à des grèves à répétition. Eskom pointe la responsabilité d’Alstom, l’un de ses gros contractants. À Medupi, on attend, sans y croire, la mise en route en juin d’une tranche de 794 MW. Pour sa défense, Eskom invoque l’électrification sans précédent en zones rurales ou la faible capacité de paiement des populations noires pauvres.

 

Les patrons, eux, sont effarés. Le secteur manufacturier a plongé en janvier (- 2,3 %), notamment à cause des délestages qui coûtent au pays 0,5 à 1 point d’une croissance déjà anémique. Le secteur minier n’a d’autre choix que de renforcer ses générateurs à grands frais. Idem pour les supermarchés Shoprite. Dans la nation arc-en-ciel, beaucoup rapprochent les situations d’Eskom et de la politique, à savoir la gouvernance contestée de Jacob Zuma, plombé par le scandale de Nkandla, son ranch rénové aux frais du contribuable. D’ailleurs, en septembre, celui-ci avait ajouté à la confusion en annonçant un obscur deal nucléaire avec la Russie à 10 milliards de dollars, censé redonner la lumière au pays. Avant de rétropédaler. Sans produire de courant.

 

Par Pierre-Olivier Rouaud - Publié le 05 avril 2015, à 11h55 | L'Usine Nouvelle n° 3417

 

http://www.usinenouvelle.com/article/afrique-du-sud-le-dossier-noir-d-eskom.N321854


Eskom's Kusile Power Station Construction 


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5 - Algérie : Sonatrach et Gazprom découvrent du gaz dans le sud

 

Le groupe Sonatrach et le gazier russe Gazprom ont annoncé, ce mercredi, avoir fait la découverte d’hydrocarbures dans le secteur d’El Assel, dans le bassin de Berkine. Le groupe Sonatrach et le gazier russe Gazprom ont annoncé, ce mercredi, avoir réalisé avec succès le forage du puits d’exploration Rhourde Sayah Nord-1 (RSHN-1) dans la zone El Assel (bloc 236b) situé dans le bassin de Berkine.


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D’après un communiqué diffusé par le groupe algérien, la profondeur finale de 4 120 m dans l’Ordovicien a été atteinte et a donné lieu à une découverte d’hydrocarbures avec des débits de 8,5m3/h d’huile et 7 930 m3/h de gaz, sous duse 32/64, avec une pression en tête de 1 949 psi. Gazprom et Sonatrach avaient déjà fait deux découvertes à la suite du forage des puits d’exploration RSH+2 et ZERN-1. Sonatrach est partenaire à hauteur de 51% avec Gazprom qui est chargé de l’operating à hauteur de 49%, selon TSA.

 

jeudi 9 octobre 2014 / par Fouâd Harit

 

http://www.afrik.com/algerie-sonatrach-et-gazprom-decouvrent-du-gaz-dans-le-sud


 


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6 - Énergie/ Dossier pétrole : pactole en vue en Afrique de l'Est

 

Depuis deux ans, on a trouvé plus d'hydrocarbures le long des côtes orientales africaines que dans n'importe quelle autre région du monde. Les exportations devraient bondir. Encore faut-il que les infrastructures suivent...

En matière d'énergie, l'Afrique de l'Est a longtemps été considérée comme le parent pauvre du continent. Jusqu'en 2011, ses réserves de pétrole étaient estimées à 6 milliards de barils, contre 60 milliards en Afrique de l'Ouest. Et d'après la Banque mondiale, les coûts élevés de l'énergie constituaient - après la mauvaise gouvernance - le principal frein à la dynamique économique de la région. Tout cela est en passe de changer. "L'Afrique de l'Est est devenue la dernière frontière des hydrocarbures", affirme Rolake Akinkugbe, directrice de la recherche pétrole et gaz chez Ecobank. Les découvertes d'immenses gisements se sont multipliées au point que, selon une étude publiée par le cabinet Deloitte, plus d'hydrocarbures ont été trouvés en Afrique de l'Est depuis deux ans que dans n'importe quelle autre région du monde.

 

 

Entre 2010 et 2012, l'américain Anadarko et l'italien Eni ont fait, au large des côtes mozambicaines, les plus importantes découvertes de gaz de la décennie : leur volume exploitable est déjà estimé à 100 milliards de pieds cubes, soit 18 milliards de barils équivalent pétrole (BEP). Début 2013, l'Institut d'études géologiques des États-Unis publiait un rapport faisant état de réserves de 72 milliards de BEP en Afrique de l'Est. La zone pourrait ainsi devenir l'une des plus grandes plateformes mondiales de production de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment grâce à sa façade maritime idéalement exposée pour servir les marchés asiatiques. Selon Ecobank, l'Afrique de l'Est pourrait à terme fournir environ 300 millions de BEP de GNL par an à l'Asie.

 


Autosuffisance

Mais il n'y a pas que le gaz. On connaissait déjà l'ampleur des réserves de pétrole du Soudan ; il faut désormais compter avec l'Ouganda (lac Albert) et bientôt le Kenya (lac Turkana), où de nombreuses découvertes d'or noir ont éveillé l'espoir que la région atteigne enfin l'autosuffisance énergétique. L'Ouganda dispose de réserves évaluées à 2,5 milliards de barils, une quantité comparable à celle découverte au large du Ghana dans le champ Jubilee. Au Kenya, le britannique Tullow a annoncé des résultats d'exploration qui pourraient mettre le pays sur un pied d'égalité avec son voisin ougandais.

 

Dans le sillage de ces découvertes, de nombreuses sociétés, qu'il s'agisse de majors (Total, British Gas, Shell, ExxonMobil) ou de juniors (Afren, Heritage Oil, Maurel & Prom), se sont lancées dans l'exploration, de l'Éthiopie à l'Afrique du Sud en passant par Madagascar, où Exxon Mobil vient d'annoncer la reprise de son projet d'exploration. Total a obtenu un permis pour sonder le lac Tanganyika, en Tanzanie, tandis que BG Group s'active au large du Kenya. Les compagnies nationales comme le norvégien Statoil et le brésilien Petrobras tentent de faire jeu égal avec leurs homologues asiatiques. Les indiens ONGC et Oil India ont ainsi investi un montant cumulé de 3,8 milliards d'euros. Le chinois CNPC s'est quant à lui octroyé 20 % d'un champ détenu par Eni au Mozambique, pour 3,3 milliards d'euros.

L'excitation est telle que même la Somalie, malgré son instabilité chronique, est parvenue à attirer des sociétés pétrolières comme Africa Oil Corp, Genel Energy ou Ophir Energy. Mais après l'exploration, des défis de taille restent à relever.

 

 


Pipelines

Trouver des hydrocarbures est une chose. Les valoriser en est une autre. Comme l'explique Charles Thiémélé, fondateur de Damalex, une société de conseil spécialisée dans l'énergie, "l'exploration revient à quelques dizaines de millions de dollars, la construction de pipelines et de raffineries se chiffre en milliards, et pour un terminal de liquéfaction de GNL il faut compter en dizaines de milliards".

Duncan Clark, PDG de Global Pacific & Partners, une autre société de conseil spécialisée dans les hydrocarbures, se montre très prudent quant à la possibilité de profiter rapidement des ressources identifiées : "Au Mozambique comme en Tanzanie, les gisements de gaz se trouvent dans des zones reculées, et le manque d'infrastructures nécessitera de lourds investissements, d'importants flux de matériel, un niveau de compétences élevé - apporté notamment par les expatriés - et une bonne coordination entre opérateurs, administrations centrales, compagnies pétrolières nationales et autorités locales. Rien de tout cela ne sera facilement réalisable à court terme." Les estimations les plus optimistes ne prévoient pas de toutes les façons une entrée en production avant 2018.

 

De nombreux projets sont à l'étude pour pallier le déficit d'infrastructures. En matière de logistique d'abord. L'ambitieux projet Lapsset (Lamu Port Southern Sudan-Ethiopia Transport), qui prévoit de relier Djouba, au Soudan du Sud, au port kényan de Lamu, inclut la construction d'un pipeline, d'une voie de chemin de fer, d'une autoroute ainsi que d'importants développements à Lamu, notamment une raffinerie d'une capacité de 120 000 barils par jour (b/j). Le tout pour un coût estimé à plus de 20 milliards d'euros, déjà partiellement couvert par les Japonais et les Chinois. Pékin finance également un pipeline de 532 km du sud-est de la Tanzanie jusqu'au port de Dar es-Salaam, pour 900 millions d'euros. Plusieurs autres projets sont à des degrés d'avancement divers.

Côté transformation, au Mozambique, Anadarko a notamment prévu deux usines de liquéfaction d'une capacité de 6,5 milliards de m3 par an, pour un coût évalué à 15 milliards d'euros. Enfin, l'Ouganda cherche des financements (près de 2 milliards d'euros) pour une raffinerie d'une capacité de 120 000 b/j dont les travaux doivent commencer en 2014.

 

Reste l'épineux problème de la commercialisation des ressources. Les hydrocarbures peuvent être acheminés vers les consommateurs de deux manières : soit via les pipelines pour une consommation locale, soit via des raffineries ou des terminaux de liquéfaction pour l'exportation. Selon Charles Thiémélé, entre 70 % et 90 % des ressources découvertes seront exportées. "La consommation d'hydrocarbures en Afrique de l'Est augmentera de 40 % dans la prochaine décennie, il doit bien y avoir un moyen d'enrayer la dépendance aux importations", espère de son côté Rolake Akinkugbe. Et de rappeler que le Nigeria importe 70 % de ses besoins en hydrocarbures. "L'Afrique de l'Est peut apprendre des erreurs de ses voisins", juge l'analyste d'Ecobank.

 

Mais pour que les investisseurs privilégient les besoins régionaux, notamment pour l'alimentation de centrales à gaz, Anne-Sophie Corbeau, spécialiste du gaz à l'Agence internationale de l'énergie, prévient : "Il ne faut pas que les gouvernements imposent un prix de vente inférieur à celui obtenu en exportant." L'Afrique du Sud constitue aussi un débouché naturel pour le gaz mozambicain, mais le pipeline prévu, long de 3 000 km, pourrait mettre longtemps à voir le jour. D'autant que les immenses réserves de charbon du pays pourraient l'inciter à privilégier les centrales thermiques pour son alimentation en électricité, malgré les avantages environnementaux du gaz.


 


Arsenal

En tant que nouveaux producteurs, les pays d'Afrique de l'Est doivent se doter d'un arsenal législatif approprié. "La mise en valeur de leur potentiel pétrolier ou gazier dépendra de l'adéquation de leur cadre juridique, estime Akinkugbe. Si les législations ne suivent pas le rythme du développement de l'industrie, il y aura inévitablement des erreurs." Ainsi, en juillet, Davis Chirchir, le ministre kényan de l'Énergie, reconnaissait que l'industrie extractive était en avance sur la loi, la dernière mise à jour du code des hydrocarbures datant... de 1986.

 

Une lacune qui va souvent de pair avec un problème de compétences locales, même si tous les pays ne sont pas au même niveau. Anne-Sophie Corbeau constate cependant que les États "ne veulent pas se lancer à l'aveuglette" et souligne que "le plan directeur du Mozambique pour le gaz naturel prévoit plusieurs volets, parmi lesquels une stratégie pour favoriser l'emploi". La politique pourrait venir perturber le bon déroulement de l'exploitation, notamment au Mozambique, où les rebelles de la Renamo ont récemment rompu les accords de paix avec le gouvernement. De même, certains observateurs craignent que le projet de Lamu ne soit fortement retardé à cause de sa proximité avec la Somalie.

 

Une fois ces obstacles levés, il faudra encore utiliser au mieux la manne financière recueillie. Soit en créant des fonds souverains de manière à diversifier l'économie, en redéfinissant le rôle des compagnies nationales - sur le modèle de la Sonangol, qui, en Angola, joue un rôle important dans l'exploitation des gisements -, soit en essayant de définir des règles de local content à la manière du Nigeria. Là encore, l'Afrique de l'Est pourra s'inspirer des pays producteurs d'Afrique de l'Ouest - ou apprendre de leurs erreurs. Après des années de mauvaise gestion, nombre d'entre eux ont récemment créé un fonds souverain ou donné plus de prérogatives aux sociétés publiques.

 

 


L'Ouest doit-il s'inquiéter ?
"La compétition entre les deux zones a déjà commencé", affirme Rolake Akinkugbe, directrice de la recherche pétrole et gaz chez Ecobank.
Les nombreux projets en cours en Afrique de l'Est pourraient bien avoir une influence sur l'exploration en Afrique de l'Ouest, notamment dans le gaz. Un industriel du secteur affirme qu'il ne serait pas étonné que nombre de projets gaziers au large des côtes ouest-africaines soient abandonnés dans les prochaines années. Un mouvement qui irait de pair avec l'indépendance énergétique acquise par les États-Unis, clients naturels du gaz nigérian. À l'inverse, les pays d'Afrique de l'Est sont idéalement placés pour desservir les marchés asiatiques, où, selon les prévisions, l'augmentation de la demande devrait être la plus forte au monde. N.T.

 

vendredi 29 novembre 2013 / Par Nicolas Teisserenc

 

http://economie.jeuneafrique.com/dossiers-2/548-petrole-et-gaz--la-ruee-vers-lest/20752-petrole-pactole-en-vue-en-afrique-de-lest.html



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7 – Hydrocarbures/ Gabon : Perspectives 2015 (réduction de la dépendance vis-à-vis du pétrole)

 

La représentante de la banque mondiale (BM) au Gabon, Mme Zouera Youssoufou en fin de mandat, s’est prononcée en début de semaine sur les estimations de l’économie gabonaise en 2015. D’entrée, elle s’est félicitée de ce que les perspectives économiques du Gabon soient relativement bonnes, car malgré la baisse vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché mondial, une croissance soutenue est envisageable.




Toutefois, elle a encouragé les autorités Gabonaises dans la nouvelle politique mise en place, et qui voit le Gabon procéder à la diversification de son économie, ce qui à terme va aboutir à la création de nombreux emplois afin de juguler le diffèrent endémique qui frappe notamment les jeunes diplômés. Pour Mme Zouera Youssoufou, il est temps que le Gabon sorte définitivement de la trop dépendance vis-à-vis de l’action pétrolière, car dans une étude élaborée sur l’économie gabonaise ces cinq dernières années, il ressort que les participations dans l’économie nationale des recettes pétrolières sont très élevées ; soit 81% des exploitations, 60% des recettes gouvernementale et 45% du PIB.

 

Devant ce cas de figure, le représentant de la banque Mondiale a dit que le Gabon n’avait plus de choix, d’où il doit en ce moment explorer d’autres pistes de solution à savoir : la transformation des grumes, la promotion des ZES (Zones économiques spéciales), qui doivent attirer les investissements directs étrangers de même que l’assistance aux entreprises de taille moyenne (PME/PMI), qui demeurent quasiment incontournable dans la politique de resoption du chômage, lequel atteint des proportions démesurées depuis quelques années. 

 

14 avril 2015

 

http://www.gabontribune.com/?Hydrocarbures-Perpectives-2015



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8 - Madagascar : Afren s’active à évaluer les découvertes d’hydrocarbures sur le bloc 1101

 

Afren plc, détenant à 90 % le bloc 1101, entend effectuer au cours du premier trimestre 2015, des analyses plus poussées pour confirmer la nature et l’étendue des manifestations d’hydrocarbures interceptées au cours de son programme de forage sur ce bloc couvrant 14900 km2 dans le flanc oriental du bassin Ambilobe, nord du Madagascar. Deux forages par carottage ayant atteint des profondeurs de 650 m et 500m ont révélé la présence d’hydrocarbures et, potentiellement, un réservoir de qualité dans plusieurs zones, a rapporté le 15 décembre 2014 le pétro-gazier coté à Londres. « Nous avons fait d’énormes progrès sur le bloc 1101 et avons enregistré des résultats encourageants qui indiquent la présence de pétrole dans plusieurs zones. Cela met en lumière la bonne qualité de notre portefeuille en Afrique de l’est et nous nous impatientons de travailler avec notre partenaire Oyster Oil and Gas Ltd pour déterminer la nature et l’étendue de la découverte », a commenté Toby Hayward, Dg par intérim d’Afren Plc.


http://3.bp.blogspot.com/-AUczWAz5DbY/VTFTjtzaVaI/AAAAAAABlqI/EhwHwNIebF4/s1600/image1-711927.JPG


De fait, près de 2000 m de carottage ont été effectués sur quatre localités stratégiques, couvrant environ 11 200 km2 sur le bloc onshore, et les données préliminaires ont révélé l’interception des « manifestations d’hydrocarbures » dans des sédimentations du Triasique, Jurassique  et Crétacé, apprend-on. Afren plc, compagnie d’exploration et de production de l’upstream pétro-gazier, détient des intérêts au Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire, Congo-Brazzaville, Kenya, Ethiopie, Madagascar, aux Seychelles, en Tanzanie et en Afrique du sud.

 

(Agence Ecofin) / Publié par : Fatima Adergazuz Date : 5 janvier 2015

 

http://actualite.housseniawriting.com/madagascar/economie-madagascar-2/2015/01/05/madagascar-afren-sactive-evaluer-les-decouvertes-dhydrocarbures-sur-le-bloc-1101/1299/


 


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9 – Hydrocarbures : l’Afrique affiche une croissance forte

 

Selon un rapport de Pricewaterhouse Coopers LLP (PwC), un réseau de sociétés implanté dans 157 pays et délivrant des services d'assurance et de conseil économique ou fiscal de qualité, de larges découvertes de gaz au Mozambique et en Tanzanie ont amené le monde à prendre conscience que l'Afrique de l'Est était un acteur émergent sur la scène mondiale. Selon ce rapport, l'Afrique dispose de réserves de gaz naturel prouvées de plus de 14.000 milliards de m3 cube, et 90% de la production annuelle de gaz naturel, soit 184 milliards de mètres cube, provient du Nigeria, de la Libye, d'Algérie et d'Égypte. Toutefois, ce rapport souligne que les défis touchant les compagnies pétrolières et gazières implantées en Afrique restent nombreux et variés, comprenant la fraude, la corruption, le vol, et le manque d'infrastructures de qualité ou de main d'œuvre compétente.



L'incertitude réglementaire et les retards dans l'adoption des lois freinent grandement le développement du secteur dans de nombreux pays du continent. "Certains acteurs majeurs ont reporté ou annulé des projets jusqu'à l'obtention de plus de clarifications sur les juridictions applicables, faute de pouvoir obtenir des certitudes alors que les investissements requis s'étendent par nature sur le long terme", a rapporté Chris Bredenhahn, conseiller en chef de PwC Africa Oil & Gas."En conséquence du nombre de défis sur ce marché, une planification méticuleuse est nécessaire", ajoute M. Bredenhahn.

 

K.O (source abidjan.net)

 

http://lintelligentdabidjan.ci/culture/674-economie/3166/1358-secteur-des-hydrocarbures-decouvertes-importantes.html


 


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10- Le Kenya, futur eldorado pétrolier africain

 

Le Kenya a le potentiel pour devenir l'une des premières puissances pétrolières africaines. À condition de mener à bien un projet de pipeline d'un coût total de 5 milliards de dollars afin d'accéder aux marchés asiatiques. La vallée du Grand Rift, au Kenya, une tranchée volcanique longue de plus de 700 kilomètres ouverte par le déplacement des plaques tectoniques, est connue pour être le berceau de l'humanité. Mais pour les sociétés pétrolières, la zone présente un autre intérêt : elle offre une série de champs de pétrole qui pourraient faire de la plus grande économie d’Afrique de l’Est la première économie d'Afrique et un important producteur d'énergie.

 

Le britannique Tullow, déjà largement présent ailleurs sur le continent, et le canadien Africa Oil ont découvert de l’huile dans deux puits l’année dernière et, selon le magazine Bloomberg Businessweek, prévoient de forer jusqu'à 11 puits d'essai en 2013. La vallée pourrait produire 10 milliards de barils selon les estimations de Tullow, soit suffisamment pour alimenter le Kenya pendant trois siècles. Comme le souligne Bloomberg, la découverte place le Kenya au centre de l'industrie pétrolière en Afrique de l’Est. Ainsi, l'Ouganda va commencer à produire du pétrole qu'elle a découvert en 2006 tandis que Tullow Oil et Africa Oil commencent aussi à mener des forages en Éthiopie. Le Sud-Soudan, la plus jeune nation du monde et un producteur de pétrole établi, est à la recherche de nouvelles voies d'exportation qui contournent le Soudan, dont il s’est séparé. Tout ou partie de ce pétrole sera probablement acheminé vers les côtes kényanes.

 


Pipelines et terminal

Pour l’instant, le Kenya importe l'intégralité de sa consommation de pétrole. Ainsi, assurer son approvisionnement en énergie au moyen de son propre sous-sol lui permettrait de devenir une plaque tournante pour les producteurs de la région et renforcerait ses perspectives économiques, déjà solides avec 6% de croissance prévue pour 2013. L’administration kényane a mis au point un projet à 5 milliards de dollars afin de construire un réseau de gazoducs reliés à un terminal sur la côte. Les tankers pourraient ensuite transporter le pétrole à des clients en Chine, en Inde et dans d'autres pays asiatiques.

La production au Kenya ne devrait pas commencer avant trois ans en raison des difficultés pour relier la région du Grand Rift, accessible uniquement par des mauvaises pistes. Autre problème, la sécurité : les travailleurs sont gardés par des policiers armés de kalachnikovs dans une zone où les vols de bétail peuvent facilement dégénérer en affrontements armés entre tribus...

 

(Avec Bloomberg Businessweek)/ mardi 19 mars 2013/ Par Jeune Afrique

 

http://economie.jeuneafrique.com/dossiers-2/293-afrique-subsaharienne/16098-le-kenya-futur-eldorado-petrolier-africain.html



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11 - Hydrocarbures : Le Nigeria réduit de 90 % le budget des subventions aux carburants

 

Le budget 2015 du Nigeria prévoit 100 milliards de nairas (447 millions d'euros) au titre des subventions aux carburants, soit une baisse de 90 % par rapport à 2014. Une précédente tentative de suppression des subventions, en 2012, avait provoqué une vive réaction de la population. Cinq mois après sa présentation devant les députés, le budget 2015 du Nigeria vient d'être approuvé par le Parlement. Surprise : l'enveloppe des subventions aux carburants est en recul de 90 % cette année, conséquence de la chute des recettes publiques (estimée à 50 %) entraînée par le recul des cours du pétrole. Le Parlement a approuvé la réduction de ces subventions à 100 milliards de nairas (447 millions d'euros) pour 2015, a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, la ministre des Finances, rapporte l'agence Reuters. Elles dépassaient 1 000 milliards de nairas l'an dernier. Les législateurs ont par ailleurs approuvé 45,5 milliards de nairas pour les subventions au kérosène (très utilisé par les ménages nigérians).

 

En novembre dernier, le gouvernement nigérian sortant avait annoncé son intention de réduire graduellement les subventions aux carburants à 408,68 milliards de nairas en 2016 et 371,18 milliards en 2017. Le parlement a semble-t-il choisi d'aller plus vite. Or, cette décision intervient alors que les plus grandes villes nigérianes subissent une grave pénurie d'essence, répercussion des retards de paiement des subventions consenties précédemment aux importateurs de pétrole, de la chute du naira et des difficultés d'accès au crédit. Début mai, les retards de paiement du gouvernement aux importateurs s'élevaient à 200 milliards de Naira (894 millions d'euros), explique Dolapo Oni, spécialiste de l'énergie chez Ecobank, contacté par Jeune Afrique.


 


Capacités

Premier producteur de pétrole du continent, le Nigeria dispose d'assez faibles capacités de raffinage et reste entièrement dépendant des importations d'essence pour sa consommation estimée à 40 millions de litres par jour. Une précédente tentative de suppression des subventions, menée en 2012 par le gouvernement du président Goodluck Jonathan et visant à doubler le prix du litre d'essence de 65 nairas à 150 nairas, avait provoqué une vive réaction de la population et entraîné une grève nationale de huit jours. Le gouvernement avait dû restaurer une partie de ces subventions pour mettre fin à la grève.

 

jeudi 07 mai 2015 / Par Jeune Afrique

 

http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24758-le-nigeria-reduit-de-90-le-budget-des-subventions-aux-carburants.html



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