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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MINES, HYDROCARBURES ET ENERGIE


Publié le 28/08/2016 à 01:58:28
MONDE/ PETROLE DE SCHISTE : l’émergence du pétrole de schiste déstabilise le secteur des hydrocarbures et réduit les investissements (l’Afrique, face au tarissement des investissements et à la chute des cours de l’or noir)



 

0.1 – « Pétrole de schiste/ Effondrement des prix du pétrole : La révolution du gaz de schiste a pourtant tout bousculé sur son passage. Grâce à la très controversée et polluante technique de la fracturation hydraulique, ainsi qu’à la maîtrise du creusement de puits horizontaux, la production d’hydrocarbures a fait un bond gigantesque outre-Atlantique depuis une dizaine d’années. Cela a entraîné un effondrement des prix. »


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0.2 – « Plombé par la chute des cours du pétrole, Total (acteur important du pétrole africain) réduit ses effectifs : Le groupe a dévoilé ce jeudi un résultat net pour 2014 en chute de 62%. Total prévoit donc de réduire la voilure cette année: les effectifs vont fondre de 2.000 personnes et les investissements baisser. Total se met à la diète. L'entreprise a annoncé jeudi 12 février une coupe drastique de ses coûts et investissements cette année, qui s'accompagnera d'une réduction de ses effectifs, après une forte baisse de ses résultats en 2014 causée par la dégringolade des cours du pétrole et des dépréciations massives d'actifs. Comme les autres majors pétrolières, l'entreprise fait face à une conjoncture très dégradée, du fait de l'effondrement des cours de l'or noir. Ceux-ci ont dégringolé de plus de 50% depuis juin et évoluaient depuis plusieurs semaines autour de 50 dollars le baril en raison d'une offre surabondante et d'une demande peu vigoureuse. »

  

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0.3 – « Afrique/ Pétrole et gaz/ Le Top 10 des pays où investir en Afrique en 2016 : Abritant certaines des plus grandes découvertes de pétrole et de gaz au cours des dernières années, l’Afrique est sous-explorée et ses réserves d’hydrocarbures inexploitées sont immenses. Malgré le prix du baril à la baisse depuis quelques temps, le moment est à l’investissement dans de nouvelles exploitations pétrolières en vue de garantir des réserves futures en prévision d'un rebond du marché à terme. La concurrence est rude, en particulier parmi les pays les moins explorés, pour attirer l'exploration et le capital étranger. Les conditions fiscales, les incitations à l'investissement et les possibilités de ressources sont autant de facteurs qui rendent une juridiction de pétrole et de gaz plus ou moins attrayantes. Un rapport d'Africa Oil & Power a classé les 10 meilleures destinations africaines pour l'investissement pétrolier et gazier en 2016. »

 

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1 - Le gaz de schiste américain débarque en Europe

 

La scène était parfaite pour l’arrivée de l’Intrepid. Dans un fjord norvégien aux eaux translucides, sous un ciel bleu immaculé, le vaisseau de 180 mètres de long a terminé, mercredi 23 mars, sa traversée de l’Atlantique. En accostant au terminal de Rafnes, au sud de la Norvège, où se trouve une grande usine pétrochimique, il a marqué un moment historique : la toute première importation de gaz de schiste américain en Europe. Une véritable révolution dans le monde de l’énergie.

A l’intérieur de l’immense bateau flambant neuf, construit pour l’occasion, se trouvaient 27 500 mètres cubes d’éthane liquéfié par -90 degrés. Le gaz va maintenant être chauffé à très haute température dans le « cracker » de l’usine de Rafnes, pour en faire de l’éthylène, qui deviendra ensuite du plastique utilisé dans les emballages alimentaires ou encore dans les gaines de câbles électriques. « Quand on a commencé à réfléchir à importer de l’éthane des Etats-Unis, en 2010, ça paraissait une idée complètement folle, on nous a dit qu’on n’y arriverait pas », se rappelle David Thompson, un dirigeant d’Ineos, une grosse entreprise de pétrochimie britannique.


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_ Effondrement des prix du pétrole

Le projet semblait aller à l’encontre de tout bon sens, alors que l’usine de Rafnes est au bord de la mer du Nord, où se trouvent de grosses réserves de gaz. Imaginer qu’il puisse être moins cher de faire venir cette matière première de l’autre côté de la planète était difficile à croire. « J’ai commencé ma carrière ici, en 1988, explique Magnar Bakke, qui est aujourd’hui le directeur du site. Personne n’aurait jamais rêvé d’importer des Etats-Unis. » La révolution du gaz de schiste a pourtant tout bousculé sur son passage. Grâce à la très controversée et polluante technique de la fracturation hydraulique, ainsi qu’à la maîtrise du creusement de puits horizontaux, la production d’hydrocarbures a fait un bond gigantesque outre-Atlantique depuis une dizaine d’années. Cela a entraîné un effondrement des prix. En parallèle, la mer du Nord a connu une situation inverse. Après quarante ans d’exploitation, les gisements s’épuisent. Aujourd’hui, 80 % des réserves du côté britannique ont été vidées, et 60 % du côté norvégien.

 

Pour la société Ineos – elle compte 65 usines dans 16 pays, avec 17 000 employés –, la situation devenait tendue. Le groupe possède deux immenses complexes industriels dans le nord de l’Europe : celui de Rafnes, et un autre à Grangemouth, en Ecosse. Tous les deux ont été installés là pour profiter de l’approvisionnement de la mer du Nord, mais cette ère touche à sa fin. L’éthane, en particulier, se fait rare côté britannique. Depuis une décennie, l’usine de Grangemouth ne fonctionne plus qu’à la moitié de sa capacité, faute de matières premières. Le cas de Rafnes est moins urgent, avec des approvisionnements garantis jusqu’à la fin de la décennie, mais le même problème se profile à l’horizon.

 

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_ Un pari fou

La décision d’investir s’est précipitée en 2013. Une grande grève à Grangemouth a contraint alors à la fermeture temporaire du complexe. Jim Ratcliffe, le fondateur d’Ineos – et un homme connu pour son agressivité dans les affaires –, met le pistolet sur la tempe des employés : il ne rallumera pas l’usine si ceux-ci n’acceptent pas une baisse de leur salaire. En cas d’accord, en revanche, il se lancera dans ce pari fou d’importer du gaz de schiste. Les salariés ont accepté un gel de leur rémunération et une baisse de leur retraite. Ils se sont aussi engagés à ne pas faire grève pendant trois ans. En échange, Ineos a procédé à un investissement de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros). « Nous avons apporté une nouvelle ligne de vie à Grangemouth », s’enorgueillit aujourd’hui M. Ratcliffe.

 

En 2013, pourtant, tout reste à faire. Les Etats-Unis sont certes importateurs d’hydrocarbures depuis des décennies, mais aucun équipement n’est prévu… pour exporter. Les ports sont conçus pour recevoir des méthaniers ou des pétroliers d’Afrique ou du Moyen-Orient. Les pipelines envoient le gaz ou le pétrole vers l’intérieur des terres. Il faut entièrement inverser le flux.

 

Ineos décide pourtant de se lancer, agissant comme coordinateur entre les différents acteurs. En Pennsylvanie, un nouveau gisement a été trouvé, Marcellus Shale, contenant une forte teneur en éthane. L’entreprise signe un accord d’approvisionnement de quinze ans, pour s’assurer un flot régulier. Cinquante kilomètres de nouveaux pipelines sont alors construits, pour rejoindre ceux qui étaient déjà en place pour l’importation de gaz. Il faut ensuite inverser leur direction, ce qui n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Le port de Marcus Hook, à Philadelphie, jusque-là menacé de fermeture, est adapté pour l’exportation. Il faut aussi construire des bateaux suffisamment grands pour emporter l’éthane de l’autre côté de l’Atlantique.

 

Jusqu’alors, ce gaz n’était transporté que sur de petits navires sur de courtes distances. Quatre méthaniers spécialement conçus sont fabriqués en Chine – leur nombre sera bientôt porté à huit. Enfin, au Royaume-Uni et en Norvège, d’immenses réservoirs d’éthane sont construits pour recevoir chaque cargaison. Six ans après avoir été pensé, et trois ans après avoir été effectivement engagé, le projet se concrétise enfin. Après Rafnes, les premiers bateaux arriveront à Grangemouth dans la deuxième partie de 2016.

 

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_ Chamboulement majeur

Si Ineos a été parmi les premières entreprises à envisager de faire venir du gaz de schiste américain, elle est cependant loin d’être la seule. Face à l’immense production aux Etats-Unis, l’exportation s’est imposée comme la solution logique. Résultat, les investissements se multiplient : de nombreux ports sont en cours de transformation, prêts à envoyer le gaz américain à l’assaut du reste du monde. Le 15 mars, la première exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) est ainsi arrivée au Brésil, (soit 85 millions de mètres cubes) depuis la Louisiane.

 

Et ce n’est qu’un début. « Les Etats-Unis vont avoir une capacité d’exportation de 60 millions de tonnes de gaz par an d’ici à 2020 », estime Stephen O’Rourke, directeur de la recherche à Wood Mackenzie, une société de consultants. En comparaison, la production mondiale annuelle est actuellement de 250 millions de tonnes. Le gaz de schiste américain apporte donc 25 % supplémentaires sur le marché mondial. Selon M. O’Rourke, le débouché le plus évident pour ces tonnes de GNL est l’Europe, où le marché est ouvert et liquide, permettant d’écouler le gaz au jour le jour, sans avoir de contrat de long terme en place. « Les importations de GNL sur le Vieux Continent devraient tripler d’ici à 2020 », analyse cet expert. Le chamboulement est majeur. L’impact pourrait être important sur la Russie, gros fournisseur de gaz en Europe, avec de profondes ramifications géopolitiques.


L’aventure d’Ineos contient pourtant en germe un avertissement. Quand M. Ratcliffe a pris la décision d’importer du gaz de schiste, le pétrole était à 120 dollars le baril. Prudent, il a fait tourner ses modèles économiques, prévoyant, dans le pire des scénarios, une chute à 40 dollars. La suite est connue : le pétrole est tombé à 28 dollars, avant de rebondir depuis quelques mois. Ce krach pétrolier est une mauvaise nouvelle pour Ineos. Dans l’industrie chimique, ses concurrents européens font tourner leur « cracker » avec un dérivé de pétrole. Plus l’or noir est cher, plus cela augmente leurs coûts, et plus les produits d’Ineos sont comparativement concurrentiels. M. Ratcliffe regrette-t-il son investissement ? « Absolument pas, c’était la bonne décision. Le plancher de notre rentabilité est à un baril autour de 30 dollars. Mais c’est sûr que c’est moins rentable que s’il était resté à 100 dollars. »

 

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_ Relancer l’industrie en Europe

Le patron d’Ineos ne jure de toute façon que par le gaz de schiste, qui est d’après lui la seule façon de relancer l’industrie en Europe. « Aux Etats-Unis, 150 milliards de dollars d’investissement dans l’industrie chimique sont prévus d’ici à 2022, grâce au coût de l’énergie qui est très bas. Dans le même temps, sur le Vieux Continent, on voit fermeture d’usine après fermeture d’usine. Personne n’investit ici. »

C’est dans cette logique qu’il a décidé d’acquérir plusieurs licences d’exploration de gaz de schiste dans le nord de l’Angleterre et en Ecosse. Mais son projet fait face à un tollé populaire. Depuis qu’un puits d’exploration de Cuadrilla, une entreprise concurrente, a provoqué une petite secousse sismique près de Blackpool, en 2011, aucun forage n’est en cours au Royaume-Uni. Plusieurs projets ont buté depuis sur de grandes manifestations. Londres fait tout son possible pour lancer cette industrie mais pour l’instant sans succès.

 

Fidèle à sa réputation abrasive, M. Ratcliffe répond par une logique financière. Il propose d’offrir 6 % des bénéfices de la production aux personnes qui accepteraient de vivre près de ses puits. Son espoir : que l’hydrocarbure situé dans le sous-sol britannique puisse progressivement remplacer celui de la mer du Nord. Ses usines pourraient alors bénéficier de cette production locale. La dépendance au gaz de schiste américain ne serait alors plus de mise.

LE MONDE ECONOMIE/ 25.03.2016 à 06h48/ Mis à jour le 26.03.2016 à 14h31/ Par Eric Albert (Rafnes (Norvège), envoyé spécial)

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/25/le-gaz-de-schiste-americain-debarque-en-europe_4889844_3234.html


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2 - USA : 2016 s'annonce difficile pour le pétrole de schiste

 

New York : Les producteurs américains de pétrole de schiste subissent violemment la chute des cours et risquent une accélération des faillites en 2016, même s'ils ont jusqu'ici montré une résistance étonnante après avoir bouleversé le marché mondial. Avec la neutralité bienveillante d'autorités désireuses d'indépendance énergétique, l'industrie pétrolière américaine a commencé à la fin des années 2000 à exploiter massivement un type peu exploré de gisements : le pétrole contenu dans les roches étanches comme les schistes. Entre 2010 et 2015, ce type de pétrole est passé de quelques centaines de milliers de barils par jour (bj) à plus de quatre millions pour représenter désormais la moitié de la production américaine d'or noir, selon les estimations du département de l'Energie (DoE). Il joue à part égale avec les gisements traditionnels comme ceux du golfe du Mexique.

 

Problème pour l'industrie, surtout les petits producteurs attirés par cet eldorado: le pétrole de roches, dont l'exploitation comprend plusieurs particularités comme la fracturation hydraulique et des forages non plus verticaux mais horizontaux, coûte cher. Ce n'était pas grave en juin 2014, quand le pétrole atteignait une centaine de dollars le baril, mais cela l'est devenu quand il a chuté à de multiples reprises sous 50 dollars en 2015. Avec le récent plongeon autour de 30 dollars, la survie de nombreux groupes est menacée. Une hausse brutale des faillites semble inévitable pour 2016, préviennent les experts de la banque VTB, se faisant l'écho de chiffres du cabinet AlixPartners selon lesquels les producteurs américains de pétrole et de gaz perdent actuellement deux milliards de dollars chaque semaine.



Selon le cabinet d'avocats Haynes and Boones, plus de 40 producteurs américains de pétrole et de gaz ont déposé le bilan en 2015, avec une accélération en décembre, avant même la plus récente chute des cours. Indicateur majeur de l'activité pétrolière américaine, le nombre de puits actifs de forage est actuellement inférieur de 60% à la même époque de 2015, et la chute est encore plus marquée dans les gisements centrés sur le schiste, comme la formation texane d'Eagle Ford. A moins que les cours se mettent à flamber, l'activité de forage va continuer à décliner, probablement jusqu'au milieu de l'année, anticipe James Williams, de WTRG Economics.


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_ Réactivité du secteur
Pourtant, les observateurs s'étonnent de voir la production américaine rester élevée, quand bien même cela n'est pas seulement dû à la résistance des gisements de schiste mais aussi à une accélération de la production dans le golfe du Mexique. Le marché a perdu confiance dans l'idée que la production américaine de pétrole de schiste baisserait assez vite pour assurer cette année le début d'un rééquilibrage mondial, rapportent les experts de Société Générale. Pour certains analystes, cette résistance s'explique par la pression exercée par les créanciers pour rentrer dans leurs fonds, au moment où l'on craint une destabilisation du secteur financier à cause de la chute des cours. Les créanciers poussent les producteurs à relever leur offre au maximum, pour que des intérêts soient versés le plus longtemps possible, même si les pertes s'accumulent, précisent les experts de VTB. Mais quelque chose devrait bientôt finir par céder.


Selon les chiffres du DoE, les producteurs américains de pétrole sur terre - par opposition aux gisements les plus traditionnels en mer - consacraient déjà mi-2015 80% de leur trésorerie à rembourser leur dette, contre moins de la moitié début 2012. Certains analystes expliquent aussi cette résistance par la capacité d'adaptation de l'industrie du pétrole de schiste.

 

Par rapport au pétrole conventionnel, le schiste américain bénéficie de cycles d'investissements plus courts et moins chers, ce qui le rend plus réactif aux cours, explique AlixPartners. Ces groupes ont revu drastiquement leurs structures de coûts et pris des mesures pour réaligner leurs dépenses avec une activité moins importante (...), ce qui devrait améliorer leur situation en 2016. Enjeu principal de ces réformes et grande incertitude pour la période à venir : jusqu'où les producteurs de schiste pourront-ils abaisser le seuil auquel les cours du pétrole ne sont plus rentables ?

Selon AlixPartners, qui se base sur une centaine de producteurs américains, ce seuil a déjà été abaissé d'un tiers depuis la fin 2014 et pourrait tomber à environ 37 dollars le baril à Eagle Ford, mais ce minimum est à peine inférieur aux prévisions du DoE sur le niveau des cours en 2016. Beaucoup de groupes seraient soulagés par un pétrole à 50 dollars, mais ce serait encore coûteux pour eux... Il faudrait remonter à 75 dollars pour guérir l'ensemble du secteur !, conclut M. Williams, jugeant très improbable un tel rebond.

 

Mercredi 27 janvier 2016 07:50 / Écrit par Cours du baril

 

http://prixdubaril.com/news-petrole/61822-usa-2016-s-annonce-difficile-pour-le-pet.html


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3 - Contre toute attente, la production de pétrole de schiste américain continue de résister

 

Même à 30 dollars le baril, de nombreuses compagnies continuent de produire outre-Atlantique.  La stratégie de l'Arabie saoudite, qui chercherait à « tuer » les producteurs de schiste américain, est-elle vraiment en train de fonctionner ? Alors que certains officiels du Royaume en sont convaincus, il n'est pas certain que les extractions de pétrole non conventionnel s'effondrent réellement outre-Atlantique - en tout cas pas au rythme attendu. «  C'est l'une des grandes questions du moment », avance Mathias Pestre-Mazieres, responsable du secteur pétrolier chez Morgan Stanley.

 

Les dernières estimations du département américain de l'énergie (US EIA) montrent qu'après être tombée de 9,6 millions de barils par jour (Mb/j) en juin, à 9,096 Mb/j en septembre, la production hebdomadaire outre-Atlantique est remontée au-delà de 9,2 Mb/j en décembre et s'y est maintenue tout au long du mois de janvier. Dans ses prévisions à moyen terme publiées mi-janvier, l'US EIA a prévu qu'elle rechuterait à 8,5 Mb/j en novembre 2016 et qu'elle resterait à ce niveau sur une bonne partie de 2017. L'an dernier, toutefois, les analystes ont largement sous-estimé la résistance des producteurs américains. « On avait anticipé une accélération de la baisse de la production, qui n'a pas eu lieu », souligne Mathias Pestre-Mazieres.

 

Certains facteurs, qui ont expliqué la résistance des producteurs l'an dernier, ne pourront certes pas être répliqués cette année. « Les coûts de production ont chuté de 40 % en 2015 : les compagnies se sont concentrées sur les meilleurs puits, ont mis la pression sur leurs fournisseurs, ont amélioré l'efficacité et la productivité de leurs puits », explique Alexandre Andlauer, analyste chez AlphaValue. « Il y a encore un potentiel, mais limité à 8 % par an sur 2016-2018. ». De même, l'utilisation d'instruments de couverture est moins efficace : selon IHS, seulement 28 % de la production américaine était couverte au deuxième semestre 2015, et ce taux est tombé à 14 % sur 2016.

 

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_ Seuil de rentabilité en baisse

Mais la chute spectaculaire du nombre de forages (tombés à 467 la semaine dernière, soit -70 % par rapport au pic d'octobre 2014) n'est toujours pas un indicateur pertinent pour prévoir la production. « On compte aujourd'hui quelque 4.500 puits déjà forés dans le pays, mais dont la production n'a pas démarré : ils représentent à eux seuls une production potentielle de 600.000 b/j mobilisable en six mois, sans nouveau forage », note Alexandre Andlauer.

 

Le seuil de rentabilité du pétrole de schiste, estimé l'an dernier à 60-70 dollars le baril, a reculé selon l'analyste à 45 dollars dans le Dakota du Nord (et serait même tombé à moins de 25 dollars dans certains contés du Texas, selon des estimations de Bloomberg). Mais même si à peine 4 % des puits du Dakota du Nord sont rentables avec un baril à 30 dollars, les puits déficitaires ne sont pas fermés pour autant. « Les compagnies préfèrent produire, pour employer le personnel qu'elles doivent payer de toute façon, par exemple. Il faudrait que le baril chute à 22 dollars pour que les puits soient fermés », poursuit Alexandre Andlauer, qui vient de passer une semaine sur place.

 

Le nombre de défaillances parmi les compagnies commence à augmenter (on en dénombre une quarantaine à ce jour), mais ce n'est pas davantage un indicateur d'une baisse de la production à venir. « Nombre d'entre elles continuent à produire tout en négociant avec leurs créanciers, indique Mathias Pestre-Mazieres. En outre, il y a toujours énormément de capitaux disponibles, prêts à s'investir dans ce type d'actifs. » Autant de facteurs de résistance dont il faut toujours tenir compte.

 

Anne Feitz, Les Echos/ Le 09/02/ 2016 à 07:00

 

http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021681065715-contre-toute-attente-la-production-de-petrole-de-schiste-americain-continue-de-resister-1198649.php


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4 - Plombé par la chute des cours du pétrole, Total réduit ses effectifs

 

Le groupe a dévoilé ce jeudi un résultat net pour 2014 en chute de 62%. Total prévoit donc de réduire la voilure cette année: les effectifs vont fondre de 2.000 personnes et les investissements baisser. Total se met à la diète. L'entreprise a annoncé jeudi 12 février une coupe drastique de ses coûts et investissements cette année, qui s'accompagnera d'une réduction de ses effectifs, après une forte baisse de ses résultats en 2014 causée par la dégringolade des cours du pétrole et des dépréciations massives d'actifs. Comme les autres majors pétrolières, l'entreprise fait face à une conjoncture très dégradée, du fait de l'effondrement des cours de l'or noir. Ceux-ci ont dégringolé de plus de 50% depuis juin et évoluaient depuis plusieurs semaines autour de 50 dollars le baril en raison d'une offre surabondante et d'une demande peu vigoureuse.

  

 

_ Gel d'embauches et départs non remplacés

Cette situation aura une conséquence directe sur les effectifs, que Total compte réduire de 2.000 personnes dans le monde en 2015, sur environ 100.000, essentiellement par le biais d'un gel des embauches et de départs non remplacés, notamment dans l'exploration-production, le raffinage-pétrochimie et les fonctions supports regroupées au sein de la holding. "Pour retrouver un peu d'agilité au niveau de la holding du groupe, nous ne remplacerons pas les départs naturels", a indiqué Total, précisant qu'il ne s'agissait pas d'un plan de départs volontaires.

Cette annonce a fait tiquer les principaux syndicats de la major. "On a besoin plutôt aujourd'hui de garder des compétences, de les augmenter pour augmenter les résultats et non pas réduire la voilure. On ne pense pas que ce soit la bonne solution", a réagi auprès de l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe Total, craignant pour la sécurité et les développement futurs du groupe. La CFDT s'interroge elle sur l'augmentation, dans un tel contexte, du dividende de 2,5% à 2,44 euros par action.

 

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_ En France, restructuration du raffinage

Un plan de restructuration du raffinage en France sera par ailleurs présenté au printemps, après l'annonce jeudi de la suppression d'environ 180 des 580 postes de la raffinerie anglaise de Lindsey, dont la capacité de raffinage sera réduite de moitié, soit 5 millions de tonnes par an. Malgré un rebond de la marge de raffinage européenne l'an dernier, le secteur demeure en surcapacité chronique face à une consommation de carburants en baisse sur le Vieux Continent. "Cette tendance lourde ne va pas s'inverser", a prévenu lors d'une conférence de presse le directeur général Patrick Pouyanné, qui a pris les rênes du groupe après la mort accidentelle de l'emblématique PDG Christophe de Margerie en octobre dernier.

 

 

_ Chute du chiffre d'affaire de 6%

Total a vu son résultat net chuter de 62% à 4,24 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires en repli de 6% à 236,12 milliards. Très suivi par le marché, le bénéfice net ajusté, qui exclut des éléments volatils comme l'effet stock, a reculé de 10% à 12,84 milliards de dollars. Total a déprécié pour 7,1 milliards de dollars d'actifs dans les sables bitumineux au Canada, le gaz de schiste aux Etats-Unis et le raffinage européen, qui fera prochainement l'objet d'une restructuration, avec des annonces prévues en France au printemps.

 

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_ Coupes dans le budget d'exploration

Pour affronter la chute de l'or noir, le géant pétrolier va réduire de plus de 10% ses investissements qui devraient atteindre 23 à 24 milliards de dollars, en levant le pied sur des gisements matures de mer du Nord et en Afrique de l'Ouest, mais aussi des projets d'hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis. Le budget d'exploration sera, lui, coupé de 30% à 1,9 milliard de dollars, tandis que les réductions de coûts sont amplifiées et portées à 1,2 milliard de dollars contre 800 millions prévus précédemment.

 

Le programme de cession d'actifs, de 15 à 20 milliards de dollars sur la période 2012-2014, sera poursuivi et atteindra 10 milliards jusqu'en 2017, dont 5 milliards cette année. Ces mesures doivent permettre à Total d'abaisser de 40 dollars le baril, à environ 70 dollars, son "point mort" (seuil de rentabilité) et de générer une trésorerie de 8 milliards de dollars cette année. "Nous devons être rentables et durables, quel que soit le prix du baril", a expliqué son patron. Ces annonces ne remettent pas en cause l'objectif de production du groupe: celle-ci devrait croître de plus de 8% cette année, un peu au-dessus de 2,3 millions de barils équivalent pétrole par jour (mbep/j), grâce notamment au renouvellement d'une énorme concession pétrolière à Abou Dhabi.

 

(Avec AFP)/ Par Challenges.fr/ Publié le 12-02-2015 / Mis à jour le 12-02-2015 à 18h14

 

http://www.challenges.fr/entreprise/20150212.CHA2991/plombe-par-la-chute-des-cours-du-petrole-total-se-met-a-la-diete.html


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5 - Pétrole : les leçons à tirer de la baisse des cours

 

En 1985-1986, après une chute de 70%, le prix de l’or noir est resté déprécié pendant vingt ans. Le phénomène va-t-il se reproduire ? Quelles valeurs jouer dans ce contexte ? Nos réponses.  Qui parle encore de ris­que de pénurie ? Plus personne depuis une petite décennie. Et pour cause, en dix ans, les découvertes et la production d’or noir ont progressé fortement. Tellement que le monde produit dé­sormais plus de pétrole qu’il n’en consomme. Sans surprise, les prix ont réagi à cette nouvelle donne : ils se sont effondrés.

 

 

1. Pourquoi l’offre dépasse-t-elle la demande ?

Entre 1990 et 2013, le cours du pétrole a été multiplié par plus de trois. Pour répondre à une demande dynamique (+37% sur la période) tirée par l’essor des pays émergents, les pétroliers ont dû creuser toujours plus loin, plus profond et dans des conditions de plus en plus extrê­mes. Conséquence : le coût des projets s’est envolé. Le prix du «dernier baril» pour répondre à la demande s’est fortement renchéri, entraînant une augmentation des prix. Cette dynami­que semblait indépassable et promettait un baril onéreux jusqu’à la fin des temps. 

 

Mais au tournant des années 2010 ce scénario de rêve s’est brisé pour les acteurs du secteur. D’un côté, la croissance de la demande a ralenti avec celle des économies émergen­tes. De l’autre, une nouvelle source d’or noir a profité de plusieurs années de prix élevés pour se développer. Le pétrole de schiste, extrait en fracturant la roche, s’est révélé bien plus économique à produire que les barils en eau très profonde. En cinq ans, la production de shale oil est ainsi passée de quasiment rien à plus de 4 millions de barils par jour, soit approximativement la croissance de la demande sur la même période, alors que ces nouvelles capacités n’avaient pas été anticipées. 

L’Arabie saoudite aurait pu réagir à ce surplus d’offre en réduisant sa production pour sauver les prix. Mais elle ne l’a pas fait et le cours du Brent a perdu jusqu’à 75% entre juillet 2014 et janvier 2016. Malgré son récent rebond, il abandonne encore 63% aujourd’hui.

 

 

2. Les enseignements de l’histoire

La récente baisse du cours de l’or noir est historique par sa violence et par son ampleur (voir le graphique ci-dessus). Pourtant, elle est, à plusieurs niveaux, comparable à une autre période, pas si lointaine. Entre 1985 et 1986, le baril avait abandonné 70% de sa valeur en quelques mois. Déjà, à l’époque, la production d’or noir hors Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) avait été favorisée par des prix élevés, rappellent les analystes de Morgan Stanley.

 

Après cet épisode, le prix était resté déprimé sous 50-60 dollars constants pendant près de vingt ans. De quoi relativiser la perspective de voir le Brent retrouver rapidement les 100 dollars de 2014… Néanmoins, l’effondrement de 1985 n’est pas totalement transposable à celui de 2014-2015. Il faisait suite à une hausse des prix quelque peu artificielle car due, en partie, à une chute de la production de l’Opep de près de 14 millions de barils par jour entre 1979 et 1985. La hausse des cours observée entre 2000 et 2014 semblait, à l’inverse, plus structurelle.

 

 

3. Vers un rebond limité à court terme

Le pétrole risque de rester durablement déprécié. Mais pas à son prix actuel, qui paraît insoutenable à moyen terme. Malgré la chute des cours, la production d’or noir a, jusqu’à présent, bien résisté. Les projets en cours ne sont généralement pas arrêtés et les pétroliers ont eu intérêt à maximiser les volumes produits pour atténuer l’impact de la baisse des prix. En 2015, les pays de l’Opep ont en outre augmen­té leur production de plus de 1,2 million de barils par jour pour gagner des parts de marché. L’an dernier, l’offre a ainsi dépassé la demande d’environ 2 millions de barils par jour, entraînant les stocks d’or noir à un plus-haut historique. 

 

 

. Production stable

Mais ce mouvement devrait s’inverser en 2016 et mener à un rééquilibrage du marché en 2017. Selon Nomura, la moitié de la production américaine de  pétrole de schiste n’est pas rentable sous 55 dollars. Après un repli d’environ 0,5 million de barils par jour depuis mars 2015, l’exploitation d’or noir non con­ventionnel pourrait perdre à nouveau 0,6 à 1 million de barils par jour en 2016. Au total, la croissance mondiale de la production devrait être proche de zéro cette année, alors que la demande sera fa­vorisée par le repli des cours, avec des prévisions en hausse à 1,2 million de barils par jour par l’Agence internationale de l’éner­­gie (AIE). Cela promet un rebond progressif du Brent d’ici 2017.

 

 

. 60 dollars le baril en 2018

Toutefois, le phénomène reste fragile. Une hausse trop prononcée des prix, au-delà de 50-60 dollars, briserait l’équilibre en remettant en selle de nombreux producteurs de pétrole de schiste. En quelques mois, ils seraient alors en mesure d’apporter plusieurs centaines de milliers de barils par jour sur le marché. Le consensus des analystes, qui prédit un baril de Brent à 52 dollars en 2017 et 60 dollars en 2018, a bien intégré ce risque.

 

 

4. Quelle tendance pour le long terme ?

Un pétrole de retour au-dessus de 100 dollars est possible à partir de 2020. En effet, la chute des investissements dans le secteur depuis l’an dernier promet, si elle se poursuit, un déficit d’offre de pétrole d’ici cinq ans, prévient Patrick Pouyanné, PDG de Total. Le taux de déclin naturel des champs pétroliers est en moyenne de 5% par an. Pour compenser, le monde devra trouver 20 millions de barils par jour supplémentaires d’ici à 2020.

 

Dans le même temps, la consommation devrait augmenter de 6 millions, selon l’AIE. Au global, ce sont donc plus de 25 millions de barils par jour qu’il faudra aller chercher en cinq ans. Or, selon Patrick Pouyanné, seuls 17 à 18 millions de barils par jour sont couverts par les projets déjà lancés. Il manquerait donc plusieurs millions de barils pour répondre à la demande en 2020, ce qui ne serait pas sans impact sur les prix.

 

 

. L’intérêt des Saoudiens

Mais ce scénario a plusieurs failles. Les anticipations en ter­mes de croissance de la deman­de pourraient s’avérer optimistes à l’heure du changement climatique et du ralentissement économique des pays émergents. Surtout, les incertitudes sont nombreuses du côté de l’offre. En cas de remontée des prix, combien de barils les producteurs de schiste américains seront-ils en mesure de ramener sur le mar­ché ? Entre 1 et 4 millions de barils par jour, selon les estimations. De quoi aider fortement à répondre à la demande en 2020.

 

Autre acteur dont les décisions compteront : l’Arabie saoudite. Selon les spécialistes de Credit Suisse, le pays veut rester au centre des intérêts géostratégiques de son allier amé­ricain. Pour cela, les Saoudiens chercheraient à empêcher les États-Unis de devenir autosuffisants énergétiquement, quitte à augmenter leur production d’or noir pour maintenir les prix sous 60 dollars. Enfin, la montée en puissance de la production iranienne ne peut être ignorée. Elle pourrait grimper de plus de 0,6 million de barils par jour  cette année puis d’environ 0,3 million d’ici 2020. -

 

 

5. Comment en profiter en Bourse ?

À un horizon d’un an, nous anticipons un rebond du cours de l’or noir jusqu’à 50-60 dollars. Pour jouer cette perspective, nous recommandons les titres qui ont été les plus affectés par l’effondrement du Brent. Très décotés, ils offrent un effet de levier sur une hausse du pétrole. Il s’agit toutefois de paris qui doivent rester très minoritaires dans votre portefeuille. À plus long terme, nous déconseillons d’acheter des titres en pariant sur une envolée du baril de Brent au-delà de 80-100 dollars. Un tel scénario est en effet loin d’être garanti. Privi­légiez les sociétés capables de tirer leur épingle du jeu dans un monde où le pétrole ne vaut pas plus de 60-70 dollars le baril jusqu’en 2020, voire au-delà. 

 

Bourse / Par Johann Corric / Publié le 18/03/2016 à 07:26 - Mis à jour le 18/03/2016 à 07:21

 

http://www.lerevenu.com/bourse/petrole-les-lecons-tirer-de-la-baisse-des-cours

 

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6 - Pétrole : accord Arabie-Russie-Venezuela-Qatar pour geler la production

 

L'Arabie saoudite et la Russie, deux grands producteurs de pétrole, sont convenues mardi au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela de geler leur production à son niveau de janvier. L'Arabie saoudite et la Russie --les deux premiers producteurs de brut-- sont convenues mardi, au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, de geler leur production à son niveau de janvier, a annoncé le ministre qatari de l'Energie. «Afin de stabiliser les marchés pétroliers, les quatre pays sont convenus de geler la production à son niveau de janvier, pourvu que les autres grands producteurs fassent de même», a déclaré aux journalistes Mohammed Saleh al-Sada. «Nous pensons, tous les quatre, que le gel maintenant de la production à son niveau de janvier est approprié pour le marché», a dit pour sa part le puissant ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi.

 

Le Saoudien, dont le pays est le chef de file de l'Opep et qui a jusqu'ici exclu toute réduction de l'offre pour soutenir les prix, a ajouté que «(c'est) le début d'un processus que nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d'autres mesures sont nécessaires pour stabiliser le marché». «Nous ne voulons pas d'importantes variations des prix, nous ne voulons pas réduire l'offre. Nous voulons répondre à la demande et stabiliser les prix» sur les marchés internationaux. Comme on lui demandait si les prix bas du pétrole posaient un problème à l'Arabie saoudite, il a répondu que ce n'était "pas un problème", alors que son pays est confronté à un déficit budgétaire record.

 

 

_ Stabiliser le marché

Le ministre du Qatar a indiqué que son pays, qui assure la présidence de l'Opep, allait entreprendre des contacts intensifs avec les producteurs membres et non-membres du cartel, soulignant que l'initiative «est destinée à stabiliser le marché, dans l'intérêt non seulement des producteurs et des exportateurs de brut, mais aussi de l'économie mondiale».

 

Il s'agissait d'une rare rencontre entre le Saoudien Ali Al-Nouaïmi et le Russe Alexander Novak depuis que les prix du pétrole ont chuté pour perdre jusqu'à 70% de leur valeur depuis la mi-2014. Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, ralentissait un peu la cadence mardi après l'annonce de l'accord de Doha: le Brent, qui a ouvert mardi à 34,51 dollars le baril, s'échangeait vers 09H25 GMT à 34,20 dollars, en hausse de 81 cents par rapport à la clôture de lundi.

 

L'Arabie saoudite est chef de file de l'Opep, tandis que la Russie n'est pas membre du cartel, auquel appartiennent le Qatar et le Venezuela, représentés à la réunion de Doha respectivement par Mohammed Saleh Al-Sada et Eulogio del Pino. A l'origine de l'effondrement des cours du pétrole, une offre excédentaire que ne parviennent plus à éponger des économies, notamment de Chine où la consommation s'essouffle. Le royaume saoudien, qui entendait avec les autres monarchies pétrolières du Golfe défendre des parts de marché face à l'essor du pétrole de schiste américain, exigeait la coopération des producteurs non membres de l'Opep, Russie en tête, pour envisager une réduction de l'offre et tenter de soutenir les prix.

 

Le ministre qatari de l'Energie a qualifié de succès la réunion quadripartite qui a donné lieu à «une revue de la situation sur le marché pétrolier», soulignant que la chute des prix du brut était préjudiciable à l'effort d'investissement dans le secteur pétrolier. «Nous assistons à une importante baisse des investissements», ce qui ne permettrait pas de répondre à une future hausse de la demande, a-t-il prévenu. La réunion pétrolière à Doha intervient alors que, parallèlement, de vives tensions opposent sur la crise syrienne la Russie, alliée du régime de Damas, et l'Arabie saoudite qui soutient des groupes armés hostiles au président Bachar Al-Assad.

 

Or et matières premières/ Par AFP / Publié le 16/02/2016 à 10:50 / Mis à jour le 16/02/2016 à 10:50

 

http://www.lerevenu.com/bourse/or-et-matieres-premieres/petrole-accord-arabie-russie-venezuela-qatar-pour-geler-la

 

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7 - Gaz et pétrole : 7 millions d’Américains menacés de séismes liés à la fracturation hydraulique

 

Environ sept millions de personnes vivent dans des régions du centre et de l’est des Etats-Unis où la fracturation hydraulique peut causer des secousses telluriques risquant d’endommager les constructions, selon un rapport de l’Institut américain de géophysique (USGS – United States Geological Survey) publié lundi 28 mars. L’Oklahoma, le Kansas, le Texas, le Colorado, le Nouveau-Mexique et l’Arkansas sont, dans l’ordre, les plus exposés. L’Oklahoma et le Texas abritent la population la plus importante exposée à ce risque.

Dans certains endroits, des destructions peuvent être provoquées à la fois par des séismes naturels et par des activités de fracturation. Cette technique consiste à extraire pétrole et gaz naturel par injection d’eau à haute pression dans des puits très profonds, sous les nappes phréatiques. Dans ces régions, le risque de tremblement de terre toutes causes confondues est similaire à celui de séisme naturel en Californie – qui est très élevé.

 

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_ « Secousses puissantes »

« Le fait d’inclure les secousses telluriques résultant d’activités humaines a fortement accru dans notre évaluation le risque dans plusieurs parties des Etats-Unis », a souligné Mark Petersen, responsable de la cartographie sismique à l’USGS. C’est la première fois que l’USGS publie une carte des risques sismiques résultant de la fracturation hydraulique. Auparavant, seuls les risques de tremblement de terre naturel étaient concernés par ses prévisions.

 

« Au cours des cinq dernières années, l’USGS a rapporté des secousses puissantes et des dégâts dans des endroits situés dans les six Etats les plus à risques, et ces tremblements de terre ont résulté pour la plupart d’activités de fracturation », a précisé Mark Petersen. Les scientifiques ont identifié 21 endroits ayant connu ces dernières années un accroissement des séismes provoqués par la fracturation. Leur carte montre tous les séismes, naturels et résultant de la fracturation, survenus entre 1980 et 2015 dans le centre et l’est des Etats-Unis, et dont la magnitude était égale ou supérieure à 2,5 sur l’échelle ouverte de Richter.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 29.03.2016 à 00h09/ Mis à jour le 29.03.2016 à 07h44

 

http://www.lemonde.fr/energies/article/2016/03/29/gaz-et-petrole-7-millions-d-americains-menaces-de-seismes-lies-a-la-fracturation-hydraulique_4891405_1653054.html


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8 - Afrique et Or Noir : conséquences de la volatilité des prix des hydrocarbures sur les pays pétroliers

 

Suite à la chute des cours du pétrole amorcée en 2014, les pays membres de l’OPEP et autres pays producteurs non membres se sont réunis à Doha, au Qatar, le 17 avril 2016 afin de trouver une issue à cette crise, paralysant leurs économies. La réunion du 17 avril intervenait un an après celle des membres de l’Association des Producteurs de Pétrole Africain (APPA), hautement concernés par cette situation et ses impacts. Largement dépendant de l’or noir, les membres de l’APPA doivent faire face à une économie déclinante.

 

 

_ Les raisons de la chute du prix du baril

En novembre 2014, alors que la production de pétrole non conventionnel, dont le pétrole de Schiste américain, connaît une forte augmentation, pour des raisons essentiellement géopolitiques, l’OPEP décide de ne pas réduire sa production de pétrole, conduisant à une situation de surproduction sur le marché mondial. L’objectif dans cette stratégie est de défendre la part de marché de l’OPEP et particulièrement de l’Arabie Saoudite, face au retour de l’Iran sur le marché et face au pétrole de Schiste américain, véritable concurrent. La surabondance de l’offre a entrainé une baisse des prix considérables avec un prix du baril aux alentours de 100$ début 2014 pour un prix à 30$ à la fin 2015.

 

Cette stratégie a fait très mal aux producteurs ayant les coûts techniques les plus élevés, et par conséquent besoin d’un prix élevé du baril pour maintenir un certain taux de rentabilité. Tel est le cas des Etats-Unis ou du Canada, obligés de fermer des puits et réduire les investissements. Cette politique a également eu des conséquences sur ses initiateurs. Les pays du Moyen-Orient peinent à couvrir leurs dépenses. Mais ce sont aussi et surtout tous les pays exportateurs de pétrole qui sont touchés par cette situation, notamment les pays africains.

 

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_ Les impacts sur les pays africains

Les économies africaines se sont depuis quelques décennies largement tournées vers l’exportation d’hydrocarbures du fait des progrès d’exploration, d’une fiscalité attractive et d’une compétitivité mondialisée de la part des groupes pétroliers. Le continent regroupe à lui seul 1/3 des nouvelles découvertes sur les cinq dernières années avec dix-huit pays enregistrés comme exportateurs nets de pétrole. La production de pétrole africaine représente environ 12% de la production mondiale. Créée en 1987 à Lagos (Nigéria), l'APPA compte 18 pays membres, détenant presque la totalité des réserves et de la production de pétrole et de gaz du continent. Son objectif est la coopération et la collaboration en matière de politiques et de stratégies de gestion dans tous les domaines de l’industrie pétrolière. 

 

Face à la chute des prix de l’or noir, les pays membres de l’APPA, réunis en avril 2016,  ont appelé à une baisse de la production de pétrole afin de stabiliser les cours sur le marché mondial, dont la chute a des conséquences néfastes sur leurs économies. En effet, pour ces pays, la manne pétrolière représente une part de revenus importantes et souvent nécessaires à leur croissance économique.

 

La chute des prix du pétrole a entrainé une baisse de la croissance économique de tous les pays africains pétroliers. Ayant des économies peu diversifiées, les membres de l’APPA sont davantage touchés par les chocs exogènes qui impactent les cours du pétrole. Dans les 18 pays, la baisse des prix a eu des effets récessifs. Ces pays subissent la chute des devises, le recul de leurs ressources budgétaires et donc de leurs niveaux d’investissement dans les infrastructures, BTP, hôtellerie, mais aussi dans la transition énergétique, induisant un ralentissement de la croissance de leur PIB.

 

L’agence de notation Moody's estime par exemple, qu’en pourcentage du PIB, les recettes du Gabon ont chuté de 4,5 points entre 2013 et 2015, passant ainsi d’un excédent budgétaire de +1,8 % du PIB en 2013 à un déficit de -2,2 % en 2015. La baisse des cours les a contraint à revoir leurs projections budgétaires, lancer des réformes économiques et restreindre les dépenses nationales dans le secteur, par mesure de prudence, ce qui s’avère plutôt positif. Les autorités nigérianes ont lancé une opération anti-corruption dans le secteur pétrolier engendrant la dissolution du conseil d’administration de la compagnie pétrolière nationale (NNPC) et l’ouverture d’une enquête sur la disparition de 19 milliards USD que l’Etat aurait dû percevoir de la NNPC. Au Gabon, le gouvernement a mis un terme à la subvention des hydrocarbures raffinés dont la charge représentait 200 à 300 milliards FCFA dans le budget de l’Etat. Toutefois, le choc est rude et persiste. Malgré l’appel de l’APPA, la production n’a pas baissé et les cours du pétrole restent très bas.

 

Pesant pour la majorité des recettes publiques, la chute des cours du pétrole pourra certainement entrainer des risques de crise sociale, si elle se poursuit. Un maintien durable des niveaux actuels des cours, entrainerait certainement une augmentation du taux de chômage, la baisse du pouvoir d’achat des ménages et donc un recul de la consommation et enfin une dégradation des services sociaux.Anticipant des effets dévastateurs, le Nigéria, premier pays producteur et exportateur d’Afrique en est venu à demander, début janvier, une réunion extraordinaire de l’OPEP pour réduire la production et faire remonter les prix.

 

Avec un accord en février, l’Arabie saoudite, chef de file de l’OPEP, ainsi que la Russie, le Qatar et le Venezuela s’étaient entendus sur le fait que la guerre des prix était devenue ingérable et qu’il fallait y mettre un terme. Ce changement de politique, bénéfique pour la relance des prix (hausse de 50% suite à l’annonce) et donc pour l’économie des pays pétroliers africains, devait être confirmé à Doha.  

 

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_ L’échec de Doha

Réunis à Doha le 17 avril 2016, les pays membres de l’OPEP ainsi que les pays producteurs non membres ne se sont pas entendus sur une issue à la crise des prix du pétrole. La solution prévoyant un gel jusqu’à octobre de la production de brut à ses niveaux de janvier, à même de relancer les prix, n’a pas été retenue. La tenue de cet événement et le bon déroulement des négociations pour mettre un terme à la situation dépendaient largement de la présence de l’Iran, rival inconditionnel de l’Arabie Saoudite, de retour sur le marché pétrolier. Le vice-prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, avait d’ailleurs assuré que le royaume ne gèlerait sa production que si l’Iran le faisait également. L’Iran a néanmoins fait savoir qu’il n’enverrait aucun représentant à la réunion, limitant ainsi la portée d’un tel événement.  

 

Enfin délivré des sanctions internationales à son égard, l’Iran désire retrouver sa place sur le marché pétrolier, et en ce sens ne renoncera pas à son quota de production historique, à l’époque élevé. Dans ces conditions de blocage, le Sommet de Doha s’est soldé par un échec provoquant une rechute des prix de l’or noir à environ 2,5% avant de reprendre timidement en fin de journée le 18 avril. Le baril WTI (type de pétrole brut d’Amérique du Nord, utilisé comme standard dans la fixation du prix du brut) perdait plus de 5% par rapport au jour précédant la réunion. Cette situation durable aura des conséquences d’autant plus importantes sur les pays africains qui doivent désormais prendre en compte et faire face à de nouveaux défis pour se redresser économiquement face à ces déconvenues. Le meilleur remède face aux fluctuations des cours semble être la diversification des économies de ces pays.

 

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_ Enjeux pour les pays africains

Un consultant pour le Programme des Nations Unies (PNUD) l’affirme, « c’est peut-être le moment d’assurer au continent davantage d’indépendance structurelle face au marché pétrolier » et de lancer l’Afrique dans un développement qui passera au vert. L’importance de la diversification étant démontrée face à cette situation, le potentiel en la matière, et la nécessité pour les pays africains de faire face aux enjeux climatiques, donnent aux gouvernements le moyen de saisir une occasion extraordinaire, permettant d’assurer une croissance à long terme, contrairement à ce qui pourrait être envisagé.

 

Dans les pays africains exportateurs de pétrole, le resserrement des dépenses doit se concentrer sur les dépenses non prioritaires, bien qu’une baisse de l’investissement public soit inéluctable. Chaque gouvernement  doit en outre travailler à la mise en place de protections sociales afin de prévenir le déclenchement de crises pouvant avoir un impact sur la stabilité des Etats.

 

Publié par Isabelle Simon / le 27/04/16/ Catégorie : Energie et matières premières/ Dernière modification le 27/04/16

 

http://www.portail-ie.fr/article/1409/Afrique-et-Or-Noir-consequences-de-la-volatilite-des-prix-des-hydrocarbures-sur-les-pays-petroliers



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9 - Pétrole et gaz : Le Top 10 des pays où investir en Afrique en 2016 :

 

Abritant certaines des plus grandes découvertes de pétrole et de gaz au cours des dernières années, l’Afrique est sous-explorée et ses réserves d’hydrocarbures inexploitées sont immenses. Malgré le prix du baril à la baisse depuis quelques temps, le moment est à l’investissement dans de nouvelles exploitations pétrolières en vue de garantir des réserves futures en prévision d'un rebond du marché à terme. La concurrence est rude, en particulier parmi les pays les moins explorés, pour attirer l'exploration et le capital étranger. Les conditions fiscales, les incitations à l'investissement et les possibilités de ressources sont autant de facteurs qui rendent une juridiction de pétrole et de gaz plus ou moins attrayantes. Un rapport d'Africa Oil & Power a classé les 10 meilleures destinations africaines pour l'investissement pétrolier et gazier en 2016.

 

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10. Mozambique

Un certain nombre de découvertes importantes offshore ont instantanément fait du Mozambique un acteur mondialement pertinent. À la fin de la décennie, il va devenir un exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) majeur capable d'influencer les marchés du gaz. La concurrence avec la Tanzanie voisine pour la première place dans l’exportation de GNL en provenance d'Afrique orientale est féroce, mais le projet du Mozambique tient l’avantage. De plus, son cadre juridique et fiscal est plus attrayant pour les investisseurs, en particulier après la révision du code de la Tanzanie en 2014, qui a rendu les conditions contractuelles plus strictes pour les investisseurs. Si vous êtes à la recherche d’un haut lieu de production de gaz avec un environnement d'affaires favorable et un potentiel de croissance considérable, le Mozambique est votre choix.

 

 

9. Kenya

Le Kenya a capitalisé sur sa solide réputation pour attirer l'attention des investisseurs désireux d’entreprendre leur premier investissement dans le pétrole. Le pays a la réputation d’être l’un des acteurs les plus prometteuses en Afrique orientale en matière d’exploration pétrolière. Si le code fiscal du Kenya fixe un fort taux d’imposition sur revenus à 37,5% pour les entreprises non-résidentes, il offre toutefois des taux réduits de 20% pour un maximum de cinq ans pour les nouvelles sociétés. L'incitation a bien fonctionné pour les sociétés internationales s’implantant dans le pays. Mais la récente chute du prix du pétrole a eu de lourdes répercussions sur le Kenya en donnant aux opérateurs étrangers un levier de négociation important.

 

 

8. Namibie

Numéro un en Afrique pour l'investissement selon les perceptions politiques de l’Index de l'enquête Global Petroleum en 2015, la Namibie présente un environnement facile et favorable aux entreprises. Bénéficiant des redevances minières établies à 5% et un certain nombre d'incitations à l'investissement, dont l’exemption de TVA et autres avantages fiscaux pour les compagnies pétrolières et gazières, la Namibie a été en mesure d'attirer un certain nombre d'acteurs internationaux au cours des dernières années, y compris Repsol, Shell et Tullow Oil. Bien que les bassins du pays restent largement inexplorés, la Namibie présente un bon assortiment de réglementations favorables aux investisseurs et de grand potentiel inexploité. Jusqu'à présent, cependant, les campagnes d'exploration n’ont rien donné d'autre qu'une série de puits secs révélés.

 

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7. Ghana

Abritant le célèbre super-champ pétrolier Jubilé découvert par Tullow Oil en 2007, le Ghana est un marché développé et mature, contrairement à la plupart des juridictions sur cette liste. En comparaison, le taux d'imposition du revenu des sociétés du pays est d'environ 35% et les paiements de redevances progressives établies entre 3% et 12,5% ne sont pas aussi attrayantes que les terrains de jeux moins éprouvés, mais le Ghana est resté accueillant pour les nouveaux investisseurs grâce à ses découvertes de classe mondiale et à sa façon de mener ses activités avec les sociétés étrangères. Les investisseurs pétroliers et gaziers, interrogés en 2015 pour le Petroleum Survey mondial, ont classé le Ghana comme le deuxième meilleur marché de pétrole et de gaz en Afrique. Entre les grandes découvertes, la structure réglementaire attractive et la facilité de faire des affaires, le Ghana représente un grand pari pour les nouveaux investisseurs dans les hydrocarbures africains.

 

 

6. Sénégal

Toujours en attente de la production de son premier baril de pétrole, le Sénégal semble être un choix peu probable. Cependant, un examen plus attentif à son régime juridique et fiscal montre que le Sénégal est digne de sa sixième place. Sécurisé et politiquement stable, le pays dispose d'une loi pétrolière simple qui établit une redevance de 2 à 10% pour la production de pétrole et de 2 à 6% pour le gaz, plus un impôt sur les sociétés de 30%. En 2014, Cairn Energy a annoncé la découverte de pétrole au large des côtes du Sénégal dans un système de réservoir qui pourrait contenir jusqu'à deux milliards de barils. Ceci est une preuve valable que le Sénégal combine à la fois un système juridique solide et une opportunité de ressources élevée. Il pourrait émerger comme l'un des lieux d'investissement frontière les plus convaincants sur le continent.

 

 

5. Sud-Soudan

Les troubles civils et la guerre au Sud-Soudan avant et après son indépendance du Soudan en 2011 ont laissé la plupart de son infrastructure pétrolière intacte. Et maintenant, en mettant certaines de leurs différences de côté, le Soudan du Sud et son voisin du Nord ont reconnu le rôle essentiel de l'industrie pétrolière dans les deux économies. Avec 3,5 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole ainsi que de considérables réserves de gaz sous-explorées, le Sud-Soudan retombe lentement sur ses pieds ouvrant ses portes aux investisseurs. Le gouvernement a mis au point un régime fiscal attractif pour les investisseurs, avec un impôt sur le revenu des sociétés de 10% à 20% et des exonérations de TVA et d'autres taxes. Alors que l'instabilité politique previent toujours la venue de certaines entreprises internationales, le Sud-Soudan pourrait représenter une grande opportunité pour les plus courageux.

 

4. Maroc

Unique pays d'Afrique du Nord du classement, le Maroc a agréablement peu de bureaucratie et d'instabilité politique par rapport à ses homologues de la région. Le Code des hydrocarbures marocain est conçu pour attirer de nouveaux joueurs. L’impôt national sur le revenu des sociétés est fixé à 30%, mais les compagnies pétrolières et gazières sont exemptées de cette forme d'imposition pendant 10 ans à partir du début de la production. Les redevances sont également inférieures à la moyenne, fixée à 10% pour le pétrole et 5% pour le gaz en ce qui concerne les opérations onshore et offshore jusqu'à 200 mètres de profondeur (7% pour le pétrole et 3,5% pour le gaz dans les eaux plus profondes). En outre, le code définit une exemption de redevances pour les 300.000 premières tonnes de pétrole et les premiers 300 millions de mètres-cube de gaz produits à partir de toutes les concessions. Ces limites atteignent 500.000 tonnes de pétrole et 500 millions de mètres cubes de gaz pour les sites de production situés dans des eaux plus profondes de 200 mètres. En somme, le Maroc est l'une des juridictions les plus attractives en ce qui concerne des hydrocarbures.

 

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3. Afrique du Sud

Des politiques claires, simples et favorables aux entreprises propulsent l’Afrique du Sud dans le Top 3 et en fait un endroit très attrayant pour faire des affaires et explorer des hydrocarbures. Le pays dispose d'un réseau d'infrastructures développé, d’un accès facile aux installations pétrolières et gazières avec des structures administratives assez transparentes. Mais ce qui distingue vraiment l'Afrique du Sud des autres, ce sont ses taux de redevances (entre 0,5% et 5%) et ses taux d'impôts sur les sociétés, fixés à 28%, parmi les plus bas en Afrique. En outre, la pays offre des mesures incitatives généreuses pour les compagnies pétrolières et gazières dont des exonérations de TVA, des déductions fiscales pour amortissement, et l’exemption des primes à la signature pour l'acquisition des domaines d’exploration. Sa stabilité politique, ses bonnes conditions de sécurité et son marché intérieur développé font de l'Afrique du Sud l'un des meilleurs endroits pour investir.

 

 

2. Madagascar

Madagascar est l'un des endroits les moins explorés du monde en matière de pétrole et de gaz. Les vastes réserves de pétrole lourd et de bruts extra-lourds de l'île sont connues depuis plus d'un siècle, mais l'intérêt commence seulement de naître parmi les compagnies pétrolières. Les opérateurs Junior et les grandes compagnies pétrolières sont dans le pays, dont le géant français Total, pour l’exploration des réserves onshore. Quant aux entreprises chinoises et nigérianes, elles recherchent du gaz en offshore profond dans le canal du Mozambique. Avec d’avantageux impôts sur sociétés à seulement 21%, des taux de redevance relativement bas et une réglementation simple et attrayante, Madagascar pourrait juste être le refuge pour l’exploration de pétrole et de gaz dans les régions pionnières.

 

 

1. La Mauritanie

Cette massive étendue de terres dans le nord-ouest de l'Afrique n’est certainement pas l'arène la plus connue du continent pour les activités pétrolières et gazières, ce qui fait partie de son attrait. La Mauritanie a tranquillement émergé comme une destination d'exploration importante qui répond à tous les critères clés pour les investisseurs. Pour commencer, son système fiscal et budgétaire font de la recherche d’hydrocarbures un pari bien payé. Kosmos Energy, qui a annoncé deux découvertes de gaz majeures offshore l'année dernière, le sait bien. L’exonération de paiements de redevances, la réduction de l’ensemble de l’impôt sur sociétés à 25% et la myriade d'incitations à l'investissement pour les sociétés pétrolières et gazières font de la Mauritanie une terre d’opportunités en attente d'être saisies.

 

Bernard Milot / 2016/ Next Afrique/

 

Source et informations : http://www.nextafrique.com/petrole-et-gaz-le-top-10-des-pays-ou-investir-en-afrique-en-2016


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