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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MINES, HYDROCARBURES ET ENERGIE


Publié le 26/05/2014 à 19:55:14
AFRIQUE DE L’OUEST/ MINES/ PARTENARIAT : des accords en vue de l’exploitation de grands gisements miniers




« Le Niger a obtenu dans l'accord de lundi que soit appliquée la loi minière de 2006, qui prévoit une redevance de 12 % de la valeur du minerai extrait, contre 5,5 % actuellement. En revanche, les deux sociétés contrôlées par Areva, la Somaïr (Société des mines de l'Aïr) et la Cominak (Compagnie minière d'Akouta) seront exemptées de TVA. Cet accord, initialement prévu pour dix ans mais dont le communiqué ne mentionne pas la durée, « engage les partenaires sur le long terme » et « consacre la place majeure du Niger au sein de l'industrie mondiale de l'uranium », a déclaré Luc Oursel, le président du directoire d'Areva, à Niamey. Areva et le Niger ont aussi annoncé un nouveau report de l'exploitation de l'énorme gisement d'Imouraren, dont la mise en exploitation « dépendra de l'amélioration des conditions de marché », les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité. Afin de rendre le partenariat avec le Niger « équilibré », Areva accepte également de financer un tronçon de la route dite « de l'uranium », dans le nord du pays, pour 90 millions d'euros, ainsi qu'un programme de développement agricole pour 17 millions d'euros. »

 

 

 

2 – « L'exploitation des mines de Simandou devrait rapporter 1,2 milliard de dollars par an à la Guinée. Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a annoncé mardi la conclusion d’un accord avec le gouvernement de Guinée pour l’exploitation du plus grand site au monde de minerai de fer encore intact, Simandou, après des années de controverse. «Aujourd’hui est une étape importante dans le développement de cette mine de fer de première qualité, pour le bénéfice de tous les actionnaires et de la population guinéenne», a déclaré le PDG de Rio Tinto, Sam Walsh. Le développement de ce site est «une priorité nationale qui va au-delà des mines et concerne les générations après la nôtre», a renchéri le président guinéen Alpha Condé, selon le communiqué du groupe minier. Rio Tinto détient les droits d’exploitation pour la partie sud du site de Simandou, dans lequel repose du minerai de fer d’une valeur estimée à quelque 10 milliards de dollars au cours actuel. Rio Tinto doit trouver des partenaires pour participer au financement de ce gigantesque projet, qui nécessite la construction d’une ligne de chemin de fer sur 600 kilomètres pour transporter le minerai des montagnes de Simandou (sud-est) vers la côte atlantique, ainsi que d’un port en eau profonde et de centaines de kilomètres de routes. Le coût du projet - infrastructures de transport et exploitation des mines - est estimé à quelque 20 milliards de dollars. »

 

 


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1 - Areva signe un accord avec le Niger sur les mines d'uranium

 

C'est la fin d'un long bras de fer entre le Niger et Areva. Le gouvernement nigérien et le groupe français du nucléaire ont annoncé lundi 26 mai avoir signé, après dix-huit mois de négociations, l'accord renouvelant le contrat d'exploitation de deux mines d'uranium, en vigueur depuis des décennies. Alors que les précédents renouvellements d'accord étaient des formalités, le Niger a cette fois-ci entamé un bras de fer avec Areva pour obtenir « un accord équilibré », permettant au pays de tirer davantage de revenus de l'extraction de l'uranium, dont il détient les quatrièmes réserves mondiales. « Il y a une injustice au niveau de l’uranium comme source d’énergie. Il n’est pas payé en fonction de son pouvoir calorifique », avait déclaré le président Mahamadou Issoufou le 18 mai dans le cadre d'« Internationales », émission coanimée par TV5 Monde, RFI et Le Monde.


  


LA TAXATION PASSE DE 5,5 % À 12 %

Le point central de désaccord portait sur les exonérations fiscales consenties à Areva. Le Niger a obtenu dans l'accord de lundi que soit appliquée la loi minière de 2006, qui prévoit une redevance de 12 % de la valeur du minerai extrait, contre 5,5 % actuellement. En revanche, les deux sociétés contrôlées par Areva, la Somaïr (Société des mines de l'Aïr) et la Cominak (Compagnie minière d'Akouta) seront exemptées de TVA. Cet accord, initialement prévu pour dix ans mais dont le communiqué ne mentionne pas la durée, « engage les partenaires sur le long terme » et « consacre la place majeure du Niger au sein de l'industrie mondiale de l'uranium », a déclaré Luc Oursel, le président du directoire d'Areva, à Niamey.


 

 

LE PROJET D'IMOURAREN REPOUSSÉ

Areva et le Niger ont aussi annoncé un nouveau report de l'exploitation de l'énorme gisement d'Imouraren, dont la mise en exploitation « dépendra de l'amélioration des conditions de marché », les prix actuels de l'uranium ne permettant pas sa rentabilité. Afin de rendre le partenariat avec le Niger « équilibré », Areva accepte également de financer un tronçon de la route dite « de l'uranium », dans le nord du pays, pour 90 millions d'euros, ainsi qu'un programme de développement agricole pour 17 millions d'euros. Le groupe français devra aussi construire un nouveau siège social à Niamey regroupant « l'ensemble des sociétés nigériennes liées à ses activités », et privilégier la nomination de « directeurs généraux de nationalité nigérienne ».

 

Le Monde.fr |

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/05/26/areva-signe-un-accord-avec-le-niger-sur-les-mines-d-uranium_4426359_3212.html


 

 

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2 - Areva : l'accord de partenariat est signé avec l'Etat du Niger

 

(Boursier.com) — Areva confirme la signature d'un accord de partenariat stratégique avec l'Etat du Niger. Ce 26 mai 2014, à Niamey, MM. Omar Hamidou Tchiana (Ministre d'Etat, Ministre des Mines et du Développement industriel du Niger), Gilles Baillet (Ministre des Finances du Niger), et Luc Oursel, (Président du Directoire d'Areva) ont signé un accord renouvelant le partenariat stratégique entre l'Etat du Niger et le groupe Areva. "Dans le contexte d'un marché de l'uranium difficile, Areva et l'Etat du Niger sont parvenus à un accord équilibré et durable pour poursuivre leur partenariat historique. Je salue cet accord qui engage les partenaires sur le long terme et consacre la place majeure du Niger au sein de l'industrie mondiale de l'uranium. Je suis particulièrement heureux pour le Niger et pour Areva", commente Luc Oursel, le Président du Directoire d'Areva.

 

Nigerisation de la direction à Somaïr et Cominak
L'accord inscrit le renouvellement des conventions minières des sociétés Somaïr et Cominak dans le cadre de la loi minière nigérienne de 2006. Les deux parties prendront les mesures nécessaires pour assurer la rentabilité économique et financière de ces entreprises et privilégier le maintien de l'emploi. L'Etat du Niger et Areva ont convenu de la nigérisation des postes de Directeurs Généraux de Somaïr et Cominak respectivement en 2014 et 2016. Cette décision représente pour le Niger "un pas très important dans sa participation à la gouvernance des sociétés".

 

Un comité stratégique paritaire à Imouraren
Les prix actuels de l'uranium ne permettant pas la rentabilité de l'exploitation du gisement d'Imouraren, l'Etat du Niger et Areva mettront en place un comité stratégique paritaire qui décidera du calendrier de sa mise en production en fonction de l'évolution du marché.


 


Financements de projets de développement
Par ailleurs en contrepartie, Areva va apporter son soutien financier à des projets d'infrastructures et de développement local :
- le financement de la route Tahoua-Arlit à hauteur de 90 millions d'euros (environ 60 milliards FCFA) ;
- la construction d'un immeuble d'une valeur de 10 ME (6,5 MdF CFA) pour abriter les sociétés minières et dont le Niger sera propriétaire;
- l'accélération de la mise en valeur de la vallée de l'Irhazer pour 17 ME (11 MdsF CFA).

Le Ministre d'Etat Omar Hamidou Tchiana, au nom du Gouvernement de la République du Niger, a félicité les équipes de négociation pour "leur engagement depuis plusieurs mois, dans un esprit de parfaite compréhension et de respect mutuel". Il a salué la signature de cet accord, qui consacre enfin un "partenariat équilibré" comme l'a souhaité le Président Issoufou Mahamadou.

 

Anthony Bondain — 2014, Boursier.com

 

http://www.boursier.com/actions/actualites/news/areva-l-accord-de-partenariat-est-signe-avec-l-etat-du-niger-580580.html?sitemap

 

 


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3 - Accord entre Rio Tinto et la Guinée pour l'exploitation du plus grand site de minerai de fer au monde

 

L'exploitation des mines de Simandou devrait rapporter 1,2 milliard de dollars par an à la Guinée.

 Le groupe minier anglo-australien Rio Tinto a annoncé mardi la conclusion d’un accord avec le gouvernement de Guinée pour l’exploitation du plus grand site au monde de minerai de fer encore intact, Simandou, après des années de controverse. «Aujourd’hui est une étape importante dans le développement de cette mine de fer de première qualité, pour le bénéfice de tous les actionnaires et de la population guinéenne», a déclaré le PDG de Rio Tinto, Sam Walsh. Le développement de ce site est «une priorité nationale qui va au-delà des mines et concerne les générations après la nôtre», a renchéri le président guinéen Alpha Condé, selon le communiqué du groupe minier.

 

Rio Tinto détient les droits d’exploitation pour la partie sud du site de Simandou, dans lequel repose du minerai de fer d’une valeur estimée à quelque 10 milliards de dollars au cours actuel. Rio Tinto doit trouver des partenaires pour participer au financement de ce gigantesque projet, qui nécessite la construction d’une ligne de chemin de fer sur 600 kilomètres pour transporter le minerai des montagnes de Simandou (sud-est) vers la côte atlantique, ainsi que d’un port en eau profonde et de centaines de kilomètres de routes. Le coût du projet - infrastructures de transport et exploitation des mines - est estimé à quelque 20 milliards de dollars.


Rio Tinto et ses partenaires - le groupe chinois public Chalco et la Société financière internationale, une structure de la Banque mondiale d’aide au développement dans le secteur privé - ont approché une trentaine d’investisseurs potentiels, a indiqué une source proche du dossier à l’agence Dow Jones Newswires. Parmi eux, des fonds souverains, des sociétés de capital-investissement, des agences de crédit à l’export et des clients intéressés par ce minerai, a précisé cette source. Ce projet va apporter à la Guinée 1,2 milliard de dollars (878 millions d’euros) par an via impôts et taxes diverses, et injecter des milliards de dollars dans l’économie du pays, a assuré le PDG de Rio Tinto. Pour le président Alpha Condé, «avec de la transparence et des accords équitables, notre secteur minier a le potentiel de changer la Guinée».

 



Un projet au cœur de plusieurs controverses

Les modalités du projet doivent être présentées d’ici quelques jours devant l’assemblée nationale guinéenne pour être approuvées. Les partenaires mettront ensuite la dernière touche à une étude de faisabilité, afin de confirmer les coûts et le calendrier, une étape qui devrait prendre un an. La date du démarrage de l’extraction n’a pas été précisée. Le projet des mines Simandou, situées dans une région de montagnes et de forêts dans le sud-est de la Guinée, a été au cœur de plusieurs controverses. A l’origine, Rio Tinto possédait les quatre concessions de Simandou. Mais en 2008, le régime autoritaire de Lansana Conté (1984-2008) l’avait obligé à en rendre deux, attribuées à BSG Resources (BSGR), le bras minier du conglomérat appartenant au milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz. BSGR, qui avait payé la concession 170 millions de dollars, en avait revendu la moitié deux ans plus tard, pour un montant 14 fois plus élevé, au brésilien Vale. Tous deux avaient créé le consortium VGB.

 

Alpha Condé, élu à la tête de la Guinée en 2010 après des années de combat en exil ou en prison, avait remis à plat tous les permis d’exploitation minières accordés sous la junte de son prédécesseur. Parmi les concessions retirées, celle attribuée à VBG. BSGR est soupçonné d’avoir versé des pots-de-vin d’au moins 3 millions de dollars à l’épouse de Lansana Conté, ce que dément vigoureusement le groupe. Rio Tinto de son côté a porté plainte aux Etats-Unis contre Vale et Beny Steinmetz, estimant illégale la manière dont les concessions lui avaient été retirées en 2008. Le groupe a souligné que cette plainte ne visait en aucun cas l’Etat guinéen. Le sous-sol de la Guinée abrite d’immenses ressources dont d’importants gisements d’or, de bauxite et des diamants. Mais la majorité de ses habitants n’en profite guère et vit dans la pauvreté.

 

AFP / Par Fabien Offner/ 27 mai 2014  

 

http://www.liberation.fr/economie/2014/05/27/accord-entre-rio-tinto-et-la-guinee-pour-l-exploitation-du-plus-grand-site-de-minerai-de-fer-au-mond_1027789


 


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4 - Guinée-Conakry : gant de velours pour mettre la main sur le fer

 

La chute de la junte en 2010 a relancé la ruée vers le métal, dont le pays regorge. Dans le sud-est, les habitants espèrent beaucoup du projet du géant Rio Tinto.

Face au village de Moribadou se dresse une haute et longue muraille couleur chlorophylle qui aimante les nuages et les hommes. Les entrailles de la chaîne montagneuse de Simandou ont attiré dans cette région isolée du sud-est de la Guinée le groupe minier anglo-australien Rio Tinto. Et avec lui des centaines de chômeurs guinéens et des pays voisins. Dans les bars bricolés avec du bois et de la toile, «Simandou» est sur toutes les lèvres parfumées au café local, à la bière tiède et au gibier de brousse.

 

Bauxite. Le soir, des lumières éclairent les crêtes des montagnes pelées, qui perdront leur forme millénaire en quelques années. Les foreuses écrasent jour et nuit la coquille qui renferme la perle : plusieurs milliards de tonnes de fer, que Rio Tinto compte extraire à raison de 95 millions de tonnes par an. Les premières exportations, plus modestes, commenceront en 2015, après la construction d’un chemin de fer de 650 km de long et d’un port sur la côte Atlantique. Les deux gisements, Ouéléba et pic de Fon, de plus de 6 km de long et 1 km de large chacun, seront exploités à ciel ouvert. L’élection d’Alpha Condé en 2010 et les promesses de bonne gouvernance ont relancé la ruée vers les minerais promise à ce pays gâté par la nature mais puni par ses dirigeants depuis son indépendance, en 1958.

 

Un nouveau code minier, élaboré avec l’appui de l’Agence française de développement, a été adopté le 9 septembre par le Conseil national de transition. Transparence des contrats, lutte contre la corruption, prise en compte des impacts sociaux et environnementaux, augmentation des taxes en faveur de l’Etat et des collectivités locales… De quoi encadrer enfin un secteur qui représente 26% du PIB et fournit 95% des revenus d’exportation du pays selon l’Organisation mondiale du commerce. «C’est potentiellement une avancée énorme, explique Patrick Heller de l’ONG Revenue Watch Institute, mais la clé de son succès dépendra de son application effective.»

 

Sur le papier, le «scandale géologique» guinéen touche à sa fin grâce à ce mégaprojet. «Les perspectives d’une croissance économique plus forte dans les années à venir sont bonnes», annonce le FMI, qui mise sur une croissance de «4-5%» les prochaines années. Cinquième producteur mondial de bauxite et détenteur de plus du quart de ses réserves mondiales selon United States Geological Survey, la Guinée pourrait devenir l’un des premiers producteurs de fer. D’autres groupes miniers sont passés à l’action dans le pays et ont ouvert les portes du fer guinéen aux grands émergents que sont la Chine et le Brésil via des joint-ventures avec Chinalco (Rio Tinto) et Vale (BSGR). Ce dernier devrait exporter son fer dès 2012. Des investissements d’un montant «comparable à celui du PIB annuel du pays», selon la Banque mondiale.

 

Mouvements d’humeur. L’optimisme ambiant pourrait faire oublier les mauvaises surprises souvent réservées aux pays miniers africains : dépendance aux prix des matières premières, sous-développement des autres secteurs, détournement de la rente, conflits, désastres écologiques. La Guinée est classée cinquième pire pays au monde pour son climat d’affaires, selon la Banque mondiale. Et Rio Tinto a déjà fort à faire avec des mouvements d’humeur d’une partie de la population, frustrée par la faiblesse du recrutement local. En janvier, la route menant à la «base-vie» de Canga Est, installée à flanc de montagne, a été bloquée, obligeant l’entreprise à évacuer son personnel par le ciel. «Les habitants ont des compétences techniques, mais peu sont lettrés, cela les élimine de la plupart des offres d’emplois», résume Abdoulaye Yattara, chef de station de la radio communautaire de Beyla, la sous-préfecture dont dépendent Moribadou et Canga Est.


 


Mais, en attendant les «dizaines de milliers d’emplois» promis pendant la construction des infrastructures, Rio Tinto ne fait pas que des déçus. Plus d’un millier de Guinéens portent déjà la tenue jaune et bleu du géant minier ou le gilet réfléchissant de l’un de ses sous-traitants. A Beyla, les travailleurs rentrent quand les faisceaux des lampes torches et le ronronnement des générateurs animent la tombée de la nuit. «Je suis très content de Rio Tinto, témoigne Abdoulaye Sacko, tout en gestes mesurés sous son boubou violet du dimanche. C’est grâce à ce travail que j’ai pu me marier et acheter une moto à crédit.» Agent de sécurité, il ne s’épanche pas sur son faible salaire.

 

Rio Tinto finance à tout-va, de l’hôpital aux puits jusqu’au championnat de football et la préfecture. «Ils font des choses mais, quand on fouille, ça laisse à désirer. Ils n’accepteraient même pas chez eux les réalisations qu’ils font ici», critique pourtant une personnalité locale en disant douter de la sincérité des autorités à défendre l’intérêt de la population. Après le petit pont sous lequel coule la rivière Bembeya, la route en terre grimpe vers la nouvelle mairie de Beyla. Encore un cadeau de Rio Tinto. On y arrive en passant devant l’ancienne, ou plutôt ce qu’il en reste entre les herbes sauvages. Le bâtiment a été brûlé et détruit lors de la grève générale de 2007. Il ne sert plus à rien, sinon d’avertissement.

 

Fabien OFFNER Envoyé spécial à Moribadou/ 17 décembre 2011  

  

http://www.liberation.fr/economie/2011/12/17/guinee-conakry-gant-de-velours-pour-mettre-la-main-sur-le-fer_782498

 



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