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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MINES, HYDROCARBURES ET ENERGIE


Publié le 07/12/2014 à 14:13:54
MONDE/ FRANCE-UE/ ECONOMIE ET COOPERATION : le président français au Kazakhstan et en Russie




1 – « Au-delà de ces considérations diplomatiques, ce sont les questions économiques et commerciales qui domineront cette visite. Premier producteur mondial d'uranium (et fournisseur des centrales atomiques françaises), le Kazakhstan regorge de pétrole, de manganèse, de fer, de chrome ou de charbon. Mais c'est aussi une économie qui se diversifie et se modernise à grands pas. Le troisième axe de ce déplacement sera, selon Paris, le développement de la coopération universitaire et scientifique avec une vingtaine de représentants d'universités ou d'établissements d'enseignement supérieur français au sein de la délégation. « Le travail que nous menons sur le plan économique mais aussi universitaire contribue à moderniser le pays, à l'ouvrir et à former des cadres », expliquait-on à Paris à la veille de la visite. »

 

 


2 – « François Hollande et Vladimir Poutine, qui se sont brièvement rencontrés samedi après-midi à l'aéroport moscovite de Vnoukovo, ont espéré qu'un cessez-le-feu pourrait être rapidement appliqué et respecté dans l'est de l'Ukraine. Le président français, lors de cette escale imprévue au retour de son voyage au Kazakhstan, a dit souhaiter que "le cessez-le-feu qui sera proclamé demain ou après-demain puisse être effectif, c'est-à-dire pleinement, entièrement respecté". Il n'a pas donné plus de détails. »

 


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1 - François Hollande en visite officielle au Kazakhstan

 

François Hollande a atterri vendredi 5 décembre, à Astana, première étape d'une visite officielle de deux jours au Kazakhstan. L'objectif de cette visite est d'intensifier les échanges économiques mais aussi politiques et universitaires avec cette puissance émergente d'Asie centrale, a-t-on appris auprès de sa délégation. Dès son arrivée à Astana, le chef de l'Etat français devait rejoindre le palais présidentiel pour un premier entretien avec son homologue kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, qui règne sans partage sur son pays depuis l'indépendance acquise en 1991. Seuls deux présidents français s'étaient rendus dans cette ex-République soviétique depuis son indépendance : François Mitterrand, en septembre 1993, et Nicolas Sarkozy, en octobre 2009.

 

 


INFLUENCE RUSSE

Après une conférence de presse conjointe, un déjeuner officiel, une allocution devant des forums économique et universitaire et une rencontre avec la communauté française d'Astana, François Hollande s'envolera en fin d'après-midi pour Almaty, seconde étape de sa visite au Kazakhstan. Au chapitre diplomatique, les présidents français et kazakh évoqueront les crises régionales, à commencer par l'Ukraine, le partenariat renforcé noué en octobre entre Bruxelles et Astana mais aussi et peut-être plus encore l'Union eurasiatique portée par le président russe, Vladimir Poutine. Moscou tente par ce biais de restaurer son influence sur les ex-Républiques soviétiques mais le président kazakh l'a clairement signifié à son puissant voisin du Nord : son ralliement à cette organisation n'a qu'une portée économique et ne signifie en rien une allégeance politique.

 



URANIUM, PÉTROLE, CHARBON…

Au-delà de ces considérations diplomatiques, ce sont les questions économiques et commerciales qui domineront cette visite. Premier producteur mondial d'uranium (et fournisseur des centrales atomiques françaises), le Kazakhstan regorge de pétrole, de manganèse, de fer, de chrome ou de charbon. Mais c'est aussi une économie qui se diversifie et se modernise à grands pas. Le troisième axe de ce déplacement sera, selon Paris, le développement de la coopération universitaire et scientifique avec une vingtaine de représentants d'universités ou d'établissements d'enseignement supérieur français au sein de la délégation. « Le travail que nous menons sur le plan économique mais aussi universitaire contribue à moderniser le pays, à l'ouvrir et à former des cadres », expliquait-on à Paris à la veille de la visite.


 

 

LES DROITS DE L'HOMME EN QUESTION

Ce chapitre de la visite permettra de répondre aux griefs des ONG de défense des droits de l'homme. Le Kazakhstan figure à la 161e place sur 180 dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Et dans un rapport publié en juillet 2013, Amnesty International dénonce l'impunité dont jouissent les forces de sécurité dans ce pays et l'omniprésence de la torture dans les centres de détention. Un dossier figure tout en haut de la pile, celui de l'oligarque kazakh Moukhtar Abliazov, détenu en France depuis plus d'un an et considéré comme une figure de l'opposition.

La cour d'appel de Lyon a autorisé son extradition vers la Russie qui, tout comme l'Ukraine et le Kazakhstan, l'accuse d'avoir détourné des milliards de dollars. « Nous n'intervenons pas dans cette affaire », indiquait-on cependant à l'Elysée à la veille de la visite de François Hollande, arguant du pourvoi en cassation formé par sa défense. D'une manière générale, poursuivait-on de même source, la question des droits de l'homme « pourra être évoquée » lors des discussions bilatérales.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 05.12.2014 / Mis à jour le 05.12.2014

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/12/05/francois-hollande-en-visite-officielle-au-kazakhstan_4534788_823448.html



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2 - François Hollande au Kazakhstan, pour une diplomatie renouvelée

 

On dit François Hollande moins proche de son homologue kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, que ne l’était Nicolas Sarkozy. Il faut dire que l’ancien président français avait été jusqu’à déroger à sa règle : lors de la visite officielle qu’il avait effectuée en 2010, M. Sarkozy avait accepté le verre de vodka que lui tendait son hôte. Le geste – une façon d’entériner le « partenariat stratégique » conclu par les deux pays deux ans plus tôt – avait impressionné les Kazakhs. Vendredi 5 et samedi 6 décembre, c'était au tour de François Hollande de se prêter à l’exercice du voyage officiel, à Astana, la capitale du Kazakhstan, puis à Almaty, la principale ville. Le président a tenu à inscrire sa visite dans la continuité de celles effectuées par Nicolas Sarkozy et avant lui par François Mitterrand – premier chef d’Etat européen à se rendre au Kazakhstan indépendant, en 1993. Mais c’est bien une rupture que le président tenait à afficher dans la relation diplomatique avec ce partenaire important de la France, son deuxième fournisseur de pétrole et premier fournisseur d’uranium.

L’Elysée avait fortement insisté sur la place donnée à la coopération universitaire dans ce voyage. Vingt présidents d’université accompagnaient le chef de l’Etat, avec pour objectif de conclure des partenariats avec des établissements kazakhs ; samedi, M. Hollande devait inaugurer l’Institut Sorbonne-Almaty.

 


LE « KAZAKHGATE », SYMBOLE DES EXCÈS

L’image fera peut-être oublier les excès qu’a connus la relation franco-kazakhe au cours de la présidence de Nicolas Sarkozy. A l’époque, des intermédiaires plus ou moins mandatés, comme le député UMP Thierry Mariani ou le sénateur centriste Aymeri de Montesquiou, avaient développé une sorte de diplomatie parallèle, appuyés par des sociétés de « conseil » offrant aux investisseurs un accès à l’élite politico-économique d’Astana.

L’affaire dite du « Kazakhgate », révélée par Le Monde, est devenue le symbole de ces excès. La justice française soupçonne un certain nombre de personnes de l’entourage de Nicolas Sarkozy d’avoir favorisé la vente de 45 hélicoptères civils en intervenant auprès de responsables politiques belges, pour qu’ils votent une loi de circonstance favorable à trois hommes d’affaires kazakhs menacés par la justice belge. Vendredi, à Astana, le président Nazarbaïev s’est exprimé pour la première fois sur le sujet, assurant n’avoir « jamais demandé quoi que ce soit à M. Sarkozy ». Dans l’entourage de François Hollande, on assure que cette époque est révolue : « Nous travaillons en toute transparence, sans intermédiaires, sans diplomatie parallèle. » La relation bilatérale franco-kazakhe a-t-elle pour autant fondamentalement changé ?

Côté kazakh, le maître mot est toujours le même : géopolitique. Depuis l’indépendance de son pays, acquise en 1991, M. Nazarbaïev s’est efforcé de naviguer entre les ambitions de ses puissants voisins chinois et russe. La crise ukrainienne a crispé les dirigeants du Kazakhstan, pays qui compte une forte minorité russe. La relation avec l’Ouest est une nécessité dans la politique « multivectorielle » qu’entend déployer Astana.

 

Côté français, l’objectif reste, en premier lieu, le développement des relations économiques avec le Kazakhstan, dont Paris est le quatrième partenaire commercial européen. François Hollande, qui avait emmené avec lui une cinquantaine de chefs d’entreprise français, a largement insisté sur ce point. Le président de la France a notamment souhaité que les entreprises françaises « exportent davantage » au Kazakhstan et « qu’elles soient associées à la diversification de l’économie du pays ». Autrement dit que la relation repose moins sur le poids de Total et Areva, les deux plus grosses entreprises installées au Kazakhstan.


 

LE BUSINESS CHERCHE « LE SOUTIEN POLITIQUE POUR SE PROTÉGER »

Cette orientation très « business » de la diplomatie française peut nécessiter quelques compromissions, notamment dans le domaine des droits de l’homme et du pluralisme politique, où les autorités kazakhes sont régulièrement pointées du doigt. Un diplomate raconte la sélection, chaque année, du candidat kazakh soumis au prix des droits de l’homme de la République française. « L’ambassade cherchait toujours des profils “pas trop politiques”, comme des organisations de défense des femmes battues. »

Interrogé sur le sujet, vendredi, François Hollande a répondu : « Chaque fois que je me déplace, je dis la réalité. Et nous menons des efforts sur des cas individuels. »
Une autre ombre plane sur ce tableau, celle de la corruption. « Peut-on faire du business avec un pays comme celui-là en faisant l’impasse sur les règles qui le régissent ? s’interroge l’ancien diplomate. La première étant que la famille régnante et les différents clans veulent leur part sur tout. »

 

Un responsable de l’entreprise Alstom, qui concluait vendredi à Astana un contrat de maintenance pour 1,3 milliard d’euros sur vingt-cinq ans, assurait que de telles discussions se déroulent dans « un climat bien plus sain que ce que l’on peut entendre, avec des interlocuteurs extrêmement professionnels ». Un responsable politique français qui connaît bien le pays assure que « les élites locales se goinfrent, mais pas sur le dos des entreprises étrangères, plus sur leur propre population ». Selon Dosym Satpaïev, un analyste qui conseille les compagnies étrangères, les entreprises occidentales sont défavorisées par rapport à leurs concurrentes chinoises ou russes, soumises à un contrôle beaucoup moins strict. « Dès lors, chercher le soutien du politique est pour elles une façon de se protéger. »


Le Monde.fr / 05.12.2014 / Mis à jour le 06.12.2014 / Par Benoît Vitkine (Astana, Kazakhstan, envoyé spécial)

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/12/05/francois-hollande-au-kazakhstan-une-visite-sous-le-signe-de-la-rupture_4535739_3210.html


 


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François Hollande et Vladimir Poutine, qui se sont brièvement rencontrés samedi après-midi à l'aéroport moscovite de Vnoukovo, ont espéré qu'un cessez-le-feu pourrait être rapidement appliqué et respecté dans l'est de l'Ukraine. /Photo prise le 6 décembre 2014/REUTERS/Maxim Zmeyev

  

3 - Hollande à Moscou pour une rencontre de dernière minute avec Poutine

 

De retour du Kazakhstan, où il effectuait une visite officielle, vendredi 5 et samedi 6 décembre, François Hollande a fait une escale à Moscou afin d'y rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine. Cette rencontre de dernière minute a eu pour thème principal la guerre en Ukraine, dans laquelle Moscou nie, contre toute évidence, être impliqué. L'objectif du président français reste d'obtenir une « désescalade » dans ce conflit, en partant des accords signés le 5 septembre à Minsk. Ceux-ci prévoient une cessation des hostilités, un contrôle partagé de la frontière russo-ukrainienne, mais aussi l'amorce par Kiev d'une réforme politique qui offrirait plus d'autonomie aux régions du Donbass en guerre.

 

Depuis ces accords, les combats ont encore fait plus d'un millier de morts, et Moscou a été accusé d'avoir livré massivement des armes aux rebelles séparatistes. La question de la Crimée, annexée par Moscou au printemps, n'est, elle, plus jamais évoquée dans les communications de l'Elysée. « Merci d'être venu discuter des problèmes que nous avons », a dit M. Poutine lors d'une rapide introduction ouverte à la presse qui s'est déroulée dans un climat très cordial. « Il faut trouver des solutions », lui a répondu M. Hollande, avertissant : « Nous devons éviter que d'autres murs viennent à nous séparer. » Les deux dirigeants ont ensuite poursuivi leur entretien à huis-clos, le président français étant accompagné notamment de son chef d'état-major particulier, Benoît Puga, et le président russe de son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Le message que Paris entendait faire passer à M. Poutine, et qui n'avait jamais été posé de façon aussi claire, est que la France n'entend pas soutenir une éventuelle demande d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. « C'est maintenant aux Russes de nous faire passer des messages rassurants, et pas seulement des messages », disait-on du côté de l'Elysée.


 

LA LIVRAISON DES MISTRAL AU MENU

Le dossier de la livraison du premier des deux navires Mistral à Moscou n'a pour sa part pas été abordé par les deux hommes, dont la dernière rencontre remontait à trois semaines. Vendredi, l'entourage de l'Elysée estimait avoir un délai « contractuel » de six mois avant que ne se pose la question d'éventuelles pénalités. Cette entrevue est intervenue deux jours après un discours extrêmement dur de M. Poutine, dans lequel le président russe s'en est pris à l'Occident, qui a imposé à la Russie des sanctions « nocives pour tout le monde ». Selon lui, même sans la crise en Ukraine, les Occidentaux « auraient inventé autre chose pour freiner les possibilités croissantes de la Russie ». La rencontre entre les deux chefs d'Etat est aussi intervenue au terme d'une visite de M. Hollande au président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, au cours de laquelle les deux hommes ont réaffirmé leur « position commune » sur le dossier ukrainien, M. Nazarbaïev insistant toutefois sur « l'aspect négatif des sanctions » pour « tout le monde ».

 

Benoît Vitkine (Moscou, Russie) / Journaliste au Monde/ Le Monde.fr/ 06.12.2014 / Mis à jour le 06.12.2014/ Par Benoît Vitkine (Moscou, Russie)

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/06/rencontre-imprevue-entre-hollande-et-poutine-a-l-aeroport-de-moscou_4535783_3214.html


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Moskau Hollande bei Putin und Lawrov 06.12.2014

 

4 - Hollande et Poutine espèrent une trêve rapide en Ukraine

 

MOSCOU (Reuters) - François Hollande et Vladimir Poutine, qui se sont brièvement rencontrés samedi après-midi à l'aéroport moscovite de Vnoukovo, ont espéré qu'un cessez-le-feu pourrait être rapidement appliqué et respecté dans l'est de l'Ukraine. Le président français, lors de cette escale imprévue au retour de son voyage au Kazakhstan, a dit souhaiter que "le cessez-le-feu qui sera proclamé demain ou après-demain puisse être effectif, c'est-à-dire pleinement, entièrement respecté". Il n'a pas donné plus de détails. François Hollande est le premier dirigeant d'une puissance occidentale majeure à se rendre à Moscou depuis l'annexion de la Crimée en mars et l'éclatement du conflit séparatiste dans l'est de l'Ukraine en avril. Sa venue, qui n'a été annoncée que samedi matin, souligne l'inquiétude des Occidentaux face au conflit ukrainien et à la rhétorique de plus en plus hostile de Vladimir Poutine.

 

Dans son discours annuel sur l'état de la fédération russe, le président russe a imputé jeudi aux Occidentaux, les "ennemis d'hier", la plupart des difficultés de la Russie, les accusant de vouloir faire subir à son pays le "scénario de la Yougoslavie" des années 1990 et de s'en remettre à la "politique d'endiguement" comme à chaque fois que la puissance russe redevient forte. "J'ai écouté le discours que vous avez prononcé il y a quelques heures et je pense que nous devons éviter qu'il y ait d'autres murs qui viennent nous séparer", lui a répondu François Hollande au début de leur rencontre. "A un moment, a-t-il insisté, il faut être aussi capable de dépasser les obstacles et trouver les solutions." "Je voulais avec le président Poutine envoyer un message qui est celui de la désescalade et aujourd'hui elle est possible", a-t-il déclaré ensuite lors de sa brève intervention devant la presse à l'issue de leurs échanges.

 


DISCUSSIONS MARDI À MINSK

A Kiev, le président ukrainien Petro Porochenko, avec lequel Hollande s'est entretenu dans la journée par téléphone, a annoncé pratiquement au même moment qu'un accord préliminaire avait été conclu en vue de la tenue de pourparlers mardi prochain à Minsk. Négocié en septembre dans la capitale biélorusse par des représentants de l'Ukraine, des séparatistes pro-russes de l'Est, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Protocole de Minsk, qui prévoyait une sortie de crise en douze points, bute depuis sur le non respect du cessez-le-feu entre les forces régulières ukrainiennes et les rebelles armés. (voir [ID:nL6N0TQ0F9])

 

D'après des données réunies par les Nations unies, les pertes enregistrées depuis l'entrée en vigueur théorique de cette trêve, le 5 septembre, ont été de 13 morts en moyenne par jour parmi l'armée, les forces rebelles et les populations civiles. "J'espère vraiment que dans un proche avenir, une décision finale liée au cessez-le-feu sera prise", a déclaré Vladimir Poutine. "Nous en avons parlé de façon très détaillée avec le président français", a-t-il poursuivi. Le président russe, pas plus que Hollande, n'a précisé s'il évoquait les discussions annoncées par Porochenko ou une autre initiative.


En revanche, a rapporté Poutine, les deux chefs d'Etat, qui s'étaient déjà rencontrés le mois dernier en marge du sommet du G20 à Brisbane, n'ont pas abordé le sujet sensible des porte-hélicoptères Mistral. Signé en 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le contrat prévoit la livraison pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. La livraison du premier bâtiment, le Vladivostok, devait initialement intervenir en octobre, puis en novembre, mais les autorités françaises l'ont repoussée, estimant que les conditions ne sont pas réunies du fait des tensions en Ukraine et du rôle imputé à la Russie par le gouvernement de Kiev et les Occidentaux. Par Vladimir Soldatkin

(avec Alexander Reshetnikov et Timothy Heritage à Moscou, Pavel Politiyuk à Kiev et Jean-Baptiste Vey à Paris; Henri-Pierre André pour le service français)

 

https://fr.news.yahoo.com/hollande-rencontre-poutine-%C3%A0-moscou-pour-discuter-lukraine-135631217.html


 

 

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5 - Le Kazakhstan, ses mines d'uranium et ses oligarques

 

Des juges financiers enquêtent depuis mars 2013 sur des commissions présumées en marge d'un contrat de vente d'hélicoptères avec le Kazakhstan, conclu en 2010 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, des soupçons balayés jeudi 9 octobre par Airbus, qui affirme que le contrat a été conduit en toute légalité. L'affaire reste floue et le pays, même s'il n'est pas une dictature hermétique comme le Turkménistan, éloigné des standards démocratiques. Mais son économie est florissante, grâce à un sous-sol riche, et les relations franco-kazakhes sont au beau fixe. Un point sur les enjeux et les particularités de ces liens potentiellement explosifs.


 

 

Le géant économique d'Asie centrale

Véritable locomotive économique de la région, le Kazakhstan a connu pendant des années une croissance avoisinant les 10 % par an. Elle tourne désormais autour de 5 %, une performance honorable pour une économie émergente qui continue de grimper dans les classements sur l'attractivité en termes de climat des affaires. Dans celui de la Banque mondiale, elle a encore gagné trois places en 2014 et devance la Turquie et l'Espagne. Le géant économique d'Asie centrale (70 % du PIB de la région) est un bon fournisseur, en particulier d'énergie avec les 9es réserves mondiales de pétrole et les 2es réserves mondiales d'uranium.

  


Croissance des secteurs pétroliers et non-pétrolier, production de pétrole et de gaz (base 100 en 2002).

 

 

Des liens étroits avec les entreprises françaises

La richesse de son sous-sol appâte les industriels : le groupe Areva a créé une filière commune, Katko, avec son homologue Kazatomprom. « La compagnie minière Kazatomprom, en partenariat avec Areva, mettra en marche ses nouvelles lignes d'assemblage de combustible nucléaire dans l'usine métallurgique d'Oulba, d'ici à 2018 », se félicite l'ambassade de France à Astana, sur son site Internet. Concrètement, la France procède à un transfert de technologies au bénéfice du Kazakhstan, via sa coentreprise. Le pays est aussi bon client des produits français que sont le luxe, l'armement, l'agroalimentaire et la grande distribution. Carrefour y a  installé des bureaux en 2013, Danone dès 2009. Les entreprises tricolores ayant des intérêts au Kazakhstan sont nombreuses, comme en témoigne la liste de membres des Cercles français d'affaires au Kazakhstan : Areva, en premier lieu, mais aussi Alstom, EADS, GDF Suez, Saint-Gobain, Total...

 

Les relations économiques entre Paris et Astana (la capitale kazakhe) sont nées dans les années 2000 et se sont intensifiées sous la présidence de Nicolas Sarkozy avec, notamment, la création d'un Conseil des affaires franco-kazakhstanais. Elles sont aujourd'hui encouragées par le gouvernement ; la ministre au commerce extérieur Nicole Bricq avait fixé en mai 2013 comme objectif d'y doubler les exportations tricolores en cinq ans. (…)


http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/10/le-kazakhstan-ses-mines-d-uranium-et-ses-oligarques_4502666_4355770.html

 

 


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