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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MUSIQUE, SPORT ET CULTURE


Publié le 02/03/2016 à 09:24:53
MONDE/ CULTURE/ CINEMA/ OSCARS 2016 : Leonardo DiCaprio décroche l’Oscar du meilleur acteur





0.1 - « Leonardo DiCaprio décroche l’Oscar du meilleur acteur : On le disait maudit. Ce dimanche 28 février, il a conjuré le sort. Après trois nominations infructueuses, l’acteur Leonardo DiCaprio a décroché l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du trappeur Hugh Glass dans The Revenant d’Alejandro Gonzalez Iñarritu. Le cinéaste mexicain repart lui aussi du Dolby Theater de Los Angeles en étant entré dans la légende d’Hollywood, après avoir décroché pour la deuxième année de suite la statuette de meilleur réalisateur − il avait été récompensé pour Birdman en 2015. Seuls deux hommes ont réussi cette prouesse : John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951). La 88e cérémonie des prestigieux prix américains du cinéma aura également été marquée par les succès de Spotlight,sacré meilleur film. La saga journalistique de Tom McCarthy relate la rédaction d’un important article par une équipe d’investigation du Boston Globe, dévoilant un scandale de prêtres pédophiles couverts par l’Eglise catholique. La jeune comédienne Brie Larson, 26 ans, a, quant à elle, été désignée meilleure actrice pour son rôle dans Room, où elle incarne une femme violée et séquestrée depuis plusieurs années avec son jeune fils. »


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0.2 – « L'industrie du cinéma en Inde plus vibrante que jamais : Confrontés aux chiffres qui font l’Inde - 1,3 milliard d’habitants répartis sur 28 États et sept territoires, 22 langues officielles et 1 652 dialectes[+], huit courants religieux - on peut s’interroger sur la notion d’Union indienne. Les Indiens, eux, répondent souvent que ce qui les rassemble, c’est la passion du cricket et l’amour du cinéma. Des propos que reprenait Anurag Basu, le réalisateur de Barfi ![+] dans une interview récente : « Le cinéma, c’est le ciment de la nation. Lorsque vous êtes au cinéma, vous ne vous souciez pas de la religion, de la caste ou de la culture de la personne assise à côté de vous. » L’industrie cinématographique indienne, qui célèbre ses cent ans cette année, a longtemps été ignorée ou caricaturée par l’Ouest pour ses films masala d’une durée de trois ou quatre heures, emplis de chants et de danse, d’héroïnes replètes et de héros moustachus. Ils constituaient un phénomène culturel dont les codes décalés ne parvenaient pas à être appréciés à l’étranger, diaspora indienne exceptée. Avec 1 255 longs métrages produits en 2011 et 3,3 milliards de tickets vendus, l’Inde est pourtant la première industrie cinématographique au monde en ce qui concerne la production et le nombre d’entrées. Et elle est en pleine transformation. »

  

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1 - Oscars : pleins feux sur « Spotlight » et Leonardo DiCaprio

 

A 41 ans, Leonardo DiCaprio a donc remporté son premier Oscar. A l’issue d’une longue soirée, le suspense qui tenait les médias et les réseaux sociaux en haleine depuis des semaines s’est enfin dénoué dimanche 28 février au Dolby Theatre de Los Angeles. La performance titanesque de l’acteur dans The Revenant, un trappeur revenu d’entre les morts après avoir été littéralement démoli par un ours, traversant les montagnes enneigées d’Amérique du Nord terrassé de douleur, de froid et de faim, ivre de colère et de vengeance, a été récompensée comme il l’espérait.

 

Jusqu’au bout, DiCaprio aura tenu son rôle de vedette de la soirée, profitant de la tribune qui lui était offerte pour livrer, à une vitesse-éclair, un discours sur le réchauffement climatique et l’urgence qu’il y a aujourd’hui à « cesser de procrastiner » pour se mettre à « travailler collectivement ». « Nous devons soutenir les leaders dans le monde qui ne parlent pas pour les gros pollueurs et les grandes multinationales, mais qui parlent pour toute l’humanité, pour les indigènes du monde, pour les milliards de défavorisés qui seront les plus affectés par le changement climatique, pour les enfants de nos enfants, et pour ceux dont les voix ont été noyées par les politiques mercantiles. »

 

Quelques minutes plus tôt, l’auteur du film, Alejandro Gonzalez Iñarritu, était sur scène pour recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur. Si The Revenant faisait partie des favoris de la compétition (il a aussi reçu, pour le travail d’Emmanuel Lubezki, le Prix de la meilleure photographie), cette récompense faisait entrer le réalisateur mexicain dans l’histoire. Un an après Birdman, Iñarritu est devenu le troisième cinéaste, après John Ford et Joseph L. Mankiewicz, à remporter cette distinction deux années de suite.

 

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_ Chris Rock, vedette de la soirée

Pour la grande surprise, il aura fallu attendre les dernières secondes de la soirée, et la consécration de Spotlight, de Tom McCarthy, comme meilleur film de l’année. Porté par une brochette d’acteurs dont la modestie apparaît comme le parfait contrepoint à la performance hors normes de DiCaprio, ce film-enquête dont la sobriété assèche parfois le propos retrace le travail des journalistes du Boston Globe qui a conduit, au début des années 2000, à la révélation d’une série de crimes pédophiles au sein de l’Eglise catholique. Outre cette consécration suprême, le film a été récompensé par le Prix du meilleur scénario original.

 

L’autre grande vedette de la soirée fut, indéniablement, le comédien noir Chris Rock. Au maître de cette 88e cérémonie des Oscars, il revenait la tâche délicate de mettre en scène, sans gâter la fête, la polémique qui a violemment agité le milieu du cinéma ces dernières semaines sur le racisme d’Hollywood, et sa conséquence directe, l’absence d’artistes et de techniciens noirs parmi les nommés. Le comédien s’en est sorti avec classe, appuyant là où ça fait mal, tout en réussissant à retomber toujours du côté du rire, et ce dès son entrée en matière : « Eh bien, je suis ici aux Oscars, également connus pour être les trophées du choix du peuple blanc. » Si cette polémique n’est pas née plus tôt, a-t-il estimé, « c’est que pendant longtemps on avait de vrais trucs contre lesquels se battre. On était trop occupé à être violé et lynché pour se préoccuper de qui était le meilleur directeur de la photographie. Quand votre grand-mère pend au bout d’un arbre, c’est difficile de s’intéresser au meilleur court-métrage documentaire… »


Comme le veut la tradition, son discours d’introduction était émaillé de piques à différentes personnalités du cinéma, à commencer par Will Smith (« C’est vrai, c’est pas juste que Will n’ait pas été invité. Mais ce n’est pas juste non plus qu’il ait été payé 20 millions pour Wild Wild West ! »), et son épouse (« Jada qui boycotte les Oscars, c’est comme moi qui boycotterais la culotte de Rihanna. Je n’ai pas été invité ! »). Ce qui n’a pas empêché Chris Rock d’évoquer devant la belle assemblée, et d’être chaleureusement applaudi pour l’avoir fait, le scandale des crimes racistes impunis de la police américaine : « Cette année, dans l’hommage aux disparus, il n’y aura que des Noirs qui ont été tués par les flics en allant au cinéma. »

 

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_ Six prix pour « Mad Max »

Parmi les autres vainqueurs de la soirée, il faut citer Mad Max: Fury Road. Nommé dans les catégories « meilleur film » et « meilleur réalisateur », le road-movie déchaîné de George Miller a dû se contenter de prix techniques, mais la moisson fut quand même belle : six Oscars, pas moins, pour le meilleur montage, les meilleurs costumes, la meilleure direction artistique, les meilleurs maquillage et coiffure, le meilleur montage son et le meilleur mixage. L’Oscar de la meilleure actrice est allé à Brie Larson, jeune actrice de 26 ans, pour son rôle dans Room, de Lenny Abrahamson (sortie française le 9 mars). Ce qui laisse notamment sur le carreau Charlotte Rampling, nommée pour sa performance très remarquée dans 45 ans, de Andrew Haigh, et dont il est permis de penser qu’elle paye peut-être sa récente saillie sur le racisme antiblanc.

 

A 87 ans, Ennio Morricone, quant à lui, a gagné le premier Oscar de sa carrière pour la partition des 8 Salopards, de Quentin Tarantino. Vice Versa, de Pete Docter, a été couronné meilleur film d’animation de l’année, et Amy, le biopic d’Amy Winehouse signé Asif Kapadia, meilleur documentaire. Le prix de la meilleure chanson a été décerné à Writing’s on the Wall, de Sam Smith et Jimmy Napes, pour 007 Spectre, de Sam Mendes, et celui du meilleur scénario d’adaptation à The Big Short, d’Adam McKay, pour lequel on espérait un plus glorieux résultat. Enfin, Le Fils de Saul, du Hongrois László Nemes, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, coiffant au poteau Mustang, de Deniz Gamze Ergüven, qui concourrait pour la France.

 

LE MONDE/ 29.02.2016/ Mis à jour le 29.02.2016/ Par Isabelle Regnier

 

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2016/02/29/oscars-pleins-feux-sur-spotlight-et-leonardo-dicaprio_4873470_3476.html


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2 - Leonardo DiCaprio décroche l’Oscar du meilleur acteur

 

On le disait maudit. Ce dimanche 28 février, il a conjuré le sort. Après trois nominations infructueuses, l’acteur Leonardo DiCaprio a décroché l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du trappeur Hugh Glass dans The Revenant d’Alejandro Gonzalez Iñarritu. Le cinéaste mexicain repart lui aussi du Dolby Theater de Los Angeles en étant entré dans la légende d’Hollywood, après avoir décroché pour la deuxième année de suite la statuette de meilleur réalisateur − il avait été récompensé pour Birdman en 2015. Seuls deux hommes ont réussi cette prouesse : John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951).

 

La 88e cérémonie des prestigieux prix américains du cinéma aura également été marquée par les succès de Spotlight, sacré meilleur film. La saga journalistique de Tom McCarthy relate la rédaction d’un important article par une équipe d’investigation du Boston Globe, dévoilant un scandale de prêtres pédophiles couverts par l’Eglise catholique. La jeune comédienne Brie Larson, 26 ans, a, quant à elle, été désignée meilleure actrice pour son rôle dans Room, où elle incarne une femme violée et séquestrée depuis plusieurs années avec son jeune fils.

 

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_ La polémique sur la diversité à Hollywood

Hormis le triomphe de Mad Max : Fury Road, film le plus primé dimanche avec six statuettes (montage de son, mixage de son, montage, création de costumes, maquillage et décors) et la quatrième victoire de rang pour Disney dans la catégorie des films d’animation pour Vice-Versa, la soirée restera célèbre pour son entrée en matière. Dans son discours liminaire, le maître de cérémonie, Chris Rock, a ainsi embrassé la polémique sur le manque de diversité au sein des finalistes choisis par l’Académie. « Bienvenue à la cérémonie des Oscars, également connue comme les prix des gens blancs. Si [les membres de l’Académie] nominaient les présentateurs, je n’aurais même pas ce travail ! »

 

Dès vendredi, il avait laissé entendre qu’il reviendrait sur la question qui agite Hollywood depuis plusieurs semaines en postant sur Twitter une vidéo montrant un écran brouillé en noir et blanc accompagné du mot-clé #BlackOut, signifiant à la fois « les Noirs sont de sortie » et « les Noirs sont absents ». En effet, pour la deuxième année de suite, les quelque 6 200 membres de l’Académie des Oscars, qui sont à une très large majorité des hommes blancs âgés, n’ont retenu que des acteurs blancs, déclenchant un raz-de-marée de protestations sur les réseaux sociaux avec pour cri de ralliement #OscarsSoWhite. Connu pour son humour tranchant, l’acteur a expliqué sur scène avoir sérieusement réfléchi à renoncer à présenter la cérémonie : « Mais je me suis dit, ils vont quand même organiser les Oscars. Ils ne vont pas les annuler simplement parce que j’ai jeté l’éponge. »

 

Plusieurs figures du cinéma ont décidé de boycotter la soirée pour dénoncer cette discrimination. Le réalisateur Spike Lee et le couple d’acteurs Will Smith et Jada Pinkett-Smith, qui font partie de ceux-là, ont été épinglés au passage par Chris Rock, dimanche. « Si vous voulez plus de Noirs, il faut juste créer des catégories pour les Noirs », a poursuivi l’humoriste sur un ton acide. Plus sérieusement, il a martelé : « Nous. Voulons. Des opportunités. Nous voulons que les acteurs noirs bénéficient des mêmes opportunités. »

« La vraie question (…) c’est : est-ce qu’Hollywood est raciste ? (…) Bien sûr ! Mais ce n’est pas le racisme auquel on est habitué. C’est un racisme de cercle. »

 

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_ Le palmarès en bref :

. Meilleur film : la saga journalistique Spotlight de Tom McCarthy raconte la rédaction d’un important article par une équipe d’investigation du Boston Globe, dévoilant un scandale de prêtres pédophiles couverts par l’Eglise catholique.

 

. Meilleur acteur : Leonardo DiCaprio, 41 ans, a été honoré pour son interprétation du trappeur Hugh Glass dans The Revenant.

 

. Meilleure actrice : Brie Larson, 26 ans, a été récompensée pour son rôle dans Room. Elle y incarne une femme violée et séquestrée depuis plusieurs années avec son jeune fils.

 

. Meilleur réalisateur : le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu a été primé pour son film The Revenant. Il avait déjà obtenu la statuette en 2015 pour son long-métrage Birdman. Il devient le troisième réalisateur de l’histoire à gagner deux fois de suite ce prix, après John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951).

 

. Meilleur film en langue étrangère : Le Fils de Saul, du Hongrois Laszlo Nemes, traite du sort tragique des sonderkommandos, les prisonniers de camps de concentration, essentiellement juifs, forcés par les nazis à faire fonctionner les chambres à gaz.

 

. Meilleur acteur dans un second rôle : Mark Rylance a été primé pour son intérprétation dans Le Pont des Espions. Le Britannique de 56 ans y incarne un agent soviétique installé depuis des années aux Etats-Unis.

 

. Meilleure actrice dans un second rôle : Alicia Vikander a été récompensée pour sa performance dans The Danish Girl. La Suédoise de 27 ans y campe Gerda, épouse de l’artiste Lili Erbe, la première femme transgenre à avoir obtenu des opérations de réassignation sexuelle.

 

. Meilleur film d’animation : Vice-Versa, brillante et émouvante chronique du conflit des émotions dans la tête d’une pré-adolescente, a offert pour la quatrième année de suite l’Oscar de cette catégorie aux studios Disney.


Le Monde.fr avec AFP et AP/ 29.02.2016/ Mis à jour le 29.02.2016

 

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2016/02/29/coup-d-envoi-de-la-88e-ceremonie-des-oscars-a-los-angeles_4873314_3476.html


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3 - L'industrie du cinéma en Inde plus vibrante que jamais

 

Confrontés aux chiffres qui font l’Inde - 1,3 milliard d’habitants répartis sur 28 États et sept territoires, 22 langues officielles et 1 652 dialectes[+], huit courants religieux - on peut s’interroger sur la notion d’Union indienne. Les Indiens, eux, répondent souvent que ce qui les rassemble, c’est la passion du cricket et l’amour du cinéma. Des propos que reprenait Anurag Basu, le réalisateur de Barfi ![+] dans une interview récente : « Le cinéma, c’est le ciment de la nation. Lorsque vous êtes au cinéma, vous ne vous souciez pas de la religion, de la caste ou de la culture de la personne assise à côté de vous. » 


L’industrie cinématographique indienne, qui célèbre ses cent ans cette année, a longtemps été ignorée ou caricaturée par l’Ouest pour ses films masala d’une durée de trois ou quatre heures, emplis de chants et de danse, d’héroïnes replètes et de héros moustachus. Ils constituaient un phénomène culturel dont les codes décalés ne parvenaient pas à être appréciés à l’étranger, diaspora indienne exceptée. Avec 1 255 longs métrages produits en 2011 et 3,3 milliards de tickets vendus, l’Inde est pourtant la première industrie cinématographique au monde en ce qui concerne la production et le nombre d’entrées. Et elle est en pleine transformation.

 

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_ L’émergence de nouveaux contenus

Raja Harishchandra, film muet de 1913 réalisé par Dadasaheb Phalke, est considéré comme le premier long métrage indien jamais réalisé[+]. Film mythologique, il donna le ton pour les cent ans qui allaient suivre : les héros seraient plus grands que nature, leurs aventures rocambolesques et le jeu d’acteur oscillerait, aux yeux des Occidentaux, entre le mélodramatique et le parodique. Le scénario, quant à lui, serait largement centré autour d’une star – dont le statut, ici, approche celui de dieu vivant, à l’instar de Rajinikanth, icône du cinéma tamoul, également appelé Kollywood, que ses fans adulent avec une telle ferveur qu’ils baisent les pieds de son effigie (généralement des posters) ou baptisent des temples à son nom.
 

Ces dernières années, à mesure que la société indienne urbaine évolue, ce qui ressort est l’émergence de nouvelles thématiques dans les films commerciaux et le succès au box-office de films hors des sentiers battus. Du côté des blockbusters, on peut ainsi citer le baiser partagé par John Abraham et Abhishek Bachchan – le fils de la grande star Amitabh Bachchan – dans Dostana (2008), un baiser qui avait d’autant plus fait scandale qu’il intervenait dans une société où l’homosexualité était encore pénalisée. Plus récemment, Vicky Donor (2012), un film qui traite d’infertilité et de don de sperme, a connu un vrai succès commercial, rapportant en recettes 9,2 fois son coût de production.

 

Quant à Gangs of Wasseypur d’Anurag Kashyap, un réalisateur de films indépendants plus habitué au succès d’estime que commerciaux, il est parvenu à récolter 470 millions de roupies au box-office. Ces succès inattendus – et d’autant plus profitables qu’ils concernent généralement des films à petits budgets – encouragent désormais les sociétés de production à se concentrer sur le contenu des films plutôt que de compter sur la seule présence de grandes stars pour drainer le public. Même s’il est indéniable que ces dernières permettent de réaliser plus d’entrées que jamais, comme en témoigne le nombre de films ayant dépassé le milliard de roupies de recettes en 2012.


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_ Une industrie en forte croissance, portée par la numérisation et l’augmentation du nombre de salles

Après un ralentissement en 2009-2010, l’industrie cinématographique indienne a renoué avec une croissance robuste. Elle a crû de 21 % en 2012, générant 112,4 milliards de roupies. Les revenus générés par les blockbusters sont en constante augmentation, neuf films ayant franchi l’année dernière la barre du milliard de roupies, contre cinq en 2011. Parmi les facteurs explicatifs de ces succès figurent bien sûr la montée en qualité des films indiens et un marketing offensif, mais la numérisation en cours de l’industrie et l’augmentation du nombre de multiplexes jouent également un grand rôle.

 

Les multiplexes, qui représentent 15 % des salles et un tiers des entrées, ont permis l’augmentation du prix moyen du billet qui s’établit aujourd’hui à 160 roupies (60 dans les mono-salles). Grâce à la flexibilité offerte par le passage au cinéma numérique (80 à 90 % des copies distribuées aujourd’hui contre 50 % en 2010), les exploitants gèrent mieux le nombre et les horaires de leurs séances et les taux d’occupation sont en augmentation. Le numérique permet qui plus est de sortir les films dans un plus grand nombre de salles et donc de générer plus de revenus. Le record revient à Ra One, le blockbuster de l’année 2011 avec Shah Rukh Khan en tête d’affiche, qui sortit simultanément dans 3 200 salles.
 

Et si l’ouverture de nouveaux multiplexes dans les villes de 2eet 3e rangs[+] a déjà permis d’attirer un nouveau public, le potentiel de croissance reste énorme. 70 % de la population vit en zone rurale et n’a pas la possibilité de se rendre au cinéma, ni les moyens de payer le prix d’un ticket de multiplexe. S’adressant à la base de la pyramide, Nukkad Entertainment, une nouvelle chaîne de cinéma, développe ainsi un réseau de salles numérisées et climatisées, ciblant spécifiquement les couches les plus pauvres de la population avec des billets d’entrées à prix modiques et des localisations proches des zones industrielles et des sorties d’usine[+].
 

Ces signaux positifs permettent à l’industrie du film d’être optimiste sur la continuité de la croissance, et le P.D.G. de Motion Picture Association of America (MPAA) estime que l’industrie devrait franchir la barre des cinq milliards de dollars avant 2015.

 

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_ Le renforcement de la régionalisation

L’industrie du cinéma en Inde ne saurait se résumer à Bollywood. Si celle-ci jouit du prestige le plus important sur le marché domestique et de la notoriété la plus forte à l’étranger, les 206 films produits en langue hindi ne représentaient en 2011 que 17 % de la production cinématographique totale du pays et ce pourcentage est en constante diminution.

 


 

Certification des films par langue en % (Source : Central Board of Film Cerfication)


Les deux autres principales industries sont Tollywood, l’industrie régionale du film en langue telugu – 192 films produits en 2011 – dont le centre est à Hyderabad, et Kollywood – 185 films produits cette même année – dont les films en langue tamoul sont tournés dans la périphérie de Chennai[+]. Il faut aussi citer le cinéma bengali – 122 films en 2011 – dont le rayonnement artistique[+] a toujours été reconnu. En tout, pas moins de 14 industries régionales coexistent dans la péninsule, et leur éclat, loin de s’affaiblir face aux paillettes de Bollywood, brille plus fort que jamais.


Le renforcement de la régionalisation s’explique par la montée de la classe moyenne. 350 millions d’individus voient leur pouvoir d’achat augmenter, ils peuvent désormais aspirer aux sorties familiales dans les multiplexes, avec leur cortège de pop-corn, ailerons de poulet, samossas, l’expérience culinaire paraissant en Inde indissociable de l’expérience cinématographique[+]. Ces nouveaux membres de la classe moyenne, résidant souvent dans des villes de 2e ou 3e rang n’ont pas nécessairement l’hindi comme langue maternelle. Et même s’ils le comprennent le plus souvent – l’hindi étant une matière obligatoire à l’école –, ils recherchent avant tout des films où les protagonistes s’expriment dans la langue qu’ils utilisent dans le contexte familial. Dans l’industrie du cinéma comme ailleurs, il n’est désormais plus possible en Inde d’espérer la croissance sans prendre en compte le facteur régional.
 

Les grands studios comme Eros et Reliance Entertainment ne s’y trompent pas et investissent lourdement dans des productions en langues régionales (à hauteur de 20 % de leurs budgets annuels) et les studios étrangers comme Fox, Disney et Viacom 18 leur ont emboîté le pas. Ashvini Yardi de Grazing Goat Productions déclare ainsi que « le centre de gravité (de l’industrie du cinéma en Inde) évolue lentement mais sûrement vers les centres régionaux. Et l’on ne peut se permettre d’ignorer cette réalité si on espère croître dans les 10 ans à venir ». Parmi les atouts des marchés régionaux figurent un retour plus rapide sur capitaux, notamment grâce à l’importance du star-système qui attire infailliblement les spectateurs dans les salles et les taxations favorables mises en place par les différents États pour soutenir l’industrie locale. Ainsi, dans l’État du Maharashtra et du Tamil Nadu, l’Entertainment tax[+] ne s’applique pas sur les productions en marhati et tamoul respectivement, un avantage non négligeable quand on sait que cette taxe s’élève à 45 % ou 15 % du montant du billet selon les États.


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_ Le défi du piratage

D’après les chiffres de la Motion Picture Distribution Association (MPDA), l’industrie cinématographique indienne aurait subi une perte de 1,1 milliard de dollars en 2012. Et l’enregistrement illégal en salle des films dès leur sortie serait à la source de 90 % des DVD piratés en circulation dans le pays.
 

La solution préconisée par la profession est la réduction de la durée de vie des films en salle. Dans cette bataille contre les pirates, tout est fait pour que la semaine d’ouverture soit celle qui génère le maximum de revenus. En effet, le temps moyen écoulé entre la sortie du film en salle et l’apparition des premiers DVD piratés est en Inde de 2,15 jours. Le premier week-end est donc crucial[+]. Selon Thyagarajan Govindarajan, vice-président du Tamil Film Producers Council, 60 % des revenus du cinéma tamoul proviennent des cinq premières journées.

 

Et en 2011, les trois premiers films au box-office ont réalisé 78 % de leurs entrées lors de la première semaine. Pour parvenir à attirer le public en masse dès les premiers jours, des campagnes de pré-lancement très agressives sont mises en placenotamment par l’intermédiaire des médias sociaux, dont les Indiens sont friands : buzz autour des bandes originales, dont certains titres deviennent disponibles avant la sortie du film, possibilité de télécharger des applications pour téléphone mobile etc. L’attente ayant ainsi été créée, les films les plus attendus envahissent littéralement les écrans le jour de leur sortie, et dans les grandes villes comme Bombay, il n’est pas rare que la moitié des salles d’un même multiplexe soit consacrée à la diffusion d’un seul film.

L’autre stratégie consiste à diminuer le délai entre la sortie en salle et la diffusion à la télévision. D’environ six mois autrefois, ce délai peut désormais passer en dessous de trois mois, comme ce fut le cas pour Ek Tha Tiger, blockbuster de 2012 ayant généré le deuxième plus gros revenu de tous les temps sur le marché domestique. L’industrie place également ses espoirs dans le développement du cinéma à la demande. S’il ne concerne que trois à quatre millions d’abonnés à l’heure actuelle, il est en augmentation rapide et devrait permettre de lutter contre le piratage en offrant aux familles de la classe moyenne, particulièrement celles des villes de taille moyenne, l’occasion de regarder des films récents au prix d’un DVD piraté et avec une bien meilleure qualité.

 

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_ À la recherche de la reconnaissance internationale

C’est un sujet qui blesse les Indiens : le manque de reconnaissance de leur cinéma à l’international. Bien sûr, le marché indien suscite les convoitises d’Hollywood, qui lentement mais sûrement renforce sa présence (encore très minoritaire et inférieure à 10 % du marché indien) et sa reconnaissance auprès du public. Et les stars américaines se déplacent dans l’espoir de conquérir un public composé d’1,3 milliard d’individus. Les studios internationaux s’associent à des maisons de production locales pour conquérir une part du gâteau, même si la rentabilité des films en Inde reste faible, au-delà des volumes importants[+]. Le monde entier s’intéresse donc au spectateur indien. Mais quand il s’agit d’exporter la production indienne ou de rafler des récompenses dans les festivals internationaux, les faits sont là : le cinéma indien est essentiellement regardé par les Indiens.

 

Le succès des films indiens à l’étranger dépend étroitement du star-système, des dépenses marketing et suit la diaspora indienne. Le cinéma punjabi, dont les blockbusters réalisent 45 % de leurs revenus à l’étranger, a conquis quelques niches aux États-Unis, au Royaume-Uni ou au Canada, pays où une partie de la communauté s’est relocalisée. Le cinéma malayalam (du Kerala) a trouvé son marché au Moyen-Orient, grâce à l’émigration des travailleurs keralites, ouvriers de chantier, chauffeurs, cuisinières et bonnes…
 
Pourtant, de nouvelles niches se développent autour de certains films, notamment en Chine, en Corée du Sud, à Taïwan et en Amérique latine. On peut reprendre l’exemple de 3 idiots. Ce succès de 2009 fut exploité pendant 29 semaines consécutives à Taïwan, projeté sur 230 écrans en Corée du Sud (en version sous-titrée) et 900 écrans en Chine (en version doublée).
 

Reste qu’en cent ans de cinéma, trois films indiens seulement ont été nominés aux Oscars : Mother India en 1957, Salaam Bombay ! en 1988 et Lagaan en 2001. Le changement n’est pas pour demain, car le public international reste déconcerté par la longueur des films et l’omniprésence des danses et chansons, et les films qu’il apprécie parfois dans la production indienne restent largement ignorés sur le marché domestique. Qu’importe, lorsqu’on est prophète en son pays, a-t-on réellement besoin d’Hollywood ?

 

Article  par  Hélène LECUYER/ Publié le 14.10.2013/ Mis à jour le 14.10.2013

 

http://www.inaglobal.fr/cinema/article/l-industrie-du-cinema-en-inde-plus-vibrante-que-jamais


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4 - Nollywood : jusqu’où ira donc le cinéma nigérian ?

 

Pour beaucoup, cinéma rime avec Hollywood. En 2012, le cinéma américain enregistre un chiffre d’affaires record de 10,8 Milliards de dollars. En dépit de cette hégémonie, deux nouveaux modèles cinématographiques émergent ces quinze dernières années. Le cinéma Hollywoodien reste évidemment numéro un en terme de recettes avec ses blockbusters et ses acteurs “bankables”. Il est désormais dépassé en quantité de films produits par Bollywood et, depuis 2009, par Nollywood.

 

 

 

Hollywood

Bollywood

Nollywood

Budget moyen des films produits

61,1M€

3,1M – 15M€

12 137€ – 54 630€

Nbre de films / an

734

1288

987

Total des sorties au cinéma

1,29 Mrd €

3,3 Mrd €

n/a

Revenus de l’industrie cinéma

24,7 Mrd €

2,5 Mrd €

280M€

Film produit le plus cher

293M€

25M€

6M€

* box office global, hors DVDs, TV, et VOD

(Source : www.spearswms.com)

 

 

Bollywood, c’est le cinéma indien avec sa musique caractéristique et ses chorégraphies gigantesques. Nollywood…Le terme, moins connu, renvoie au cinéma nigérian. Près d’un millier de films par an pour 280 millions d’Euros de recettes !

 

 

Un cinéma particulièrement apprécié par les Nigérians, les autres pays  d’Afrique, mais aussi par la diaspora. Les raisons de ce succès populaire sont nombreuses. Drame, amour, passion et sorcellerie sont le lot de ces films emprunts d’une saveur foncièrement africaine. Les intrigues se passent sur le continent, les décors sont donc très proches de ce que les locaux ont l’habitude de voir dans leur vie quotidienne. La production et la réalisation des films est soignée et permet un confort visuel qui s’apparente à celui que procurerait un film américain.

  

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Que ce soit les Ivoiriens, les Africains ou la Diaspora, tous se retrouvent dans les personnages. La façon d’aborder certains thèmes nous rapproche sensiblement du continent africain. Lorsqu’on évoque la sorcellerie en Afrique, on parle de quelque chose auquel les gens croient, il ne s’agit pas de science fiction. Harry Potter ça ne dit rien à un public africain. Le succès de ce cinéma reste malgré tout limité car les infrastructures ne permettent pas encore une exploitation rentable des films.

 

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_ Un succès à deux visages

–       Trop peu de cinémas : Le faible nombre de salles obscures en Afrique  contraint à une édition rapide de DVDs. Une fois que ces films sont édités, cela augmente sensiblement… le taux de piratage.

–       Une réputation à redorer : Deux images du cinéma nigérian se confondent. D’une part celle d’un cinéma assez traditionnel, peu travaillé et proche du théâtre ; et, d’autre part, celle d’un cinéma recherché emprunt de codes de production et de réalisation très occidentaux. Les films à petits budgets pullulent. Des acteurs, réalisateurs et producteurs (qui n’ont pas vraiment la vocation…) se lancent dans ce qu’ils voient comme un nouvel eldorado. Il y a aujourd’hui tellement de films produits que le recensement en est impossible. Les films avec des budgets plus importants sont, eux, les moins nombreux et souffrent de ce fameux amateurisme. Il devient tendance de généraliser en pointant du doigt le manque de professionnalisme de cette industrie. Cependant de nombreux signes prouvent sans conteste que Nollywood sera dans les années à venir un acteur majeur de l’industrie cinématographique mondiale.

 

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_ Pas-à-pas, Nollywood marque son territoire

Le cinéma nigérian, encore méconnu il y a dix ans, s’introduit lentement mais sûrement dans nos quotidiens. Pour se développer et s’exporter, certains de ses meilleurs films organisent leurs avant-premières dans des métropoles comme Londres ou Paris. L’évolution internationale de ce cinéma se caractérise par certaines de ses stars qui décrochent des rôles hollywoodiens. Omotola Jalade Ekeinde obtient début 2013 un rôle dans la série US Hit The Floor. Cette actrice est la première célébrité africaine à passer le cap des 1 millions de fans sur Facebook. Elle est également citée dans le Time comme l’une des personnes les plus influentes du monde aux côtés de Michelle Obama, Beyonce ou encore Kate Middleton.

 

En plus de cette nouvelle visibilité des acteurs, de nombreux festivals mettent à l’honneur le cinéma Nollywoodien. A Londres, le Festival Film Africa, à Paris, la Nollywood Week… « Ce festival, dont c’est la deuxième édition, se positionne comme LE rendez-vous annuel donné au public français et européen pour découvrir les meilleurs films Nollywood de l’année » explique Serge Noukoué, directeur exécutif de la Nollywood Week à Paris.

 

« Le terme Nollywood a été introduit au début des années 2000 par un journaliste américain alors en déplacement au Nigéria » raconte Noukoué. « Surpris par l’effervescence productive et créative de ce cinéma, il succombe à la tentation de l’opposer à Hollywood ».

 

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_ Quid de la distribution en France et en Europe ?

« Ici, les films sont disponibles sur les plateformes en ligne, mais aussi dans les boutiques africaines spécialisées. On ne peut pas parler de distribution à proprement parlé car la plupart de ces vidéos sont issues du piratage et de très mauvaise qualité ».

 « Ce cinéma mérite beaucoup mieux » insiste Serge, « Les autorités nigérianes travaillent pour équiper d’avantage le pays en cinémas ; des studios existent déjà mais de toutes nouvelles infrastructures devraient voir le jour à Lagos. Lorsque les films bénéficieront de vraies sortie en salle, il y’aura moins de piratage et la distribution en sera assainie. Les professionnels de ce cinéma pourront plancher sur les moyens pour mieux distribuer ».

 

L’émergence du cinéma nigérian n’est pas seulement celui d’un art, mais aussi -et surtout- celui d’un media. Le fait que ce media soit africain a une saveur et une portée particulière. S’il vient à se développer à l’échelle mondiale, en affirmant sa position dans le concert des industries du cinéma, il deviendra une véritable tribune d’expression culturelle, idéologique et même politique qui bénéficiera à l’Afrique entière.

 

Par Gauthier Kulula / Dimanche 4 mai 2014

 

http://www.totem-world.com/top/nollywood-jusquou-ira-donc-le-cinema-nigerian.html


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