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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MUSIQUE, SPORT ET CULTURE


Publié le 13/02/2018 à 15:02:42
AFRIQUE/ CULTURE/ SEXUALITE/ SANTE : Sida et sexualité, sexualité et tabous, sexualité et perversion, sexualité et rejet d’ordre culturel




« Au Bénin, la prostitution sur les réseaux sociaux prend de l'ampleur : Des filles jeunes, éduquées et connectées… Voici le nouveau profil des prostituées au Bénin. Dans un enquête, Le Monde Afrique jette un éclairage inédit sur le racolage qui a cours actuellement sur les réseaux sociaux béninois. Le principe est simple. Sur WhatsApps, Facebook ou encore Viber, des jeunes filles s’intègrent à un groupe fermé où elles sont mises en contact avec des hommes prêts à payer pour du plaisir sexuel. Le tout, organisé par un proxénète qui est par ailleurs l’administrateur de ce groupe fermé. Généralement des étudiantes issues de milieux modestes en quête de moyens financiers pour poursuivre leurs études ou pour subvenir à leur besoin, il suffit à ces jeunes filles d’envoyer des photos ou des vidéos d’elles nues à l’administrateur qui l’intègrent dans un catalogue, pour qu’elles s’attirent des clients… »

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1 - Conférence internationale sur le Sida et les IST en Afrique 2017

 

La Côte d’Ivoire a abrité la 19ème Conférence internationale sur le Sida et les IST en Afrique (ICASA), du 4 au 9 décembre 2017. Le thème choisi cette année est « l’Afrique : Une approche différente vers la fin du Sida ». Le choix de la côte d’ivoire comme pays hôte pour abriter ICASA 2017, est un signal fort de la volonté du Gouvernement à éradiquer la pandémie du VIH/SIDA. Le pays fait partie des pays les plus touchés par le VIH et le Sida en Afrique de l’Ouest et du Centre. Affirme Dr. Raymonde Goudou Coffie dans son intervention à l’ouverture. « Au-delà des efforts des gouvernements, nos peuples doivent s’investir également pour l’élimination du VIH car, la fin du sida passe aussi par une prise de conscience et la mise en pratique des mesures préventives. L’adoption de comportement, habitudes et gestes simples qui nous maintiennent en bonne santé ».


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_ Village communautaire

Le village communautaire est un élément intégral et dynamique du programme de l’ICASA. Situé au rez de chaussée. Le village communautaire était composé des stands de discussions communautaires, les activités des ONG, Leaders, Acteurs, spectacles et sessions. ARCAD-SIDA/PLUS était valablement représenté avec un stand bien animé. Elle a participé à toutes les activités et distribué des supports et matériels de communication (T-shirts, sacs composé des dépliants, flyers, rapports d’activités 2016), clés USB contenant les informations sur la Coalition PLUS dans le but de promouvoir et valoir ses activités dans le monde entier.

 

http://arcadmali.org/19eme-conference-internationale-sur-le-sida-et-les-ist-en-afrique-2017/


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2 - En Afrique du Sud, les prostituées ont peur du sida

 

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, gros plan sur ce pays qui compte le plus de personnes vivant avec le VIH : 7 millions, soit 19,2 % de la population. Les deux maisons de plain-pied mitoyennes ressemblent à toutes les autres dans ce quartier excentré de Durban (Afrique du Sud). Aucun signe extérieur n’indique aux passants qu’il s’agit de deux bordels appartenant au même propriétaire. A la tombée du jour, les rues environnantes se peuplent de femmes se livrant à la prostitution. Mais ici, les sex workers comme les désignent les ONG et les institutions internationales n’exercent qu’en « intérieur » (indoor par opposition à outdoor, la prostitution de rue).

 

Frappées du sigle de la TB/HIV Care Association (THCA Association de soin tuberculose/VIH), les deux camionnettes de la « clinique du bien-être » se sont garées à proximité. La dizaine de volontaires associatifs se répartit entre les deux maisons. Ils vont s’entretenir avec les pensionnaires, s’enquérir de leur santé, évoquer les tests de dépistage, leur remettre des préservatifs. Ils vont aussi leur parler de l’utilisation des traitements antirétroviraux à des fins préventives chez les personnes séronégatives à haut risque d’être exposées au VIH (prophylaxie pré-exposition ou PrEP en anglais). Selon une tradition qui ignore les époques et les frontières, six jeunes femmes sont installées sur les canapés dans le salon proche de l’entrée. D’autres sont dans une arrière-salle et passent le temps comme elles peuvent. Elles sont en tout une vingtaine à travailler dans les deux bâtiments jumeaux.

 

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_ « Clinique sur roues »

Drapée dans un peignoir, Kim, 23 ans, se prostitue depuis trois ans, toujours en intérieur. Elle assure toujours utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels. « Comme ce n’est pas facile d’avoir accès aux tests de dépistage et des préservatifs autrement, je me sens beaucoup plus en sécurité grâce aux visites de l’association. Je fais tous les tests : grossesse, tuberculose, VIH, frottis du col de l’utérus…, et je prends des vitamines. C’est comme une “clinique sur roues”. Sans eux, explique Kim en désignant les volontaires, ce serait très dur. » Dans la maison voisine, Chantey – en short – et Tezla – en robe – font provision de préservatifs auprès de Robin Ogle, responsable de l’association à Durban, qui leur explique le principe de la PrEP en essayant de couvrir le son de la télévision grand écran qui trône dans le salon. « Nous sommes des femmes normales. Comme n’importe quelles femmes, nous élevons nos enfants. Nous savons que nous prenons des risques. C’est un travail risqué chaque jour », confie Chantey.

 

Tezla est très intéressée par la PrEP : « Des clients demandent fréquemment à avoir des rapports sans préservatifs ; souvent des hommes mariés. » Robin lui précise qu’il faut attendre trois semaines de prise continue des antirétroviraux pour que l’efficacité de la PrEP se fasse sentir. « Il faut la prendre aussi longtemps que vous vous pensez à risque », insiste Robin. Lancée en 2011, grâce à des financements du gouvernement américain (programme Pepfar) et du conseil des églises sud-africaines, avec un programme complet de bien-être pour les professionnel(le)s du sexe, centré sur l’éducation par les pairs, la TB/HIV Care Association constitue le principal contact avec les soins pour beaucoup de prostituées. Il faut dire que la tâche est immense.

 

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_ « Educatrice de ses pairs »

Le pays compterait en tout 153 000 prostitués, pour la plupart des femmes avec une minorité (de l’ordre de 10 %) d’hommes et de personnes transgenres. La prévalence de l’infection par le VIH chez les prostituées irait de 40 % à 88 %, sachant que, dans la populationféminine générale, elle est comprise entre 14 % et 15 %. A Durban, ville peuplée de 3,5 millions d’habitants, dont beaucoup de migrants, et qui comprend une vaste zone industrielle et le port le plus important du pays, les quelque 10 000 prostituées présenteraient un taux d’infection par le VIH de 53 %, selon une récente étude menée en Afrique du Sud par des chercheurs de l’université de Californie, à San Francisco.

 

Les équipes de terrain de l’association mêlent professionnels de santé (infirmières), travailleurs sociaux et prostituées ou ex-prostituées. Vêtue d’un polo orange sous un gilet bleu en laine polaire siglé « THCA » et arborant des boucles d’oreilles assorties à son polo, Mngadi Thembi, 43 ans, est « éducatrice de ses pairs » (peer educator). Cette mère d’une fille de 22 ans explique sans détour sa trajectoire : née dans une ferme du KwaZulu-Natal, elle a perdu ses deux parents à l’âge de 30 ans. « Je me suis retrouvée sans ressources et sans personne pour m’aider. J’ai donc commencé à me prostituer sur la voie publique, mais toujours en me protégeant. Je suis toujours séronégative et vais suivre la PrEP. Devenir éducatrice pour mes pairs a changé ma vie. J’en suis très fière, s’enthousiasme-t-elle. Je veux aider mes sœurs avec ce que j’ai appris dans l’association lorsque je suis venue à une réunion et que je me suis fait tester. » Elle souhaite devenir conseillère pour THCA et se former sur les tests diagnostiques et la PrEP.

 

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_ « Harcelés, agressés et rançonnés par la police »

L’activité de la TB/HIV Care Association n’est pas simple car se livrer à la prostitution est encore un acte criminel en Afrique du Sud. L’association tient de fait à ne pas se limiter aux infections sexuellement transmissibles, mais bien œuvrer au bien-être global des travailleuses et travailleurs du sexe. Son approche diffère de celle d’une autre association sud-africaine, active notamment au Cap, la Sex Workers Education and Advocacy Taskforce (Sweat, groupe de travail pour l’éducation et le plaidoyer pour les travailleurs du sexe, l’acronyme anglais reprenant aussi le mot qui veut dire « sueur »). « Nous nous attachons surtout à faire connaître et à défendre les droits des travailleuses et travailleurs du sexe, qui sont souvent harcelés, agressés et rançonnés par la police. Nous menons bataille pour faire changer la loi qui criminalise le commerce du sexe », explique Ishtar Lakhani, responsable du plaidoyer à Sweat. Selon une étude menée pendant deux ans au Cap, à Johannesbourg, à Pretoria et à Durban auprès des prostituées ayant recouru à ses conseils légaux, l’association a évalué à 70 % la proportion de celles ayant été harcelées par la police.

 

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_ Législation rétrograde sur la prostitution

Au Cap, 12 % de celles se livrant à la prostitution de rue affirment avoir déjà été violées par un policier. Les volontaires « paralégaux » de Sweat – elles-mêmes ex-travailleuses du sexe ou continuant à se prostituer – accompagnent donc leurs pairs qui veulent porter plainte au commissariat et les assistent lorsqu’elles (ou ils) sont arrêtées. Les difficultés rencontrées par les travailleuses et travailleurs du sexe en Afrique du Sud persistent donc. Et ce malgré les énormes progrès accomplis dans la lutte contre l’épidémie et en particulier la mise sous traitement de personnes vivant avec le VIH et le démarrage d’un programme d’accès à la PrEP pour les personnes séronégatives soumises à un haut risque de contamination. Pendant longtemps, l’Afrique du Sud a été le pays où les autorités niaient que le VIH soit la cause du sida et refusaient de déployer les antirétroviraux (ARV). Elle est à présent la nation dotée du plus vaste programme de traitement au monde, avec près de 3,4 millions de personnes sous ARV, s’approchant ainsi d’une couverture de la moitié des personnes vivant avec le VIH dans le pays. Des progrès que freine une législation rétrograde sur la prostitution.

 

LE MONDE/ 01.12.2016 / Mis à jour le 01.12.2016 / Par Paul Benkimoun (Durban, Le Cap (Afrique du Sud), envoyé spécial)/

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/01/prostituees-en-afrique-du-sud-la-peur-du-sida_5041178_3244.html


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3 - Les grandes destinations du tourisme sexuel en Afrique

 

La faiblesse d’une réglementation dissuasive et une population libérée du poids des traditions font de l'Afrique un nouveau repaire des touristes sexuels.


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_ Grand Baie, la partouzeuse (île Maurice)

Grand Baie, c’est un peu le Saint-Tropez de l’île Maurice. En près de 40 ans, ce qui n’était autre qu’un insignifiant village de pêcheurs est devenu le lieu de villégiature de la bourgeoisie locale. Mais aussi, le temple de la luxure et du libertinage. Sur les plus de 900.000 touristes (pour 2012, les prévisions sont de 980.000 visiteurs) qui séjournent dans l’île du sourire chaque année, un nombre considérable se dirige immédiatement vers Grand Baie. A la recherche du soleil, des cocotiers et du sable fin et doré des plages…

Grand Baie, située à l’extrême-nord de Maurice, attire surtout, parce que, comme n’hésitera pas à vous le dire le premier chauffeur de taxi qui vous conduira à votre hôtel, on y trouve tout ce qu’on veut. Des plaisirs les plus simples, comme se la couler douce au soleil, aux extravagances les plus folles. En 2010, un producteur de films X a même fait sensation, en vendant l’île comme une vraie destination sexuelle. Il a monté un site Internet dans lequel il met en scène des femmes  sexagénaires effectuant des partouzes avec de très jeunes Mauriciens. Pour des raisons évidentes, nous ne vous redirigerons pas vers le site en question. Toujours est-il que, à Maurice, presque tout le monde a toujours nié l’existence d’une quelconque forme de tourisme sexuel.

 

Les autorités juraient même leurs grands dieux qu’elles ne savaient pas ce que cela voulait dire. Jusqu’à ce qu’un rapport du département d’Etat américain cite le pays comme étant un lieu d’exploitation de personnes, dont des enfants. Après ces révélations, le gouvernement mauricien a fait voter une série de lois pour endiguer le phénomène. Mais cela suppose de rendre plus coercitives les conditions d’entrée à Maurice. Or, le tourisme est, avec la canne à sucre, l’autre mamelle de l’économie nationale.


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_ Cape Town, l’homosexuelle (Afrique du Sud)

Personne, dans la ville du Cap, ne s’en cache. Ni ceux qui débarquent d’avion avec leur bermuda au ras des cuisses, ni les autorités qui font tout pour faciliter l’entrée aux visiteurs. Ici, le touriste vient, bien sûr, découvrir les charmes de la nature et la beauté du paysage. Mais certains viennent, aussi, goûter aux plaisirs de la chair, masculine de préférence. La plupart des guides touristiques vous l’indiqueront, Le Cap est une destination privilégiée pour les homosexuels, dans un continent où l’affaire est encore considérablement taboue. Et il faut dire que les ingrédients sont réunis: une nature luxuriante, un climat méditerranéen, une forte population gay locale (et souvent très jeune), et une législation qui n’interdit plus l’homosexualité depuis la nouvelle Constitution de 1996 qui a suivi la fin de l’apartheid.

 

De fait, aujourd’hui, n’importe quel gay un peu branché vivant en Occident, vous dira que San Francisco, Miami, Sydney, Berlin ou Amsterdam ne font plus tellement rêver. L’exotisme se trouve au en Afrique du Sud. Bilan, sur les 1,5 million de touristes qui affluent chaque année dans la ville, 15% sont homosexuels, fait savoir le Cape Town Tourism. Ce qui les attire, ce sont les corps musculeux des «locaux», comme les appellent tous ceux qui débarquent. Lesquels locaux donnent d’ailleurs toutes ses couleurs au quartier gai du Cap. En réalité, les gays sont partout dans la ville, et bien entendu l’inévitable prostitution qui va avec. A tel point que, dans son Rapport mondial sur l’exploitation sexuelle, la Fondation Scelles (qui lutte depuis 1993 contre la prostitution et le proxénétisme) a placé Le Cap dans sa liste des endroits à surveiller de près. Mais, ce sont surtout les possibilités de faire du naturisme dans la ville, et donc en Afrique, qui font fantasmer les visiteurs. Beaucoup aussi, viennent tenter de voir, mais sans trop s’aventurer dans les profondeurs du continent «si l'homosexualité en Afrique noire est un mythe ou une réalité», comme le fait observer le sociologue camerounais Charles Gueboguo, spécialiste de la question homosexuelle en Afrique.


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_ Banjul, la pédophile (Gambie) 

Il y a encore une dizaine d’années, cela se murmurait seulement. Aujourd’hui, le phénomène a pris des proportions telles que, sur place, plus personne ne semble s’en offusquer. Banjul, la capitale de la Gambie, pays minuscule coincé entre le Sénégal et la Guinée Bissau, est devenue une destination de choix pour les amateurs de mineurs. Mais, plus spécifiquement encore, pour les amatrices occidentales de très jeunes éphèbes noirs. C’est le quotidien britannique The Guardian qui décrivait le phénomène dans un reportage marqué par des détails et des témoignages pour le moins étonnants. Des femmes, entre 45 et 60 ans, venues tout spécialement des Pays-Bas, de la Belgique, de Suisse, du Royaume-Uni, et parfois de la France, à la recherche de plaisirs interdits… avec de jeunes garçons. Sous la chaleur torride des plages gambiennes, on peut les voir se faire appliquer de la crème solaire par des adolescents. Là-bas, on les appelle les «Marie-Claire», un surnom qu’elles assument sans aucun état d’âme. D’autant plus que ceux pour qui elles viennent en nombre dans le pays ont l’air consentants.

 

En effet, plus de 50% de la population gambienne a moins de 18 ans. Soit, à peu près 750.000 personnes. Et, tous ces jeunes sont frappés par un chômage massif et une grande pauvreté des familles. Alors, quand ils ne rôdent pas aux abords des hôtels à touristes, ils se précipitent, la nuit tombée, à Sénégambia, tout juste à l’entrée de Banjul. Ce quartier chaud, à la périphérie est de la capitale, est le temple de la drague. Les quinquagénaires blanches viennent y faire leur marché du sexe. Et les jeunes pubères le savent, qui exhibent leur corps et rivalisent de déhanchements pour séduire des femmes souvent plus âgées qu’eux de trente ans.

 

Eux aussi ont un surnom, ce sont les «bumsters». Ces gigolos, rapporte une étude de l’Unicef, trouvent d’ailleurs très chic d’être vus avec des blanches. Pourtant, explique le journal suisse L’hebdo, les vraies affaires entre les «Marie-Claire» et les «bumsters» se déroulent un peu loin, dans des appartements ou des maisons de location, afin de ne pas s’attirer les foudres des gérants d’hôtels, dont un grand nombre commence à s’organiser pour lutter contre le phénomène des «Marie-Claire». Mais cela n’a pas l’air de décourager celles-ci. Non seulement beaucoup d’entre elles bénéficient de la complicité de la police, indique encore L’hebdo, mais en plus, elles savent qu’elles peuvent compter sur des proies malheureusement faciles.


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_ Saly, l’allumeuse (Sénégal)

Bienvenue à Saly, station balnéaire située à environ 90 km de Dakar, la capitale sénégalaise. Hôtels de luxe, clubs et restos chics, plages de sable fin, bungalows au toit de paille... La station passe pour être le lieu de villégiature le plus séduisant d’Afrique de l’Ouest. Mais Saly est aussi et surtout la capitale du tourisme sexuel au Sénégal. Le célèbre guide français du Routard, il y a quelques années, décrivait ainsi froidement ce petit village chaud de la commune de Mbour : «Saly est le point de ralliement des Occidentaux vieillissants qui souhaitent goûter aux charmes de jeunes Sénégalais(es), pas toujours majeur(e)s.»

Ici, des jeunes filles à peine sorties de l’adolescence rivalisent d’ingéniosité pour approcher les touristes blancs, tandis que les jeunes hommes exhibent fièrement leur forte musculature sur la plage, histoire de pouvoir offrir leurs services à des dames âgées… ou à des messieurs. Cela conduit souvent à des situations bien dramatiques. Comme l’histoire de cette Française de 65 ans qui se suicide dans sa chambre d’hôtel en consommant une forte dose d’insecticide, après s’être fait dépouiller de tous ses biens par un jeune garçon. Ou comme celle de ces quatre Français condamnés de deux à dix ans de prison pour pédophilie. Selon le magazine L'Express, qui rapportait la nouvelle il y a quelques temps, l'un d’eux avait attiré une fillette de 10 ans, vendeuse de cacahuètes sur la plage de Saly, avec un billet de 1000 francs CFA (1,50 euro) et lui avait ensuite fait perdre sa virginité. Le phénomène a pris une telle ampleur qu’une ONG de lutte contre la pédophilie, Avenir de l’enfant, s’est créée en 2002 pour «briser l’omerta et faire se délier les langues». 


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_ Kampala, la délurée (Ouganda)

Un peu comme pour oublier les stigmates de la guerre qui l’a longtemps miné, l’Ouganda a mis en place une politique touristique pour le moins agressive. Kampala, la capitale, est ainsi progressivement devenue une destination populaire. La ville accueille nombre de touristes, des Occidentaux pour la plupart, qui, la nuit tombée, prennent d’assaut les bars, discothèques et hôtels qui pullulent dans la ville. Beaucoup parmi eux viennent en Ouganda non pas pour les charmes du pays —qui croupit dans une pauvreté endémique (35% des Ougandais vivent en-dessous du seuil de pauvreté)—, mais plutôt pour les charmes des jeunes Ougandaises, le plus souvent à peine sorties de l’adolescence. Des statistiques estiment à plusieurs centaines de milliers le nombre de victimes du tourisme sexuel, dont une part considérable sont des enfants. A l’exception de l’est du territoire, l’Ouganda est un pays relativement sûr pour les touristes sexuels, qui n’hésitent pas à vanter Kampala comme LA destination incontournable. Ceux-ci ont d’ailleurs ouvert un blog où ils décrivent leurs «souvenirs de voyage» et échangent des informations sur le physique des Ougandaises, les lieux où les trouver, le prix à payer, ainsi que sur la meilleure façon de les appâter.

Les plus aventureux osent même publier quelques photos montrant leurs rapports sexuels avec ces jeunes femmes. Un blog ouvert depuis 2004, sans que les auteurs soient vraiment inquiétés par les autorités. En 2009, le Parlement ougandais a pourtant adopté une loi criminalisant le tourisme sexuel et la pédophilie.


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_ Mombasa, l’effrontée (Kenya)

La police a pris l’habitude depuis quelques temps d’effectuer des descentes le long de la côte à Mombasa, une ville portuaire située à 440 km au sud-est de Nairobi, la capitale du Kenya. A chaque intervention, les personnes interpelées se révèlent être des mineurs. Ici, les travailleuses du sexe sont en majorité des adolescentes. Des jeunes filles qui se lancent dans le commerce de leur corps pour fuir la pauvreté. Leur cible privilégiée ce sont les touristes, qui viennent principalement des Etats-Unis, de Suisse, de Suède, de Norvège ou d’Allemagne. Sur la plage de Mombasa, ces jeunes filles défilent sous le nez des wazungu (hommes blancs), qui n’ont alors que l’embarras du choix. Une de ces jeunes filles a récemment déclaré au magazine du Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies, Irin News : «Ma mère est veuve et a perdu les deux mains quand elle travaillait dans une aciérie de Mombasa, ce qui me force à faire ce que je fais.» Avant d’ajouter tout de même que la plupart de ses clients préfèrent des relations sexuelles non protégées.

Les autorités, aidées par des ONG, traquent les touristes sexuels, même s’il est encore difficile d’estimer l’ampleur du phénomène. Cependant, une étude conjointe du gouvernement kényan et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) publiée en 2006 faisait savoir que jusqu’à 30% des adolescentes des villes côtières du Kenya se livrent au commerce du sexe. Et le Code de conduite pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle dans l’industrie du voyage et du tourisme, adopté en 2004, semble toujours ne faire peur à personne. Ni aux pédotouristes, ni à leurs victimes.


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_ Hammamet, l’opulente (Tunisie)

Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter la ville s’accordent à le dire: avec sa médina, sa marina, sa plage, son parc animalier, et ses centaines d'hôtels, Hammamet est une vraie usine à touristes. Très fréquentée l’été par une clientèle venant majoritairement d’Europe de l’Est, la station attire forcément par le charme luxuriant de ses plages, son cosmopolitisme et l’exubérance des soirées qu’elle propose, le plus souvent animées par les meilleurs DJ. Située à une soixantaine de kilomètres au sud de Tunis, la capitale, c'est l'une des principales stations balnéaires de la Tunisie. Hammamet, c’est aussi ces cabarets surchauffés où les étrangers peuvent venir admirer les danseuses du ventre. Mais la ville est surtout une destination réputée pour être un véritable lieu de débauche. Partout, on peut croiser des prostituées qui semblent n’avoir aucun mal à offrir leurs charmes à des touristes. Et sur les plages, de très jeunes gens tiennent compagnie à des vieux messieurs souvent bedonnants ou à des femmes d’un âge assez avancé. On peut les voir aussi dans certains restaurants huppés de la ville, quand ils ne les accompagnent pas tout simplement sur les petites plages privées naturistes que compte Hammamet.

 

En Afrique du Nord, la station balnéaire est devenue, depuis plusieurs années, une destination de choix pour les touristes sexuels. Le soleil, la douceur du climat et surtout l’assurance de mettre la main sur des proies faciles, les encourage à revenir parfois plusieurs fois par an. Pourtant, il continue de régner comme une sorte d’omerta sur la question. Tout le monde est au courant, mais presque personne n'en parle. Ni les autorités, ni les populations locales.


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_ Kribi, la libertine (Cameroun)

Dès la tombée de la nuit et loin du tumulte des plages, le cœur de Kribi bat au Carrefour Kinguè. A ce croisement de rues, se sont installés les principaux bars et cabarets ainsi que les plus grands restaurants qui rythment les soirées de cette petite ville de 50.000 habitants, située sur la côte atlantique, à quelques 200 km au sud de Douala, la capitale économique du Cameroun. Cette petite station balnéaire, avec ses plages de sable fin doré, ses cocotiers, ses bungalows et ses coins sauvages, est un peu pompeusement appelée la «Côte d’Azur du Cameroun». C’est ici que se déversent chaque année, surtout entre novembre et janvier, plusieurs centaines de milliers de touristes. Et pratiquement tous à la recherche de ce que Kribi offre de plus exotique en plus de son cadre paradisiaque: ses jolies filles et ses jeunes éphèbes.

 

Cependant, malgré le pipeline entre le Tchad et le Cameroun qui traverse la ville, malgré les travaux d’agrandissement du vieil aéroport, malgré le projet de construction d’un port en eau profonde, le chômage est accablant et le tourisme sexuel a le vent en poupe. Ici, pour les touristes généralement en provenance de France ou des Etats-Unis, le bonheur ne coûte qu’une petite misère: 10.000 francs CFA (15 euros) pour un échange avec une jeune Kribienne —quand ils ne déboursent pas 60.000 francs CFA (90 euros) pour faire venir un mineur dans leur chambre, avec la complicité des vigiles des hôtels. Ces chiffres ont été rapportés il y a quelques temps par le journal camerounais Le Messager.

 

Pour l’heure, les autorités ferment les yeux et préfèrent parler de simple prostitution. Même si elles ont fait adopter en 2007 une charte contre le tourisme sexuel, signée par tous les acteurs de la filière touristique. L’écrivain Amély James Koh-Bela, grande militante pour les droits des femmes et la protection des mineurs décrit bien le problème du tourisme sexuel au Cameroun, dans son ouvrage Mon combat contre la prostitution : «Des jeunes filles postées aux abords des grands hôtels et restaurants fréquentés par les Européens, des femmes quinquagénaires qui déferlent à Kribi pour trouver des petits jeunes ou des enfants livrés comme des colis dans la chambre d’étrangers avec la complicité du personnel hôtelier.»


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_ Marrakech, la perverse (Maroc)

Même avant la fameuse sortie de l’ancien ministre français Luc Ferry à la télévision, la ville de Marrakech au Maroc avait la réputation d'être un haut lieu du libertinage. Une ville où tout semble permis; une ville dont l’image est, depuis longtemps, associée au tourisme sexuel et à la pédophilie. La ville ocre, comme on l’appelle, regorge en effet de tous les exotismes et de tous les plaisirs possibles. Les casinos du complexe hôtelier La Mamounia, les multiples boîtes de nuit branchées de Marrakech, ses riads et ses cabarets où l’on drague à tout-va. Chaque année, ils sont entre 600.000 et un million de touristes (dont une moitié de Français) à assiéger la ville, qui a opté pour un tourisme de luxe. Conséquence, elle accueille essentiellement une clientèle aisée. Le tourisme représente aujourd'hui 10% du PIB du Maroc.

 

Les prostitués, hommes et femmes, ont bien vu la manne et ont eux aussi envahi Marrakech. Mais les touristes, en quête de chair plus fraîche, s’offrent les services de «rabatteurs» qui les accostent pour leur «livrer» des mineurs. Il y a quelques années, un reportage de la télévision française évoquait le cas de cette fillette de 8 ans qui avait été «livrée» pour environ 150 euros. Ce n’est plus un secret pour personne: à Marrakech, les enfants sont les doubles victimes du tourisme sexuel. Celles des fameux «rabatteurs» et celles des pédotouristes. Des associations se sont engagées dans la lutte contre ce fléau et ont forcé les autorités à agir. Même si, comme l'explique Najat Anwar de l’ONG Touche pas à mon enfant, les résultats sont encore peu satisfaisants : «Les procédures contre les étrangers restent très rares. Les autorités craignent de porter préjudice au tourisme en ternissant la réputation du pays.»


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_ Nosy Be, la pudique (Madagascar)

L’accueil est chaleureux pour les touristes, le long du chemin qui va de l’aéroport à Ambatoloaka, la station balnéaire de Nosy Be, au nord-ouest de Madagascar. Chaleureux mais dissuasif, au vu des messages qui informent des lourdes peines prévues en cas d’«attentat à la pudeur» contre des mineurs. Traduisez: le tourisme sexuel est interdit sur la Grande Île et puni d’une amende de 2 à 10 millions d’ariarys (de 715 à 3.500 euros), assortie de 5 à 10 ans de prison. Mais la nuit tombée, la première destination touristique malgache se transforme en une véritable plaque tournante du commerce du sexe. Loin des plages de sable fin et des eaux luxuriantes de la mer, les pédotouristes, parmi les 400.000 visiteurs que Madagascar accueille chaque année, vont se fondre avec les habitants de Nosy Be. Une population de quelques 109.000 habitants, essentiellement constituée de jeunes et frappée par la pauvreté et le chômage. Acculés par la misère, ces jeunes ont entre 15 et 20 ans et affluent à Nosy Be pour «trouver» une Européenne ou un mari blanc.

 

La prostitution s’est développée dans cette île située sur la côte mozambicaine depuis les premiers grands licenciements provoqués par les programmes d’ajustement structurel des années 90. Aujourd’hui, le chômage est massif et 76% de la population vit avec moins d'un dollar par jour, selon des chiffrés rapportés en avril 2011 par le journal Midi Madagascar. Les familles ont du mal à subvenir aux besoins des enfants, qui se retrouvent donc sur les plages à la merci des «prédateurs» occidentaux.

 

Raoul Mbog/

 

http://www.slateafrique.com/14047/tourisme-sexuel-pedophilie-grandes-destinations-en-afrique


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4 - Au Bénin, la prostitution sur les réseaux sociaux prend de l'ampleur

 

Des filles jeunes, éduquées et connectées… Voici le nouveau profil des prostituées au Bénin. Dans un enquête, Le Monde Afrique jette un éclairage inédit sur le racolage qui a cours actuellement sur les réseaux sociaux béninois. Le principe est simple. Sur WhatsApps, Facebook ou encore Viber, des jeunes filles s’intègrent à un groupe fermé où elles sont mises en contact avec des hommes prêts à payer pour du plaisir sexuel. Le tout, organisé par un proxénète qui est par ailleurs l’administrateur de ce groupe fermé. Généralement des étudiantes issues de milieux modestes en quête de moyens financiers pour poursuivre leurs études ou pour subvenir à leur besoin, il suffit à ces jeunes filles d’envoyer des photos ou des vidéos d’elles nues à l’administrateur qui l’intègrent dans un catalogue, pour qu’elles s’attirent des clients. “Je publiais souvent des images de moi sur ma page Facebook. Un jour, j’ai reçu un message d’un type qui proposait de m’intégrer à un réseau pouvant me faire gagner de l’argent”, confie une jeune fille habitant Parakou, une ville du centre du Bénin.

 

S’agissant du profil des clients, Le Monde Afrique fait cas “d’hommes politiques, des particuliers ou des étrangers de passage”. Ces derniers affectionnent davantage les réseaux sociaux en raison de leur discrétion, contrairement à la prostitution des trottoirs. “Quand tu vas vers une prostituée qui fait le trottoir, tu t’exposes. En plus, la fille est souvent bien maquillée et jolie, tu penses que c’est un bon produit et quand vous vous retrouvez seul et qu’elle se déshabille, tu réalises que c’est une vieille carrosserie”, explique un client au Monde Afrique. Une discrétion dont se réjouissent également les proxénètes qui exercent leurs activités loin des regards indiscrets de la justice béninoise. Car pour l’heure, au Bénin, seuls les proxénètes sont punies par la loi.


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_ Du libertinage des réseaux sociaux

L’une des questions que soulève cette nouvelle activité illicite sur les réseaux sociaux, c’est bien ce nouveau monde de libertinage qu’offrent les réseaux sociaux. Fin juin, l’ONG Global Whitness expliquait comment était vendu, en toute impunité les “diamants de sang” venus de la Centrafrique, sur les réseaux sociaux. Et cela, en dépit de l’interdiction faite par le “Processus de Kimberley” – le régime international de certification des diamants bruts. Et cela n’est qu’une goutte dans la mer. Des trafiquants d’armes, d‘être humains ou encore de drogue se réfèrent également à ces plateformes pour écouler leurs “ marchandises” en raison de la discrétion et la sécurité qu’elles leur offrent. Toujours sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, des internautes se sont adonnées à des Live où ils attentaient à la vie d’autres personnes. Si les responsables que ces plateformes sociales ont exprimé le désir d’assainir davantage leurs outils et d’en renforcer les règles de sécurité, aucune action concrète n’a été jusque-là opérée. Certainement au grand plaisir de bandes criminelles organisées qui en font désormais un lieu de travail privilégié.

 

8 juil. 2017 -

 

http://fr.africanews.com/2017/07/08/au-benin-la-prostitution-sur-les-reseaux-sociaux-prend-de-l-ampleur//

 

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5 - Madagascar : la prostitution des mineurs aggravée par la pauvreté

 

Des organisations de défense des enfants, dont l'Unicef, dénoncent l'augmentation de la prostitution des mineurs à Madagascar, où une foule déchaînée a lynché à Nosy Be (nord) trois hommes qu'elle accusait de pédophilie et de meurtre. Une enquête a été ouverte sur ce triple lynchage qui a choqué l’opinion mondiale. Aucun élément ne permet pour l’heure d’accréditer les soupçons de pédophilie et de meurtre d’un enfant de huit ans par les victimes, mais le sujet est sensible dans le pays. « A Madagascar, la prostitution infantile et la pédophilie ont une ampleur inquiétante et je dirais même qu’elles sont en augmentation », explique Marie Darmayan, directrice locale de l’ECPAT, une ONG présente dans la Grande Ile depuis 2012. « Une recrudescence des cas d’abus perpétrés sur les enfants est notée ces cinq dernières années, sans que nous puissions avancer des chiffres pour l’étayer », confirme l’Unicef.


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A Nosy Be, l’île touristique où les lynchages ont eu lieu la semaine dernière, les bars sont clairement des lieux de prostitution en soirée. On y voit de très jeunes femmes, courtement vêtues, en talon aiguilles, au bras d’hommes européens beaucoup plus âgés. Impossible de savoir si elles sont majeures ou non. « En général, la fille tu lui laisses 40. 000 ariary (environ 13 euros) le matin », explique un Français résident ayant requis l’anonymat. « Mais ce n’est pas comme en Europe où les filles te racolent et t’imposent le prix. Là on discute, on boit un petit verre, et ça se fait naturellement. « Les autorités reconnaissent ce phénomène décrit dans les guides touristiques, mais accusent les familles. « Il y a pas mal de parents, à cause de la pauvreté, qui mettent leurs enfants dans cette situation » de prostitution, se désole le secrétaire général du ministère du Tourisme malgache, Jeannot (il n’a pas de nom de famille). «  En vérité, souvent, ce sont les parents qui envoient leurs enfants se prostituer pour obtenir de quoi manger », confirme le commissaire Maurice Zandry, chef du service central de la police des moeurs et de la protection des mineurs.

 

L’Unicef et l’ECPAT partagent cette analyse. « Les gens ont du mal à trouver du travail. (. . . ) Sur le terrain, nos éducateurs qui sont dans la rue découvrent au quotidien qu’il y a des nouvelles filles » mineures qui se prostituent, témoigne Marie Darmayan, de l’ECPAT. Selon elle, la pédophilie n’est pas le mode de prostitution le plus répandu: « Dans la majorité des cas, dans les études que l’on a faites, ce sont des jeunes filles qui ont 15, 16 ou 17 ans, voire plus ». « Les filles, évidemment, elles ont besoin d’argent pour vivre », témoigne un autre Français rencontré à Madagascar: « Si un vazaha (Blanc) est sympathique, gentil, la fille y voit son intérêt. Elles voient les magazines, les parfums, elles voient notre culture, ça les attire. . . « La législation malgache protège pourtant les mineurs et punit tous les abus sexuels.

Un numéro vert permet de dénoncer les cas de maltraitance et de prostitution infantile. Des réseaux de protection des enfants, appuyés par l’Unicef, sont déployés un peu partout sur l’île. Lors de son passage à Madagascar, en juillet, la rapporteuse spéciale des Nations Unies Najat Maalla M’jid s ? était - elle aussi indignée de la banalisation de l’exploitation sexuelle des enfants malgaches.

 

Par AFP

 

http://www.jeuneafrique.com/depeches/29224/politique/madagascar-la-prostitution-des-mineurs-aggravee-par-la-pauvrete/


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6 - AFRIQUE DE L'OUEST : LA SEXUALITÉ SANS TABOUS

 

Contraception, mariage précoce, excision : les militants de terrain libèrent la parole. Le chercheur Olivier Maurel a rencontré les acteurs de l’éducation sexuelle que l’illustrateur Damien Cuvillier a mis en images. « Êtes-vous marié ? », « Combien avez-vous d’enfants ? ». En Afrique de l’Ouest, ces deux questions surgissent assez vite dans toute conversation. Le nom, le métier, l’origine, certes, on souhaite les découvrir. Mais la situation maritale et la dimension de la famille restent essentielles, attestant la puissance de l’homme et la fécondité de la femme. Elles définissent un statut. « Notre culture encourage encore le fait d’avoir beaucoup d’enfants sans en mesurer les conséquences », explique Maidanda Djermakoye, le Sultan de Dosso (Niger). De fait, l’Afrique est le continent le plus jeune au monde : 41 % de la population a moins de 16 ans et près de 70 % moins de 30 ans. Cette vitalité démographique cache bien des non-dits au premier rang desquels, la sexualité. « On a encore du mal à en parler en famille, même si on la regarde ensemble, assis côte-à-côte, devant la télévision, témoigne le rappeur sénégalais Xuman. Sans parler de la pornographie sur Internet. C’est comme si nous étions une société à la fois prude et impudique, ce qui est assez contradictoire… ou hypocrite ! ».


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_ UN TAUX DE FÉCONDITÉ DE 5,7 ENFANTS PAR FEMME

« Libérer la parole et sortir du déni de la sexualité des jeunes ». Ce leitmotiv revient dans la bouche de mes interlocuteurs, quel que soit leur âge. Malgré les interdits religieux et familiaux, une grande partie des jeunes sont actifs sexuellement, parfois dès 13 ou 14 ans. Or beaucoup n’ont pas reçu d’information suffisante pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles, ni éviter les grossesses précoces ou non désirées. « Le sexe ne doit plus faire peur, explique le journaliste béninois Éric Gbemavo. Il ne faut pas faire comme si cela n’existait pas, parce que quand le problème est là, c’est trop tard. En devenant parents trop tôt à cause de l’ignorance, ces jeunes sont rejetés ou plongés dans la pauvreté ». Ce besoin de parole se lit également dans les yeux de nombreuses femmes mariées. Moins de 20 % des Africaines utilisent une méthode de contraception. Le taux de fécondité atteint 5,7 enfants par femme en Afrique de l’Ouest et la mortalité materno-infantile reste très élevée.

  

_ « C’EST UN TRUC DE BLANCS »

Globalement, les États africains encouragent la planification familiale afin que chaque foyer contrôle le nombre et le rythme des naissances. Mais des freins sociaux persistent. « C’est un truc de Blancs », entend-on souvent, surtout chez les hommes, y compris des responsables politiques. Par ailleurs, les moyens mobilisés ne permettent pas un accès suffisant aux produits contraceptifs et aux soins de qualité. Comment faire évoluer les représentations et les comportements sans être moralisateur ni braquer les esprits ? Comment vaincre des peurs rarement exprimées en couple ou en société ?

Les hommes et les femmes de la société civile que j’ai rencontrés ont relevé le défi. L’ONG sénégalaise Raes, par exemple, a imaginé une série télévisée intitulée C’est la vie, écrite par Marguerite Abouet (auteure de la BD Aya de Yopougon) et Charli Beléteau (réalisateur-scénariste de Plus belle la vie). La première saison a déjà été diffusée sur A+, TV5 Monde, ainsi qu’en plusieurs langues sur une trentaine de chaines locales. La série raconte l’histoire d’Asitan, l’infirmière qui vient d'être embauchée au centre de santé du quartier de Ratanga. Les intrigues au sein de l’équipe, les turpitudes quotidiennes des habitants, la mort d’une jeune de 15 ans après un avortement clandestin : autant de voies pour aborder sans fard la santé sexuelle ou les relations hommes-femmes. Et la discussion se poursuit après chaque épisode dans les causeries et sur les réseaux sociaux animés par l’ONG.


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_ « APPRENDRE À NOUS TAIRE »

Sur le terrain, outre l’action menée directement auprès des femmes et des adolescentes, il s’agit aussi de mobiliser les hommes : les garçons, les maris, les leaders politiques, religieux et coutumiers. Depuis le développement de l’épidémie de VIH/sida, la santé communautaire a démontré son efficacité. L’implication de la société civile est indispensable pour inventer et faire vivre des solutions adaptées, individuellement et collectivement. C’est fini le temps où l’on dresse un podium et où les organisateurs parlent 90 % du temps pour prêcher la bonne parole/ Loukman Tidjani, responsable associatif béninois. « Il faut apprendre à nous taire et comprendre comment les gens voient les choses, entendre ce qu’ils vivent, ce qu’ils attendent. Il faut leur laisser la parole pour qu’ils s’expriment avec leurs mots, pas les nôtres ». C’est bien cette « démocratie sanitaire » qui garantira l’acceptabilité sociale et la durabilité des changements de pratiques. À travers les témoignages que j’ai recueillis auprès de Marie-Victorine Bambara, de Moussa Fall, de Mamane Jaharou, d’Adam Dicko et de Sessimè, ces luttes de chaque jour prennent corps.

  

_ AU BURKINA FASO « LA MÉDECINE N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE TECHNIQUE »

Le docteur Marie-Victorine Bambara est médecin gynécologue, responsable de la formation à Pathfinder International. Elle nous reçoit chez elle, après sa journée de travail à la clinique, nous offre à boire et fait placer des tortillons incandescents pour éloigner les moustiques. Une attention à l’autre qui est au cœur de sa pratique professionnelle.

 

26 juil. 2017/ Contraception, mariage précoce, excision 

 

https://www.amnesty.fr/droits-sexuels/actualites/afrique-de-louest--la-sexualite-sans-tabous


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7 - L’homosexualité : « un danger contre les cultures africaines »

 

C’est en ces mots que s’est exprimée Philomène (prénom d’emprunt), une habitante d’un des quartiers de Brazzaville au Congo. Parce que son fils âgé d’à peine 17 ans voue une admiration aux homosexuels et craignant qu’il devienne homosexuel, et la risée du quartier, elle s’est insurgée en ces termes : « L’homosexualité est une dérive, c’est la perversion de nos valeurs, de nos us et coutumes. C’est l’abomination devant Dieu. C’est un danger contre les cultures africaines. Etant chrétienne catholique je ne pourrais jamais tolérer ça chez moi…»

 

L’homosexualité fait débat en Afrique. Pour Steve Mbikayi, député du parti travailliste au parlement de Kinshasa en République Démocratique du Congo, l’homosexualité est une véritable dérive, c’est un danger contre la pérennisation de l’espèce humaine ainsi que les valeurs africaines. Au micro de nos confrères de Radio Okapi, il déclare : « «Il y a une dérive. Vous savez qu’après qu’on a accepté le mariage homosexuel, aujourd’hui, en Europe, il y a un débat pour commencer à apprendre la sexualité aux enfants à l’école primaire, la masturbation à 6 ans, à choisir son sexe… c’est très grave». Il va encore plus loin et dit ouvertement : «Il faut commencer par bloquer l’homosexualité pour bloquer toutes les antivaleurs et protéger le peuple congolais contre la dépravation des mœurs».


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Interrogée sur la réaction de Philomène, plusieurs personnes ont déclaré la soutenir parce que l’homosexualité est contre nature en Afrique. Aubin fonctionnaire a déclaré : «  Nous sommes Africains avec nos cultures spécifiques et la Bible interdit des relations sexuelles entre personnes de même sexe, alors copier les réalités occidentales est inadmissible, je ne peux tolérer ces genres d’égarement. C’est vraiment l’abomination l’homosexualité et devant Dieu c’est condamnable »

 

Afrique / International/ par Fresnel Bongol Tsimba/

 

http://www.medias-presse.info/lhomosexualite-un-danger-contre-les-cultures-africaines/28940/

 

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  8 - Redécouvrir les valeurs coutumières du mariage africain

 

Le Synode des évêques sur la famille à Rome (2014-2015) a abordé, entre autres, la question de la préparation au mariage. Dans son Exhortation postsynodale Amoris Laetitia, le pape François encourage la préparation au sacrement du mariage et l’accompagnement des couples mariés. En milieu africain, cette préparation et cet accompagnement doivent prendre en compte le désir des époux de se marier suivant la tradition. Or, celle-ci diffère de la conception contractuelle et ponctuelle du mariage occidental. En effet, le mariage africain se conclut en général par étapes dont aucune ne peut être laissée de côté, car chacune est la condition préalable pour la suivante et contient pour ainsi dire potentiellement le mariage en son entier.

 

L’ouvrage de l’abbé Dieudonné Adubang’o Ucoun plaide pour que l’Eglise, dans sa pastorale de préparation à la vie matrimoniale et familiale, s’implique dans toutes les étapes, au lieu d’intervenir uniquement à la fin du processus prévu par la tradition africaine. Une remarque similaire à celle faite au sujet de l’Eglise vaut pour le mariage civil que l’administration moderne impose, car dans la tradition africaine il n’y a pas de dichotomie entre religieux et profane. Ainsi, le fait de soumettre cette tradition aux prescriptions civiles, en plus des célébrations chrétiennes, donne l’impression aux Africains de se marier trois fois. Cet ouvrage renoue avec les valeurs coutumières du mariage. C’est en s’intégrant dans toutes les étapes que l’Eglise doit valoriser à la fois la dimension sacramentelle du mariage et sa dimension coutumière traditionnelle.


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La théologie africaine est née dans un contexte marqué par la recherche de l’identité de l’homme noir (Bujo, Introduction à la théologie africaine, Academic Press Fribourg 2008). En effet, la politique coloniale et la période missionnaire n’ont pas pris suffisamment en compte l’importance de la culture africaine. Contraints d’adopter l’interprétation du message évangélique sans aucun recours à leur propre tradition et vision du monde, les Noirs ont été forcés d’entrer dans la façon de vivre, d’agir et de penser des Occidentaux.

 

Le mouvement de la Négritude et les écrivains noirs furent les premiers à critiquer cet état de choses. Les théologiens africains leur emboîtèrent le pas en élargissant la problématique au domaine de la foi chrétienne. Connaître la théologie africaine est une nécessité face à la globalisation. L’abbé Bénézet Bujo, fin connaisseur de la réalité du continent noir, a été à l’origine de la collection “Théologie africaine”, aux Editions bilingues Academic Press Fribourg,  dépendant du groupe Saint Paul SA. JB

 

Mariage à l'africaine: entre modernisme et coutumes/ 12.09.2017 par Jacques Berset, cath.ch

 

https://www.cath.ch/newsf/academic-press-fribourg-conception-africaine-mariage-devoilee/


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9 - Au Rwanda, le culte de l'éjaculation féminine

 

Il est impossible de savoir à quand elle remonte mais la pratique du kunyaza, l'éjaculation féminine, est devenue une sorte de norme sexuelle au Rwanda, aux antipodes d'une sexualité globale qui a longtemps eu pour objectif la satisfaction de l'homme. En 2016, l'Unicef annonçait un chiffre effrayant: 200 millions de femmes dans le monde auraient subi une excision, majoritairement en Afrique. Mais d'un pays africain à un autre, le spectre de la sexualité peut être parcouru de bout en bout, de la barbarie que représente une ablation du clitoris au culte de l'orgasme féminin. Dans la région des Grands Lacs, et plus précisément au Rwanda, se pratique le kunyaza, dérivé du verbe kunyaàra, «pisser» en langue rwanda-rundi. Un rituel séculaire de l'éjaculation féminine très particulier que le documentariste belge Olivier Jourdain a découvert pour la première fois en 2009 en partant tourner à Kigali pour l'ONG Afrique en Marche : «L'objet du film était un homme à femmes qui n'arrêtait pas de se vanter de ses conquêtes nocturnes. Un matin, je vais chez lui et je vois son matelas qui sèche dehors. Tout naïvement, je lui demande pourquoi. Au lieu de me raconter la chose clairement, il préfère me narrer un conte : le roi du Rwanda étant parti à la guerre, la reine avait choisi de faire l'amour avec un garde. Ce dernier, incapable de la pénétrer, tremblait de peur et s'est mis à stimuler les lèvres et le clitoris. De cet acte sexuel, la reine aurait éjaculé le lac Kivu...»

 

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_  «Le plaisir de l'homme passe par celui de la femme»

En l'honneur de cette légende, la chambre nuptiale du palais royal, reconstituée au musée de Nyanza, a toujours une peau de vache posée au sol pour absorber les liquides d'amour. Olivier Jourdain, lui, a décidé d'en tirer un documentaire de 55 minutes, intitulé L'Eau sacrée. Pendant sept ans, le Tintin reporter a traversé le Rwanda de part en part pour mieux comprendre le kunyaza et ses effets sur la société rwandaise. Car cette pratique ancestrale, impossible à dater, est avant tout signe de fertilité –les femmes n'éjaculent pas, elles «donnent de l'eau»– et de bonheur conjugal. Olivier Jourdain théorise : «L'eau, c'est la vie, c'est ce qui fait pousser les plantes. Le fait d'être fertile parce que la femme est capable “d'avoir de l'eau”, ça renvoie aussi à la toponymie du Rwanda, à sa végétation luxuriante. La pratique est sans doute liée à la géographie du lieu...»

 

Dans L'Eau sacrée, Jourdain filme justement une longue scène où plusieurs générations, de l'enfant en bas âge à la grand-mère, viennent se baigner dans des sources d'eaux chaudes entourées de plantes, partagent leurs savoirs et expériences en matière de kunyaza. Où l'on apprend aussi que l'éjaculation féminine est devenu un droit au plaisir, pour la femme comme pour l'homme. Jourdain poursuit l'explication : «Les hommes rwandais le reconnaissent: ils ont plus de plaisir lorsqu'ils pénètrent. Mais ils doivent se soumettre à cette pratique du kunyaza. Le plaisir de l'homme passe par celui de la femme, et si cette dernière n'en a pas, l'homme n'en aura pas. C'est donc un acte sexuel féministe.»

 

Un acte sexuel féministe... et supervisé par les femmes, évidemment. Nombreux sont les hommes qui vont «s'exercer» auprès de femmes d'expérience –très souvent, des prostituées de la capitale Kigali– afin de donner du plaisir à leur future compagne. Aussi, le kunyaza est précédé d'une autre pratique censée développer le plaisir féminin: le «gukuna». Alors qu'elles sont encore adolescentes, les Rwandaises se prodiguent des massages mutuels sur leurs petites lèvres vaginales afin de les étirer et ainsi, décupler les sensations. Le tout, sous le regard bienveillant et les conseils de la tante paternelle, qui chapeaute le délicat apprentissage.

 

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_ Pression sociale

Ceci posé, l'acte de l'éjaculation féminine peut vite se muer en devoir, en obligation. Parce que le kunyaza est ritualisé, ne pas parvenir à «donner de l'eau» à son compagnon peut conduire à une forme de pression sociale. Les Rwandaises deviennent des «femmes sèches comme la roche» et vont consulter des médecins qui leur prescrivent des solutions buvables à base de plantes censéees favoriser l'ejaculation féminine. Il est également possible de voir le kunyaza comme une sorte de compromis sexuel entre l'homme et la femme, notamment lorsqu'il s'agit de ne pas tomber enceinte hors mariage. Olivier Jourdain : «La virginité avant le mariage n'a jamais été taboue au Rwanda. En revanche, tomber enceinte hors mariage l'était il y a très longtemps. En guise de punition, on balançait les femmes d'un petit rocher dans le lac Kivu. Il est donc possible que le kunyaza soit une résultante de ça.»

 

Quant au gukuna, s'il n'avait pas été réalisé correctement, il pouvait signer la fin d'un mariage. À l'heure actuelle, la pratique du kunyaza et du gukuna tendent à disparaître. Les raisons sont multiples, comme l'explique Jourdain : «D'abord, la colonisation religieuse a empêché la tradition de perdurer. Les missionnaires arrivent en disant que c'est la position du missionnaire, que le sexe est fait pour se reproduire, etc. Cette idée d'avoir des filles qui s'étirent les lèvres pour agrandir les zones érogènes et avoir plus de plaisir, ça leur semblait n'importe quoi. Il y avait des textes qui expliquaient d'ailleurs comme “éradiquer” le gukuna. Ensuite, il y a eu la guerre et le kunyaza étant transmis par la parole ou le geste, il n'y a pas eu passage de connaissances. Et puis, c'est arrangeant parce qu'au Rwanda, on n'est pas forcément fier de tout ce qui est lié au passé. On repart sur de nouvelles bases, un nouveau pays.»

 

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_ Des postes pour les femmes et une femme dans le poste

Lors du génocide de 1994, une grande majorité d'hommes ont été tués. Afin de reconstruire le Rwanda, Paul Kagame a donc du donner aux femmes des accès à des postes plus importants. Vingt-trois ans plus tard, le «Global Gender Gap Report» plaçait le Rwanda en quatrième position des pays luttant pour l'égalité des sexes, devant la Suède. Ce qui n'empêche pas la jeunesse de Kigali de considérer le kunyaza comme «une pratique digne de l'âge de pierre», comme l'explique une des scènes d'ouverture de L'Eau sacrée. Et pourtant, s'amuse Olivier Jourdain : «Grâce à internet, tout le monde regarde du porno et forcément, les gens du Rwanda aussi. Les hommes n'arrêtaient pas de me dire “Regardez, les femmes blanches peuvent aussi éjaculer. On le voit, ça existe, ça n'arrive pas que chez nous.” En Occident, c'est une niche, alors que pour eux, c'est culturel, générationnel.»

 

Certaines personnes sont là pour sauvegarder coûte que coûte cette culture. C'est notamment le cas de Vestine Dusabe, équivalent rwandais de Brigitte Lahaie –période RMC– qui anime une émission de libre antenne sur Flash FM, radio de Kigali, où l'on parle de sexe à la nuit tombée. Et Vestine sait de quoi elle parle puisqu'elle est sexologue et parcourt le pays entier pour dispenser des ateliers sur le kunyaza et le gukuna. Mais pas seulement, précise Olivier Jourdain : «Elle parle de beaucoup de choses. De contraception, du couple, du Sida. Elle tient aussi des lieux de planning familial. Elle a commencé en animant son émission entre 2 et 3 heures du matin, et au fur et à mesure, elle s'est imposée. Aujourd'hui, elle a une tranche à 21 heures, une autre à 22 heures, six soirs par semaine. C'est une des émissions les plus populaires du Rwanda. Quand elle a commencé en pleine nuit, les gens mettaient leur réveil pour écouter, faisaient l'amour en l'écoutant. Et le faisaient même en l'appelant...»

 

Matthieu Rostac (3 articles) / Journaliste à base de So (So Film, So Film, Society) et autres / sexualité féminineRwanda/ Matthieu Rostac — 13.02.2018 - 7 h 00, mis à jour le 13.02.2018 à 8 h 05

 

http://www.slate.fr/story/157474/rwanda-ejaculation-feminine-kunyaza-tradition-ancestrale#xtor=RSS-2


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