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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

MUSIQUE, SPORT ET CULTURE


Publié le 24/05/2014 à 22:45:23
MONDE/ CULTURE ET ECONOMIE/ CINEMA : les grands moments du cinéma…



 

« La grande question qui se posait avant cette 67e édition du Festival de Cannes portait sur la place qu'il ferait aux femmes. Finalement, c'est de générations qu'on a parlé, à travers le palmarès élégant qu'a conçu le jury présidé par la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion. Bien sûr, la Palme d'or est allée à un cinéaste confirmé, le Turc Nuri Bilge Ceylan, pour Winter Sleep (Sommeil d'hiver – Kis Uykusu). Mais son film est traversé par la question du fossé qui s'est creusé entre les adultes qui possèdent et les jeunes restés démunis. Lui-même a dédié son trophée à « la jeunesse de Turquie, et à ceux d'entre eux qui sont morts au cours de l'année passée » pendant les manifestations contre le gouvernement de l'AKP. »


 

   

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1 - Cannes 2014 : le cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, Palme d'or pour « Winter Sleep »

 

La grande question qui se posait avant cette 67e édition du Festival de Cannes portait sur la place qu'il ferait aux femmes. Finalement, c'est de générations qu'on a parlé, à travers le palmarès élégant qu'a conçu le jury présidé par la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion. Bien sûr, la Palme d'or est allée à un cinéaste confirmé, le Turc Nuri Bilge Ceylan, pour Winter Sleep (Sommeil d'hiver – Kis Uykusu). Mais son film est traversé par la question du fossé qui s'est creusé entre les adultes qui possèdent et les jeunes restés démunis. Lui-même a dédié son trophée à « la jeunesse de Turquie, et à ceux d'entre eux qui sont morts au cours de l'année passée » pendant les manifestations contre le gouvernement de l'AKP.

  

UN PRIX EX ÆQUO POUR DOLAN ET GODARD

Récompensés aussi, Xavier Dolan, 25 ans, d'un Prix du jury (ex æquo) et Alice Rohrwacher, 32 ans, d'un Grand Prix. Dans un geste qui fait de la composition d'un palmarès un art de précision, Jane Campion a donc partagé le Prix du jury entre Mommy du jeune cinéaste québécois et Adieu au langage d'un vieux cinéaste suisse, Jean-Luc Godard. Si l'un ou l'autre était reparti tout seul avec ce trophée, pas très convoité, sous le bras, on les en aurait plaints. Ce partage en rehausse l'importance, pour l'un, qui peut espérer d'autres prix à l'avenir, et pour l'autre, qui a échappé aux terribles récompenses mortuaires, du type « prix pour l'ensemble de son œuvre ».

C'est le producteur Alain Sarde qui a reçu le trophée, il en fallait plus que pour l'auteur d'Adieu au langage vienne à Cannes. Xavier Dolan s'est adressé à la fois à Jane Campion, qui a tenu sur scène le rôle maternel que l'auteur de Mommy lui attribuait dans sa naissance au cinéma (elle l'a serré entre ses bras), et à sa génération. Très engagé dans le « Printemps érable » de 2012, le jeune metteur en scène a appelé ses contemporains à la créativité et au travail.

 

Le Grand Prix d'Alice Rohrwacher a créé la surprise. Deuxième long-métrage de l'Italienne, Le Meraviglie (Les Merveilles) parle d'abeilles dont les piqûres, a fait remarquer la lauréate, « font mal mais préviennent les rhumatismes », une autre manière d'affirmer son intention de mettre à profit les blessures de la jeunesse pour travailler jusqu'à un âge avancé. Bennett Miller est moins jeune que ses collègues (47 ans) mais Foxcatcher, qui lui a valu le Prix de la mise en scène, n'est que son troisième film. Ses audaces thématiques le placent de toute façon dans le camp des innovateurs dans un système de production américain de plus en plus conservateur.


 British director Mike Leigh  and actor Timothy Spall arrive for the screening of their film Mr. Turner at the 67th edition of the Cannes Film Festival in Cannes, southern France, on May 15, 2014.

 

ÉMOTION RÉELLE POUR TIMOTHY SPALL

Le reste du palmarès relève plus du saupoudrage, à ceci près que la performance surhumaine de Timothy Spall dans le Mr. Turner, de Mike Leigh s'imposait pour le Prix d'interprétation masculine. L'acteur londonien s'est distingué par la longueur de son discours et par l'émotion réelle qui le parcourait. Il a rappelé que, lorsque Secrets et mensonges, de Mike Leigh, dans lequel il jouait, a reçu la Palme d'or, en 1996, il était en chimiothérapie pour soigner une leucémie.

 Julianne Moore, elle, n'a pas retraversé l'Atlantique pour recevoir le Prix d'interprétation féminine que lui ont valu ses efforts (physiques et dramatiques) dans Maps to the Stars, de David Cronenberg. Et Andreï Zviaguintsev a fait contre mauvaise forture bon cœur lorsqu'il lui a fallu monter sur scène pour chercher le Prix du scénario que lui a valu Léviathan.

Tout au début de la soirée, Gilles Jacob, qui quitte cette année la présidence du Festival qu'il occupait depuis 1999, après avoir été délégué général pendant 22 ans, avait accompagné Nicole Garcia pour remettre la Caméra d'or, qui récompense le meilleur premier film, toutes sections confondues. C'est Party Girl, du trio Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis qui l'a reçu mais c'est surtout le remettant qui a été acclamé. Avec l'autorité qu'on lui connaît depuis bien longtemps, il a lui-même mis fin à l'ovation que son arrivée sur scène avait déclenchée.

 

Le Monde.fr


 La remise de la palme d'or 2014 avancée d'un jour


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Le palmarès du 67e Festival de Cannes

 

- Palme d'or : Winter Sleep, du Turc Nuri Bilge Ceylan
- Grand Prix : Le Meraviglie, de l'Italienne Alice Rohrwacher
- Prix d'interprétation féminine : l'Américaine Julianne Moore, pour son rôle dans Maps to the Stars, du Canadien David Cronenberg
- Prix d'interprétation masculine : le Britannique Timothy Spall, pour son rôle dans Mr. Turner, du Britannique Mike Leigh
- Prix de la mise de scène : l'Américain Bennett Miller pour Foxcatcher
- Prix du scénario : les Russes Andreï Zviaguintsev et Oleg Negin pour Leviathan
- Prix du jury ex æquo : Mommy, du Québécois Xavier Dolan et Adieu au langage, du Suisse Jean-Luc Godard
- Caméra d'or : Party Girl, des Français Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis
- Palme d'or du court-métrage : Leidi, du Colombien Simon Mesa Soto

  

Le Monde.fr | 24.05.2014 à 20h25 • Mis à jour le 24.05.2014 

 

http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2014/05/24/cannes-2014-nuri-bilge-ceylan-palme-d-or-pour-winter-sleep_4425275_766360.html


 (L-R) Actress Melisa Sozen, director Nuri Bilge Ceylan, writer Ebru Ceylan and actress Demet Akbag attend the 'Winter Sleep' premiere during the 67th Annual Cannes Film Festival on May 16, 2014 in Cannes, France.


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2 – Redécouvrir Nollywood avec Omotola Jalade-Ekeinde

 

_ Omotola, pétroleuse du Nigeria

 

Quand le magazine américain Time l’a désignée comme l’une des 100 personnes les plus influentes du monde en 2013, elle s’est déclarée "heureuse, mais pas surprise" de figurer sur cette liste, où elle côtoie le pape et Beyoncé. Omotola Jalade-Ekeinde n’a aucun doute sur son statut de superstar. Il faut dire qu’elle est la première personnalité africaine à atteindre le million de fans sur Facebook. Et que l’émission de télé-réalité relatant son quotidien, Omotola : the Real Me, diffusée dans 52 pays, se targue de réunir plus de 50 millions de spectateurs.

A 36 ans, Omotola Jalade-Ekeinde n'est pas seulement l’actrice phare de Nollywood, ce cinéma nigérian dont les productions low-cost sont parties à la conquête du monde. Chanteuse, entrepreneuse, philanthrope et mère de famille, celle qu'on appelle simplement Omotola, ou Omosexy, incarne un modèle de réussite individuelle de l'Afrique contemporaine. "Elle sert d'exemple à beaucoup de femmes. Tout le monde la connaît, c’est un phénomène", confirme Serge Noukoué, l’organisateur du festival Nollywood Week à Paris. Voici donc le cas singulier d'une femme idolâtrée en Afrique, reconnue outre-Atlantique, mais quasiment inconnue en France. Il était temps de faire les présentations.

 

 


UN PARCOURS HORS DU COMMUN

C'est en jean et baskets, sans maquillage, qu’Omotola sort de son 4 × 4 aux vitres teintées. Nous sommes à deux heures de Lagos, la frénétique capitale économique du Nigeria, dans un coin reculé où elle doit tourner une scène pour une série télé dont elle est la tête d'affiche. Drôle d’endroit pour une rencontre : c’est un parc d’attractions qu’elle est en train de faire construire. Le chantier est à peine entamé. Au centre de ce futur "aquatic jungle park" trônent deux avions qu'on a dû faire venir de Lagos par une route fatiguée, provoquant le chaos dans une circulation automobile qui n'a pas besoin de ça. "C'était toute une histoire", s'amuse la star au début de l'interview, qui se tient donc à l'intérieur d'un jet privé égaré en pleine brousse.

Enjouée et volubile, Omotola parle fort et ponctue ses phrases d’éclats de rire tonitruants. Elle dégage l’énergie, à la fois solaire et épuisante, de ceux qui tracent des parcours hors du commun. Venue du mannequinat, elle fait ses débuts à l’écran en 1995, à 17 ans. "C'était tabou pour une jeune fille de jouer dans des films. On était considérées comme des prostituées. A l’époque, notre cinéma n'existait pas encore vraiment."

Depuis, Omotola a tourné dans plus de 300 longs-métrages et Nollywood est devenu la deuxième industrie cinématographique mondiale (en nombre de productions, jusqu'à 2 500 par an) derrière l'Inde, mais devant les Etats-Unis. Des films qui, pour la plupart, sont tournés à la va-vite pour quelques milliers de dollars et sortent directement en DVD.

 



L'EMBLÈME DU CINÉMA NIGÉRIAN

Aujourd’hui, Nollywood n'inonde plus seulement le marché africain, mais aussi les Caraïbes et les diasporas africaines anglophones, principalement aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre. Omotola, elle, est devenue l'incontournable emblème de ce cinéma. Pourquoi elle et pas une autre ? "Le public me connaît depuis très longtemps", répond l'intéressée. "Il a grandi avec moi et peut s'identifier car je suis actrice mais aussi mère de quatre enfants. C'est très rare en Afrique dans le milieu du cinéma."

Omotola n'hésite pas à mettre en scène son bonheur familial avec une touche de glamour. Son époux, Matthew Ekeinde, est pilote de ligne. Elle aime rappeler qu'ils se sont (re)-mariés en 2001, lors d'une cérémonie en plein vol. Ce même mari, propriétaire de l'avion dans lequel nous nous trouvons, intervient quand notre photographe souhaite faire poser l’actrice sur l’aile : "Surtout pas ! Elle est trop grosse, c'est dangereux !" Il semble plus inquiet pour son avion que pour son épouse.

 

Omotola ne s’offusque pas une seconde. Ses formes généreuses font partie de son personnage et participent de son sex-appeal. "Elle représente quelque chose physiquement", estime Serge Noukoué. "Ses rondeurs plaisent car au Nigeria on assimile la femme forte à la femme puissante, celle qui réussit et qui domine." D'ailleurs, l’actrice passe outre les instructions de son mari et monte avec ses talons hauts sur l’aile de l'avion rendue glissante par la pluie. Il en faut plus pour l'arrêter.

L'histoire d’Omotola contient aussi la part de tragique indispensable à l'édification des contes de fées. Issue d'une famille plutôt aisée de cinq enfants, son enfance est tranquille jusqu'au drame fondateur de la mort du père. "J'avais 12 ans. Il a eu un accident de voiture, parce que les routes étaient mauvaises. J’ai été en colère pendant très longtemps. Ça a façonné ma vie. Mon père nous nourrissait et, du jour au lendemain, on a dû subvenir à nos besoins. Adolescente, j’ai commencé à travailler dans le divertissement pour aider ma mère à nourrir la famille. Si je n'avais pas perdu mon père, je ne serais pas actrice."

 

 


DE MULTIPLES ENGAGEMENTS

Cette colère motive également ses multiples engagements philanthropiques et militants. Ambassadrice des Nations unies pour le Programme alimentaire mondial depuis 2005, elle fait aussi campagne pour Amnesty International dans son action de lutte contre la mortalité maternelle en Sierra Leone. En 2012, toujours avec Amnesty International, elle interpelle le gouvernement nigérian et la compagnie Shell pour leur demander de "payer et nettoyer" la pollution causée par l'extraction pétrolière dans le delta du Niger. Environnement, droits des femmes, injustice sociale : elle embrasse les causes tous azimuts.

 C'est que la tâche ne manque pas au Nigeria. Le pays le plus peuplé d'Afrique (174 millions d'habitants), s'il est en plein boom économique, reste miné par la corruption et les inégalités, sans même parler de la guérilla du groupe djihadiste Boko Haram qui ensanglante le nord du territoire. "Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Parce que l'argent circule seulement dans le cercle des élites corrompues de notre pays. On n'a pas besoin de continuer à souffrir comme ça, on est un pays riche."

Dopé au pétrole qui représente l'essentiel de ses revenus, le Nigeria connaît un taux de croissance de 7 % et fait figure d'eldorado des affaires en Afrique de l'Ouest. A Lagos, les nouveaux riches étalent leur opulence, roulent en Porsche et s'offrent des virées shopping à Dubaï. A deux pas des bidonvilles se dressent des panneaux publicitaires géants pour du champagne de luxe.

  

UN TON MESSIANIQUE

Cette caste de nantis constitue le sujet de The Island, série télé parmi les plus abouties d'Afrique. Une sorte de Dallas local, où s'entremêlent amours, complots et trahisons dans la jet-set pétrolière. Omotola y joue une matriarche : "La série montre la vanité, la frime, la corruption et la folie de ce monde autour d’Ikoyi et Victoria Island [les quartiers cossus de Lagos, ndlr]. Moi, je suis une rebelle. Je peux me payer tout ça, mais je ne veux pas. Je possède une maison là-bas, je n'y habite pas. Je ne veux pas être parmi les riches. Tous les endroits devraient être assez bons pour y vivre."

Notons qu’il lui arrive toutefois de céder au bling-bling qu’elle dénonce, avec son penchant prononcé pour les voitures de luxe, dont l’une arbore une plaque d’immatriculation "Omosexy". "En Afrique, ce n'est pas facile d’avoir du succès sans corrompre et sans voler. Quand les gens voient notre lutte, ils sont encouragés. Ils savent qu'il est possible de faire carrière, d'avoir une famille et de se battre pour des causes justes."

 

Pas frileuse, elle tweete régulièrement pour dénoncer l'immunité des puissants et les entorses aux droits de l'homme dans la jeune et imparfaite démocratie nigériane. Pourrait-elle, forte de sa popularité, se lancer en politique ? Ça ne la tente pas. "Je refuse toute allégeance. En dépit des sollicitations, je ne soutiens aucun politicien." En 2010, elle crée sa propre fondation, l'Omotola Youth Empowerment Programme, qui défend la veuve et l'orphelin, littéralement. Quand elle l'évoque, son ton devient quasiment messianique : "Je mène une croisade. Mon cœur bat pour les gens, je suis restée du côté des masses. Je veux unir les jeunes, leur montrer qu'il y a de l'espoir, que leurs voix peuvent être entendues. Il y aura une lumière au bout du tunnel."

Avec autant de foi dans le discours, on n'est pas surpris de l'entendre dire qu'elle "tient sa force de Jésus-Christ". Presque une évidence dans ce pays à la religiosité exaltée, partagé entre l'islam au nord et la ferveur évangélique au sud, où se multiplient comme des petits pains les pasteurs entrepreneurs et les méga-églises pouvant accueillir des dizaines de milliers de fidèles.

 

 

 

L’ANGELINA JOLIE AFRICAINE

L’alliance de la célébrité, du glamour et de la conscience sociale a valu à Omotola Jalade-Ekeinde d'être surnommée "l'Angelina Jolie africaine". Comme la femme de Brad Pitt, elle choisit des prénoms incongrus pour ses enfants (l’aînée se nomme Princess et le petit dernier M.J.). Comme Jolie, Omotola est l’actrice la plus célèbre de sa génération, sans forcément être la plus talentueuse.

"Même si elle est excellente dans certains rôles, je ne pense pas qu'elle soit la meilleure comédienne à Nollywood", estime Serge Noukoué. "Elle est le produit d'un système qui a besoin de stars et elle a su le manier à son avantage. Elle cultive son image de ménagère sexy et de femme d'affaires, ses actions sociales renforçant son aura. Son branding est très efficace."

 En effet, la "marque" Omotola se décline à tout-va. Elle vient de conclure un contrat de représentation avec une marque de cosmétiques ghanéenne. Son nouveau single, une ballade R'n'B oubliable, est sorti en janvier. La prochaine saison de son show télé, inspiré de celui des Kardashian, sera diffusée au second semestre (un photographe et un journaliste de M devraient y apparaître...).


 

 

REDORER LE BLASON DU NIGERIA

Enfin, elle a investi dans le parc d'attractions où se déroule l'interview. D’ici à quelques années, il devrait abriter "un hôtel 5-étoiles et un village du cinéma avec des studios". Si le projet se concrétise, ce sera un nouveau pas en avant pour Nollywood, produit d'exportation redorant le blason culturel du Nigeria et suscitant une certaine fierté nationale. "Notre cinéma a fait ce qu'aucune autre industrie n'a fait dans ce pays. Beaucoup d'Africains regardent le Nigeria comme un modèle."

La mutation actuelle du secteur devrait accentuer le phénomène. Si la plupart des films restent désastreux sur le plan technique, une poignée de jeunes réalisateurs nigérians constituent un "new Nollywood" qui se distingue par sa volonté de faire du cinéma de qualité, et qui en a désormais les moyens. Des films comme Phone Swap de Kunle Afolayan ou Ijé de Chineze Anyaene (avec Omotola) ont raflé quelques récompenses dans les festivals internationaux.


 

 

UNE LARGE DIFFUSION GRÂCE AU STREAMING

La faiblesse de la distribution des films nigérians en salles est désormais compensée par la télévision (comme Nollywood TV en France, accessible par les bouquets africains des opérateurs) et surtout par les plateformes de streaming. IrokoTV, le "Netflix africain", permet aujourd'hui aux productions nigérianes d'être diffusées dans le monde.

 "On est regardés et connus partout", s'enflamme Omotola. "J'ai plein de fans en Inde. Récemment, je suis allée faire du shopping à Londres, ils ont dû fermer le magasin à cause de la foule. Et la plupart des gens n'étaient pas africains, c'était des Blancs", précise-t-elle.

Nollywood pourrait-il un jour intéresser Hollywood ? Tête de pont du cinéma nigérian, Omotola a mis un pied aux Etats-Unis en 2013, avec une apparition dans la série Hit the Floor sur VH1. Le rôle n'est certes pas encore au niveau de son rêve, tourner avec Leonardo DiCaprio.

Mais sait-on jamais ? Lors du dîner du magazine Time réunissant les "100 personnes les plus influentes du monde", elle a pris le numéro de son voisin de table, un certain Steven Spielberg. "Il n'avait pas vraiment entendu parler de Nollywood", avoue Omotola. "Je lui ai expliqué. Maintenant il sait."

 

M le magazine du Monde | 07.03.2014 à 10h21 • Mis à jour le 09.03.2014 à 14h49 | Par Julien Blanc-Gras

 

http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2014/03/07/omotola-petroleuse-du-nigeria_4378563_1616923.html

 


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3 - Etats-Unis : Obama à Hollywood pour parler économie

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama doit visiter ce mardi un studio de cinéma, rencontrer des magnats d'Hollywood et prononcer un discours sur l'économie dans l'agglomération de Los Angeles. Le chef d'Etat américain est attendu vers 19 heures ( heure de la Californie) à Glendale, banlieue nord de la mégalopole californienne, pour une visite des studios DreamWorks Animation, à qui l'on doit les succès de «Shrek», «Madagascar» et «Kung Fu Panda».


Selon son programme, le président Obama va aussi profiter de sa venue dans la capitale mondiale du divertissement, siège des plus grands studios (Universal, Fox, Paramount, Sony, Warner...), pour rencontrer des «représentants du secteur du cinéma». La Maison Blanche n'a pas communiqué leurs identités dans l'immédiat. Il doit conclure son passage chez DreamWorks par un discours consacré à l'économie. Selon son porte-parole adjoint Josh Earnest, le secteur du cinéma «est l'un des moteurs les plus puissants de la croissance économique en Californie du Sud».



Barack Obama, depuis son arrivée hier en Californie, a surtout participé à des réunions de levée de fonds, dont deux en soirée à Beverly Hills aux domiciles respectifs de l'ancien champion de basket NBA Earvin «Magic» Johnson et du producteur de télévision Haïm Saban, qui ont rapporté quelque cinq millions de dollars au total au parti démocrate.

Avant de se rendre chez DreamWorks, le président américain devait caser une nouvelle réunion de levée de fonds dans son agenda, chez Marta Kauffman, créatrice de la série télévisée culte «Friends», selon le quotidien spécialisé Variety. Le dirigeant de DreamWorks Animation, Jeffrey Katzenberg, est l'un des donateurs les plus fidèles et les plus efficaces de Barack Obama : il avait convaincu des stars d'Hollywood de contribuer à hauteur de 15 millions de dollars à la campagne de réélection du président en mai 2012, à l'occasion d'un dîner chez George Clooney.

 

LeParisien.fr / Publié le 26.11.2013

 

http://www.leparisien.fr/cinema/actualite-cinema/etats-unis-obama-a-hollywood-pour-parler-economie-26-11-2013-3351743.php

 

 


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Avis des internautes

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