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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

DEVELOPPEMENT LOCAL, SOCIAL ET PROJETS


Publié le 04/09/2014 à 04:08:09
COTE D’IVOIRE / ECONOMIE/ CACAO/ CHOCOLAT ET SANTE : le cacao ivoirien au mieux de sa forme




1 - « Recettes : Une hausse de production qui permet à la Côte d'Ivoire d’engranger plus de 308 milliards de F CFA [470 millions d'euros] au titre du DUS. "La hausse de la production de la récolte du cacao a conduit le ministère de l’économie et des finances à présenter une loi rectificative de la loi de finance en conseil des ministres" explique Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement. »


 

 

2 « Le chocolat contient certaines substances qui ont un effet positif sur le cœur. A travers l’histoire, on a aussi attribué au chocolat des propriétés aphrodisiaques. Sa consommation aurait donc un impact sur l’activité sexuelle mais des études sont encore à réaliser pour confirmer cette hypothèse. Le chocolat et ses dérivés sont vendus dans le monde entier. Des enfants aux adultes, tout le monde en raffole. Cette friandise renvoie à une notion de partage et de plaisir, c’est ce qui explique en partie son succès. Si beaucoup de gourmandises sucrées ne sont pas conseillées pour la ligne ou la santé, il en va autrement du cacao. Cet aliment comporte en effet plusieurs substances qui ont un effet positif sur la santé. Il pourrait même avoir un impact sur la sexualité mais aucune étude scientifique n’a encore prouvé formellement cette théorie. »

 

 

 

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1 - Économie/ Cacao : campagne record en Côte d’Ivoire, avec 1,6 million de tonnes récoltées fin juin (gouvernement)

 

Abidjan - La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, connaît une campagne 2013-2014 record, avec près de 1,6 million de tonnes récoltées fin juin, en hausse de 19% par rapport à 2012-2013, a annoncé mercredi à Abidjan le porte-parole du gouvernement. D'après les chiffres communiqués par Bruno Koné, 1,57 million de tonnes avaient été produites entre octobre dernier et fin juin, soit trois mois avant la fin des récoltes, contre 1,31 million l'an passé à la même époque. Le précédent record datait de la campagne 2010/2011, quand 1,51 million de tonnes de fèves avaient été produites.



Une fois les récoltes achevées, fin septembre, ce chiffre pourrait atteindre 1,7 à 1,8 million de tonnes, selon différentes sources. Les prévisions s'annoncent également "prometteuses" pour la campagne 2014-2015, a estimé Bruno Koné. Cette hausse de la production, favorisée par une météo favorable, confirme que la réforme du secteur entreprise par l'administration du président Ouattara a un "très fort impact positif" sur le niveau de vie des paysans ivoiriens, dont les revenus sont passés de 946 à 1.174 milliards de francs CFA (de 1,4 à 1,8 milliard d'euros), soit une hausse de 24%, a-t-il observé. D'après le porte-parole du gouvernement, cette hausse des revenus s'explique par le "prix international" de "très bon niveau" sur l'ensemble de la campagne, les cours ayant flambé sous l'effet de la demande et des spéculateurs.



Le gouvernement ivoirien a également pris "des mesures importantes qui ont permis le paiement effectif aux paysans du prix arrêté" soit 750 FCFA (1,14 euro), le prix bord champ du kilo de cacao, sur l'ensemble de la campagne, d'après M. Koné. Les années passées, le prix indicatif fixé par les autorités n'était très souvent pas respecté sur le terrain. De nombreux paysans se voyaient contraints par des intermédiaires de céder leurs fèves à des prix nettement inférieurs.

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial avec 1,40 million de tonnes en 2012-2013, soit 35% des parts de marché et 15% du PIB du pays.



eak/jf/sd/  Publié le mercredi 3 septembre 2014  |  AFP

 

http://news.abidjan.net/h/507839.html

 

 


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2 - La production ivoirienne de cacao atteint un niveau record en 2013-2014

 

En Côte d'Ivoire, la production de cacao s’élèvera à 1,67 millions de tonnes en 2013-2014. Un niveau supérieur aux prévisions du Conseil Café Cacao et qui devrait permettre au pays d'engranger 308 milliards de F CFA (470 millions d'euros) au titre d'une taxe sur l'exportation de l'or brun. La Côte d’Ivoire n’aura pas d’inquiétude à se faire pour sa place de leader mondial de la production de fèves de cacao. La production ivoirienne atteindra 1,67 millions de tonnes pour la campagne de commercialisation 2013-2014 qui s’achève le 30 septembre prochain.

Pourtant en début de campagne en octobre 2013, le Conseil Café Cacao (CCC), l’organe de régulation et de commercialisation de la récolte de cacao, tablait sur une prévision de récolte comprise entre 1,45 et 1,5 millions de tonnes. Ce qui avait permis au gouvernement de prévoir des recettes d’environ 32 milliards de F CFA que devrait le Droit unique de sortie (DUS), la principale taxe d’État sur les exportations du cacao.

 

Recettes

Une hausse de production qui permet à la Côte d'Ivoire d’engranger plus de 308 milliards de F CFA [470 millions d'euros] au titre du DUS. "La hausse de la production de la récolte du cacao a conduit le ministère de l’économie et des finances à présenter une loi rectificative de la loi de finance en conseil des ministres" explique Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement.

Selon les premières statistiques disponibles, la récolte de l’or brun atteignait jusqu’fin mai, environ 1,467 million tonnes contre 1,219 million de tonnes l’année. La bonne récolte ivoirienne est consécutive à la très bonne météo de l’année précédente et surtout aussi de l’entrée en production de nouveaux vergers dans le région de Soubré au sud-ouest.

 

Développement

La Côte d’Ivoire, qui souhaite consolider son rang de premier producteur mondial, a initié plusieurs projets de développement en partenariat avec les multinationales du cacao. Son voisin ghanéen, deuxième producteur mondial, multiplie les projets pour doper une production nationale qui n'atteint que 900 000 tonnes de cacao.

 

mardi 15 juillet 2014/ Par Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/22580-cacao-une-recolte-ivoirienne-record-en-2013-2014-.html


 

 

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3 - Il y a du tonus dans le cacao

 

Après avoir connu une longue déshérence, la filière cacao en Côte d'Ivoire se restructure. Distribution de meilleurs revenus aux paysans, amélioration de la qualité des fèves... Les progrès sont déjà sensibles. Au début des années 1980, le père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, a cru pouvoir asseoir définitivement la suprématie de son pays - et son endettement - sur le cacao, dont les cours atteignaient des sommets. Mal lui en a pris, car la dégringolade des prix a plongé la Côte d'Ivoire dans une grave crise économique. Une guerre civile, dont les armes ont été financées par les précieuses fèves, s'en est ensuivi.


La libéralisation du secteur à la demande du FMI et de la Banque mondiale, la disparition de la célèbre Caisse de stabilisation et la multiplication des acteurs ont encore aggravé l'opacité de la filière. Avec les prédations qui en ont résulté, la rémunération des planteurs est tombée à 25 % du prix d'exportation, l'une des plus basses au monde.

Dès son arrivée à la présidence, Alassane Ouattara a engagé une profonde réforme de la filière. Elle est à la fois vitale pour les entrées de devises - les recettes du cacao et du café représentent 15 % du PIB du pays - et pour le monde rural, puisqu'un quart de la population vit peu ou prou du cacao.

"Les producteurs, dont 60 % ont plus de 60 ans, ne gagnaient plus leur vie, explique Mamadou Sangafowa Coulibaly, le ministre de l'Agriculture. Ils n'entretenaient plus leurs vergers et se tournaient vers d'autres cultures de rente, alors que le cacao, dont la Côte d'Ivoire assure plus d'un tiers de la production mondiale, demeure une culture économiquement et socialement stratégique."

 

 


Fluctuations

Depuis le 31 janvier 2012, une réforme ambitieuse a donc été mise en place : création d'un prix minimum garanti pour le planteur correspondant à 60 % du prix CAF (coût, assurances, fret), ainsi que d'un fonds de réserve pour assurer le versement de ce prix minimum malgré les fluctuations des cours mondiaux ; institution d'un marché à terme géré par l'État et des opérateurs privés, qui stabilise les prix pour les chocolatiers et assure la transparence du marché ; aménagement des pistes pour faciliter le transport des fèves vers les ports d'Abidjan et de San Pedro ; réduction des coûts des intermédiaires, ce qui a permis une baisse de la parafiscalité.

"Lors de la première campagne, nous avons fixé le prix à 725 F CFA [1,10 euro] le kilo et 1 176,059 milliards de F CFA ont été distribués aux producteurs, poursuit le ministre. Pour la deuxième campagne qui commence, ce prix a été fixé à 750 F CFA. Tous les transformateurs vous le confirmeront, l'entretien des vergers s'est amélioré, et avec lui la qualité des fèves, au point que certains n'ont plus besoin de les usiner. La réforme a été un succès. Il faut désormais la consolider et l'étendre à l'anacarde [noix de cajou] et au coton."

 

 

Rebond

Barry Callebaut, leader mondial des produits à base de cacao et de chocolat de qualité supérieure, confirme que les paysans ont amélioré leurs techniques de fermentation des fèves. "C'est un succès, car une réelle volonté politique a accompagné la mobilisation du secteur privé, estime Laurent Pipitone, directeur de la Division économie et statistiques à l'Organisation internationale du cacao (ICCO).

Deux problèmes avaient alerté les autorités : le travail des enfants dans les plantations et le risque que la désaffection des agriculteurs pour les cacaoyères n'aboutisse à une pénurie de matière première." Ainsi, Barry Callebaut a calculé que, faute d'un rebond de production, il lui manquerait 1 million de tonnes en 2020 pour fabriquer ses beurres et ses poudres. Parvenus aux mêmes conclusions, Cargill ou ADM, ses concurrents, cherchent eux aussi à améliorer l'environnement des planteurs (santé, éducation...) pour les persuader de rester en brousse et d'acquérir de meilleures compétences techniques.

 

Tout n'est pas parfait pour autant. "On est encore loin de crier victoire, nuance Laurent Pipitone. La population des planteurs ne se renouvelle pas vraiment. Et on assiste au même phénomène au Ghana ou au Vietnam, car le cacao n'est pas la culture de rente la mieux valorisée sur le marché mondial." De fait, les agriculteurs se demandent en permanence s'ils ont intérêt à poursuivre une culture beaucoup plus exigeante que celle de l'hévéa ou du palmier à huile.

 

 


Transformation

Reste enfin l'épineuse question de la transformation locale. Le gouvernement souhaiterait que les industriels transforment sur place 50 % des exportations (contre 30 % aujourd'hui) et que les chocolats prêts à la consommation supplantent les produits semi-finis. "D'autant que le marché africain demande à être développé. Nous devons offrir à toute une classe moyenne en expansion un chocolat adapté à ses goûts", indique le ministre de l'Agriculture, qui a inauguré le 19 décembre 2013 à Perpignan (sud-ouest de la France) un laboratoire du chocolatier Cémoi, dont les chercheurs se fixent pour objectif de déterminer les saveurs les mieux adaptées aux palais africains.

En arrière-plan subsiste un conflit fiscal latent. Depuis trente ans, la Côte d'Ivoire favorise les sociétés qui transforment le cacao sur son sol. Alors que le droit unique de sortie différé (DUS) acquitté par les exportateurs de cacao brut est calculé sur le prix rendu CAF à Londres, celui acquitté sur les produits transformés est calculé à partir du prix de sortie d'usine, inférieur de 40 % au précédent.

 

Le ministre des Finances veut mettre fin à cette subvention qui a privé l'État de dizaine de milliards de F CFA de recettes. Son collègue de l'Agriculture argue que la mesure ne devait durer que cinq ans et qu'elle était uniquement destinée à compenser le traitement de fèves de qualité médiocre. Évidemment, les industriels du chocolat, qui ne veulent pas renoncer à leur avantage, invoquent la valeur ajoutée et les emplois qu'ils procurent au pays. Les négociations se poursuivent, mais sans acrimonie.

 

 

Séisme

Un problème d'une tout autre ampleur plane sur le cacao ivoirien. Le Ghana voisin, deuxième producteur mondial, qui conduit une politique monétaire laxiste, profite de son taux de change pour avantager ses produits. Et, notamment, rendre son prix d'achat du cacao plus intéressant que celui de la Côte d'Ivoire, contrainte à la plus stricte orthodoxie monétaire en raison de son appartenance à la zone franc.

Les autorités ivoiriennes pourraient donc légitimement se demander s'il ne serait pas plus avantageux de créer une zone monétaire avec des pays comme le Ghana et le Nigeria, dont l'économie est semblable à la leur. Dans ce nouveau cadre, le cacao ivoirien lutterait à armes égales avec son concurrent ghanéen. Si cette idée venait à s'imposer, la perspective d'une sortie de la Côte d'Ivoire de la zone franc provoquerait un séisme politique à Abidjan, dont les répliques se feraient sentir jusqu'à Paris.

 

 

 

Paris boude-t-il ?
La France serait-elle hantée par le souvenir des deux Sukhoï 25 qui bombardèrent Bouaké le 6 novembre 2004, tuant neuf militaires français - avions en partie financés par des fonds détournés du cacao (et du café) ? Toujours est-il que Paris se hâte lentement pour s'impliquer dans la renaissance de la filière cacaoyère ivoirienne. Certes, par la voix d'Yves Boudot, son directeur Afrique, l'Agence française de développement (AFD), se félicite que "la catastrophe annoncée n'ait pas eu lieu" et que "le monde agricole ivoirien ait fait preuve d'une étonnante résilience".

Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) signé entre la France et la Côte d'Ivoire prévoit d'affecter 630 millions d'euros à des projets divers, entre 2012 et 2015, dont 20 % consacrés au monde rural... mais pas directement au cacao. Les crédits iront à l'entretien des pistes, aux semences, aux centres de recherche et aux organisations de producteurs dans les cultures de rente, le caoutchouc et le coton ayant priorité sur le café et le cacao...

A.J.

 

samedi 15 février 2014 / Par Alain Faujas

 

http://direct.economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/21223-il-y-a-du-tonus-dans-le-cacao.html

 



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4 - Chocolat et cacao : Le chocolat noir regorge d'antioxydants

 

Noms communs : chocolat, cacao.
Nom scientifique : Theobroma cacao.
Famille : malvacées (synonyme : sterculiacées).

 

POURQUOI METTRE LE CHOCOLAT AU MENU ?


_ Consommé dans les occasions spéciales, il est festif et joyeusement rassembleur.

_ En sauce, avec des noix, des fruits secs, des piments ou divers aromates, il en étonnera plus d’un.


_ C’est l’un des aliments les plus riches en flavonoïdes, des substances antioxydantes.

_ Bien que le chocolat contienne des gras saturés, il s’agit principalement d’acide stéarique, un gras qui n’est pas néfaste et qui exercerait même certains effets bénéfiques sur le plan cardiovasculaire.

 

 

Profil santé

Le chocolat est autant reconnu comme un aliment pour fins gourmets qu’apprécié par ceux qui souhaitent faire une réserve d’énergie. Souvent montré du doigt pour sa richesse en calories et en gras, le chocolat est aussi un aliment aux mille et une vertus. Il regorge d’antioxydants, il contient un type de gras ayant certains effets bénéfiques pour la santé et il renferme même plusieurs vitamines et minéraux.

 


Principes actifs et propriétés


La capacité antioxydante du cacao serait quatre à cinq fois plus élevée que celle du thé noir, deux à trois fois plus élevée que celle du thé vert et deux fois plus élevée que celle du vin2.

 

Flavonoïdes. Le cacao serait l’un des aliments les plus riches en flavonoïdes1, surtout la catéchine et l’épicatéchine, ce qui lui confère, selon plusieurs études, une grande capacité antioxydante. Les flavonoïdes1,3,4 comptent pour 10 % des composantes de la poudre de cacao. Ils seraient responsables de certains effets cardioprotecteurs attribués au cacao3. Il est important de noter que selon la quantité de cacao qu’ils contiennent, les chocolats n’ont pas tous la même quantité de flavonoïdes1,3. La poudre de cacao arrive en tête de liste pour la teneur la plus élevée en flavonoïdes, suivie par le chocolat noir. Le chocolat au lait a une concentration moindre en flavonoïdes que le chocolat noir. Cette différence serait le résultat de l’effet de dilution causé par l’ajout de produits laitiers3. De plus, le pouvoir antioxydant des flavonoïdes est probablement plus important dans le chocolat noir que dans le chocolat au lait, car il a été démontré que le lait pouvait inhiber l’absorption des flavonoïdes dans l’intestin5. Le chocolat blanc, quant à lui, ne contient pas de flavonoïdes puisqu’il est fabriqué seulement à partir de beurre de cacao1.

 

 

Maladie cardiovasculaire. De façon générale, les recherches indiquent que la consommation de flavonoïdes dans les aliments et les boissons peut diminuer le risque d'athérosclérose, un processus menant à l'apparition des maladies cardiovasculaires6. De plus, les flavonoïdes empêcheraient l'oxydation des LDL (« mauvais » cholestérol) de même que l'agrégation des plaquettes sanguines, deux autres facteurs de risque des maladies cardiovasculaires6. Finalement, certains types de flavonoïdes améliorent l'élasticité (capacité à se dilater et à se contracter) de la paroi des vaisseaux sanguins, un point critique dans la prévention des maladies coronariennes7. Plusieurs études ont évalué l’effet spécifique de la consommation de cacao et de chocolat noir sur différents marqueurs du risque cardiovasculaire. Les paragraphes ci-dessous en font un résumé.

 

Intégrité des vaisseaux sanguins et coagulation sanguine. La consommation sur une courte période de chocolat noir riche en flavonoïdes peut améliorer la fonction endothéliale des adultes en santé. Cette amélioration serait associée à une augmentation de la concentration d’épicatéchine (un antioxydant) dans le plasma8. Cependant, dans une autre étude, l’effet bénéfique de la consommation de chocolat noir sur la dilatation des vaisseaux sanguins et la fonction endothéliale n’était pas relié à une amélioration du statut d’antioxydant dans le sang9. Mentionnons qu’un mauvais fonctionnement de la paroi interne des vaisseaux sanguins (dysfonction endothéliale) est un facteur de risque de maladie cardiovasculaire. Ce dysfonctionnement précède le processus de formation de plaques dans les artères.

 

Une grande concentration de microparticules plaquettaires augmente le risque de thrombose. Plusieurs études ont démontré qu’un bon nombre de composantes du chocolat, particulièrement la catéchine et l’épicatéchine, ont un effet antiplaquettaire similaire à celui de l’aspirine5. La littérature scientifique rapporte que la consommation quotidienne de boisson au cacao chez des sujets en santé diminue la formation de microparticules et l’agrégation plaquettaire1,5,10,11. De plus, le cacao pourrait être associé à une réduction de l’activité plaquettaire, ce qui pourrait abaisser le risque de formation de caillots1.

 

 

Hypertension. Les chercheurs ont observé une diminution de la pression artérielle (systolique et diastolique) chez des personnes âgées hypertendues (non traitées) ayant consommé 100 g de chocolat noir durant plus de 14 jours, ce qui n’a pas été observé avec le chocolat blanc12. Parallèlement, une étude épidémiologique rapporte qu’une consommation plus élevée de cacao est reliée à une pression artérielle plus basse13. Donc, une alimentation équilibrée où l’on retrouve une plus grande consommation de chocolat noir influencerait favorablement la pression sanguine chez des patients âgés hypertendus qui ne reçoivent pas de traitement et chez des adultes en bonne santé14,15. Les flavonoïdes du cacao contribueraient largement à cette réduction de la pression sanguine12.

 

 

Lipides sanguins. La présence de LDL oxydés dans le sang est un facteur important dans l’apparition de la maladie cardiovasculaire. Probablement à cause du potentiel antioxydant des flavonoïdes, la poudre de cacao et le chocolat noir empêcheraient l’oxydation des LDL10,16. Plusieurs études ont aussi démontré que le chocolat noir, contenant une grande quantité de flavonoïdes, pourrait augmenter le cholestérol-HDL (« bon » cholestérol)16-18 et diminuer le cholestérol-LDL (« mauvais » cholestérol)5. Ces résultats démontrent que la consommation de chocolat noir pourrait jouer un rôle important dans la diminution du risque de maladies cardiovasculaires18.

 

 

Diabète de type 2. Certaines données démontrent que le chocolat noir, riche en flavonoïdes, améliorerait la sensibilité des cellules du corps à l’insuline, ce qui n’est pas observé avec le chocolat blanc. Cet effet pourrait être expliqué par les flavonoïdes contenus dans le chocolat noir14,15. Soulignons qu’une mauvaise sensibilité des cellules à l’insuline, qu’on appelle aussi « résistance à l’insuline », peut contribuer à l’apparition du diabète de type 2 et constitue un facteur de risque de maladies cardiovasculaires.

 

 

Acide stéarique. Le beurre de cacao est responsable de certaines propriétés du chocolat. Les acides gras prédominants dans le beurre de cacao sont les gras saturés (stéarique 33 %, palmitique 25 %), suivis des monoinsaturés (oléique 33 %)5. Les gras saturés augmentent le risque de maladies cardiovasculaires à cause de leur tendance à élever les lipides et les lipoprotéines dans le sang et à augmenter le risque de thromboses. Cependant, l’acide stéarique (gras saturé) présent dans le beurre de cacao agirait de façon différente, car il n’élèverait pas le taux de cholestérol sanguin autant que les autres gras saturés4,5,17. Ceci a été confirmé par plusieurs recherches qui ont conclu que l’acide stéarique ne diminue pas le cholestérol-HDL et n’augmente pas le cholestérol-LDL ou le cholestérol total5. L’acide stéarique aurait d’autres fonctions bénéfiques.

 

Il agirait sur les facteurs de coagulation du sang en réduisant le volume des plaquettes, prévenant ainsi la formation de caillots, et aurait des effets bénéfiques ou neutres sur la pression sanguine5. Ainsi, l’acide stéarique, comparativement aux autres gras saturés, ne semble pas augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, même qu’il pourrait avoir des effets bénéfiques, entre autres sur les triglycérides sanguins, si consommé avec un apport en calorie répondant au besoin individuel.

 

En résumé, un grand nombre d’études ont examiné les effets du cacao sur le risque de maladies cardiovasculaires chez l’humain. Il semble que les flavonoïdes retrouvés dans le chocolat auraient un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires et que l’acide stéarique, comparativement aux autres gras saturés, aurait un effet neutre sur le bilan lipidique. La consommation de 50 g de chocolat noir par jour pourrait diminuer le risque de maladies cardiovasculaires d’environ 10 %5. De plus, le chocolat noir pourrait être un bon moyen d’augmenter l’apport en antioxydants chez des personnes consommant peu d’aliments riches en ces composés bénéfiques18.

 

Cependant, le chocolat noir et la poudre de cacao doivent être ajoutés de façon modérée dans une alimentation déjà équilibrée au point de vue énergétique18. Il demeure important de rappeler que, jusqu’à ce jour, nous ne savons pas si les effets positifs attribués au cacao et au chocolat noir sont toujours présents lorsque ces derniers sont consommés en grande quantité ou sur une longue période. De plus amples études sont nécessaires afin de déterminer avec plus de précision la quantité de chocolat à consommer pour obtenir le maximum d’effet ainsi que la quantité et les types de flavonoïdes du cacao et du chocolat qui ont des effets bénéfiques sur la santé1. Il n’en demeure pas moins qu’un chocolat ayant un pourcentage de cacao élevé s’avère beaucoup plus intéressant pour la santé qu’une friandise chocolatée.

 

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=chocolat_nu

 

 


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5 - Le chocolat, bon pour le coeur... Pour le sexe, faut voir...

 

Le chocolat contient certaines substances qui ont un effet positif sur le cœur. A travers l’histoire, on a aussi attribué au chocolat des propriétés aphrodisiaques. Sa consommation aurait donc un impact sur l’activité sexuelle mais des études sont encore à réaliser pour confirmer cette hypothèse. Le chocolat et ses dérivés sont vendus dans le monde entier. Des enfants aux adultes, tout le monde en raffole. Cette friandise renvoie à une notion de partage et de plaisir, c’est ce qui explique en partie son succès. Si beaucoup de gourmandises sucrées ne sont pas conseillées pour la ligne ou la santé, il en va autrement du cacao.

Cet aliment comporte en effet plusieurs substances qui ont un effet positif sur la santé. Il pourrait même avoir un impact sur la sexualité mais aucune étude scientifique n’a encore prouvé formellement cette théorie.

 

 

Place du chocolat dans la pratique médicale

Si l’on observe l’histoire de la médecine, on s’aperçoit que le chocolat a été utilisé pour soigner des infections et certaines maladies. Trois principaux effets ont été relevés dans la pratique médicale. Le premier est la prise de poids. A une époque, le chocolat était prescrit pour son effet reconstituant sur le corps.

On lui reconnaissait un effet énergisant et stimulant sur le système nerveux central et était recommandé aux personnes souffrant de dépression. Enfin, il servait de calmant pour les hyperactifs en les rendant plus calmes. Il était reconnu aussi pour d’autres bienfaits thérapeutiques comme d’avoir un effet positif sur l’anémie, la fièvre, la tuberculose ou la baisse de la libido.

 

 

Consommation de chocolat et dépression

Des recherches ont été menées pour évaluer les bienfaits de la consommation de chocolat sur les symptômes dépressifs. Mais, contrairement à ce que l’on pense souvent, les scientifiques se montrent sceptiques sur son efficacité contre la dépression. Toutefois, certaines substances du cacao provoquent une réaction positive dans la zone cérébrale qui contrôle l’humeur. La consommation de ce produit est aussi liée à la personnalité. Ainsi, les gros mangeurs de chocolat en abuseraient parce qu’ils ont des difficultés à gérer leurs problèmes émotionnels. La consommation de cette friandise révélerait plus l’intensité des symptômes dépressifs d’un individu que son efficacité à les soulager.  

 

 


Le chocolat et le système cardiovasculaire

Le chocolat est très riche en flavonoïdes, substance naturelle qu’on trouve aussi dans beaucoup de fruits et de légumes. Les flavonoïdes ont un effet anti-inflammatoire, antithrombotique, antihypertenseur et neuroprotecteur, ils améliorent aussi la circulation sanguine, diminuant le risque d’infarctus et d’accident cérébral. Une étude a démontré qu’une consommation quotidienne de chocolat durant quatorze jours abaissait la tension artérielle. De plus, le cacao augmente le flux sanguin dans le cerveau, ce qui pourrait diminuer le risque d’accident cérébral ou de démence.

Mais avant de se ruer sur le chocolat, il est important de lire la composition du produit. Pour atténuer son goût amer, des substances potentiellement dangereuses pour la santé sont actuellement rajoutées dans sa production.

 

 


Chocolat et sexualité

Même si l’on attribue des vertus aphrodisiaques au chocolat, aucune étude ne prouve encore cette hypothèse. On manque de recherches qui montreraient la relation entre consommation de chocolat et santé sexuelle. On sait par contre que le cacao contient des substances qui jouent un rôle dans la réponse sexuelle émise par les vaisseaux sanguins du cerveau. Des recherches animales ont montré que l’anandamide améliorait la performance sexuelle des rats, mais le chocolat ne contient cette substance qu’à faible dose. Il a aussi été démontré que le chocolat active les régions cérébrales qui régulent le désir sexuel. Quant aux flavonoïdes, ils sont impliqués dans le relâchement musculaire des parties génitales et dans la réponse excitatoire génitale de l’homme et de la femme.

 

Une étude récente s’est intéressée à l’impact d’une consommation quotidienne de chocolat sur la fonction sexuelle. L’évaluation a été réalisée sur la base d’un questionnaire. Une légère tendance a montré que les consommatrices quotidiennes de chocolat avaient un score de fonction sexuelle significativement meilleur. Mais les résultats n’ont pas permis de confirmer à part entière l’effet positif du chocolat sur la fonction sexuelle. Le questionnaire est mis en cause car ce n’est pas un outil adéquat pour évaluer cet impact. La question reste donc ouverte et d’autres études plus adaptées sont à mettre en œuvre.

 

En conclusion, le cacao possède des substances bénéfiques pour la santé, avec notamment un effet protecteur sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Les flavonoïdes diminuent le risque d’infarctus et donc de mortalité cardiovasculaire. Cette friandise comporte d’autres substances qui activent les zones cérébrales responsables du comportement et de l’humeur. Quant aux effets positifs de la consommation du chocolat sur la santé sexuelle, des études doivent encore être réalisées.

 

Sarah Wisard

Science & santé/ 29.05.2013 / mis à jour le 29.05.2013

 

http://www.slate.fr/life/72467/chocolat-sante-sexualite

 

 

 

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