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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

DEVELOPPEMENT LOCAL, SOCIAL ET PROJETS


Publié le 12/01/2016 à 00:12:16
CANADA/ QUEBEC/ DEVELOPPEMENT LOCAL : redécouvrir le Québec, une puissance économique et technologique au sein de la fédération du Canada




« Le Québec/ Système politique : Le Québec fait partie du Canada, une fédération de 10 provinces et de trois territoires. Cela signifie que l’autorité de promulguer des lois est divisée entre le Parlement du Canada et les assemblées législatives provinciales. 

Le Québec/ Système politique/ Pouvoir exécutif : L’application des lois relève du pouvoir exécutif, qu’on appelle aussi le gouvernement. Ce gouvernement est exercé par le premier ministre et les ministres qu’il a choisis parmi les députées et députés de son parti. Ils constituent le Conseil exécutif, ou Conseil des ministres. Principal organe décisionnel du gouvernement, le Conseil exécutif est chargé : de la direction du gouvernement ; de la définition des orientations de l’activité gouvernementale ; de la mise en application des lois ; de l’adoption des règlements qui découlent des lois ; de l’administration de l’État. »

  

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0.2 – « Le Québec/ Économie/ Secteurs d’activité et créneaux d’excellence : Le Québec est reconnu mondialement pour son savoir-faire et sa créativité. Il excelle dans de nombreuses industries grâce à l’expertise développée par sa main-d’œuvre spécialisée et de qualité. Le Québec est un chef de file dans plusieurs secteurs de haute technologie, tels que : l’aérospatiale, l’industrie des sciences de la vie, les technologies de l’information et des communications, les technologies vertes, la filière éolienne, la filière de l’aluminium. Il se distingue également dans les créneaux d’excellence suivants : le bioalimentaire, la construction en bois, l’énergie, l’environnement et les technologies vertes, les matériaux et les textiles techniques, les technologies marines, les meubles, les mines et les métaux, le tourisme, le transport terrestre, les technologies. »

  

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1 - Le Québec : Système politique

 

Le système politique québécois est basé sur l’exercice de trois pouvoirs distincts : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. C’est ce qui protège la démocratie dans notre société. Le Québec fait partie du Canada, une fédération de 10 provinces et de trois territoires. Cela signifie que l’autorité de promulguer des lois est divisée entre le Parlement du Canada et les assemblées législatives provinciales.

 

Le Parlement du Québec peut édicter des lois dans le respect des compétences qui lui sont accordées par la constitution canadienne. Essentiellement, celle-ci attribue :

_ au gouvernement fédéral, la responsabilité des dossiers qui concernent certains sujets généraux ou d’intérêt national ;

_ aux gouvernements provinciaux, la responsabilité des dossiers d’intérêt provincial ou local.

 

Pour certains secteurs, la compétence relève des deux ordres de gouvernement.


Les Québécois et Québécoises ont le pouvoir et la responsabilité d’élire les candidates et candidats de leur choix, afin qu’ils prennent des décisions, en leur nom, quant à des sujets concernant la vie en société. C’est la démocratie représentative.

La Loi électorale détermine les règles à suivre au moment de la tenue d’élections générales ou partielles.

Pouvoir législatif

. Pouvoir exécutif

. Pouvoir judiciaire

. Partage des compétences fédérales-provinciales

. Système électoral


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1.1 - Pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est exercé à l’Assemblée nationale. Il a pour fonction de promulguer les lois qui sont adoptées ou modifiées pendant les sessions parlementaires publiques.


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_ L’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale est une institution fondamentale de l’État québécois. Elle est composée des 125 députées et députés élus par la population dans chacune des circonscriptions du Québec. Les députées et députés débattent des questions d’intérêt public et exercent leurs rôles de législateur et de contrôleur. L’Assemblée nationale siège à l’hôtel du Parlement, à Québec, la capitale du Québec. L’Assemblée nationale et le lieutenant-gouverneur forment le Parlement du Québec. Le lieutenant-gouverneur, nommé par le gouvernement fédéral, est le représentant de la couronne dans chacune des provinces canadiennes.

 

_ Le Parlement

Créé en 1791, le régime parlementaire du Québec est d’origine britannique. Le Parlement étudie les projets de loi que le gouvernement lui soumet et les adopte ou les rejette. Il surveille aussi l’application des lois par le gouvernement et exerce un contrôle sur l’ensemble des activités gouvernementales. On appelle travaux parlementaires les travaux, échanges et débats de l’Assemblée nationale et des commissions parlementaires. La procédure parlementaire établit les règles applicables à l’Assemblée nationale, à ses membres (les députées et députés) et au gouvernement dans ses rapports avec l’Assemblée.

 

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(France/ Québec : Paris, le 28 novembre 2015 ; Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est entretenu avec le premier ministre de la République française, Manuel Valls.)


1.2 - Pouvoir exécutif

L’application des lois relève du pouvoir exécutif, qu’on appelle aussi le gouvernement. Ce gouvernement est exercé par le premier ministre et les ministres qu’il a choisis parmi les députées et députés de son parti. Ils constituent le Conseil exécutif, ou Conseil des ministres. Principal organe décisionnel du gouvernement, le Conseil exécutif est chargé :

_ de la direction du gouvernement ;

_ de la définition des orientations de l’activité gouvernementale ;

_ de la mise en application des lois ;

_ de l’adoption des règlements qui découlent des lois ;

_ de l’administration de l’État.

 

Le Conseil exécutif, ou Conseil des ministres, constitue, avec le lieutenant-gouverneur, le gouvernement du Québec.

 

 

(Québec, le 27 mars 2015. – Le premier ministre, Philippe Couillard, en compagnie du ministre des Finances, Carlos Leitão, à l’occasion de la présentation du budget 2015-2016 du gouvernement du Québec.)


_ Le premier ministre

Le premier ministre est, en fait, choisi par les électeurs et électrices qui lui ont accordé une majorité de députées et députés. Le premier ministre choisit, à son tour, parmi les députées et députés, les membres du Conseil exécutif et il exerce le pouvoir tant que la majorité des membres de l’Assemblée nationale lui accorde son appui.

 

 

1.3 - Pouvoir judiciaire

Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux. Les juges des différentes cours du Québec sont nommés par le pouvoir exécutif. À ce sujet, lire dans cette même section, la rubrique Justice.

 

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1.4 - Partage des compétences fédérales-provinciales

Le Québec est l’un des 10 partenaires de la fédération canadienne, dont le gouvernement central est à Ottawa.

La Loi constitutionnelle de 1867 accorde au gouvernement fédéral la responsabilité des dossiers qui concernent l’ensemble de la population canadienne, notamment en ce qui a trait :

. aux affaires interprovinciales et internationales;

. à la réglementation des échanges et du commerce entre les provinces et avec les autres pays;

. au droit pénal;

. à la citoyenneté;

. à la banque centrale;

. à la politique monétaire;

. au transport (aviation, transport maritime et ferroviaire).

 

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(Quebec/ Quebec city)/                                                                           (Quebec/ Saguenay city)



Les compétences des gouvernements provinciaux portent sur des dossiers d’intérêt local :

. l’enseignement primaire et secondaire ;

. la santé et les services sociaux ;

. les ressources naturelles ;

. le droit de propriété et les droits civils ;

. les cours provinciales et municipales ;

. les institutions locales (municipales) ; l

. les transports (routes provinciales, immatriculation des véhicules et octroi des permis de conduire).

 

En plus du transport, certains secteurs relèvent des deux ordres de gouvernement. Le contrôle de l’agriculture, de l’immigration et de certains aspects de la gestion des ressources naturelles est partagé entre les deux ordres de gouvernement. Cependant, en cas de conflit entre les lois fédérales et provinciales dans ces domaines, la loi fédérale prévaut.


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(Quebec City may be one of Canada's most beautiful towns)/


1.4 - Système électoral

Le Québec est une société démocratique. Les Québécois et Québécoises ont le pouvoir et la responsabilité de choisir les personnes qui les gouvernent. La démocratie s’exerce à trois niveaux : provincial, municipal et scolaire. Pour élire le gouvernement provincial, des élections générales ont lieu au Québec à date fixe tous les quatre ans. Ce scrutin a pour objectif de faire élire une ou un député dans chacune des 125 circonscriptions du Québec, afin de représenter les électrices et électeurs à l’Assemblée nationale.

 

Dans chacune des circonscriptions, l’électrice ou l’électeur vote pour la candidate ou le candidat de son choix, selon un mode de scrutin dit « majoritaire uninominal à un tour ». Tous les citoyens canadiens et les citoyennes canadiennes âgés de 18 ans ou plus et domiciliés au Québec depuis au moins six mois ont le droit de vote.

Le parti qui fait élire le plus de députées et députés obtient le pouvoir et forme le gouvernement. Le ou la chef de ce parti devient le premier ou la première ministre. Tous les autres députés et députées forment l’opposition. Le parti qui a fait élire le deuxième plus grand nombre de députées et députés représente l’opposition officielle. Le ou la chef de ce parti devient chef de l’opposition officielle. Le parti qui se classe troisième quant au nombre de députées et députés forme la deuxième opposition. Le ou la chef de ce parti devient chef du deuxième groupe d’opposition.

 

La Loi régissant le financement des partis politiques interdit aux personnes morales (sociétés publiques ou privées) de contribuer au financement des partis politiques et impose une limite maximale à la contribution des citoyens et citoyennes. Pour connaître la composition de l’Assemblée nationale et le nombre de députées et députés élus pour chaque parti politique, on peut consulter le site de l’Assemblée nationale.

 

http://www.gouv.qc.ca/fr/LeQuebec/Pages/Syst%C3%A8me-politique.aspx


L'Hôtel du Parlement.  

(Québec : Parlement provincial)


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2 - Le Québec : Économie

 

_ Exploitation des ressources naturelles

_ Exportations

_ Secteurs d’activité et créneaux d’excellence

 

Le produit intérieur brut (PIB) du Québec est d’environ 363 milliards de dollars canadiens. Quant à son PIB par habitant, il est de 44 499 $. Le secteur des services domine, avec environ 70 % de la production totale de biens et services. De nombreux atouts économiques favorisent la croissance du Québec :

_ l’abondance de ses ressources naturelles;

_ une force hydroélectrique à coûts de production relativement faibles;

_ une situation géographique stratégique;

_ une main-d’œuvre hautement scolarisée et qualifiée;

_ une capacité d’innovation et un dynamisme en recherche et développement se traduisant, entre autres, par l’excellence de ses hautes technologies;

_ des produits exportés partout dans le monde.

 

De plus, le Québec possède une économie des plus diversifiées, notamment grâce aux nombreux avantages de son territoire. Chacune de ses 17 régions administratives propose une ou des spécialités qui lui sont propres et qui contribuent au rayonnement de l’économie québécoise.

 

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2.1 - Exploitation des ressources naturelles

_ Les forêts

Les ressources de la forêt, qu’il s’agisse de la faune, de la flore, de l’eau ou du bois, profitent à tout le Québec. En plus des activités d’aménagement et de récolte associées à la transformation du bois, la forêt permet une foule d’activités récréatives et éducatives, comme la chasse, la pêche et l’observation de la nature. Les forêts représentent l’un des principaux moteurs de l’économie des régions du Québec. L’industrie forestière, notamment les secteurs de l’exploitation forestière, de la fabrication des produits du bois et de la fabrication du papier, constitue un pilier majeur de l’économie québécoise. Comptant plus de 400 usines de première transformation implantées un peu partout en région, cette industrie génère quelque 80 000 emplois directs en foresterie et en transformation du bois. Plus de 250 municipalités du Québec profitent, de façon importante, des retombées associées aux activités forestières.

Le développement de nouveaux matériaux, dont plusieurs sont écoénergétiques, contribue également à l’excellente réputation de l’industrie de la forêt québécoise.

 

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_ Les mines

L’abondance de ses mines propulse le Québec en tête des producteurs mondiaux de fer, de zinc, de nickel, d’argent et d’or. La province exploite aussi des minéraux non métalliques qui comprennent les minéraux industriels et les matériaux de construction. Les minéraux industriels extraits au Québec sont le chrysotile, le graphite, l’ilménite (minerai de titane), le mica, le sel, la silice, le soufre, la stéatite et la tourbe. Les principaux matériaux de construction exploités sont la chaux, le ciment, la pierre, les produits d’argile, ainsi que le sable et le gravier. Ces matériaux sont surtout vendus au Québec.

Les trois principales régions minières sont celles de l’Abitibi-Témiscamingue (or, argent, zinc, cuivre), de la Côte-Nord (minerai de fer) et du Nord-du-Québec (nickel, or, zinc).

 

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_ L’énergie

Le Québec a mis l’énergie au cœur de son développement. Il compte parmi les rares sociétés du monde à disposer d’une énergie propre et abondante. Le leadership du Québec est internationalement reconnu dans le domaine de la production d’électricité. En effet, 97 % de l’électricité produite au Québec est de source renouvelable. Les exportations d’électricité par la société d’État Hydro-Québec sont en croissance constante.

Le Québec a aussi développé une expertise et un savoir-faire dans le domaine des technologies de l’énergie, comme la mise en valeur des projets hydroélectriques, et le développement de l’énergie éolienne, des gaz de schiste et de l’énergie de la biomasse.

 

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2.2 - Exportations

Porte d’entrée naturelle du continent nord-américain, le Québec jouit d’une situation géographique unique. Grâce à l’Accord de libre-échange nord-américain et le nouvel Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, qui facilitent l’accès aux marchés, le Québec est plus que jamais ouvert sur le monde. Les marchés extérieurs sont essentiels à la croissance des entreprises québécoises et offrent des occasions d’affaires privilégiées permettant notamment d’accroître et de diversifier la production, et de créer des emplois. Bien que la majorité des exportations québécoises soit destinée aux États-Unis, les marchés européen, asiatique, africain et latino-américain gagnent en importance pour l’économie du Québec.

Les infrastructures d’exportation québécoises sont très efficaces, qu’il s’agisse du transport maritime, ferroviaire, routier ou aérien. Ces infrastructures ont contribué à augmenter les exportations nationales et internationales.

La signature de l’Accord de libre-échange entre le Canada et la Corée du Sud engendrera également des possibilités d’affaires pour les entreprises québécoises. Cet accord permettra au Québec de mettre à contribution ses ressources minières, qui sont très demandées en Asie. L’accord contribuera aussi à consolider la position des producteurs de porc québécois dans l’important marché sud-coréen.

 

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2.3 - Secteurs d’activité et créneaux d’excellence

Le Québec est reconnu mondialement pour son savoir-faire et sa créativité. Il excelle dans de nombreuses industries grâce à l’expertise développée par sa main-d’œuvre spécialisée et de qualité.

Le Québec est un chef de file dans plusieurs secteurs de haute technologie, tels que :

_ l’aérospatiale ;

_ l’industrie des sciences de la vie ;

_ les technologies de l’information et des communications ;

_ les technologies vertes ;

_ la filière éolienne ;

_ la filière de l’aluminium.

 

Il se distingue également dans les créneaux d’excellence suivants

. le bioalimentaire ;

. la construction en bois ;

. l’énergie ;

. l’environnement et les technologies vertes ;

. les matériaux et les textiles techniques ;

. les technologies marines ;

. les meubles ;

. les mines et les métaux ;

. le tourisme ;

. le transport terrestre ;

. les technologies.

 

http://www.gouv.qc.ca/FR/LeQuebec/Pages/%C3%89conomie.aspx


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3 - BILAN ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA RMR DU QUEBEC (2014-2015)

 

_ Bilan et perspectives/ Région métropolitaine de Québec 2014 2015  

 

En 2014, la Région métropolitaine (RMR) de Québec a présenté un bilan économique qui a répondu aux attentes. Les différents indicateurs clés ont enregistré des croissances supérieures à 2013, notamment en raison de la réalisation de projets d’investissement d’envergure, la relance graduelle du secteur manufacturier, la hausse des revenus des ménages et l’accroissement démographique.

 

Par sa performance, la région s’est positionnée comme l’une des plus dynamiques au Québec, mais aussi au Canada. Les avancées observées l’an dernier s’avéreront d’ailleurs être un levier important pour stimuler l’expansion économique de Québec au cours de 2015. Parmi les indicateurs qui ont retenu l’attention, le Produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une augmentation de 1,7 % en 2014 atteignant 34 G$. Cette performance s’est accompagnée d’une création nette de 5 200 emplois, la plus importante observée au Québec.

 

La croissance économique et le marché du travail ont reposé sur la bonne tenue du secteur des services, mais aussi sur la reprise manufacturière qui a d’ailleurs été stimulée par la relance économique américaine. La région de Québec a également présenté un bilan favorable du côté des revenus des particuliers (+3,4 %) et de sa productivité (+0,4 %), alors que les investissements non résidentiels (1,1 G$) sont venus bien près d’égaler le sommet historique de 2013 (1,2 G$). Le dynamisme économique dont a fait preuve la région métropolitaine de Québec en 2014 a permis de diminuer les effets de certaines contraintes.


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Le contexte de rigueur budgétaire qui touche les différents paliers de gouvernement, l’accroissement continu de la concurrence étrangère et le ralentissement du marché résidentiel ont notamment retenu l’attention. De plus, malgré une population croissante, le vieillissement s’est accentué, un irritant pour la région qui cherche à accroître son bassin de main-d’œuvre pour pallier aux départs à la retraite et soutenir la croissance de son économie. Le taux de chômage dans la RMR de Québec s’est établi à 5,3 % en 2014 maintenant une pression importante sur le marché du travail.

 

Le phénomène de rareté de travailleurs est donc bien réel et il s’observe de manière accrue chez les 25-54 ans alors que le taux de chômage pour ce groupe d’âge était de 4,3 % l’an dernier. La performance de 2014, combinée aux efforts constants pour accroître la résilience de l’économie de Québec, devrait être favorable à 2015. Déjà, des investissements privés et publics sont annoncés. L’amélioration des infrastructures institutionnelles, industrielles, commerciales et de transport permettra d’appuyer la diversification du tissu économique et d’accroître l’attractivité régionale auprès d’investisseurs étrangers.

 

L’amélioration des perspectives économiques mondiales et une devise concurrentielle sont des facteurs favorables au développement de marchés extérieurs et au raffermissement du secteur manufacturier. En somme, les efforts déployés dans la RMR de Québec en 2014 devraient se poursuivre en 2015. Ce dynamisme contribuera à soutenir l’expansion de son tissu économique, un atout pour la création d’emplois, d’investissement, de la croissance des entreprises et de l’amélioration du bilan financier des ménages. Il permettra également à Québec de maintenir sa position de leader économique à l’égard des autres régions métropolitaines canadiennes.

 

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(Secteurs et industries de pointe : Le Québec occupe le 6e rang mondial dans le secteur de l'aérospatiale)


 

4 - Croissance économique de la 8e région métropolitaine en importance au Canada :

 

Le Québec a enregistré un PIB réel de 34 G$ en 2014, une augmentation annuelle de 1,7 %. Tout comme ses consœurs canadiennes, la région a maintenu un rythme expansionniste et offert une croissance supérieure à celle de 2013 (+1,2 %). Pour Québec, la tenue exceptionnelle de l’emploi (+5,2 %), l’investissement non résidentiel (1,1 G$) et l’amélioration des conditions manufacturières ont notamment contribué à la croissance. Le PIB manufacturier a enregistré une hausse de 2,6 % dans la région de Québec entre 2013 et 2014, mettant un terme à sept années de baisse consécutive.

 

Le redressement de l’économie américaine, combiné à la baisse du huard, a permis aux fabricants d’accroître leurs carnets de commandes et de développer de nouveaux marchés extérieurs, une tendance qui se poursuivra en 2015. Soutenu par l’ensemble de ses composantes, le secteur des services a affiché une croissance annuelle de 1,8 %. La région a fait preuve de résilience devant le contexte de rigueur budgétaire auquel font face les institutions publiques, en appuyant l’expansion des services à la production1 et des services liés à la consommation.

 

L’année qui commence ne fera pas exception. À l’image des RMR canadiennes, Québec a observé un ralentissement de 3,3 % dans l’industrie de la construction en 2014. La détente du marché résidentiel et le nombre plus modeste de nouveaux projets majeurs non résidentiels ont touché la région. Pour 2015, le retour de grands projets résidentiel, institutionnel, commercial et routier permettra à l’industrie de la construction de renouer avec la croissance.

 

Le rendement économique de 2014 s’est reflété positivement sur le niveau de productivité. Le ratio PIB réel sur le nombre d’emplois s’est élevé à 78 527 $ (76 866 $ au Québec), une hausse annuelle de 0,4 % (+1,7 % au Québec). Le niveau de productivité s’est accéléré de 3,8 % et de 1 % respectivement du côté de la construction et des services, alors que le recul s’est poursuivi du côté manufacturier, soit de 7 %. À cet effet, notons que le repli prolongé du secteur manufacturier ces dernières années expliquerait, en partie, le niveau de productivité de Québec, inférieur à celui de ses principales consœurs canadiennes. La RMR de Québec a également observé une hausse de 0,9 % du PIB par habitant entre 2013 et 2014 (idem au Québec), pour atteindre 42 540 $ (38 001 $ au Québec).


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À cet effet, soulignons que la croissance pour les 10 dernières années s’élevait à 10 % dans la région (+5,6 % au Québec), s’inscrivant comme la plus élevée au Québec. Cette performance positionne également Québec au 4e rang au Canada, derrière Winnipeg (+12,1 %), Vancouver (+12,6 %) et Edmonton (+18,9 %). Par sa diversité et son dynamisme, la RMR de Québec est demeurée l’une des régions canadiennes les plus performantes en 2014. Cette performance s’avérera être un atout pour entamer l’année 2015.

 

À cet effet, le PIB réel devrait augmenter de 2 %, rejoignant ainsi la croissance moyenne observée au cours des 10 dernières années.

1- Les services à la production sont composés des services professionnels, scientifiques et techniques, des services financiers, d’assurances et immobiliers, des services administratifs et des services de transport et entreposage.

 

2- Les services à la consommation sont composés des services commerciaux, des services d’information, culturels et de loisirs, des services d’hébergement et de restauration et des autres services.

 

3- La productivité du travail se mesure en divisant le PIB réel par le nombre d’heures travaillées. Ce ratio permet de connaître la valeur des biens et services produits pour chaque heure de travail complétée. Toutefois, le concept des heures travaillées n’est pas disponible au niveau des régions métropolitaines de recensement. L’utilisation du nombre d’emplois permet de contourner ce problème et ainsi de connaître, pour chaque région, la valeur des biens et services produits par chaque travailleur.

 

Crédit : Luc Antoine Couturier

 

Source et infos : http://fr.slideshare.net/QuebecInternational/bilan-et-perspectives-conomiques-pour-la-rmr-de-qubec-20142015-47862822


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(Financial District, Toronto)


5 - Fédération du Canada (ensemble du pays) : situation globale/économie et perspectives sociopolitiques

 

_ Population 35,467 millions

_ PIB 1 793,797 milliards $US

 

 

_ Principaux Indicateurs économiques

 

2012

2013

 2014 (e)

2015 (p)

Croissance PIB (%)

1,7

2,0

2,2

2,4

Inflation (moyenne annuelle)

1,5

1,0

1,9

0,9

Solde budgétaire / PIB (%)

 -3,1

 -2,8

-1,8

-1,7

Solde courant / PIB (%)

-3,3

-3,0

-2,2

-2,6

Dette publique / PIB (%)

87,9

87,7

86,5

87,0

 

(e) Estimé  (p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Ressources énergétiques abondantes et diversifiées

. Gestion prudente des finances publiques

. Faible niveau de la dette extérieure

. Démographie dynamique (flux migratoires)

. Secteur bancaire solide, bien capitalisé et supervision rigoureuse

 

 

_ POINTS FAIBLES

. Degré d’ouverture élevé et forte dépendance à l’économie des Etats-Unis

. Insuffisance des dépenses de R&D

. Fragilisation des exportations énergétiques (ressources de gaz naturel aux Etats-Unis et baisse des prix)

. Perte de compétitivité des entreprises manufacturières liée à la montée en puissance des concurrents émergents

. Endettement élevé des ménages

. Infrastructures d’acheminement du gaz insuffisantes

 

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_ Appréciation du risque

 

. La faiblesse des prix du pétrole pénalise la croissance canadienne

Au premier trimestre 2015, et pour la première fois depuis 2011, l’économie canadienne s’est contractée (-0,1% du PIB). La consommation, qui, traditionnellement, porte l’économie, n’a progressé que très faiblement (+0,1%) tandis que les investissements en construction non résidentiels et ceux d’équipement ont chuté de 2%. Le chômage reste stable et atteint 6,8% en avril, 6,8%.

 

Malgré la dépréciation du dollar canadien, le déficit courant s’est aggravé en raison du ralentissement temporaire de la croissance américaine au premier trimestre et de la faiblesse du prix du baril, les exportations de pétroles représentant 27% des exportations totales. La faiblesse des prix du pétrole pénalise les entreprises pétrolières et gazières ainsi que les activités de support. Les investissements dans les industries extractives seront donc repoussés. En outre, la situation économique des provinces de l’ouest du pays, particulièrement dépendante de la manne pétrolière, pourrait se dégrader.  En revanche, les finances publiques du gouvernement fédéral, faiblement dépendantes de la rente énergétique, devraient continuer à s’améliorer pour atteindre, conformément aux objectifs du gouvernement, l’équilibre d’ici 2016.

 

La baisse des prix du pétrole devrait permettre une augmentation du revenu disponible des ménages canadien, mais une partie des revenus ainsi dégagés devrait être consacrée au désendettement, l’endettement des ménages représente près de 165% du revenu disponible en 2013. Par ailleurs, la diminution des actions des entreprises pétrolières et gazières devrait également se répercuter sur la richesse des ménages, dont les actifs financiers représentent  près de 25% des actifs financiers du pays. L’inflation, de 1,9% en 2014, a diminué pour atteindre, au premier trimestre 2015, 0,8%. Afin de contrer les tendances déflationnistes, la Banque Centrale du Canada a diminué son taux directeur de 25 points de base en janvier 2015 pour atteindre 0,75%. Le marché immobilier canadien apparait fortement surévalué et demeure dynamique. Les difficultés l’économie canadienne, et plus particulièrement la baisse de la consommation privée, font donc peser des risques sur la dynamique du secteur immobilier.

 

 

. La reprise des exportations manufacturières permettra un rééquilibrage de la croissance

Malgré l’importance du secteur énergétique, l’économie canadienne demeure largement diversifiée et peut s’appuyer sur un secteur manufacturier performant. En dépit des faiblesses de l’industrie extractive, le Canada dispose donc de relais croissance. Les exportations devraient bénéficier de la dépréciation du dollar  canadien et permettre un rééquilibrage de la croissance en faveur de l’industrie manufacturière. La reprise des exportations sera cependant conditionnée au rebond de l’économie américaine (qui représente 75% des exportations du pays).

 

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. Le système bancaire canadien demeure solide

Les banques canadiennes affichent des ratios de capitalisation supérieurs aux contraintes réglementaires. En outre, elles demeurent profitables malgré la faiblesse des taux d’intérêt. Lors de la crise financière mondiale de 2008, les banques canadiennes sont demeurées solides et n’ont pas eu besoin de renflouement. Malgré le poids de la dette privée et les risques liés à l’immobilier, les banques possèdent suffisamment de fonds propres pour absorber les pertes éventuelles liées à une correction brutale du marché immobilier.

 

. Des élections incertaines…

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Canada


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Avis des internautes

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