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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

DEVELOPPEMENT LOCAL, SOCIAL ET PROJETS


Publié le 10/02/2016 à 11:20:44
AFRIQUE/ NIGERIA/ DEVELOPPEMENT LOCAL/ ETAT DE RIVERS : l’état de Rivers au Nigeria, l’un des pôles économiques significatifs de la fédération nigériane




0.1 – « Etat de Rivers/ Nigeria/ généralités : Rivers est un État au sud du Nigeria, sur le delta du Niger. L'État de Rivers a été créé le 27 mai 1967 d'une division de la Région de l'Est. Lors de la redivision de 1976, il acquiert les régions d'Ughelli, prise au défunt État de Bendel, et la région d'Opobo, prise à l'État de Cross River. En 1996, l'ouest de l'État devient autonome sous le nom de BayelsaGéographie : L'État est bordé à l'ouest par les États de Bayelsa et Delta, au nord par l'État d'Anambra et à l'est par les États d'Imo, d'Abia et d'Akwa Ibom. Il possède une centaine de kilomètres de côtes vers l'océan Atlantique au sud. Les principales villes, outre la capitale Port Harcourt, sont Bonny, Ahoada, Okrika, Degema, Opobo et Gokana. »


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0.2 - « Etat de Rivers/ Nigeria/ Économie : L'économie de l'État est principalement basée sur le pétrole et le gaz naturel : il participe pour 40 % à la production de pétrole du pays, et dispose d'une raffinerie et d'usines pétrochimiques. Les autres industries incluent le verre, la métallurgie et la fabrication de la bière. Cependant, la majeure partie de la population reste employée dans le domaine de l'agriculture et la pêche. » . Sauf erreur, le budget général 2016 de l'état de Rivers dépasse 895 milliards de F CFA (307 milliards de Naira nigérian). 

  

Afficher l'image d'origine Port Harcourt

(Rivers Monorail Port Harcourt - First in Africa/) 


0.3 – Nigeria/ Elections des gouverneurs/ la Cour Suprême valide l’élection du gouverneur de l’Etat de Rivers : La Cour suprême du Nigeria a infirmé la décision d’une cour d’appel qui prévoyait l’annulation de l’élection du gouverneur de l’Etat pétrolier de Rivers (sud) et a confirmé la victoire du candidat Nyesom Wike. La juge Kudiratu Kekere-Ekun et six autres juges de la Cour ont tranché de façon unanime en faveur de M. Wike mercredi soir. "Le retour de M. Nyesom Wike comme gouverneur élu de l’Etat de Rivers par l’INEC (commission électorale indépendante) est ainsi entériné", a déclaré Mme Kekere-Ekun. Le scrutin dans l’Etat de Rivers, un Etat crucial où se concentre la production pétrolière et gazière du premier producteur d’or noir d’Afrique, était une bataille clé pour le PDP et l’APC lors des élections des gouverneurs en avril. Le PDP de l’ancien président Goodluck Jonathan est au pouvoir dans cet Etat depuis le retour du Nigeria à un régime civil en 1999./ 28 janvier 2016.»

   

Afficher l'image d'origine Port Harcourt


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1 - Subdivisions de l’Etat fédéral du Nigéria

 

Le Nigeria est actuellement divisé en 36 états et un territoire au statut particulier pour la capitale Abuja. En 1991 une large refonte des états est décidée en même temps que le passage de la capitale du pays à Abuja. Le nombre d'états est alors de 31. Enfin en 1996 quelques états sont de nouveaux divisés, portant leur nombre à la valeur actuelle de 36. Rivers fait logiquement partie des 36 états de l’Etat fédéral du Nigéria.

 

_ Les États actuels 1

 

. État d'Abia

. État d'Adamawa

. État d'Akwa Ibom

. État d'Anambra

. État de Bauchi

. État de Bayelsa

. État de Benue

. État de Borno

. État de Cross River

. État de Delta

. État d'Ebonyi

. État d'Edo

. État d'Ekiti

. État d'Enugu

. État de Gombe

. État d'Imo

. État de Jigawa

. État de Kaduna

. État de Kano

. État de Katsina

. État de Kebbi

. État de Kogi

. État de Kwara

. État de Lagos

. État de Nassarawa

. État de Niger

. État d'Ogun

. État d'Ondo

. État d'Osun

. État d'Oyo

. État de Plateau

. État de Rivers

. État de Sokoto

. État de Taraba

. État de Yobe

. État de Zamfara

 

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_ Tableau comparatif

Les données de population sont basées sur le recensement de 20062.

Rang

État

Population

Superficie (km2)

Densité (hab./km2)

1

Kano

9 401 288

20 131

467

2

Lagos

9 113 605

3 345

2725

3

Kaduna

6 113 503

46 053

133

4

Katsina

5 801 584

24 192

240

5

Oyo

5 580 894

28 454

196

6

Rivers

5 198 716

11 077

469

7

Bauchi

4 653 066

45 837

102

8

Jigawa

4 361 002

23 154

188

9

Benue

4 253 641

34 059

125

10

Anambra

4 177 828

4 844

862

11

Borno

4 171 104

70 898

59

12

Delta

4 112 445

17 698

232

13

Imo

3 927 563

5 100

770

14

Niger

3 954 772

76 363

52

15

Akwa Ibom

3 902 051

7 081

551

16

Ogun

3 751 140

16 762

224

17

Sokoto

3 702 676

25 973

143

18

Ondo

3 460 877

15 500

223

19

Osun

3 416 959

9 251

369

20

Kogi

3 314 043

29 833

111

21

Zamfara

3 278 873

39 762

82

22

Enugu

3 267 837

7 161

456

23

Kebbi

3 256 541

36 800

88

24

Edo

3 233 366

17 802

182

25

Plateau

3 206 531

30 913

104

26

Adamawa

3 178 950

36 917

86

27

Cross River

2 882 988

20 156

143

28

Abia

2 845 370

6 320

450

29

Ekiti

2 398 357

6 353

378

30

Kwara

2 365 353

36 825

64

31

Gombe

2 365 040

18 768

126

32

Yobe

2 321 339

45 502

51

33

Taraba

2 294 800

54 473

42

34

Ebonyi

2 176 947

5 670

384

35

Nassarawa

1 869 377

27 117

69

36

Bayelsa

1 704 515

10 773

158

Territoire de la capitale fédérale

1 405 201

7 315

192

 

Sources :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Subdivisions_du_Nigeria


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(Governor Nyesom Ezenwo Wike giving his assent to the 2016 Rivers State budget estimates on Monday at the Government House, Port Harcourt : The state House passed the budget of N307 billion sent to it by Governor Wike last week.)/ Sauf erreur, le budget général 2016 de l'état de Rivers dépasse 895 milliards de F CFA (307 milliards de Naira nigérian). 


2 - Etat de Rivers de la fédération nigériane : généralités

 

Rivers est un État au sud du Nigeria, sur le delta du Niger.

 

_ Etat de Rivers/ Nigéria : Généralités 

 

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_ Administration

Pays

 Nigeria

Capitale

Port Harcourt

Métropole

Port Harcourt

Date de création

27 mai 1967

Gouverneur

Rotimi Amaechi

Code ISO

NG-RI

 

 

_ Démographie

Population

5 689 061 hab. (2005)

Densité

514 hab./km2

 

 

_ Géographie

Coordonnées

4° 45′ Nord 6° 50′ Est

Altitude

Min. 0 m – Max. 45 m

Superficie

1 107 700 ha = 11 077 km2

Latitude

4.75

Longitude

6.83333

Température

26 °C min. 17 °C  max. 33 °C

Pluviométrie

 min. 1 700 mm/an  max. 4 700 mm/an

_ Localisation

Carte de localisation de l'État.

 

  

_ Histoire

L'État de Rivers a été créé le 27 mai 1967 d'une division de la Région de l'Est. Lors de la redivision de 1976, il acquiert les régions d'Ughelli, prise au défunt État de Bendel, et la région d'Opobo, prise à l'État de Cross River. En 1996, l'ouest de l'État devient autonome sous le nom de Bayelsa.

 

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_ Géographie

L'État est bordé à l'ouest par les États de Bayelsa et Delta, au nord par l'État d'Anambra et à l'est par les États d'Imo, d'Abia et d'Akwa Ibom. Il possède une centaine de kilomètres de côtes vers l'océan Atlantique au sud. Les principales villes, outre la capitale Port Harcourt, sont Bonny, Ahoada, Okrika, Degema, Opobo et Gokana.

 

 

_ Climat

Le climat est de type tropical humide, avec une courte saison sèche d'un mois. Port Harcourt, dans le sud de l'État subit 182 jours de pluie par an.

 

 


_ Végétation

Le sud de l'État, côtier, est caractérisé par la mangrove et ses marais. Alors que l'intérieur des terres est couvert par la forêt tropicale humide.

 

 

_ Divisions

L'État de Rivers est divisé en 23 LGA (local Government Area) : Abua-Odual, Ahoada East, Ahoada West, Akuku-Toru, Andoni, Asari-Toru, Bonny, Degema, Eleme, Emuoha, Etche, Gokana, Ikwere, Khana, Obio-Akpor, Ogba-Egbema-Ndoni, Ogo-Bolo, Okrika, Omumma, Opobo-Nkoro, Oyigbo, Port Harcourt et Tai.

 

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_ Économie

L'économie de l'État est principalement basée sur le pétrole et le gaz naturel : il participe pour 40 % à la production de pétrole du pays, et dispose d'une raffinerie et d'usines pétrochimiques. Les autres industries incluent le verre, la métallurgie et la fabrication de la bière. Cependant, la majeure partie de la population reste employée dans le domaine de l'agriculture et la pêche.

 

 

_ Culture

Comme souvent au Nigeria, une grande diversité de langues sont parlées dans l'État. Les plus usitées sont : Ekpeye, Ibami, Ikwerre, Kalabari, Okrika, Kolokuma, Nembe.

Plusieurs ethnies sont présentes dans cet État, notamment le peuple Ogoni, qui s'est fait connaître au niveau international à partir des années 1990 à cause de sa lutte contre la destruction de l'environnement par la compagnie pétrolière Shell. Le chef des Ogonis était Ken Saro Wiwa.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rivers_%28%C3%89tat%29


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(Rivers State Governor, Nyesom Wike has urged France to invest in Rivers)


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3 - Nigeria : la Cour Suprême valide l’élection du gouverneur de l’Etat de Rivers

 

La Cour suprême du Nigeria a infirmé la décision d’une cour d’appel qui prévoyait l’annulation de l’élection du gouverneur de l’Etat pétrolier de Rivers (sud) et a confirmé la victoire du candidat Nyesom Wike. Une cour d’appel avait décidé en décembre de l’annulation de l’élection de M. Wike, candidat du Parti démocratique populaire (PDP), qui avait emporté 87% des voix le 11 avril, pour cause de violences, d’intimidations et de fraudes, et ordonné la tenue d’un nouveau vote dans les trois mois. Cette décision faisait suite à une plainte de Dakutu Peterside, candidat du parti adverse, le Congrès progressiste (APC). M. Wike avait ensuite porté cette affaire devant la Cour suprême.

 

La juge Kudiratu Kekere-Ekun et six autres juges de la Cour ont tranché de façon unanime en faveur de M. Wike mercredi soir. "Le retour de M. Nyesom Wike comme gouverneur élu de l’Etat de Rivers par l’INEC (commission électorale indépendante) est ainsi entériné", a déclaré Mme Kekere-Ekun. Le scrutin dans l’Etat de Rivers, un Etat crucial où se concentre la production pétrolière et gazière du premier producteur d’or noir d’Afrique, était une bataille clé pour le PDP et l’APC lors des élections des gouverneurs en avril. Le PDP de l’ancien président Goodluck Jonathan est au pouvoir dans cet Etat depuis le retour du Nigeria à un régime civil en 1999.

 

28 janvier 2016/

 

http://www.africa1.com/spip.php?article63240


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 (PORT HARCOURT Refining Company (PHRC))


4 - Port Harcourt/ (Etat de Rivers au Nigéria)

 

Port Harcourt est la capitale et principale ville de l'État de Rivers au sud du Nigeria. Située sur le delta du Niger elle est nommée d'après Lewis Vernon Harcourt, secrétaire d'État aux colonies de 1910 à 1915.

  

_ Histoire

La ville a été fondée en 1912 sur un territoire originellement peuplée par l'ethnie Idjo par les colons britanniques. Elle a d'abord servi de port d'exportation du charbon venant des mines d'Enugu. Depuis les années 1990 la ville est le théâtre de nombreux heurts liés au contrôle de la manne pétrolière. En 1995 notamment l'écrivain et militant politique Ken Saro-Wiwa a été pendu par le gouvernement militaire.


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_ Économie

Port Harcourt est la principale ville du Nigeria pour le raffinage du pétrole. L'industrie du pétrole y tient donc une place prépondérante. La pêche est l'autre activité importante. À Port Harcourt, il y a également l'usine française de pneumatiques Michelin, et le siège de TEPNG, filiale du groupe TOTAL. L'usine Michelin a fermé ses portes il y a peu et Total a considérablement réduit le nombre d'expatriés et n'accepte pratiquement plus de familles à cause des risque d’enlèvement fréquents dans la région. Une école primaire française se trouve aussi à Port Harcourt et est gérée par la mission laïque française. Port Harcourt est reliée par chemin de fer à Maiduguri. La ville est desservie par l'aéroport international de Port Harcourt.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_Harcourt


 


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5 - Port Harcourt, « Capitale mondiale du livre 2014 »

 

Port Harcourt nommée « Capitale mondiale du livre 2014 ». La ville de Port Harcourt (Nigeria) a été nommée Capitale mondiale du livre pour l’année 2014 à l’issue de la réunion du comité de sélection, composé de représentants des trois principales associations professionnelles internationales du livre et de l’UNESCO, le 5 juillet au siège de l’Organisation.

 

La ville de Port Harcourt a été choisie « pour la qualité de son programme, en particulier pour l’importance des activités en faveur des jeunes et l’impact de ce programme sur l’amélioration de la culture du livre, de la lecture, de l’écriture et de l’édition au Nigeria, et son influence sur le niveau d’alphabétisation dans le pays », selon les membres du comité de sélection. « J’adresse à la ville de Port Harcourt toutes mes félicitations pour la qualité du programme proposé, qui prévoit une large participation du public et a pour objet le développement de la lecture pour tous. Je ne peux que souscrire l’engagement de Port Harcourt en faveur de l’alphabétisation à travers les activités mises en place pour célébrer cette année » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.


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La Directrice générale s’est également félicitée du nombre et de la qualité des candidatures reçues par l’UNESCO pour le titre de Capitale mondiale du livre 2014. Chaque année, l’UNESCO et les trois organisations professionnelles internationales du monde du livre que sont l’Union internationale des éditeurs (UIE), la Fédération internationale des libraires (IBF) et la Fédération internationale des associations et institutions des bibliothécaires (IFLA) désignent la Capitale mondiale du livre pour la période d’une année, à compter du 23 avril. Cette initiative, qui vient ainsi s’ajouter aux célébrations de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur manifeste la collaboration entre les représentants des principaux acteurs du livre ainsi que l’engagement des villes pour promouvoir le livre et la lecture.

 

Port Harcourt est la quatorzième ville désignée Capitale mondiale du livre après Madrid (2001), Alexandrie (2002), New Delhi (2003), Anvers (2004), Montréal (2005), Turin (2006), Bogota (2007), Amsterdam (2008), Beyrouth (2009), Ljubljana (2010), Buenos Aires (2011), Erevan (2012) et Bangkok (2013).

 

Posted on 18 mars 2014 by Serge-André Guay/

 

https://fondationlitterairefleurdelys.wordpress.com/2014/03/18/port-harcourt-capitale-mondiale-du-livre-2014/


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6 - Les entreprises françaises débarquent au Nigeria (Fédération du Nigéria)

 

Le pays est devenu la première économie d’Afrique. Malgré l’insécurité et la corruption, de plus en plus d’entrepreneurs français arrivent sur ce marché. Sur le pont qui relie le quartier d’affaires de l’île Victoria au centre-ville de Lagos, l’ancienne capitale du Nigeria, le flot de voitures, de camions et de minibus jaunes bondés est à l’arrêt, comme souvent aux heures de pointe. Dans leurs minibus escortés par la police, les hommes d’affaires français ont eu le temps d’observer les marchands ambulants. En octobre dernier, quarante entreprises françaises, dont Dassault System, Alstom ou Bureau Veritas, se sont rendues avec le Medef international en visite exploratoire au Nigeria. Signe de l’intérêt pour le pays, c’est Pierre Gattaz, le patron des patrons, qui conduisait la délégation. 

 

Depuis 2014 et la révision de ses statistiques, le Nigeria est devenu la première puissance africaine. Avec 200 millions d’habitants, la chaotique et tentaculaire Lagos pèse à elle seule autant que le PIB du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun réunis. Longtemps concentrées sur les pays d’Afrique francophone, les entreprises françaises n’entendent pas laisser leur place. « Il vaut mieux s’installer au Nigeria plutôt que de multiplier les missions de prospection dans des pays beaucoup plus petits », plaide un responsable d’un grand groupe français. Dominique Lafont, l’ancien directeur de Bolloré Africa logistics, désormais chargé de l’Afrique pour le fonds KKR, est du même avis : « Il faut penser les investissements à l’échelon régional. Le Nigeria est une bonne plate-forme pour investir. »

 

Les grandes entreprises sont déjà là. Total emploie 3 500 salariés, dont 30 % d’expatriés. Depuis 2006, Bolloré exploite le terminal conteneur du port de Tin Can, l’une des îles de Lagos. Pour aider les plus petites entreprises, les relais locaux s’organisent. Depuis octobre, Business France a rouvert une antenne locale à Lagos pour les épauler, une tâche qui avait jusqu’alors été déléguée à la chambre de commerce franco-nigériane. Le Medef international doit aussi mener une autre délégation au printemps, dans le secteur agro-industiel. Pour les entreprises, c’est une bonne façon de se faire une première idée. Mobilitas a profité du premier voyage en octobre pour confirmer l’existence d’un marché. « Personne ne propose encore notre solution. Mais il faut désormais revenir pour étudier en profondeur la question », confirme Éric Bonnemaison, le chargé d’affaires de l’ETI, qui fournit des solutions d’archivage.

 

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_ Un marché où la patience est un atout

Tenter l’aventure au Nigeria ne s’improvise pas. Même si le groupe terroriste Boko Aram ne sévit qu’au nord du pays, l’insécurité et les enlèvements crapuleux restent un problème partout, y compris à Port Harcourt et dans la plupart des quartiers de Lagos. Le Nigeria pointe encore à la 160e place du classement Doing Business de la Banque mondiale. Depuis son arrivée au pouvoir en mai, le président du pays, Muhammadu Buhari, a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Son administration a promis de réduire les tracasseries fiscales dont se plaignent les entreprises étrangères.

 

Malgré cela, « la corruption n’est pas un mythe », concède Hans Herdenberger, le directeur développement d’Egis. Pour réduire les risques, le français implanté depuis trois ans à Lagos écarte les appels d’offres de l’État ou des gouvernements locaux. Certains grands groupes privés nigérians ne sont pas plus recommandables et ont la réputation de laisser des ardoises chez leurs fournisseurs. Pour éviter les impayés, « la Coface dispose d’une enveloppe pays de près de 3?milliards d’euros sur le Nigeria », indique un diplomate français.

 

Mieux vaut s’armer de toute façon de patience. Gemalto a décroché un contrat pour fournir 100 millions de cartes d’identité. Mais depuis deux ans, le projet est quasiment à l’arrêt car l’administration peine à suivre la cadence. Depuis quatre ans, DCNS multiplie aussi les allers-retours pour essayer d’avancer sur un contrat de bateaux patrouilleurs. Sans grand résultat. Alstom, qui convoite une partie de la construction en cours du métro de Lagos, est dans la même situation. « Les Nigérians ne commencent à vous prendre au sérieux que lorsqu’ils vous ont vus vous accrocher plusieurs années », analyse le responsable d’Egis.

 

Par Solène Davesne / Publié le 12 novembre 2015/ L'Usine Nouvelle n° 3444

 

http://www.usinenouvelle.com/editorial/les-entreprises-francaises-debarquent-au-nigeria.N361928


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7 - Pourquoi s'implanter au Nigéria ?

 

_ Les secteurs porteurs de l’économie nigériane

 

_ Un pays pétrolifère

La principale ressource du Nigéria est le pétrole. On trouve plusieurs gisements offshores au large des côtes du pays. L’entreprise Total assure entre 14 et 15% de la production, c’est le premier producteur (Ubifrance). Les acteurs se sont multipliés sur ce secteur, ce qui amène à de grands changements de prise de contrôle et à une plus grande concurrence. Le « Petrolum Industry Bill », une loi encore en discussion, prévoit de donner une redevance de 10% aux habitants des zones pétrolifères, en taxant davantage les majors pétroliers. Privilégiez donc une part de contenu local dans votre offre.

 

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_ Le défi de l’énergie

Le réseau électrique est grand ouvert aux entreprises. Il est en panne et donc entièrement à construire ! Les habitants du pays sont habitués aux nombreuses coupures de courant. Il n’est pas rare de trouver un générateur pour éclairer de petits commerces. Afin de remédier au problème, le gouvernement a initié une privatisation du réseau. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Chine ont multiplié les visites diplomatiques ces dernières années afin de placer leurs entreprises sur ce secteur. Et il y a fort à faire. Les PME françaises ont beaucoup à apporter en termes de savoir-faire sur un pan de l’économie entièrement à construire.

 

 

_ L’énergie éco-responsable, filière d’avenir au Nigéria

Il y a quelques mois, une collégienne lagotienne concevait un générateur d’électricité fonctionnant non pas au diesel, mais à… l’urine. Cette initiative écologique avait attiré l’attention sur les problèmes énergétiques mais aussi sur la créativité des habitants du pays. Le Nigéria a besoin de cette transition énergétique, non seulement parce qu’elle est mal équipée, mais aussi pour assurer une transition à l’échelle mondiale. Les PME françaises peuvent solliciter un partenariat avec leurs homologues nigérianes ou proposer des jumelages avec les structures administratives locales, en assurant leur financement par des banques d’investissement comme l’Africa Finance Corp, détenue à 42,5% par la Banque Centrale du Nigéria.

 

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_ BTP : des solutions à apporter

Là encore, de nombreux projets d’infrastructures sont à développer au Nigéria. On retrouve les entreprises Lafarge pour le ciment (40% de la production nationale), ou Bouygues (ministère de l’Economie). Les PME françaises ont un créneau disponible important dans la sous-traitance des chantiers. Les façades en pierre agrafée, par exemple, connaissent une bonne attractivité. Les métiers de la menuiserie et de la maintenance sont également porteurs. La décoration d’intérieur, enfin, est vouée à une demande de plus en plus soutenue.

 

 

_ Communication et e-commerce : un secteur d’avenir qui a besoin d’un coup de pouce

L’Afrique est 2e plus grand marché mondial pour les mobiles. Avec une population jeune et très portée sur les nouvelles technologies, le marché du téléphone portable et des applications en ligne a un grand avenir devant lui. Et pourtant, 100 millions de personnes restent privées d’internet et 60 millions, de portables (source : portail Ouest Afrique). Le pouvoir d’achat des Nigérians est encore trop faible mais le marché promet de se développer rapidement à l’avenir avec la croissance actuelle de l’économie.

Pour ce qui est du e-commerce, de grands noms se sont déjà fait une place : Jumia, un site nigérian de vente en ligne de toutes sortes de produits, à destination du continent africain, est implanté au Maroc, au Kenya, au Nigéria, en Egypte et en Côte d’Ivoire. Wakanow est une entreprise créée par un ancien basketteur nigérian, et qui permet de réserver ses voyages en ligne. Le marché risque de grandir très rapidement. Les entreprises françaises y ont une carte à jouer, et le plus tôt sera le mieux.


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_ Agroalimentaire : des pratiques qui évoluent avec les standards de vie

L’agroalimentaire représente 27% du PIB et regroupe 70% de la population active (ministère de l’Economie). L’économie du Nigéria est encore basée sur les marchés traditionnels, qui sont à eux seuls 66% du secteur de la distribution. A côté, on retrouve les épiceries et bazars, présents à 33%. Les supermarchés ne représentent qu’1%. La population, qui croît de 4% par an, a des besoins grandissants. On compte environ 30 millions de « classes moyennes » nigérianes, et leur nombre, à mesure que le pays devient émergent, ne va cesser d’augmenter. Cette clientèle, plus soucieuse de la salubrité et de la valeur nutritive des aliments qu’elle consomme, est en demande de produits de qualité. On trouve des centres commerciaux dans les grandes villes (Port-Harcourt, Abuja, Lagos).

 

Parmi les chaînes, Dream Plaza et Goodies sont bien positionnés. La restauration hors-foyer n’est pas en reste, avec 12% d’augmentation par an. Les restaurants rapides et autres encas sur le pouce sont très prisés : Mr. Bigg’s, Chicken Republic, Munchies sont les plus populaires. Le gouvernement a récemment rouvert le secteur aux investissements, afin de transformer l’économie. Le Nigéria a besoin d’équipements pour ses produits comme l’huile de palme, le sucre, les biscuits, sodas et jus, le lait, et l’eau. L’organisme qui contrôle la qualité et la conformité des produits alimentaires et de pharmacie est la NAFDAC.

 

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_ Le luxe, un marché qui vaudra cher

La consommation de produits de luxe augmente en valeur. La nouvelle classe moyenne, qui représente environ 40 à 50 millions de personnes (Ubifrance), y trouve son compte. Elle est très friande de vins et spiritueux en provenance de l’Hexagone, qui jouissent, comme souvent à l’étranger, d’une bonne image de marque. Le Nigéria est le 1er importateur d’Afrique pour le champagne et le cognac français, et le 3e mondial pour l’achat de jets privés. Les Nigérians aiment le luxe : maroquinerie, bijoux, mode, arts de la table… Lagos et Abuja sont en pôle position des villes consommatrices. Les cosmétiques sont également prisées par les nigérianes, plutôt coquettes.

 

 

_ Equipements d’hôpitaux : Invacare, l’exemple d’une PME qui marche

Invacare est une entreprise qui produit des fauteuils roulants et du matériel médical. Son dirigeant Europe et Afrique, Pierre-Marie Juranville, a pris 15 jours pour visiter les principaux hôpitaux du pays. Le Nigéria n’a pas déployé de politique de santé : les appels d’offre émanent directement des centres de soin. Le dirigeant a ainsi reçu 3 collaborateurs locaux pour les former aux produits. Son conseil : se déplacer, aller voir les besoins sur place. C’est motivant et instructif, et cela prend peu de temps. Invacare prévoit de réaliser plus de 400 000 euros de chiffre d’affaires en 2013 (Ubifrance) sur le pays.

 

 

En conclusion

Le Nigéria est annoncé comme un acteur incontournable de l’économie africaine des 20 prochaines années. Sachez anticiper les changements structurels du pays. Les besoins en infrastructures et en énergie sont immenses, d’autant qu’il y a une économie à fournir en main-d’œuvre, et qui promet un essor important des affaires du pays. Une classe moyenne est en train de se former. Les produits de consommation courante, comme l’alimentation et les vêtements (par les sites de e-commerce notamment), vont exploser prochainement. Enfin, si les problèmes de corruption sont récurrents, ils ne doivent pas vous décourager. Le Nigéria est le champion de l’Afrique de demain.

 

24/06/13

 

http://www.dynamique-mag.com/article/pourquoi-implanter-nigeria.3957


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8 - Puits de pétrole dans le delta du Niger près de Port Harcourt, Rivers, Nigeria (4°35’ N - 6°58’E).

 

Au-dessus du delta du Niger, les fumées s'élèvent à perte de vue car le « torchage » du gaz y est pratiqué. Torcher le gaz consiste à brûler les gaz naturels qu'on trouve dans un gisement de pétrole car ils ne sont pas économiquement rentables à exploiter. En 2004, le Nigeria brûlait 23 milliards de mètres cube de gaz, se classant ainsi au deuxième rang mondial derrière la Russie.

 

L'exploitation du pétrole fait du Nigeria le 11e producteur mondial de pétrole et le premier de l'Afrique subsaharienne. Le pays tire 44 % de son PIB du pétrole, c'est la première source de revenu pour l'Etat nigérien qui s'est engagé à réduire le torchage du gaz. Depuis 2005 cette pratique est illégale et au 1er janvier 2008 elle devait être abandonnée. Cependant, malgré la hausse des amendes, de nombreuses compagnies pétrolières ont déclaré être dans l'incapacité de se conformer à la loi avant quelques années, alors que ce gaz serait si utile pour les Nigérians.

 

Dans le monde, malgré les efforts de nombreux pays pour réduire le torchage, les quantités brûlées sont restées constantes ces 30 dernières années à cause de l'augmentation de la production mondiale de pétrole. Chaque année, les torchères sont responsables du gaspillage de 150 milliards de m3 de gaz, ce qui équivaut à un tiers de la consommation de l'Union européenne. De surcroît, ce gaspillage de ressources pollue puisque des gaz à effet de serre sont libérés dans l'atmosphère.

 

http://yannarthusbertrand2.org/index.php?option=com_datsogallery&Itemid=27&func=detail&catid=106&id=2040&p=1&l=1440


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9 - Nigeria/ Etat de Rivers : À Port Harcourt, des expulsions cruelles et menées au mépris des procédures légales

 

Ce communiqué a été rédigé par Amnesty International, Centre for the Environment, Human Rights and Development (CEHRD), Collaborative Media and Advocacy Platform (CMAP), Concerned Citizens, Human Rights Social Development and Environmental Foundation (HURSDEF), Ogoni Solidarity Forum (OSF), Peoples' Advancement Centre (PAC) et Social Action. Amnesty International et des organisations de la société civile nigériane ont condamné le 6 juillet l'expulsion forcée de plusieurs milliers de personnes résidant à Abonnema Wharf, un secteur en bordure des voies d'eau à Port Harcourt (État de Rivers), lors de la démolition de ce quartier entre le 27 juin et le 2 juillet 2012. 


Les organisations demandent au gouvernement de l'État de Rivers de fournir immédiatement un logement temporaire à toutes les personnes dont les habitations ont été détruites lors de l'opération et qui se sont retrouvées sans abri et n'ont pas reçu d'indemnisation. Le gouvernement doit également fournir aux personnes concernées une aide d'urgence (nourriture, hébergement, eau, accès à des installations sanitaires et à des services de santé, notamment) et leur permettre de déposer un recours effectif. Les expulsions ont été menées sans avoir été préalablement annoncées aux personnes concernées et sans que des compensations aient été prévues pour elles ni que des solutions de relogement leur aient été proposées ; elles sont en outre intervenues en dépit de la décision d’une haute cour exigeant, en novembre 2011, que le gouvernement de l’État de Rivers renonce à détruire le quartier. Des milliers de personnes se sont retrouvées sans logement, et beaucoup d'entre elles dorment encore dans la rue, dans des voitures ou dans des églises des environs.



Le mercredi 27 juin 2012 vers 7 heures du matin, un bulldozer est arrivé à Abonnema Wharf. Sous la supervision d’agents des forces de sécurité lourdement armés (équipe spéciale mixte, opération Polo Shield), la démolition a commencé. Cinq jours plus tard, tout le quartier avait été détruit, à l’exception de quelques bâtiments. Abonnema Wharf faisait partie des grands quartiers situés en bordure des voies d’eau du delta du Niger. C’est le deuxième quartier important à être détruit, après celui de Njemanze, en août 2009, et des éléments indiquent que le gouvernement envisage de procéder à d’autres démolitions sur les berges. Selon le gouvernement de l’État de Rivers, cette opération a été menée « pour des raisons de sécurité » car une fusillade avait eu lieu le lundi soir. 


Le quartier avait été condamné à la démolition en mai 2012 et la procédure d’indemnisation des propriétaires était en cours. Jusqu’à l’arrivée des bulldozers, la plupart des habitants ignoraient que leur logement allait être détruit car ils n’avaient pas été prévenus. Beaucoup ont tout perdu car on ne leur a pas laissé le temps de rassembler leurs affaires. Le commissaire à l’urbanisme a déclaré à Amnesty International qu’il était regrettable que la procédure n’ait pas pu être achevée avant la démolition. Faute de recensement, on ne connaît pas le nombre exact d’habitants d’Abonnema Wharf. Dans un rapport de mission (Evictions and Demolitions in Port Harcourt, Fact Finding Mission Report, 12-16 March 2009), ONU-Habitat l’a toutefois évalué à plus de 30 000 en 2009, un chiffre comprenant les petits artisans et commerçants. On pense toutefois que face aux menaces de plus en plus pressantes de démolition, un certain nombre de personnes ont quitté le quartier avant l'opération entamée en juin dernier. 

Entre 10 000 et 20 000 personnes ont été expulsées de force, selon une estimation. Les organisations signataires de la présente déclaration demandent au gouvernement de l'État de Rivers d'adopter un moratoire sur l’ensemble des expulsions et démolitions dans les zones situées au bord de l’eau, tant que ne sont pas mises en place les garanties nécessaires pour que les expulsions se déroulent dans le respect des normes internationales relatives aux droits humains.


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_ Complément d’information :

Abonnema Wharf est l'un des quartiers de Port Harcourt que le gouvernement a prévu de raser. En juillet 2008, le gouverneur de l'État de Rivers, Rotimi Amaechi, a annoncé que tous les quartiers de la ville situés en bordure d'eau seraient démolis dans le cadre d’un programme de « rénovation urbaine ».  Ces zones d’habitat précaire, une quarantaine au total, sont construites sur des terrains conquis sur l’eau. Selon les estimations, elles comptent entre 200 000 et 500 000 habitants. Situé à proximité de réservoirs de pétrole appartenant à différentes entreprises, Abonnema Wharf abrite aussi des personnes chassées de chez elles lors de la démolition du quartier voisin de Njemanze. De nombreux résidents travaillent pour des institutions ou des organismes publics. Pourtant, le gouverneur a affirmé à plusieurs reprises que les habitants des quartiers proches du fleuve, comme Abonnema Wharf, étaient pour beaucoup des « criminels ». Par conséquent, il a menacé à plusieurs reprises de démolir ces zones.



Les conséquences des expulsions forcées se font particulièrement sentir pour les femmes, qui ont des petits commerces dans le quartier. Ce sont souvent les femmes qui assurent la subsistance des familles. La démolition de quartiers comme celui d'Abonnema Wharf plonge dans la pauvreté des centaines de commerçantes et de femmes qui exercent de petits métiers. Elle les expose à la misère et les place en danger de subir de nouvelles violations de leurs droits fondamentaux. En novembre 2011, une juridiction supérieure de l’État de Rivers a émis une injonction contre les autorités de l'État, leur ordonnant de ne pas expulser les habitants et de ne pas démolir les logements, les commerces, les églises et les écoles d’Abonnema Wharf. En juin 2012, le gouvernement avait commencé à dédommager les propriétaires du quartier. Avant le paiement, les autorités ont convoqué une réunion le 17 mai 2012 pour informer les personnes concernées au sujet de la procédure d’indemnisation et des démolitions prévues ensuite. D’autres sessions de consultation avaient été organisées en octobre 2011 et mars 2012.



En mai 2012, les autorités ont annoncé qu’elles allaient raser le quartier, en précisant que les propriétaires seraient indemnisés au préalable et que les habitants seraient prévenus de manière à pouvoir se reloger. Cependant, les habitants n’ont reçu aucun avis de démolition, ni écrit ni verbal, et aucun logement de remplacement ne leur a été proposé. Par ailleurs, de nombreux propriétaires n’ont pas encore été indemnisés. Les informations sur le processus d'indemnisation n'ont circulé qu'entre le gouvernement de l'État de Rivers et certains propriétaires. Les locataires, quant à eux, ont été totalement exclus et n’ont rien obtenu.



La loi de l'État de Rivers relative à l'aménagement du territoire et à l'urbanisme (Loi n° 6 de 2003) prévoit des garanties pour les habitants de bâtiments et d’autres structures, et recense en détail les mesures qui doivent être prises avant toute démolition, notamment la consultation des personnes concernées, un préavis suffisant et la création d’organes compétents pour superviser le processus. Ce texte n’a toutefois pas été appliqué. En vertu de plusieurs traités relatifs aux droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, le Nigeria et tous les États de la fédération ont l’obligation de prévenir les expulsions forcées et de s'abstenir d'y avoir recours. Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (ONU) a souligné le fait que les expulsions ne peuvent être effectuées qu’en dernier recours, une fois que toutes les solutions alternatives ont été explorées et que les garanties procédurales et légales appropriées ont été mises en place.

 

http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Nigeria-Port-Harcourt-des-expulsions-cruelles-et-menees-au-mepris-des-procedures-legales-5739


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10 - Visite de l’ambassadeur à Port-Harcourt / La France au Nigéria

 

L’ambassadeur de France au Nigéria, M. Denys Gauer, a effectué une visite de deux jours à Port-Harcourt (27-28 février), accompagné du consul général à Lagos, M. Laurent Polonceaux. Organisé par le consul honoraire à Port-Harcourt, M. Nicolas Brunet et son équipe, ce déplacement a été l’occasion d’aller à la rencontre de la communauté française, d’acteurs économiques majeurs (Total, Ponticelli, OrleanInvest) et d’avoir un entretien avec le gouverneur de l’Etat de Rivers, M. Ezenwo Nyesom Wike. L’ambassadeur a également visité l’école française Total et l’Alliance française de Port-Harcourt. La journée du 28 a été consacrée aux installations de Total et à la visite du port d’Onne.

  

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_ Poignée de main à l’issue d’une rencontre avec le gouverneur de l’Etat de Rivers, M. Ezenwo Nyesom Wike, des membres de son gouvernement et des hauts fonctionnaires de l’administration locale, au cours de laquelle ont dominé les questions économiques - le développement de l’agriculture notamment - et la sécurité dans la région.

 

 

_ Visite à l’école française (deux premières photos), dirigée par Mme Nicole Lashermes, puis à l’Alliance française (deux photos suivantes), dirigée par Mme Helene Okutue, où l’ambassadeur a été accueilli par les élèves et les étudiants de ces deux établissements et a pu échanger avec les équipes. L’Alliance française et l’école française sont installées dans des locaux accueillants, modernes et conviviaux, propices aux échanges et à un enseignement de grande qualité.

  

_ Le village Total, parfaitement équipé, accueille plusieurs centaines d’habitants dans un cadre sécurisé. C’est aussi un centre de regroupement de la communauté française en cas de nécessité.

  

_ L’entreprise Ponticelli, dirigée par M. Laurent Couderc, par ailleurs président des conseillers du commerce extérieur de la France, est l’un des fleurons de la présence industrielle française au Nigeria.

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_ Déjeuner avec M. Roger Poirier, directeur du développement d’OrleanInvest, qui entreprend les gigantesques travaux d’extension du port D’onne, et Mme Dominique Brunet, responsable d’une ONG caritative qui agit pour la scolarisation et la socialisation des enfants de la rue.


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_ Les installations de Total, onshore et offshore, principal acteur de l’activité pétrolière au Nigeria, font l’objet d’une surveillance sophistiquée.

  

_ Réception de la communauté française, gentiment accueillie par M. et Mme Brunet, à l’occasion de laquelle l’ambassadeur a fait le point sur les relations franco-nigérianes et a abordé les sujets qui concernent les Français de Port-Harcourt, tels que la sécurité et les services consulaires.

 

Dernière modification : 01/02/2016

 

http://www.ambafrance-ng.org/Visite-de-l-ambassadeur-a-Port-Harcourt


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11 - Pétrole : Le Nigeria exclut de diminuer sa production

 

Le Nigeria, dont les revenus ont fondu en raison de l’effondrement des cours du pétrole, a annoncé mercredi qu'il n'entendait pas réduire sa production même s'il est pénalisé par la chute mondiale des prix de l'or noir, due à une offre globale surabondante. Le ministre nigérian de l’Energie, Emmanuel Ibe Kachikwu, a jugé mardi nécessaire la tenue d'une réunion extraordinaire de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) début mars. Mais tant que cette réunion n'est pas officiellemnt confirmée, le Nigeria ne peut pas faire grand chose pour répondre à la dégringolade mondiale des cours du pétrole, a déclaré Mele Kolo Kyari, à la tête du service marketing de la compagnie nationale du pétrole, la NNPC (Nigerian National Petroleum Corporation).

 

"Le Nigeria ne peut pas enrayer la chute continue des prix du pétrole," a-t-il dit à l'AFP à Abuja, capitale administrative du pays.  "Aussi, peser sur les cours du pétrole, via la (réduction) de la production, est maintenant hors de question", a déclaré le ministre. Les cours du pétrole – qui se sont à nouveau fortement repliés mardi, le WTI franchissant même brièvement à la baisse le seuil des 30 dollars le baril pour la première fois depuis douze ans – se reprenaient mercredi, dans le sillage de statistiques meilleures qu'attendu sur le commerce en Chine et dans l'attente des dernières données sur les stocks américains de brut.

 

AFP/ 13/01/16  

 

http://www.lejdc.fr/page-2/france-monde/actualites/economie-politique/eco-finances/2016/01/13/petrole-le-nigeria-exclut-de-diminuer-sa-production_11736168.html


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12 - Une réponse du gouvernement fédéral face aux problèmes d'insécurité dans le delta du Niger : l'amnistie

 

Afin de résorber le conflit larvé en cours dans le delta du Niger, qui coûterait au pays, selon certains observateurs, près du tiers de sa production annuelle de pétrole, le Président Yar'Adua a lancé, le 6 août 2009, une offre de grâce inconditionnelle, de versements d'argent et de réinsertion aux rebelles qui acceptent de déposer leurs armes et de se présenter dans des centres de démobilisation. Les autorités nigérianes proposent notamment aux rebelles repentant environ 300 euros par mois pour se nourrir et se loger pendant la période de réhabilitation.

 

Cette opération d'amnistie, qui s'est achevée le 4 octobre 2009, est considérée par le gouvernement fédéral comme un franc succès, après la reddition de plusieurs milliers de rebelles, dont plusieurs personnalités. Après avoir lancé, en mai, une vaste offensive terrestre, aérienne et maritime dans le delta du Niger pour tenter de déloger les rebelles de leurs refuges, le gouvernement a procédé, après l'annonce début août de son offre d'amnistie, à la libération de M. Henry Okah, chef présumé du MEND, mouvement qui avait conclu en juillet dernier un cessez-le-feu de 60 jours avec l'État. M. Okah aurait accepté l'amnistie après que les accusations de trahison et de trafic d'armes qui pesaient sur lui ont été abandonnées.

 

Le MEND réclame une réponse globale aux problèmes de la région du delta du Niger, en particulier le règlement du différend portant sur la répartition des ressources issues de l'exploitation du pétrole, afin de garantir une paix durable. Un comité désigné par le gouvernement en 2008 a notamment estimé que les États producteurs de pétrole devraient se voir reverser 25 % des revenus pétroliers du pays, contre 13 % à l'heure actuelle. Le MEND aurait désigné récemment une équipe de médiateurs dans le but d'ouvrir des discussions avec le gouvernement au début du mois d'octobre 2009.

 

http://www.senat.fr/ga/ga87/ga871.html


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Avis des internautes

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