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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

RETROSPECTIVES


Publié le 28/05/2016 à 03:12:16
MONDE/ 2e GUERRE MONDIALE/ ASIE/ G7 ET GOUVERNANCE MONDIALE : 2e guerre mondiale en Asie, entre regrets, amertume et prise de conscience



 

0.1 – « Barack Obama à Hiroshima/ « Il y a 71 ans, la mort est tombée du ciel » : Rarement l’expression « historique » fut plus juste. A Hiroshima, victime du feu nucléaire le 6 août 1945, le président Barack Obama a renouvelé, vendredi 27 mai, son engagement à œuvrer à un monde débarrassé de l’arme nucléaire et a surtout condamné toutes les guerres et « les souffrances indicibles » qu’elles infligent. Cette visite, la première d’un président américain en exercice, se voulait placée sous le signe non de la contrition mais de la « poursuite de la paix ». Dans son allocution, le président américain a navigué habilement dans les méandres de la sémantique entre émotion, mémoire, éthique et politique. « Pourquoi suis-je ici ?, a déclaré M. Obama. Pour réfléchir pourquoi des femmes et des enfants, des Américains, des Coréens et des Japonais ont péri. (…) Nous devons faire face à l’histoire, a-t- il poursuivi. Il y a soixante et onze ans, la mort est tombée du ciel et le monde a changé. (…) Hiroshima nous a appris la vérité sur la science qui peut devenir un outil de massacre. » Le martyre de ces deux villes « doit éveiller notre conscience morale ». »

 

President Obama and Japanese Prime Minister Shinzo Abe lay wreaths at the Hiroshima Peace Memorial Park in Hiroshima on Friday. media


0.2 – « Hommage d’Obama aux victimes d’Hiroshima/ la Chine n’est pas contente : Pékin a suivi de très près la visite et le discours de Barack Obama à Hiroshima, en marge du sommet du G7. Dans son discours, le président américain a rendu hommage aux victimes japonaises du 6 août 1945. Et cela provoque des réactions. La Chine n’est pas contente et elle le fait savoir. Quelques heures à peine après le discours de Barack Obama, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi lançait au milieu d’une horde de caméras : « Il faut bien sûr se souvenir d’Hiroshima, mais il faut encore moins oublier le massacre de Nankin ». Une vague de pillages, de viols et d’exactions commis par l’armée japonaise en 1937 dans l’ancienne capitale chinoise et qui aurait causé la mort de 42 000 à 300 000 personnes selon les sources. « Il faut rendre hommage aux victimes, mais il faut aussi que les bourreaux reconnaissent leur responsabilité », a ajouté Wang Yi. »


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Barack Obama embrasse un survivant de l'explosion atomique d'Hiroshima, le 17 mai 2016.

  

1 - Barack Obama à Hiroshima, 71 ans après le feu nucléaire

 

Le président américain a prévenu qu'il ne présenterait pas d'excuses pour le largage des bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, en août 1945. Une visite pour l'Histoire sur un lieu de mémoire douloureux : Barack Obama se rend vendredi à Hiroshima, ville japonaise anéantie par une bombe atomique américaine en 1945.

 

_ Une visite inédite. Lorsqu'il foulera, en fin d'après-midi, la vaste esplanade du Parc du mémorial de la paix, le président américain rendra hommage aux plus de 210.000 victimes japonaises du feu nucléaire, mais aussi, plus largement, à "tous les morts" de la Seconde guerre mondiale. Barack Obama est le premier président américain en exercice à visiter le parc de la Paix : Richard Nixon s'est rendu sur place en 1964, avant son élection, Jimmy Carter en 1984, longtemps après avoir quitté la Maison-Blanche.

 

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_ Projet Manhattan. Le 6 août 1945, l'armée américaine larguait sur Hiroshima la première bombe atomique de l'Histoire, suivie, trois jours plus tard, par celle de Nagasaki. L'utilisation de cette arme, fruit du Projet Manhattan mené dans le plus grand secret pendant des années, allait sonner la capitulation du Japon et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

_ Pas d'excuses présentées. Le 44ème président des États-Unis l'a clairement annoncé : il ne se rend pas sur place pour porter un jugement sur la décision prise par son lointain prédécesseur Harry Truman ou présenter des excuses sous une forme ou une autre. "C'est le rôle des historiens de poser des questions (...) mais je sais, étant moi-même président depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre", a-t-il expliqué lors d'un entretien accordé à la chaîne publique japonaise NHK.

  

05h57, le 27 mai 2016, modifié à 06h35, le 27 mai 2016

 

http://www.europe1.fr/international/barack-obama-a-hiroshima-71-ans-apres-le-feu-nucleaire-2755984


FILE - In this Sept. 8, 1945 file photo, an allied correspondent stands in the rubble in front of the shell of a building that once was a movie theater in Hiroshima, Japan, a month after the first atomic bomb ever used in warfare was dropped by the U.S. on Monday, Aug. 6, 1945. In a moment seven decades in the making, President Barack Obama this month will become the first sitting American president to visit Hiroshima, where the U.S. dropped an atomic bomb during World War II, decimating a city and exploding the world into the Atomic Age. (AP Photo/Stanley Troutman, File) U.S. President Barack Obama and Japanese Prime Minister Shinzo Abe speak with the Atomic Bomb Dome seen at rear at the Hiroshima Peace Memorial Park in Hiroshima, western Japan, Friday, May 27, 2016. Obama on Friday became the first sitting U.S. president to visit the site of the world's first atomic bomb attack, bringing global attention both to survivors and to his unfulfilled vision of a world without nuclear weapons. (AP Photo/Carolyn Kaster)


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U.S. President Barack Obama hugs Shigeaki Mori, an atomic bomb survivor; creator of the memorial for American WWII POWs killed at Hiroshima, during a ceremony at Hiroshima Peace Memorial Park in Hiroshima, western, Japan, Friday, May 27, 2016. Obama on Friday became the first sitting U.S. president to visit the site of the world's first atomic bomb attack, bringing global attention both to survivors and to his unfulfilled vision of a world without nuclear weapons. (AP Photo/Carolyn Kaster) Afficher l'image d'origine

  

2 - Barack Obama à Hiroshima : « Il y a 71 ans, la mort est tombée du ciel »

 

Rarement l’expression « historique » fut plus juste. A Hiroshima, victime du feu nucléaire le 6 août 1945, le président Barack Obama a renouvelé, vendredi 27 mai, son engagement à œuvrer à un monde débarrassé de l’arme nucléaire et a surtout condamné toutes les guerres et « les souffrances indicibles » qu’elles infligent. Cette visite, la première d’un président américain en exercice, se voulait placée sous le signe non de la contrition mais de la « poursuite de la paix ». Dans son allocution, le président américain a navigué habilement dans les méandres de la sémantique entre émotion, mémoire, éthique et politique.

 

« Pourquoi suis-je ici ?, a déclaré M. Obama. Pour réfléchir pourquoi des femmes et des enfants, des Américains, des Coréens et des Japonais ont péri. (…) Nous devons faire face à l’histoire, a-t- il poursuivi. Il y a soixante et onze ans, la mort est tombée du ciel et le monde a changé. (…) Hiroshima nous a appris la vérité sur la science qui peut devenir un outil de massacre. » Le martyre de ces deux villes « doit éveiller notre conscience morale ».

 

Accueilli par le premier ministre Shinzo Abe, M. Obama avait d’abord visité le musée du mémorial pour la Paix où sont présentés, de manière parfois insoutenable, les effets du bombardement atomique sur les êtres humains. Une visite rapide (une dizaine de minutes) que la presse n’a pas été autorisée à couvrir. Après s’être recueilli quelques instants devant le monument à la paix, le président américain a déposé une couronne de fleurs blanches. Après son allocution il s’est entretenu quelques instants avec trois survivants très émus. Agés, ils avaient attendu ce moment depuis des décennies. Plus que des excuses, la majorité d’entre eux souhaite que le monde reconnaissance leurs souffrances, afin de donner un sens à la formule sibylline du monument à la paix : « Reposez en paix, on ne répétera jamais la même erreur. » Phrase sans sujet mais qui, pour eux, en a un : L’humanité.

 

C’est pourquoi, les survivants de la bombe atomique (hibakusha) demandaient que Barack Obama visite le musée du mémorial pour la paix. Longtemps, le ressentiment à l’égard des Américains a dominé chez eux. Un geste de regret était attendu. Soixante et onze ans sont passés. Les 183 000 victimes de l’atome reconnues, dont l’âge moyen en 2016 est de 80 ans, s’éteignent peu à peu. Et avec eux s’évanouit la mémoire vive de ce qu’ils ont vécu. Elle se transmet mais pour les plus jeunes, le bombardement relève de l’histoire. Le peu de temps qui reste pour écouter les victimes de l’un des plus grands drames du XXe siècle fut sans doute une des raisons de la décision de Barack Obama de se rendre à Hiroshima.


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_ Pas d’excuses

En tout cas, beaucoup de survivants l’ont ressenti ainsi : « Nous vous avons attendu si longtemps », a écrit au président une victime, Mme Keiko Ogura. « J’admire son courage d’être venu », dit pour sa part Koei Oiwa, un hibakusha de 90 ans. Après d’âpres débats au sein de leurs organisations, ils ont renoncé à exiger des excuses (exclues d’entrée de jeu par Washington et Tokyo).

  

« Hiroshima nous a appris la vérité sur la science qui peut devenir un outil de massacre », Barack Obama/

  

Mme Yoshiko Kajimoto, 85 ans, qui, adolescente, a perdu ses parents dans le bombardement, a longtemps nourri une profonde rancœur à l’égard des Américains : « Depuis une dizaine d’années, j’ai pris conscience qu’il faut surmonter la haine. Ce que j’attendais de la visite du président Obama, c’est qu’il prenne conscience de ce que nous avons vécu et transmette ce qu’il a ressenti au reste du monde. » « La dignité d’Hiroshima, c’est de ne pas répondre par la haine à ces bombardements inhumains », a écrit vendredi dans un éditorial le quotidien local Chugoku Shimbun. Pour M. Terumi Tanaka, 84 ans, secrétaire général de l’association nationale des victimes des bombes A et H, « l’abandon de l’arme nucléaire sera la vraie excuse que le monde peut faire aux victimes de la bombe ». Ce n’est pas sans état d’âme que M. Tanaka a renoncé à demander des excuses.

 

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_ Pas de débat sur les responsabilités

Pour la jeune génération, les effets du premier bombardement atomique doivent guider le présent en vue de l’abolition des armes nucléaires : « Je ne demande pas des excuses du président Obama, mais au moins qu’il ne légitime pas ce bombardement, annonce un étudiant dans la foule, qui se presse aux alentours du parc de la Paix. Si on s’obstine à demander des excuses on ne peut pas progresser. Sa présence est déjà en soi une excuse silencieuse », ajoute un autre jeune.

 

L’insistance de Tokyo et de Washington à exclure des excuses de M. Obama a irrité des victimes qui se sont senties oubliées en raison de la volonté des deux pays de ne pas rouvrir le débat sur les responsabilités : celles des Etats-Unis d’avoir infligé de telles souffrances à des populations civiles, et celles du Japon pour les exactions de l’armée impériale. Selon Toshiki Fujimori, secrétaire adjoint de la confédération des organisations des victimes de la bombe A et de la bombe H, « il est honteux d’entendre les dirigeants japonais déclarer que des excuses sont exclues ».

 

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_ Les victimes coréennes oubliées

Le député indépendant de Hiroshima, Shizuka Kamei, avait été plus virulent : « Si le président Obama se rend à Hiroshima sans exprimer de remords, il est préférable qu’il ne vienne pas. » Les plus déçus sont les victimes coréennes du bombardement. Barack Obama a négligé le monument à la mémoire des 30 000 Coréens tués lors du bombardement, situé un peu à l’écart dans le parc de la Paix.

 

Au total il y a eu 50 000 atomisés coréens à Hiroshima et 20 000 à Nagasaki. Pour la plupart, ils avaient été recrutés comme travailleurs forcés par le Japon, qui avait alors colonisé la péninsule. Le sort de survivants fut encore plus misérable que celui des Japonais. De retour en Corée du sud, ils furent considérés comme des parias : au cours des dictatures jusqu’en 1988, il était interdit de critiquer les Etats-Unis et les victimes ne reçurent des soins médicaux que dans les années 1990, lorsque le Japon créa un fonds humanitaire pour leur venir en aide. Beaucoup ont entamé des actions en justice pour être reconnus victimes.

A Séoul comme à Pékin, la visite du président Obama à Hiroshima suscite des critiques : « Elle est imprudente et regrettable », écrit le quotidien sud-coréen JongAng Ilbo, car elle encourage le Japon « à se présenter comme une victime en oubliant qu’il fut un agresseur ». Les Coréens demandent des excuses du Japon et des Etats-Unis avec un leitmotiv : « Ce n’est pas nous qui avons déclenché la guerre. »

 

LE MONDE/ 27.05.2016/ Mis à jour le 27.05.2016/ Par Philippe Pons (Hiroshima, envoyé spécial) /

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/05/27/barack-obama-a-hiroshima-il-y-a-71-ans-la-mort-est-tombee-du-ciel_4927541_3210.html


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3 - Hommage d’Obama aux victimes d’Hiroshima : la Chine n’est pas contente

 

Pékin a suivi de très près la visite et le discours de Barack Obama à Hiroshima, en marge du sommet du G7. Dans son discours, le président américain a rendu hommage aux victimes japonaises du 6 août 1945. Et cela provoque des réactions. La Chine n’est pas contente et elle le fait savoir. Quelques heures à peine après le discours de Barack Obama, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi lançait au milieu d’une horde de caméras : « Il faut bien sûr se souvenir d’Hiroshima, mais il faut encore moins oublier le massacre de Nankin ».

 

Une vague de pillages, de viols et d’exactions commis par l’armée japonaise en 1937 dans l’ancienne capitale chinoise et qui aurait causé la mort de 42 000 à 300 000 personnes selon les sources. « Il faut rendre hommage aux victimes, mais il faut aussi que les bourreaux reconnaissent leur responsabilité », a ajouté Wang Yi. La Chine attaque ainsi sans le nommer son voisin et ennemi juré : le Japon. L’agence officielle Xinhua estime elle qu’avec la visite du président américain, le Japon veut se faire passer pour une victime de la Seconde Guerre mondiale alors qu’elle en est l’un des bourreaux. Pékin sait bien que les discussions du G7 ont largement tourné autour de la situation et des tensions en mer de Chine. Des tensions qui l’opposent justement au Japon. Alors cela l’agace. Deux jours avant l’ouverture du sommet, Pékin avait d’ailleurs sommé les participants de se mêler de leurs affaires.

 

Par RFI / Publié le 27-05-2016/ Modifié le 27-05-2016/ Avec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160527-chine-hommage-obama-victimes-hiroshima-nankin


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4 - Obama à Hiroshima, la visite qui agace la Corée du Nord

 

DIPLOMATIE – Le président américain a effectué ce vendredi un déplacement historique à Hiroshima, ville meurtrie il y a 71 ans par l'arme nucléaire. Une visite avant tout hypocrite, selon le voisin nord-coréen. La visite de Barack Obama à Hiroshima ? "Un calcul politique puéril", assure Pyongyang, qui a dénoncé à sa façon la présence du président américain sur le sol japonais ce vendredi. Dans une dépêche publiée jeudi soir, l'agence officielle KCNA estime que la décision du chef de la Maison blanche d'être le premier président américain à se rendre dans la ville japonaise anéantie par une bombe atomique américaine en 1945 relève de la plus grande hypocrisie. "C'est un calcul politique puéril", écrit l'agence. "Même si Obama se rend dans la ville endommagée, il ne peut masquer qu'il est un fanatique de la guerre nucléaire et un artisan de la prolifération des armes nucléaires."

 

 

_ "Provocateur de la guerre"

Pyongyang a également dénoncé l'attitude du Japon, affirmant que Tokyo, au travers de cette visite, cherchait à se poser en victime et à faire oublier les souffrances infligées avant 1945 par l'armée impériale, notamment dans les territoires colonisés comme la Corée. "Le Japon cherche à mettre sous le tapis son vrai visage de provocateur de la guerre et d'agresseur", accuse l'agence.

 

Cette volée de bois vert nord-coréenne ne doit rien au hasard : la péninsule coréenne a en effet vécu plus de trois décennies d'une colonisation très dure du Japon. Jeudi à Séoul, un groupe représentant les victimes coréennes des bombardements nucléaires américains au Japon a d'ailleurs manifesté en affirmant que leurs souffrances étaient oubliées. L'Association des victimes coréennes de la bombe atomique estime entre 40.000 et 70.000 le nombre de Coréens qui sont morts dans les bombardements de Hiroshima et Nagasaki en août 1945. La plupart avaient soit été enrôlés de force dans l'armée japonaise, soit envoyées aux travaux forcés dans l'archipel.

 

Thomas Guien/ metronews.fr/ Mis à jour : 27-05-2016/ Créé : 27-05-2016/

 

http://www.metronews.fr/info/obama-a-hiroshima-la-visite-qui-agace-la-coree-du-nord/mpeA!XnJkQQw1sufa2/

 

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5 - À Hiroshima, Barack Obama appelle à un monde sans arme nucléaire

 

À six mois de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a de nouveau appelé à un monde sans arme nucléaire, vendredi à Hiroshima, ville dévastée le 6 août 1945 par la première bombe atomique de l'Histoire. Le président américain, Barack Obama, a rendu un hommage emprunt d'émotion, vendredi 27 mai, aux victimes de la première attaque nucléaire de l'Histoire, lors d'une visite historique à Hiroshima, serrant la main et prenant dans ses bras des survivants de la bombe atomique. Le chef de la Maison Blanche a saisi l'occasion de la première visite d'un président des États-Unis en exercice dans cette ville anéantie le 6 août 1945 par une bombe nucléaire américaine pour appeler de nouveau, comme en 2009, à "un monde sans arme" nucléaire.

 

"Il y a 71 ans, la mort est tombée du ciel", a déclaré Barack Obama devant le mémorial aux victimes de la bombe larguée par les États-Unis sur la ville le 6 août 1945 à 8 h 15. Ce jour-là, le monde "a changé pour toujours", cette bombe a "démontré que l'humanité avait les moyens de se détruire elle-même". "Pourquoi sommes-nous venus ici, à Hiroshima ? Nous sommes venus réfléchir à cette force terrible libérée dans un passé pas si lointain. Nous sommes venus pour rendre hommage aux morts", a-t-il ajouté. "Leurs âmes nous parlent, elles nous demandent de regarder au fond de nous-mêmes", a-t-il déclaré.

 

"Nous avons la responsabilité de regarder l'histoire dans les yeux", a martelé Barack Obama qui, à l'issue de son discours, est allé longuement serrer la main d'un survivant du feu nucléaire. Ce dernier, Sunao Tsuboi, 91 ans, avait expliqué avant la cérémonie que s'il avait l'occasion d'échanger avec le président, il exprimerait d'abord sa "gratitude" pour la visite. "Je n'ai aucunement l'intention de lui demander des excuses", a ajouté le nonagénaire, militant antinucléaire de longue date. Né 16 ans après le recours à cette "bombe cruelle" selon les termes de l'empereur Hirohito, Barack Obama a plaidé comme il l'avait fait peu après son arrivée au pourvoir, pour un monde sans armes nucléaires, tout en reconnaissant que cela n'arriverait "probablement pas de son vivant".

 

 

_ "C'est le rôle des historiens de poser des questions"

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama avait fait de la dénucléarisation l'une de ses priorités. "Les États-Unis, seul pays à avoir jamais utilisé une arme nucléaire, ont la responsabilité morale d'agir", avait-il lancé en avril 2009 à Prague, dénonçant l'idée selon laquelle il faudrait se résigner à un monde où "de plus en plus de pays possèdent l'outil de destruction ultime".

 

S'il peut mettre à son actif l'accord sur le programme nucléaire iranien conclu à l'été 2015, les discussions sur le désarmement nucléaire avec la Russie de Vladimir Poutine sont, elles, au point mort. Debout à ses côtés durant son discours, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a souligné le "courage" du président américain, évoquant "un nouveau chapitre de l'histoire de la réconciliation entre le Japon et les États-Unis". Barack Obama avait toutefois averti par avance qu'il n'effectuait pas ce voyage pour porter un jugement sur la décision prise par son lointain prédécesseur Harry Truman ou présenter des excuses sous une forme ou une autre. "C'est le rôle des historiens de poser des questions (...) mais je sais, étant moi-même président depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre", avait-il explqiué. Truman a expliqué n'avoir pas eu "le moindre regret". Tous ceux qui lui ont succédé se sont gardés, lorsqu'ils étaient au pouvoir, de mettre en doute son choix.

 

Avec AFP/ Première publication : 27/05/2016/ Vidéo par FRANCE 24 / Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter / Dernière modification : 27/05/2016

 

http://www.france24.com/fr/20160527-japon-barack-obama-hiroshima-armes-nucleaires-shinzo-abe

 

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6 - L’Asie : eldorado nucléaire

 

Dans une enquête fouillée, le journaliste Mathieu Gaulène dresse un panorama inquiétant de l’omniprésence de l’atome dans une région marquée par la catastrophe de Fukushima et où les rivalités sont exacerbées

 

L’Asie n’est pas seulement la région du monde la plus peuplée. Elle est également une «terre d’avenir pour le nucléaire». Les besoins en énergie y sont croissants et les «projets gigantesques de construction de centrales font saliver toute l’industrie nucléaire mondiale», écrit le journaliste Mathieu Gaulène dans une synthèse-panorama  claire et engagée qui tombe à pic. Cinq ans après la catastrophe de Fukushima au Japon et au moment où la Corée du Nord multiplie les essais de bombe et les tirs de missiles balistiques, l’ouvrage dresse un inventaire des programmes civils, rappelle les risques élevés de prolifération de l’arme nucléaire dans une région où les rivalités sont légion, où la guerre froide perdure. Et s’intéresse de près à la vigueur des mouvements antinucléaires japonais, taïwanais et indiens qui viennent contrarier les rêves des «nucléocrates».

 

C’est au Japon que le livre démarre. Cinq ans après le 11 mars 2011 et le «désastre créé par l’homme» à Fukushima, Mathieu Gaulène tire les leçons de la catastrophe et revisite l’histoire du programme nucléaire nippon lancé avec la «bénédiction et l’aide des Etats-Unis, devenus les protecteurs de leur ancien ennemi […] à peine dix ans après Hiroshima et Nagasaki». Basé au Japon, Gaulène décrit comment la «machine à faire accepter le nucléaire» a acheté les oppositions et les silences, en partie avec le soutien des autorités françaises dont Areva. Des régions deviennent «droguées au nucléaire». Il fait état d’une vigoureuse «culture de la dissimulation», comme l’évoquait dans ces colonnes l’ex-Premier ministre Naoto Kan le 10 mars. Aujourd’hui, deux réacteurs seulement fonctionnent dans l’archipel, deux autres viennent d’être stoppés pour des raisons de sécurité.

 

Dorénavant, la Corée du Sud est le pilier principal du nucléaire civil en Asie avec 30% de son électricité produite par l’atome. Avec un parc de 24 réacteurs et 10 autres en projet, elle ambitionne de «porter la part du nucléaire à 59% d’ici à 2035», en dépit d’une méfiance croissante chez les Sud-Coréens. Dans le même temps, elle souhaite exporter 80 réacteurs et s’aligner comme une grande puissance du nucléaire à côté des Russes, des Américains et des Français.

 

Les ambitions chinoises et indiennes sont à la mesure de leurs besoins colossaux. Le nucléaire n’occupe pour l’instant qu’une faible part de leur mix énergétique. Et comme la République populaire de Chine «maîtrise l’ensemble de la technologie du cycle nucléaire», elle entend elle aussi «partir à l’export, notamment en développant des réacteurs low cost pour l’Amérique du sud ou les pays émergents d’Asie», note Gaulène. La sécurité de ces futures centrales n’est pas le seul motif d’inquiétude en Asie. Cette zone de la planète, où s’est tenu un «immense marché noir de l’atome», abrite quatre puissances dotées de l’arme nucléaire : Chine, Inde, Pakistan et Corée du Nord. Et les agissements de Pyongyang, qui maîtrise mieux que jamais la logique de la dissuasion pour assurer sa survie, démontrent que la course à la bombe ne connaît pas la crise.

 

Par Arnaud Vaulerin, Correspondant au Japon — 18 avril 2016 à 17:11

L’Asie, eldorado nucléaire DR

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/18/l-asie-eldorado-nucleaire_1447043

 

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7 - sie du Nord-Est/ Japon : Obama ne s’excuse pas à Hiroshima, mais appelle à « réfléchir » aux actes passés

 

Il est officiellement le premier président américain en exercice à se rendre à Hiroshima. Barack Obama s’est exprimé aujourd’hui vendredi 27 mai sur le théâtre du premier bombardement nucléaire, après avoir déposé une couronne de fleurs au Mémorial pour la paix et visité un musée exposant des photographies de victimes, ainsi que des reliques de l’attaque.

 

S’il ne s’est pas excusé, le président américain a rappelé la nécessité de « réfléchir à la terrible force déversée dans un passé pas si lointain » en « regardant l’Histoire droit dans les yeux », et de se rappeler de « tous les innocents tués au cours de cette guerre atroce ». Comme convenu, Barack Obama s’est également entretenu avec un hibakusha, survivant de l’attaque nucléaire : Sunao Tsuboi, alors étudiant de 20 ans lors du bombardement du 6 août 1945, relève le Washington Post. Dans le livre d’or destiné aux visiteurs de Hiroshima, le président américain a rappelé son désir de voir le monde « libéré de toute arme nucléaire ».

 

Japan Times/ Revue de presse Asie - 27 mai 2016

 

https://asialyst.com/fr/2016/05/27/discours-d-obama-a-hiroshima-ban-ki-moon-et-pyongyang-et-economie-nepalaise-devastee/

 

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8 - Corées : Ban Ki-moon appelle au dialogue avec Pyongyang

 

Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, se voit en « messager de la paix pour une péninsule unifiée ». C’est ce que rapporte le Korea Times qui jeudi a rappelé que de « bonnes relations entre les deux Corées étaient essentielles pour construire une paix durable, non seulement sur la péninsule mais dans toute la région ». Le diplomate a insisté sur l’urgence de reprendre le dialogue avec Pyongyang et de faire de réels efforts pour « avancer ». Lors d’une rencontre avec la presse, il a regretté être le seul à avoir jusqu’ici « maintenu un dialogue avec Pyongyang ». Un dialogue qu’il juge capital de préserver en dépit de l’application nécessaire de sanctions. Cette attitude tranche radicalement avec la position inflexible de la présidente conservatrice au pouvoir, Park Geun-hye, qui a jusqu’ici repoussé toutes les propositions de Pyongyang. Aux yeux de la présidente, il ne peut y avoir de discussion sans au préalable avoir une assurance fiable de la part de Pyongyang de son intention de s’engager sur la voie de la dénucléarisation.


Ban Ki-moon a aussi déploré que, malgré ses conseils, la situation se soit enlisée. « En raison des difficultés économiques graves que doit affronter la Corée du Nord, j’ai incité la présidente Park et son prédécesseur Lee Myung-bak à mettre de côté les questions politiques pour relancer l’aide humanitaire, cruciale pour les bébés et les jeunes enfants. Les deux gouvernements ont semblé d’accord mais aujourd’hui l’atmosphère s’est détériorée. »

Sans doute Ban Ki-moon, qui pourrait bien se présenter à la présidentielle sud-coréenne l’an prochain, profitera-t-il de ses sept derniers mois à la tête des Nations unies pour se rendre enfin à Pyongyang.

 

Korea Times (en coréen)/ Revue de presse Asie - 27 mai 2016

 

https://asialyst.com/fr/2016/05/27/discours-d-obama-a-hiroshima-ban-ki-moon-et-pyongyang-et-economie-nepalaise-devastee/

 

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9 - La Chine inquiète de la remontée des taux d’intérêts américains

 

La reprise économique chinoise est-elle menacée par les décisions de la Banque centrale américaine ? C’est la crainte des autorités pékinoises exprimée dans un article du South China Morning Post. La simple anticipation d’une hausse des taux d’intérêts et des taux d’emprunts par la Fed le mois prochain pourrait faire dévisser le yuan et augmenter les risques de fuites de capitaux depuis la Chine. Les présidents des Banques centrales chinoise et américaine, Zhou Xiaochuan et Janet Yellen, doivent se rencontrer à Pékin avant que la Fed ne prenne sa décision.

 

En soi, explique l’économiste Ding Shuang, la Chine pourrait faire face à une hausse des taux d’intérêts américains en juin ou en juillet. C’est en fait l’impact qu’une telle hausse aurait sur les investisseurs qui pourrait nuire à la reprise économique chinoise. Car leur comportement pourrait être bouleversé par l’idée que la Banque centrale américaine est apte à augmenter ses taux d’intérêts une fois par trimestre, d’une part, et que le yuan peut perdre plus de 5 % de sa valeur par rapport au dollar sur une année, d’autre part. La crainte d’un dérèglement de l’équilibre monétaire international actuel devrait donc pousser Pékin et Washington à coopérer, indique He Maochun, professeur à l’université Tsinghua.

 

The Jakarta Post/ Revue de presse Asie - 27 mai 2016

 

https://asialyst.com/fr/2016/05/27/discours-d-obama-a-hiroshima-ban-ki-moon-et-pyongyang-et-economie-nepalaise-devastee/

 

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10 - Asie du Sud-Est/ Indonésie : renouer avec le Japon au G7

 

Les relations nippo-indonésiennes vont-elles regagner en confiance ? Depuis que Jakarta a écarté Tokyo au profit de Pékin pour développer son premier réseau de train à grande vitesse l’année dernière, les rapports entre les deux archipels ne sont plus vraiment au beau fixe… Et pourtant. L’Indonésie et le Japon continuent d’être dans une situation « d’interdépendance économique », souligne le Jakarta Post : Tokyo est le premier créancier de Jakarta, l’un de ses plus gros investisseurs et de ses plus importants importateurs. Du point de vue nippon, il ne faudrait pas que la Chine ne vienne trop perturber cet équilibre. C’est pourquoi le président Jokowi et le Premier ministre Shinzo Abe doivent se rencontrer ce vendredi 27 mai, en marge du G7.

 

L’occasion d’évoquer deux projets de développement d’infrastructures en Indonésie, auxquels le Japon aimerait prendre part – le port en eaux profondes de Patimban (Java) et la ligne de chemin de fer entre Jakarta et Surabaya – mais aussi de soulever des points de friction dans leurs relations bilatérales. C’est le cas de l’investissement de 1,6 milliard de dollars effectué l’entreprise nippone Inpex pour l’exploitation offshore du bloc gazier de Masela, remis en cause au mois de mars par le président Jokowi qui a demandé une exploitation onshore. Le Japon attend également de l’Indonésie qu’elle assume son statut de leader de l’ASEAN, notamment sur le dossier des conflits de souveraineté en mer de Chine du Sud.

 

The Jakarta Post/ Revue de presse Asie - 27 mai 2016

 

https://asialyst.com/fr/2016/05/27/discours-d-obama-a-hiroshima-ban-ki-moon-et-pyongyang-et-economie-nepalaise-devastee/

 

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11 - Pour le G7, le Brexit constitue «un risque grave» pour la croissance

 

Alors que le référendum sur le maintien, ou non, du Royaume-Uni dans l'Union européenne arrive à grands pas, les dirigeants du G7 tirent à nouveau la sonnette d'alarme à l'issue du sommet au Japon. Des inquiétudes qui concordent avec les résultats d'une étude réalisée par l'assureur Euler Hermes. Brexit or not Brexit ? Telle est la question. Si les Britanniques doivent déterminer l'avenir du Royaume-Uni au sein de l'UE, le 23 juin prochain, les pays du G7 ont tranché. «Une sortie du Royaume-Uni de l'UE renverserait la tendance à une expansion du commerce mondial et de l'investissement, ainsi que des emplois qu'ils créent, et elle serait un nouveau risque pour la croissance», écrivent-ils dans leur déclaration finale, au Japon. Les craintes des dirigeants semblent quelque peu confirmées par une étude de l'assureur-crédit Euler-Hermes, publiée jeudi.

 

Cette enquête s'intéresse à l'impact d'un Brexit sur les économies européennes, et le constat est sans appel. La croissance réelle du PIB de la zone euro serait affectée dans une fourchette comprise entre -0,4% et -0,6%, en 2019. Dans le détail, les pertes d'exportations de marchandises de la zone euro vers le Royaume-Uni pourraient se chiffrer à 20 milliards d'euros, entre 2017 et 2019, et à 3,6 milliards d'euros pour les exportations de services. Côté investissements, la zone euro pourrait perdre 18,2 milliards d'euros.

 

 

_ Hausse des défaillances d'entreprises en France

«Les Pays-Bas, l'Irlande et la Belgique seraient les trois pays les plus touchés à cause de l'exposition de leurs exportations au Royaume-Uni et de leurs investissements croisés», expliquent les auteurs de l'étude.En valeur, c'est l'Allemagne qui pourrait le plus pâtir d'un Brexit. Sans accord de libre-échange, Berlin verrait 6,8 milliards d'euros d'exportations de marchandises s'évaporer, dont 2 milliards d'euros, rien que pour le secteur automobile. Tout comme l'Allemagne, la France risquerait de voir son économie directement affaiblie. En exportations cumulées de biens et services, les pertes seraient comprises entre 2,4 milliards et 3,2 milliards d'euros. «Les secteurs qui souffriraient le plus seraient les machines (-0,48 milliard), l'agroalimentaire (-0,39 milliard) et la chimie (-0,52 milliard)», détaille l'étude. Le Brexit pourrait aussi conduire à un désinvestissement des entreprises françaises au Royaume-Uni, et des entreprises britanniques en France. De part et d'autre, les défaillances d'entreprises pourraient grimper en flèche. 

 

Par Pauline Chateau / Mis à jour le 27/05/2016/ Publié le 27/05/2016 

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/05/27/20002-20160527ARTFIG00044-pour-le-g7-le-brexit-constitueun-risque-grave-pour-la-croissance.php

 

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12 - Japon : discussions autour de la croissance mondiale et du Brexit au G7

 

Au Japon, le sommet du G7 est en train de se terminer à Ise-Shima, dans le centre de l'archipel. Pendant deux jours, les dirigeants des sept grandes puissances industrielles de la planète ont évoqué la santé de l'économie mondiale, la lutte contre le terrorisme et la crise des migrants. Sans surprise, la principale préoccupation des dirigeants a été la croissance mondiale. Bien loin du climat social très tendu en France, François Hollande, zen et souriant, rapportait ce jeudi 26 mai au soir cette phrase de Barack Obama : « Ça va mieux. »


Selon l’Elysée, le président américain comparait la situation économique dans le monde d’aujourd’hui à celle de 2008, moment du déclenchement de la crise des subprimes. Alors lorsque Barack Obama sort « ça va mieux », François Hollande a forcément savouré. Le président a eu cette formule, dans un éclat de rire : « J’ai laissé mes droits d’auteur tout à fait libres. » Sauf que le communiqué final du G7 est très loin de cet optimisme : « La croissance mondiale reste modérée, bien en dessous de son potentiel, et les risques que ça dure sont toujours là. »


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Les dirigeants inquiets du Brexit

La précaution d’usage a été prise : c’est aux Britanniques de décider. Mais à quelques semaines du référendum sur la sortie de l’Union européenne (UE), l’avertissement est net. La responsabilité repose sur les épaules des électeurs outre-Manche. Un « yes » au Brexit ferait peser, disent les dirigeants du G7, « un risque grave pour la croissance mondiale ». La question du Brexit ne figurait pas à l’agenda officiel de cette rencontre, mais David Cameron va finalement quitter le Japon avec le soutien de ses homologues.

 

Par RFI / Publié le 27-05-2016/ Modifié le 27-05-2016/ Avec notre envoyée spéciale à Ise-Shima,  Anissa El Jabri

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160527-japon-g7-optimissme-francois-hollande-ca-va-mieux-obama

 

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13 - Relance de l'économie mondiale par le G7 : un vœu pieux

 

Les dirigeants des sept pays les plus industrialisés se sont réunis pendant deux jours au Japon. Outre les questions liées au terrorisme et aux migrations, ce G7 s’est penché sur les moyens de relancer la croissance économique mondiale. Revue de détail des marges de manoeuvre. "La croissance mondiale est une priorité urgente" ! La déclaration de cette nuit a le mérite d'exister mais une fois dit cela, que fait-on concrètement ?


Il n’y a pas – et il ne peut pas – exister de recette commune face à la diversité des situations économiques des grandes zones géographiques. En revanche, on peut certainement réfléchir à des moyens de coordonner les actions entre grands pays. Une autre question apparaît alors: qui seraient les pilotes d’une telle coordination ? Les Etats ? Non car trop politiques ; les entreprises ? Non car trop concurrentielles. Restent les banques centrales qui sont gardiennes de la stabilité monétaire et peuvent influencer l’investissement avec les taux d’intérêt.
 

 

_ Plus de coordination entre la BCE et la Réserve fédérale américaine, par exemple

 Dans un monde de plus en plus globalisé, toutes les économies et les marchés communiquent et interagissent instantanément. On peut donc penser aussi à la banque centrale du Japon, de Grande-Bretagne, du Canada… sans oublier les pays émergents. Point crucial que défend notamment Dominique Plihon, porte-parole du mouvement altermondialiste ATTAC. Il  prend pour exemple les facteurs d’instabilité générés dans des pays comme le Brésil ou la Chine par des décisions de politique monétaire prises par la BCE ou la FED américaine. La démonstration parfaite de l’utilité d’une coordination entre banques centrales de tous les pays qui permettrait d'éviter ce genre de dysfonctionnement  aux effets ravageurs.
 

 

_ Si cela paraît si évident, pourquoi n’y a-t-on pas pensé avant ?

La coordination des banques centrales est une vieille lune qui remonte aux années 1980. Mais les banquiers centraux ont progressivement délaissé les objectifs monétaires pour se concentrer sur la gestion des objectifs d’inflation (maîtrise des prix). Est-on en train d’assister à un retour en grâce des banques centrales qui, malgré les nombreuses critiques dont elles font l’objet, pourraient finalement apparaître en dernier ressort comme artisans de la stabilité et donc de la reprise économique partagée ?  

Le regain d’activité viendra-t-il d’une relance monétaire ? On voit aujourd'hui les limites de la planche à billets qui tourne à plein régime, avec le Quantitative easing, et l’argent qui repart directement dans la spéculation financière.  Le regain d’activité viendra-t-il plutôt d’une relance budgétaire, propre aux Etats souverains, pour favoriser l’investissement public et privé ? On touche alors au sujet sensible des déficits publics. Comment tout simplement relancer la consommation ? G7 qui vient de se refermer au Japon n’a pas tranché.

 

Emmanuel Cugny / Tout Info, tout éco par Emmanuel Cugny vendredi 27 mai 2016

 

http://www.franceinfo.fr/emission/tout-info-tout-eco/2013-2014/relance-de-l-economie-mondiale-par-le-g7-un-voeu-pieux-27-05-2016-06-53

 

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14 - Le G7 clôt son sommet au Japon sur l'urgence de doper la croissance mondiale

 

Les dirigeants du G7 ont fait vendredi de la croissance mondiale leur "priorité absolue", sans réellement masquer leurs divergences sur les moyens de la doper et ont mis en garde contre la "menace grave" que représenterait une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne, le Canada et le Japon ont aussi dit leur "préoccupation" face à l'aggravation des tensions maritimes en mers de Chine méridionale et orientale et appelé à la solidarité internationale dans la crise des migrants. L'expansion économique mondiale reste "modérée" et "les risques de croissance faible" persistent, ont-ils constaté. Dans ce contexte, une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne à l'issue du référendum prévu le 23 juin constituerait une "menace grave pour la croissance". "Cela renverserait la tendance favorable au développement du commerce et de l'investissement dans le monde, ainsi qu'aux emplois qu'ils créent", ont-ils averti.


Les sept pays industrialisés n'ont pas vraiment caché leurs oppositions sur le dosage des différents ingrédients à utiliser ainsi que sur les efforts attendus de chacun. Ils s'étaient opposés pendant leurs discussions jeudi et vendredi sur l'équilibre à trouver entre les trois outils que sont les dépenses publiques, la politique monétaire accommodante et à plus long terme, les transformations dans le fonctionnement de l'économie et de la société, chacun mettant au premier plan ses propres besoins.

 

 

_ Affichage d'unité

En guise de consensus, ils ont dans leur déclaration finale réitéré leur engagement "à utiliser l'ensemble des outils disponibles, aussi bien monétaires, budgétaires que structurels, individuellement et collectivement", à l'issue d'un sommet à Ise-Shima, en bord de mer, dans le centre de l'archipel. Sur le plus long terme, les sept pays ont dit s'engager à "faire progresser les réformes structurelles pour stimuler la croissance, la productivité et la production potentielle et de montrer l'exemple en relevant les défis structurels". Une demande répétée maintes fois par l'Allemagne.

 

Les dirigeants des pays du G7 ont fait part de leurs inquiétudes face à l'aggravation des tensions maritimes en mers de Chine méridionale et orientale, appelant au règlement des conflits sans recours à la force. Si aucun nom n'est cité dans la déclaration finale des sept démocraties industrialisées, l'ombre de la Chine a plané sur leur sommet, et le texte semblait viser une deuxième économie mondiale de plus en plus encline à asseoir son influence en Asie. Leur déclaration ne devrait pas manquer de susciter une réaction peu amène de Pékin qui avait par avance demandé au G7 de ne pas se mêler de ses affaires.

 

 

_ Réfugiés: 'réponse mondiale' attendue

Le président du Conseil européen Donald Tusk avait appelé jeudi le G7 à adopter une position "claire et dure sur tous" les différends territoriaux, qu'il s'agisse de l'Ukraine ou des mers de Chine méridionale et orientale. "Le test de notre crédibilité au G7 est notre capacité à défendre nos valeurs communes" auxquelles "il ne suffit pas de croire", avait-il lancé. Concernant la crise ukrainienne, les dirigeants ont affirmé que les sanctions occidentales contre Moscou "pourront être levées dès lors que la Russie honorera ses engagements" tout en se disant "prêts à prendre d'autres mesures" afin, si nécessaire, d'"augmenter le coût" pour les autorités russes de leurs actions. Le G7 a cependant jugé important de "maintenir un dialogue" avec Moscou. La crise des migrants à laquelle fait face l'Europe est un problème "mondial" qui doit être traité à l'échelle "mondiale", a aussi estimé le G7 dont les membres, selon un responsable japonais, ont eu de "vifs échanges" à ce sujet.

 

La lutte contre le terrorisme a occupé une bonne partie des discussions avec notamment l'adoption d'un "plan d'action" contre son financement préparé par les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 quelques jours avant le sommet, à Sendai dans le nord du Japon. Une session a été consacrée à la protection des patrimoines artistiques contre les attaques. "Nous réaffirmons sans ambiguïté que nous sommes déterminés à refuser de verser toute rançon à des terroristes", promet la déclaration finale du G7. Le programme officiel a aussi été ponctué par une série de rencontres, baptisées "main tendue" par l'hôte japonais, avec les représentants de pays émergents et en développement d'Asie et d'Afrique, dont le Tchad, l'Indonésie et le Bangladesh.

 

Par Ursula HYZY/ Emmy VARLEY/ 2016 AFP / 27/05/2016

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Le-G7-clot-son-sommet-au-Japon-sur-l-urgence-de-doper-la-croissance-mondiale-2729371

 

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Les leaders du G7 se prêtent à la cérémonie de plantation d'arbres lors de la visite du sanctuaire shintoïste de Ise-Jingu, le 26 mai 2016,dans le cadre du sommet du G7 au Japon.Afficher l'image d'origine

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