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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

RETROSPECTIVES


Publié le 26/11/2016 à 21:21:04
MONDE/ CUBA/ ECONOMIE/ POST-COMMUNISME / FIDEL CASTRO : mort de Fidel Castro, mort d’un grand révolutionnaire et d’un grand Africain



 

0.1 – « Fidel Castro est mort, une page de l'histoire du XXe siècle se tourne : Le père de la révolution cubaine, qui dirigea le pays pendant cinq décennies, s'est éteint à La Havane vendredi soir. Un deuil national de neuf jours a été décrété à Cuba. Sa mort, pleurée dans la capitale cubaine et célébrée à Miami, a suscité de nombreuses réactions internationales. «Le commandant en chef de la révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir.» C'est par cette simple phrase que Raul Castro, son frère, a annoncé la nouvelle: Fidel Castro, père de la Révolution cubaine, est décédé vendredi soir à La Havane. Cuba avait célébré ses 90 ans en août dernier. Après cinq décennies à la tête du régime communiste, et une sixième passée à l'écart du pouvoir pour raisons de santé, l'ancien chef d'État s'est éteint. »

 

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0.2 – « Cuba et son allié africain, un partenariat émergent pour le développement : Cuba  dispose  de  l’un  des  meilleurs  systèmes  de  santé  au  monde.  Pendant  la  crise épidémique d’Ebola, des médecins cubains se sont rendus, avec du matériel de haute portée technologique,  dans  les  foyers  de  propagation  d’Ebola  en  Afrique  noire.  A  titre  de comparaison,  Cuba  a  fait  dépêcher  de  toute  urgence  près  de  500  médecins  et  personnel médical pendant que la Chine, les Etats-Unis ou la France en envoyaient un peu plus de la moitié. Il est impérieux de promouvoir des accords de coopération bilatérale entre pays africains et Cuba ou dans le cadre d’un dispositif multilatéral porté par l’Union Africaine, de favoriser la formation  des  médecins  africains  et  le  transfert  de  compétences  pointues  en  matière médicale avec l’île. »

  

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1 - Fidel Castro est mort, une page de l'histoire du XXe siècle se tourne

 

Le père de la révolution cubaine, qui dirigea le pays pendant cinq décennies, s'est éteint à La Havane vendredi soir. Un deuil national de neuf jours a été décrété à Cuba. Sa mort, pleurée dans la capitale cubaine et célébrée à Miami, a suscité de nombreuses réactions internationales. «Le commandant en chef de la révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir.» C'est par cette simple phrase que Raul Castro, son frère, a annoncé la nouvelle: Fidel Castro, père de la Révolution cubaine, est décédé vendredi soir à La Havane. Cuba avait célébré ses 90 ans en août dernier. Après cinq décennies à la tête du régime communiste, et une sixième passée à l'écart du pouvoir pour raisons de santé, l'ancien chef d'État s'est éteint.

 

Le président cubain n'a pas révélé les causes du décès, mais a précisé que Fidel Castro serait incinéré, conformément à sa volonté. Les autorités cubaines ont décrété samedi neuf jours de deuil national. Son décès, qui survient à peine deux ans après l'annonce historique du rapprochement entre Cuba et les États-Unis, vient définitivement tourner la page de la Guerre froide, qui a mené le monde au bord du conflit nucléaire lors de la crise des missiles d'octobre 1962.

 

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_ Une personnalité du XXe siècle

Célèbre pour ses coups d'éclat et ses discours interminables autant que pour son uniforme, ses survêtements, ses cigares et sa barbe légendaire, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l'«impérialisme américain», tout en affichant lui-même un piètre bilan en matière de droits civiques et de libertés. Véritable morceau d'histoire du XXe siècle, il a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l'assassiner - un record de 638 selon le Livre Guinness des records. La mort de Fidel Castro, impliqué dans la Guerre froide, et notamment dans la crise des missiles de 1962, vient définitivement tourner la page de cette période historique.

 

Le révolutionnaire avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale. Il avait abandonné en avril 2011 ses dernières responsabilités officielles, en cédant son poste de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) à Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965. Ce dernier se retrouve pour la première fois seul aux commandes du pays.

L'ex-président cubain avait totalement disparu des écrans cubains entre février 2014 et avril 2015, ce qui avait alimenté de nombreuses rumeurs sur sa santé. Mais depuis un an et demi, même si ses déplacement restaient limités, il avait recommencé à publier des «réflexions» et s'était remis à recevoir chez lui personnalités et dignitaires étrangers.

 

Afficher l'image d'origine World leaders have paid tribute to Fidel Castro following the Cuban revolutionary leaders death at 90.

   

_ Rues vides à La Havane, scènes de liesse à Miami

Peu avant minuit vendredi, la nouvelle de la mort de Fidel Castro a interrompu les fêtes, vidé les rues de La Havane et paralysé cette île que le «Comandante» a façonné à son image durant un demi-siècle. «Tout le monde était stupéfait, c'était un moment très triste», raconte à l'AFP Yaimara Gomez, une employée de l'Hôtel Presidente à La Havane. «Perdre Fidel c'est comme perdre un père, un guide, le phare de cette Révolution», a déclaré Michel Rodriguez, un boulanger de 42 ans qui a appris l'information à la radio. «Fidel Castro était le plus grand», sanglotait de son côté Aurora Mendez, qui malgré ses 82 ans travaille encore dans une cafeteria de la vieille Havane. Marco Antonio Diaz, un laveur de voitures de 20 ans, faisait la fête quand, soudain, la musique s'est arrêtée.

 

«Fidel est mort», a-t-il entendu dire tandis que la soirée se vidait. «Je suis revenu à la maison et j'ai réveillé tout le monde: Fidel est mort. Ma mère est restée bouche bée», raconte-t-il. Les rues de la capitale et du célèbre Malecon, le boulevard longeant la mer, semblaient inhabituellement vides, samedi matin. La police venait de bloquer les accès à la place de la Révolution et jusqu'au 4 décembre, «toutes les activités et spectacles publics» seront interrompues, selon un communiqué officiel.

 

L'ambiance était bien différente à Miami, ville des États-Unis devenue bastion des exilés cubains. Des cris de joie et des slogans «Cuba libre!», «liberté, liberté!», des concerts de klaxons et casseroles, des embrassades ont accueilli l'annonce de la mort de Fidel Castro, principalement dans les rues des quartiers de Little Havana (la Petite Havane) et Hialeah où vivent ces Cubains qui ont fui le régime castriste. Le slogan «Cuba Libre» scandé dans ces manifestations spontanées est devenu le cri de ralliement de cette communauté qui s'est exilée à Miami après la prise du pouvoir par Fidel Castro en 1959.

 

«C'est triste de se réjouir de la mort de quelqu'un, mais en fait cette personne n'aurait jamais dû naître», se justifie Pablo Arencibia, un enseignant de 67 ans exilé depuis 20 ans aux Etats-Unis. «Le diable a de quoi s'inquiéter, Fidel monte le rejoindre et il va certainement essayer de récupérer son boulot», s'amuse-t-il dans le vacarme des manifestations de liesse. Dans les rues de la ville, l'hymne cubain a aussi été entonné vendredi soir, pendant qu'on débouchait des bouteilles de champagne. Mais pour beaucoup de ces Cubains, l'optimisme doit cependant être tempéré après la mort de Fidel Castro. «Je ne crois pas que cela va changer quelque chose», soupire Aymara.

 

Cuban Leader Fidel Castro, center, attends a gala for his 90th birthday, Aug. 13, 2016, accompanied by Cuba's President Raul Castro, left, and Venezuela's President Nicolas Maduro, right, at the Karl Marx theater in Havana, Cuba.


_ Des hommages mitigés

«L'Histoire jugera l'impact énorme» de Fidel Castro, a réagi le président des États-Unis Barack Obama dans un communiqué. Donald Trump, qui lui succédera à ce poste en janvier, a préféré dénoncer le «dictateur brutal qui a opprimé son peuple». Fidel Castro «avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu'elle avait suscités puis dans les désillusions qu'elle avait provoquées», a souligné François Hollande, réclamant une levée totale de l'embargo contre Cuba.

 

«Avec sa disparition, une page de l'histoire du XXe siècle se tourne. Elle avait été marquée par l'espoir de l'émancipation et la déception d'un système qui ne respectait pas les droits de l'Homme», a réagi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. «Fidel! Fidel! Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel? Demain était une promesse. Fidel! Fidel! L'épée de Bolivar marche dans le ciel», a écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon avant de se rendre à l'ambassade de Cuba pour présenter ses condoléances. Le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, a rendu hommage à Fidel Castro ce matin en déclarant qu'il «restera dans l'Histoire» comme «l'un des dirigeants du mouvement d'émancipation humaine», qui a notamment «tenu tête à l'impérialisme américain».

 

«Le camarade Castro vivra éternellement», a assuré le président chinois Xi Jinping dans un message. «Cet homme d'Etat émérite est à juste titre considéré comme le symbole d'une époque de l'Histoire moderne du monde», a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Pour Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l'URSS, «Fidel a résisté et a fortifié son pays au cours du blocus américain le plus dur, quand il y avait une pression monumentale sur lui». Le pape François a fait savoir dans un télégramme qu'il adressait des «prières au Seigneur pour son repos».

 

Par lefigaro.fr / Mis à jour le 26/11/2016/ Publié le 26/11/2016/

 

http://www.lefigaro.fr/international/2016/11/26/01003-20161126ARTFIG00126-fidel-castro-est-mort-une-page-de-l-histoire-du-xxe-siecle-se-tourne.php


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2 - Cuba: Fidel Castro, des liens étroits avec l'Afrique

 

Le père de la Révolution cubaine, Fidel Castro, mort ce samedi 26 novembre à 90 ans, avait noué des liens étroits avec l'Afrique, notamment par l'intermédiaire de son compagnon Ernesto Che Guevara. Et c'est à Cuba que Nelson Mandela avait consacré son premier voyage après sa sortie de prison.  Dès le début des années 1960, Fidel Castro fait de l’Afrique une pierre angulaire de sa politique. L’idéal des barbudos (barbus) cubains étant l’exportation de la Révolution, Castro souhaitant aider les jeunes nations africaines à se libérer de l’emprise néocoloniale des grandes puissances.

 

Après son discours aux Nations unies, en 1964, Ernesto Guevara, le « Che », sera donc l’ambassadeur de la Révolution cubaine en Afrique. Il est dépêché dans l’ex-Congo belge avec une centaine de combattants pour appuyer la rébellion Simba. C’est un fiasco pour Cuba qui espérait instiguer une guérilla dans l’est du Congo, comme celle qui avait porté Castro au pouvoir cinq ans avant. La coopération militaire de Cuba avec les mouvements anti-impérialistes africains passe aussi par un soutien, davantage couronné de succès, aux indépendantistes bissau-guinéens du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).

 

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_ L'Angola et le MPLA

Mais c’est avec l’Angola que Fidel Castro va se montrer le plus offensif. Dès 1965, des soldats et des conseillers militaires épaulent le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), mené par Agostinho Neto. En 1975, Cuba envoie des conseillers militaires auprès du MPLA qui a pris le pouvoir en Angola. Mais le président Neto est aussitôt confronté à une guerre civile, face à l’Unita, soutenue par l’Afrique du Sud. Le MPLA sera alors appuyé par Cuba et l’URSS. La Havane aura même jusqu’à 50 000 soldats déployés en Angola. Un soutien qui assurera le maintien du MPLA au pouvoir.

 

Dans un deuxième temps, en 1988 alors que les troupes cubaines se sont presque complètement retirées, l’Afrique du Sud et l’Unita attaquent depuis la Namibie annexée le sud de l’Angola. En janvier, la bataille de Cuito Cuanavale oppose 20 000 soldats angolais et 5 000 soldats cubains à 7 000 soldats de l'armée sud-africaine et 10 000 combattants de l'UNITA. Depuis sa salle d’état-major à La Havane, on dit que Fidel Castro dirige personnellement les opérations à 10 000 kilomètres de distance.

 

Militairement, cette bataille ne se solde véritablement par aucune victoire d’un camp sur l’autre et par de nombreux morts de chaque côté. Mais pour Castro c’est une victoire politique, puisque l’Afrique du Sud renonce alors à renverser le régime angolais. Rapidement, la Namibie obtient son indépendance du régime sud-africain. La Guerre froide prend fin en Afrique presque un an avant la chute du mur de Berlin. Et le régime sud-africain de l’apartheid vacille.

 

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_ « Madiba » poing levé aux côtés de Fidel Castro

La présidence sud-africaine a rendu hommage à Fidel Castro ce samedi en saluant le « rôle inestimable dans la lutte pour la liberté » et contre l'apartheid. Depuis la chute du régime de l'apartheid en 1994, les deux pays n'ont cessé de resserrer leurs liens. C'est à Cuba que Nelson Mandela consacre son premier voyage après sa sortie de prison, une visite à Fidel Castro, son camarade, son allié et son ami. Mandela y remercie Castro pour son soutien durant les années de lutte clandestine du Congrès national africain (ANC).

 

Dans ses mémoires, Nelson Mandela évoque l'influence de Fidel Castro et de la révolution cubaine qui l'ont inspiré dans son propre combat. « La lutte contre l'apartheid, la plus belle des causes de l'humanité », déclarait de son côté Fidel Castro. « L'intervention de Cuba en Angola et la défaite de l'armée sud-africaine ont contribué à détruire le mythe de l'invincibilité de l'oppresseur blanc et inspiré les masses dans la lutte pour la liberté. » Ces mots, ce sont ceux de Nelson Mandela prononcés lors de sa visite historique à Cuba en 1991. L'image de « Madiba  » poing levé aux côtés de Fidel Castro est restée célèbre.

 

En 1994, Fidel Castro assiste à l'investiture de Nelson Mandela en Afrique du Sud. Il reviendra dans le pays en 1998 avec notamment un discours remarqué devant l'Assemblée nationale prononcé sous les hourras de l'ANC, mais boycotté par certains parlementaires blancs conservateurs. Il y a trois ans, en décembre 2013, c'est à Soweto, lors de la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, que le président cubain Raul Castro et Barack Obama ont échangé une poignée de main historique, le signe déjà qu'une page était en train de se tourner.

 

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_ Coopération dans le domaine de la santé

Enfin, un des aspects de l’implication de Cuba en Afrique c’est sa diplomatie médicale. L’internationalisme médical cubain, c’est le nom de cette politique qui consiste encore aujourd’hui à envoyer les médecins cubains sur le continent. Des médecins cubains réputés pour l’excellence de leur formation. Des programmes de coopération ont été signés avec de nombreux pays et Cuba envoie ainsi du personnel médical pour une durée de deux ans généralement. On parle de plusieurs dizaines de milliers de médecins envoyés aux quatre coins du monde et en particulier en Afrique.

 

Par RFI / Publié le 26-11-2016 / Modifié le 26-11-2016 /

 

http://www.rfi.fr/afrique/20161126-cuba-fidel-castro-mort-afrique-che-guevara


 


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3 - Pour une coopération émergente entre Cuba et l’Afrique

 

Le père de la Révolution cubaine, Fidel Castro, est mort, ce samedi 26 novembre, à La Havane. Il avait 90 ans. Les funérailles auront lieu le 4 décembre à Santiago de Cuba et pendant quatre jours, une procession avec ses cendres traversera le pays. Au cours de sa longue et bouillonnante carrière, l'homme avait noué des liens étroits avec l'Afrique par l'intermédiaire de son compagnon Ernesto Che Guevara. Le leader cubain s'est voulu le champion de l'exportation de la révolution marxiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique.

 

Le retour en grâce de Cuba dans le concert des nations s’opère progressivement, avec les offensives  diplomatiques  des  grandes  puissances  telles  que  les  Etats-Unis  ou  encore  la France  mais  aussi  l’Union  Européenne.  Cet  activisme  politique  pour  la  destination  Cuba  pose  plusieurs interrogations  sur  la  nouvelle donne  diplomatique  de Barack  Obama,  ses homologues  occidentaux,  et  sur  les  possibilités  économiques  et  stratégiques  de coopération avec l’île tropicale. A cet effet, quelle est la place de l’Afrique, qui, historiquement, a toujours entretenu des relations avec Cuba dont le positionnement anticolonialiste et anti-impérialiste, avait les faveurs  des  pouvoirs  et  des  élites  du  continent  noir ?  Au-delà  de  l’idéologie,  tous  les signaux pour une coopération réelle de développement économique sont au vert pour que Cuba et l’Afrique réinventent la coopération des nations émergentes.


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_ L’Afrique et Cuba, un pacte au nom de la solidarité tiers-mondiste 

Les  mêmes  causes  produisant  parfois  les  mêmes  effets,  l’Afrique  noire  des  années  1960 essentiellement, en lutte pour l’obtention de ses indépendances, avait su trouver en Cuba aux  prises  avec  les  Etats-Unis  un  allié  de  poids.  Fidel  Castro  a  toujours  soutenu  les révolutionnaires  africains  tels  qu’Amilcar  Cabral,  Patrice  Lumumba,  Agostinho  Neto  ou encore le héros de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela. La collaboration ne relevait pas du romantisme révolutionnaire mais elle a été concrètement soutenue par l’envoi de forces militaires cubaines en soutien aux combattants de la liberté.

 

Ces guérilleros cubains appelés encore les Internationalistes* ont véritablement combattu aux  côtés  de  leurs  frères  d’armes  africains. Cuba, une odyssée africaine, un  excellent  documentaire  de  Jihan  El  Tahri rappelle la « belle histoire » des indépendantistes unis pour pousser hors des frontières le colon dominateur. Il n’est pas inutile de rappeler que l’ombre de Che Guevara a également plané sur les révolutions africaines, et particulièrement celle du Congo de Laurent Kabila qui s’est toujours « vanté » d’avoir combattu aux côtés de la légende latino-américaine. Ainsi, le mythique Che, avec plus ou moins de succès, aurait arpenté dans les années 1960 en  plus  des  deux  Congo,  la  Tanzanie,  l’Égypte,  le  Mali,  le  Ghana,  la  bouillante  Guinée de Sékou Touré, portant le message de la libération des opprimés contre les colonialistes

 

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_ L’embuscade de la France… avant l’entrée en scène des États-Unis

Le récent voyage de François Hollande en mai, à la faveur de sa tournée caribéenne, et sa rencontre  avec  le  « Lider  Máximo »  Fidel  Castro  sont  des  indicateurs  probants  d’un rapprochement avec l’un des plus vieux pays qui professe avec un enthousiasme suranné  son idéologie socialiste, mais qui de fait est ouvert au marché depuis plusieurs décennies. À cet effet, la realpolitik de la diplomatie française se veut limpide sur le sujet : Cuba est également  attractive  économiquement.  Stratégiquement,  la  France  est  une  puissance régionale  dans  les  Caraïbes  mais  aussi  elle  ne  souhaite  pas  laisser  aux  Américains  le leadership  du  rebond  commercial  et  économique  que  représenterait  à  court  terme  Cuba dégagé de ses contraintes internationales. En tout cas, officiellement…

Dans  ce  jeu  de poker  géopolitique  et  économique,  l’Afrique  a tout  intérêt  à densifier  ses relations avec Cuba. Elle a l’avantage de l’histoire et la facilité de tisser des liens culturels, commerciaux et économiques.

 

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_ Cuba et son allié africain, un partenariat émergent pour le développement

Cuba  dispose  de  l’un  des  meilleurs  systèmes  de  santé  au  monde.  Pendant  la  crise épidémique d’Ebola, des médecins cubains se sont rendus, avec du matériel de haute portée technologique,  dans  les  foyers  de  propagation  d’Ebola  en  Afrique  noire.  A  titre  de comparaison,  Cuba  a  fait  dépêcher  de  toute  urgence  près  de  500  médecins  et  personnel médical pendant que la Chine, les Etats-Unis ou la France en envoyaient un peu plus de la moitié. Il est impérieux de promouvoir des accords de coopération bilatérale entre pays africains et Cuba ou dans le cadre d’un dispositif multilatéral porté par l’Union Africaine, de favoriser la formation  des  médecins  africains  et  le  transfert  de  compétences  pointues  en  matière médicale avec l’île.

 

D’autres  domaines  sont  également  utiles  à  apprécier;  comme  l’éducation.  A  ce  niveau également, le système éducatif cubain, le meilleur d’Amérique Latine et des Caraïbes, est l’un  des  plus  compétents  voire  compétitifs.  Selon  une  étude  la  Banque  mondiale,  un investissement hors-pair est mis sur la priorité éducative et la formation des professeurs. Ainsi, « aucun corps enseignant de la région – latino-américaine et caribéenne- ne peut être considéré comme étant de haute qualité en comparaison avec les paramètres mondiaux, à la notable exception de Cuba ». Ainsi, un continent globalement carent sur la question de l’éducation  a  tout  à  gagner  en  s’inspirant  de  modèles  de  réussite  que  pourrait  offrir  un programme de partage d’expériences avec Cuba.

 

Il faut clairement que l’Afrique se positionne, de façon spécifique par pays, ou par le biais de l’institution continentale, pour la promotion d’une coopération sud-sud dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture, du tourisme, du commerce. Dans ce monde extrêmement clivé entre le Nord et le Sud, les pays développés et les nations en voie de développement, il est plus que nécessaire de défendre l’idéal d’une coopération avec Cuba ou d’autres pays du Sud ou considérés comme tels, au nom du réalisme politique et de l’émergence de nouveaux modes d’actions.

 

Régis HOUNKPE/ Analyste géopolitique/ Directeur associé d’Interglobe Conseils 

 

http://terangaweb.com/pour-une-cooperation-emergente-entre-cuba-et-lafrique/


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4 - Ebola : Cuba fait perdurer la tradition de l’entraide médicale

 

La Havane doit envoyer 165 médecins et infirmiers en Sierra Leone pour lutter contre le virus Ebola. Comment Cuba arrive-t-elle à rester en pointe dans le secteur médical malgré ses difficultés économiques ? Éléments de réponse. Une brigade de 165 collaborateurs cubains, constituée de médecins, infirmières, épidémiologistes et spécialistes des soins intensifs, sera envoyée d'ici une dizaine de jours en Sierre Leone pour lutter contre le virus Ebola. Il s’agit de la contribution "la plus importante" d'experts de la santé depuis le début de l’épidémie, a noté la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.

 

Malgré la crise et l’embargo économique imposé par les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba reste reconnue dans le domaine de la santé. Pas plus tard que cet été, l’OMS qualifiait le système de santé cubain "d’exemple à suivre" pour son approche préventive et ses recherches en matière de santé publique. Les données démographiques le prouvent : avec une espérance de vie de 78 ans, le pays fait figure depuis plusieurs années de champion du continent américain. L’île affiche aussi le taux de mortalité infantile (4,2 pour mille) le plus faible du continent, inférieur même à celui des États-Unis.

 

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. "La priorité absolue du gouvernement"

"La santé a toujours été, et reste la priorité absolue du gouvernement cubain", affirme le spécialiste de l’Amérique latine Jean Ortiz. L'île jouit de l'un des plus forts taux de médecins par habitant, soit un pour 137 habitants, selon l'Office national des statistiques (ONE). Cuba se place également parmi "les pays leaders dans le secteur pharmaceutique", remarque Stéphane Witkowski, président de l'Institut des hautes études d'Amérique latine (IHEAL). "L’île dispose du premier centre de biotechnologie au monde avec 20 000 employés, et exporte des médicaments génériques dans toute l’Amérique latine", ajoute-t-il.

Sans compter son autre atout majeur : la formation. L’École latino-américaine de médecine (ELAM) de La Havane accueille actuellement 11 000 jeunes en provenance de plus de 120 nations. Selon Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations unies, il s'agit de l’école de médecine "la plus avancée au monde".

 

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. "La politique internationaliste se poursuit"

Depuis le début de la révolution cubaine en 1959, l'île a développé cette politique solidaire d’accès au soin en l’étendant hors de ses frontières. Dès 1963, La Havane envoyait un contingent de médecins après un tremblement de terre au Chili. Le régime communiste des frères Fidel et Raul Castro a, par la suite, dépêché pas moins de 135 000 soignants à travers le monde, que ce soit pour des catastrophes naturelles ou des crises humanitaires en Amérique latine et en Afrique. Aujourd’hui, environ 50 000 médecins et personnels de santé sont toujours déployés dans 66 pays, selon le ministère cubain de la Santé.

Mission la plus emblématique, l’"Opération Miracle" lancée au Venezuela en 2004, a permis d’opérer gratuitement des Latino-américains atteints de maladies oculaires en contrepartie de livraisons de pétrole. En une décennie, ce programme, qui fournit gratuitement des lunettes et des lentilles de contact, a profité à plus de 2,8 millions de personnes, selon des sources officielles cubaines. Le succès est tel qu’il est désormais étendu aux 14 pays d’Amérique latine. Reste que les équipes cubaines sont parfois accusées, par certains locaux, de faire du prosélytisme politique sur le terrain.

 

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. 10 milliards de dollars
Aujourd’hui, même si la crise économique affecte les équipements sur l’île, "la qualité des médecins, et particulièrement celle des psychiatres et des généralistes, reste incontestable", précise Stéphane Witkowski. "Et Cuba poursuit sa politique internationaliste en matière de santé", note-t-il. Au Brésil, plus de 10 000 médecins cubains consultent dans des zones délaissées par leurs confrères locaux. Cuba a également lancé, cette année, une campagne de vaccination contre le paludisme en Afrique de l’Ouest, dans pas moins de 15 pays.

 

Pour rester en pointe dans un domaine en perpétuelle évolution, Cuba fait payer depuis 2004 certains pays bénéficiaires, comme le Venezuela et l'Afrique du sud. L'exportation de services médicaux, mais aussi éducatifs et sportifs, rapporte chaque année au gouvernement 10 milliards de dollars. C'est la principale source de devises de l’île devant les envois d'argent de l'étranger et les exportations de nickel et de canne à sucre. La délégation médicale cubaine sera déployée en Sierra Leone au début du mois d'octobre pour une durée de six mois. Avec cet engagement, l’OMS espère ainsi "stimuler davantage de pays à apporter leur aide".

Première publication : 20/09/2014

 

Texte par Ségolène ALLEMANDOU / Dernière modification : 20/09/2014

 

http://www.france24.com/fr/20140919-ebola-epidemie-cuba-sante-medecine-qualite-soins-sierra-leone-


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5 - Pourquoi Cuba risque de révolutionner la médecine en Afrique

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) chiffre l’absence de médecins, infirmiers et sages-femmes dans le monde à 2,5 millions. Principales causes en Afrique : pandémies, mort, exode, et systèmes de santé détériorés. Parallèlement, l’effectif de médecins cubains exerçant à l’étranger est plus important que celui financé par l’OMS… 30 000 Cubains opèrent comme bénévoles dans plus de 60 pays pauvres.

 

En sus des nombreux talents étrangers qu’il a formés – plus de 20.000 médecins au cours des cinq dernières années – Cuba a fait de l’électro-médecine une spécialité qui intéresse fortement les pays en développement. La capacité experte qu’ont les professionnels cubains à remettre en état ce qui ne fonctionne plus, mais qui n’est pas obsolète, est née de la précarité. En Afrique, comme dans toutes les régions pauvres où ils passent, les Cubains redonnent vie aux vieux appareils médicaux, une perspective qui intéresse déjà plusieurs Etats africains.

 

Début septembre 2016, soixante médecins spécialistes cubains ont atterri à Djibouti. De sources concordantes, l’arrivée de ces praticiens marque la mise en œuvre d’un accord de coopération dans le domaine de la santé signé en juin dernier à La Havane entre le ministre djiboutien de la Santé, Djama Elmi Okieh, et son homologue cubain Roberto Morales Ojeda. L’accord prévoit de combler un besoin imminent constaté dans plusieurs secteurs des hôpitaux djiboutiens, notamment dans l’oncologie, la cardiologie interventionnelle, la neurologie, la traumatologie, l’orthopédie, la gynécologie, la radiologie, ou encore la médecine interne.


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 Un volet dédié à la formation de médecins généralistes djiboutiens et à l’achat des produits pharmaceutiques cubains – plus particulièrement du vaccin thérapeutique du cancer – figure également dans cet accord. En rappel, Cuba a formé plusieurs centaines de médecins et d’agents de santé africains à l’Ecole latino-américaine de médecine (ELAM) de La Havane. Plus d’un quart de siècle après la fin de la guerre froide, les programmes de coopération médicale mis en place par Fidel Castro dès 1960, dans le cadre d’accords bilatéraux et multilatéraux avec l’Afrique, notamment, sortent enfin du bloc… Ce faisant, la diplomatie médicale cubaine rouvre une porte que d’autres pays africains ne vont pas tarder à passer, provoquant ainsi une lente mais irréversible révolution de la santé publique en Afrique.

 

La Rédaction (avec CAVIE, CCTV et Knowdys Database)/ 13 sept, 2016/ Economie africaine / [Africa Diligence]

 

http://www.africadiligence.com/pourquoi-cuba-risque-de-revolutionner-la-medecine-en-lafrique/


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6 - Cuba : Economie et perspectives sociopolitiques

 

_ Population 11,2 millions

_ PIB par habitant 7330 $US

 

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_ Principaux Indicateurs économiques

 

2013

 2014 (e)

2015(p)

 2016 (p)

Croissance PIB (%)

0,0

0,0

nc

4,4 

Inflation (moyenne annuelle)

6,0

 5,3

4,4

 3,9

Solde budgétaire / PIB (%)

-3,0

-2,2

-4,1

-3,2 

Solde courant / PIB (%)

 -1,4

2,4

-0,4

-1,0

Dette publique / PIB (%)

35,2

34,6

32,4

31,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Rétablissement des relations américano-cubaines

. Secteur médical de qualité

. Secteurs touristique et minier (nickel, cobalt) et potentiel agricole (sucre, tabac)

. Main d’œuvre qualifiée et peu onéreuse

. Indicateurs sociaux relativement satisfaisants

. Faible criminalité et lutte contre la corruption

. Accord préférentiel avec le Venezuela sur l’importation de pétrole.

 

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_ POINTS FAIBLES

. Vulnérabilités extérieures (climat, prix des matières premières, aide vénézuélienne)

. Accès réduit aux financements extérieurs

. Faiblesse de l’investissement et infrastructures défaillantes

. Economie de rationnement, contrôle des prix, marché noir

. Faible productivité du secteur public et de l’agriculture.

 

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_ Appréciation du risque

_ La poursuite des réformes internes combinée à la suppression progressive des sanctions américaines devraient soutenir l’activité en 2016

En 2015, le rebond de la croissance cubaine s’explique principalement par les bonnes performances du secteur manufacturier (mines), de la construction, de la distribution (ventes au détail), ainsi que par la hausse de la fréquentation touristique. En 2016, la poursuite des réformes internes visant à la libéralisation graduelle de l’économie ainsi que l’assouplissement progressif des sanctions américaines devraient continuer à favoriser la croissance du pays.

 

Sur le plan domestique, l’adoption de la loi sur la régulation des investissements étrangers qui permet désormais la prise de participation dans les entreprises cubaines (à l’exception de celles opérant dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la défense) devrait permettre de stimuler l’investissement privé. Le désengagement progressif de l’Etat cubain au profit du secteur privé devrait aussi avoir des effets positifs en termes de productivité et sur les salaires, à moyen/long terme. Sur le plan externe, le retour des relations avec les Etats Unis devrait permettre d’alléger les contraintes de financement extérieur. De plus, l’assouplissement de certaines sanctions a d’ores et déjà un effet positif sur l’activité touristique et sur la confiance des entreprises et des ménages. Le gouvernement cubain devrait continuer par ailleurs à appliquer une politique de contrôle des prix administrés (70% de la consommation alimentaire de base est importé) afin d’éviter une hausse de l’inflation qui pénaliserait la croissance.

 

Le projet d’unification des deux monnaies cubaines, le peso convertible (CUC) aligné sur le dollar (dédié aux touristes et aux transferts des émigrés), et le peso domestique (CUP qui s’échange au cours de 1 CUC pour 24 CUP) dans lequel les salaires et les biens produits localement sont libellés, reste incertain.

 

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_ Une gestion prudente des comptes publics et extérieurs

En 2015, le déficit budgétaire a été pénalisé par le poids important des subventions (produits de base, électricité, santé, éducation) qui représentent un quart des dépenses publiques). Il restera encore élevé en 2016. Le désengagement progressif de l’Etat, grâce notamment à la mise en place des réformes libérales en faveur du secteur privé, devrait néanmoins contribuer à réduire le déficit en 2016. La réduction des effectifs publics conjuguée au développement du secteur privé permettrait en effet de réduire les dépenses tout en dégageant des recettes supplémentaires (seuls les revenus des activités non étatiques sont imposables). L’endettement public devrait se réduire au fur et à mesure que des accords de rééchelonnement sur la dette sont signés.

 

Sur le plan du commerce extérieur, Cuba est très dépendant de ses exportations de services (tourisme et services médicaux) et est fortement tributaire des importations alimentaires et énergétiques. Les échanges de marchandises sont traditionnellement déficitaires, affectés notamment par l’insuffisance de la production locale, qui souffre du manque d’investissement en raison du coût financier important provoqué par l’embargo. L’ouverture progressive de l’économie cubaine en 2016 devrait s’accompagner de la hausse du déficit du compte courant en raison de l’augmentation attendue des importations nécessaires à la relance de la production locale et pour combler le déficit en infrastructures accumulé par le pays depuis plusieurs décennies. La reprise des relations avec les Etats-Unis et l’adoption de la loi sur les investissements étrangers devrait néanmoins encourager les entrées de capitaux étrangers, facilitant ainsi le financement du déficit.

 

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_ Vers une normalisation des relations avec les Etats-Unis

Initiée en décembre 2014, la reprise des relations diplomatiques et commerciales avec les Etats-Unis est de bon augure pour Cuba. Le calendrier pour la levée définitive de l’embargo reste incertain, la communauté internationale espère toutefois qu’elle intervienne avant la fin du mandat du président Barack Obama prévu en 2017. Le Venezuela demeure le principal allié de Cuba sur le plan politique, financier et commercial. La dégradation de la situation économique vénézuélienne pourrait ainsi affecter Cuba, mais leur proximité idéologique laisse à penser que Cuba serait moins susceptible d’être touché par une éventuelle rupture des livraisons de pétrole vénézuélien.

 

Sur le plan intérieur, le système politique cubain est dominé par un parti unique, le parti communiste cubain (PCC). La levée des sanctions américaines et la poursuite des réformes pour la libéralisation de l’économie sont néanmoins susceptibles de provoquer des changements politiques (renforcement de l’opposition) lors des prochaines élections prévues en 2018.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Cuba


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 Shanghai City Night #1

 

7 - Chine 1ère puissance économique mondiale 2ème puissance politique et militaire

 

A) La Chine 1ère puissance économique mondiale

Les Etats-Unis occupaient cette place depuis des décennies. Mais aujourd’hui, le trône de première puissance mondiale est occupée par la Chine. Selon LeFigaro.fr, "L’Empire du milieu" représente aujourd’hui 16,5% de l’économie mondiale en terme de pouvoir d’achat réel, devant les 16,3% des Etats-Unis.

Pour comparer les performances économiques des différents pays, le FMI s’appuie sur les parités de pouvoir d’achat (PPA). Ces PPA indiquent ce que l’on peut réellement acheter avec la monnaie. Un café a donc la même valeur à New York qu’à Pékin. Toujours selon le FMI, l’écart devrait se creuser entre les deux grandes nations. La Chine atteindrait 26 800 milliards de dollars de richesse nationale en 2019, contre 22 000 milliards pour les Etats-Unis.

 

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B) La Chine, deuxième puissance mondiale (ROUSSET Pierre)

Pékin a été, mi-novembre, l’hôte du Forum de Coopération économique de l’Asie-Pacifique (APEC). Les événements « off » accompagnant sa tenue ont confirmé que le statut de la Chine comme deuxième puissance mondiale se voyait de plus en plus reconnu. Les Etats-Unis s’avèrent toujours – et de loin ! – la première puissance mondiale, mais son leadership est entamé par la crise de la présidence Obama ainsi que par son incapacité à répondre à l’ensemble de ses engagements internationaux.

 

La constitution de l’UE n’a pas permis l’émergence d’un impérialisme européen unifié ; la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ne pèsent plus que marginalement sur le plan géopolitique global. Le Japon ne s’est pas encore émancipé de la tutelle stratégique US ; politiquement incapable de se projeter militairement au-delà de son environnement immédiat, son poids se joue encore essentiellement sur le terrain économique, alors que son économie stagne.

Restent pour postuler au rang de deuxième puissance mondiale la Russie et la Chine. Disons succinctement que la Russie est une puissance « confinée » à ses marches eurasiatiques, affaiblie par l’instabilité chronique du régime, trop dépendante de l’exploitation des ressources naturelles (en 2014 le pétrole et le gaz représentent plus de 70% de ses exportations). Ilya Boudraïtskisa juge ainsi que « la crise en cours est en fait systémique », « prédéterminée par le modèle du capitalisme postsoviétique, basé essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles » [1]. L’influence de la Chine est elle en expansion.

 

Russie et Chine sont toutes deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU dotés du droit de veto, ce qui leur donne un pouvoir particulier sur les affaires du monde. Cela n’en fait pas des puissances « universelles », statut réservé aux seuls Etats-Unis. Moscou peut être impliqué bien plus directement que Pékin des zones clés de conflits où Pékin reste prudemment en retrait, faute d’y avoir une histoire, des racines. C’est notablement le cas au Moyen-Orient où la Russie est l’un des principaux soutiens du meurtrier régime Assad. Cependant, la réciproque est plus que vraie, la Chine disputant maintenant à Washington l’hégémonie sur l’Asie orientale grâce à son poids économique et sa capacité navale croissante.// Source : http://www.europe-solidaire.org/spi...

 

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_ Quand Washington reconnaît la puissance chinoise

Les relations entre Etats-Unis et Chine sont complexes : interdépendance objective en certains domaines (financements, débouchés marchands…), mais aussi et surtout rivalité croissante, compétition, conflits… Washington doit de plus en plus prendre en compte le « facteur Chine ». Il est bien trop tard pour espérer isoler et contenir cette nouvelle puissance, étouffer son envol ; il lui faut reconnaître le fait accompli et adapter en conséquence sa stratégie. La présidence US l’a fait par deux fois cette année de façon spectaculaire.

 

RIMPAC. En invitant tout d’abord Pékin à participer aux plus grandes manœuvres navales du monde qui se tiennent tous les deux ans dans l’océan Pacifique – « Rim of the Pacific » (Rimpac). Pour le journaliste du Monde Harold Thibault, « La présence chinoise est l’aboutissement des efforts déployés par Washington et Pékin pour aboutir à une relation de “maturité“, dans laquelle l’évidente concurrence stratégique ne bloque pas les échanges économiques, et où prévisibilité et transparence limitent le risque d’incidents militaires. » [2], sans que cela fasse pour autant de la Chine une puissance amie : elle s’est ainsi vu refuser la participation à un exercice d’assaut sur un navire US : la loi états-unienne interdit de s’exposer ainsi, lors d’opération de simulation, à un « ennemi potentiel ».

 

Pour Ni Lexiong (universitaire de Shanghai, expert des questions navales), en matière de sécurité, les Etats-Unis pensent nécessaire de préférer la collaboration à l’isolement – une leçon de la guerre froide ; quant à la Chine, tout en avançant ses revendications territoriales, elle tente de se montrer plus souple dans l’art de la diplomatie militaire. « Les deux espèrent établir une sorte de confiance, mais celle-ci est inatteignable, car le scepticisme est lié à des contradictions structurelles, qui ne sauraient être résolues par la seule communication militaire » [3]. Pour Andrei Chang, rédacteur en chef de Kanwa (revue de Hongkong spécialisée sur la défense en Asie), duelle, la politique américaine oscille entre engagement mutuel et efforts pour endiguer l’ascension chinoise. « L’exercice permet aussi de montrer les muscles américains dans le Pacifique, de dire à la Chine qu’elle est encore loin derrière et qu’elle n’a qu’à se tenir à carreau » [4]. Et Harold Thibault de conclure : « La Chine n’est pas dupe, et probablement n’est-ce pas un hasard si elle a profité de ce mois de juillet pour tester un système de missiles anti-satellites, un pan important de sa stratégie dite « anti-accès », consistant à travailler sur sa capacité à neutraliser les moyens américains, consciente qu’elle ne disposera pas d’outils offensifs équivalents avant longtemps. » [5] (…)

 

jeudi 10 novembre 2016/

 

Source : http://www.gauchemip.org/spip.php?article23737


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8 - Le Vietnam va devenir la Silicon Valley de l’Asie du Sud-Est

 

PC Magazine, un magazine d'informatique publié mensuellement aux États-Unis, estime sur son site que le boom des technologies de l’information va aider le Vietnam à devenir la Silicon Valley de l’Asie du Sud-Est. Une culture florissante de la création d’entreprises, les investissements internationaux, et une main-d’œuvre jeune et bien formée pousse une économie en croissance et l’innovation en technologies de l’information au Vietnam, écrit PC Magazine, paru le 3 septembre. Le Vietnam d’aujourd’hui - avec une population de plus de 93,5 millions et un âge médian de 30,3 ans - est caractérisé par une population croissante de jeunes codeurs, ingénieurs, entrepreneurs et étudiants qui stimulent la croissance économique et l’innovation technologique aujourd'hui.

 

Le Vietnam n’avait pourtant que très peu d’entreprises des technologies de l’information il y a 15 ans, mais maintenant il y a près de 14.000 entreprises des technologies de l’information englobant le matériel, les logiciels et le contenu numérique, fait-il savoir. Le gouvernement vietnamien considère le secteur technologique comme le pivot de la croissance économique du pays. Il a investi massivement dans les infrastructures et adopté des politiques économiques qui encouragent les entrepreneurs à la fois nationaux et internationaux à créer des entreprises, poursuit-il.

 

PC Magazine a rappelé qu’IBM possède des bureaux à Hanoi et Hô Chi Minh-Ville (Sud) depuis 1994 et a ouvert un autre à Dà Nang (Centre) en 2012. En 2012, la société a choisi de Dà Nang comme l’une des 33 villes au monde à recevoir une subvention du Smarter Cities Challenge d’IBM, un programme triennal de 50 millions de dollars, pour moderniser les infrastructures de développement économique, de durabilité, de transport et de planification urbaine.

 

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_ Le secteur technologique en plein essor
Le système universitaire du Vietnam est parallèle à ses villes. Les trois plus grandes universités de l’informatique du pays sont l’Université des sciences et technologies de Hanoi, l’Université des sciences et technologies de Hô Chi Minh-Ville et l’Université des sciences et technologies de Dà Nang. Les ingénieurs diplômés de chaque établissement régional sont recrutés directement par des poids lourds du secteur comme Cisco, Fujitsu, HP, IBM, Intel, LG, Samsung, Sony et Toshiba.

 

Le secteur technologique en plein essor du Vietnam et la croissance économique au cours des cinq dernières années seront à l’affiche, en octobre prochain, de la conférence sur l’externalisation des technologies de l’information au Vietnam (VNITO 2015). La conférence sera organisée par le Parc de logiciel Quang Trung et l’Association de l’informatique de Hô Chi Minh-Ville en coopération avec des entreprises Global Cyersoft, TMA Solutions, DIGI-TEXX, KMS, LogiGear, LUXUFT, LARION, ISB Vietnam, IMT Solutions, FBT Software et Harvey Nash. Les représentants de 150 multinationales, 200 entreprises et 20 universités vietnamiennes et étrangères y sont attendus.

 

La VNITO 2015 aidera à attirer au Vietnam de nombreuses multinationales et entreprises de sous-traitance informatique. Les entreprises vietnamiennes auront l’occasion de présenter leur savoir-faire et de chercher des opportunités de coopération. D’autre part, la VNITO fournira des informations et données sur le secteur du logiciel à travers ​les études de marché d’IDG, Gartner, KPMG, McKinsey.

 

VNA/CVN/ 04/09/2015/ A lire : Vietnam : De belles perspectives de coopération dans les sciences et les technologies

 

http://lecourrier.vn/le-vietnam-va-devenir-la-silicon-valley-de-lasie-du-sud-est/184201.html


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9 - Les USA en retard sur la Russie en matière d'armes technologiques

Les Américains étaient en avance sur les Soviétiques dans le domaine des armes technologiques, mais cette époque semble révolue. Les Etats-Unis perdent leur avantage en matière de conception de capteurs avancés, de systèmes de gestion de combat sur ordinateur et d'armes de précision, estime Daniel Goure, vice-président du groupe de réflexion américain Lexington Institute, dans un article publié par le magazine The National Interest.

 

A la fin des années 1970, la conception des systèmes de combat sophistiqués était un pilier de la Deuxième "stratégie américaine de contrepoids" (Second Asset Strategy), un plan permettant de maintenir la supériorité technologique de l'armée américaine. Selon M.Goure, cette stratégie permettait aux Etats-Unis de faire face à l'URSS et aux autres pays signataires du Pacte de Varsovie qui avaient atteint la parité nucléaire avec les Etats-Unis et disposaient en outre d'un nombre plus important d'armes conventionnelles.



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"Aujourd'hui, il n'y a aucune raison de croire que les Etats-Unis sont en avance dans les domaines de l'informatique, des équipements au fonctionnement autonome ou de la robotique (…). Des pays comme la Russie ou la Chine ont déjà rattrapé leur retard, voire dépassé les Etats-Unis dans beaucoup de domaines prévus par la Deuxième stratégie de contrepoids", note M.Goure.

 

Selon l'expert, le Pentagone doit désormais se consacrer à la création de la Troisième stratégie de contrepoids. Les Américains devraient surtout développer des technologies militaires concrètes – des systèmes intelligents autonomes, des interactions homme-machine, des drones et des armes semi-autonomes destinées à faire face aux moyens de guerre électronique. Daniel Goure appelle également à créer des armes à énergie dirigée (DEW en anglais) qui émettent de l'énergie dans une direction voulue sans avoir recours à un projectile. Il s'agit des canons laser, des masers (armes à micro-ondes) et des canons électriques.

 

Il est à noter que les scientifiques et ingénieurs militaires russes mènent aussi des études dans ces domaines. Une antenne de l'Institut unifié russe des températures élevées, située à Chatoura, dans la région de Moscou, travaille depuis plusieurs années sur un canon électromagnétique puissant qui pourra tirer un projectile en métal à une très grande vitesse, a rapporté le journal Rossiïskaïa Gazeta.


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"La vitesse maximale des projectiles de plusieurs grammes tirés lors des tests dans nos laboratoires a atteint 6,25 km par seconde, ce qui est proche de la première vitesse cosmique", a déclaré dans une interview Alexeï Chouroupov, directeur de l'institut de Chatoura.

 

D'après le Consortium unifié de construction d'instruments de précision (OPK), les scientifiques russes ont créé un canon à micro-ondes destiné à neutraliser les drones et les armes de précision. Les caractéristiques tactiques et techniques du canon sont tenues secrètes. Le seul détail connu est que le canon est doté d'un générateur de micro-ondes puissant, d'une antenne, d'un système de commande et d'un émetteur. Le nouveau canon équipera le système de défense antiaérienne Bouk. Il est surtout destiné à neutraliser les moyens de guerre électronique des engins et aéronefs volant à basse altitude et des armes de précision. Le système servira également à tester la résistance des systèmes de guerre électronique russes aux micro-ondes puissantes.  La Troisième stratégie de contrepoids du Pentagone risque donc de donner les mêmes résultats que ses prédécesseurs.


Défense/ 25.04.2016/ Mis à jour 25.04.2016/ Dossier: Nouvelles armes russes/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201604251024519928-usa-russie-chine-retard-technologique/


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