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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

RETROSPECTIVES


Publié le 02/08/2018 à 15:19:47
AFRIQUE/ POLITIQUE/ DETENUS POLITIQUES : mémoire sélective et mémoire courte (le pouvoir politique n’est jamais éternel…)



 

0.1 – « Libye/ l’ONU dénonce une généralisation des détentions arbitraires : Selon un nouveau rapport de l'ONU sur la Libye, publié mardi 10 avril, des milliers d'hommes, de femmes et des enfants sont détenus dans des conditions « horribles » dans ce pays par des groupes armés qui leur font subir des tortures et autres mauvais traitements. L'ONU dénonce une « généralisation » de la « détention prolongée et arbitraire et des violations systématiques des droits de l'homme en détention ». Selon des chiffres datant d'octobre 2017, quelque 6 500 personnes croupissaient alors dans des prisons officielles. Mais personne n'est aujourd'hui en mesure de donner un chiffre exact du nombre des détenues en Libye. »

 

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0.2 - «  COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE : Amnesty International dénonce des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire dans son dernier rapport présenté ce jeudi 22 février 2018. Lors d’une conférence organisée au siège d’Inades-Formation à Cocody, l’ONG internationale a clairement souligné que la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire n’est pas du tout reluisante. C’est un long chapelet de faits et de situations que l’on peut consulter à souhait dans ce dernier rapport qui n’honore pas la Côte d’Ivoire. Prisonniers politiques, procès du président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale, arrestations de 8 journalistes en 2017 et répression des manifestations d’étudiants et de planteurs, voici autant de réalités qui ont émaillé l’actualité et sur lesquels le rapport revient longuement. Dans chacun de ces cas, la question du respect de la dignité humaine revient sans cesse. »

 

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1 - Bemba et Katumbi de retour en RD Congo pour déposer leur candidature à l'élection présidentielle

 

Les opposants Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont préparé lundi leur retour en République démocratique du Congo, respectivement pour mercredi et vendredi, afin de déposer leur candidature à l'élection présidentielle avant la date butoir du 8 août. Les deux opposants au président Kabila pourront-ils se présenter à la prochaine élection présidentielle ? Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ont en tout cas préparé lundi 30 juillet leur retour en République démocratique du Congo afin de déposer leur candidature. 


Les autorités congolaises ont prévenu que Moïse Katumbi serait "entre les mains de la justice" s'il rentre. À la différence de Jean-Pierre Bemba, pour lequel elles ont déjà accepté de délivrer un passeport après son acquittement début juin par la Cour pénale internationale (CPI). Lundi soir, le gouverneur de Kinshasa a donné des garanties de sécurité pour son retour en provenance de Bruxelles après onze ans d'absence. Le gouverneur a accepté de détacher une dizaine de policier pour la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba, a indiqué l'un de ses collaborateurs à l'AFP à l'issue d'une réunion avec le Mouvement pour la libération du Congo (MLC, parti de Jean-Pierre Bemba).


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_ Risque d'arrestation pour Moïse Katumbi

Jean-Pierre Bemba voulait arriver dès mardi 31 juillet dans son fief familial de Gemena, dans le Nord-Ouest. "Le gouvernement n'a pas pu accorder l'autorisation d'atterrissage du vol directement à Gemena", a déclaré sur place le MLC à des fidèles dépités. Lundi également, l'opposant Moïse Katumbi a officiellement envoyé une demande à l'aviation civile pour atterrir vendredi 3 août dans son fief de Lubumbashi en provenance de Johannesburg, où il se trouve. Ex-proche du président Kabila passé à l'opposition en 2015, Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires, et le procès a été renvoyé au 10 octobre. "Des farces judiciaires" a déclaré la semaine dernière son avocat parisien Éric Dupond-Moretti, qui précise : "Rien n'interdit qu'il rentre en RDC (...) S'il y a arrestation, elle sera purement arbitraire".

 

Le ministre congolais des Affaires étrangères avait effectivement déclaré mi-juin que si Jean-Pierre Bemba "pourra rentrer" s'il le désire, en revanche Moïse Katumbi "sera entre les mains de la justice comme cela a été prévu s'il rentre au pays". L'élection prévue le 23 décembre prochain doit désigner le successeur du président Kabila, qui ne peut pas se représenter mais maintient le suspense jusqu'à la date butoir du 8 août.

 

Avec AFP/ Première publication : 31/07/2018/ Texte par FRANCE 24/ Dernière modification : 31/07/2018

 

http://www.france24.com/fr/20180731-afrique-rd-congo-rdc-kabila-bemba-katumbi-election-presidentielle-candidature


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2 - Moïse Katumbi appelle à "l’arrêt des montages" de dossiers judiciaires contre des opposants

 

Le candidat à l’improbable présidentielle de fin 2016 en République démocratique du Congo Moïse Katumbi, condamné à trois ans de prison et menacé d’un procès pour recrutement de mercenaires, a appelé dimanche les autorités congolaises à arrêter de monter des dossiers judiciaires contre des opposants, selon un communiqué parvenu à l'AFP. Le gouvernement congolais est invité à arrêter "des poursuites et montages (de dossiers) judiciaires contre les opposants", a écrit M. Katumbi, relayant une exigence de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, qui a conditionné toute participation au "dialogue national" voulu par le président congolais Joseph Kabila en vue d’"élections apaisées", par la libération des prisonniers politiques et d'opinion ainsi que "la cessation des procédures judiciaires arbitraires" contre l'opposant Katumbi.

 

Dimanche, le "Rassemblement", une coalition des forces d’opposition nouvellement créée à Bruxelles et présidée par le vieil opposant Tshisekedi, a tenu un meeting devant des dizaines de milliers de partisans à Kinshasa, capitale de la RDC, en l’absence de M. Katumbi, autorisé par le parquet à suivre des soins médicaux à l’étranger. "Pas de dialogue sans Moïse Katumbi", ont plaidé ses partisans sur des banderoles. "Le régime n’a pas donné à mon avion l'autorisation de survol et d'atterrissage" à Kinshasa, a déclaré l'opposant Katumbi, à qui le ministre congolais de la Justice avait promis "l'arrestation immédiate dès qu'il rentre en RDC", suite à une condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation d’immeuble. 


Contacté à ce sujet, Lambert Mende, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a déclaré que "le gouvernement ne peut pas refuser à un Congolais le droit de rentrer chez lui", ajoutant que "la justice (congolaise) serait heureuse d’interroger M. katumbi et d’exécuter le jugement qui le condamne à une arrestation immédiate". Ex-meilleur allié du président Kabila, M. Katumbi a été mis en difficulté il y a un mois dans des dossiers judiciaires.

 

Le climat politique est tendu en RDC, le pouvoir et l’opposition sont, selon le quotidien burkinabé "Le Pays" « dans une logique d’affrontement », le premier a mobilisé vendredi ses partisans au stade Tata-Raphael, la seconde hier au stade des Martyrs et « les deux camps, pour Le Pays, ne sont pas prêts à se faire de cadeaux ». Même s’il s’inscrit dans le schéma du dialogue, Etienne Tshisekedi a exigé dimanche que soient d’abord libérés tous les prisonniers politiques. Il a fait mention des poursuites judiciaires injustes contre Katumbi. Des montages grossiers, Tshisekedi appelle le pouvoir à arrêter le harcèlement politicien y si faire contre les opposants.

 

https://www.infosgrandslacs.info/productions/moise-katumbi-appelle-larret-des-montages-de-dossiers-judiciaires-contre-des-opposants


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3 - CONGO-BRAZZAVILLE- ONU : L'ONU épingle le Congo pour la «détention arbitraire» de trois prisonniers

 

Le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire ne s’est pas penché que sur le cas de l'ancien ministre burkinabé Djibrill Bassolé. D’autres avis viennent d’être publiés, dont celui sur le cas de trois détenus au Congo-Brazzaville. Il s'agit du colonel Jean-Claude Mbango, ancien directeur de la police du département du Pool, de Samba Mountou Loukossi, huissier de justice et d'Ismaël Mabarry, adjudant-chef de police.

 

Tous les trois sont accusés notamment d'atteinte à la sureté intérieure. Ils sont encore en détention provisoire, dans l'attente de leur procès dont la date n'est pas encore fixée. L'ONU demande la libération immédiate des trois hommes. Arrêtés entre le mois de mars et le mois de mai 2013, Jean-Claude Mbango, Samba Mountou Loukossi et Ismaël Mabarry ont été détenus à la Direction générale de la sûreté territoriale pendant deux mois, sans que leurs avocats ne puissent les rencontrer. Puis ils ont été transférés à la maison d’arrêt de Brazzaville. Pour les experts de l'ONU, ces « trois personnes n’ont pas été présentées à un juge dans un délai raisonnable, ni pour la confirmation des charges, et encore moins pour la tenue de leur procès ». Ainsi Jean-Claude Mbango a été présenté à un juge « plus de deux ans après son arrestation ». « Ces violations rendent leur détention arbitraire » peut-on lire dans le document.

 

Le Groupe de travail se dit également « gravement préoccupé » par le fait que les trois hommes aient fait l’objet « de mauvais traitements y compris des actes pouvant s’apparenter à de la torture ». Il note aussi que le gouvernement congolais n'a pas coopéré. « L'absence de réponse du gouvernement ne nous empêche pas de travailler », explique Roland Adjovi, un des cinq experts onusiens qui rappelle que « le Congo est membre de l'ONU, qu'il est partie des instruments internationaux que le groupe de travail appliquent et qu'en ce sens, il est tenu de mettre en œuvre ses décisions ».


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_ En Mauritanie, le groupe de travail se penche sur le cas dun blogueur

Autre avis donné par le groupe de travail, celui qui concerne le cas de Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir. Ce blogueur mauritanien a été condamné à mort pour apostasie suite à un article jugé blasphématoire. Son cas va être réexaminé par la justice puisque la Cour suprême a décidé en janvier dernier de renvoyer son dossier devant une autre cour d'appel. La date de ce nouveau procès n'a pas été précisée. Il est en prison depuis trois ans. Aujourd'hui, sa détention est donc qualifiée d’arbitraire par l'ONU. Le groupe de travail a conclu que le droit international protège la liberté d'expression même si elle s'applique à des questions religieuses.// Roland Adjovi, l'un des cinq experts du Groupe de travail sur la détention arbitraire./ 12-07-2017 - Par Carine Frenk/

 

Par RFI/ Publié le 12-07-2017 / Modifié le 12-07-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170712-onu-epingle-le-congo-b-detention-arbitraire-trois-prisonniers


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4 - Tchad : des militants des droits humains dénoncent des arrestations arbitraires

 

Le Tchad fait face depuis le 25 janvier à une grogne sociale sans précédent. Grève générale illimitée à l'appel des syndicats, opérations tintamarres de protestation des élèves et étudiants... Tous sont vent debout contre les mesures d'austérités et la mauvaise gouvernance dans ce pays, et accusent aujourd'hui le pouvoir du président Idriss Deby d'user de plus en plus de la répression. Partout à travers le pays, syndicalistes, étudiants, opposants ou activistes de la société civile dénoncent une répression accrue. Dernier cas en date, Doba. Une dizaine de personnes auraient été arrêtées lundi après une « opération tintamarre » lundi matin. Des bruits de casseroles, des cris et des coups de sifflets avaient réveillé cette ville du sud du pays.

 

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Depuis, de nombreux leaders de la contestation au Tchad sont passés à la clandestinité. « Nous nous retrouvons avec 102 personnes arrêtées. Quelque 29 ont été libérées. Il y a eu des enlèvements, des intimidations, et certains de nos militants ne peuvent plus passer la nuit chez eux, parce que leur domicile est pratiquement surveillé nuit et jour et ils craignent d'être arrêtés », dit Mahamat Nour Idedou, secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l'homme. Dans le collimateur : l'Agence nationale de sécurité accusée d'être le fer de lance de la répression. Ce que dément le ministre tchadien en charge de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir : « La NSA n'a enlevé ni arrêté personne. 


Nous sommes au Tchad dans un Etat de droit. Et comme tel, nous ne pouvons arrêter personne sans motif. La justice doit faire son travail. tout ce que ces mauvaises langues véhiculent est un langage creux. » Les syndicats et les forums citoyens assurent qu'ils ne vont rien lâcher, tant que le gouvernement ne revient sur les mesures d'austérités qui frappent la population. Le ministre de la Sécurité publique assure lui que force sera à la loi.

 

Par RFI / Publié le 14-02-2018 / Modifié le 14-02-2018/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20180214-tchad-militants-droits-humains-arrestations-arbitraires


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5 - COTE D'IVOIRE/ CRISE POST-ELECTION/ LIBÉRATION DES PRISONNIERS : LE PDCI POINTE LE RÔLE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

 

Hier lundi 6 aout 2018, le président Alassane Ouattara a annoncé la libération des prisonniers en lien avec la crise postélectorale de 2011 en Côte d’Ivoire. Le PDCI RDA du président Henri Konan Bédié a réagi à cette libération tout en remerciant la Communauté Internationale, pour le rôle qu’elle a joué dans celle-ci.

Le Président Ouattara a libéré 800 personnes en lien avec la crise de 2011. Le chef de l'État ivoirien a amnistié tous les prisonniers dans son discours à la nation, y compris Mme Simone Gbagbo, Lida Kouassi, Assoa Adou…, offrant par cet acte une belle fête d'Indépendance à ses concitoyens. Mais cette libération, on le sait, n'est pas venue de la seule volonté du Président Ouattara. Outre des coups de pression de la France, l'Union européenne s'est dernièrement montrée très critique envers son régime, allant jusqu'à conseiller Bruxelles de revoir sa relation avec Abidjan.

 

En saluant la libération des prisonniers, le président Henri Konan Bédié n'a pu s'empêcher d'évoquer le rôle de cette "Communauté Internationale et tous les acteurs qui ont œuvré, dans le secret, pour faciliter la prise de cette décision". Le PDCI-RDA, dans son communiqué à cet effet, a mis l'accent sur ce rôle qu'il présente ainsi comme déterminant dans la décision du président Ouattara.

 

NEWS - Abidjan- Côte d'Ivoire/Auteur : Gary SLM / Publié le : 07 août 2018/

 

https://www.afrique-sur7.fr/400379-liberation-des-prisonniers-le-pdci-pointe-le-role-de-la-communaute-internation/


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Communiqué du PDCI-RDA, relatif à la libération des prisonniers

 

Le PDCI-RDA et son Président, Son Excellence Monsieur Henri Konan Bédié, saluent la libération des prisonniers politiques de la crise postélectorale de novembre 2010, dont la libération est intervenue le 06 août 2018. Le PDCI-RDA remercie la Communauté Internationale et tous les acteurs qui ont œuvré, dans le secret, pour faciliter la prise de cette décision.

 

Le PDCI-RDA voudrait être assuré que cette libération contribuera, à n’en point douter, à une décrispation de la vie politique dans notre pays.

 

Le PDCI-RDA, parti de Dialogue, de Tolérance et de Paix qui a toujours œuvré pour la Liberté et le Bonheur des Ivoiriens, souhaite qu’aucun Ivoirien ne soit contraint à l’exil.

 

Le PDCI-RDA demeure convaincu que seule la réconciliation entre les filles et les fils de notre pays constitue le fondement de la cohésion sociale et de l’unité nationale pour une Côte d’Ivoire forte résolument tournée vers le développement et le progrès social.

Le PDCI-RDA souhaite que l’ordonnance d’Amnistie se transforme rapidement en une Loi d’amnistie pour rendre plus inclusif cet acte de réconciliation.

 

Le PDCI-RDA adresse ses vifs et chaleureux encouragements à tous Les ex-prisonniers politiques et leur souhaite un bon retour en famille et une réinsertion sociale réussie. Bonne fête de l’indépendance à tous.

 

Fait à Abidjan, le 07 Août 2018

 

Henri Konan Bédié/ Président du PDCI-RDA

 

NEWS - Abidjan- Côte d'Ivoire/Auteur : Gary SLM / Publié le : 07 août 2018/

 

https://www.afrique-sur7.fr/400379-liberation-des-prisonniers-le-pdci-pointe-le-role-de-la-communaute-internation/


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6 - Rapport sur les prisonniers politiques en Côte d’Ivoire 26 juillet 2018

 

Les appels et les initiatives du régime ivoirien – créations de la CNE (Commission Nationale d’Enquête), de la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation), de la CONARIV (Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes des crises survenues en Côte d’voire) et du PNCS (Programme National de Cohésion sociale) logé au Ministère de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité – en faveur de la réconciliation, tiennent plus de la propagande politique que d’une réelle volonté de remettre en harmonie les Ivoiriens et les Ivoiriennes après la profonde fracture sociale provoquée par la crise postélectorale de 2011.

 

Le harcèlement des militants, des sympathisants et de tous ceux qui se réclament du

Front Populaire Ivoirien (FPI) en est la preuve irréfutable. Ils sont l’objet

d’intimidation, d’emprisonnement et d’injustices révoltantes. Afin d’informer

l’opinion nationale et internationale sur ces violations inacceptables des Droits

de l’Homme en Côte d’Ivoire en général et dans les pénitenciers où sont détenus

ses militants et ses sympathisants en particulier, le Secrétariat National de

l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques (SNAPPP) n’a eu de

cesse de produire régulièrement des rapports. Celui-ci est le premier de l’année

2018, il succède à celui de décembre 2017.

 

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I- LES PRISONNIERS REPERTORIES

Les services du Secrétariat National de l’Administration Pénitentiaire et des

Prisonniers Politiques (SNAPPP) dénombrent, à ce jour, 228 détenus prisonniers

politiques. Ce nombre s’appuie sur le recoupement des différentes données

d’enquêtes et les recherches permanentes menées dans les maisons d’arrêt et de

correction à travers le territoire national.

 

L’on est passé de 197 détenus (dernier rapport 2017) à 228 prisonniers

répertoriés à ce jour, du fait de nombreuses arrestations définitivement

répertoriées par nos enquêteurs et opérées en 2017 dans divers endroits du

territoire national comme Séguéla, Yopougon, Cocody, Bingerville, suite à des

affrontements qui semblaient impliquer des forces pro-Ouattara entre elles.

 

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II- L’ENVIRONNEMENT CARCERAL

Les pratiques observées dans les prisons ivoiriennes s’apparentent à une

négation des Droits de l’Homme : les droits élémentaires reconnus à tout

prisonnier y sont volontairement ou non violés. On peut invoquer le droit à la

santé, aux rations de vivres et les cas de tortures.

 

1- Le droit à la santé

Les établissements pénitenciers de Côte d’Ivoire ne disposent pas d’hôpitaux qui

dispensent des soins à leurs pensionnaires. Mal équipées, dépourvues de

médicaments de premières nécessités et de services spécialisés, les infirmeries

des prisons ivoiriennes répondent rarement aux attentes de leurs usagers. Faute

de soins adéquats et accessibles, les détenus sont ainsi contraints à survivre avec

des pathologies durant la période de leur réclusion. Cela explique les décès qui

surviennent dans les rangs des prisonniers ou des ex-prisonniers quelque temps

après leur libération.

 

La situation des prisonniers politiques est plus préoccupante. Ils éprouvent

d’énormes difficultés pour accéder aux soins médicaux appropriés que nécessite

leur état de santé, surtout lorsque l’intervention d’un médecin de l’hôpital

général de la commune est nécessaire, ou lorsque l’évacuation du détenu malade

dans un centre hospitalier universitaire ou régional est envisagée. Bien souvent

les lenteurs de l’administration pénitentiaire et la maladie finissent par avoir

raison du patient. Les décès de détenus politiques dans de telles circonstances sont légion. On peut arguer la mort de M. KOUYA Gnépa Eric.

 

Ce détenu d’opinion et militant de l’UNG (Union des Nouvelles Générations), est décédé le 04 décembre 2015 à 7H 30 environ à la Maison d’Arrêt et de Correction

d’Abidjan (MACA) faute de soins appropriés des suites de tortures. Il souffrait

de divers troubles liés directement à ses conditions d’arrestation et de détention:

fièvre, infection, malnutrition, troubles cardiaques et neurologiques, ulcère

gastrique.


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Il faut également rappeler le décès récent de M. KANON Blé Serge. Incarcéré à la

Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) sous mandat de dépôt

(14/10/2011), l’état de santé de M. KANON Blé Serge s’est, sans cesse, dégradé

jusqu’atteindre le seuil critique. En dépit de l’urgence que nécessitait son état,

l’ordre d’évacuation du médecin ne sera effectif qu’un mois après son émission.

Le 19/06/2018, il est admis au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Cocody

puis au service d’hématologie du CHU de Yopougon, le 28/06/2018, dans un état

de pancytopénie (baisse drastique des composantes du sang). Il décède le samedi

30 juin 2018 à 22h suite à une maladie révélée et aggravée par les conditions de

vie précaires du milieu carcéral.

 

Par pure grâce, les plus chanceux obtiennent leur transfèrement dans un

établissement sanitaire pour y recevoir les soins indiqués. Ils y arrivent toujours

dans les moments où la vie ne tient plus qu’à un fil. On se souvient ici du cas du

ministre DANON Djédjé. A l’article de la mort suite à une crise cardiaque, le

Ministre DANON Djédjé, détenu alors à la prison de Toumodi, a dû la vie à son

transfèrement rapide à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan.

 

Suite à cette évacuation sanitaire, les trois agents d’encadrement pénitentiaire en poste cette nuit-là ont été sanctionnés par leur hiérarchie pour ‘’faute lourde’’, inculpés, et

mis aux arrêts à la MACA sous le Mandat de dépôt n° 16.10.2015. Il s’agit des

fonctionnaires KOMBO Kouassi Pierre, OUATTARA Ali et MONPOTCHAIN

Aristide.

 

C’est dans des circonstances similaires à celles du Ministre DANON Djédjé que

M. DOUYOU Jean-Claude, alias SAMBA David (libéré le 25 juillet 2018 alors

qu’il était hospitalisé), est admis aux urgences du CHU de Treichville le

dimanche 15/07/ 2018. Après la levée de l’urgence, il est transféré à l’Institut de

Cardiologie le mardi 18/07/2018.

 

Les investigations cliniques et paracliniques indiquent une dyspnée cardiaque due à une hypertrophie ventriculaire. A en croire les médecins, son état est stable et sa vie est hors de danger ; mais le président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire (CICI) se plaint de vertiges et de douleurs abdominales persistantes qui nécessitent une consultation en médecine interne. Des explorations sont en cours afin de diagnostiquer le mal qui le ronge.

 

L’on peut raisonnablement se douter que les pathologies qu’il développe ont été favorisées et exacerbées par les conditions de sa détention. Par ailleurs, il faut souligner que M. SAMBA David, pensionnaire de la prison de Korhogo sous le mandat de dépôt 16/12/2015, en lutte contre la mort, a été transféré d’urgence à l’Institut de cardiologie d’Abidjan dans des conditions déshumanisantes : il est resté enchaîné pendant le voyage et a subi tous ses soins dans les mêmes conditions comme un criminel dangereux.

 

A la lumière de ces cas, il est indéniable que les prisons ivoiriennes sont des

espaces de faible droit. Le droit à la santé, même s’il est reconnu aux prisonniers

en général et aux détenus impliqués dans des affaires politiques en particulier,

n’est pas pleinement respecté ; les ordres d’évacuation des médecins sont parfois

tardivement pris en compte, s’ils ne le sont quand le prisonnier entre en agonie.

 

Tout porte à croire que la prison est devenue, entre les mains de ce régime

liberticide, une arme contre l’adversaire politique. (…)

 

Consultez le rapport complet (PDF)//  Source : Ivorian

 

Publié le mardi 24 juillet 2018/ Régionale.info

 

https://news.abidjan.net/h/641917.html


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7 - Côte d’ivoire : Détenus politiques, la France demande leur liste

 

Le président Alassane Ouattara pourrait bien devoir libérer des "Détenus politiques" qu'il ne reconnait pas comme tels. La France qui l'a aidé à prendre le pouvoir en Côte d'Ivoire après les élections de 2010 a demandé à Bernard Houdin, conseiller spécial de Laurent Gbagbo, de lui fournir le nombre complet de personnes détenues dans le pays pour leurs opinions.


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_ Détenus politiques en Côte d'Ivoire, la France s'intéresse au dossier

"Il n’y a pas de détenus politiques en Côte d’Ivoire", aime-t-on dire dans le camp présidentiel. Pour le Président Alassane Ouattara et ses proches, les personnalités politiques ivoiriennes présentement en prison dans le pays ne le sont pas pour leurs activités politiques, mais pour s’être rendus coupables de faits graves répréhensibles par la justice. Cette lecture pourrait changer dans les prochains jours puisque le sors de ces personnes préoccupe désormais les autorités françaises. Guillaume Soro, le président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire a accordé une interview à RFI - France 24, interview qui a été suivie d’un débat animé par Alain Foka. Le journaliste camerounais avait pour l’occasion M. Mamadou Touré, secrétaire général délégué et porte-parole du RDR, M. Bernard Houdin, conseiller spécial de Laurent Gbagbo et Valentin Kouassi, président national de la JPDCI-RDA Urbaine comme invités.

 

Lors de ce débat, Bernard Houdin qui a annoncé une libération prochaine de son patron pour octobre ou novembre prochain a aussi révélé que les autorités françaises lui avaient demandé la liste des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire. Il a très exactement confié : « J’ai encore remis l’autre jour aux autorités françaises qui m’en faisaient la demande, la liste complète des gens qui sont prisonniers politiques en Côte d’Ivoire. Ça frise de 250 personnes. » Pourquoi la France demanderait-elle le nombre des prisonniers politiques ivoiriens si ce n'est pour demander leur libération au président Alassane Ouattara ? La libération annoncée de Laurent Gbagbo par la CPI pourrait ne pas être le seul grand événement susceptible de booster la réconciliation nationale tant recherchée dans le pays.

 

France Actualités/ Auteur : Gary SLM / Publié le : 23 juillet 2018

 

https://www.afrique-sur7.fr/399177-cote-divoire-detenus-politiques-france


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8 - COTE D’IVOIRE/ POLITIQUE : 179 pro-Gbagbo actuellement en prison (Amnesty International)

 

Amnesty International dénonce des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire dans son dernier rapport présenté ce jeudi 22 février 2018. Lors d’une conférence organisée au siège d’Inades-Formation à Cocody, l’ONG internationale a clairement souligné que la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire n’est pas du tout reluisante. C’est un long chapelet de faits et de situations que l’on peut consulter à souhait dans ce dernier rapport qui n’honore pas la Côte d’Ivoire. Prisonniers politiques, procès du président Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale, arrestations de 8 journalistes en 2017 et répression des manifestations d’étudiants et de planteurs, voici autant de réalités qui ont émaillé l’actualité et sur lesquels le rapport revient longuement. Dans chacun de ces cas, la question du respect de la dignité humaine revient sans cesse. « Nos 70 an d’anniversaire sont marqués par un tableau des plus sombres de l’état des droits humains dans le monde. Malheureusement, la Côte d’Ivoire n’est pas en reste dans le tableau cauchemardesque de l’état des droits humains dans le monde », a indiqué Peggy Kakou, président d’Amnesty International section Côte d’Ivoire.

 

Lors de la présentation de son rapport annuel qui passe en revue la situation des droits humains de 159 pays dans le monde, les responsables de l’ONG n’ont pas été tendres envers le pouvoir d’Abidjan. Dans son rapport, Amnesty International dénonce l’impunité dont bénéficie le camp Ouattara depuis la fin de la crise post-électorale et parle de justice des vainqueurs qui vise le camp Gbagbo, évoquant les condamnations des ministres Hubert Oulaye et Assoa Adou, de Simone Ehivet Gbagbo, Antoinette Meyo, etc. « Les procédures sont engagées. Nous déplorons la célérité des procédures de l’autre camp et la lenteur pour les procédures du camp Ouattara. Donc si nous avons la même célérité, nous serons vraiment heureux de dire qu’il n’y a pas de justice des vainqueurs », a déclaré Peggy Kakou, président d’Amnesty Côte d’Ivoire. « Il y a eu deux belligérants. Mais jusqu’aujourd’hui, nous constatons que c’est une seule partie qui est visée (…) Amnesty est contre une justice unique. La justice doit être dans les deux sens. Voilà la position d’Amnesty. Nous rappelons au gouvernement qui s’était engagé à poursuivre aussi les personnes de l’autre camp », rappelle-t-il.

 

L’ONG de défense des droits de l’homme note des poursuites à double vitesse au niveau de la justice internationale, notamment la Cour pénale internationale (CPI). Là encore, le camp Ouattara est épargné. « Le président est en droit de ne pas envoyer certains. C’est la Côte d’Ivoire qui décide d’envoyer qui il veut à la CPI. Donc suivant sa déclaration, le président est en droit. Mais ce que Amnesty demande, c’est que si le gouvernement refuse d’envoyer des personnes à la CPI, il faut que le gouvernement se donne les moyens de juger ces personnes sur le territoire ivoirien, un jugement équitable », estime le premier responsable d’Amnesty en Côte d’Ivoire. « Mais aujourd’hui, force est de constater qu’aucune procédure n’a encore été engagée concernant les pro-Ouattara », déplore-t-il.

 

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_ Un régime très peu soucieux du respect des droits de l’homme

Pour sa part, Delmas Kokou, directeur exécutif d’Amnesty Côte d’Ivoire a rappelé que 179 pro-Gbagbo sont actuellement en prison. 94 ont été jugés dont deux condamnés à perpétuité. Il a évoqué le cas Samba David que le régime n’a pas permis de rencontrer. « Nous n’avons pas eu accès à Samba David, nous n’avons pas eu accès au lieu de détention. Et ça, nous le dénonçons, nous essayons d’approcher les autorités pour que cela change », explique-t-il. Le président d’Amnesty Côte d’Ivoire a tenté de rassurer les proches du président de la Coalition des Indignés Côte d’Ivoire. « Nos amis des Indignés, nous allons tout faire à vos côtés pour que les droits de Samba David soient respectés et qu’il puisse recouvrer la liberté », a promis Peggy Kakou, avant de déplorer les conditions de détention des détenus : « Nous déplorons les conditions de vie de ces personnes. Il y a deux qui sont morts en détention. Donc c’est dire que ces personnes sont vraiment dans des conditions déplorables ».

 

Réagissant au rapport accablant d’Amnesty International, N’Djomou De Achille, Conseiller technique du ministre de la justice, a révélé que Samba David, qui a déjà purgé sa peine mais qui continue d’être détenu injustement pour atteinte à la sûreté de l’Etat, sera à nouveau jugé cette fois-ci devant la Cour d’assises. « Monsieur Samba David a été programmé pour les prochaines assises », a annoncé le Conseiller du ministre de Ouattara. Ce magistrat a également fait des révélations sur les poursuites qui auraient été engagées contre le camp Ouattara.

 

« Concernant la situation des pro-Ouattara qui ne sont pas encore poursuivis, je peux vous rassurer d’une chose (…) Au moment où je vous parle, certaines personnes sont poursuivies, des enquêtes sont menées, les dossiers sont en instruction mais ces dossiers sont frappés du sceau de la confidentialité. Ce ne sont pas des dossiers pour lesquels le procureur de la république viendra s’asseoir devant une caméra pour dire voici ce que je fais, voici ce que je ne fais pas. Les représentants de madame Bensouda, procureur de la Cour pénale [internationale] sont à Abidjan (…) Donc c’est pour vous dire que c’est un processus », a tenté N’Djomou De Achille face aux critiques sur la justice des vainqueurs.

 

En tout cas, pour terminer, Peggy Kakou, président d’Amnesty Côte d’Ivoire, a souhaité des améliorations dans l’administration de la justice : « Il y a des violations des droits humains qui sont constatées en Côte d’Ivoire. Il y a aussi des avancées sur la notion de droits humains. Aujourd’hui, on peut dire que notre positif ivoirien est très bien fourni ne ce qui concerne les instruments de protection des droits humains. Mais le problème, c’est l’applicabilité de ces textes ».

 

SUY Kahofi/ Par Eburnie Today / Publié le Fév 23, 2018

 

http://eburnietoday.com/179-pro-gbagbo-actuellement-prison-amnesty-international/


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9 - Libye : l’ONU dénonce une généralisation des détentions arbitraires

 

Selon un nouveau rapport de l'ONU sur la Libye, publié mardi 10 avril, des milliers d'hommes, de femmes et des enfants sont détenus dans des conditions « horribles » dans ce pays par des groupes armés qui leur font subir des tortures et autres mauvais traitements. L'ONU dénonce une « généralisation » de la « détention prolongée et arbitraire et des violations systématiques des droits de l'homme en détention ». Selon des chiffres datant d'octobre 2017, quelque 6 500 personnes croupissaient alors dans des prisons officielles. Mais personne n'est aujourd'hui en mesure de donner un chiffre exact du nombre des détenues en Libye.

 

Les centres de détention sont réputés pour une pratique répandue de la torture et des conditions déplorables. De nombreux cas de décès en détention ont été documentés. Ce rapport tente de rendre compte de cette situation alarmante, qui ne s’améliore pas, y compris depuis la signature d’un accord politique libyen en décembre 2015./ Liz Throssell de la section des Droits humains aux Nations unies

 

11-04-2018 - Par Houda Ibrahim// Par RFI / Publié le 11-04-2018/ Modifié le 11-04-2018/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20180411-libye-onu-denonce-detentions-arbitraires


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10 - POLITIQUE/ Togo/ Libération des prisonniers politiques : Nguema montre la voie à Faure

 

« Les charmes de l’horreur s’enivrent que les brutes » Dans Lola de Valence, le poète Charles BAUDELAIRE trouve les mots chargés de sens pour qualifier ceux qui postulent à toutes les ignominies, à toutes les ordures par l’illusion d’une volonté de puissance. Ils n’ont d’histoire que dans des actes détraqués, affichant leurs petitesses insurmontables avec des prétentions de paix sans comprendre les exigences éthiques de contrainte pour bâtir la confiance et les preuves de bonne foi. Ceux qui n’ont pas la capacité de jeter un regard intelligent sur eux-mêmes pour renaître à l’humilité, à la noblesse, baragouinent des concepts de grande valeur, parce qu’ils ne peuvent les intégrer dans leur psychisme au cumul du désastre humain. Ils pensent que la grandeur est au front du taureau, alors que tout le monde sait comment le taureau meurt dans les arènes.

 

Quand on appelle aux négociations pour clore des adversités fumantes, la générosité de l’intelligence doit prévaloir pour asseoir les gages de la bonne foi. Le Rpt/Unir et Faure GNASSINGBÉ traversent une forêt de signaux et de symboles sans en tirer des inférences fécondes. Les rendez-vous manqués de faire la paix au Togo a durci le regard de la communauté nationale sur ce régime. Le rebond insurrectionnel qui embrase le Togo pour s’exporter dans la diaspora expose le chef de l’Etat qui n’a d’existence que dans ses petits souliers au tourbillon de l’histoire. Balafré et balloté, la dynastie cinquantenaire est un paillasson où s’essuient tous les pieds parce que personne, encore moins aucun leader ne la prend plus au sérieux.

 

Partout dans les conflits passés ou présents, la table ronde n’a de premières exigences que la libération des prisonniers qui sont du ressort desdits conflits. Ce principe de base chiffonné, piétiné par Faure et sa bande convainc la médiation, le peuple togolais, les partenaires au développement et l’organisation sous-régionale et ses leaders que le faux et le parjure font la résidence aux petites gens, prisonnièrs de leurs faiblesses et de leurs perversités.

 

Par quels vices et sous quels prétextes peut-on défendre la résistance insensée à libérer les manifestants abusivement incarcérés par un régime d’effraction, de transgression ? Comment continuer à se moquer de la vie en prêchant la réconciliation, la paix? A quoi s’expose Faure en continuant de défier les médiateurs, les leaders régionaux, la Cedeao qui n’ont cessé d’appeler à la libération des prisonniers politiques ?


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1) - Togo, un État de morbidité mensongère

Il est tout à fait impossible pour un régime qui se déclare prêt pour la paix, la réconciliation, la reconstruction du pays de s’obstiner à mentir, de se vautrer dans le déni et la pirouette sans jamais s’élever à la hauteur des enjeux comme si la bouffonnerie est l’escalateur politique pour construire l’espérance. L’arme des forts pour une vision politique, c’est le courage de la vertu, la puissance de l’exemplarité qui confère à la personnalité la respectabilité. Le vivre-ensemble a besoin d’une identité qui est du ressort politique. Quand on n’est pas capable de donner une identité à un peuple, on ne peut jamais mériter la confiance de ce peuple. Le mensonge permanent, le déni éhonté, la transgression ignominieuse n’apportent aucune mutation féconde dont les peuples ont besoin pour sortir de la torpeur morne, de l’enlisement, de la fournaise qui les consume.

 

Les prisonniers du mensonge qui demeurent dans l’apathie de l’intelligence pour appeler à la table des négociations avec leurs habitudes vieillies n’ont que du paraître à servir dans une nullité éthique flambée de bassesse. Sans un gros bagage civique, moral, éducationnel, l’intelligence des prouesses est un leurre. L’acte sain n’est pas à la portée de n’importe qui. Le cursus des individus, leur sens de responsabilité et leur qualité morale participent de leur bravoure. Qui se rebiffe, se dédit dans la voie de la paix ne sait rien de la paix, des exigences qui posent les jalons du progrès. Il y a des choses qui dépendent de nous, des choses qui ne dépendent pas de nous. Si nous sommes incapables de faire ce qui dépend de nous et qui relève de notre bonne volonté, de la bonne action, que pouvons-nous exiger des autres pour construire la paix ?


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Le « Timoniertricule » qui quémandait la paix en appelant, dans sa ronde des palais de la région aux négociations avec l’Opposition pour résoudre la crise qui se raidit, est malade de son pouvoir, des privilèges de l’usurpation, de son rêve d’éternité au pouvoir au point qu’il veut se servir du « piège du dialogue » comme l’exutoire du feu de l’adversité sans s’engager à respecter les conditions et les gages de la bonne foi. Il ignore l’époque des peuples, leur parcours à travers les changements présents sur le continent, la sous-région.

 

Il n’a pas l’intelligence de l’anticipation sur son temps, la dimension sous-régionale des changements démocratiques. La médiation de la CEDEAO et les leaders sous-régionaux sont si neufs qu’ils ne peuvent se permettre de s’aligner sur le faux, la diversion de caution à la confiscation du pouvoir. L’irritation de la facilitation se lit très bien par sa demande de Faure à la table des négociations. Elle n’a plus besoin d’intermédiaire et des paravents dont il se serre pour refouler les engagements parce que : « Ce n’est pas l’impossible qui désespère le plus, mais le possible non atteint » comme l’écrit Robert MALLET dans Apostilles.

 

Pour être politique, il faut absolument connaître l’esprit de son époque, les données géopolitiques et géostratégiques. Le Togo ne saurait être une sale exception sous-régionale dans la normalité démocratique acquise. Si le régime veut la table des négociations, il appartient à la médiation, aux leaders sous-régionaux d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques. En Colombie, pour aller à la table ronde, tous les prisonniers de la guérilla, tous les otages ont été libérés sans conditions jusqu’aux poseurs de bombe. Aujourd’hui, le dictateur équato-guinéen, Theodoro N’GUEMA a choisi la voie du dialogue avec l’Opposition et s’est résolu à libérer tous les prisonniers et à les amnistier.

 

Au Togo, la générosité de l’intelligence pour aller à la paix est quasi impossible. Si on veut être grand sans consentir à imiter la grandeur, on demeure un pauvre nain sautillant d’ambitions perverses à qui on doit asséner des coups de rappel à la discipline. Le scandale de maintien des manifestants jetés en prison avec l’éthique tondue de les y garder pour faire la paix est une sottise politique incommensurable qui donne des ailes à la CEDEAO pour s’imposer avec des arguments de la force dans sa feuille de route, ce qui humilie davantage l’ « homme simple qui fait les choses simplement ».

 

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2) - La question togolaise et la CEDEAO

Les hommes, poussés au piédestal de leurs ambitions, par les mêmes défauts, les mêmes cautions sans mérites, les mêmes pistons, retombent dans l’abîme par les mêmes déficits d’aval à leur forfait continu. Le secret des grandes réussites sans bavure, c’est la vertu. Ceux qui sont dans le moule de la vérité ont le sens du mérite et la générosité de l’intelligence pour la bonne action. Ils connaissent la valeur de la dignité, la dimension de la honte, la force du respect de soi et des autres, la puissance de la justice, la beauté éthique. Quand l’intelligence se forge à l’effort, le jugement se forme sans les excentricités stériles et sans violation de l’humain-patron. Mais, les hommes sur les jachères de l’éducation n’ont que la licence comportementale. Ils ne connaissent que leurs besoins et leurs obstacles qu’ils cherchent, du reste, à n’importe quel prix à éliminer et avec tous les recours de l’immoralité, de la violence crue.

 

Les égarements de la CEDEAO sur la crise togolaise en 2005 ont favorisé les crimes de masse jamais connus dans notre pays. Comme rien n’est fait pour inquiéter les auteurs de ces multiples tueries, ils ont l’illusion de la puissance pour tenir tout le monde à l’écart de leurs volontés, de leurs rêves d’éternité au pouvoir. Les rebonds de ce mépris pour le genre humain sont les causes d’une insurrection nationale à laquelle se mêle à nouveau la CEDEAO pour garantir une stabilité de la région.

 

Le monstre engendré par l’aval et les manettes de la CEDEAO se voit plus puissant et plus grand que son géniteur, l’organisme sous-régional. Il n’a que trop de peine à se faire respecter par le super-pouvoir de Faure. Après quatre mois d’injonctions sur la base de la table ronde en faveur de la libération des manifestants arrêtés et jetés en prison, le « Timoniertricule » s’obstine à produire du superflu sur la justice et son porte-voix n’hésite pas à dévoiler la stratégie de la méchanceté et du mépris par un cantonnement ridicule sur la notion de justice qui ne peut être sacrifiée à l’autel des négociations.


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Le paradoxe est si grand qu’il faut s’étonner que des criminels invertérés et incorrigibles se mettent à nous montrer leur attachement soudain à la justice. Ils ne servent que de l’absurde et la CEDEAO est bien avertie de leur entêtement aux surenchères, à la sottise. Si les leaders de la sous-région veulent donner force à l’organisme auquel ils tiennent à mettre une empreinte de crédibilité, le précédent de la Gambie doit nourrir leur choix, leur engagement envers le Togo.

 

La question togolaise ne peut jamais se résoudre sans l’option militaire d’accompagnement de la feuille de route. La mauvaise conscience caractérielle de la dynastie du sadisme effervescent appelle à une puissance de contrainte. L’ordonnance de libération des prisonniers n’est pas respectée, ce n’est pas un tableau de bord produit par la CEDEAO pour conduire la résolution de la crise qui marchera avec les cyniques qui veulent la paix sans rien céder. La mauvaise foi de la tyrannie est la source d’un cran des enjeux de la feuille de route de la CEDEAO. C’est à elle de comprendre que sa stratégie exige une doublure de contrainte militaire.

 

Publié le jeudi 12 juillet 2018/ L'Alternative

 

http://news.alome.com/h/111053.html


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