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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 21/02/2014 à 02:46:01
SCIENCE/ ALIMENTATION : ces produits alimentaires manufacturés qui deviennent de vrais poisons pour notre santé



« Le cerveau est quasiment exclusivement dépendant du glucose, seul glucide qui passe du sang vers notre cerveau. Nos neurones en ont besoin continuellement, tout comme l’oxygène. En effet, les réserves en glucose du cerveau ne dépasseraient pas les dix minutes. Cependant, une surconsommation de sucre peut entraîner, à terme, une prise de poids et la formation de caries. En effet, les caries se forment lorsque les bactéries présentes dans la plaque dentaire, transforment les amidons et les sucres en substances acides qui attaquent les dents. Dans le cas du diabète de type II, les sujets diabétiques doivent éviter de consommer des aliments et boissons sucrées entre les repas. En effet, leur taux de glucose dans le sang (glycémie) est trop élevé et l’hormone de régulation, l’insuline, ne parvient pas le à faire baisser. De plus, ils doivent contrôler leur poids en réduisant leur apport calorique total et augmenter leur activité physique. » 

 



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1 - Le sucre raffiné ennemi des artères

 

Boire trop de boissons sucrées et manger quantité de sauces préparées et de gâteaux se révèle non seulement redoutable pour la ligne, mais aussi pour le cœur. En effet, consommer trop de sucres ajoutés augmente très fortement le risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire selon les résultats d'une étude publiée le 3 février par la revueJama Internal Medicine. Les chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention d'Atlanta ont analysé les données médicales, la consommation de sucre et les taux de mortalité liés à une maladie cardio-vasculaire de plus de 11.000 adultes sur quinze ans.

 

Ils ont ainsi constaté que chez sept adultes sur dix, plus de 10 % de l'apport énergétique provient du sucre ajouté et que pour un adulte sur dix, ce taux atteint même 25 %. Les auteurs rappellent qu'il n'existe pas de seuil universellement accepté pour la quantité de sucres ajoutés. Par exemple, pour l'Institut de médecine américain (IOM), les taux ne doivent pas dépasser 25 % du total des calories, pour l'Organisation mondiale de la santé, c'est 10 %, et l'American Heart Association recommande moins de 100 calories par jour pour les femmes et 150 calories quotidiennes pour les hommes. Or, l'analyse des chercheurs montre que plus la consommation augmente, plus le risque pour le cœur et les vaisseaux est élevé. Le risque de mort par maladie cardio-vasculaire est ainsi multiplié par trois chez les personnes pour lesquelles le sucre ajouté représente un quart de l'apport énergétique quotidien.


 


Haro sur les sodas

Plus inquiétant, le sucre apparaît comme un facteur de risque indépendant des maladies chroniques. «On change de paradigme. Finalement, le sucre ne fait pas juste grossir en apportant des “calories vides”, mais peut nous rendre malades», constate le Pr Jacques Blacher, cardiologue à l'Hôtel-Dieu (Paris). «Ces données épidémiologiques sont très inquiétantes», poursuit le cardiologue, qui rappelle cependant que les habitudes alimentaires des Français sont bien différentes de celle des Américains. «Le taux de sucres ajoutés dans l'apport calorique total des Français se situe plutôt entre 10 % et 15 %», confirme le Pr Michel Krempf, diabétologue au CHU de Nantes.

 

Ce taux moins élevé que celui retrouvé aux États-Unis s'explique principalement par notre goût moins prononcé pour les sodas. En effet, les boissons sucrées (hors jus de fruit) représentent 40 % de l'apport en sucre, selon l'étude des chercheurs de Harvard. Bien loin devant les gâteaux (13 %) ou les jus de fruits (8,9 %). «Pour 2000 calories par jour, 10 % de l'apport équivaut à 5 sucres. Une canette de soda représente l'équivalent de 7 sucres. En buvant régulièrement ces boissons, vous augmentez très vite votre apport en sucres», explique Michel Krempf. Une consommation qu'il vaut mieux éviter puisque, selon les chercheurs américains, 7 canettes ou plus par semaine entraînent une augmentation de 29 % du risque de décès cardio-vasculaire. Alors faut-il bannir les sodas de notre alimentation? A priori non mais, comme souvent, il s'agit de les consommer avec modération. Son apport excessif augmente le risque de maladies cardio-vasculaires.

Par Anne Prigent - le 11/02/2014

 http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/02/11/21976-sucre-raffine-ennemi-arteres


 


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2 - Trop de sucre dans les produits destinés aux DOM-TOM

 

L'Assemblée nationale ont voté mercredi en première lecture, en faveur d'une proposition de loi visant à réduire la quantité de sucre dans les produits laitiers et les sodas, bien plus élevée qu'en métropole. C'était une promesse de campagne de François Hollande. Ce mercredi, les députés ont voté en première lecture en faveur d'une proposition de loi socialiste visant à mettre fin à une situation étonnante: dans les DOM-TOM, certains produits alimentaires comme les sodas ou les yaourts contiennent bien plus de sucre que leurs équivalents vendus en métropole.Les partis de la majorité ainsi que les centristes de l'UDI ont voté pour cette proposition de loi socialiste tandis que l'UMP s'est abstenue, arguant du fait qu'elle préférait attendre une grande loi de santé publique.

 

Cette différence de traitement, qui avait déjà fait l'objet d'un projet de loi en 2011, mais sans succès, serait en partie responsable de l'obésité qui touche plus durement les Ultramarins que les Hexagonaux, estiment les experts médicaux. Les exemples sont parlants: un soda de Fanta à l'orange proposé en Martinique contiendrait 14 g de sucres ajoutés, contre moins de 10 g sur le continent. Un yaourt aux fruits de type Petit Filou vendu sur la même île afficherait 27% de sucres en plus que son équivalent sur le continent.

 

Il s'agit là d'une véritable «injustice», dénonce la rapporteur du texte, la députée socialiste de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, rappelant les chiffres alarmants du surpoids et de l'obésité dans les DOM-TOM, bien supérieurs à ceux de la métropole. Selon l'étude Podium conduite par le Dr André Atallah, chef du service de cardiologie au centre hospitalier de Basse-Terre (Guadeloupe), 23% des enfants vivant dans les DOM sont en surpoids ou obèses, contre 16% en métropole. Les adultes d'Outre-Mer affichent aussi un taux d'obésité bien supérieur: 23% contre 16% pour les Français de l'Hexagone. Si des facteurs autres que l'alimentation, comme la sédentarité croissante ou un terrain génétique favorable, peuvent expliquer cet écart, l'offre alimentaire riche en sucre n'a pu qu'accentuer le fléau, estiment les experts.

 

Contraintes de production

Plusieurs raisons ont été avancées par les industriels pour expliquer la différence de qualité entre les DOM-TOM et l'Hexagone. La première serait le goût plus prononcé des Ultramarins pour le sucre. Un argument fallacieux, selon Hélène Vainqueur-Christophe. «Le fameux goût sucré des Ultramarins, c'est un argument des professionnels. On nous a très certainement conditionnés à aimer le sucré, et dès le plus jeune âge», estime-t-elle.

Les contraintes de production propres aux DOM-TOM sont aussi mises en avant. En l'absence de production laitière locale, les yaourts sont fabriqués sur place avec de la poudre de lait, qui est plus riche en fructose, un sucre naturel. C'est pourquoi la proposition de loi précise qu'il s'agit de limiter les sucres «ajoutés», a expliqué la députée guadeloupéenne en commission le 19 mars.


 


Des produits jetés plus tôt en métropole

Le texte évoquait aussi une problématique surprenante: les différences entre les dates limites de consommation. En métropole, elle est fixée 30 jours après la fabrication indiquée sur l'emballage, contre 55 jours, voire 60, dans les DOM-TOM. Là encore, l'objectif était donc de s'aligner sur le continent. «C'est vraiment une inégalité de traitement du consommateur, dans un sens ou dans l'autre, puisque cela voudrait dire que le même yaourt qui est jeté en métropole au bout de 30 jours pourrait être gardé encore 25 jours de plus», remarque Hélène Christophe-Vainqueur.

 

La loi s'appliquera dans les départements d'outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte), ainsi que dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. L'article qui interdit la différence de teneur en sucres ajoutés entrera en vigueur six mois après la promulgation de la loi, permettant ainsi aux distributeurs d'écouler les stocks existants. Il concerne essentiellement les produits laitiers et les boissons.

La Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna ne sont pas mentionnés car ils ont leurs compétences propres en matière de santé. Libres à ces collectivités de se saisir de la future loi.

 Pauline Fréour/ 27/03/2013

 http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/03/27/20122-trop-sucre-dans-produits-destines-dom-tom?position=6&keyword=sucre


  


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3 - Les boissons "light" peuvent déclencher un diabète

 

Étonnement, le risque de développer un diabète de type 2 est plus élevé lorsque l’on consomme une boisson light plutôt qu’une boisson sucrée, selon une étude de l'institut national de la Santé et de la recherche médicale. Les consommatrices de boissons au goût sucré dites "light" ont davantage de risque d'être atteintes de diabète de type 2 que ceux qui boivent des boissons sucrées classiques, selon une étude de l'Inserm (Institut national de la Santé et de la recherche médicale), menée pendant quatorze ans auprès de plus de 65 000 femmes.

 

Pour expliquer le phénomène, l'Institut note que les sucres contenus dans les boissons dites "non light" entrainent un pic d'insuline et que la répétition peut engendrer une insulino-résistance, fait générateur du diabète. Contrairement aux idées reçues, l'aspartame, principal édulcorant utilisé dans les boissons "light", peut également induire une augmentation de la glycémie et de ce fait une hausse du taux d'insuline comparable à celle engendrée par le sucre. Des études complémentaires sur les effets des boissons "light" seront menées pour confirmer ce résultat. Bonne nouvelle, en revanche, pour les amateurs de jus de fruit 100 % pressés. Aucune lien entre leur consommation et le diabète n'a été constatée.

 08/02/13

 http://www.leparticulier.fr/jcms/p1_1514016/les-boissons-light-peuvent-declencher-un-diabete


  

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4 - Ce que contiennent vraiment les sodas

 

La revue 60 Millions de consommateurs a réalisé des analyses chimiques poussées pour déterminer la composition réelle de 52 colas, dont les extraits végétaux secrets du Coca-Cola et du Pepsi. Les géants des sodas que sont Coca-Cola et Pepsi ont beau invoquer le secret industriel pour ne pas révéler la composition précise de leurs sodas vedettes, l'Institut national de la consommation et sa revue 60 Millions de consommateurs ont contourné la difficulté en réalisant une batterie d'analyses chimiques sur 52 colas, boissons à l'orange et thés glacés.

Ces tests poussés, réalisés en laboratoire avec des chromatographes en phase gazeuse et des spectromètres de masse, ont surtout quantifié les teneurs en sucre et leur dosage en fructose, saccharose et glucose ainsi que les teneurs en caféine. Les boissons sucrées sont depuis longtemps dans le collimateur des nutritionnistes pour leur impact très sensible sur la hausse de l'obésité dans tous les pays occidentaux. La prise de conscience commence même à toucher les États-Unis, où Michael Bloomberg, le maire de New York, a annoncé récemment l'interdiction de vendre des sodas dans des gobelets de plus d'un demi-litre.


 


Trop de caféine pour les enfants

«La moitié des produits sans édulcorants dépassent les 100 grammes de sucre par litre, soit l'équivalent de 17 morceaux de sucre», rapporte 60 Millions de consommateurs. Le record étant détenu par le Cola classic de Carrefour, avec 115 g/l. Les analyses confirment d'autre part que les colas produits en France ne sont pas élaborés avec des sirops de maïs qui contiennent du fructose comme c'est le cas aux États-Unis, mais avec du sucre blanc (saccharose). Une récente étude américaine publiée dans la revue scientifique Nature en février avait alerté sur les risques sur la santé des sucres ajoutés comme le sirop de glucose-fructose.

L'Institut national de la consommation épingle également les hautes teneurs en caféine de certains sodas (Pepsi: 101 mg/l, Pepsi Max: 112 mg/l, Coca-Cola light: 118 mg/l), qui contiennent l'équivalent d'une à deux tasses de café par litre, ce qui est déjà trop pour un enfant.

 

Léger risque d'allergie

S'attaquant à Coca-Cola et à Pepsi qui utilisent l'argument marketing d'une «recette secrète» pour justifier leur silence sur la composition exacte des extraits végétaux contenus dans leurs sodas, les analyses de 60 Millions de consommateurs détaillent la concentration des dizaines de composés aromatiques que contiennent le Coca-Cola et le Pepsi. Ces composés sont présents en faibles quantités (moins de 2% du total) mais certains d'entre eux, des terpènes, sont des allergènes naturels, qui agissent par contact et très exceptionnellement par voie alimentaire, d'après un allergologue cité par le magazine de consommateurs.

Seuls Aldi, Casino et ED/Dia ont fourni la liste complète de leurs extraits végétaux: «épices (cannelle, noix de muscade, clou de girofle, vanille, maci, coriandre, noix de kola), agrumes mais aussi baume de benjoin, du Pérou ou de Tolu...», détaille 60 Millions de consommateurs.

Par Cyrille Vanlerberghe - le 27/06/2012



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5 - De faibles traces d'alcool dans le Coca-Cola et le Pepsi

 

Plusieurs colas, dont les leaders Coca-Cola et Pepsi, contiennent de faibles traces d'alcool, révèle l'Institut national de la consommation (INC) après des tests menés pour la revue 60 Millions de consommateurs dans son numéro de juillet. «Pour clore une rumeur persistante sur la présence d'alcool dans les colas, 60 Millions de consommateurs a réalisé ses propres dosages. Près de la moitié des colas testés contiennent de l'alcool à des doses cependant très faibles, jusqu'à 10 mg par litre (près de 0,001% d'alcool)», selon un communiqué.

En France, le Code de la santé publique prévoit que les boissons dites sans alcool puissent en contenir des traces, à un dosage inférieur à 1,2%. La présence de traces d'alcool dans les colas, et en particulier dans le Coca-Cola, fait l'objet de discussions sur Internet, notamment sur des forums consacrés à la religion musulmane qui se demandent si la boisson est conforme aux règles de l'alimentation hallal.

(avec AFP)

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/06/27/18502-ce-que-contiennent-vraiment-sodas?position=2&keyword=soda


 


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6 - Obésité : New York s'attaque à la consommation des sodas

 

La ville de New York prévoit d'interdire la vente de boissons sucrées de plus de 470 ml pour lutter contre l'obésité. Après l'interdiction de la cigarette dans les restaurants et les parcs publics, le maire de New York s'attaque maintenant aux sodas et aux boissons sucrées pour limiter le problème de surpoids qui touche plus de la moitié des New-Yorkais. Pour la première fois aux États-Unis, la distribution de boissons sucrées contenues dans des gobelets de plus de 470 ml (16 onces) pourrait être interdite à partir de mars 2013. Cette mesure concernerait avant tout les fast-foods, les supérettes et les vendeurs ambulants dans la rue. En revanche, elle ne s'appliquerait pas aux boissons gazeuses «light» pauvres en calories, aux jus de fruit, à l'alcool et aux boissons lactées comme les milk-shakes.

 

«L'obésité est un vrai problème national et partout aux États-Unis, les autorités de santé le savent mais se contentent uniquement de dire “Oh, c'est vraiment terrible”», a déclaré Michael Bloomberg, le maire de la ville, lors d'une conférence de presse. «Mais New York a décidé de prendre le problème à bras-le-corps et c'est exactement ce que les citoyens attendaient de nous», a-t-il ajouté. Pour le Dr Thomas Farley, commissaire à la santé de la ville, il est urgent d'agir car les boissons sucrées seraient responsables de plus de la moitié des cas d'obésité de la ville. Rien d'étonnant quand on sait qu'un tiers des New-Yorkais boit un à plusieurs sodas par jour, d'après les données de la mairie. Les tailles des boissons servies dans les fast-foods américains n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît en Europe. Chez McDonald's, le petit gobelet (small) fait 470 ml, l'intermédiaire (médium) 620 ml alors que le plus grand fait 950 ml. En France, le menu Maxi Best of est accompagné d'une boisson de 500 ml.


 


New York, le modèle à suivre

Dans un pays où certains gobelets font largement plus d'un litre, cette mesure risque de contrarier les plus accros comme ceux qui y voient une atteinte à leur liberté individuelle. C'est le cas de Zara Atal, une étudiante de 20 ans, interrogée par le New York Times: «Si les gens ont envie de boire un litre de soda, c'est leur choix.» En effet, si les contenants seront limités à 470 ml, rien n'empêchera le consommateur d'aller se resservir aux fontaines en libre accès présentes dans certains fast-foods. Pour Sara Gochenauer, une New-Yorkaise de 21 ans, cette initiative «est une bonne idée car les sodas pourrissent les dents».

 Interdiction des acides gras insaturés, campagne d'affichage pour lutter contre le tabagisme, obligation d'afficher le nombre de calories sur les menus dans les chaînes de restaurant… Depuis 2002, Michael Bloomberg a multiplié les réformes. Avant-gardiste, sa politique de santé a fait ses preuves au point qu'elle commence à être prise en modèle par d'autres régions des États-Unis. Ces dernières années, certaines villes américaines ont interdit la vente de sodas dans les écoles et dans certains établiss

 Par Caroline Piquet/ 31/05/2012

 http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/31/18281-obesite-new-york-sattaque-consommation-sodas?position=8&keyword=sodas


 

  

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7 - «Il ne faut pas diaboliser le sucre»

 

Des scientifiques ont créé une polémique en affirmant que le sucre était aussi toxique pour la santé que l'alcool et le tabac. Scoop ou critique excessive? Le Figaro a demandé à un expert. Le sucre participe à près de 35 millions de morts chaque année et sa commercialisation doit par conséquent être strictement encadrée: c'est en substance la position très tranchée défendue par trois chercheurs américains de l'Université de Californie (San Francisco) dans un article publié par la prestigieuse revue Nature, «La toxique vérité sur le sucre». Selon eux, les sucres ajoutés par les industriels dans les produits alimentaires contribuent à «la crise sanitaire mondiale» que représente l'augmentation des maladies non transmissibles comme le diabète, l'hypertension ou certains cancers. Pour limiter ces effets dramatiques, ils prônent une hausse des taxes sur le sucre et un accès limité aux produits qui en contiennent, notamment dans les quartiers défavorisés et pour les mineurs.

 

Allons-nous devoir nous méfier du canard dans le café et de la tartelette du dimanche pour autant? Le Pr André Grimaldi, diabétologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, met en garde contre cette «diabolisation» excessive. «Les complications engendrées par un excès de sucre concernent essentiellement les gros buveurs de soda, ceux qui boivent plus de trois, quatre litres par jour, et risquent le surpoids», souligne-t-il. Mais les Américains sont bien plus concernés par la surconsommation de ces boissons que la France, Antilles exceptées, souligne-t-il. Il est à noter que l'article de Robert Lustig, Laura Schmidt et Claire Brindis ne dénonce que le sucre - et notamment une de ses composantes, le fructose - ajouté dans les boissons et autres préparations industrielles, et non pas le sucre présent naturellement dans les aliments, les fruits notamment.

 

«En France, plutôt trop de gras que de sucre»

Selon le Pr Grimaldi, le fructose ne peut être tenu directement responsable de l'hypertension, des maladies cardio-vasculaires ou du diabète, car ces complications découlent elles-mêmes le plus souvent d'un surpoids. Or, rappelle le diabétologue, «quand on interroge les Français, on s'aperçoit que le problème vient plutôt du fait qu'ils mangent trop gras et boivent trop d'alcool, pas forcément qu'ils consomment trop de sucre». À cela s'ajoute l'impact d'une sédentarité croissante et de la destruction des «rituels» des repas, qui pousse les gens à grignoter. Rien n'interdit donc une consommation raisonnable et occasionnelle de soda ou de gâteaux, même s'il faut rester vigilant puisque les maux qui affectent les Etats-Unis se retrouvent souvent en France 10 à 20 ans plus tard.

Autre angle d'attaque pour Lustig et ses coauteurs, le sucre est d'autant plus dangereux qu'il bénéficie d'une bien meilleure image que l'alcool et le tabac, alors qu'il est tout autant addictif, affirment-ils. «Il n'y a pas de preuve en ce sens», nuance le Pr Grimaldi. «Même s'il est vrai que cela crée un plaisir et qu'on peut ressentir un manque, nul besoin d'un protocole de sevrage comme pour ces substances.»

Au final, «il ne faudrait surtout pas que cette étude donne l'impression que l'on va régler le problème du diabète dans le monde en interdisant les bonbons aux enfants ou le gâteau occasionnel», résume le diabétologue. La France comptait en 2009 près de 3 millions de diabétiques et 6,5 millions d'obèses.

Par Pauline Fréour - le 07/02/2012

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/02/07/17237-il-ne-faut-pas-diaboliser-sucre?position=10&keyword=sucre


 


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8 - Les effets du sucre sur la santé

 

Lecerveau est quasiment exclusivement dépendant du glucose, seul glucide qui passe du sang vers notre cerveau. Nos neurones en ont besoin continuellement, tout comme l’oxygène. En effet, les réserves en glucose du cerveau ne dépasseraient pas les dix minutes. Cependant, une surconsommation de sucre peut entraîner, à terme, une prise de poids et la formation de caries. En effet, les caries se forment lorsque les bactéries présentes dans la plaque dentaire, transforment les amidons et les sucres en substances acides qui attaquent les dents.

Dans le cas du diabète de type II, les sujets diabétiques doivent éviter de consommer des aliments et boissons sucrées entre les repas. En effet, leur taux de glucose dans le sang (glycémie) est trop élevé et l’hormone de régulation, l’insuline, ne parvient pas le à faire baisser. De plus, ils doivent contrôler leur poids en réduisant leur apport calorique total et augmenter leur activité physique. 

 http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-aliments/sucre/quels-effets-sur-sante


  

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Avis des internautes

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